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vendredi 1 octobre 2010

Quand Luc Ferry traitait Xavier Darcos de joueur de PIPEAU (par anticipation) (Un texte de Monsyte)

par Yanick Toutain


"Pour la faire baisser [la dette de la France] , il y a trois priorités auxquelles il faut s'attaquer : les 35 heures, la retraite à soixante ans et le nombre de fonctionnaires. A l'école, par exemple, on nous dit qu'il faut mettre devant les élèves tous les enseignants sans classe. C'est du pipeau ! En vérité, ils sont à peine 800 dans ce cas-là. On pourrait alors ne pas remplacer tous les profs qui partiront à la retraite dans les années qui viennent. Mais la conséquence, ce sera plus d'élèves par classe. Et cela, aucun Français ne l'accepterait. Il n'y a qu'une solution : réduire l'horaire élèves en supprimant des options et augmenter l'horaire profs ! Je souhaite bonne chance à celui qui pourra prendre une telle mesure... (Luc Ferry 3 avril 2006)

 Les scandaleuses suppression de postes du dictateur Sarkozy (il n'a plus que 26 % de défenseurs) sont l'exécution d'un plan cynique prévu de longue date. Ce texte de janvier 2008 rappelait les propos tenus par Luc Ferry en 2006.


Le personnel politique de la bourgeoisie n'est rien d 'autre qu'une bande de menteurs criminels arrogants.

Criminels ils le sont par le génocide sanitaire que tous les gouvernements de la 5° république font subir, depuis 1961, à des gouvernements prétendument indépendants : 3 millions de bébés africains meurent chaque année dans le but de préserver la discipline du camp de travail Sarkozy-Bolloré, les profits du corrupteur et les vacances luxueuses du corrompu.

Arrogants quand on voit des imbéciles incapables telle que Lagarde venir nous faire des prévisions économiques digne du journal de 6h sur RTL ou Darcos faire une démonstration de la table de trois.

Mais aussi menteurs.
Menteurs en premier lieu envers tous ceux qui, jusqu'il y a peu, profitaient tranquillement des miettes africaines versées dans leurs besaces prolétariennes – miettes volées à Michael Agbor et ses camarades payés 50 euros par mois.
Menteurs pour faire avaler le pipeautage habituel qui recouvre leur but unique : augmenter le luxe de l'oligarchie au Talon de Fer, dont ils se sont – in fine – que les misérables petits larbins.

Mais, de temps en temps, l'un de ces larbins condescendants est entraîné à dire la vérité.


DIRE LA VERITE

Il est vrai que celui-là dut subir d'autres couleuvres celle ingurgitées par ces garagistes imbéciles et autres rebuts du savoir : celui-là avait la prétention d'être philosophe !

Certes, si cette prétention ne fut, comme celle de tous les clowns diplômés – ses collègues – qu'une usurpation qui aurait donné, à Puthagoras, l'envie de lui jeter le même sort fatal que celui destiné au bavard imbécile. Ce bavard imbécile qui s'était vanté de croire que racine de deux aurait été incompatible avec les thèses de son maître.

Luc Ferry, lui, se vantait d'être un philosophe !
Farce !
Pour autant, il commit quelques remarques sur l'histoire de l'écologie dont la lecture (en rapide diagonale) ne fut pas une absolue perte de temps.

Cela ne lui fit pas, pour autant, dépasser le bord inférieur de l'ongle pédestre du découvreur de l'absurdité de infiniment petit, de l'absurdité de l'ensemble R et de la nécessité d'analyser l'univers en se contentant de l'usage des nombres entiers – les seuls logiques.

Ni, d'ailleurs comprendre qu'il ne restera de Kant, pour la postérité, que ses découvertes compatibles avec celles d'Isaac Newton. Et encore, en prenant en compte la philosophie de Newton qui fut conceptualisée et clarifiée par Lénine himself – sur les traces de Engels et de Marx.
Cette gnoséologie léniniste, à l'oeuvre dans les Principia et autres travaux de Newton, passait très largement au-dessus du ministre ex-professeur tenté par les ors de la République.

Il se vengea néanmoins des affronts qu'il dut subir des crétins que son orgueil à courte vue dû subir.

