Mali : Contre les désertions il faut ACCREDITATION des militaires dans les CDR Sankara (Kidal Gao.)
On voit sous les publications de mon nouvel ami Facebook Cheick Ahmed Tidiane Diarra des commentateurs qui se réjouissent des désertions — alors que celles-ci, [du colonel] Daffi Ag Mandoli ou [de l'adjudant-chef] Inagni Ag Rhissa, soient effectives ou pas, la question n'est pas là.
La question est : faut-il se réjouir ? Et ben non. Et ben non.
Leur raisonnement, qui consiste à dire « les traîtres sont démasqués », totalement absurde. Il faut au contraire que ceux qui pourraient trahir soient contrôlés par une base. Il faut qu'ils soient intégrés dans des CDR Sankara.
Il faut que à Kidal, la reconquête de Kidal aurait dû passer par la formation de blocs fonctionnels à partir de blocs statutaires, c'est-à-dire de CDR Sankara. Chaque zone reconquise doit voir la construction de CDR Sankara.
Et la conclusion est simple. Chaque bloc statutaire permet aux participants du bloc statutaire — en l'occurrence, un bloc de 2 500 personnes désignant 500 fonctionnaires et 125 étudiants — les participants doivent avoir leur ministre. Chaque militaire doit avoir son ministre. Il doit y avoir 25 ministres qui représentent chacun 4 % de la population reconquise.
C'est comme ça que la stratégie est victorieuse. La reconquête des territoires, c'est la reconquête des populations, mais c'est l'intégration des populations dans le système institutionnel révolutionnaire.
Les réjouissances sectaires stupides de certains sont réellement contre-révolutionnaires.
On ne se réjouit pas des fuites, des trahisons, des désertions. On ne s'en réjouit pas. Chaque désertion est une faillite de l'organisation, et il faut enraciner la totalité des militaires et de tous les délégués sécurité dans les CDR Sankara.
CDR en avant. Thomas Sankara est avec nous.
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