2 octobre 1983 Sankara rappelait sa directive du 4 août FORMEZ DES CDR pour défendre la révolution
[Citation DOP — Thomas Sankara, 2 octobre 1983 — texte rédigé par Valère Somé :]
« De la souveraineté du peuple dans l'exercice du pouvoir révolutionnaire. Un des traits distinctifs de la révolution d'août, avons-nous dit, et qui lui confère son caractère populaire, c'est qu'elle est le mouvement de l'immense majorité au profit de l'immense majorité. »
C'est le discours de Thomas Sankara.
« C'est une révolution faite par les masses populaires voltaïques elles-mêmes avec leurs mots d'ordre et leurs aspirations. »
Les masses voltaïques elles-mêmes.
« L'objectif de cette révolution consiste à faire assumer le pouvoir par le peuple. C'est la raison pour laquelle le premier acte de la révolution, après la Proclamation du 4 août, fut l'appel adressé au peuple pour la création des Comités de Défense de la Révolution (CDR). »
« Le CNR a la conviction que pour que cette révolution soit véritablement populaire, elle devra procéder à la destruction de la machine d'État néo-coloniale et organiser une nouvelle machine capable de garantir la souveraineté du peuple. »
Et donc la déconstruction de la machine d'État néocoloniale implique la construction de CDR. D'ailleurs — ça c'est le 2 octobre 1983.
En avril 1986 — Thomas Sankara va rappeler — « il n'y a pas deux Burkina Faso, il n'y a qu'un seul Burkina Faso, le Burkina Faso des CDR ».
Et donc sans CDR — on est encore en Haute-Volta — on est encore dans le pays de Blaise Compaoré. Le Burkina Faso n'a pas retrouvé son identité. Sans les CDR — ce n'est pas le Burkina Faso.
Sankara promotionnerait 3 types de CDR. Structures statutaires fonctionnelles comitaires (de zone)
Thomas Sankara : « ... le pouvoir par le peuple. C'est la raison pour laquelle le premier acte de la révolution après la proclamation du 4 août fut l'appel adressé au peuple pour la création des Comités de Défense la Révolution. CDR »
Et donc il y a ici une confusion qui n'a pas été clarifiée le 15 octobre 1987. Est-ce que les CDR sont les comités de gestion de zones ? Est-ce que les CDR sont la structure de l'État ? Est-ce que les CDR sont les structures de désignation des délégués ?
Il y a donc un aspect statutaire, désigner les délégués, un aspect fonctionnel organiser un appareil d'état qui n'est pas un véritable appareil d'état. Un diaEtat, un État en dépassement dialectique et troisièmement des comités de zone donc l'aspect avec un néologisme l'aspect « comitaire ». Donc statutaire, fonctionnel et comitaire — c'est ce à quoi j'ai travaillé depuis 2011 en particulier depuis 2019 avec des bouleversements de mes analyses en 2020 quasiment redémarrer au départ.
Et donc la réponse est la suivante : organisez-vous par 5. Partagez-vous cinq missions : santé, sécurité, pédagogie, justice, écolonomie (écologie, économie). Un des cinq ou une des cinq est DéléguéE Intermédiaire de Base DIB. Ensuite, cinq DIB se réunissent (de cinq missions différentes) pour désigner un ou une des cinq au niveau supérieur. Ça c'est l'équivalent de la construction des CDR statutaires pour aller vers les CDR fonctionnels.
Une direction fonctionnelle (DIRFONCT), c'est 25 délégués représentant 500 fonctionnaires, 125 étudiants ou étudiantes, le tout désignés par 2500 citoyens. C'est un bloc statutaire de 3125 participants à la construction de ce díaEtat. Un socle de 2500 et 625 délégués CDR de l'étage du dessus.
Parmi les 625 forcément on aura 500 DIB déléguéEs intermédiaire de base, 100 DB déléguéEs de base, 20 DIC déléguéEs intermédiaires conseillers et 5 DIC déléguéEs conseillers ou déléguéEs conseillèrEs.
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