Je n'oserais, en effet, qualifier Luc Ferry de crétin, lorsqu'il faudrait pour le faire, produire un extraordinaire néologisme mélioratif à l'intention des abrutis qu'il fut contraint de cotoyer tous les mercredi : Chirac et Sarkozy les premiers.

Cela fait un moment que je recherchais, sur Internet les traces de sa petite vengeance.
Rien.
J'avais, cependant, pris à l'époque la précaution de noter ses extraordinaires propos (sur un cahier entre une étude de la déviation gravitationnelle de Newton et une autre étude sur la vitesse absolue (moyenne) , objective au sens de la gnoséologie léniniste, de la Terre, dans le mouvement zigzagant qu'elle éffectue autour du Soleil et du centre de la Galaxie-Voie Lactée.
Mais, ma mémoire me trahissant, j'avais cherché dans un cahier à couverture rigide.
Quelle erreur.
C'était le précédent cahier.

Voilà donc, recopiées, quelles furent les paroles que prononcèrent, pour une publication dans le Parisien – Aujourd'hui en France le 3 avril 2006, le ministre Luc Ferry

«
… Surtout dans le contexte très difficile qui est celui d'une dette publique qui avoisine les 2000 milliards d'euros.

- Avez vous une idée pour la réduire ? - demande le journaliste dont le site ne porte plus la mémoire, ni de lui, ni de son travail.

Réponse de Luc Ferry (sonnez trompettes !!!)

- Réduire le nombre de personnes dans les cabinets ministériels, les avions du GLAM, ce sont des âneries. Pour la faire baisser, il y a trois priorités auxquelles il faut s'attaquer : les 35 heures, la retraite à soixante ans et le nombre de fonctionnaires. A l'école, par exemple, on nous dit qu'il faut mettre devant les élèves tous les enseignants sans classe. C'est du pipeau ! En vérité, ils sont à peine 800 dans ce cas-là. On pourrait alors ne pas remplacer tous les profs qui partiront à la retraite dans les années qui viennent. Mais la conséquence, ce sera plus d'élèves par classe. Et cela, aucun Français ne l'accepterait. Il n'y a qu'une solution : réduire l'horaire élèves en supprimant des options et augmenter l'horaire profs ! Je souhaite bonne chance à celui qui pourra prendre une telle mesure...


Et voilà ! Le menteur Darcos est rhabillé pour l'hiver ! Le joli costard cousu pour lui par son prédécesseur Ferry va bien lui tenir chaud.

Il est dommage que cet hypocrite n'ait pas cru bon de clamer haut et fort : « Je vous l'avais bien dit ! Il ne s'agit pas d'intérêt pédagogique ! Il ne s'agit pas de gagner plus ! IL ne s'agit ni de l'intérêt des élèves ni de celui des profs, mais seulement de réduire le déficit budgétaire, tout en faisant le maximum de cadeaux fiscaux aux riches.
Le clown philosophe-à-deux-balles Luc Ferry aurait eu l'occasion de regagner un tout petit peu d'honneur perdu.
Tant pis pour ce … crétin ….
Finalement, bloqué dans un ascenseur.... à choisir entre lui et Sarkozy à devoir en supporter un des deux pendant trois heures.... hé bien j'hésite !
Finalement !

jeudi 8 avril 2010

La violence à l'école

Le colloque sur ce qu'ils appellent la "violence scolaire" vient de s'achever.
Les auteurs du
"RAPPORT REMIS AU MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE"
Président du groupe
Alain BAUER
Rapporteur
Christophe SOULLEZ
Alain ANTON
Jean-Marie BERNARD
Eric DEBARBIEUX
Anny FORESTIER
Elisabeth MARTIN

ont pu aligner les mots et les paroles quant à leur

"MISSION SUR LES VIOLENCES EN MILIEU SCOLAIRE, LES SANCTIONS ET LA PLACE DE LA FAMILLE"

