Subscribe in a reader

Rechercher dans ce blog

PAGES

Pages vues depuis décembre 2009

Affichage des articles dont le libellé est Dakar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dakar. Afficher tous les articles

samedi 23 mai 2026

Sénégal Le renvoi de Ousmane Sonko par Bassirou Diomaye Faye c'est un #putschFaye pro impérialisme. Une défaite d'électoralistes SANS #CDRsankara

par Yanick Toutain
23 mai 2026


Sénégal Le renvoi de Ousmane Sonko par Bassirou Diomaye Faye c'est un #putschFaye pro impérialisme. Une défaite d'électoralistes SANS #CDRsankara


J'ai passé la nuit à suivre ce qui se passait au Sénégal. Et voici un résumé.

Quand il y a une victoire, il faut dire il y a une victoire. Quand il y a une défaite, il faut dire il y a une défaite.

Le 25 avril est une semi-défaite au Mali et une semi-victoire pour Macron, Zelensky et l'impérialisme mondial.

Le Sénégal, le renvoi de Sonko par Faye, est une défaite — mais là, c'est une défaite d'un groupe électoraliste, un groupe d'opposants mais qui restait dans les habits truqués de la démocratie bourgeoise, la démocratie esclavagiste. Donc c'est une défaite d'un type particulier.

Il y a 13h — donc vers 4h du matin, il est 17h45 — j'ai écrit :

Sonko est victime 1° du #putschFaye pro impérialisme 2° de sa naïveté envers la démocratie coloniale.

Ses partisans doivent stopper les élections en créant des CDR sankaristes — 1 pour 125. 100 citoyens, 25 délégués dont 5 étudiants. CDR conseil.

Et Sonko a fait quoi ?

Il publie : « Alhamdoulillah, ce soir je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui. »

À quoi ça rime ?

La logique d'un leader, c'est organiser ses partisans.

Et donc il aurait dû organiser cette nuit ses partisans par groupe de 5 — délégués intermédiaires — groupe de 25 - délégués de base, groupe de 125 - délégués intermédiaires conseillers choisis par 25 délégués ayant eux-mêmes une base de 100 citoyens les ayant accrédités.

C'est ça, un leader.

Sonko est un politicien bourgeois critique. Il participe à la politique bourgeoise, à la démocratie bourgeoise de façon critique.

Mais l'Afrique ne va pas s'en sortir — ni la démocratie bourgeoise, ni la tyrannie — parce que c'est le vieux système grec, qui était assez positif pour les esclaves, ou certains esclaves, la tyrannie grecque.

Ce régime de tyrannie ne mène nulle part.

On va voir la tyrannie être remplacée par la démocratie bourgeoise, et la démocratie bourgeoise — non.

En 83, les CDR Sankara ont donné la solution. Maintenant, il faut les améliorer.

Et donc j'ai travaillé à les améliorer.

mercredi 15 avril 2015

"L'enfant de Dakar" une chanson de 2007 sur les enfants SDF du Sénégal d'après un poème écrit par l'un d'entre eux chantée par Amadis&Toutain


présentation Yanick Toutain
REVACTU
15/4/2015


Cette chanson est simplement un habillage d'un poème écrit par un jeune SDF de Dakar.
C'est dans un atelier d'écriture que son texte avait été écrit.
Cela se passait probablement en 1997.
En 2001, dans le but d'une exposition-soirée à thème sur l'Afrique pendant ses études à l'IUT du Havre, Julie Amadis avait recopié le poème original du jeune SDF de Dakar.
Les textes qu'elle avait préparés (dont celui du jeune SDF et un autre), elle les les avait dupliqués sur des feuilles qu'elle avait posées sur les tables pour que les invités les prennent à leur guise.
C'est plusieurs années plus tard que j'avais fait une musique ("L'enfant de Dakar")sur ce texte original en retructurant (au minimum) le texte original pour en faire une chanson.
C'est pour cette même exposition de Julie Amadis que j'avais écrit le texte "Les Suiveurs de bateaux" (cf infra) qui présente les immigrés comme des personnes se contentant de voir partir les richesses de leurs pays et choisissant de suivre le même chemin que ces richesses à eux volées.

L'enfant de Dakar

L'enfant de Dakar

Ajouts au texte original et musique : Yanick Toutain

Le poème d'origine est anonyme : j'espère par la difuffusion de la chanson retrouver l'auteur et pouvoir le citer.

Le poème se trouvait dans un livre utilisé pour une exposition sur l'Afrique par J. Amadis. Les références du livre sont "L'envers du jour" Editions Léo Scheer Sous la direction de Jean Michel Bruyère.


