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jeudi 20 novembre 2025

Agents provocateurs Dossier 378. – Julie Orestovna Serova (extrait de Victor Serge Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression mars 1925)

 Agents provocateurs
Dossier 378. 
Julie Orestovna Serova
 extrait de
Victor Serge
  Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression  mars 1925
(Yanick Toutain sur Revactu)


VI. DOSSIERS D'AGENTS PROVOCATEURS

Qu'est-ce qu'un agent provocateur ? Nous avons des milliers de dossiers où nous trouverons sur la personne et les actes de ces misérables une documentation abondante. Parcourons-en quelques-uns.

Dossier 378. – Julie Orestovna Serova (dite Pravdivy – le Véridique – et Oulianova). À une question du ministre sur les états de service de ce collaborateur congédié (parce que « brûlé »), le directeur de la police répond en énumérant ses hauts faits. La lettre tient quatre grandes pages. Je la résume, mais en termes à peu près textuels :

Julie Orestovna Serova fut employée, de septembre 1907 à 1910, à la surveillance des organisations social-démocrates. Occupant des postes relativement importants dans le parti, elle put rendre de grands services, tant à Petrograd qu'en province. Toute une série d'arrestations ont été opérées d'après ses renseignements.

En septembre 1907, elle fait arrêter le député à la Douma Serge Saltykov.

Fin avril 1908, elle fait arrêter quatre militants : Rykov18, Noguine19, « Grégoire20 » et « Kamenev21 ».

Le 9 mai 1908, elle fait arrêter toute une assemblée du parti.

En automne 1908, elle fait arrêter « Innocent » Doubrovinski22, membre du comité central.

En février 1909, elle fait saisir le matériel d'une typographie clandestine et le bureau des passeports du parti.

Le 1er mars 1909, elle fait arrêter tout le comité de Pétersbourg.

Elle a, en outre, contribué à l'arrestation d'une bande d'expropriateurs (mai 1907), à la saisie de stocks de littérature et notamment du transport illégal de littérature par Vilna. En 1908, elle nous a tenus au courant de toutes les réunions du comité central et indiqué la composition des comités. En 1909, elle a participé à une conférence du parti à l'étranger, sur laquelle elle nous a informés. En 1909, elle a surveillé l'activité d'Alexis Rykov.

Ce sont de beaux états de service.

Mais Serova a fini par être brûlée. Son mari, député à la Douma, a publié dans les journaux de la capitale qu'il ne la considérait plus comme sa femme. On a compris. Comme elle ne pouvait plus rendre de services, ses supérieurs hiérarchiques l'ont remerciée. Elle est tombée dans la misère. Le dossier est rempli de ses lettres au directeur de la Sûreté : protestations de dévouement, rappels de services rendus, demandes de secours.

Je ne sais rien de plus navrant que ces lettres tracées d'une écriture nerveuse et pressée d'intellectuelle. Le « provocateur en retraite », comme elle se qualifie quelque part elle-même, semble aux abois, harcelé par la misère, dans un total désarroi moral. Il faut vivre. Serova ne sait rien faire de ses mains. Son détraquement intérieur l'empêche de trouver une solution, un travail simple et raisonnable.

Le 16 août 1912, elle écrit au directeur de la police : « Mes deux enfants, dont l'aînée a cinq ans, n'ont ni vêtements ni chaussures. Je n'ai plus de mobilier. Je suis trop mal vêtue pour trouver du travail. Si vous ne m'accordez pas un secours, je serai réduite au suicide… » On lui accorde 150 roubles.

Le 17 septembre, autre lettre, à laquelle est jointe une lettre pour son mari, que le directeur de la police voudra bien faire poster : « Vous verrez, dans la dernière lettre que j'écris à mon mari, qu'à la veille d'en finir avec la vie je me défends encore d'avoir servi la police. J'ai décidé d'en finir. Ce n'est plus ni comédie ni recherche d'effet. Je ne me crois plus capable de recommencer à vivre… »

Serova ne se tue cependant pas. Quelques jours plus tard, elle dénonce un vieux monsieur qui cache des armes.

Ses lettres forment à la fin tout un gros livre. En voici une qui est touchante : quelques lignes d'adieu à l'homme qui fut son mari :

J'ai souvent été coupable devant toi. Et maintenant encore je ne t'ai pas écrit. Mais oublie le mal, souviens-toi de notre vie commune, de notre travail commun et pardonne-moi. Je quitte la vie. Je suis fatiguée. Je sens que trop de choses se sont brisées en moi. Je ne voudrais maudire personne ; maudits soient pourtant les « camarades » !

Où commence, dans ces lettres, la sincérité ? Où finit la duplicité ? On ne sait. On est devant une âme complexe, mauvaise, douloureuse, polluée, prostituée, mise à nu.