Mais le mot "solidarité" ne se trouve écrit qu'une seule fois sur les 59 pages de leur rapport :
Pour ces gens-là, la "solidarité" n'est pas un principe de fonctionnement, mais une méthode de répression :
4 7
Les mesures proposées
I. Les principales modifications du décret n°85-924 du 30 août 1985
A. L'institutionnalisation de mesures d'utilité collective de réparation ou de compensation
Afin de développer les sanctions inclusives et de responsabiliser les élèves sur les conséquences de leurs actes, l’échelle des sanctions comporte des mesures d’utilité collective, de huit jours au plus ainsi que la possibilité de prévoir dans le règlement intérieur des mesures alternatives à une sanction consistant à faire accomplir à l’élève volontaire, en dehors du temps scolaire, des activités culturelles, de formation ou de solidarité (nouvel article 3 du décret).
L'idée de généraliser de telles pratiques parfois bien ancrées dans des établissements scolaires tout en les encadrant part du postulat que l'élève doit être maintenu, dans la mesure du possible, dans l'espace scolaire. Le principe « d'exclusion-inclusion » doit ainsi être institutionnalisé comme réponse disciplinaire médiane entre d'une part l'avertissement et le blâme et d'autre part l'exclusion, qu'elle soit temporaire ou définitive. Réparer le dommage perpétré ou compenser celui-ci par des activités scolaires ou citoyennes est autant didactique pour l'élève qu'utile pour la communauté éducative."
Quant au mot "ENTRAIDE", il n'est pas prononcé une seule fois dans les 59 pages.


La violence à l'école

par Julie Amadis
07/04/10 18:18:45

La bourgeoisie - avec pour porte parole le gouvernement - et la haute formoisie - avec pour représentants les syndicats enseignants -, ont pour thème favori la violence à l'école. Une expression en apparence moderniste et intéressante. Tout progressiste souhaite éradiquer la violence.

Mais, il s'agit pour eux de ne s'intéresser qu'à la violence des élèves. C'est un peu comme si on étudiait la violence dans les plantations au 18ème siècle et qu'on parlait de la violence des esclaves contre leur maître.

RIRE, JOUER, APPRENDRE

Apprendre, c'est la vie, c'est comme rire et jouer. Pourtant, les enfants qui aiment l'école sont minoritaires.

Ce lieu d'apprentissage est pour beaucoup d'enfants et de jeunes l'équivalent d'une prison. L'expression vient des collégiens que j'ai rencontrés lorsque j'étais assistante d'éducation.

Pourquoi les élèves ont-ils ce sentiment ?

UNE VIOLENCE OMNIPRÉSENTE DANS L'ÉCOLE

La violence subie par les élèves est omniprésente.

L'école des notes et des diplômes est violente. La concurrence entre les élèves entraîne une dureté des rapports sociaux entre les élèves et l'exclusion des plus faibles.

Pour « avoir une valeur », le diplôme est sélectif. Il suppose une hiérarchie entre les individus. Seule une partie des élèves reçoit ce papier qui permet de vivre plus confortablement. L'école organise cette hiérarchie.

L'objectif n'est donc pas que les enfants deviennent des humains altruistes, partageurs et chercheurs scientifiques. On apprend, dès le plus jeune âge, aux enfants, à travailler individuellement, sans jamais aider leur voisin. On ne cesse de leur répéter "tu travailles pour toi". Mais l'enfant ne connaît pas l'égoïsme des adultes. Pour lui, apprendre n'a d'abord de l'intérêt parce qu'il peut en partager les connaissances avec d'autres.

UNE ENSEIGNANTE PRATIQUANT
L'ENTRAIDE ENTRE ÉLÈVES

J'ai visité une trentaine de classes et je n'ai vu qu'une seule enseignante pratiquer l'entraide entre élèves. Partout, on entend, dans les classes les maîtresses mettre en garde leurs élèves : "On n'a pas le droit de parler avec son voisin" et "On fait l'exercice tout seul".

OBÉISSANCE ET RÉPÉTITION

L'obéissance et la répétition sont au cœur de la pédagogie de l'école.

Les enseignants les plus innovants (ceux que l'on a pas réussi à empêcher de rentrer dans l'institution) sont mis sur la touche. L'instituteur, inventeur du logiciel Bizouk (un logiciel pédagogique pour apprendre les maths aux enfants) qui a serré la main du ministre en 1987 en sait quelque chose. On l'a remercié de son utilité en le transformant en SDF en novembre 2000.

