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samedi 13 juin 2026

Pour la révolution Sankara en Afrique il faut distinguer 3 concepts : "statutaire", "fonctionnel", "comitaire".

par Yanick Toutain
13 juin 2026


Pour la révolution Sankara en Afrique 3 concepts : statutaire, fonctionnel, comitaire


Pour la révolution Sankara en Afrique, il faut distinguer trois concepts : statutaire, fonctionnel, comitaire.

Statutaire, c'est le processus de désignation des délégués révocables des CDR.

Fonctionnel, c'est la construction d'une fonction publique révolutionnaire, c'est-à-dire un Dia-État, un État qui n'est plus tout à fait un État puisqu'il est formé de délégués révocables du peuple.

Et ce qui est comitaire, ce sont les comités de zone qui gèrent, qui établissent des règles pour les Hcommunes, les Hcantons, les Harrondissements, les Hdistricts, les Hregions, les Hprovinces, les Hfasos, les Hsous-continents, les Hcontinents et même le monde entier.

Les comités en question, ce sont des COMEX comités exécutifs avec autour un comité formé de cinq fois plus de délégués, ceux qui précisément ont désigné les délégués des comités exécutifs, les COMEX.

Statutaire, c'est le processus de désignation. Donc des clubs d'entraide de quatre personnes qui donnent accréditation à un ou une fonctionnaire, un étudiant ou une étudiante. Quatre personnes choisissent leur représentant intermédiaire — DIB, Délégué Intermédiaire de Base. Ça c'est statutaire.

Dans le même processus, cinq DIB — cinq Délégués Intermédiaires de Base — vont se réunir, parmi lesquels forcément, obligatoirement un ou une étudiante, et vont choisir un des quatre fonctionnaires — que j'appelle des fonctionnantes, des fonctionnaires révocables — pour représenter les cinq, et donc représenter les 20 délégateurs et délégatrices, c'est-à-dire les cinq clubs de quatre qui se sont formés. Donc 20 délégateurs-délégatrices, 4 adjoints statutaires dont l'étudiant ou l'étudiante, plus le ou la délégué de base représentant 25 personnes — DB, Délégué de Base.

Le processus va continuer avec cinq Délégués de Base qui choisissent un ou une des cinq pour être Délégué Intermédiaire Conseiller ou Déléguée Intermédiaire Conseillère.

On a donc un CDR de base 25 personnes parmi lesquelles 20 DIB, 4 DB, et le ou la DIC — Délégué Intermédiaire Conseiller ou Conseillère — pour représenter les 100 personnes qui sont à la base, délégateurs ou délégatrices. Ça c'est statutaire.

Ensuite, on va former un Bloc Statutaire en réunissant 25 CDR de base. 25 CDR de base réunissant 25 délégués, on aura donc 625 délégués avec à la base 2 500 délégateurs ou délégatrices.

À ce moment-là, les 25 délégués intermédiaires conseiller.es forment donc une DIRFONCT, une direction fonctionnelle, qui est une sorte de direction de la fonction publique locale.

Mais cette direction-là a un pouvoir d'organisation, puisque les délégués fonctionnaires-fonctionnantes recevront leur directive des fonctionnaires des étages supérieurs, et d'autres directives cette fois-ci des délégués des COMEX — sauf que les délégués des COMEX sont bien évidemment des délégués des DIRFONCT, des délégués désignés par le système statutaire — ce sont les mêmes. Il n'y a pas de séparation dans ce système-là entre la fonction publique révolutionnaire, le Dia-État, et les comités de zone. Il n'y a aucune différence, c'est juste le fonctionnement. C'est-à-dire que les zones sont gérées par les fonctionnaires-fonctionnantes des niveaux les plus élevés dans la zone correspondante.

Le processus en question va aboutir à ce que 20 % de chaque DIRFONCT sera organisé autour d'une couleur politique. On ne va pas reprendre gauche et droite. On va prendre extrême-bâbord, les super-sankaristes, les égalistes, les partisans d'une révolution totale — on ferme les banques tout de suite. On aura bâbord, les sankaristes partiels, les écologistes radicaux mais non-égalistes. On aura le centre, on aura tribord, et on aura extrême-tribord.