La Sûreté n'est cependant pas insensible à ses appels. Chacune des lettres de Serova, annotée à la main du chef de service, porte ensuite la résolution du directeur : « Verser 250 roubles », « Accorder 50 roubles ». L'ancienne collaboratrice annonce la mort d'un enfant. « Vérifier », écrit le directeur. Puis elle demande qu'on lui procure une machine à écrire pour apprendre à dactylographier. La Sûreté n'a pas de machines disponibles. À la fin, ses lettres se font de plus en plus pressantes. « Au nom de mes enfants, écrit-elle le 14 décembre, je vous écris avec des larmes et du sang : accordez-moi un dernier secours de 300 roubles. Il me suffira à jamais. » Et on le lui accorde, à la condition qu'elle quitte Petrograd. Au total, en 1911, Serova reçoit 743 roubles en trois fois ; en 1912, 788 roubles en six fois. C'était, à cette époque, assez considérable.

Après un dernier secours délivré en février 1914, Serova reçoit un petit emploi dans l'administration des chemins de fer. Elle le perd bientôt pour avoir escroqué de petites sommes à ses camarades de travail. On note dans son dossier : « Coupable de chantage. Ne mérite plus aucune confiance. » Sous le nom de Petrova, elle réussit pourtant à prendre du service dans la police des chemins de fer qui, renseignée, la congédie. En 1915, elle sollicite encore un emploi d'indicatrice. Et le 28 janvier 1917, à la veille de la révolution, cette ancienne secrétaire d'un comité révolutionnaire écrivait à « Sa Haute Noblesse M. le Directeur de la Police », lui rappelait ses bons et loyaux services et lui proposait de l'informer sur l'activité du parti social-démocrate dans lequel elle peut faire entrer son second mari… « À la veille des grands événements que l'on sent venir, je souffre de ne pouvoir vous être utile23… »

mardi 2 avril 2013

HOLLANDEGATE au Mali:Après les mensonges DGSE de Thomas Cantaloube voici les mensonges DGSE de Sory de Motti alias Sory Haïdara (un article par Yanick Toutain sur Mediapart-blogs)

HOLLANDEGATE au Mali:Après les mensonges DGSE de Thomas Cantaloube voici les mensonges DGSE de Sory de Motti alias Sory Haïdara

Le Jean Hérold-Paquis du Mali -Sory Haïdara-
crie "impunité zéro"
pour "les putschistes et leurs acolytes politico- syndicaux"
" Ces maliens qui étaient en parfaite intelligence
avec Ansardine, MUJAO et AQMI,
uniquement pour prendre le pouvoir ici à Bamako,
quitte à ce que le reste du pays restent entre les mains de l’ennemi,
doivent être traqués, arrêtés et transférés là où,
on a jugé bon de garder Boucary Daou

".....leurs coalisés politico- militaires, travaillaient à une nouvelle

déstabilisation du régime transitoire par le déroulement
d’un nouveau coup d’état, toujours sous la férule de l’ex-junte."
"Grâce à Dieu, le bon Dieu et à la France, leur funeste dessein
est resté enfoui dans leur funeste tréfonds.
Les forces spéciales qui venaient d’atterrir à Sevaré – Hambodedjo
pour la libération du pays, n’auraient pour rien au monde
toléré des faux problèmes dans la capitale.
Elles auraient sans doute fini par marcher
sur Bamako pour mater cette honteuse déstabilisation."
Cette nuit du 10 janvier 2013,
tout Bamako comprit l’entendue du gâchis programmé.
Les putschistes et leurs acolytes politico- syndicaux
rentrèrent dans leurs petits souliers.
La conspiration prit fin, la légalité triompha
extrait des Elucubrations infra
du harki franceàfric Sory Haïdara).

Les Français de 1942 devaient subir la  Propaganda Abteilung Frankreich  de Radio-Paris et les élucubrations du collabo Jean Hérold-Paquis.
Les Maliens de 2013 doivent subir les élucubrations de Sory de Motti alias Sory Haïdara... grand ami des troupes d'occupation, petit cireur des bottes franceàfric de l'armée française.
Ce n'est pas un hasard du tout de voir les mêmes bobards être lancés par ce sbire de l'armée d'occupation, traitre à son pays et le Tintin au Mali dont on se demande s'il se rend vraiment compte des accusations criminelles qu'il profère !
"NOTRE PATRIE" de Sory de Motti
ce n'est pas le Mali
C'EST LA FRANCEàFRIC
Celui-là croit que les Français l'emmèneront avec eux.
Quel niais !
La bourgeoisie esclavagiste française trahit tout le monde  !
Il n'a pas lu l'Histoire !
Les harkis algériens ont été abandonnés sur place !!!!
Sory Haïdara alias Sory de Motti restera au Mali et sera jugé sur place !
DEUX MENTEURS MENTANT AU MÊME MOMENT,
CE N'EST PAS UN HASARD
Peu après minuit, je publiais l'article démontrant que Thomas Cantaloube était devenu fabricant d'intoxication franceàfric
"Sanogo et les siens fomentent un nouveau coup d'Etat qui n'échoue que grâce à l'intervention militaire française le 11 janvier 2013" le nouveau bobard-prétexte de l'invasion du Mali fabriqué par la DGSE et relayé par Thomas Cantaloube (un article Yanick Toutain Mediapart-blogs)
Au bout du compte, [...] Sanogo et les siens [...] in fine,
fomentent un nouveau coup d’État qui n’échoue
que grâce à l’intervention militaire française le 11 janvier 2013
(de nombreux interlocuteurs officiels nous ont confirmé ce point,
ainsi que la décision française qui a consisté
à envoyer 400 soldats tricolores pour les stationner à Bamako,
geste exclusivement destiné à empêcher un second putsch)

(Elucubrations DGSE N°3 propagées par Thomas Cantaloube
envoyé très spécial de Mediapart au Mali)
.
 
