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samedi 30 juin 2018

20 M d'€uros : Hollande et Macron ont financé l'attaque Ansardine JNIM du QG G5 Sahel ! Impunité depuis 2013 pour le jihadiste Iyad Ag Ghali pantin DGSE-DRS-CIA-BND

Attaque terroriste le 29 juin contre le QG du G5 Sahel
par Yanick Toutain REVACTU
et Julie Amadis #IpEaVaEaFaF
 30/06/2018


"Comme souvent après la libération d'otages, les interrogations se multiplient sur le versement de rançon. D'après une source proche des négociateurs nigériens, entre 20 et 25 millions d'euros ont bien été versés. Selon une autre source touareg interrogée par l'AFP, l'impunité a de plus été garantie au chef du groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l'islam)". Le Parisien

Le chef de JNIM est Iyad Ag Ghali, le protégé des services secrets français.
Il était à l’hôtel Laico à Ouagadougou chez Compaoré, le grand ami de la Franceàfric quand les militaires de l'opération Serval faisaient semblant de le chercher au Mali.
Alors rappeler le parcours d'Iyad Ag Ghali, c'est dangereux pour Macron, Hollande, la DGSE...
Et donc, RFI, aux ordres, ne donne pas son nom.(...)
Pourtant Macron joue une pièce de théâtre dans laquelle il serait un chef d'Etat luttant contre le terrorisme. Lui qui a été le ministre de Hollande qui a réinstallé les terroristes au Mali et qui a gardé Jean -Yves Le Drian en le faisant passer de ministre de la Défense sous Hollande à ministre des Affaires Etrangères, a le culot d'accuser l'Algérie de protéger Iyad Ag Ghali.

Il y a quatre ans, en mai 2014, un article REVACTU annonçait ce qui allait se produire : des années de crimes terroristes sous protection DGSE et financement de l'Elysée

mardi 13 mai 2014


Mali-Nigeria: Le salaire de 10000 terroristes islamofascistes pour 3 ans : la somme payée par Hollande à Iyad Ag Ghali, le leader des assassins Ansar Eddine du 24 janvier 2012

La vérité était connue de tous les résistants..... à tel point point qu'elle apparaissait même sur le site RFI

"Hollande autorise ses services à travers les Fonds destinés aux services de renseignements, et ses entreprises dont AREVA à arroser Aqmi, Ansar Dine ou les organisations terroristes" (sic cité sur RFI)

EN OCTOBRE 2013 HOLLANDE MACRON LE DRIAN PUGA ONT ACHETÉ 20M€ à IYAD AG GHALI
5 ANNÉES D'ATTAQUES TERRORISTES


On souhaite bien du plaisir aux avocats de Hollande et Macron qui essaieront un jour de prouver que pas un centime des 20M€ que ces deux chefs terroristes ont versés à Iyad Ag Ghali en octobre 2013 n'a servi pour commettre l'attaque contre le QG du G5 Sahel à Sévaré au Mali hier vendredi 29 juin. Une somme qui pourrait d'ailleurs être bien plus importante !

"Hollande autorise ses services à travers les Fonds destinés aux services de renseignements, et ses entreprises dont AREVA à arroser Aqmi, Ansar Dine ou les organisations terroristes" (sic cité sur RFI)

Ce sera la même hypocrisie que leurs futurs collègues avocats de Hollande et de Macron qui tenteront de convaincre des juges que pas un centime des 13M€ versés aux ribanazis jihadistes Daech et autres en Syrie n'a servi pour commettre les crimes du Bataclan en novembre 2015.
On voit d'ailleurs les hypocrites pseudo journalistes de RFI tenter pendant 12 h de camoufler (jusqu'à ce matin 6h)  la revendication de l'attaque par le terroriste préféré de Sarkozy Hollande Puga Le Drian et Macron, Iyad Ag Ghali, à la tête du JNIM l'organisation qui a revendiqué l'attaque.


Hier, vendredi 30 juin 2018 un attentat a eu lieu au QG du G5 Sahel au Mali à Sévaré.
Un véhicule piégé peint aux couleurs de l'ONU a explosé.
Au moins un kamikaze était à bord d’un véhicule-bélier piégé, immatriculé « CICR », Comité international de la Croix-Rouge. C’est un véhicule bélier et le kamikaze s’est fait exploser devant le camp de la force G5 à Sévaré. Quand il a explosé, les témoins rapportent un « très grand bruit ». Le mur d’entrée du camp a été soufflé. Le véhicule a été projeté à l’intérieur du camp.
Des images montrent de la ferraille – tout ce qu’il reste de la voiture. La déflagration a été si forte que les murs, les plafonds de certains bâtiments du camp de l’armée malienne situé non loin du QG de la force conjointe ont tremblé.RFI Afrique
Deux militaires et un civil ont été tués.
Quatre autres militaires et un civil ont été blessés.

