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dimanche 1 novembre 2026

CDR Sankara déléguéEs révocables correspondantEs 5 missions pour une stratégie révolutionnaire en France et au Burkina Faso


par Yanick Toutain
1er novembre 2026






CDR Sankara déléguéEs révocables correspondantEs 5 missions
stratégie en France et au Burkina Faso


Je vous explique ma stratégie.

En 2011, un collégien a été assassiné au Burkina Faso par le dictateur, ses gendarmes et cetera. Puis au mois de mars — c'était en janvier — en mars 2011, des mobilisations ont eu lieu dans les villes, contre la vie chère en particulier. Puis en avril, l'armée s'est soulevée et le dictateur a commencé à s'enfuir. La France était prête à le prendre dans son hélicoptère pour le sauver.


Et donc à partir de ce moment-là, j'ai essayé de contacter Valère Somé, qui était le bras gauche de Thomas Sankara, pour l'inciter à reprendre son texte du 2 octobre 1983, le Discours d'Orientation Politique, dans lequel il préconisait la formation de CDR. Les CDR, c'était autre chose que la démocratie. C'était à la base la population qui se réunissait et qui formait des files indiennes derrière leurs délégués préférés. Et avec Julie Amadis, en 2003, on avait eu l'idée de donner un quota : un ou une déléguée intermédiaire pour 5, un ou une déléguée de base pour 25, un quota.

Et donc depuis 2011, je fais la promotion des CDR Sankara en version améliorée. L'amélioration est telle que maintenant il y a l'intégration possible de la fonction publique et cetera et cetera, jusqu'au niveau mondial.

Ça, ce sont les textes que vous trouverez sur mes blogs Révolisation Actu et Révolisation.

Mais il y avait un hic. J'espérais que les processus révolutionnaires incitent les Burkinabè à reconstruire les CDR.

Thomas Sankara avait déclaré en 1986 : il n'y a pas deux Burkina Faso, il n'y a qu'un seul Burkina Faso, le Burkina Faso des CDR. Sauf que les malfaisants réformistes, le Balai Citoyen et cetera et cetera, puis les prorusses, ont saboté la reconstruction des CDR. Mes amis Facebook pro-Sankara, pro-CDR Sankara, ont même été menacés, un en particulier, menacés d'être envoyés se faire tuer par les jihadistes sur le front. C'est la méthode d'Ibrahim Traoré.

Bref. Et donc mon idée, c'était que, en mettant en place des CDR en version améliorée, les Africains serviraient de modèle aux Français. Or, en l'état actuel des choses, la pression de l'impérialisme russe est telle qu'il n'y a strictement plus aucun respect de l'héritage institutionnel de Thomas Sankara. On a maintenant un leader charismatique prétendument, avec l'intelligence artificielle, les bobards, les baratins et cetera et cetera, des fausses vidéos et tout le reste.

Et donc c'est quoi, l'espoir ? Bah l'espoir, ce serait que les jeunes Français mettent en place des CDR en version améliorée et que ce soit eux qui servent de modèle, à ce moment-là, aux Burkinabè, puis à tous les Africains de l'Ouest, puis aux Camerounais et cetera et cetera.

Et donc, si vous respectez Thomas Sankara, groupez-vous par quatre, formez un club d'entraide, désignez un ou une déléguée intermédiaire de base, en vous partageant les cinq missions : pédagogie, santé, sécurité, écologie-économie et justice. Chaque club d'entraide de 4 avec son ou sa déléguée intermédiaire se partagerait donc les cinq missions en question. Et, cerise sur le gâteau, les quatre correspondants de base, autres que le ou la déléguée intermédiaire, seraient des correspondants de la mission — exemple, correspondant pédagogie. Et cinq correspondants, correspondantes pédagogie formeraient à ce moment-là une mini commission pédagogie, puis à 25 une commission pédagogie, puis à 125 une grande, et cetera et cetera et cetera.

Voilà comment transformer une mobilisation en auto-organisation.

Ce que ne veulent surtout pas tolérer les électoralistes. Lisez donc ce que Sylvia Pankhurst en dit dans l'article que lui a consacré en mars 2024 Julie Amadis. Sylvia Pankhurst était, elle, une véritable gauchiste, donc partisane de l'auto-organisation, à tel point qu'elle a écrit une constitution soviétique féministe pour la Grande-Bretagne.

#JAOT Féminisme révolutionnaire VS féminisme formois-bourgeois : Sylvia Pankhurst et Christabel Pankhurst les sœurs suffragettes ennemies à partir de 1914 par Julie Amadis #IpEaVaEaFaF


Le système capitaliste doit être complètement renversé et remplacé par la propriété commune et le contrôle ouvrier de la terre, des industries de toutes sortes et de tous les moyens de production et de distribution.

Le Parlement doit être aboli et remplacé par un système de soviets formés de délégués des industries, des foyers, des régiments et des navires.

Tous les délégués soviétiques peuvent être changés à tout moment. Ils doivent être instruits et rendre compte à ceux qu'ils représentent. Nul ne peut participer à un soviet, voter ou être élu délégué soviétique s'il vit ou tente de vivre de ses richesses accumulées, du commerce privé ou du travail d'autrui qu'il emploie à des fins privées.

— Sylvia Pankhurst, Une constitution pour les soviets britanniques. Points pour un programme communiste


Pour la petite histoire, vu le sabotage de son activité politique, elle a émigré vers l'Éthiopie. Elle est partie en Afrique. Et c'était une révolutionnaire gauchiste, Sylvia Pankhurst.

COMPLEMENT
Valère Somé est décédé en le 30 mai 2017 , trois mois et demi après m'avoir répondu qu'il allait mettre son livre l'Espoir assassiné en téléchargement gratuit



dimanche 7 juin 2026

Uchronie : Le congrès Pastef transformé en Bloc Statutaire accrédité par 15625 CDR Sankara de base organisant 2 millions de Sénégalais.e.s

par Yanick Toutain
7 juin 2026






PREAMBULE : LES 25 SPECIALITES DES 5 MISSIONS 

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amedi 6 juin 2026

CDR Sankara ! Sénégal Pastef Burkina Faso Mali construire des DIRecrions FONCTionnelles DIRFONCT !

Uchronie : Le congrès Pastef transformé en Bloc Statutaire accrédité par 15625 CDR Sankara de base



Hier, pour le congrès du Pastef, j'ai fait une vidéo où on voyait le Délégué 16-16, Z4N3 — Z4N3 — qui aurait été Sidy Alpha Ndiaye, dans un ensemble de 625 délégués venant de 625 Hcommunes — c'est-à-dire des zones dans lesquelles 3 125 personnes auraient désigné 625 délégués.

Et on voit juste à côté le Délégué 17-17, cette fois-ci Z5N4 — Z5N4 — qui aurait pu être Ousmane Sonko. Ousmane Sonko aurait été désigné DIN — Délégué Intermédiaire National — par quatre Délégués Députés qui sont la colonne : un Délégué Santé en rouge, un Délégué Pédagogie en bleu, un Délégué Justice en mauve, et un Délégué Sécurité — en l'occurrence Sécurité Intérieure, de réserve — en jaune.


Et chaque délégué de la colonne aurait été accrédité, désigné par les quatre personnes de sa ligne. Et donc on aurait eu un Bloc Statutaire de 625 délégués représentant chacun son quota de délégateurs — c'est-à-dire chacun aurait été préalablement désigné en tant que Délégué Intermédiaire Député par 3 125 personnes.

Cela formerait un Bloc Statutaire qui serait donc le représentant fonctionnel mais aussi politique de 2 millions de Sénégalaises et de Sénégalais, qui auraient été appelés à se grouper par 5 pour désigner au départ 400 000 Délégués Intermédiaires de Base — dont Ousmane Sonko, dont Sidy Alpha Ndiaye, dont l'ensemble des 625 ici — puis se grouper à nouveau par 5 Délégués Intermédiaires de Base, 5 DIB, pour désigner un Délégué de Base — tout cela seraient eux aussi présents — et ainsi de suite.



Puis Délégué Intermédiaire Conseiller pour 125, puis Délégué Conseiller pour 625, puis Délégué Intermédiaire Député pour 3 125, puis Délégué Député pour environ 16 000 — 15 625 — plus les remplaçants. Le remplaçant étant 3/125°



Et on aurait donc une pyramide de délégués révocables qui serait à la fois la nouvelle fonction publique révolutionnaire sankariste et à la fois les représentants politiques révocables de 2 millions de Sénégalaises et de Sénégalais.



Le processus devrait s'élargir puisque 2 millions correspond en fait à 20 % des Sénégalaises et Sénégalais, 20 % des adultes. En fait, le traître Faye a été élu par 2,4 millions — et 2,4 millions, c'est 24 % des 10 millions d'adultes que compte actuellement le Sénégal.



Et donc un tel Bloc Fonctionnel — Bloc Statutaire devenant Bloc Fonctionnel — devrait être multiplié par 5 pour couvrir la totalité de la population du Sénégal.

Et donc on aurait au-dessus un Bloc Statutaire dans lequel se trouveraient 20 % des délégués placés ici. Le tout étant promotionné en fonction de deux types d'obliques : les obliques Z et les obliques N.

Mais ça, c'est expliqué par ailleurs dans l'article d'hier — et l'article qui va accompagner cette vidéo aujourd'hui.

Ça, c'est la mise en œuvre des nouveaux CDR Sankara avec trois améliorations principales :

1. Le quota qui manquait.
2. Le lien entre les CDR et le CNR, et le lien entre le CNR et le gouvernement.
3. Le fait que dans les institutions sankaristes, les CDR de services étaient autonomes. Sankara et Valère Somé avaient laissé autonome la petite bourgeoisie intellectuelle fonctionnaire — alors que précisément le système-là est un système où les fonctionnaires sont accrédités par la population.

En l'occurrence, chaque fois qu'on a cinq délégués, on est censé avoir quatre fonctionnaires révocables et un ou une étudiante Déléguée Pédagogie. C'est-à-dire que pour 25 personnes, on a un Délégué de Base, on aura quatre adjoints statutaires dont un étudiant ou une étudiante — et les 20 délégatrices et délégateurs de la base.

C'est ça le socle du nouveau sankarisme humanocrate.

lundi 1 juin 2026

2 milliards de génies africains ! L'Afrique doit sauter toutes les étapes du développement inégal et combiné (découverte de Trotsky Parvus bien avant le prétendu Leapfrogging)

par Yanick Toutain
1 juin 2026


Pédagogie Bizouk, capital génial, loi du développement inégal et combiné (Parvus-Trotski)


Si un paysan africain comprend les logarithmes en 1 heure, le colonialisme est démasqué


Supposons que n'importe quel paysan africain puisse, en moins d'une heure, comprendre les logarithmes — ou puisse comprendre en moins d'une heure les équations différentielles. Qu'est-ce que ça prouve ? Ça prouve que le système colonial persistant les a empêchés de comprendre ça.

Mais si les paysans africains avaient compris ça dans leur enfance à 8 ans, ça signifierait que tous les paysans africains pourraient avoir un baccalauréat scientifique. Tous les paysans africains auraient pu faire des études de sciences, en ayant compris les équations différentielles à l'âge de 8 ans, ou les logarithmes.

C'est bien la preuve que ces notions prétendument d'élite — qui justifient des élites locales comme le médecin Oumar Mariko — il y a plein de diplômés qui se croient au-dessus de tout le monde, en voulant être le Président.


1987 : Monory valide ma méthode Bizouk, les logarithmes à 5 ans. Le trucage des élites


Je vais vous expliquer le trucage des élites depuis 1987.

Les élites, c'est des gens qui ont des gros diplômes et qui font croire que le commun des mortels n'est pas capable d'avoir de gros diplômes.

Exemple : les logarithmes. « Logarithme — terminale. Terminale scientifique. » Bah non. Bah non.

En 1987 — au moment même où Mitterrand assassinait Thomas Sankara — au même moment, je serrais la main du ministre de droite René Monory. Pourquoi ? Parce qu'il venait de valider — plutôt, les Inspecteurs Généraux venaient de donner agrément à mon logiciel Bizouk. Logiciel Bizouk dans lequel se trouvait l'apprentissage à 5 ans des puissances, des racines et des logarithmes.

C'est quoi un logarithme ? Bah dans ma méthode, un logarithme c'est une forme géométrique qu'on a attachée. Le logarithme de 9 en base 3, c'est une plaque. On a attaché trois petits cubes en barre, puis à nouveau, puis à nouveau. On a donc trois barres de trois petits cubes. On les attache. On a une plaque qui, dans la même étape, devenait rouge. Et donc la plaque, c'est le logarithme de 9 en base 3.

La forme plaque est la forme numéro 2. 2 est le logarithme de 9 en base 3. En base 3, on écrirait 100 avec deux zéros. Il y a autant de zéros que la valeur du logarithme.

Cette notion-là, on fait croire que c'est une notion de terminale, compréhensible à 17 ans. Bah, n'importe quel enfant de 5 ans peut le comprendre. Mais pas seulement en France — en Afrique. C'est ça la ruse.

Et donc ces gens-là, Monory, ont laissé les Inspecteurs Généraux — puisque ce sont eux qui ont donné agrément à mon logiciel. On laisse les Inspecteurs Généraux donner agrément, et après, quand les caméras…


Le "leapfrogging" est volé à Trotski et Parvus : la loi du développement inégal et combiné


Le marxisme est une science avec des erreurs — c'est-à-dire, c'est une démarche scientifique qui contient des erreurs. Mais les antimarxistes, eux, sans vergogne, s'approprient des concepts marxistes valides, leur collent un autre mot, et font croire que le concept est leur découverte.

Exemple : leapfrogging. Leapfrogging, c'est l'avantage du pays arriéré qui récupère ce qui est nouveau. Sauf que leapfrogging, c'est pas les années 80, ou même un peu avant Schumpeter. Leapfrogging, c'est Trotski et Parvus. C'est 1905, c'est la loi du développement inégal et combiné.

Il faut donc moucher le nez des intelligences artificielles pour avoir la vérité. J'ai répondu à Grok : « mensonge — solide — leapfrogging, c'est la loi du développement inégal et combiné, de Trotski et Parvus. »

Grok me répond : « Non, ce n'est pas un mensonge. Il y a une nuance importante entre l'origine du concept large et la popularisation du terme leapfrogging dans la littérature économique moderne. »

Ensemble, les voleurs ont l'avantage de la surface médiatique. C'est pareil pour mon invention du mot « humanocratie » de 2007. Je me suis fait voler le concept. Des voleurs ont transformé le sens, et ils ont une surface médiatique plus grande. Donc maintenant ils se sont appropriés mon concept et l'ont totalement dénaturé. C'est pareil.

