Sénégal Le renvoi de Ousmane Sonko par Bassirou Diomaye Faye c'est un #putschFaye pro impérialisme. Une défaite d'électoralistes SANS #CDRsankara
J'ai passé la nuit à suivre ce qui se passait au Sénégal. Et voici un résumé.
Quand il y a une victoire, il faut dire il y a une victoire. Quand il y a une défaite, il faut dire il y a une défaite.
Le 25 avril est une semi-défaite au Mali et une semi-victoire pour Macron, Zelensky et l'impérialisme mondial.
Le Sénégal, le renvoi de Sonko par Faye, est une défaite — mais là, c'est une défaite d'un groupe électoraliste, un groupe d'opposants mais qui restait dans les habits truqués de la démocratie bourgeoise, la démocratie esclavagiste. Donc c'est une défaite d'un type particulier.
Il y a 13h — donc vers 4h du matin, il est 17h45 — j'ai écrit :
Sonko est victime 1° du #putschFaye pro impérialisme 2° de sa naïveté envers la démocratie coloniale.
Ses partisans doivent stopper les élections en créant des CDR sankaristes — 1 pour 125. 100 citoyens, 25 délégués dont 5 étudiants. CDR conseil.
Et Sonko a fait quoi ?
Il publie : « Alhamdoulillah, ce soir je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui. »
À quoi ça rime ?
La logique d'un leader, c'est organiser ses partisans.
Et donc il aurait dû organiser cette nuit ses partisans par groupe de 5 — délégués intermédiaires — groupe de 25 - délégués de base, groupe de 125 - délégués intermédiaires conseillers choisis par 25 délégués ayant eux-mêmes une base de 100 citoyens les ayant accrédités.
C'est ça, un leader.
Sonko est un politicien bourgeois critique. Il participe à la politique bourgeoise, à la démocratie bourgeoise de façon critique.
Mais l'Afrique ne va pas s'en sortir — ni la démocratie bourgeoise, ni la tyrannie — parce que c'est le vieux système grec, qui était assez positif pour les esclaves, ou certains esclaves, la tyrannie grecque.
Ce régime de tyrannie ne mène nulle part.
On va voir la tyrannie être remplacée par la démocratie bourgeoise, et la démocratie bourgeoise — non.
En 83, les CDR Sankara ont donné la solution. Maintenant, il faut les améliorer.
Cette chanson est simplement un habillage d'un poème écrit par un jeune SDF de Dakar.
C'est dans un atelier d'écriture que son texte avait été écrit.
Cela se passait probablement en 1997.
En 2001, dans le but d'une exposition-soirée à thème sur l'Afrique pendant ses études à l'IUT du Havre, Julie Amadis avait recopié le poème original du jeune SDF de Dakar.
Les textes qu'elle avait préparés (dont celui du jeune SDF et un autre), elle les les avait dupliqués sur des feuilles qu'elle avait posées sur les tables pour que les invités les prennent à leur guise.
C'est plusieurs années plus tard que j'avais fait une musique ("L'enfant de Dakar")sur ce texte original en retructurant (au minimum) le texte original pour en faire une chanson.
C'est pour cette même exposition de Julie Amadis que j'avais écrit le texte "Les Suiveurs de bateaux" (cf infra) qui présente les immigrés comme des personnes se contentant de voir partir les richesses de leurs pays et choisissant de suivre le même chemin que ces richesses à eux volées.
Ajouts au texte original et musique : Yanick Toutain
Le poème d'origine est anonyme : j'espère par la difuffusion de la chanson retrouver l'auteur et pouvoir le citer.
Le poème se trouvait dans un livre utilisé pour une exposition sur l'Afrique par J. Amadis. Les références du livre sont "L'envers du jour" Editions Léo Scheer Sous la direction de Jean Michel Bruyère.
En 1997, quelques mois après le commencement des rencontres et des travaux d’écriture avec douze enfants errants de Dakar, Jean Michel Bruyère sollicite Oumar Sall (écrivain) et Kan-si (plasticien) pour fonder ensemble Man-Keneen-Ki, une association sénégalaise d’artistes pour l’aide aux enfants errants. Man-Keneen-Ki prend en charge, soigne et éduque des enfants et jeunes errants. La fabriks et Man-Keneen-Ki ont déjà créé de nombreuses occasions à l’expression des enfants errants : des films, des spectacles, des expositions.
Depuis janvier 1997, Man-Keneen-Ki - groupe d’artistes vivant et travaillant à Dakar - prend en charge des enfants errants auxquels il fournit logement, nourriture, éducation, soins constants et, aussi, les moyens de l’expression artistique.
Au bout de deux années de contacts quotidiens, la confiance, à laquelle rien ne préparait ces enfants, s’est installée. C’est dans ce cadre que certains ont découvert la photographie et qu’ils ont élaboré dans leur langue, le wolof - langue phonétique, d’une intense précision - des poèmes, des contes, des récits, où l’imaginaire et la réalité se mêlent étroitement sans qu’on puisse jamais les distinguer. Diffusée dans de nombreux pays, cette production artistique étonne. Partout, les regards doivent remiser leur condescendance et, devant des œuvres fortes et élégantes, profondément intelligentes, s’essayer au respect et à l’admiration d’enfants d’abord laissés, comme des centaines de milliers d’autres dans le monde, à mourir dans les rues.
De leurs travaux, ce livre propose une sélection de photographies, textes et peintures. Les photographies ont été choisies parmi les 1800 premiers clichés pris dans les rues de Dakar. Durant une année et demie, Sada Tangara a photographié le sommeil des enfants, à même le rue. Les peintures que reproduit ce livre sont parmi les toutes premières réalisations graphiques en atelier ; elles sont de Babacar Sy. Les poèmes et les textes (entre autres, d’Amadou Bâ, Ibrahima Konaté, Khalifa) - qui constituent de loin la plus grande partie de cet ouvrage - sont extraits d’une immense matière littéraire (poèmes, chroniques, journaux, contes et nouvelles) produite par les enfants depuis juin 1996.
Prix Gilles Dussein, 2003
ANNEXE
Le texte que j'avais rédigé pour l'exposition de Julie Amadis en 2001 était devenu une chanson par la suite