"Nous sommes entrés sur le territoire malien
pour stopper la progression d'Ansar Dine et d'Aqmi vers Bamako,
et avons reconquis par anticipation,
à la place de l'armée de l'Union africaine et du Mali,
les territoires tombés sous contrôle djihadiste."
(Elucubrations DGSE N°1 énoncées
par 
Erard Corbin de Mangoux, directeur de la DGSE,
dans l'article p
ar Jean Guisnel Le Point  )
SORY DE MOTTI TRUQUE
SORY DE MOTTI FABRIQUE
SORY DE MOTTI EST FRANCEàFRIC
Deux choses sont à remarquer.
1° Dans les propos du directeur de la DGSE, à l'époque où il les tenait, il n'éprouvait pas le besoin de prétendre que l'intervention française aurait eu comme fonction d'empêcher un quelconque putsch du capitaine Sanogo ou de qui que ce soit.
Il avait une bonne raison : moins la presse parlait de ce qui se passait réellement à Bamako et à Kati et plus le rideau de fumée de l'invasion islamofasciste vers Bamako pouvait fonctionner.
2° Dans ces mêmes propos tenus par Erard Corbin de Mangoux, il n'est ici question d'une 5° colonne d'étudiants qui auraient agi à Bamako et à Kati en coordination avec les islamistes.
C'est pourtant ce brouet indigeste que le petit cireur de Sory de Motti alias Sory
LE RAMASSIS DE BOBARDS DONNE ICI EST INTEGRAL. SEULS DES GRAS ONT ETE AJOUTES POUR METTRE EN RELIEF LES BOBARDS LES PLUS DELIRANTS DE CE SORY DE MOTTI !

2 avr 2013 Rubrique: Nation,Politiqu
Boucary Daou, le Directeur de Publication du très sérieux quotidien ‘’Le Républicain’’, paierait – il cadeau pour le peu qu’on lui reprocherait, pendant que, des crimes commises ici à Bamako, restent toujours impunis ? Le FDR demande solennellement la création d’une commission d’enquête judiciaire et parlementaire pour faire toute la lumière sur les événements des 8, 9 et 10 janvier 2013.
Younoussi Hameye Dicko , président Copam
Younoussi Hameye Dicko , président Copam
Le FDR a raison ! Il n’est un secret pour personne, ici au Mali et ailleurs dans le monde, que des crimes plus atroces ont été commis dans notre pays. Ils ont été gérés de la manière que personne n’ignore ici et ailleurs. La marche attentatoire à la vie du président de la république par intérim. C’était le 21 mai 2012, un mois après son investiture.
Pire, les 8, 9 et 10 janvier, pendant que, les forces ennemies rassemblées dans la plaine de Bambara- Maoudé, dans la perspective d’une marche de conquête forcée sur Sevaré – Mopti où, elles se proposaient de prier le Djouma, leurs coalisés politico- militaires, travaillaient à une nouvelle déstabilisation du régime transitoire par le déroulement d’un nouveau coup d’état, toujours sous la férule de l’ex-junte.
Dans la soirée du 10 janvier, pendant que Konna ployait sous le coup d’une honteuse occupation djihadistes, des militaires en parfaite intelligence avec une certaine classe politique putschisante, ignorant ce que les présidents ADO, Hollande et Dioncounda préparaient pour contrer l’invasion, encerclaient la résidence du président par intérim, jubilant déjà du coup qu’ils mijotaient, pendant que le reste du pays était gravement exposé au pire des périls. Le pouvoir à Bamako étant leur seule préoccupation, ils étaient prêts à tout. Grâce à Dieu, le bon Dieu et à la France, leur funeste dessein est resté enfoui dans leur funeste tréfonds. Les forces spéciales qui venaient d’atterrir à Sevaré – Hambodedjo pour la libération du pays, n’auraient pour rien au monde toléré des faux problèmes dans la capitale. Elles auraient sans doute fini par marcher sur Bamako pour mater cette honteuse déstabilisation.
Ces forces se sachant déjà dans la ligne de mire de la France et du président ADO, la mort dans l’âme, renonceront rapidement dès que la nouvelle de la venue des forces spéciales leur fut annoncée.
Mon Dieu, quelle déception, quelle honte et quelle tragédie dans leur rang.
Cette nuit du 10 janvier 2013, tout Bamako comprit l’entendue du gâchis programmé. Les putschistes et leurs acolytes politico- syndicaux rentrèrent dans leurs petits souliers. La conspiration prit fin, la légalité triompha.
Aujourd’hui, au moment où, la justice et la sécurité d’état, les rouleaux compresseurs d’un pouvoir qui reste toujours en place malgré son semblant d’allégeance aux institutions de la république, traque dans la presse et au cœur d’une classe politique intraitable, les maliens ensemble, comme un seul homme doivent se lever, se tenir debout et exiger de l ’AN et de la Présidence de la république, une commission d’enquête composée de maliens et de personnes ressortissant des pays qui aident notre pays à  se libérer après la forfaiture d’autres maliens. Ces maliens qui étaient en parfaite intelligence avec Ansardine, MUJAO et AQMI, uniquement pour prendre le pouvoir ici à Bamako, quitte à ce que le reste du pays restent entre les mains de l’ennemi, doivent être traqués, arrêtés et transférés là où, on a jugé bon de garder Boucary Daou.
En ne le faisant pas maintenant et tout de suite, le président Dioncounda Traoré qui sait pertinemment le bien fondé de ce que nous avançons, l’aura toute sa vie sur sa conscience. Parce que, ce qu’on reprocherait, n’est rien à côté de ce que le pays a failli connaître à partir de la haute trahison des 8,9 et 10 janvier 2013.
Sory de Motti