Grok néanmoins reconnaît :

[Grok :] « 1. La loi du développement inégal et combiné — Trotski et Parvus. Alexandre Parvus (Helphand) et surtout Trotski ont effectivement développé, au début du 20e siècle — notamment dans les années 1904-1906 et dans Histoire de la révolution russe — la loi du développement inégal et combiné. Idée centrale : les pays "en retard" ne sont pas obligés de reproduire toutes les étapes historiques des pays avancés. Sous la pression du "fouet de la nécessité extérieure" — compétition internationale, importation de capitaux et technologies — ils peuvent comprimer et sauter des étapes, en combinant des formes archaïques et modernes. [Trotski] parle explicitement du "privilège de l'arriération historique" qui permet d'adopter directement ce qui existe déjà ailleurs sans repasser par toutes les phases intermédiaires. C'est une idée puissante marxiste qui explique par exemple pourquoi la Russie tsariste a pu développer une industrie moderne très concentrée tout en gardant une paysannerie arriérée. Cette théorie a influé de nombreuses analyses ultérieures sur le rattrapage des pays tardifs. »

Trotski, dans son livre, parle explicitement de la taille des usines Poutilov à Petrograd, qui avaient une taille extrêmement moderne — et la proportion d'entreprises ayant plus, je crois, de 2 000 ouvriers était plus importante en Russie qu'aux États-Unis. C'était ça la comparaison de Trotski.

Donc ils ont piqué le concept, lui ont collé un autre mot. Et Grok, qui écrit : « le mot précis, bah oui, n'est pas directement sorti de Trotski, il a été formalisé plus tard. » Bah oui, ils ont volé le mot.

Maintenant, je vais prendre un exemple de ça. C'est quoi ce saut d'étapes pour l'Afrique ? Ça pourrait être accumuler du capital de formation plus vite que l'Europe. Mais non, ça c'est raté. L'école coloniale, l'école des chicotes, est toujours sous la domination de ce que Cabral — Amílcar [Cabral] —, Thomas Sankara et Valère Somé appelaient la petite bourgeoisie intellectuelle, et que moi je caractérise de proto-formoisie compradore — et qui a donc des méthodes archaïques.

Non non, le saut que les paysans et les enfants de paysans africains peuvent faire, c'est le saut vers le capital génial. J'ai découvert ce concept dans sa forme clarifiée, bornée, récemment — mais en fait, j'ai passé toute ma vie à développer, autant que je pouvais le faire, le capital génial de mes élèves depuis 1975, quand j'ai eu l'idée de faire voter ma classe pour réinventer la base 2 et utiliser des symboles choisis par les enfants pour représenter 0 et 1. Les enfants faisaient des maths sans le savoir. Et donc je développais leur capital génial, leur capital de créativité, leur capital de compréhension, par le processus de réinvention et de créativité des enfants.

Et donc l'Afrique — et ben c'est simple : les enfants de paysans doivent comprendre dans le mois qui vient — c'est possible — ce que sont les logarithmes ou ce que sont les équations différentielles. C'est possible.


Tous les paysans de l'AES peuvent comprendre une équation différentielle en un mois


Est-ce qu'il serait possible, en un mois, que tous les paysans de l'Ouest, du Burkina, tous les paysans du Mali, du Niger puissent comprendre ce que c'est qu'une équation différentielle ?

Ce serait appliquer la loi du développement inégal et combiné — c'est-à-dire utiliser des techniques pédagogiques avancées pour faire sauter des étapes et passer directement à l'étape ultérieure : l'accumulation du capital génial.

Bah oui, c'est simple comme bonjour. Je vous explique.

Vous mettez un groupe de paysans en file indienne. Vous mettez l'équivalent d'une porte, ou quelque chose à franchir, une limite. Le premier franchit la limite — donc il est 1, il est tout seul. Le deuxième voit qu'il y en a 1 — il dit « 1 » et il franchit la limite. Le suivant, le troisième, voit qu'ils sont 2. Il compte « 1, 2 », il franchit la limite. Le suivant voit qu'ils sont 3, il compte « 1, 2, 3 » et il franchit la limite. Et cetera.

On voit que le temps, les secondes s'accumulent. 1 + 2 + 3 + 4 + 5 et cetera et cetera. Et ben, c'est ça une équation différentielle.

Si vous représentez le processus avec des traits — axe des abscisses, le temps — un de plus, et quand il est là, le suivant va compter 1. Il attend une seconde, et là on monte d'un cran sur la courbe. Maintenant ils sont deux. On fait 1, 2. On avance de deux. Ensuite on monte, le troisième arrive. Et ben ça, c'est une équation différentielle.

Un matheux intelligent avec l'esprit critique aura peut-être déjà compris que si, à mon escalier, je mets des petites planches en bois, l'inclinaison des planches en bois, c'est une pente, c'est l'équivalent d'une dérivée discrète. Et donc j'ai associé une dérivée discrète — la pente — avec la quantité, puisque la pente, c'est l'inverse du délai. On a un délai qui augmente. J'ai associé le délai avec le nombre de personnes déjà à l'intérieur. Et ben, une équation différentielle, ça n'est rien d'autre.

Sous un vocabulaire de secte, sous un vocabulaire archi-compliqué, avec une croyance en l'ensemble ℝ des réels, avec une croyance en l'ensemble des soi-disant infiniment petits, avec une croyance dans les puncta que Richard Bentley critiquait en ironisant contre Newton. Richard Bentley faisait clairement la différence entre un segment avec des quanta — il utilisait le mot quanta — et il critiquait la confusion de Newton avec ses puncta — des puncta à l'intérieur d'un segment, des puncta sans dimension mais qui s'accumuleraient tellement qu'on aurait finalement un segment. C'est absurde. Un segment, c'est une suite de quanta, de petites longueurs minuscules.

Et ben, de la même façon, le raisonnement des équations différentielles, tel que je vous le décris, c'est un raisonnement avec des nombres entiers — et là tout devient facilement compréhensible.

Et donc si les paysans africains de l'AES, en moins d'un mois, peuvent comprendre tout ça, ça veut dire qu'ils avaient le potentiel pour avoir un baccalauréat scientifique — tous. Mais s'ils avaient le potentiel pour ça, ils avaient le potentiel pour avoir des salaires supérieurs. Mais si au Burkina Faso tout le monde a un baccalauréat scientifique, si tout le monde a des salaires supérieurs — supérieurs à quoi ? Puisque l'Afrique suivrait évidemment.

Et donc on voit bien que les écarts de salaire sont un artifice, un trucage — un trucage basé sur des méthodes pédagogiques archaïques, des méthodes pédagogiques humiliantes pour faire croire aux paysans africains qu'ils sont moins intelligents que les diplômés des villes, moins intelligents que la petite bourgeoisie intellectuelle que critiquait Amílcar Cabral — puisqu'il appelait les petits bourgeois intellectuels au suicide. Un suicide sociologique, mais un renoncement à leur arrogance de classe ou de paraclasse, puisque « petite bourgeoisie intellectuelle » n'était pas comprise réellement comme une classe sociale, alors que formoisie compradore — ou proto-formoisie compradore — est réellement une classe sociale.

Et donc des méthodes pédagogiques révolutionnaires viennent semer la pagaille dans l'idéologie bourgeoise coloniale. Et c'est très bien. Diffusez cette méthode autour de vous.


70% du trafic internet africain est mobile : le développement inégal et combiné est réel


Selon les chiffres donnés par Grok, en Afrique, environ 70 % du trafic internet passe par les mobiles. 70 %. Dans le monde, c'est entre 52 et 65 %. En Europe, c'est entre 45 et 53 %.

Ce qui veut dire que l'Afrique est en avance sur le reste du monde.

Ils appellent ça leapfrogging en ayant volé, sans vergogne, le concept initial — qui est le concept de Trotski et de Parvus, qui était la loi du développement inégal et combiné. C'est-à-dire : les pays en retard aspirent les technologies les plus modernes sans repasser par toutes les étapes.

C'est un concept marxiste. C'est un des concepts marxistes qu'il faut conserver. Une découverte donc de Parvus et de Léon Trotski.

lundi 25 mai 2026

Sénégal Sonko (PASTEF) avec 2,4M d'électeurs doit former un gouvernement CDR Sankara avec 2,6M qui ne SONT MEME PLUS INSCRITS sur les listes électorales

par Yanick Toutain
25 mai 2026


Sénégal: Sonko (PASTEF) avec 2,4M d'électeurs doit former un gouvernement CDR Sankara avec 2,6M qui ne SONT MEME PLUS INSCRITS sur les listes électorales


Pour comprendre ce qui va se passer demain au Sénégal, il faut le point de vue de l'hélicoptère.


On a un pays avec 10 millions d'adultes. C'est le niveau actuel prévu par la démographie. Sur les 10 millions, plus de 7 millions ont participé au cirque électoral. [Inscrits 7 371 890 — Votants 4 519 253] Donc presque 3 millions déjà ont boycotté [non inscrits 2,6M — non votants 5,4M].

Sur cet ensemble, un quart ont soutenu le Pastef. [2,4M à la présidentielles 2M aux élections législatives soit 20% des adultes]

Et donc, est-ce que Ousmane Sonko est habilité à diriger le pays du point de vue de la légitimité ? La réponse est non.

Normalement, c'est un gouvernement formé, soutenu par au moins 51 % des adultes — donc 5 millions — qui serait censé gouverner le Sénégal. On est loin de là.

Les électoralistes, aucun d'entre eux n'est capable de réunir ça — ni seul, ni du point de vue institutionnel avec des institutions ayant le soutien de 5 millions.

Et donc les Sénégalais ont légitimité à installer des CDR Sankara.


5 millions de Sénégalais ont légitimité à envoyer promener tout le système constitutionnel — envoyer promener tout le débat sur demain : est-ce que Sonko est légitime ou pas, légal ou pas à être président de l'Assemblée nationale ?

Est-ce qu'il a démissionné ?

Est-ce qu'il y a rétroactivité des mesures de règlement intérieur ? Où est-ce que la rétroactivité ne fonctionne qu'en matière pénale, et cetera et cetera ? Tous les débats à n'en plus finir des constitutionnalistes.

Les constitutionnalistes par essence, par nature profonde, sont des collabos.

Le système constitutionnel qui donne à un groupe particulier le soin de vérifier la constitutionnalité du fonctionnement est une escroquerie.

Les délégués révocables sont les représentants en permanence du peuple. Le peuple doit être en permanence en mesure de changer ses institutions.


Naturellement, chaque pays serait inséré dans un groupe de pays, inséré dans un sous-continent — par exemple l'Afrique de l'Ouest — inséré dans un continent, l'Afrique, inséré dans un gouvernement mondial où les Africains auraient 5 ministres sur 25. Et donc les règles seraient évidemment les règles supérieures.

Maintenant, qu'est-ce qui se passe en réalité ?

Ce qui se passe derrière Faye, c'est la soumission à l'impérialisme, c'est le remboursement de la dette honteuse. Qu'est-ce que ferait Thomas Sankara ? Il dirait — il dit ? Bah, ceux qui ont fait cette dette, ceux qui l'ont acceptée, allez-y, remboursez. C'est votre dette — parce que l'argent, il est passé où ? Il est passé où ? Est-ce qu'il a développé le Sénégal ? Bah non, c'est une farce. C'est de l'argent impérialiste qui a servi à atterrir dans les poches des compradores.

Il faut en finir avec les compradores.

Il faut serrer les boulons — mais serrer les boulons en faveur du peuple, pas en faveur des créanciers voyous qui sont des esclavagistes, puisque leur fortune vient d'un travail rémunéré 5 % de sa valeur réelle.

Les impérialistes comme Bolloré Bouygues en France, et tous les autres paient un vingtième de ce qu'ils devraient payer quand ils font travailler un Africain. Tout ça, c'est de la voyoucratie, c'est de l'esclavage.

Et donc la dette est une dette honteuse.

Et donc il faut un gouvernement CDR Sankara — un gouvernement dans lequel chaque ministre parle au nom de 200 000 Sénégalais. Chaque ministre est le porte-parole de 200 000 Sénégalais. Donc c'est un gouvernement proportionnel dans lequel Sonko sera un des ministres, Faye un des ministres — et on verrait quelle serait la majorité dans les votes de ce gouvernement.

Un gouvernement révocable qui vote — ça, c'est complètement contradictoire avec le système crypto-monarchiste, le système dans lequel on a un parlement législatif, un exécutif et cetera et cetera, qui est en réalité le conseil du roi avec un président de la République qui est en réalité le roi réincarné. Mais c'est une véritable farce. Il faut en finir avec ça.

Thomas Sankara dirait : Constitutions à bas. Monarchie à bas. Féodalité à bas. Impérialisme à bas.

C'est ça que Thomas Sankara dirait. Et Thomas Sankara dirait : « Mais Sénégalais, qu'est-ce que vous attendez pour installer un gouvernement basé sur les CDR ? »

Sankara de la même façon engueulerait Ibrahim Traoré en lui disant : « Mais c'est quoi, c'est quoi cette tyrannie militaire ? Où sont les CDR ? »

Thomas Sankara dirait : « Relisez, Ibrahim Traoré, relisez — ou relis, peut-être qu'il le tutoyerait, Ibrahim Traoré — va relire mon discours du 4 août 1983, va relire mon DOP qui était rédigé par mon bras gauche Valère Somé, il dirait va relire mon discours d'avril 1986 : il n'y a qu'un seul Burkina Faso, le Burkina Faso des CDR. Ce sont les CDR qui sont le socle institutionnel du Burkina Faso. Sans les CDR, ça n'est pas un Burkina Faso. »

Et donc le Sénégal doit devenir un Sénégal Faso lui aussi avec des CDR. Le Mali, un Mali Faso. Le Niger, un Niger Faso. Et l'AES serait donc, ce serait AES Faso, avec un gouvernement où chaque ministre porterait la parole de 800 000 AESBè — des citoyens intègres de cet AES unifiée.

dimanche 24 mai 2026

Depuis le 25 novembre 2014, Valère Somé - bras gauche de Sankara - était membre de "Créer des CDR" mon groupe Facebook


par Yanick Toutain
23 mai 2026






Depuis le 25 novembre 2014 Valère Somé bras gauche de Sankara était membre de "Créer des CDR" mon groupe Facebook


3e partie. À la suite de mes citations de Thomas Sankara — il y en a d'autres, il y en a d'autres, mes citations de Thomas Sankara d'avril 1986 — Moumouni Ouattara, sous la publication de Adama Siguire Officiel, me rétorque :

[Moumouni Ouattara :] « Je vois que vous n'avez retenu de la RDP que les CDR, qui n'étaient qu'un contenant ; et le contenu est plus important que le contenant. Les CDR aussi avaient leur tare. Ils ont été infiltrés par des réactionnaires. La preuve, il n'y en a pas beaucoup qui peuvent parler en ce moment, et pourtant ils sont là. »

J'ai pas vraiment compris.