« L'HUMAIN MARCHE A LA CAROTTE »

Le plaisir n'a pas droit de cité à l'école. Alors que j'évoquais l'importance de susciter la curiosité et le plaisir d'apprendre chez les élèves, lors d'un entretien d'admission à l'IUFM [formation des futurs professeurs] en 2004, mon interlocuteur me rétorquait "et le goût de l'effort ?". La mauvaise note qui en résultait signait son refus d'embaucher quelqu'un qui voulait faire rimer "plaisir" avec "apprentissage". Dans cette même institution, un professeur de français* proclamait, il y a peu de temps, "l'humain marche à la carotte".
Mais, les adultes formois marchent à la carotte parce qu'ils ont perdu tout humanisme. Ils imaginent que les enfants sont comme eux. Ils délivrent pour cela images, bons points, bonnes notes.

Raoul Vaneighem résume bien la violence implicite résultant d'une pédagogie répétante. Il écrit :


"Une école où la vie s'ennuie n'enseigne que la barbarie" (Avertissement aux écoliers et lycéens, p 9, Mille et une nuits, n°69)

VIOLENCES ET HUMILIATIONS DANS LES CLASSES

Il existe aussi, beaucoup plus fréquemment que vous ne l'imaginez des violences physiques et des humiliations dans les classes.

Ce type de violence, condamnée par la morale bourgeoise, est tu des médias.

J'ai rencontré en 5 ans de travail dans les écoles, 2 cas de violence avérée.
Le premier, était le fait d'un instituteur exerçant en UPI, [classe (en collège) spécialisée pour enfants en grandes difficultés], qui s'amusait à positionner son pied entre les fesses des filles (qui avait entre 11 et 15 ans) et à humilier ses élèves. Le deuxième cas, a fait l'objet d'une dénonciation au rectorat et d'une médiatisation sur Internet**. (chronologie et cf infra)


L'inspection d'académie a été prévenue à chaque fois. Ces enseignants n'ont eu aucune sanction. Et, l'ensemble de la communauté éducative, syndicats, collègues, à chaque fois, a étouffé l'affaire. C'est comme ça que ça se passe dans l'Éducation Nationale. Ces faits divers ne sont jamais relatés. Lorsqu'un prof se fait taper, il fait la une des journaux.

UNE OMERTA DANS L'ÉDUCATION NATIONALE

On ne voit jamais de reportages sur la violence subie par les élèves tandis que les films et reportages sur "les pauvres profs en mal d'autorité" fleurissent. Mes observations de cas de violence ne sont forcément pas des exceptions. Mais l'omerta est de mise en ce domaine. Lorsque j'ai dénoncé les fessées subies par des enfants de 3 et 4 ans, mes collègues ont cessé de m'adresser la parole. J'ai vu mon contrat ne pas être renouvelé (dans les deux affaires), et j'ai reçu une lettre de menace de retenue sur salaire. L'ordre a été donné par la principale du collège aux professeurs de ne pas me laisser entrer dans les salles de cours.

SANCTION CONTRE LES ENSEIGNANTS QUI DÉNONCENT LES VIOLENCES

C'est le prix que doivent payer ceux qui veulent défendre les enfants dans les écoles. Alors, il est certain que, dans ces conditions, nombreux sont ceux qui ne « voient » jamais de maltraitance dans les écoles.

Les paroles blessantes sont monnaies courantes dans les établissements scolaires. Certains enfants sont exclus systématiquement. L'enseignant montre clairement à ces enfants qu'ils ne les aiment pas. Pour beaucoup de professeurs un enfant qui rechigne à faire un exercice rébarbatif est un « feignant ». C'est assez simple comme analyse; les élèves en « échec scolaire » sont des « feignants » ou des « débiles ».

« EN PRISON DANS LEUR COLLÈGE »

Voilà pourquoi les collégiens de Léo Lagrange disaient être en prison dans leur collège. Voilà pourquoi les enfants n'aiment pas l'école. Voilà pourquoi autant d'enfants ont de grandes difficultés scolaires.

La situation est alarmante.

Les élèves ont toutes les raisons de se révolter. Le colloque sur "les violences scolaires" de Luc Chatel est, en fait, qu'une mise en œuvre de plan de bataille contre les élèves.