SOURCE: La Nouvelle Patrie  du   2 avr 2013.  

"Sanogo et les siens fomentent un nouveau coup d'Etat qui n'échoue que grâce à l'intervention militaire française le 11 janvier 2013" le nouveau bobard-prétexte de l'invasion du Mali fabriqué par la DGSE et relayé par Thomas Cantaloube (un article Yanick Toutain Mediapart-blogs)

Au bout du compte, [...] Sanogo et les siens [...] in fine,
fomentent un nouveau coup d’État qui n’échoue
que grâce à l’intervention militaire française le 11 janvier 2013
(de nombreux interlocuteurs officiels nous ont confirmé ce point,
ainsi que la décision française qui a consisté
à envoyer 400 soldats tricolores pour les stationner à Bamako,
geste exclusivement destiné à empêcher un second putsch)

(Elucubrations DGSE N°3 propagées par Thomas Cantaloube
envoyé très spécial de Mediapart au Mali)
.
 

"Nous sommes entrés sur le territoire malien
pour stopper la progression d'Ansar Dine et d'Aqmi vers Bamako,
et avons reconquis par anticipation,
à la place de l'armée de l'Union africaine et du Mali,
les territoires tombés sous contrôle djihadiste."
(Elucubrations DGSE N°1 énoncées
 par Erard Corbin de Mangoux, directeur de la DGSE, 
dans l'article par ).

Après les "étudiants complices des islamofascistes" la nouvelle invention de la DGSE relayée par Thomas Cantaloube : le putsch !


"Le gouvernement a dit qu’il fermait les écoles
du fait des troubles civils croissants,
et un risque d’exploitation de la situation
à des fins politiciennes.
Dès lors, les écoles resteront fermées
« jusqu’à ce que la situation se soit calmée »,
lit-on dans son communiqué.  "
Voice of America du 11/1/2013
démentant à l'avance les mensonges DGSE-Cantaloube

 Le Tsar de toutes les Russies, avant les révolutions de 1917, avait une fabrique de faux, - l'Okhrana -, une usine de faussaires, capable de fabriquer tous les faux que la perpétuation de l'esclavage féodal nécessitait.
Sarkozy puis Hollande ont leur propre Okhrana : la DGSE. Cette officine fasciste fabrique n'importe quel délire, n'importe quelle preuve, n'importe quelles explications délirantes du moment qu'elles préservent la botte esclavagiste sur les malheureux africains, qu'elles permettent à Bolloré de faire 80% de ses profits en Afrique !..
PREMIERE VERSION : les islamistes allaient arriver à Bamako
On avait eu droit, tout d'abord, à l'intervention pour cause d'arrivée imminente des islamistes à Bamako.
Ce fut le premier mensonge qui permit de "justifier" l'invasion franceàfric au Mali.
Par-dessus la résolution MISMA de l'ONU votée en décembre 2012.
Deuxième version: les étudiants de Bamako et de Kati
complotaient avec les islamistes qui arrivaient sur Bamako
Puis, compte-tenu de ce que les manifestations d'étudiants à Bamako et à Kati avaient fini par ne plus pouvoir rester dans l'ombre, on avait eu droit à l'invention des étudiants en connexion avec ces mêmes islamistes.