Je lui rétorque : « Les institutions d'un pays sont son ossature. Toutes les tyrannies militaires ont échoué dans l'histoire. Sans CDR Sankara, les compradores démocrates vont réussir leur contre-révolution. »

Moumouni Ouattara me répond :

[Moumouni Ouattara :] « Nous allons sortir quelque chose de mieux que les CDR. Soyez patient. Le peuple burkinabè apprend de son histoire et ne reproduira pas les erreurs du passé. »

Que je sache, on est en 2026. La révolution du 30 octobre 2014 a eu lieu il y a 12 ans. Ma republication des propos de Thomas Sankara date donc de 12 ans. Mais plus anciennement encore — en 2011, j'avais contacté Valère Somé. Et je viens de m'apercevoir que, malgré l'absence de débat de Valère et de moi, il était inscrit — je ne m'en étais pas aperçu, ou je ne m'en souvenais pas, il était inscrit à mon groupe de recommandations sur la construction des CDR.



Je n'ai aucun souvenir de sa participation, mais Valère Somé — à qui je reproche son glissement vers l'électoralisme et les institutions bourgeoises — Valère Somé à qui je demandais qu'il recommence à appeler à former des CDR — justement, s'interrogeait suffisamment pour avoir été inscrit à mon groupe Facebook de « Comment créer les CDR ».

J'invite toutes les personnes du Mali, du Burkina et d'ailleurs à aller s'y inscrire et poser leurs questions, où je répondrai. Il y a déjà plein de réponses, mais je répondrai aux questions supplémentaires.

Et donc le Burkina Faso actuel, c'est du zoubatovisme. C'est un simulacre de sankarisme, puisque "Sankara sans les CDR", ça n'existe pas. Il vous le dit lui-même. Il dit plus loin dans le discours que les CDR prendront d'autres formes, mais seront toujours des CDR — toujours des Comités de Défense de la Révolution.

Moi, j'ai clarifié la différence entre trois types de CDR :

1. Les CDR statutaires de désignation.

2. Les CDR fonctionnels — qui s'appelaient les "CDR de services" — mais des CDR fonctionnels avec le peuple en dessous, où chaque fonctionnaire est accrédité par quatre citoyens. Les fonctionnaires, la formoisie, la petite bourgeoisie intellectuelle que j'appelle proto-formoisie compradore. C'est fini le temps où ils étaient au-dessus du peuple sans lien. C'est le peuple qui accrédite à raison de 4 pour 1, c'est le peuple qui accrédite les fonctionnaires.

3. Et la 3e partie : le contrôle du gouvernement par les délégués CDR désignés par un quota. Par exemple, un gouvernement AES Faso aurait 25 ministres, et chaque ministre parlerait au nom de 800 000 participants.

Et donc la révolution, c'est les CDR. Les CDR, c'est la révolution.

CDR en avant. Thomas Sankara est avec nous.

dimanche 10 mai 2026

Il n'y a pas deux Burkina Faso, il n'y a qu'un seule Burkina Faso, celui des CDR. Thomas Sankara du 4 août 1983 au 15 octobre 1987

par Yanick Toutain
6 mai 2026


2 octobre 1983 Sankara rappelait sa directive du 4 août FORMEZ DES CDR pour défendre la révolution


[Citation DOP — Thomas Sankara, 2 octobre 1983 — texte rédigé par Valère Somé :]

« De la souveraineté du peuple dans l'exercice du pouvoir révolutionnaire. Un des traits distinctifs de la révolution d'août, avons-nous dit, et qui lui confère son caractère populaire, c'est qu'elle est le mouvement de l'immense majorité au profit de l'immense majorité. »

C'est le discours de Thomas Sankara.

« C'est une révolution faite par les masses populaires voltaïques elles-mêmes avec leurs mots d'ordre et leurs aspirations. »

Les masses voltaïques elles-mêmes.

« L'objectif de cette révolution consiste à faire assumer le pouvoir par le peuple. C'est la raison pour laquelle le premier acte de la révolution, après la Proclamation du 4 août, fut l'appel adressé au peuple pour la création des Comités de Défense de la Révolution (CDR). »

« Le CNR a la conviction que pour que cette révolution soit véritablement populaire, elle devra procéder à la destruction de la machine d'État néo-coloniale et organiser une nouvelle machine capable de garantir la souveraineté du peuple. »

Et donc la déconstruction de la machine d'État néocoloniale implique la construction de CDR. D'ailleurs — ça c'est le 2 octobre 1983.

En avril 1986 — Thomas Sankara va rappeler — « il n'y a pas deux Burkina Faso, il n'y a qu'un seul Burkina Faso, le Burkina Faso des CDR ».

Et donc sans CDR — on est encore en Haute-Volta — on est encore dans le pays de Blaise Compaoré. Le Burkina Faso n'a pas retrouvé son identité. Sans les CDR — ce n'est pas le Burkina Faso.


Sankara promotionnerait 3 types de CDR. Structures statutaires fonctionnelles comitaires (de zone)


Thomas Sankara : « ... le pouvoir par le peuple. C'est la raison pour laquelle le premier acte de la révolution après la proclamation du 4 août fut l'appel adressé au peuple pour la création des Comités de Défense la Révolution. CDR »

Et donc il y a ici une confusion qui n'a pas été clarifiée le 15 octobre 1987. Est-ce que les CDR sont les comités de gestion de zones ? Est-ce que les CDR sont la structure de l'État ? Est-ce que les CDR sont les structures de désignation des délégués ?

Il y a donc un aspect statutaire, désigner les délégués, un aspect fonctionnel organiser un appareil d'état qui n'est pas un véritable appareil d'état. Un diaEtat, un État en dépassement dialectique et troisièmement des comités de zone donc l'aspect avec un néologisme l'aspect « comitaire ». Donc statutaire, fonctionnel et comitaire — c'est ce à quoi j'ai travaillé depuis 2011 en particulier depuis 2019 avec des bouleversements de mes analyses en 2020 quasiment redémarrer au départ.

Et donc la réponse est la suivante : organisez-vous par 5. Partagez-vous cinq missions : santé, sécurité, pédagogie, justice, écolonomie (écologie, économie). Un des cinq ou une des cinq est DéléguéE Intermédiaire de Base DIB. Ensuite, cinq DIB se réunissent (de cinq missions différentes) pour désigner un ou une des cinq au niveau supérieur. Ça c'est l'équivalent de la construction des CDR statutaires pour aller vers les CDR fonctionnels.

Une direction fonctionnelle (DIRFONCT), c'est 25 délégués représentant 500 fonctionnaires, 125 étudiants ou étudiantes, le tout désignés par 2500 citoyens. C'est un bloc statutaire de 3125 participants à la construction de ce díaEtat. Un socle de 2500 et 625 délégués CDR de l'étage du dessus.

Parmi les 625 forcément on aura 500 DIB déléguéEs intermédiaire de base, 100 DB déléguéEs de base, 20 DIC déléguéEs intermédiaires conseillers et 5 DIC déléguéEs conseillers ou déléguéEs conseillèrEs.

lundi 27 avril 2026

Réponse de Thomas Sankara à l'attaque terroriste FLA JNIM : "FORMEZ DES CDR" à QUOTA #1pour5 #1pour25

par Yanick Toutain
27 avril 2026

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lundi 27 avril 2026

samedi 1 novembre 2014

Lettre ouverte à Valère Somé : Appelez à la reformation de CDR (Comités de Défense de la Révolution) pour que le peuple burkinabé prenne le pouvoir


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SAMEDI 7 MAI 2011


Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (1/x



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lundi 24 novembre 2025

Thomas Sankara "Il n'y a qu'un seul Burkina Faso, celui des CDR " "Nous avons besoin des CDR et nous aurons toujours besoin des CDR quelle que soit la forme qu'un jour ils pourraient prendre."


Réponse de Thomas Sankara à l'attaque terroriste FLA JNIM : FORMEZ DES CDR à QUOTA #1pour5 #1pour25


Je remercie donc les 294 — mais ça augmente — le double à 22h30 — résistants maliens en grande partie certainement — qui ont partagé ma vidéo sur l'État Islamique de l'Azawad — puisque c'est l'État Islamique de l'Azawad qui vient de faire une tentative de coup d'État islamo-fasciste au Mali. Donc 294 personnes ont partagé cette vidéo-là — et je les remercie. Je viens de voir que le nombre de j'aimes a dépassé 300. Il y a quasiment autant de personnes qui partagent cette vidéo que de personnes qui aiment. Comme quoi — ça n'est pas un geste de sympathie passive — c'est une action — une action révolutionnaire.

Je viens de voir que c'est passé de 16 000 à 17 000 vues — 39 000 à 22h30 — cette vidéo sur l'État Islamique de l'Azawad. Donc je remercie tous les futurs constructeurs du Dia-État sankariste — puisque ma vidéo précédente expliquait mes tentatives de contact de Valère Somé. J'ai pu échanger un tout petit peu avec lui — mais sans le convaincre d'appeler à reconstruire les CDR.

Or moi — depuis 2011 — ma principale occupation c'est la reconstruction des CDR au Burkina, au Mali, en Côte d'Ivoire, au Togo, au Cameroun et cetera et cetera.

Il faut former des groupes de 25. Il faut un quota — un délégué CDR pour 25. Il faut un sous-quota — un Délégué Intermédiaire pour 5. Concrètement — il faut que cinq étudiants s'organisent avec un militaire et un VDP — et ce groupe de 7 deviendra un groupe de 25 avec des fonctionnaires révocables. Donc 5 étudiants — 20 fonctionnaires révocables — avec à la base 100 personnes désignant leur Délégué Intermédiaire de CDR. Les 100 personnes faisant des groupes de quatre — des clubs d'entraide — chaque club d'entraide désignant leur Délégué Intermédiaire. Puis les Délégués Intermédiaires — quatre fonctionnaires révocables plus l'étudiant ou l'étudiante — vont désigner un des fonctionnaires comme Délégué de Base.

C'est ça — c'est la reconstruction des CDR avec un quota. C'est une amélioration des CDR du 4 août 1983 — puisque c'est ça l'appel de Thomas Sankara qui doit maintenant résonner à Bamako. Il faut une armée sankariste — avec moitié militaires d'active, moitié militaires de réserve — mais tous reliés, tous reliés à des CDR populaires. C'est ça la révolution malienne pour défendre le pays contre les voyous de l'Élysée.

Mon CV Yanick Toutain révolutionnaire dep. 1973 "Troupes françaises hors d'Afrique'" pro CDR Sankara

par Yanick Toutain
27 avril 2026


Mon CV Yanick Toutain révolutionnaire dep. 1973 "Troupes françaises hors d'Afrique'" pro CDR Sankara


Bon — je vais faire une vidéo de présentation. Je suis l'auteur de la vidéo qui vient de dépasser les 16 000 vues — 25 000 à 20h30 — sur Facebook sur l'État Islamique de l'Azawad — les criminels missionnés par Sarkozy et récompensés par Hollande. Donc c'est moi l'auteur de cette vidéo-là. Je vais me présenter pour les jeunes Maliens qui n'ont pas eu l'occasion de me connaître.

Que les choses soient claires. Depuis 2011 — à l'époque — il y a eu un début de révolution en janvier des jeunes — puis des classes moyennes en mars — puis en avril l'armée du Burkina. Il y a eu un début de révolution au Burkina Faso. C'est là que j'ai compris qu'il fallait d'urgence reconstruire les CDR Sankara.

Je m'appelle Yanick Toutain. Je milite depuis 1973 — « Troupes françaises hors d'Afrique ». Et donc à l'époque, j'avais contacté Valère Somé — l'auteur de l'extraordinaire texte DOP du 2 octobre 1983 — le Discours d'Orientation Politique. Malheureusement, Valère Somé avait vieilli bien plus rapidement que moi — et avait perdu sa flamme révolutionnaire. Moi j'étais resté proche du jeune Valère Somé — le Valère Somé auteur de ce discours prononcé par Thomas Sankara le 2 octobre 1983. Thomas Sankara qui en 1986 expliquait qu'« Il n'existe qu'un seul Burkina Faso — le Burkina Faso des CDR. » Voilà ma position.

Par ailleurs — pour le Mali — je suis — on va dire — l'exécuteur testamentaire de l'extraordinaire procureur Daniel Tessougué — qui avait fait un mandat d'arrêt le 8 février 2013 — incriminant tous les pantins de l'Élysée. À commencer par Ahmada Ag Bibi — travaillant pour Areva — Bilal Ag Achérif — qui va être invité en avril 2013 au Sénat Français. La signature est claire. Et naturellement il y a Iyad Ag Ghali — qui va recevoir 20 ou 30 millions d'euros en octobre 2013 — la récompense de Hollande — et le financement de la construction du nouveau groupe terroriste JNIM — la transformation d'Ansardine. Iyad Ag Ghali prend le contrôle d'AQMI et va continuer à pourrir l'Afrique au service de l'Élysée.

Voilà la situation. Je vais continuer mon CV révolutionnaire dans le short suivant.



mercredi 1 octobre 2025

2 octobre 1983-2021 : il faut propager, améliorer, appliquer le DOP Discours d'Orientation Politique prononcé par Thomas Sankara et rédigé par Valère Somé, son bras gauche du CNR Burkina Faso Par Julie Amadis et Yanick Toutain #IpEaVaEaFaF 3 octobre 2021

 


EXTRAIT DU DOP 1983
"Et c’est là que réside le sens profond de la création des CDR qui sont les représentants du pouvoir révolutionnaire dans les villages, les quartiers des villes, les lieux de travail.

Les CDR constituent l’organisation authentique du peuple dans l’exercice du pouvoir révolutionnaire.
C’est l’instrument que le peuple s’est forgé
 pour se rendre véritablement souverain de son destin
et étendre de ce fait son contrôle dans tous les domaines de la société.
Les armes du peuple, le pouvoir du peuple, les richesses du peuple,
ce sera le peuple qui les gérera et les CDR sont là pour cela.

Quant à leurs rôles, ils sont immenses et diversifiés. Leur mission première est l’organisation du peuple voltaïque tout entier en vue de l’engager dans le combat révolutionnaire.

Le peuple ainsi organisé dans les CDR acquiert non seulement le droit de regard sur les problèmes de son devenir, mais aussi participe à la prise de décision sur son devenir et à son exécution".

2 octobre 1983-2021 : il faut propager, améliorer, appliquer le DOP Discours d'Orientation Politique prononcé par Thomas Sankara et rédigé par Valère Somé, son bras gauche du CNR Burkina Faso


En ce 38ème anniversaire du Discours d'Orientation Politique prononcé par Thomas Sankara le 2 octobre 1983 que Valère Somé lui écrivait au fur à mesure que Thomas lisait son texte, notre devoir est de le propager, de l'améliorer et de l'appliquer.
Le propager en faisant connaître son texte, en particulier les passages sur les CDR
L'améliorer en tirant le bilan des lacunes que les assassins - tel Blaise Compaoré - ont utilisées pour faire disparaitre les CDR en même temps que le corps de Thomas Sankara
Et l'appliquer en créant des CDR dans toute l'Afrique avec leur sommet : le CNR et le comité exécutif

Avec le DOP Thomas Sankara et Valère Somé avaient donné deux mois après la révolution du 4 août 1983 les axes programmatiques et institutionnels de la révolution. 
En particulier les CDR (comités de défense de la révolution) - permettant d'organiser la population à la base pour qu'elle soit acteur de son destin - constituent le socle d'une révolution anti impérialiste au service des pauvres, des femmes et des jeunes.