ATTAQUE REVENDIQUÉE PAR JNIM DONT LE CHEF IYAD AG GHALI EST LE PROTÉGÉ DE LA FRANCEAFRIC


L'attaque a été revendiquée par JNIM, un groupe terroriste anciennement Ansardine.
Ansardine, le groupe terroriste qui a aspiré tous les membres d'Al Qaeda au Mali.
Les noms changent quand les scandales sur les terroristes soutenus par l'Elysée sont trop visibles.
Leur nouveau nom depuis le 1er mars 2017, c'est JNIM.
Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (en abrégé GSIM ; en arabe جماعة نصرة الإسلام والمسلمين, Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn, JNIM) est une organisation militaire et terroriste, d'idéologie salafiste djihadiste, formée le pendant la guerre du Mali. Il naît de la fusion d'Ansar Dine, des forces d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans le Sahel, de la katiba Macina et de la katiba Al-Mourabitoune. Wikipédia



RFI AUX ORDRES ÉVITE SOIGNEUSEMENT DE DONNER LE NOM DU CHEF DU GROUPE QUI A COMMIS L'ATTENTAT D'HIER


Le chef de JNIM est Iyad Ag Ghali, le protégé des services secrets français.
En janvier 2013, le chef du JNIM était à l’hôtel Laïco à Ouagadougou à 4,5 km du palais présidentiel du président terrorriste du Burkina Faso, l'assassin Blaise Compaoré, le grand ami de la Franceàfric.
Le leader jihadiste était dans la capitale du Burkina Faso quand les militaires de l'opération Serval faisaient semblant de le chercher au Mali.
Alors rappeler le parcours d'Iyad Ag Ghali, c'est dangereux pour Macron, Hollande, la DGSE...
Et donc, RFI, aux ordres, ne donne pas son nom.

Ici un extrait d'article #IpEaVaEaFaF montrant la protection dont bénéficie Iyad Ag Ghali de la Franceàfric et de l'Algérieàfric.
Le terroriste Iyad Ag Ghali leader d'Ansardine #JNIM protégé par l'Algérie et la France
qui s'accusent mutuellement

C'est un secret de polichinelle en Afrique....
Iyad Ag Ghali est le protégé de l'Algérie et de la France...
Ce leader d'Ansar Dine groupe terroriste criminel  peut faire ce qu'il veut au Mali...
Il sait qu'on ne viendra pas porter atteinte à son action terroriste...

Et cela fait presque 6 ans que dure cette farce criminelle....

Pourtant Macron joue une pièce de théâtre dans laquelle il serait un chef d'Etat luttant contre le terrorisme. Lui qui a été le ministre de Hollande qui a réinstallé les terroristes au Mali et qui a gardé Jean -Yves Le Drian en le faisant passer de ministre de la Défense sous Hollande à ministre des Affaires Etrangères, a le culot d'accuser l'Algérie de protéger Iyad Ag Ghali.
"Durant sa visite à Alger, le 6 décembre, Emmanuel Macron a abordé le cas d'Iyad Ag Ghali avec les dirigeants algériens, en particulier lors de son entretien avec Ahmed Gaid Salah, le vice-ministre de la Défense nationale, et ses collaborateurs. Ces echanges portant sur le chef du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), qui chapeaute les principaux groupes jihadistes au Mali, ont été tendus. Les renseignements français ont en effet acquis la certitude qu'Ag Ghali et ses proches bénéficient du soutien, voire de la protection, des services de sécurité algériens. Ce qu'Alger dément catégoriquement. " Jeune Afrique N° 2971-72-73.
Comme si la protection d'Iyad Ag Ghali par le DRS de Bouteflika était une nouvelle ! Cette complicité de l'Algérie et son soutien à Ghali est un secret de Polichinelle.
On sait même par un courriel reçu par Hillary Clinton que les services secrets algériens ont passé accord avec AQMI en leur demandant d'attaquer Maroc et Mali (source DNA)
En réponse aux propos hypocrites de Macron, un responsable algérien possédant un sens de l'humour a répondu :
"Si les Français le voulaient vraiment, ils le mettraient hors d'état de nuire : ils en ont tous les moyens", souligne un responsable algérien. Jeune Afrique N° 2971-72-73.
Soulignant par là que Macron n'a pas besoin du feu vert des Algériens et donc du DRS pour en finir avec leur protégé !
Eh oui...

