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mardi 3 mars 2026

Imitons la Révolution russe: Les délégués révocables #1pour1000 en Soviets ECRASERENT le fascisme de Kornilov avec 1 délégué.e révocable pour 500 délégatrices 125 fonctionnantes 25 étudiant.e.s pour de Nouveaux Soviets

par Yanick Toutain
3 mars 2026


Révolution russe: Les délégués révocables #1pour1000 en Soviets ECRASENT le fascisme de Kornilov


Qu'est-ce que c'est qu'une révolution ? Ben, une révolution, ça n'est pas quelque chose qui est expliqué à l'école. Qu'est-ce que c'est qu'une contre-révolution ? Idem. Qu'est-ce que c'est qu'un Soviet ?

En 1905, les Russes commençaient à se soulever contre le Tsar. À l'automne, quelqu'un — un socialiste mou — a eu l'idée d'appeler les ouvriers à envoyer des délégués selon un quota. Le quota, c'était un délégué pour 500. Au même moment, Trotski — qui était en Finlande — a eu l'idée d'un autre quota : un délégué pour 1 000. Et donc s'est formé le Soviet de Pétrograd. Le Soviet de Pétrograd n'est rien d'autre que la réunion de délégués ayant été désignés par 500 personnes.

Le 8 mars 1917, les femmes — qui commémorent la journée internationale des femmes — descendent dans la rue et se mettent à manifester. Elles sont rejointes par quelques hommes, et le lendemain, le 9 mars, par un nombre encore plus grand d'hommes. Et ça débouche sur des manifestations extrêmement importantes qui vont, le 10 mars, commencer à être réprimées par les policiers fascistes — les "pharaons".

Les cosaques s'interposent et des régiments — Préobrajenski et d'autres — rallient le peuple.

Le 12 mars, une petite réunion a lieu l'après-midi. Et ceux qui sont réunis — des socialistes mencheviques, des sociaux-révolutionnaires, un petit peu de bolcheviques, un petit peu d'anarchistes — ces gens-là se proclament comité provisoire, comité exécutif provisoire du Soviet de Pétrograd, et appellent les ouvriers à envoyer un délégué pour 1 000. Et c'est là que va se réunir le Soviet de Pétrograd.

Ça va déboucher sur le premier congrès pan-russe des Soviets, qui va confirmer le comité exécutif formé de mencheviques et de sociaux-révolutionnaires — donc confirmer le soutien de ce comité exécutif à un gouvernement provisoire dans lequel la bourgeoisie a le dessus.

Finalement, les ministres capitalistes ont été éjectés. Il ne va plus rester que des membres du parti SR — sociaux-révolutionnaires — et des mencheviques.

Et quand va arriver le deuxième congrès pan-russe des Soviets, les sociaux-révolutionnaires de Kerenski et les mencheviques vont s'apercevoir qu'ils sont en train de devenir minoritaires. Et donc Kerenski va commencer à préparer un coup d'état avec le général Kornilov. Ç'eût été à ce moment-là le début du fascisme en Russie. Mais les bolcheviques et l'aile gauche des sociaux-révolutionnaires vont structurer la révolution et prendre le pouvoir.


1 délégué.e révocable pour 500 délégatrices 125 fonctionnantes 25 étudiant.e.s pour Nouveaux Soviets


La 2e révolution de l'année 1917 en Russie n'a absolument rien d'un putsch — puisque c'est la réunion du 2e congrès pan-russe des Soviets, Soviets formés de délégués révocables désignés par la base.

C'est donc cette réunion-là que les bolcheviques et l'aile gauche des sociaux-révolutionnaires vont protéger par les gardes rouges et les régiments ralliés.

Ils vont protéger la réunion du centre du pouvoir officiel. Pourquoi ? Parce que précisément les bolcheviques et les sociaux-révolutionnaires sont majoritaires dans ce deuxième congrès pan-russe des Soviets.

Or, le socialiste-révolutionnaire SR Kerenski est en train de comploter avec le général proto-fasciste Kornilov pour organiser un coup d'état — pour empêcher cette réunion du 2e congrès pan-russe des Soviets.

Et donc le fascisme a failli prendre le pouvoir le 7 novembre 1917, et a été empêché de le prendre précisément par l'organisation du CMR — Comité Militaire Révolutionnaire — qui a protégé précisément le Congrès pan-russe des Soviets.

Et donc c'est un processus révolutionnaire structuré par des délégués révocables qui va prendre le pouvoir et donner le pouvoir en réalité à la majorité des délégateurs.

Actuellement, qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Des délégués 1 pour 500 ? 1 pour 1 000 ? La meilleure solution serait précisément des délégués 1 pour 500 — avec en plus des délégués supplémentaires : pour 500 délégateurs de base désignant un ou une déléguée conseiller ou conseillère, il faudrait qu'il y ait en même temps 125 délégués — dont 100 délégués qui seront les futures fonctionnantes — les fonctionnaires révocables —, plus 25 étudiants ou étudiantes qui seraient donc des délégués Pédagogie.

On aurait donc un système de 1 délégué pour 625 — le délégué conseiller ou la déléguée conseillère ayant 625 délégateurs et délégatrices à la base, parmi lesquels : 500 le socle, plus 100 fonctionnaires fonctionnantes, plus 25 étudiants ou étudiantes.

Ce serait là le processus révolutionnaire pour former de nouveaux Soviets révocables.