Il faut noter une chose extrêmement importante, c'est que le radicalisme ne consiste pas à expulser les droitiers, ne consiste pas à expulser les plus conformistes, même y compris les compradores lorsqu'ils ne sont pas des délinquants. Évidemment, les compradores terroristes doivent être placés en prison après un jugement, un jugement public, pas un enlèvement — un jugement public dans les tribunaux révolutionnaires.

Mais précisément, il est extrêmement important que les électoralistes, partisans de la démocratie coloniale, soient intégrés dans les CDR. C'est fondamental. Les processus actuels de bannissement, retirer la nationalité, sont aussi ridicules et aussi scandaleux d'ailleurs qu'un processus similaire qui consisterait en Europe ou en France à priver du droit de vote des révolutionnaires sankaristes. Moi, ça fait des décennies et des décennies que je n'ai pas participé à un vote. Pour autant, je considérerais comme un scandale extrême qu'on me prive du droit de vote.

De la même façon, en Afrique, il est scandaleux de retirer la possibilité aux conformistes, aux droitiers, aux partisans de Ouattara, Blaise Compaoré et cetera et cetera. Si tant est qu'ils n'ont pas été des criminels évidemment — les Bassolé en question, ou les Soro seraient évidemment exclus du processus — mais les supporters n'ayant pas participé à des actions illégales, les supporters, il faut absolument les intégrer dans les CDR. C'est l'enjeu fondamental.

L'enjeu fondamental est de légitimer le pouvoir du peuple en faisant participer la totalité du peuple, y compris donc les droitiers. Et c'est pour ça que chaque courant politique doit s'intégrer à l'intérieur des CDR — et chaque zone, c'est le fonctionnement structurel, chaque zone doit envoyer à l'étage supérieur, à une zone en général cinq fois plus grande, doit envoyer systématiquement 5 délégués, doit promotionner 5 délégués, pour que 20 % de la population de chaque zone soit systématiquement, structurellement représenté.

Il faut donc que cesse le processus de bannissement au Mali, au Niger ou au Burkina Faso. Si ce sont des délinquants participant au complot terroriste, bah il faut les inculper, les intégrer dans un mandat d'arrêt, intégrer ce mandat d'arrêt dans le mandat d'arrêt du procureur Tessougué, intégrer dans le mandat d'arrêt les donneurs d'ordre, c'est-à-dire Macron, Zelensky, Hollande, Sarkozy — tous ceux qui ont organisé le complot terroriste. Il faut bien évidemment des poursuites judiciaires et demander l'extradition vers le Mali, le Burkina et le Niger de tous ces chefs terroristes — tous ceux qui envoient, ou qui financent, ou qui arment les criminels terroristes.

Mais je parle d'autre chose. Je parle de gens qui ont le cœur, la pensée, ayant une sympathie ou une ancienne sympathie pour le MNLA, ou des égarés qui auraient pu croire momentanément que Mariko ou Iyad ag Ghali pouvait représenter quelque chose — soit de l'islam, soit de la démocratie coloniale positive mélenchoniste ou que sais-je encore. Ces gens-là, il faut absolument les intégrer, si même y compris Mariko. Si pour Mariko n'est pas établie une liste précise de comportements criminels, de sa complicité effective dans le complot terroriste FLA. Bon, certes, il y a la visite pour la libération d'otages, mais l'objectif est que les partisans de Mariko, ceux du 22 mars par exemple, soient intégrés dans les CDR.