=

NOTES ET COMPLEMENTS

« L'humain marche à la carotte » Le plus grave, c'est que ce propos authentique a été tenu par un professeur d'IUFM dont la motivation et les compétences pédagogiques sont supérieures à celle de la moyenne de ses collègues et …. des enseignants sur le terrain.

** Le maire de la ville avait promis de faire une enquête. Je ne fus jamais convoquée pour témoigner. L'inspecteur d'Académie du Havre avait annoncé aux syndicats que je serais convoquée. Il ne le fit jamais. J'écrivis deux lettres au Recteur de Seine-Maritime pour relater l'ensemble des faits et la chronologie. Il ne réagit en aucune façon. La principale du collège Varlin coupable d'avoir étouffé l'affaire obtint sa mutation à Rouen. L'IDEN, inspecteur de base qui avait tenté d'étouffer l'affaire, obtint une mutation promotion à Montivillers. Le Recteur de Rouen a été remplacé. Celle qui lui a succédé n'a donné aucune suite à cette affaire de violence contre deux petits enfants de maternelle.
Les deux plaignantes (celle qui se vantait de taper le petit Luciano et celle qui avait tenté d'étouffer l'affaire) avaient obtenu notre convocation au commissariat pour « plainte en diffamation ».
Elles ont « gagné » : « La brute soutient la brute » est devenu une chanson. Et Google conservera pour la postérité leur nom associé aux brutalités qu'elles commirent ou protégèrent.
Les enfants qui leur seront confié pour l'avenir auront l'occasion de savoir préventivement de quoi elles sont capables et de quelles pratiques barbares ils devront se méfier.

Quant à la « justice » de la bourgeoisie, Yanick Toutain et moi-même n'avons toujours aucune nouvelle de la 17° chambre correctionnelle où elles auront l'occasion de s'expliquer sur les coups subis par les petits Kevin et Luciano.



vendredi 13 juin 2008

Fessées contre Kevin et Luciano : Je suis l'objet d'une plainte en diffamation de Véronique Combret et Carole Hervieu


samedi 14 juin 2008

LA BRUTE SOUTIENT LA BRUTE


samedi 14 juin 2008

Bayrou, Darcos, Laboureur, Combret, Hervieu, SNES


dimanche 15 juin 2008

Violence à l'école : On laisse le personnel de l'Education nationale taper les enfants


mardi 17 juin 2008

violence contre les enfants : Nous avons discuté avec Antoine Rufenacht sur un trottoir de l'avenue René Coty.


mercredi 18 juin 2008

violences contre les enfants, lutte des classes, luttes des strates

mercredi 18 juin 2008

violence contre les enfants :Chronologie des faits


jeudi 19 juin 2008

Violence contre les enfants : C'est le témoin qui est sanctionné !

jeudi 19 juin 2008

Lettre au Recteur de l'académie de Rouen


mardi 24 juin 2008

2° lettre au Recteur de l'académie de Rouen (droit de retrait et 3° cas de violences physiques dans l'école maternelle)


jeudi 26 juin 2008

Jose Laboureur cajole par le procureur

lundi 11 janvier 2010

Mastérisation de l'enseignement : Une réforme contre les exclus, de l'huile sur le feu !


par Julie Amadis et (Yanick Toutain)
10/01/10 18:09:28


La véritable fonction de la réforme Chatel sur les nouveaux concours d'enseignement est d'évincer de l'Éducation Nationale tous les pédagogues dans l'âme, respectueux des élèves et de leur potentiel innovant.


L'exigence d'un allongement des études de 3 années (1) sélectionnera les étudiants des couches les plus favorisées (2).

Mon expérience en tant qu'assistante d'éducation (« pionne »), assistante pédagogique (sorte de « sous-profs » sans préparation) et les divers stages que j'ai pu effectuer m'ont permis d'observer environ une quarantaine de professeurs en exercice, de la maternelle à la troisième.

Il en ressort que les plus irrespectueux des élèves sont les professeurs de l'enseignement secondaire. Ce qui n'est pas étonnant si l'on regarde les critères qui leur ont permis d'être là ou ils sont. Contrairement au concours de professeur des écoles qui contient, pour presque la moitié des points, des épreuves pédagogiques (construction de séances, analyse de travaux d'élèves...), le CAPES écrit est uniquement disciplinaire; c'est-à-dire par exemple qu'un candidat au concours de maths n'aura que des épreuves de maths pures mais aucune épreuve sur la façon de transmettre les maths.