 En 1997, quelques mois après le commencement des rencontres et des travaux d’écriture avec douze enfants errants de Dakar, Jean Michel Bruyère sollicite Oumar Sall (écrivain) et Kan-si (plasticien) pour fonder ensemble Man-Keneen-Ki, une association sénégalaise d’artistes pour l’aide aux enfants errants. Man-Keneen-Ki prend en charge, soigne et éduque des enfants et jeunes errants. La fabriks et Man-Keneen-Ki ont déjà créé de nombreuses occasions à l’expression des enfants errants : des films, des spectacles, des expositions.






"Si demain j'ai un enfant"
Dit l'enfant de Dakar
"Si demain j'ai un enfant"
Dit l'enfant des trottoirs
"Comment je ferai pour lui dire :
Voila
Moi je dors là
Tiens c'et ton carton boy !
Voila moi je dors là
Tu peux le poser là ou là
Tu peux le poser où tu veux
Ton carton" Il rit aux éclats

Il nargue son futur
Plus rien à perdre
C'est pas dur
Partout c'est la merde"
Parle à son enfant
Lui le presque adolescent
"C'est à toi mon fils
Allons passe une bonne vie !"



Yanick Toutain 

samedi 11 août 2007

11/08/07 20:51

Le texte original du poème était :



"Si demain j'ai un enfant
"Comment je ferai pour lui dire :
Voila
Moi je dors là
Tiens c'et ton carton boy !
Tu peux le poser là 
Ou là
Ou bien là
Tu peux le poser où tu veux
Ton carton
C'est pas dur
Partout c'est la merde
C'est à toi mon fils
Allons passe une bonne vie


On trouve sur internet le génèse du projet


L’Envers du Jour Jean-Michel Bruyère 
Editions Léo Scheer


Depuis janvier 1997, Man-Keneen-Ki - groupe d’artistes vivant et travaillant à Dakar - prend en charge des enfants errants auxquels il fournit logement, nourriture, éducation, soins constants et, aussi, les moyens de l’expression artistique.
Au bout de deux années de contacts quotidiens, la confiance, à laquelle rien ne préparait ces enfants, s’est installée. C’est dans ce cadre que certains ont découvert la photographie et qu’ils ont élaboré dans leur langue, le wolof - langue phonétique, d’une intense précision - des poèmes, des contes, des récits, où l’imaginaire et la réalité se mêlent étroitement sans qu’on puisse jamais les distinguer. Diffusée dans de nombreux pays, cette production artistique étonne. Partout, les regards doivent remiser leur condescendance et, devant des œuvres fortes et élégantes, profondément intelligentes, s’essayer au respect et à l’admiration d’enfants d’abord laissés, comme des centaines de milliers d’autres dans le monde, à mourir dans les rues.
De leurs travaux, ce livre propose une sélection de photographies, textes et peintures. Les photographies ont été choisies parmi les 1800 premiers clichés pris dans les rues de Dakar. Durant une année et demie, Sada Tangara a photographié le sommeil des enfants, à même le rue. Les peintures que reproduit ce livre sont parmi les toutes premières réalisations graphiques en atelier ; elles sont de Babacar Sy. Les poèmes et les textes (entre autres, d’Amadou Bâ, Ibrahima Konaté, Khalifa) - qui constituent de loin la plus grande partie de cet ouvrage - sont extraits d’une immense matière littéraire (poèmes, chroniques, journaux, contes et nouvelles) produite par les enfants depuis juin 1996.
Prix Gilles Dussein, 2003


ANNEXE
Le texte que j'avais rédigé pour l'exposition de Julie Amadis en 2001 était devenu une chanson par la suite


15 LES SUIVEURS DE BATEAUX 

(Paroles et musique : Yanick Toutain 2001)


Les suiveurs de bateaux Arrivent, les uns après les autres,

Quand les Jaguars s'envolent, Avec leurs bombes, nouveaux apôtres.

Les suiveurs de bateaux Qui fuient ce continent gâché,

Quand les missiles décollent. La France aura tout abîmé.

Les suiveurs de richesses - Pillées, volées et exploitées -

S'échappent, avec tristesse, Les yeux fermés pour oublier.

Les suiveurs de richesses, Uranium, pétrole et café.

Le pillage, sans cesse, De Nourritures pour affamés.

Regardez, donc, ces témoignages, Photos, images à pardonner.

L'Occident, ce coupable N'a que ses yeux pour pleurer.

Et reprenez votre courage, Au son des danses et des musiques,

Si vous en êtes capables. Il faut agir par la critique.

Goûtez, sentez et écoutez Pensez la force par le refus.

Ce continent qui pleure, N'a plus besoin de vos armées.

Vibrez, sentez et puis dansez. Pensez aux enfants dans les rues

D'Abidjan, sous la peur. Tous leurs espoirs sont drogués.