EXTRAIT DU DISCOURS DOP DE THOMAS SANKARA LE  2 OCTOBRE 1983



Le Conseil national de la révolution, qui est dans le processus révolutionnaire déclenché depuis le 4 août le pouvoir de conception, de direction, et de contrôle de la vie nationale tant sur le plan politique, économique que social, se doit d’avoir des instances locales dans les divers secteurs de la vie nationale.

Et c’est là que réside le sens profond de la création des CDR qui sont les représentants du pouvoir révolutionnaire dans les villages, les quartiers des villes, les lieux de travail.

Les CDR constituent l’organisation authentique du peuple dans l’exercice du pouvoir révolutionnaire. C’est l’instrument que le peuple s’est forgé pour se rendre véritablement souverain de son destin et étendre de ce fait son contrôle dans tous les domaines de la société. Les armes du peuple, le pouvoir du peuple, les richesses du peuple, ce sera le peuple qui les gérera et les CDR sont là pour cela.

Quant à leurs rôles, ils sont immenses et diversifiés. Leur mission première est l’organisation du peuple voltaïque tout entier en vue de l’engager dans le combat révolutionnaire.

Le peuple ainsi organisé dans les CDR acquiert non seulement le droit de regard sur les problèmes de son devenir, mais aussi participe à la prise de décision sur son devenir et à son exécution.

La révolution comme théorie juste pour détruire l’ordre ancien et, en lieu et place, édifier une société d’un type nouveau ne saurait être menée que par ceux qui y ont intérêt

Les CDR sont alors les détachements d’assaut qui s’attaqueront à tous les foyers de résistance.

Ce sont les bâtisseurs de la Haute-Volta révolutionnaire. Ce sont les levains qui devront porter la révolution dans toutes les provinces, tous nos villages, tous les services publics et privés, tous les foyers, tous les milieux.

Pour ce faire, les militants révolutionnaires au sein des CDR doivent rivaliser d’ardeur dans les tâches primordiales suivantes :

1°) L’action en direction des membres du CDR : il revient aux militants révolutionnaires le travail d’éducation politique de leurs camarades. Les CDR doivent être des écoles de formation politique. Les CDR sont les cadres adéquats où les militants discutent des décisions des instances supérieures de la révolution, du CNR et du gouvernement.

2°) L’action en direction des masses populaires vise à les entraîner à adhérer massivement aux objectifs du CNR par une propagande et une agitation intrépides et sans relâche. A la propagande et aux calomnies mensongères de la réaction, les CDR doivent savoir opposer une propagande, une explication révolutionnaires appropriées selon le principe que seule la vérité est révolutionnaire.

Les CDR se doivent d’être à l’écoute des masses afin de se rendre compte de leur état d’esprit, de leurs besoins, pour en informer à temps le CNR et faire à ce sujet des propositions concrètes. Ils sont invités à examiner les questions touchant l’amélioration des intérêts des masses populaires, en soutenant les initiatives prises par ces dernières.

Le contact direct avec les masses, populaires, par l’organisation périodique des assemblées ouvertes où sont discutées les questions qui les intéressent, est une nécessité impérieuse pour les CDR s’ils veulent aider à l’application correcte des directives du CNR. Ainsi, dans l’action de propagande, les décisions du CNR seront expliquées aux masses. Seront aussi expliquées toutes les mesures destinées à l’amélioration de leurs conditions de vie. Les CDR doivent lutter avec les masses populaires des villes et des campagnes contre leurs ennemis et l’adversité de la nature, pour la transformation de leur existence matérielle et morale


Les CDR sont l'aboutissement d'un débat entre les partisans de la "révolution de libération nationale" sur le modèle de la révolution indépendantiste algérienne et "la révolution démocratique et populaire" qui reprend entre autres l'héritage des soviets de la révolution russe, héritage consistant à auto-organiser la population pour qu'elle prenne part aux décisions politiques.

Un soldat du Conseil de l’entente est chargé de transmettre les papiers au fur et à mesure que la rédaction avance. Valère Somé en profite pour faire passer ses thèses notamment celle de « révolution démocratique et populaire » au détriment de la « révolution de libération nationale », la thèse du PAI. C’est ainsi que va se régler le débat théorique qui a tant passionné les futurs acteurs de la révolution dans leur jeunesse lorsqu’ils étaient étudiants, débat à l’origine des scissions au sein de la première organisation marxiste de Haute-Volta. Le PAI pense que la révolution doit passer par une première étape qui consiste à d’abord se libérer de la domination étrangère avant de passer à l’étape plus avancée que constitue la révolution démocratique et populaire. source
Ce DOP il faut le propager comme le font tous les vrais sankaristes pro CDR.
 A l'inverse, les faux sankaristes, Balai Citoyen et autres imposteurs pro Russes, pro Chinois petits larbins des impérialistes concurrents préfèrent partager des photos de famille de Thomas Sankara  sans jamais faire connaître son apport historique pour l'humanité que sont les CDR.

AMELIORER LE DOP

Sankara n'a pas pu aller jusqu'au bout de son projet parce que les contre révolutionnaires impérialistes alliés à la formoisie compradore locale l'en ont empêché.
Le 15 octobre 1987, il fut assassiné. Nous savons qu'ont participé à son assassinat Mitterrand,  Kadhafi, Charles Taylor. 
Le 15 octobre 1987, par son crime Blaise Compaoré a volé le pouvoir du peuple et pour cela a annulé les CDR
Mais le 4 avril 1986, Thomas Sankara avait rappelé que sans CDR, le Burkina Faso n'existait plus.
Un an et demi avant sa mort, Thomas rappelait une nouvelle fois le contenu du DOP

"Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu."
Thomas Sankara 4 avril 1986

"... beaucoup étaient venus pour fêter la disparition de ces fameux CDR.
Pourquoi les CDR ? Historiquement, vous savez que rien n'est plus faux que de dire que les CDR ont été créés au lendemain du 4 août 1983.
Les CDR ont été créés avec les premiers coups de feu qui ont été tirés ici.
Les CDR ont été créés le 4 août 1983, précisément.
[Applaudissements] Les CDR sont nés dialectiquement en même temps que la révolution au Burkina Faso.
[Applaudissement] Parce que, à l'instant même où nous avons prononcé le mot révolution dans ce pays, la nécessité de la défendre s'est fait sentir et celui qui parle de révolution sans prendre les dispositions pour protéger cette révolution commet une grave erreur et méconnaît les capacités de lutte, les capacités de destruction de la réaction.
Pour notre part, nous avons invité le peuple dans la nuit du 4 août, à se constituer partout en Comités de défense de la révolution parce que nous ne nous faisions pas d'illusion : la révolution allait être attaquée.
Elle l'a été, elle l'est et elle le sera.
Donc, les Comités de défense de la révolution l'ont été, le sont et le seront.
[Applaudissement] Rien de ce qui a été fait de positif sous la révolution n'a pu être réalisé sans les CDR.
Nous savons que nous CDR, nous ne sommes pas parfaits.
Nous le savons, mais nous continuons de rechercher dans ce monde les exemples de perfection.
Nous CDR, avons eu à exercer le pouvoir populaire.
Sur le plan politique, sur le plan économique, sur le plan militaire, sur tous les plans de la vie nationale, à tous les niveaux de la vie des Burkinabè, nous, CDR, sommes impliqués directement.
Il est donc important que nous comprenions que la marche correcte des CDR a une conséquence bénéfique et heureuse pour chacun de nous.
Se détourner des CDR, c'est se faire à soi-même du tort ; à moins que l'on ne soit en mesure de quitter le Burkina Faso.
Nous avons besoin des CDR et nous aurons toujours besoin des CDR quelle que soit la forme qu'un jour ils pourraient prendre.

"Nous ne pouvons pas accepter de mettre les CDR de côté.
Il n'y a pas deux Burkina Faso.
Il n'y a qu'un seul Burkina Faso : le Burkina Faso des CDR.
Il commence avec les CDR et finit avec les CDR.
[Applaudissements] C'est pourquoi, il faut que là où il n'y a pas encore des CDR qu'ils soient rapidement constitués.
Partout où se trouvent des Burkinabè, le premier réflexe doit être pour eux de constituer un Comité de défense de la révolution parce qu'ils sont et existent grâce à la révolution.
Et s'ils ne le font pas, ils vont à l'encontre de la révolution et il n'y a pas de raison qu'ils bénéficient des bienfaits de la révolution."


Nous devons comprendre les imperfections des CDR de Sankara pour éviter que la future révolution africaine ne soit tuée dans l'oeuf par un coup d'Etat.
C'est pourquoi, il faut ajouter au système des CDR des quotas, afin d'empêcher les manipulations de tendances politiques. En particulier les staliniens du PAI et les compradores comme Blaise Compaoré qui ne cessaient de vouloir imposer leur hégémonie alors qu'ils ne représentaient pas beaucoup de citoyens à la base.
Les quotas étaient présent dans la révolution russe, 1 pour 1000. Et le quota de 1 pour 25 est un quota qui avait déjà été utilisé dans la révolution chinoise de 1851 et dans la révolution espagnole de 1936

samedi 21 novembre 2020

Burkina Faso 22 novembre 2020 : des élections illégales organisées par le bandit Roch Marc Kaboré ! Dans ce pays fondé par Thomas Sankara seuls les CDR sont légaux et les partis politiques sont illégaux

 par Yanick Toutain 
et Julie Amadis
22 novembre 2020
 
Thomas Sankara
"nous avons invité le peuple
 dans la nuit du 4 août,
à se constituer partout
en Comités de défense de la révolution
 parce que nous ne nous faisions pas d'illusion :
la révolution allait être attaquée.
Elle l'a été, elle l'est et elle le sera.
Donc, les Comités de défense de la révolution l'ont été, le sont et le seront.
[Applaudissement] Rien de ce qui a été fait de positif sous la révolution n'a pu être réalisé sans les CDR.
Nous savons que nous CDR, nous ne sommes pas parfaits.
Nous le savons, mais nous continuons de rechercher dans ce monde les exemples de perfection.
Nous CDR, avons eu à exercer le pouvoir populaire.
Sur le plan politique, sur le plan économique, sur le plan militaire, sur tous les plans de la vie nationale, à tous les niveaux de la vie des Burkinabè, nous, CDR, sommes impliqués directement.
Il est donc important que nous comprenions que la marche correcte des CDR a une conséquence bénéfique et heureuse pour chacun de nous.
Se détourner des CDR, c'est se faire à soi-même du tort ; à moins que l'on ne soit en mesure de quitter le Burkina Faso.
Nous avons besoin des CDR et nous aurons toujours besoin des CDR quelle que soit la forme qu'un jour ils pourraient prendre.

"Nous ne pouvons pas accepter de mettre les CDR de côté.
Il n'y a pas deux Burkina Faso.
Il n'y a qu'un seul Burkina Faso : le Burkina Faso des CDR.
Il commence avec les CDR et finit avec les CDR.
[Applaudissements] C'est pourquoi, il faut que là où il n'y a pas encore des CDR qu'ils soient rapidement constitués.
Partout où se trouvent des Burkinabè, le premier réflexe doit être pour eux de constituer un Comité de défense de la révolution parce qu'ils sont et existent grâce à la révolution.
Et s'ils ne le font pas, ils vont à l'encontre de la révolution et il n'y a pas de raison qu'ils bénéficient des bienfaits de la révolution."

Basile Guissou ainsi que Rock Kaboré qui se sont d'eux-mêmes exclus de l'Organisation par leur pétition du 16 Mai 1988, ont entrepris d'engager les pourparlers avec l'O.D.P./M.T., au nom de la direction de l'U.L.C.(R) en vue de cette auto-dissolution de l'Organisation. Et pour arriver à leurs fins, c'est la question du bilan critique de notre participation au C.N.R. qu'ils mettent en avant. Paradoxalement, ils n'ont pas attendu de procéder à un tel bilan pour décider de participer au gouvernement du Front «Populaire» de Blaise Compaoré: Rock Kaboré est l'actuel ministre de l'Equipement et des Transports du gouvernement du Front «Populaire».


Burkina Faso 22 novembre 2020 :
des élections illégales organisées par le bandit Roch Marc Kaboré !
Dans ce pays fondé par Thomas Sankara
 seuls les CDR sont légaux
 et les partis politiques sont illégaux

Ce dimanche 22 novembre 2020, des bandits organisent des élections. Des élections après une campagne électorale avec des partis politiques

Or les élections ont été remplacées par les CDR le 4 août 1983 et les partis politiques sont interdits

Peuple de Haute-Volta,

Le Conseil national de la révolution appelle chaque Voltaïque, homme ou femme, jeune ou vieux à se mobiliser dans la vigilance pour lui apporter son soutien actif. Le Conseil national de la révolution invite le peuple voltaïque à constituer partout des Comités de défense de la révolution (CDR) pour participer à la grande lutte patriotique du CNR et pour empêcher les ennemis intérieurs et extérieurs de nuire à notre peuple. Il va sans dire que les partis politiques sont dissous.

Roch Marc Christian Kaboré une vie de traitre complice d'un assassin 

RMC Kaboré est un traitre. Son parcours est celui du complice d'un criminel. Un traitre démasqué depuis longtemps par Valère Somé, le bras GAUCHE de Sankara 

19 Avril 1990: Limogeage du n°2 du Front «Populaire», Clément Ouédraogo (cousin du Capitaine Gilbert Diendéré), remplacé dans ses fonctions et également à la tête de l'O.D.P./M.T. par Christian Roch Kaboré (lui-même ex-membre de l'U.L.C.(R).

Après que j'aie quitté le pays, Basile Guissou entreprendra de créer une section nationale du Parti Radical en réunissant autour de lui, Salif Diallo, le Directeur de Cabinet de Blaise Compaoré, Allassane Sawadogo, Moustapha Saar, etc. Fort de cette couverture, il se fera volontiers l'ambassadeur itinérant du Front «Populaire» auprès des Organismes d'aide internationaux. Tel est le prix de la quiétude et des va-et-vient hors du pays dont lui et ses amis (dont Alain Coéfé) jouissent.
Maintenant, Blaise Compaoré exige de ses commissionnaires la dissolution de l'U.L.C.(R) au sein de l'O.D.P./M.T. Et Basile Guissou ainsi que Rock Kaboré qui se sont d'eux-mêmes exclus de l'Organisation par leur pétition du 16 Mai 1988, ont entrepris d'engager les pourparlers avec l'O.D.P./M.T., au nom de la direction de l'U.L.C.(R) en vue de cette auto-dissolution de l'Organisation. Et pour arriver à leurs fins, c'est la question du bilan critique de notre participation au C.N.R. qu'ils mettent en avant. Paradoxalement, ils n'ont pas attendu de procéder à un tel bilan pour décider de participer au gouvernement du Front «Populaire» de Blaise Compaoré: Rock Kaboré est l'actuel ministre de l'Equipement et des Transports du gouvernement du Front «Populaire».