Déjà, à l'IUFM CAPES, on prépare les jeunes à devenir des bêtes à concours, futurs fonctionnaires.

Lorsque je préparais le CAPES d'Histoire Géographie à l'IUFM de Rouen, mes questions sur la transmission du savoir n'avaient pas de réponse. Ces questions n'avaient pour les profs et les élèves aucun intérêt car le concours n'en faisait pas mention. Tous se préparaient à être fonctionnaires et non des enseignants.


LES OBTUS SONT PROFESSEURS


Les plus obtus, les meilleures mémorisateurs (avec la méthode du « par-coeur ») sont devenus professeurs.
Les reçus au concours, je les ai retrouvés en collège : ils étaient profs, j'étais assistante pédagogique, ils gagnaient 1600 euros, je gagnais 534 euros par mois pour un volume horaire identique et un boulot d'enseignant (avec juste moins d 'élèves pour les assistants pédagogiques).


PROFS QUI PLEURENT, ASSISTANTS A LA RESCOUSSE


Dans la salle des profs c'était les profs qui pleuraient, pas les assistants pédagogiques. Nous étions dans l'ensemble appréciés des élèves et nous pouvions enseigner dans de bonnes conditions contrairement à nos collègues profs du même âge et issus souvent de milieux sociaux plus favorisés que nous. On nous appelait à la rescousse quand la pagaille était trop grande dans une classe.

Nous nous adaptions à toute sorte de situation, classe de SEGPA, cours de français et de maths pour une douzaines d'élèves, atelier langage en maternelle, construction de projets de toutes sortes.
Nous n'avions, officiellement, aucune formation pédagogique, un salaire de misère, aucune perspective d'avenir (un contrat d'un an renouvelable) et aucune possibilité de faire valoir nos acquis pour quelque métier que ce soit dans le domaine de l'enseignement.
Mais nous étions motivés, nous voulions absolument aider ces jeunes que nous respections profondément et nous ne comptions pas nos heures de travail.


DES PRÉCAIRES RESTANT PRÉCAIRES


Mes collègues précaires le sont restés pour la plupart alors qu'ils souhaitaient devenir enseignants titulaires.
Le combat pour la titularisation des assistants pédagogiques s'est heurté à l'indifférence des enseignants titulaires et à la sclérose formoise des syndicats enseignants.


Ce sont des jeunes élites – représentants typique de la strate des répétants - qui peuplent les établissements scolaires. Ces répétants démotivés sont souvent en décalage avec la vie des élèves.

En salle des profs, la grande majorité des enseignants analysait l'échec scolaire par une débilité congénitale chez les enfants ou – la nouvelle mode - une absence de contrôle parental.

Ils ne remarquaient même pas que lorsque l'apprentissage est un plaisir, le flicage – parentale ou scolaire - n'a pas de raison d'être.
Ils étaient incapables de comprendre ces jeunes. Hors de la présence des élèves, la salle des profs était le lieu de leurs moqueries méchantes. Surnoms donnés aux élèves, anecdotes croustillantes, sourires de connivence, etc …
L'ironie dont ils faisaient preuve à l'égard des élèves montre le degré d'irrespect qu'ils avaient pour eux.


IRRESPECT SCANDALEUX DES ADULTES ENVERS LEURS ÉLÈVES


Alors, ne nous étonnons pas après que les élèves réussissent parfois à faire pleurer un de ces profs là. La violence la plus forte est celle exercée contre des élèves qu'on catalogue – dans prononcer le mot - « débile » parce qu'en échec scolaire :


« Ils sont « cons » ou quoi !!!».

Cette expression infamante est plus que courante dans les salles de profs.


Quand on compare la motivation pédagogique des non titulaires et des profs démotivés, on parvient à une conclusion plus que curieuse.


LES MOINS PAYÉS SONT LES PLUS MOTIVÉS


Moins les gens sont payés – tels sont les assistants pédagogiques payés 534 euros il y a deux ans (550 aujourd'hui), plus ils sont motivés. La titularisation - le concours de recrutement - n'est pas un gage de réussite dans une classe.

Dans les collèges d'aujourd'hui c'est exactement le contraire !