Il faut des CDR les plus larges possibles. Le raisonnement de Lénine consistant à exclure la bourgeoisie des Soviets était de la sénilité, de la sénilité précoce. De la même façon que Lénine en 1920 en train de cracher sur Gorter, en train de cracher sur Sylvia Pankhurst — l'extraordinaire femme révolutionnaire de Grande-Bretagne — ce fut une erreur fondamentale. Il fallait absolument que la bourgeoisie reste dans les Soviets, vienne dans les Soviets. Les droitiers étaient présents dans les Soviets d'ailleurs en mars 1917. Il fallait pas les sortir, il fallait les convaincre de rester au prorata évidemment du nombre de leurs délégateurs, au prorata du nombre de gens leur accordant crédit, les accréditant.

Il faut une proportionnalité intégrale. Et c'est dans cette proportionnalité intégrale que l'aile extrême-bâbord — l'aile babord de l'aile extrême-bâbord dont je suis, les 4 % les plus radicaux — tenteront de convaincre les autres d'adopter des mesures de plus en plus radicales, mais dans un processus dans lequel toute la population participe.

C'est ça l'enjeu.

Et donc statutaire — désignation ; fonctionnel — la fonction publique révolutionnaire, le Dia-État, un État qui ressemble à celui que la Commune de Paris préconisait — des délégués révocables en permanence par le peuple ; et ce qui est comitaire — les comités de zone avec leur comité exécutif, mais dont les membres sont tous bien évidemment des délégués révocables 24h sur 24.

CDR en avant. Thomas Sankara est avec nous.

mercredi 11 décembre 2024

Syrie : Une révolution et une contre-révolution enchevêtrées (la méthode Zoubatov) ouvrant une période de révolisation qui impose l'urgence de l'humanocratie des délégués révocables

par Yanick Toutain

Les comités de coordination vont-ils prendre le pouvoir en Syrie ?
La clé est là !
Ces structures d'auto-organisation vont-elles prendre le pouvoir ?
C'est ça la vraie révolution qui va gagner. 

Mais cette destruction de l'État compradore pourrissant de Assad n'a pas été faite par Omar Aziz en 2012 - en 2013 il était mort - et par les comités de coordination, les structures d'auto-organisation inspirée de Rosa Luxembourg et dont se réclament aussi certains anarchistes.
Ce ne sont pas ces structures d'auto-organisation populaires qui ont remporté la victoire mais des islamofascistes imposteurs pseudo musulmans, le le bras armé des banques - de la riba apostat locale du Proche Orient.
Ce sont ces groupe Zoubatov nouveau qui ont gagné.

Et donc le zoubatovisme est actuellement en train de de devenir une technique généralisée de l'impérialisme pourrissant.

Au départ, ces gens avançaient masqués : ils se mêlaient aux combattants sur le terrain tout en distillant discrètement leur idéologie. Au fil du temps, dans les manifestations, j’ai commencé à entendre d’autres slogans : les demandes de liberté et de démocratie ont fait place à des revendications sur la création d’un califat, sur l’application de la charia, etc. Le basculement s’est opéré entre 2011 et 2013. Jabhat al-Nosra, le plus grand groupe d’al-Qaïda en Syrie, est dirigé par Abu Mohammad al-Julani. Ce groupe a réussi à marginaliser l’ASL parce qu’il avait de l’argent et que l’ASL en manquait. L’argent était vraiment le nerf de la guerre. Les combattants de l’ASL passaient petit à petit d’un groupe à l’autre, tout simplement parce qu’ils avaient besoin de nourrir leur famille, d’avoir un peu d’argent pour survivre. Jabhat al-Nosra a littéralement siphonné l’ASL et diffusé l’idéologie extrémiste d’al-Qaïda auprès de ses nouvelles recrues.





Syrie : Une révolution et une contre-révolution enchevêtrées (la méthode Zoubatov) ouvrant une période de révolisation qui impose l'urgence de l'humanocratie des délégués révocables


 



par Yanick Toutain

Vidéo 10 décembre 2024

Article REVACTU

transcript 11/12/24



Les comités de coordination vont-ils prendre le pouvoir en Syrie ?

La clé est là !

Ces structures d’auto-organisation vont-elles prendre le pouvoir ?

C’est ça la vraie révolution qui va gagner.