SEULS LES CDR SONT LEGAUX


 



JEUDI 4 DÉCEMBRE 2014

"Il n'y a pas deux Burkina Faso. Il n'y a qu'un seul Burkina Faso : le Burkina Faso des CDR. Il commence avec les CDR et finit avec les CDR" Thomas Sankara 1986

Présentation 2014
par Yanick Toutain
RevActu
 4/12/14


"Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu."
Thomas Sankara 4 avril 1986


Présentation 2014
par Yanick Toutain
RevActu
 4/12/14


"Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu."
Thomas Sankara 4 avril 1986

"... beaucoup étaient venus pour fêter la disparition de ces fameux CDR.
Pourquoi les CDR ? Historiquement, vous savez que rien n'est plus faux que de dire que les CDR ont été créés au lendemain du 4 août 1983.
Les CDR ont été créés avec les premiers coups de feu qui ont été tirés ici.
Les CDR ont été créés le 4 août 1983, précisément.
[Applaudissements] Les CDR sont nés dialectiquement en même temps que la révolution au Burkina Faso.
[Applaudissement] Parce que, à l'instant même où nous avons prononcé le mot révolution dans ce pays, la nécessité de la défendre s'est fait sentir et celui qui parle de révolution sans prendre les dispositions pour protéger cette révolution commet une grave erreur et méconnaît les capacités de lutte, les capacités de destruction de la réaction.
Pour notre part, nous avons invité le peuple dans la nuit du 4 août, à se constituer partout en Comités de défense de la révolution parce que nous ne nous faisions pas d'illusion : la révolution allait être attaquée.
Elle l'a été, elle l'est et elle le sera.
Donc, les Comités de défense de la révolution l'ont été, le sont et le seront.
[Applaudissement] Rien de ce qui a été fait de positif sous la révolution n'a pu être réalisé sans les CDR.
Nous savons que nous CDR, nous ne sommes pas parfaits.
Nous le savons, mais nous continuons de rechercher dans ce monde les exemples de perfection.
Nous CDR, avons eu à exercer le pouvoir populaire.
Sur le plan politique, sur le plan économique, sur le plan militaire, sur tous les plans de la vie nationale, à tous les niveaux de la vie des Burkinabè, nous, CDR, sommes impliqués directement.
Il est donc important que nous comprenions que la marche correcte des CDR a une conséquence bénéfique et heureuse pour chacun de nous.
Se détourner des CDR, c'est se faire à soi-même du tort ; à moins que l'on ne soit en mesure de quitter le Burkina Faso.
Nous avons besoin des CDR et nous aurons toujours besoin des CDR quelle que soit la forme qu'un jour ils pourraient prendre.

"Nous ne pouvons pas accepter de mettre les CDR de côté.
Il n'y a pas deux Burkina Faso.
Il n'y a qu'un seul Burkina Faso : le Burkina Faso des CDR.
Il commence avec les CDR et finit avec les CDR.
[Applaudissements] C'est pourquoi, il faut que là où il n'y a pas encore des CDR qu'ils soient rapidement constitués.
Partout où se trouvent des Burkinabè, le premier réflexe doit être pour eux de constituer un Comité de défense de la révolution parce qu'ils sont et existent grâce à la révolution.
Et s'ils ne le font pas, ils vont à l'encontre de la révolution et il n'y a pas de raison qu'ils bénéficient des bienfaits de la révolution."



 Les menteurs provocateurs tel l'agent saboteur anti-CDR Bruno Jaffré agissent pour nuire à la révolution africaine.

Ceux qui publient les textes de Thomas Sankara ajoutent des commentaires puants, des titres diffamants etc etc.C'est le cas ici. Bruno Jaffré et son acolyte X ont ajouté un titre de critique stupide contre les CDR "L'abus de pouvoir doit être étranger aux CDR". Ces gens-là puent du cerveau. Ils sont les agents de la gauche franceàfric française. Agents de sabotage des CDR, agents de sabotage de la révolution africaine. Il faut les démasquer. Il faut surtout faire CIRCULER les VERITABLES TEXTES.
"Les CDR ont été créés le 4 août 1983, précisément.
[Applaudissements] Les CDR sont nés dialectiquement en même temps que la révolution au Burkina Faso."

Quand on lit ceci, on comprend le TRAVAIL DES SABOTEURS DU BALAI POUR EMPECHER LES CDR DU 30 OCTOBRE 2014

GRANDIR EN REVOLUTIONNAIRES
"Nous n'avons pas le droit, en tant que révolutionnaires, de considérer que les Pionniers doivent être tenus en marge de l'action révolutionnaire et n'être intégrés à notre action qu'une fois l'âge de 18 ans atteint.
Partout où des révolutionnaires sont concernés directement par la vie de ces Pionniers, ils devront prendre leurs responsabilités : encadrer, éduquer, conscientiser ces jeunes enfants afin qu'ils grandissent en révolutionnaires, qu'ils vivent en révolutionnaires et meurent en révolutionnaires.
[Applaudissements] Ainsi donc, comment ne pas féliciter, comment ne pas admirer ces jeunes enfants : l'orchestre la Voix des pionniers de Bobo-Dioulasso, les Petits chanteurs aux poings levés de Ouagadougou, les Petits danseurs du secteur 27 de Ouagadougou et du secteur 6 de Banfora qui se sont produits tout à l'heure ! Comment ne pas être encouragés ! Nous savons, dès lors que nous les voyons se produire, se manifester, que notre culture est en de bonnes mains.
Si seulement chacun de nous, à l'âge où nous étions comme ces enfants, avait appris et la musique et la maîtrise de notre culture, aujourd'hui Mozart serait une piètre célébrité à côté de nous."

TORTUES A DOUBLE CARAPACE, HIBOUX AU REGARD GLUANT, CAMELEONS EQUILIBRISTES
Hélas, nous avons grandi avec des défauts."
"Et puis, il me faut quand même dire à nos chers camarades anciens que s'il est vrai que la neige sur le toit n'implique pas qu'il ne fait pas chaud à l'intérieur, il faut comprendre qu'à l'intérieur même des anciens se trouvent des tortues à double carapace.
[Applaudissements] Il se trouve à l'intérieur des anciens des hiboux au regard gluant [Applaudissements], c'est-à- dire un certain nombre de caméléons équilibristes qui pensent et estiment que, comme au jeu de dames, la révolution vient de faire une ouverture très dangereuse dont ils vont profiter pour s'installer afin de retrouver leur sport favori : les intrigues, les complots, les règlements de comptes, les dénigrements, les calculs et que sais-je encore ! Il appartient d'abord prioritairement aux anciens de démasquer et de combattre ces mauvais anciens."

MOBILISER LES FEMMES DU MONDE ENTIER
nous faisons confiance à l'UFB pour que toutes les femmes, toutes nos femmes, toute femme et toutes les femmes du monde entier soient mobilisées.
La tâche est donc dure.
TPR TRIBUNAUX POPULAIRES DE LA REVOLUTION
 Le dernier Tribunal populaire de la révolution (TPR), le quinzième du genre, a été, lui aussi une consécration internationale de cette juridiction révolutionnaire.
[Applaudissements] Nous avons jugé et condamné des malfrats internationaux ! [Applaudissements] Nous avons osé faire ce que beaucoup n'ont pas osé faire.
Nous avons donc installé glorieusement les TPR parmi les formes de juridictions dont les peuples ont réellement besoin.




PLUS DE 1310 DELEGUES des CDR de tout le Faso se sont réunis  du 31 mars au 4 avril.
La source du texte suivant est une brochure publiée par le Secrétariat national des DR.