UNE TROISIÈME EXPLICATION POUR LES MÊMES FAITS :
L'INVENTION DU PUTSCH DU 11 JANVIER 2013
Eh bien, pour les mêmes dates, pour les mêmes événements, les fascistes faussaires de la DGSE viennent de réussir l'exploit de fabriquer une troisième explication : cette fois-ci ne sont ni les islamistes ni les étudiants qui sont le motir de l'invasion du Mali... c'est un putsch militaire. Telle est la révélation de l'honorable pipoteur Tintin-Thomas Cantaloube. Il a fait le voyage à Bamako pour crédibiliser ses mensonges délirants :
Au bout du compte, après rétablissement d’un pouvoir civil temporaire, Sanogo et les siens deviennent, au second semestre 2012, un facteur d’instabilité supplémentaire : ils agissent en coulisses, agressent le président et démettent le premier ministre quand ils veulent se faire entendre, proclament qu’ils vont reconquérir le nord sans l’aide de personne et, in fine, fomentent un nouveau coup d’État qui n’échoue que grâce à l’intervention militaire française le 11 janvier 2013 (de nombreux interlocuteurs officiels nous ont confirmé ce point, ainsi que la décision française qui a consisté à envoyer 400 soldats tricolores pour les stationner à Bamako, geste exclusivement destiné à empêcher un second putsch). (mensonges de Thomas Cantaloube dans Le Mali à reconstruire (3) : Sanogo est-il toujours une menace pour le pouvoir civil ?)
CE N'EST PLUS UN NAIF QUE MEDIAPART A ENVOYE AU MALI,
c'est un AGENT ACTIF DE L'INTOXICATION FRANCEàFRIC !
Dans la citation donnée en exergue, la Voix de l'Amérique, informée par la CIA, précise bien que "Le gouvernement a dit qu’il fermait les écoles
du fait des troubles civils croissants,".
Ce sont des troubles civils dont il est question. ET la totalité de l'article de Voice of America dont les citations sont infra est bien claire sr ce sujet.
De la même façon, l'agence d'espionnage du Vatican, FIDES, dit la même chose :
FIDES le 11 janvier
Toujours hier, 10 janvier, ont eu pacifiquement lieu à Bamako les manifestations organisées par un certain nombre de partis qui appuient les militaires putschistes réclamant la démission du Président Dioncounda Traoré. « Aux manifestations, ont participé quelques centaines de personnes qui ont également exprimé leur opposition à une intervention militaire étrangère pour reconquérir le nord du pays, affirmant que l’armée malienne peut y parvenir sans aides extérieures » conclut le Père Dembele. (L.M.) (Agence Fides 11/01/2013) (posé le 12 en commentaire)
J'avais déjà relevé l'écart entre les différentes et successives versions distillées par l'équipe de Hollandegate le menteur ;
Tout commence vendredi 11 janvier. L’heure est aux petits fours dans la salle des fêtes de l’Élysée. À 11 heures, François Hollande a prévu de présenter ses vœux aux diplomates. La presse est là. Les conseillers sont fébriles. L’un d’eux prévient, en aparté : « Ça va chauffer. » Une première version du discours du président est distribuée : c’est presque une déclaration de guerre. Les mots choisis par François Hollande seront finalement plus prudents mais le message est passé. La France va intervenir militairement au Mali.
« Les moteurs des Rafale sont chauds », glisse discrètement un proche. Après le discours du président, la cellule diplomatique distille les éléments de langage. Les trois formations d’insurgés, le Mujao, Ansar Dine et Aqmi, se sont « regroupées » le long de la ligne de démarcation fictive entre le nord et le sud du Mali ; la ville de Konna est tombée. « Il y a une situation d’urgence imminente, c’est une agression caractérisée », martèle un diplomate en passant de groupe en groupe. « Le contexte différent oblige à changer de posture. » Quelques heures plus tard, Hollande annonce officiellement l'intervention militaire française.
+++
La veille de ce conte de fée militaro-fasciste, voici ce que l'agence FIDES liée au Vatican écrivait
A Bamako, en outre, la tension politique demeure élevée, indique le Père Dembele. « En ce moment, des manifestants affluent dans le centre de la ville pour continuer la protestation contre la suspension des concertations nationales, malgré les déploiements imposants de la police, de la gendarmerie et de l’armée destinés à empêcher de nouvelles manifestations » déclare le prêtre.
« Au cours des manifestations d’hier, ont été entendus des slogans réclamant la démission du Chef de l’Etat. A côté de ces protestations, ont cependant été organisées des manifestations de soutien aux forces armées » continue le Père Dembele. Suite aux manifestations qui impliquent également les étudiants, le gouvernement a décidé la fermeture de toutes les écoles et facultés de la capitale. (L.M.) (Agence Fides 10/01/2013)
Ce que le prêtre signale ce sont des manifestants réunis malgré les déploiements imposants de la police, de la gendarmerie et de l’armée destinés à empêcher de nouvelles manifestations »
... et non pas les mensonges de Thomas Cantaloube !
LE GRAND COMPLOT FRANCEàFRIC-QATAR
Cela finira mal pour Hollande quand les Français apprendront la vérité : depuis janvier 2012 ce ne sont que mensonges, manoeuvres criminelles, forfaiture, complots : depuis l'assassinat du capitaine Sékou Traoré jusqu'à l'invasion du Mali, le grand complot FRANCEàFRIC-QATAR est en marche.
La chute de Hollandegate est pour bientôt !
Malgré les mensonges de tous les Cantaloube hypocrites !