Mais cette destruction de l’État compradore pourrissant de Assad n’a pas été faite par Omar Aziz en 2012 – en 2013 il était mort – et par les comités de coordination, les structures d’auto-organisation inspirée de Rosa Luxembourg et dont se réclament aussi certains anarchistes.

Ce ne sont pas ces structures d’auto-organisation populaires qui ont remporté la victoire mais des islamofascistes imposteurs pseudo-musulmans, le bras armé des banques – de la riba apostat locale du Proche Orient.

Ce sont ces groupes Zoubatov nouveaux qui ont gagné.

Et donc le zoubatovisme est actuellement en train de de devenir une technique généralisée de l'impérialisme pourrissant.





Au départ, ces gens avançaient masqués : ils se mêlaient aux combattants sur le terrain tout en distillant discrètement leur idéologie. Au fil du temps, dans les manifestations, j’ai commencé à entendre d’autres slogans : les demandes de liberté et de démocratie ont fait place à des revendications sur la création d’un califat, sur l’application de la charia, etc. Le basculement s’est opéré entre 2011 et 2013. Jabhat al-Nosra, le plus grand groupe d’al-Qaïda en Syrie, est dirigé par Abu Mohammad al-Julani. Ce groupe a réussi à marginaliser l’ASL parce qu’il avait de l’argent et que l’ASL en manquait. L’argent était vraiment le nerf de la guerre. Les combattants de l’ASL passaient petit à petit d’un groupe à l’autre, tout simplement parce qu’ils avaient besoin de nourrir leur famille, d’avoir un peu d’argent pour survivre. Jabhat al-Nosra a littéralement siphonné l’ASL et diffusé l’idéologie extrémiste d’Al-Qaïda auprès de ses nouvelles recrues.









Syrie : Une révolution et une contre-révolution enchevêtrées (la méthode Zoubatov) ouvrant une période de révolisation qui impose l'urgence de l'humanocratie des délégués révocables
(version brève : speech du 10 décembre)



1)

#30secondesPourLaRévolution

Il est impossible de comprendre ce qui se passe actuellement en Syrie ; de comprendre s'il s'agit d'une #révolution, d'une #contrerévolution pour comprendre ce qui va se passer si on ne connaît ni le nom du préfet de police #LouisAndrieux ni le nom du chef de l'#Okrana de Moscou #Zoubatov.

En effet, ces deux-là sont les créateurs des agents provocateurs.

C'est le préfet de police, en 1880, qui a créé #LaRévolutionSociale, le journal anarchiste dans lequel il s'est vanté de faire des articles appelant à une attaque terroriste contre une statue, la statue de Thiers.

Zoubatov, lui, a organisé la grande manifestation - le Dimanche rouge - c'est une manifestation provocatrice pour faire tuer des manifestants.



2)

#30secondesPourLaRévolution 

Toujours pour comprendre la situation en #Syrie, on va continuer

Si le préfet Andrieux lui s'était greffé sur des organisations anarchistes existantes (en faisant financer un journal dans lequel il écrivait des articles) Zoubatov lui, le chef de la de la police secrète de l'#Okhrana de Moscou, lui, crée carrément des organisations concurrentes des organisations révolutionnaires ou syndicales. C'est donc lui le 9 janvier qui a entraîné peut-être une centaine de milliers de personnes à une grande manifestation et à se faire tuer - plusieurs milliers de tués - comment dirais-je pour essayer de d'« assainir » le régime tsariste par une purge sanglante le Dimanche rouge



3)

#30secondesPourLaRévolution 

Et donc le processus auquel on vient d'assister en Syrie est, de façon paradoxale, un groupe de contre-révolutionnaires islamo-fascistes en train de renverser Assad; donc en train de faire aboutir le processus de la Révolution commencé par la population - commencé par les révolutionnaires - à la fin de l'année 2011, en écho, en réplique à ce qui s'est passé en Tunisie le 14 janvier 2011 et le 11 février en Égypte. La réplique à fini par vaincre et a fini par abattre Assad de 2011 à 2024 