 DISCOURS DE CLÔTURE DE LA PREMIERE CONFERENCE NATIONALE DES CDR 4 Avril 1986





Après le spectacle auquel nous venons d'assister, après ce que nous avons entendu, ma tâche est facilitée.
Elle est facilitée parce que je n'aurai que très peu de choses à vous dire.
Chers camarades, Chers amis invités : Nous voilà au terme d'un dur labeur.
Nous voilà au terme d'une épreuve particulière.
La première du genre, durant laquelle les Comités de défense de la révolution (CDR) ont volontairement, consciemment accepté de se remettre en cause.
Pendant des jours et des nuits, ils ont siégé sans désemparer dans un esprit de critique et d'auto-critique, pour examiner leur action depuis plus de deux ans et demi de révolution au Burkina Faso.
Le principe en luimême est une victoire.
Victoire en ce sens que seules les révolutions acceptent de se remettre en cause, seules les révolutions acceptent de faire le point critique de leur combat ; à la différence de la réaction qui passe le temps à se faire des louanges et des éloges pour aboutir à un échec fatal.
[Applaudissements] Camarades, je voudrais tout d'abord demander à toutes les délégations étrangères qui n'ont pas pu être représentées ici, de bien vouloir comprendre et excuser cette démarche : si nous avons estimé que cette première Conférence nationale des CDR devait se dérouler pratiquement à huis clos, à savoir entre Burkinabè exclusivement, cela ne veut pas dire que nous méconnaissions l'internationalisme qui nous lie aux autres luttes.
Je suis persuadé que nous bénéficierons de leur indulgence, de leur compréhension.
En effet, partout dans le monde, des messages avaient été préparés pour nous être envoyés.
On voulait nous envoyer également des délégations.
Nous demandons à tous les pays amis, à toutes les révolutions soeurs qui, dans la compréhension, ont bien voulu retenir l'envoi de leurs délégations, nous leur demandons de transmettre à leurs militants le salut internationaliste des Comités de défense de la révolution du Burkina Faso.
[Applaudissements].
Je voudrais remercier les Pionniers qui se sont présentés, et qui ont animé de bout en bout cette Première conférence nationale.
Les Pionniers constituent pour nous l'espoir, l'espoir de demain.
Ils symbolisent et représentent l'avenir dans le présent.
Mais en même temps, ils indiquent à chacun de nous notre tâche quotidienne, à savoir que leur devenir, leur évolution, dépendent étroitement de notre prise de conscience, de la façon avec laquelle nous assumerons nos responsabilités face à ces jeunes révolutionnaires.
Nous n'avons pas le droit, en tant que révolutionnaires, de considérer que les Pionniers doivent être tenus en marge de l'action révolutionnaire et n'être intégrés à notre action qu'une fois l'âge de 18 ans atteint.
Partout où des révolutionnaires sont concernés directement par la vie de ces Pionniers, ils devront prendre leurs responsabilités : encadrer, éduquer, conscientiser ces jeunes enfants afin qu'ils grandissent en révolutionnaires, qu'ils vivent en révolutionnaires et meurent en révolutionnaires.
[Applaudissements] Ainsi donc, comment ne pas féliciter, comment ne pas admirer ces jeunes enfants : l'orchestre la Voix des pionniers de Bobo-Dioulasso, les Petits chanteurs aux poings levés de Ouagadougou, les Petits danseurs du secteur 27 de Ouagadougou et du secteur 6 de Banfora qui se sont produits tout à l'heure ! Comment ne pas être encouragés ! Nous savons, dès lors que nous les voyons se produire, se manifester, que notre culture est en de bonnes mains.
Si seulement chacun de nous, à l'âge où nous étions comme ces enfants, avait appris et la musique et la maîtrise de notre culture, aujourd'hui Mozart serait une piètre célébrité à côté de nous.
Hélas, nous avons grandi avec des défauts.
[Applaudissements] Je remercie également l'Union nationale des anciens du Burkina (UNAB) pour sa participation à cette première Conférence nationale des CDR du Burkina Faso.
[Applaudissements] L'Union nationale des anciens du Burkina Faso nous apporte une contribution importante.
Elle est très importante parce que, tactiquement, nous savons que si nous, nous ne mobilisons pas les anciens, nos ennemis les mobiliseront contre nous.
[Applaudissements] Tous les réactionnaires, tous les contre-révolutionnaires nous invitent à laisser les anciens de côté afin qu'ils puissent les mobiliser contre nous.
[Vifs applaudissements] Eh bien ! Camarades, ne faisons point le jeu de la réaction et de la contre-révolution.
Ne faisons point le jeu du populisme et au contraire, disons-nous qu'il ne doit pas y avoir au Burkina Faso un être humain quel que soit son âge qui n'ait été mobilisé.
Nous en avons besoin.
Et puis, il me faut quand même dire à nos chers camarades anciens que s'il est vrai que la neige sur le toit n'implique pas qu'il ne fait pas chaud à l'intérieur, il faut comprendre qu'à l'intérieur même des anciens se trouvent des tortues à double carapace.
[Applaudissements] Il se trouve à l'intérieur des anciens des hiboux au regard gluant [Applaudissements], c'est-à- dire un certain nombre de caméléons équilibristes qui pensent et estiment que, comme au jeu de dames, la révolution vient de faire une ouverture très dangereuse dont ils vont profiter pour s'installer afin de retrouver leur sport favori : les intrigues, les complots, les règlements de comptes, les dénigrements, les calculs et que sais-je encore ! Il appartient d'abord prioritairement aux anciens de démasquer et de combattre ces mauvais anciens.
[Applaudissements] Si après avoir croisé le fer contre ces mauvais anciens qui, généralement, sont tenaces parce qu'ils ont le cuir dur, [Rires] les bons anciens n'ont pas réussi, qu'ils fassent appel aux CDR.
Qu'ils nous accordent la permission : nous saurons ce qu'il faudra faire.
N'est-ce pas, camarades, n'est-ce pas ? [Cris de « Oui 1', applaudissements] Soyons donc vigilants.
Nous remercions également l'Union des femmes du Burkina (UFB) [Applaudissements] dont le silence à l'ouverture de la Première, conférence nationale des CDR a été particulièrement « bruyante» et remarquée.
[Applaudissements] Organisation de masses, tard venue par rapport à d'autres, elle n'est pas pour autant en marge de notre marche victorieuse et nous faisons confiance à l'UFB pour que toutes les femmes, toutes nos femmes, toute femme et toutes les femmes du monde entier soient mobilisées.
La tâche est donc dure.
Je félicite le Secrétariat général national des CDR pour l'important travail d'organisation qui vient d'être accompli.
[Applaudissements] Je le félicite d'autant plus qu'il n'était pas certain que nous puissions organiser de façon aussi minutieuse et dans des délais aussi courts une réunion aussi importante.
Notre quotidien, le Sidwaya, a même, dans un écart d'impertinence, osé dire du mal du Secrétariat général national des CDR.
Le Secrétariat général des CDR répondra en temps opportun à cet intrus de Sidwaya.
[Applaudissements] Eh bien ! Je félicite tous les organisateurs, tous ceux qui sont venus de toutes les provinces pour cette grande manifestation parce qu'encore une fois nous venons d'inscrire une victoire à notre actif.
Souvenez-vous, après la célébration du premier anniversaire de la Révolution démocratique et populaire le 4 août 1984, la réaction, la contre-révolution, chantant en choeur, avaient dit que nous avions dépensé des milliards et des milliards pour organiser cette fête ; tellement la Tete avait été grandiose et belle.
Affolés, ces messieurs ne pouvaient pas imaginer que la capacité des révolutionnaires était de nature à pallier et même à dépasser le manque de moyens ! Depuis, ils ne parlent plus de milliards dépensés.
Au contraire ; lorsqu'ils entendent que nous organisons une manifestation, ils sont pris de panique et tentent du mieux qu'ils peuvent de la saboter.
La dernière Conférence au sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEAO) a été un succès éclatant pour la Révolution démocratique et populaire.
[Applaudissements nourris] Elle a été un succès, non pas parce qu'on nous a apporté beaucoup de moyens, mais parce que les révolutionnaires se surpassent lorsqu'on les attaque.
Et nous avons été attaqués, vous le savez très bien ! [Applaudissements] Nous avons forcé l'admiration même de ceux qui ne voulaient pas venir.
Mais ils sont venus malgré eux, ici même à Ouagadougou.
[Applaudissements] Le dernier Tribunal populaire de la révolution (TPR), le quinzième du genre, a été, lui aussi une consécration internationale de cette juridiction révolutionnaire.
[Applaudissements] Nous avons jugé et condamné des malfrats internationaux ! [Applaudissements] Nous avons osé faire ce que beaucoup n'ont pas osé faire.
Nous avons donc installé glorieusement les TPR parmi les formes de juridictions dont les peuples ont réellement besoin.
Nous sommes heureux de constater que notre exemple suscite çà et là des tentatives d'imitation.
[Applaudissements] Ailleurs, on veut également juger et condamner et nous savons que partout on pourra juger, partout on pourra condamner.
Mais la différence se situera toujours entre la vérité, toute la vérité que l'on osera dire et la demi-vérité que l'on sera obligé de proclamer parce que ....on est peut-être soi-même impliqué ou, en tout cas, on anime un régime réactionnaire, corrompu.
[Applaudissements] Avez-vous déjà vu un chat demander un certificat de bonne moralité pour son fils ? [Rires, applaudissement] Lui-même, il est voleur.
Mais, enfin, on sait que même les chats essaient de prendre des mines de personnes sérieuses.
Nous mettons en garde les imitateurs.
Ils nous suivent, ils nous imitent, mais il reste un secret, un seul secret : celui qui nous permet de franchir les grands obstacles et que eux ne détiennent pas et qui précipitera leur chute.
[Applaudissements] Camarades, lorsque cette Conférence nationale des CDR a été convoquée, beaucoup de choses ont été dites ici et ailleurs.
L'on a dit que ce serait l'occasion de tout dire.
Par «tout dire», certains entendaient également par là que ce serait l'occasion pour eux de régler certains comptes avec certaines personnes.
D'autres disaient aussi que cette Conférence nationale des CDR allait être une simple mascarade pour faire semblant de donner la parole au peuple mais, en réalité, pour empêcher que la vérité ne transparaisse.
Pendant et même à l'heure où je vous parle, des participants à cette Conférence estiment que c'est plus qu'une mascarade puisqu'on ne leur a pas donné la parole ! Il y avait plus de 1 310 délégués et rien qu'en donnant 10 minutes à chaque délégué faites le calcul, les matheux ça aurait fait plus de 10 jours d'affilée à écouter rien que les interventions.
Manifestement cela aurait été impossible ! On a dû donc procéder par synthèses.
Mais je dois reconnaître que la synthèse des synthèses a parfois dénaturé certaines pensées.
Certains propos, certains points de vue ne s'expriment plus entièrement et convenablement dans ce qui est présenté en dernière analyse, en dernière mouture.
Ce sont, hélas là, les règles normales d'un travail qui veut s'adresser au plus grand nombre et non pas simplement se limiter à une minorité.
Mais, c'est pourquoi, d'ores et déjà, j'invite le Secrétariat général national des CDR à prendre toutes les dispositions afin que, périodiquement, par exemple par trimestre, des sessions se tiennent à travers le pays entre le Secrétariat général national des CDR et les principaux représentants des CDR.
Ce qui permettra d'entendre davantage ce que pense chacun et faire en sorte que, lorsque nous serons obligés de synthétiser des pensées, nous ne soyons pas amenés à les déformer malgré nous.
[Applaudissements] Mais, l'on a pensé que cette première Conférence nationale des CDR avait été convoquée pour définitivement enterrer les CDR.
C'est vrai, il y en a qui sont venus ici pour présenter leurs condoléances au Secrétariat général national des CDR.
Condoléances qui, comme dans bien des cas, ne seront que des formes d'hypocrisie parce qu'en réalité, beaucoup étaient venus pour fêter la disparition de ces fameux CDR.
Pourquoi les CDR ? Historiquement, vous savez que rien n'est plus faux que de dire que les CDR ont été créés au lendemain du 4 août 1983.
Les CDR ont été créés avec les premiers coups de feu qui ont été tirés ici.
Les CDR ont été créés le 4 août 1983, précisément.
[Applaudissements] Les CDR sont nés dialectiquement en même temps que la révolution au Burkina Faso.
[Applaudissement] Parce que, à l'instant même où nous avons prononcé le mot révolution dans ce pays, la nécessité de la défendre s'est fait sentir et celui qui parle de révolution sans prendre les dispositions pour protéger cette révolution commet une grave erreur et méconnaît les capacités de lutte, les capacités de destruction de la réaction.
Pour notre part, nous avons invité le peuple dans la nuit du 4 août, à se constituer partout en Comités de défense de la révolution parce que nous ne nous faisions pas d'illusion : la révolution allait être attaquée.
Elle l'a été, elle l'est et elle le sera.
Donc, les Comités de défense de la révolution l'ont été, le sont et le seront.
[Applaudissement] Rien de ce qui a été fait de positif sous la révolution n'a pu être réalisé sans les CDR.
Nous savons que nous CDR, nous ne sommes pas parfaits.
Nous le savons, mais nous continuons de rechercher dans ce monde les exemples de perfection.
Nous CDR, avons eu à exercer le pouvoir populaire.
Sur le plan politique, sur le plan économique, sur le plan militaire, sur tous les plans de la vie nationale, à tous les niveaux de la vie des Burkinabè, nous, CDR, sommes impliqués directement.
Il est donc important que nous comprenions que la marche correcte des CDR a une conséquence bénéfique et heureuse pour chacun de nous.
Se détourner des CDR, c'est se faire à soi-même du tort ; à moins que l'on ne soit en mesure de quitter le Burkina Faso.
Nous avons besoin des CDR et nous aurons toujours besoin des CDR quelle que soit la forme qu'un jour ils pourraient prendre.
Nous constatons qu'au Burkina Faso, lorsque certains étrangers arrivent, ils considèrent ce pays comme divisé en deux : il y a le Burkina Faso normal avec un drapeau, un hymne, des bureaux, une administration, des structures de fonctionnement, c'est-à-dire le Burkina Faso qui connaît les bonnes règles, qui porte les gants blancs, les belles cravates et que sais je encore ! Et puis, il y ale Burkina Faso des CDR.
Ces CDR-là ! [Applaudissements] Et ils nous disent : comme votre pays est magnifique ! Et quel travail colossal vous avez accompli ! Malheureusement, il y a vos CDR-là ! [Applaudissements] Mais que voulez-vous que nous fassions de nos CDR ? Que nous les menions dans des bouteilles ? Ils sont tellement nombreux que si nous les mettons dans des bouteilles, ils seront dans tous les bars ! [Applaudissements] Même des nationaux, des Burkinabè nous disent : «Ah ! Camarade président, nous sommes, en tout cas, très contents.
Ce qui a été fait est magnifique, mais est-ce que vous ne pourriez pas voir du côté des CDR ; [Rires] parce que ces enfants-là....!»
J'écoute avec beaucoup d'intérêt leurs propos, leurs conseils et avec le respect dû à la barbe blanche qui parle en ces termes, avant de leur demander : en fait, entre ces CDR et moi-même, quelle est la différence d'âge ? [Applaudissements] Non ! 