 BOUTEFLIKA PARRAIN D'IYAD AG GHALI
COMME SARKOZY HOLLANDE MACRON LE DRIAN ET MEME BUSH CLINTON ET MERKEL

IYAD AG GHALI ESPIONNAIT ET RENDAIT COMPTE A L'AMBASSADE US A BAMAKO AARON SAMPSON AGENT TRAITANT US DU TERRORISTE

IYAD AG GHALI UNSERMANN DE MERKEL
ETAIT L'AGENT LOCAL AU MALI
DES SERVICES SECRETS ALLEMANDS BND



Bonnet blanc Blanc Bonnet...

La France comme l'Algérie protègent Iyad Ag Ghali.
Ils s'arrangent même entre eux pour lui trouver la meilleure protection. La France a pour allié Iyad Ag Ghali contre les révolutionnaires maliens...
Elle le protège mais ne veut pas que ça se sache de trop....
Alors quand ses hommes se retrouvent prêts à le "cueillir", l’Élysée est bien embêté... Hollande ne veut pas passer pour "ami des terroristes" aux yeux de tous... Alors la France prévient l'Algérie - ami d'Iyad Ag Ghali - pour  protéger le terroriste sans que ça ne se voit de trop...
"C’est un geste de courtoisie diplomatique et militaire dont on se souviendra longtemps au ministère français de la défense. En 2014, alors qu’elle avait Iyad Ag-Ghali, chef du mouvement djihadiste malien Ansar Eddine à portée de fusil, la France a choisi de prendre l’avis d’Alger avant d’agir, plutôt que de le « neutraliser » ou de le capturer vivant.
Pas si peu fiers de cette marque de considération, les Algériens envoient à Paris un message aussi clair que l’eau de roche : « Ne vous occupez pas d’Iyad. Nous en faisons notre affaire. »
On connaît bien la suite de cette consultation franco-algérienne : Iyad Ag-Ghali en a tiré profit pour disparaître des écrans radar. Mieux, le chef djihadiste a reconstitué Ansar Eddine, sorti, comme tous les autres mouvements djihadistes, du Sahel, zone déstabilisée par l’opération militaire française « Serval » de janvier 2013." Le Monde

20 MILLIONS D'EUROS VERSÉS PAR HOLLANDE MACRON A CEUX QUI ONT ATTAQUÉ
LE QG DU G5 SAHEL HIER

Si les médias français n'osent même pas donner le nom du chef terroriste du groupe responsable de l'attaque du G5 Sahel, vous imaginez bien qu'ils ne disent rien du reste.
Ils ne disent rien sur le fait que les terroristes au Mali, c'est Sarkozy qui les a envoyés envahir le Mali après avoir recruté d'ex dirigeants militaires de Kadhafi (qu'il a ensuite fait tuer par une alliance criminelle entre la Brigade du 17 Février du terroriste Al Qaeda Abdelhakim Belhadj et les services secrets français Commando Hubert DGSE.... crime prémédité par Sarkozy parce que Kadhafi avait menacé de tout révéler de la corruption de sa campagne électorale 2007).

LES TERRORISTES RECRUTES PAR SARKOZY
DES AVEUX CONNUS DEPUIS JANVIER 2014

Ce sont Sarkozy, Fillon, Juppé, Baroin et le général Puga qui ont envoyé les jihadistes attaquer le Mali avec la complicité du président ATT

Hama Ag Mahmoud a révélé l'accord qu'il y avait entre eux les jihadistes et Sarkozy :
"La France a demandé au MNLA de l’aider à faire déserter tous les combattants de l’Azawad qui étaient dans l’armée libyenne,... en contrepartie, elle nous avait donné son feu vert pour l’indépendance de l’Azawad. C’est l’accord qui a été conclu avant la guerre entre le MNLA et la France.(interview de Hama Ag Mahmoud un des principaux chefs terroristes MNLA)

Tels des poissons rouges sans mémoire, les médias Franceàfric donnent une information capitale.
.. pour ensuite faire semblant de l'avoir oubliée et ne jamais relier les informations d'actualité - ici G5 Sahel - avec les informations qu'ils avaient révélées auparavant.
20 à 25 millions remis au groupe terroriste Ansardine par Hollande et Macron (son secrétaire général adjoint) et l'impunité du chef terroriste Iyad Ag Ghali en octobre 2013 !