Voici ce que je rappelle à une cousin naïve qui s'est faite intoxiquer par Cantaloube et la DGSE

01/04/2013, 15:06 Par Yanick Toutain
en réponse au commentaire de Amazone le 01/04/2013 à 08:18
Sur le COMPLOT de la Franceàfric en faveur l'invasion MNLA-Ançar Eddine, vous reprenez l'essentiel de ce que je tente de faire connaitre depuis plus de 9 mois.
Il y a un détail où, malheureusement, vous tombez dans le panneau des menteurs DGSE.
A travers ce publi reportage, on lit les vraies de l'intervention française en janvier 2013 comme l'explique déjà les sachants de la situation au Mali. Il s'agit pour la France d'éviter un coup d'Etat contre la marionnette intérimaire.Ce qui l'empêchera de tirer les ficelles à travers son gouverneur oups pardon son ambassadeur au Mali.
L'idée d'un putsch militaire en janvier 2013 est une NOUVELLE INVENTION.
La ligne de défense que les MENTEURS FASCSITES de la DGSE (qui, pour protéger Bolloré et la bourgeoisie esclavagiste sont prêts à commettre tous les crimes possibles et proférer tous les mensonges envisageables...) avaient FABRIQUEE n'était pas ce NOUVEAU BOBARD diffusé par Tintin Canteloube...
LA VERSION PRECEDENTE ETAIT LA SUIVANTE : les étudiants de Bamako et de Kati S'APPRETAIENT à DEGAGER Dioncounda Traoré (CE QUI EST LA VERITE) mais, mensongèrement, la DGSE et ses pantins ajoutaient.... que cela avait été organisé de façon COORDONNÉE avec les ISLAMOFASCISTES.

En faisant CIRCULER CE NOUVEAU BOBARD DGSE THOMAS CANTALOUBE EST LA HONTE DE MEDIAPART !!! IL DISCREDITE UN JOURNAL PRECIEUX A L'HUMANOCRATIE !!!
HONTE A LUI !!
Après  Lénaïg Bredoux il est le DEUXIEME JOURNALISTE DE MEDIAPART QUI TENTE D'INTOXIQUER LES LECTEURS !!
QUE LE GENS HONNÊTES SOUCIEUX DE VERITE AILLENT PLUTÔT LIRE MES ARTICLES SUR LE MALI !! PLUTOT QUE CES MINABLES COMMUNIQUES DGSE !!
Il est IMPORTANT cousine que vous preniez acte de ce que ce sont les étudiants et non les militaires qui ont été la CIBLE de l'invasion de HOLLANDE contre le Mali !

La vérité sur le 11 janvier 2013, François Hollande savait que les étudiants allaient dégager Dioncounda Traoré et a menti.
02 février 2013 Par Yanick Toutain
 CE TEXTE EST UNE REPONSE AU CONTE DE FEE pro-gouvernemental paru sur Médiapart
Guerre au Mali : comment l'Elysée a manœuvré
02 février 2013 | Par Lénaïg Bredoux
J'ai pu écrire librement sur Médiapart. (ce vendredi 11 janvier, avant et après) Et donc écrire ce que Claude Angéli savait, ce que Voice Of América savait, écrire ce que le FIDES et donc le Vatican savaientt.
Le renversement prévu du harki Dioncounda Traoré par les étudiants, la jeunesse et la gauche malienne. Et que c'était le Qatar ami de la Franceàfric qui avait envoyé, financé et soutenu les coupeurs de mains. Pour réaliser le plan prévu par les gredin de la Franceàfric dès 2011.
FIDES le 11 janvier
Toujours hier, 10 janvier, ont eu pacifiquement lieu à Bamako les manifestations organisées par un certain nombre de partis qui appuient les militaires putschistes réclamant la démission du Président Dioncounda Traoré. « Aux manifestations, ont participé quelques centaines de personnes qui ont également exprimé leur opposition à une intervention militaire étrangère pour reconquérir le nord du pays, affirmant que l’armée malienne peut y parvenir sans aides extérieures » conclut le Père Dembele. (L.M.) (Agence Fides 11/01/2013) (posé le 12 en commentaire)
Mon principal article a été recommandé plus de 1300 fois par les lecteurs de Médiapart. Une gentille lectrice a même écrit que j'étais devenu le Médiapart de Médiapart.
Bien que, pas une seule fois, je n'ai vu mes articles mentionnés en première page du journal.
Ils ont été repris jusque sur l'agence de presse mondiale kadhafiste, sur le site du gouvernement iranien, tweetés par des militants UMP mais jamais mis en lumière ici.
Vous nous écrivez une demi-vérité, un conte de fée hollandiste pour le 11 janvier. Et vous participez donc à la campagne de désinformation esclavagiste du gouvernement.
Il est vrai que moi, pour avoir dit la vérité sur un ONUCI français flic tueur de flics ivoiriens le 16 décembre 2010, un juge d'Angoumême m'a condamné à lui payer 31000 euros !!!
Il faut savoir prendre des risques pour défendre la vérité !
Le 11 janvier 2013, François Hollande est allé faire semblant d'attaquer les pantins du Qatar que ce pays avait envoyé à la demande de Sarkozy.
Il a bafoué la résolution MISMA que la dictature du Togo avait proposé au Conseil de Sécurité de l'ONU en décembre par
ce que les troupes CEDEAO n'avaient pas le temps d'aller envahir la Mali pour soutenir Dioncounda Traoré - le faux président qui refusait d'attaquer Ançar Eddine et MNLA......
+++
Tout commence vendredi 11 janvier. L’heure est aux petits fours dans la salle des fêtes de l’Élysée. À 11 heures, François Hollande a prévu de présenter ses vœux aux diplomates. La presse est là. Les conseillers sont fébriles. L’un d’eux prévient, en aparté : « Ça va chauffer. » Une première version du discours du président est distribuée : c’est presque une déclaration de guerre. Les mots choisis par François Hollande seront finalement plus prudentsmais le message est passé. La France va intervenir militairement au Mali.
« Les moteurs des Rafale sont chauds », glisse discrètement un proche. Après le discours du président, la cellule diplomatique distille les éléments de langage. Les trois formations d’insurgés, le Mujao, Ansar Dine et Aqmi, se sont « regroupées » le long de la ligne de démarcation fictive entre le nord et le sud du Mali ; la ville de Konna est tombée. « Il y a une situation d’urgence imminente, c’est une agression caractérisée », martèle un diplomate en passant de groupe en groupe. « Le contexte différent oblige à changer de posture. » Quelques heures plus tard, Hollande annonce officiellement l'intervention militaire française.
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La veille de ce conte de fée militaro-fasciste, voici ce que l'agence FIDES liée au Vatican écrivait
A Bamako, en outre, la tension politique demeure élevée, indique le Père Dembele. « En ce moment, des manifestants affluent dans le centre de la ville pour continuer la protestation contre la suspension des concertations nationales, malgré les déploiements imposants de la police, de la gendarmerie et de l’armée destinés à empêcher de nouvelles manifestations » déclare le prêtre.
« Au cours des manifestations d’hier, ont été entendus des slogans réclamant la démission du Chef de l’Etat. A côté de ces protestations, ont cependant été organisées des manifestations de soutien aux forces armées » continue le Père Dembele. Suite aux manifestations qui impliquent également les étudiants, le gouvernement a décidé la fermeture de toutes les écoles et facultés de la capitale. (L.M.) (Agence Fides 10/01/2013)
Dès le  samedi 12 janvier, j'expliquais qui était François Hollande et qu'un HOLLANDEGATE alait lui exploser à la figure !!
Mali : François Hollande est un menteur. Les islamistes sont les pantins du Qatar, membre de la Franceàfric-Francophonie
12 janvier 2013 Par Yanick Toutain