Ce constat – paradoxal en apparence - remet en cause toutes les revendications syndicales.


LES SYNDICATS MENTENT


Payer davantage ces enseignants titulaires n'améliorera en aucune façon le sort des élèves. Laisser ces « sous-profs » payés un demi-SMIC dans leur statut honteux est pour les syndicats une infamie révèlant leur nature profonde.
Il ne faut plus augmenter les salaires des enseignants, il faut titulariser les assistants et les payer 1000 euros pour ces 18 heures de « présence élèves ». Et la révolisation ramènera à un niveau de 1000 euros humanistes le salaire de la totalité des enseignants.


CHATEL, DE L'HUILE SUR LE FEU


Le projet de Luc Chatel qui vise à recruter tous les professeurs au niveau BAC+5 - la « mastérisation » - va avoir deux conséquences.

D'une part il va aggraver ce phénomène d'élitisme dans les collèges et d'autre part il va calquer ce modèle d'enseignant dans les écoles primaires et maternelles.


DIPLÔMES ET ORIGINES SOCIALES


Les statistiques nous montrent que plus les gens sont diplômés, plus ils sont d'origine sociale élevée.
Ce phénomène - comme nous venons de le voir - crée un décalage avec les élèves.

Par ailleurs, la paye plus importante promise par le gouvernement ne peut qu'attirer des personnes non motivées par le métier en lui-même.

Un critère permettrait de trier facilement le bon grain de l'ivraie : verser un salaire de 1000 euros à tous les enseignants, le salaire unique mondial.


LA PÉDAGOGIE MISE AU PLACARD


La cerise sur le gâteau de cette réforme est l'absence de critère pédagogique dans les futurs concours.

Les IUFMs préparant le CRPE (Concours de professeur des écoles) restaient des refuges de la pédagogie. Les derniers refuges du questionnement sur « comment transmettre les choses ». Des refuges acritiques d'où Paulo Freire, Freinet et autres Neil ont été évacués depuis longtemps. Mais des lieux de débats quand même.

C'en est trop pour la bourgeoisie qui préfère pouvoir – pour le 20 heures de TF1 - semer puis utiliser la violence dans les collèges – une violence engendrée par des enseignants incapables - plutôt que de permettre à tous d'accéder au savoir. Un choix qui favorise une couverture médiatique fasciste plutôt que l'intérêt de tous les élèves.


LES VICTIMES : LES EXCLUS ENFANTS D'EXCLUS


Les principales victimes de cette réforme sont les élèves de milieux défavorisés en difficulté d'apprentissage.


Ceux que je vois depuis 5 ans exclus au fond des classes.


Ces pauvres gamins qui n'ont jamais pu expérimenter la solidarité dans une classe, se voyant sans cesse humiliés, vont encore subir des gens qui ne les comprennent pas et qui ne cherchent pas à les aider car on les a déjà catalogué comme « futur chômeur ».


Il n'y a rien d'étonnant à ce que cette « haute-moyenne » formoisie des collèges et des lycées ne bronche pas : le passage au recrutement à BAC+5 leur fait espérer une carotte salariale supplémentaire : du fric, du fric, du fric pour ces égoïstes consuméristes dont pas un seul – PAS UN SEUL – n'a jamais tenté de pratiquer ce que j'ai pratiqué depuis 5 ans de façon semi-clandestine : l'apprentissage de la solidarité entre élèves.
La réponse à la violence et à l'échec n'est ni l'augmentation des salaires, ni le recrutement au niveau master, ni toutes ces opérations de communication dont sont friands les petits soldats du sarkozysme. Elle consistera à rétablir l'humanisme à l'école. Humanisme d'enseignants ayant la vocation et travaillant pour 1000 euros par mois dans l'intérêt d'enfants solidaires. Des enfants solidaires apprenant dans l'objectif de leur construction personnelle et de leur apport humaniste.

Cet objectif sera un des buts premiers de la révolisation, un des buts premiers de sa première étape : la révolution anticapitaliste.


Julie Amadis (écriture) + Yanick Toutain (titres, rewriting)


X1 2 ans pour le master plus l'année professionnelle qui était payé dans l'ancien système.

X2 cf critique directeurs iufm + syndicats+CNESER