Comme souvent après la libération d'otages, les interrogations se multiplient sur le versement de rançon. D'après une source proche des négociateurs nigériens, entre 20 et 25 millions d'euros ont bien été versés. Selon une autre source touareg interrogée par l'AFP, l'impunité a de plus été garantie au chef du groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l'islam). Le Parisien
 Le prétexte - car il faut toujours un prétexte pour verser une somme si importante à un groupe terroriste- étaient les otages.

Le groupe Ansardine a juste changé de nom. Il s'appelle JNIM maintenant. Ce sont les mêmes terroristes. JNIM c'est le nom de camouflage pour faire oublier que Hollande et Macron (qui était à l'époque Secrétaire général adjoint du cabinet du président Hollande) les ont financés.

 

mercredi 15 octobre 2014

Barhein: Les organes de sécurité dénoncés comme "premiers incubateurs idéologiques" du terrorisme ISIS valurent à Nabeel Rajab d'être arrêté !



par Yanick Toutain
15/10/14

"Pour les ex-agents Karim Mouail et Mohamed Samraoui, l'"émir" du GIA Djamel Zitouni qui a revendiqué l'opération contre les moines, est un agent double retourné et manipulé par les services algériens."
 Libération papier  p.13 15/10/14
 
"Admiré et redouté, Iyad
 [Ag Ghali leader islamofasciste de Ansar Eddine au Mali]
 fascine et se rend indispensable. Même le président ATT sait, à l’époque, à quel point il peut lui être utile. « ATT avait une ligne directe avec Iyad qui était un relai extrêmement précieux pour lui au nord Mali » poursuit le diplomate.
(cf infra l'article de MondAfrique)


LIRE AUSSI
Un militant du Bahreïn arrêté pour avoir dénoncé le rôle de son pays dans la montée de l’Etat Islamique (Wikileaks Actu Francophone)

Il avait écrit
« Beaucoup de Bahreïniens qui ont rejoint le terrorisme et l’Etat islamique viennent des institutions sécuritaires. Elles ont été leur premier incubateur idéologique » (Source: Twitter)


many men who joined & came from security institutions and those institutions were the first ideological incubator
Et avait été interpellé pour cette lucidité
"Directeur du Centre bahreinien pour les droits de l’homme, Nabeel Rajab a été arrêté mercredi 1er octobre à Manama, la capitale du Royaume. Il est placé en garde à vue pour une semaine, suite à un tweet dans lequel il affirme que d’anciens membres des services de sécurité de Bahrein sont partis se battre en Syrie, dans les rangs de l’organisation Etat Islamique.
« Beaucoup de Bahreiniens qui ont rejoint le terrorisme et l’Etat islamique viennent des institutions sécuritaires. Elles ont été leur premier incubateur idéologique ». Ce sont ces quelques mots sur le compte Twitter de Nabeel Rajab (@NABEELRAJAB) qui ont provoqué la colère des autorités du Royaume. Le célèbre défenseur des droits de l’homme a été arrêté mercredi 1er octobre et sera maintenu en garde à vue pour une semaine, selon une source judiciaire locale."
(France Info)


Le film Cha


Résumé[modifier | modifier le code]

Au 

En Algérie, les militaires avaient eux-mêmes financé les FIS-GIA et les avaient infiltrés à un tel point que la mort des moines de Tibérine est toujours l'objet de l'enquête du juge Trévidic en Algérie cette semaine :


"Pour les ex-agents Karim Mouail et Mohamed Samraoui, l'"émir" du GIA Djamel Zitouni qui a revendiqué l'opération contre les moines, est un agent double retourné et manipulé par les services algériens." Libération papier 15/10/14 

On bouclera cette boucle avec le passionnant article de Mondafrique paru le 13 octobre

On y voit que le même Iyad Ag Ghali était depuis 1991 un agent au service de la DRS algérienne, ayant ses entrée auprès de l'armée américaine et ... une ligne directe avec ATT le président du Mali.... certainement le téléphone Thuraya que confisqua le capitaine Sékou Traoré !