Hollande est intervenu parce ses agents d'espionnage fascistes
ont compris, à Bamako, que la gauche malienne allait relever
trois défis. Le premier étant de construire une mobilisation
 populaire efficace.Le deuxième de pousser l'armée malienne
 à agir efficacement et rapidement - ce fut le cas à Konna.
Et le troisième allait être de commencer la construction
d'un pouvoir du peuple sans ces élections truquées.
C'est cela la raison de l'intervention direct de
la Franceàfric militaire.Et rien d'autre !
(conclusion de cet article)

Le 21 janvier, le nombre de "journalistes" de la presse française propageant les mensonges de la clique colonialiste gouvernementale était tellement grand et leur vacarme mensonger tellement assourdissant, j'ai décidé de publier intégralement le contenu de Voice Of América du 11 janvier.
M
on article a été recommandé 75 dois..... mais est resté dans les caves de Médiapart.
Ce que Voice Of América sait, la CIA le sait aussi. Pour une bonne raison, c'est que statutairement, la voix de l'Amérique DOIT être informée...

Voilà donc ce que les journalistes officiels de Médiapart ne veulent pas vous dire, ce qu'ils ne veulent pas que vous sachiez. Voilà donc ce que savait a CIA et donc la DGSE française. Voilà donc ce que savait le groupe de terroristes fascistes installés à l'Elysée et prémeditant le massacre de la gauche malienne.
HOLLANDEGATE : La CIA et Obama savent que F. Hollande est allé défendre D.Traoré contre la colère des jeunes du Mali
21 janvier 2013 Par Yanick Toutain
Le professeur Issa Ndiaye, analyste politique  à Bamako,
explique que la crise politique actuelle au Mali ne fait
qu’exacerber  la crise socio-économique,
et qu’il y a « un sens général de mécontentement » au sein de la
population qui pourrait mener à une explosion sociale à tout moment.