4)

#30secondesPourLaRévolution

A la question donc "est-ce que on vient d'assister à une révolution ?" comme le proclament beaucoup d'opposants en particulier syriens ou "est-ce que c'est une contre révolution ?" comme on on le constate chez des partis communistes plus ou moins stalinisés ou maoistes qui soutenaient Assad. .. En fait c'est les deux à la fois ! C'est l'aboutissement d'un processus révolutionnaire commencé en 2011 à la fin d'année 2011 et à la fois une contre-révolution dans la mesure où ceux qui dirigent sont des islamofascistes, des pantins de de l'impérialisme les pantins de la bancocratie des banques du Qatar, des apostats hypocrites de la riba. Et donc c'est les deux à la fois 



5)

#30secondesPourLaRévolution

Comment est-ce que quelque chose peut être à la fois une révolution et à la fois une contre révolution ? La réponse est simple : une révolution c'est abattre une casemate. Une casemate c'est un groupe de gens armés armés physiquement idéologiquement pour protéger les privilèges d'une classe sociale ou d'un groupe d'une classe sociale et/ou d'alliés de cette classe sociale. C'est ça une révolution. Une contre révolution, c'est donc le fait de - après perdre des privilèges - un retour des privilèges, un retour de la classe, donc un retour de la casemate. En quoi est-ce que la situation actuelle et donc - à la fois - une révolution et à la fois une contre-révolution ? 



6)

#30secondesPourLaRévolution

En l'occurrence, la chute de Assad c'est après la chute de Saddam Hussein, la fin du du du système bassiste avec une formoisie compradore, une formoisie bureaucratique compradore alliée à certains secteurs de la bourgeoisie locale qui avaient créé un pouvoir d'État anti impérialiste qui s'opposait aux secteurs les plus - comment dirais-je - les plus dominants de l'impérialisme, USA européens etc. etc. Et donc là c'est la chute de cette structure étatique qui a bien dégénéré avec un baasisme en pourrissement total avec le système Assad allié à l'impérialisme russe.



7)

#30secondesPourLaRévolution

Et donc ce qui vient de se passer c'est la destruction, la dislocation d'une casemate. Une casemate bourgeoise, d'une casemate capitaliste. Mais d'un capitalisme dégénéré un capitalisme compradore allié avec une formoisie - "ces capitalistes du savoir" - dégénérée qui admettait les massacres les tortures etc. etc. en absence totale de système humanocrate, en l' absence totale de délégués révocables permettant à la population d'exprimer ses choix. Cette structure pourrissante, Cet Etat compradore pourri vient d'être disloqué. C'est donc bel et bien une révolution qui vient de se produire en Syrie C'est la victoire de la révolution syrienne commencée en 2011. 





8)

#30secondesPourLaRévolution

Mais cette destruction de l'État compradore pourrissant de Assad n'a pas été faite par Omar Aziz en 2012 - en 2013 il était mort - et par les comités de coordination, les structures d'auto-organisation inspirée de Rosa Luxembourg et dont se réclament aussi certains anarchistes. Ce ne sont pas ces structures d'auto-organisation populaires qui ont remporté la victoire mais des islamofascistes imposteurs pseudo musulmans, le bras armé des banques - de la riba apostat locale du Proche Orient. Ce sont ces groupes Zoubatov nouveaux qui ont gagné.



9)

#30secondesPourLaRévolution

En effet on l'a vu avec les Frères Musulmans et leurs émules, leurs clones, leurs copies, ces gens-là maintenant ont des comportements sans doute conseillés par les services secrets capitalistes. Des comportements de type Zoubatov ils se prétendent opposants, ils se prétendent anti-impérialistes, ils se prétendent même - pour certains - trotskistes, on le voit en France avec le le pseudo groupe révolutionnaire Révolution Permanente qui a le culot de se prétendre trotskiste, alors que c'est en réalité une agence - comment dirais-je - supplétive de Tariq Ramadan et de toute la clique islamofasciste. Et donc le zoubatovisme est actuellement en train de de devenir une technique généralisée de l'impérialisme pourrissant.