DE L’ARMEMENT POUR IYAD AG GHALI INTERCEPTÉ PAR L’ARMÉE FRANÇAISE

Grande figure de la rébellion touarègue devenu terroriste, Iyag Ag Ghaly sévit toujours entre le sud algérien et le nord Mali. En janvier 2013, l'offensive de son mouvement, Ansar Dine, aux côtés d'Aqmi et du Mujao vers le sud du pays avait provoqué le déclenchement de l’opération Serval. Son repli dans le sud de l’Algérie où il dispose de protections ne fut que de courte durée. Considéré comme l’un des terroristes les plus recherchés de la région avec Mokhtar Belmokhtar, il sillonne à nouveau le nord du Mali malgré la présence de l’armée française. Pas plus tard qu’hier selon le JDD, un convoi d’armes destinées à alimenter les hommes d’Ag Ghali a été intercepté à proximité de la frontière du sud libyen. Preuve du vaste réseau dont il dispose dans la zone. Portrait de cet homme d’influence.
iyad-ag-ghali-linsaisissable
Crédit photo: Tous droits réservés d.r.
Ce portrait a été publié en juillet 2014 par Thalia Bayle
Iyad Ag Ghali court toujours. Le charismatique leader de l’ancien mouvement islamiste Ansar Dine, officiellement désigné comme terroriste par le département d’Etat américain continue de sévir dans le nord du Mali. Un temps replié dans le sud algérien, notamment vers la ville de Tinzawaten où il possèderait une maison, l’homme navigue régulièrement à travers les dunes jusqu’à la ville d’Abeybara dont il est originaire au Mali. Tout le monde semble savoir où il est, oui, mais rien ne se passe. Et pour cause, malgré la fuite d’Iyad après l’opération Serval, celui que l’on surnomme « le lion du désert » n’a rien perdu de son influence. Ses puissants réseaux qui vont de Kidal aux services spéciaux algériens (DRS) en passant par le pouvoir de Bamako en font, plus que jamais, un homme sous protection.
De Kadhafi au DRS
Né vers 1955 dans une famille noble d’éleveurs de la tribu des Ifoghas au nord-est du Mali, Iyad Ag Ghali a un parcours digne de l’Odyssée. Agé d’à peine vingt ans dans les années 1980, il embarque pour la Libye comme de nombreux touaregs qui fuient le chômage et les terribles sécheresses qui dévastent la région. Là-bas, le futur chef rebelle enchaîne les jobs à la sauvette, jardinier, gardien de voitures, avant d’intégrer, comme des milliers d’autres touaregs, la légion islamique de Kadhafi. « A l’époque, s’enrôler dans l’armée libyenne représentait une possibilité de se former au combat dans l’optique d’une future rébellion »  explique Pierre Boilley, directeur du Centre d'étude des mondes africains. Au Liban, où on l’envoie combattre les milices chrétiennes, puis sur le terrain tchadien, Iyad s’initie à l’art de la guerre.
C’est en combattant aguerri qu’il revient au pays lorsque Kadhafi démantèle la légion en 1987. Il troque alors son uniforme militaire pour celui de la rébellion touareg dont il devient une icône. A la tête du Mouvement populaire pour la libération de l'Azawad (MPLA), il lance sa première action d’envergure le 28 juin 1990 : un assaut contre la gendarmerie de la ville de Ménaka. Plusieurs policiers maliens meurent pendant l’attaque. Un fait d’arme qui lui vaut d’être reconnu comme un combattant redoutable. Au point d’attirer l’oeil de l’Algérie, puissance régionale incontournable qui considère le nord Mali comme sa zone d’influence et craint de voir s’exporter les velléités autonomistes sur son territoire. Après avoir longtemps réprimé les touaregs aux côtés de l’armée malienne, Alger s’engage en effet, dans une stratégie d’infiltration de ces mouvements. Stratégie dont Iyad sera la pierre angulaire.
Lorsque la diplomatie algérienne impose sa médiation dans le conflit malien et organise des négociations à Tamanrasset en 1991, les hommes du DRS choisissent de miser sur le jeune et ambitieux leader. Interlocuteur du gouvernement malien lors de ces pourparlers, Iyad accepte de signer l’accord de paix de Tamanrasset alors qu’aucun des objectifs de la rébellion n’est atteint. Un acte qui lui vaudra d’être considéré par beaucoup de maliens comme l’homme qui a ramené la paix au nord Mali, et par beaucoup de rebelles comme un traître passé sous la coupe de l’Etat. Le camp touareg se divise. Iyad, qui d’une pierre deux coups a acquis le soutien d’Alger et la confiance des autorités maliennes, fonde le Mouvement national de l'Azawad (MNA), un mouvement composé majoritairement de touaregs modérés.