Nous ne pouvons pas accepter de mettre les CDR de côté.
Il n'y a pas deux Burkina Faso.
Il n'y a qu'un seul Burkina Faso : le Burkina Faso des CDR.
Il commence avec les CDR et finit avec les CDR.
[Applaudissements] C'est pourquoi, il faut que là où il n'y a pas encore des CDR qu'ils soient rapidement constitués.
Partout où se trouvent des Burkinabè, le premier réflexe doit être pour eux de constituer un Comité de défense de la révolution parce qu'ils sont et existent grâce à la révolution.
Et s'ils ne le font pas, ils vont à l'encontre de la révolution et il n'y a pas de raison qu'ils bénéficient des bienfaits de la révolution.
A ce sujet, il importe que je dise que nous avons rencontré quelques difficultés dans les Organisations internationales.
Les Organisations internationales, prétendant ne pas faire de la politique, refusent, s'opposent à ce que les CDR se constituent en leur sein.
Eh bien, nous disons que les Burkinabè qui travaillent dans les Organisations internationales, doivent demeurer liés à la révolution par le biais des CDR.
[Applaudissements] Donc il faut des CDR partout.
[Applaudissements] Bref ! Je ne citerai aucun organisme international, mais chacun s'y reconnaîtra.
Lorsque nous avons jugé les voleurs de la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest, ces bandits, ces truands, ces jongleurs, s'il y avait eu un seul Burkinabé de la CEAO impliqué, pensez-vous que les Comités de défense de la révolution auraient adressé une motion de félicitations à ce voleur-là ? Eh bien ! le CDR qui inspire les TPR est une garantie pour la CEAO, par exemple contre les voleurs ! C'est parce que nous avons les CDR que nous osons poursuivre les méchants, les voleurs.
Ça fait longtemps qu'ils palpent les milliards.
[Applaudissements] Alors, que ce soit dit une fois pour toutes : toute organisation internationale qui nous acceptera, devra également accepter nos CDR.
Bien entendu, nous respecterons les règles, les statuts de fonctionnement de ces organisations internationales.
Nous ne nous organiserons en leur sein que dans les limites du possible.
Il ne s'agira pas d'aller demander au Secrétaire général de l'ONU l'autorisation de tenir une assemblée générale CDR dans la maison de verre à New York ; ce qui ne serait pas très grave, du reste ! Cette Première conférence nationale des CDR doit contribuer à une plus grande cohésion, à une plus grande unanimité, à une plus grande unité organique au sein des CDR.
Cela est très important.
Premier militant CDR que je suis, je n'échappe pas à l'obligation de critiquer fondamentalement, totalement nos CDR ; mais également, je n'hésite pas à leur apporter tout le soutien, tout le renforcement dont ils ont besoin pour continuer à aller de l'avant.
[Applaudissements nourris] C'est pourquoi nous devons avoir le courage de nous regarder en face.
Il y a de mauvais militants CDR parmi nous ! Qu'on ne se le cache pas.
Vous savez très bien qu'au début de la révolution, très peu de gens voulaient venir dans les CDR.
Mais dès lors que l'on s'est aperçu que les CDR permettaient de résoudre un certain nombre de problèmes, les vieux magouilleurs ont repris leurs vieux chemins pour se faire élire dans les CDR.
[Applaudissements] On les voit, lorsqu'il s'agit de la bataille du rail2, tourner avec leur voiture ; ils se renseignent : « Est-ce que la télévision va venir ?» [Rires, applaudissements] Dès qu'ils sont sûrs que la télévision va venir glacières et bières fraîches dans la voiture ils vont là-bas et attendent.
Ils tournent passent et repassent devant le cameraman qui ne semble pas comprendre.
[Rires] Ils finissent par faire des signes au cameraman et à la foule : « Ah ! les gars, ça travaille....ça fait... depuis des heures que nous sommes là ! Ah oui...».
Comme tous les journalistes finissent par leur demander : «Vos impressions ?» Ah ! C'est l'occasion attendue.
[Applaudissements] « Oui ! très impressionné, mes impressions sont très bonnes, en tout cas, nous sommes debout comme un seul homme !».
Les vieux refrains, vous les connaissez ! On a chanté la même chose à la Place de la révolution précédemment Place du 3 janvier : « Debout comme un seul homme » pendant que certains allaient à gauche, d'autres allaient à droite.
[Applaudissements] Eh oui ! Ces calculateurs ont compris de quel côté souffle le vent, le vent du pouvoir et ils sont là-bas dans les CDR.
On les voit également faisant tout pour se faire élire, pour être responsables.
Je veux dire quelque chose qui risque d'être une arme à double tranchant.
Mais je vais le dire quand même parce que c'est la vérité.
Au niveau de la Caisse de solidarité révolutionnaire nous voyons souvent ceci : « Le camarade un tel fait don d'un dixième de son salaire pendant trois mois et demande l'anonymat ».
Eh bien ! Vous savez comment se manifeste cet anonymat ? Le bon camarade, le vaillant militant, ce grand militant, va d'abord voir son ministre de tutelle et lui dit : « Camarade ministre, je fais don d'une partie de mon salaire, mais je demande l'anonymat parce que, moi, j'aime être discret ».
[Applaudissements] Il va au Secrétariat général national des CDR et il répète : « Je donne, mais je veux l'anonymat ; Je veux être discret ».
Il va dans son secteur, il dit la même chose.
Il écrit au Camarade président une longue lettre pour montrer que depuis la nuit historique du 4 août, lui, [Rires] tout son carnet de chèques tremble rien que pour la révolution, mais il demande l'anonymat : il signe, il met son nom, son prénom, son secteur, sa date de naissance, le nom de sa femme et de ses enfants.
[Rires] Il écrit à la Camarade ministre de l'essor familial, il demande l'anonymat.
Et maintenant il attend.
Un Conseil de ministres annonce que ce camarade a cédé un dixième de son salaire pendant trois mois et a demandé l'anonymat.
Pendant ce temps, toute la ville et, en particulier, « ses électeurs » savent qui est cet anonyme généreux.
Tout cela, ce sont des méthodes utilisées pour se faire élire.
Bien entendu, que personne ne dise qu'à partir de maintenant ce n'est plus la peine d'envoyer quelque chose à la Caisse de solidarité.
Il faut continuer à alimenter cette caisse ainsi que les autres caisses qui ont besoin de beaucoup d'argent pour aider tous ceux qui critiquent les caisses et qui en profitent cependant.
[Applaudissements] Le pouvoir politique est utilisé à ce niveau pour les calculs : il y a de mauvais éléments, il faut les extraire.
Ces néo~féodaux qui sont dans nos rangs doivent être extirpés, combattus et battus.
Ils s'installent dans les secteurs, dans les villages, dans les provinces en véritables potentats.
Ils sont également très dangereux : dans leur façon de faire ils sont anarchistes ; régnant et sévissant à la manière des seigneurs de guerre, ils sont fascistes.
Ce sont en dernière analyse des anarcho-fascistes.
C'est une nouvelle race à laquelle nous avons à faire.
[Applaudissements très nourris] C'est à ce niveau également que les CDR, en particulier dans les services', deviennent de véritables terreurs pour les directeurs.
Il y a, à l'heure actuelle, des directeurs de service qui ne peuvent même plus signer un bordereau d'envoi tellement ils ont peur de leur CDR.
[Applaudissements] Il y a des directeurs de service qui, avant de décider de la peinture qu'il faut mettre sur leur voiture, convoquent une assemblée générale ; parce que, Camarades, le peuple décidera.
Ils ont peur, ils ont peur parce qu'ils ont été terrorisés.
Effectivement, ils ont été maltraités, on a menacé de les suspendre, de les licencier, de les dégager et il faut reconnaître qu'il y a eu à ce niveau des règlements de comptes que nous sommes obligés de réparer aujourd'hui.
[Applaudissements] Ou bien, parfois, il y a le cas de ces directeurs qui occupent des postes par la magouille.
Ils font du porte-à-porte nuitamment pour être directeurs ; par conséquent, ils sont à la merci de ceux-là qui les ont nommés.
Nous avons vu, au niveau politique, des CDR lâches, qui n'osent pas prendre leurs responsabilités.
Exemple, les suspensions : « Le camarade, un tel tel est suspendu pour telle ou telle faute...grave».
Ce camarade est dans la rue, se plaint, vocifère et menace.
Ceux-là mêmes qui ont proposé sa suspension viennent dire : « Ah ! tu sais, nous-mêmes, nous n'étions pas au courant».
[Applaudissements] Cette lâcheté, il faut la combattre.
Des CDR, lorsqu'ils sont menacés, courent au Secrétariat général national des CDR pour dire : « Nous sommes attaqués par un groupe de fascistes, par des populistes, par des contrerévolutionnaires, par des réactionnaires ».
Non ! Il leur appartient de faire face à leurs ennemis là où ils sont.
[Applaudissements] Poursuivons ! Nous sommes obligés de résoudre à Ouagadougou des problèmes qui opposent nos CDR à des contre-révolutionnaires à des milliers de kilomètres d'ici.
Il s'agit là d'une mauvaise compréhension du rôle du Secrétariat général national des CDR.
Certains n'hésitent pas à traverser la Méditerranée, la mer Caspienne, le Sahara même pour venir jusqu'à Ouagadougou, poser leurs problèmes.
Non ! C'est là-bas, au Trocadéro ou dans le 19ème [arrondissement de Paris], que vous devez vous battre et triompher.
Ce n'est pas ici ! Le combat au secteur 26 n'est pas le combat des camarades qui seraient à Leningrad ou à Bouaké [Côte d'Ivoire].
Sur le plan militaire, les CDR ont été très souvent truffés de gens incompétents.
La compétence ne se résume pas à prendre les armes et à bien les manier parce que s'il n'était que question de dextérité, d'adresse avec les fusils, il suffirait d'aller à la maison d'arrêt de Ouagadougou, on trouverait là-bas des gens très adroits.
S'il n'était que question de savoirfaire, d'intelligence, il ne resterait plus qu'à demander à Moussa Ngom d'être le délégué aux affaires économiques des CDR parce que Moussa Ngom, comme vous le savez, est très fort ; son patron [Mohamed] Diawara pourrait être secrétaire général national des CDR ; [Moussa] Diakité, lui s'occuperait des questions sociales.
[Applaudissements très nourris] Bien ! Nous avons eu beaucoup d'accidents.
Ces accidents ne sont pas le fait de l'insuffisance de la formation car, je tiens à le préciser tout de suite, nous n'avons pas eu plus d'accidents avec les armes chez les CDR qu'il y en a eu chez les troupes régulières ici au Burkina et à l'étranger.
Chaque année, dans toutes les armées du monde, il y a des accidents qui se produisent.
On n'en parle pas.
Il y a des gens qui meurent : des parachutistes, des pilotes.....
Lorsque l'avion français est tombé à Bangui, combien de morts cela a-t-il fait ? En tout cas, beaucoup.
Alors était-ce un CDR celui-là ? Voyez-vous, les accidents, il y en a partout.
Quand Challenger a explosé, des gens sont morts ! Ce sont des accidents, ça arrive, même à la NASA ! Les accidents, ça arrive partout.
Ce qu'il faut condamner plutôt, ce sont les mauvais éléments, et nous en avons dans nos rangs.
Il faut les combattre, car pour s'exhiber, ils arborent tout un arsenal d'armes comme s'ils en avaient besoin, comme s'ils étaient les adjoints de Himmler.
Non ! Ceux-là, il faut les mettre de côté.
Les accidents proviennent bien souvent d'eux : «si tu fais ça, je te rafale».
C'est ce qu'il faut condamner et c'est ce genre de personnes dorénavant que vous devez vous employer à châtier sévèrement.
Il en sera ainsi.
Celui qui n'est pas sûr de lui, qu'il dépose les armes.
Militairement, nous savons également que pendant les patrouilles, certains CDR ont fait des choses exécrables, indicibles.
Mais comme indicible n'est pas révolutionnaire, il faut tout dire.
En effet, des CDR ont profité de la patrouille pour piller.
Eh bien, nous les pourchasserons désormais comme des voleurs et nous les abattrons purement et simplement.
Que cela soit clair ! Si nous avons des armes, c'est pour défendre le peuple.
Tous ceux qui volent et pillent le peuple seront abattus.
Il y a eu même des cas de règlements de compte, il faut aussi le dire pendant la période du couvre-feu.
C'est à dénoncer.
Il y a eu des camarades qui, parce que militants CDR, responsable à la sécurité, équipés d'un gros fusil, sans être même sûrs que ça percute, se permettaient tout.
A l'heure où le couvre-feu était à 19 heures, à 19 heures moins 10, ils se pointent chez la camarade et commencent à dire à leurs rivaux, aux autres candidats : « c'est l'heure bientôt ! I1 faut partir.
Si vous ne partez pas on vous enferme ».
Et oui ! Il y en a qui ont demandé que le couvre-feu soit toujours maintenu pour qu'ils puissent régner.
Et bien, nous avons levé le couvre-feu pour que nous soyons tous à égalité dans ce domaine et ceux qui doivent échouer par leur incapacité échoueront.
Toujours sur le plan militaire nous avons vu des militants CDR mal habillés.
Bien sûr le problème de tenues se pose.
Il n'y en a pas assez, c'est vrai.
Mais le peu que vous avez, vous devez le soigner.
Ils sont mal vêtus, négligés, débraillés.
Non ! Il faut désormais que tous les responsables CDR n'hésitent pas à déshabiller séance tenante les militants qui se présenteraient en mauvaise tenue.
Ce sont des signes extérieurs d'une incapacité à s'organiser.
Nous avons vu des CDR arrêter, enfermer, puis dire : «C'est ça, c'est le règlement, c'est la justice : on va te manoeuvrer !» Non ! Chaque Burkinabè a droit à la protection des CDR et la permanence CDR ne doit pas être un lieu de tortionnaires mais au contraire une permanence où se retrouvent des responsables qui dirigent, qui organisent, qui mobilisent, qui éduquent et luttent en révolutionnaires.
Mais il peut arriver qu'on éduque dans la fermeté, alors, il faudra de la lucidité dans la fermeté.
Cependant les abus de pouvoir doivent être considérés comme étrangers à notre lutte.
Sur le plan économique et social là aussi, ils sont nombreux, très nombreux, les militants qui programment des activités de construction par exemple, mais qui sont, eux, assis à côté.
Ils font travailler les masses ! Leur propre paresse transparaît au point que les masses sont, ellesmêmes-mêmes démoralisées et démobilisées.
Nous devons combattre cela.
De même qu'il y a une gestion anarchique, frauduleuse, gabegique et concussionnaire des fonds qui sont confiés aux CDR, bien souvent ; c'est pourquoi il est juste que soient créées des structures de contrôle des caisses.
Il faut désormais que l'on sache ce que contient la caisse, ce que l'on a fait de la caisse.
Et ce n'est pas assez : beaucoup de personnes se sont enrichies sur le dos des militants en se proclamant militants CDR eux-mêmes.
C'est une nouvelle catégorie de voleurs.
Ne pensez donc pas qu'au Conseil national de la révolution l'on n'a pas conscience de ces nombreuses tares, des nombreux défauts qui minent encore nos CDR.
Nous en sommes conscients, nous sommes résolument engagés à combattre toutes ces pratiques négatives, néfastes à la révolution.
C'est d'ailleurs l'une des motivations de cette Conférence.
Le militant CDR doit toujours et partout donner le bon exemple.
C'est pourquoi en saluant les petitsenfants qui se sont produits tout à l'heure, nous saluons également leurs encadreurs qui ont assuré leur production.
Mais en même temps, nous indiquons que parmi les provinces il y en a qui sont à la traîne.
Il y a des Hauts-Commissaires commandants de cercle, des gouverneurs de régions, certains se croient encore à l'époque de la colonne Voulet-Chanoine', d'autres se croient à l'époque des collectivités rurales.
Tout cela est négatif.
Nous devons les dénoncer et les combattre.
En tant que Hauts-Commissaires, nous devons animer nos provinces sur tous les plans ; nous devons donc être énergiques et pleins d'initiatives et soutenir le nouveau et organiser sa mise en valeur.
Si nos trente provinces présentaient trente spectacles comme ceux-là, ce serait bien ! Nous serions bien et très loin.
Mais ce n'est pas encore le cas.
Au niveau des services, les CDR fonctionnent encore très mal.
Ils fonctionnent très mal parce que, loin de rechercher la qualité du service, loin de rechercher un accroissement quantitatif et qualitatif dans la production des biens sociaux et économiques, nos travailleurs organisés dans les Comités de défense de la révolution sont plutôt occupés à courir derrière les honneurs, à courir derrière les titres et le pouvoir.
Cette boulimie du pouvoir doit être combattue.
[Applaudissements] C'est ainsi que la bureaucratie risque de s'installer dans nos services, dans notre administration si nous continuons de la sorte.
Parce que, pour un document donné, vingt-cinq personnes veulent signer « vu et transmis ».
«Vu et transmis»....cela n'apporte absolument rien à la qualité du document, mais chacun veut être sûr qu'il a mis son petit quelque chose.
[Applaudissements] Cela nous bloque parce que simplement le militant CDR responsable voudrait qu'en ville, on puisse dire : camarade ! Je vous remercie ! vraiment grâce à vous » [Rires] et quand vous ne l'avez pas remercié et que vous n'avez pas été chez lui faire des courbettes, eh bien, il retarde, il bloque votre document à souhait jusqu'à ce que vous compreniez la logique du plus fort.
Ces méthodes-là, nous n'en voulons pas, car le bureaucratisme et les bureaucrates sont les pires ennemis de notre cause et en tant que tels, nous devons les combattre sans répit avec opiniâtreté dans toutes leurs manifestations.
Nos services sont sales, mal tenus, malgré les Journées révolutionnaires, malgré les Semaines révolutionnaires, bientôt les Mois révolutionnaires, les Années révolutionnaires, et les Décennies, et les Siècles révolutionnaires nous continuerons à avoir des services mal organisés, mal tenus, tant que nous n'allons pas nous meure face à nos responsabilités en dénonçant ce qu'il faut dénoncer.