Pour la population, ajoute-t-il,  les gens au pouvoir
– civils et militaires confondus- ne font rien pour
résoudre les problèmes du Mali. Et les gens en ont vraiment marre."
Conclusion de l'article de la Voix de l'Amérique du 11 janvier
Voice of América n'est pas une radio comme les autres. Elle n'est pas un média objectif. Cette radio est la voix de l'Etat des USA.
Voice of America (VOA), ou en français La Voix de l'Amérique, est le service de diffusion internationale par radio et télévision du gouvernement américain. Contrairement à la Deutsche Welle, Radio France Internationale ou BBC World Service, VOA est directement contrôlé par l’État. Son organisme de tutelle est l’International Broadcasting Bureau.(...) 
Les buts de V.O.A. sont définis dans une charte établie en 1960 et devenue loi le 12 juillet 1976 (Public Law 94-350)1. Ils sont au nombre de trois :
  • Être une source fiable d’information, avec précision et objectivité.
  • Présenter la société américaine, ses modes de pensée et ses institutions.
  • Présenter avec clarté la politique américaine.
(Wikipédia)
Il est donc évident que cet article est un thermomètre totalement fiable sur la température prise par la CIA au Mali à la date du 11 janvier dernier.
"beaucoup d’entre eux ont réclamé la démission du président intérimaire,
Dioncounda Traoré, qu’ils accusent d’échec dans la libération du Nord du Mali.
"
La vraie cause de l'intervention de François Hollande, c'est la mobilisation lycéenne et étudiante !
La CIA qui, bien évidemment a informé VOA est informée de ce qui allait se passer.
Mais ce qui va se passer, ce n'est pas l'invasion de Bamako : c'est le DEGAGE DIONCOUNDA qui va réussir !!
Ce que les journalistes de la Voix de l'Amérique remarquent c"est la panique à bord
"Le gouvernement a dit qu’il fermait les écoles du fait des troubles civils croissants, et un risque d’exploitation de la situation à des fins politiciennes. Dès lors, les écoles resteront fermées « jusqu’à ce que la situation se soit calmée », lit-on dans son communiqué.  "
Cette vérité n'est pas encore parvenue dans les rédactions de la Franceàfric. Seul quelque journalistes en ont donné quelques échos lointains. Mais la vérité stricte et unique est la suivante : Hollande est un menteur qui a envoyé l'armée française sous le prétexte d'une absurde invasion de Bamako par les pantins du Qatar pour le motif unique : empêcher les jeunes du Mali de chasser le pantin Dioncounda Traoré qui sabotait la lutte contre les #ifachistes

Mali : la tension croissante entraine la fermeture des écoles de Bamako (Un article de Voice Of America daté du 11 janvier 2013) [les gras sont de YT]


Une manifestation de femmes à Bamako le 10 janvier 2013

11.01.2013
Le gouvernement malien a ordonné la fermeture de toutes les écoles de Bamako, et de la garnison voisine de Kati, située à 15 kms de la capitale, après les  manifestations qui y ont été organisées.  A quelque 800 kms au sud de la ligne de front, où l’armée malienne s’efforce de barrer la route aux militants islamistes, les gens sont de plus en plus frustrés par la détérioration de la situation économique, et ce que beaucoup d’entre eux qualifient “d’inaction gouvernementale”.

Toutes les écoles, des jardins d’enfants à l’Université, sont fermées jusqu’à nouvel ordre à Bamako et à Kati.

Mercredi, des centaines de gens sont descendus dans la rue à Bamako et à Kati, base de l’ex-junte qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré en mars dernier. Les manifestants, dirigés par un certain nombre d’organisations politiques et de la société civile – ont appelé à un dialogue national pour des réformes politiques. Et beaucoup d’entre eux ont réclamé la démission du président intérimaire, Dioncounda Traoré, qu’ils accusent d’échec dans la libération du Nord du Mali.

Un habitant de Bamako dit que, parmi les centaines de manifestants, il y avait beaucoup d’étudiants. Et une autre coalition politique a publié un communiqué dénonçant la décision de tenir de telles manifestations pendant que ça chauffait sur la ligne de front, dans le centre du Mali.

Dans un communiqué lu à la télévision nationale, mercredi et jeudi, le gouvernement a expliqué que ce n’était point le moment pour des troubles publics, mais plutôt celui « où tous les citoyens devraient, alors que le Mali traverse l’une des périodes les plus dures de son existence,   s’unir derrière leur armée pour reprendre le nord ».
Le gouvernement a dit qu’il fermait les écoles du fait des troubles civils croissants, et un risque d’exploitation de la situation à des fins politiciennes. Dès lors, les écoles resteront fermées « jusqu’à ce que la situation se soit calmée », lit-on dans son communiqué.  

Mais les habitants de Bamako doutent que les choses se calment de sitôt, à moins que la situation socio-économique ne commence à s’améliorer.  Certaines écoles étaient déjà fermées à cause des grèves des enseignants, et les Maliens  se remettent toujours des retombées économiques de l’instabilité consécutive au coup d’Etat de mars dernier.
des miliciens d'Ansar Dine à Gao


Dans la capitale, c’est l’incertitude qui prévaut depuis l’avènement du gouvernement intérimaire civil. L’armée tente de barrer la route aux militants islamistes, et le tourisme – source traditionnelle de revenus pour de nombreuses familles – est pour ainsi dire un secteur moribond.

Certains chefs de famille, qui n’avaient que  quatre ou cinq bouches à nourrir, en ont maintenant dix ou 15, depuis que des parents ont fui le Nord pour se réfugier à Bamako. Et beaucoup d’automobilistes ont garé leurs voitures,  n’ayant pas d’argent  pour acheter du carburant.

Le professeur Issa Ndiaye, analyste politique  à Bamako, explique que la crise politique actuelle au Mali ne fait qu’exacerber  la crise socio-économique, et qu’il y a « un sens général de mécontentement » au sein de la population qui pourrait mener à une explosion sociale à tout moment.

Pour la population, ajoute-t-il,  les gens au pouvoir – civils et militaires confondus- ne font rien pour résoudre les problèmes du Mali. Et les gens en ont vraiment marre.
Le président intérimaire Dioncounda Traoré devait s’adresser à la nation malienne vendredi." (source : Mali : la tension croissante entraine la fermeture des écoles de Bamako (Un article de Voice Of America daté du 11 janvier 2013) [les gras sont de YT]