par Yanick Toutain
il fallait être discrète car les hommes en nombre plus important allaient tuer "les résistantes" avant même qu'elles n'aient eu le temps de démarrer quoi que ce soit. Rizoula mettait tous les jours un pot devant sa fenêtre. Elle espérait que sa voisine Carlotta Gilobase n°17 allait comprendre cette exception quotidienne et ferait de même.
LA SOURCE INSTAGRAM DE JULIE AMADIS
" la plus grande révolution féministe de l'histoire." Julie Amadis après 18 mois de silence forcé APPELLE A LA REVOLUTION
Moins d'une semaine après que la juge Kéttani ait décrété que Julie Amadis était sous emprise depuis 24 ans, Julie Amadis poste ça mardi.
« Rizoula Gilobase n°678 n'en pouvait plus de cette vie recluse de reproductrice. Voyant les femmes de Tourneuve en révolution sur son téléviseur, elle décida que c'était à leur tour — au tour des Gilobases — de se révolter pour que plus jamais les Gilobases n'aient une unique fonction, celle de reproductrice. Pour cela, il fallait être discrète car les hommes en nombre plus important allaient tuer "les résistantes" avant même qu'elles n'aient eu le temps de démarrer quoi que ce soit. Rizoula mettait tous les jours un pot devant sa fenêtre. Elle espérait que sa voisine Carlotta Gilobase n°17 allait comprendre cette exception quotidienne et ferait de même. C'est l'avantage d'une vie routinière. Le moindre petit changement est un message. Rizoula attendit une semaine, deux semaines, un mois. Et un jour, un 14 juillet, Carlotta fit de même. Elles avaient lancé la révolution des pots — la plus grande révolution féministe de l'histoire des Gilobases. »
Il faut savoir que Julie, c'est une lanceuse d'alertes anti-violences à enfants, anti-FranceàFric. Son compte Twitter a été effacé — mais son compte Facebook existe encore. Elle n'y écrit plus. Son blog existe encore. Elle n'y écrit plus. Elle n'avait plus écrit depuis 18 mois — un an et demi — le mot révolution sur les réseaux sociaux et donc sur son blog.
Julie, je ne comprends pas ce message qui excite forcément ceux qui pendant 24 ans t'ont harcelée pour que tu cesses de militer pour la révolution. Tu les excites — tu es déclarée sous emprise — tu risques un internement d'office. Je ne comprends pas ta tactique. C'est bien de réutiliser le mot révolution — mais ce serait mieux d'être plus claire, plus nette — dire ce qui s'est passé depuis un an et demi.