J'ai toujours cité en exemple certains services : il y en a qui sont très bien tenus, qui méritent des félicitations et chacun devra prendre exemple sur eux.
Je ne voudrais pas les citer tous.
Je ne voudrais pas faire de jaloux, je me contenterai simplement de citer la Présidence.
[Applaudissements] C'est ce qu'il faut faire ! Comment entrer dans un bureau révolutionnaire et trouver des chaises branlantes, non pas parce qu'elles n'ont pas été achetées neuves mais parce qu'elles ont été mal utilisées.
On trouve des responsables, des cadres/sales, mal vêtus, malpropres comme leurs propres documents.
[Rires] Des dactylographes paresseux, des standardistes étourdis.
[Rires] Cela n'est pas digne des CDR et nous devons nous corriger.
La qualité commence par l'acceptation de la vérité : regardons nos défauts, prenons-en conscience, et prenons l'engagement de nous améliorer.
Mieux : en tant que révolutionnaires, nous devons toujours marquer la différence.
Il y aurait beaucoup à dire contre les anciens qui disent qu'ils sont mobilisés au sein de l'UNAB, ou qu'ils sont maintenant dans la révolution mais interdisent à leurs enfants d'aller aux réunions CDR ; contre les maris qui empêchent leurs femmes d'aller à des réunions CDR.
Cela aussi doit être dénoncé.
[Applaudissements] Ou qui les terrorisent ! Maintenant, nous devons passer à une organisation beaucoup plus consciente.
Si aux premiers jours de la révolution, notre mobilisation était un enthousiasme, une euphorie, une fête, de plus en plus nous devons nous organiser beaucoup plus scientifiquement, beaucoup plus méthodiquement, nous corriger à chaque fois pour avancer ! Nous avons en exemple les échecs de certaines organisations de type CDR sous d'autres cieux les Comités révolutionnaires.
Partout où il y a eu des échecs, c'est que la réaction a tendu victorieusement des pièges contre ces autres organisations dans certains pays.
Nous devons avoir conscience de nos faiblesses.
C'est pourquoi nous devons continuellement lutter.
Nous devons lutter et nous devons avoir à l'esprit que les Comités de défense de la révolution, c'est le courage, le courage politique et surtout le courage face à nos responsabilités.
Nous ne sommes pas CDR simplement pour crier des slogans.
Nous sommes CDR pour conscientiser, pour poser des actes, pour produire.
C'est pourquoi nous devons bannir de nos manifestations les slogans creux, les slogans lassants, inutilement répétitifs et finalement irritants.
On arrive à des manifestations, on vous crie 25 fois « La patrie ou la mort, nous vaincrons ! » : ça commence à être un peu trop ! [Rires] surtout quand ce n'est même pas accompagné d'une belle explication militante.
C'est une répétition.
Non ! Les CDR-magnétophone, de côté ! [Applaudissements] On improvise des slogans pour meubler le temps.
Alors «les voleurs, à bas ! Les menteurs, à bas ! A bas !» [Rires] Ce n'est pas bon ! Nous devons marquer la différence avec les troupes d'animation folklorique.
À certains spectacles, on trouve des scènes grossièrement montées où des camarades se livrent à des danses parfois obscènes, cela également n'est pas révolutionnaire.
La révolution doit avoir sa pudeur.
[Applaudissements] Il importe que nous critiquions le manque d'organisation dans nos manifestations.
Si dans certains domaines, des victoires ont été remportées, ce n'est pas le cas dans d'autres domaines.
Non ! Certaines cérémonies sont lassantes et sans donner raison aux ambassadeurs qui sont souvent absents de nos cérémonies, je comprends néanmoins qu'ils ne veuillent pas venir ! Eh bien, il faut écarter, et c'est très important, les formes de louanges qui sont des expressions de réflexes mal étouffés en nous, mal éteints.
Par exemple, cette chanson : « Oh CNR, Thomas Sankara qu'il soit toujours le Président », ce n'est pas bons [Applaudissements] parce que quand on est Président, on est Président.
On est Président, ou on ne l'est pas.
[Applaudissements] Il faut que nous soyons clairs.
Cette chanson n'est pas bonne.
À ce rythme, dans un an, dans deux ans, eh bien nous allons nous retrouver dans certains festivals avec certaines troupes qui sont beaucoup plus entraînées à cela, et puis, peut-être, qui n'auront que ça à faire.
Les Comités de défense de la révolution, c'est la production ! Certes s'il faut des thèmes de mobilisation, s'il faut des slogans ? Oui ! Il faut des slogans ! S'il faut des images, des symboles de la révolution, pour comprendre ! Oui ? il en faut.
Nous n'hésiterons pas ! Mais nous ne devons pas mettre la forme avant le fond, et la révolution ne se mesurera pas au nombre de slogans et au nombre de ténors, de stentors dans les cris.
Ce sera à autre chose, ce sera à la production.
Il faut produire, il faut produire et c'est pourquoi, je salue le mot d'ordre de : « Deux millions de tonnes de céréales ».
Notre pays produit suffisamment de quoi nous nourrir.
Nous pouvons dépasser même notre production.
Malheureusement, par manque d'organisation, nous sommes encore obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires.
Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui inspirent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ces réflexes de mendiant, d'assisté, nous devons les mettre de côté par notre grande production ! Il faut réussir à produire plus, produire plus parce qu'il est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte également ses volontés.
A la fête de la Tabaski, à Pâques, à Noël, quand dans les familles, on abat les coqs, les dindons, les moutons, on le fait parce qu'on est sûr qu'on a nourri le coq, le dindon, le mouton.
On peut l'abattre quand on veut.
A Noël, à Pâques, à la Pentecôte ou même pendant le carême.
On est libre.
Celui qui ne vous a pas nourris ne peut rien exiger de vous.
Or, nous sommes là, à nous faire nourrir chaque jour, chaque année et nous disons : « À bas l'impérialisme !» Eh bien la reconnaissance du ventre est là.
[Rires, applaudissements] Si dans notre expression, nous, révolutionnaires, ne voulons pas être reconnaissants, ou en tout cas, si nous voulons meurt de côté toutes les formes de domination, le ventre sera là qui, lui, risque de prendre le chemin de droite, de la réaction et de la cohabitation pacifique [Applaudissements] avec tous ceux qui nous oppriment à travers les graines de céréales déversées ici.
Ne consommons que ce que nous contrôlons ! Il y en a qui demandent ; «Mais où se trouve l'impérialisme ?» Regardez dans vos assiettes quand vous mangez : les grains de riz, de maïs, de mil importés, c'est ça l'impérialisme.
N'allez pas plus loin.
[Applaudissements] Donc, camarades, nous devons nous organiser pour produire ici et nous pouvons produire plus qu'il n'en faut.
On dit que c'est la sécheresse qui a fait que notre production a baissé.
Le ministère de l'Agriculture est là, qui témoigne que même pendant la sécheresse, la production de coton n'a fait qu'augmenter.
Pourquoi cela ? Eh bien, parce que la SOFITEX paye.
Eh bien, nous allons changer de méthodes.
Oui, il faut changer de méthodes.
Mais la production, ne se limite pas seulement aux céréales.
I1 faut produire dans tous les domaines, à l'usine, dans les bureaux et j'invite chacun à la production intellectuelle.
La Conférence nationale des CDR a félicité, et elle a raison, tous ceux qui ont écrit, qui ont produit quelque chose sur le plan littéraire, artistique, et dans tous les autres domaines.
C'est ça la production, nous sommes des révolutionnaires ! J'ai lu dans un télex, dans une dépêche d'agence, que lors d'un tournoi de tennis de table, le Burkina Faso a été battu par le Nigéria, par le Libéria.
J'ai trouvé cela très bien.
Il faut que nous soyons encore battus.
Mais si nous sommes battus, c'est la faute de ceux qui ne nous ont pas organisés les années passées.
Par contre, si dans les années à venir, nous sommes battus, camarades, ce sera de notre faute.
[Applaudissements nourris] Il faut donc produire, produire et encore produire.
Sur le plan international, beaucoup de choses positives sont dites mais non écrites.
Prenons l'exemple des Tribunaux populaires de la révolution : qui peut nous citer un livre écrit par un Burkinabè sur les TPR'.
Le peu qui ait été écrit, a été écrite par des étrangers, des étudiants, des professeurs d'université, des chercheurs....
Pourtant, il y a de grands enseignements que les TPR sont en train de nous donner, que nous ferions mieux de consigner précieusement dans des livres.
Demandez à la radio-diffusion, si elle a encore l'enregistrement du 14ème TPR ? Elle vous dira que la bande, la cassette à été utilisée pour enregistrer le dernier tube de je ne sais quelle vedette.
Ce n'est pas normal.
Nous n'avons pas ce réflexe de protéger notre capital intellectuel.
Il faut produire davantage.
Et puis après tout, nous battons le record en matière de littératures clandestines.
C'est au Burkina Faso quand même qu'il y a le plus de tracts, vous le savez très bien ! Cela prouve que nous savons lire et écrire..
Mamadou et Bineta' sont devenus grands, il y a très longtemps.
Ils commencent à être vieux.
[Rires et applaudissements] Mais camarades, il est important que nous revenions en d'autres occasions sur ce qui n'est pas fait, sur ce qui doit se faire.
L'unité, l'unité dans nos rangs ! Unité-critique-auto-critique-unité.
Bannissons de nos rangs tous les louvoiements, les calculs insidieux perceptibles et imperceptibles qui se trament ; les mots d'ordre téléguidés et télécommandés.
Heureusement, la Conférence nous a permis de constater que l'unité s'est renforcée.
Ce qui prouve que des éléments sains de tous bords ont oeuvré consciemment, loyalement, afin que l'unité se consolide.
C'est une victoire.
[Applaudissements] Camarades, je vous félicite tous pour l'effort fourni, je vous félicite surtout pour les efforts que vous avez fournis avant cette conférence.
Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu.
Nous avons construit des maisons, des écoles, des dispensaires, des routes, des ponts et des barrages.
Nous avons fait de la production intellectuelle, artistique.
Bref, nous avons marqué des points.
Nous avons sur le plan économique, financier, budgétaire, réalisé des sacrifices, des efforts et chacun de nous a payé le prix qu'il fallait payer.
Je sais que les retenues salariales ne plaisent à personne.
Qui, en ce bas monde, est prêt à donner une partie de son salaire, sauf lorsque la nécessité le commande ? L'univers dans lequel nous évoluons, les forces qui nous entourent ne sont pas pour favoriser un développement indépendant comme le nôtre.
Au contraire, tous les pièges nous serons tendus pour que nous soyons obligés de nous prostituer afin d'avoir un semblant de développement.
« Compter d'abord sur nos propres forces »7 doit cesser d'être un slogan, cela doit nous habiter.
Et il faut savoir que nous avons pour principe de toujours compté sur nos propres forces.
Parfois cela est dur et nous entendons çà et là des sirènes défaitistes nous chanter les louanges de l'aide.
Assistance, non ! Coopération, oui ! Nous avons besoin de la coopération avec tous les peuples du monde entier, mais l'assistance qui développe en nous la mentalité d'assisté, nous n'en voulons vraiment pas.
[Applaudissements] C'est pourquoi nous avons fourni, et fournissons des efforts.
Ces efforts ont été combattus, dénaturés.
Il y a des gens qui ont raconté : «Oui ! Voilà avec la révolution, les salaires sont bas, le pouvoir d'achat est bas, il y a des gens qui n'ont plus que 20 francs par mois, pourquoi ? A cause du 12ème de salaire, à cause des 12 pour cent, à cause des retenues».
Quand même, camarades, c'est une insulte grossière ! Nous ne pouvons nous laisser prendre à ce piège-la.
Quand quelqu'un a 20 francs par mois parce qu'on lui a retenu un 12ème de salaire, 12 pour cent de son salaire, qu'est-ce que cela veut dire ? Ceux qui ont seulement 20 francs par mois parce que nous leur avons retenu 12 pour cent, nous allons leur restituer 100 pour cent de leur salaire.
Ils auront donc à la fin de mois 22,40 francs.
Mathématiquement c'est ça ! Qu'on ne nous dise pas que le salaire des gens a disparu du fait de l'Effort populaire d'investissement ou des autres retenues ! Les salaires ont disparu à cause de la bière, des brochettes, du luxe insultant, des habitudes de consommation.
[Applaudissements] Ceux qui roulent dans des voitures hypothéquées, ceux qui jonglent, ceux qui vont chez les marabouts pour multiplier l'argent, ce sont ceux-là i n'ont plus leur pouvoir d'achat ! Mais néanmoins, la révolution est faite pour nous et nos efforts sont là pour nous tous.
C'est pourquoi d'ores et déjà, je vous annonce que nous devons nous mobiliser pour les réunions budgétaires qui se tiendront.
Informer largement nos militants que ces réunions budgétaires seront toujours dans la même direction que ce qui a été fait jusque-là, et en particulier que ces réunions budgétaires auront pour but de souligner les efforts réalisés au profit du peuple.
C'est pourquoi, à compter du prochain budget, eh bien, il n'y aura plus d'EPI.
[Applaudissements] Je vois que vous n'êtes pas contents parce que les salaires seront rétablis.
Je le sais.
Mais je vous comprends.
N'est-ce pas camarades ? [Cris de «Oui !a] La franchise vous a manqué.
Le courage de vos opinions vous a manqué.
Eh bien ! nous rétablirons ces salaires parce que les efforts que nous avons réalisés nous permettent de le faire.
Nous voulons être francs envers notre peuple.
Ne rien lui promettre que nous ne puissions lui donner.
[Applaudissements] Il y a des pays où l’on promet des augmentations de salaires et on ne paye pas les salaires.
Nous, nous vous avons promis de retenir vos salaires ; nous les avons retenus oui ou non ? [Cris de «Oui !»] alors nous avons tenu parole ! [Applaudissements] Ce n'est pas pareil, c'est la différence.
Lorsque nous disons que nous retenons les salaires, nous les retenons, et cela peut se constater, et si parmi vous il y a un seul dont le salaire n'a pas été retenu, par erreur, qu'il se signale au ministère du Budget.
[Rires] Ces efforts, le Conseil national de la révolution entend les canaliser pour un meilleur développement de notre pays.
Cela est possible, cela est faisable grâce à notre cohésion, au coude à coude.
Mais après cette première Conférence nationale des CDR, nous devons apprendre à combattre nos ennemis, sans peur, sans pitié, sans faiblesse, sans sensiblerie inutile ! Toutes les fois que nous nous laisserons attendrir par leurs larmes, c'est nous qui perdrons.
Moussa Ngom a versé des larmes et il a fait pleurer d'autres personnes.
Mais lorsque des enfants sont morts ici, à l'hôpital, parce qu'il n'y avait pas de médicaments à 1 000 francs seulement pour les soigner, chacun a compris que 6 milliards et quelques francs, c'était 6 millions et quelque de fois qu'on aurait pu acheter des médicaments pour soigner des enfants.
Les larmes de Moussa Ngom ne peuvent pas nous attendrir [Applaudissements] et si parmi vous il y a des coeurs sensibles, inutilement sensibles, sensibles aux effets de la bourgeoisie, de la réaction, de la contre-révolution, qu'ils fassent l'effort de se lever.
Camarades, je félicite tous ceux qui sont venus de loin notamment de l'Étranger, en dehors du Burkina Faso, pour participer à cette conférence.
Je leur souhaite un bon retour dans les pays, où la recherche du savoir, en tout cas la recherche d'une capacité de produire davantage pour leur pays les aura conduits.
Je leur souhaite de transmettre à leurs camarades qui y sont, le message du Conseil national de la révolution et les résolutions de cette première Conférence nationale des CDR à laquelle eux-mêmes ont pris part.
Je souhaite bon retour à ceux qui sont venus de nos provinces lointaines ou proches.
Bon retour dans leur foyer.
Bon retour dans leur province pour transmettre le message du Conseil national de la révolution et des Comités de défense de la révolution.
Je leur souhaite ce bon retour en les exhortant à la prudence, pour que les accidents auxquels nous avons assisté ne se reproduisent plus, pour que ces accidents ne nous fassent pas perdre des militants, que ces accidents ne nous fassent pas perdre du matériel.
Il faut profiter de l'occasion pour dire que nous, Comités de défense de la révolution, nous avons mal entretenu le matériel jusque-là.
Nous avons cassé les voitures, les motopompes, les groupes électrogènes, les machines à écrire, les haut-parleurs, les micros, et même les armes.
Cela n'est pas normal.
Désormais, une meilleure gestion de notre matériel devra se faire comme forme de respect de notre peuple parce que ce matériel a été acquis par le peuple, il appartient au peuple, nous devons bien le garder et ceux qui cassent les voitures doivent savoir qu'ils cassent les voitures du peuple, qu'ils méprisent et insultent le peuple.
Je renouvelle mes félicitations au Secrétariat général national des Comités de défense de la révolution pour les efforts importants déployés.
Le Secrétariat général national des CDR qui malgré l'adversité, l'ingratitude, le dénigrement, évolue avec efficacité.
Une efficacité qui, chaque jour s'améliore.
[Applaudissements] Eh bien, notre Première conférence nationale des CDR va connaître sa fin, mais elle ouvre en même temps la porte pour d'autres conférences nationales, d'autres congrès, pour un approfondissement de notre révolution, pour une radicalisation de notre révolution.
Alors, je vous invite d'ores et déjà à réfléchir puissamment sur les combats futurs.
Je vous invite aussi à pratiquer réellement le bon militantisme, le vrai militantisme, le militantisme conscient et conséquent.
Je déclare close la première Conférence nationale des CDR du Burkina.
La patrie ou la mort, nous vaincrons ! Je vous remercie.
[Applaudissements, slogans]