10)

#30secondesPourLaRévolution 

Et donc de la même façon que une grève - une grève ouvrière - qui serait gagnée par des syndicalistes membres du groupe français Révolution Permanente (qu'on devrait appeler "contre-révolution permanente"), de la même façon que leur victoire contre un patron local serait effectivement une victoire, de la même façon la victoire de HTC - des Zoubatov islamofascistes de Syrie - est effectivement bel et bien une victoire qui détruit une structure d'une certaine fraction de la bourgeoisie mais il n'empêche que c'est effectivement une structure bourgeoise. Ils ont détruit un Etat bourgeois compradore. Maintenant la question c'est "qu'est-ce qu'ils sont eux-mêmes et..."



11)

#30secondesPourLaRévolution

… et donc on voit en ce moment Julani qui est en train d'essayer de se métamorphoser en Morsi égyptien ou en Ghannouchi tunisien, en espèce d'islamiste présentable allant vers la reconstruction d'un Etat bourgeois démocratique traditionnel. Il va devoir mater son aile fascisante comme Hitler a maté les SA, mais en face on a quoi ?… justement en face on va voir ressurgir le fantôme de Omar Aziz, on va voir ressurgir les comités de coordination de 2011 2012 2013 ; on va voir ressurgir justement la véritable révolution qui, elle, ne va pas se contenter des du zoubatovisme et c'est ça la clé de la Syrie.



12)

#30secondesPourLaRévolution

La clé de la Syrie, c'est justement ça la résurgence de soviets de délégués révocables - le mot russe, de shoras le mot en Iran de la la révolution de 1979, les CDR de Thomas Sankara - auto-organisation à la base avec des délégués désignés par des gens qui se mettaient en file indienne pour désigner lequel ils choisissaient. Toutes ces structures d'auto-organisation - les arouchs du printemps Kabyle -, c'est ça la clé. Les comités de coordination vont-ils prendre le pouvoir en Syrie ?
La clé est là !
Ces structures d'auto-organisation vont-elles prendre le pouvoir ? C'est ça la vraie révolution qui va gagner. 



13)

#30secondesPourLaRévolution 

Une fois qu'on a clarifié l'enjeu majeur en Syrie - reconstruction d'un Etat bourgeois ou auto-organisation avec des délégués révocables de type soviétique - quel que soit le le mot qu'on utilise - on se rend compte des principaux alliés de Julani.
Et bien, les principaux alliés de Julani sont les saboteurs de l'auto-organisation.
En France Mélenchon et toute sa clique qui gesticulent dans tous les sens pour empêcher que des délégués révocables #1pour25, #1pour625, #1pour15625 soit désignés pour prendre le pouvoir.
Les mêmes dans les Gilets Jaune sabotant. Donc tous les saboteurs de l'auto-organisation sont les alliés de Julani actuellement.



14)

#30secondesPourLaRévolution
On peut aussi considérer que Ibrahim Traoré au Burkina Faso, qui se substitue par un pouvoir militaire à la reconstruction des CDR de Thomas Sankara aux structures d'auto-organisation avec des délégués révocables de Thomas Sankara, eh bien son sabotage de l'auto-organisation fait de lui un allié de Julani.
Il sabote la possibilité d'un modèle !
Idem pour Assimi Goita qui a empêché, effectivement, lui aussi, la reconstruction de structures de délégués révocables au Mali.
Et donc dans tous les pays où la formoisie - les capitalistes du savoir - sabotent l'auto-organisation, ils sont de facto des alliés de la reconstruction d'État bourgeois et donc des ennemis de l'auto-organisation.



15)

#30secondesPourLaRévolution
La plupart des militants - la quasi totalité - ignore ce que sont réellement les soviets. Les soviets c'est l'auto-organisation en 1905 avec un délégué pour 500 ouvriers de base.
Ce chiffre était parfait !
Il suffirait de rajouter 125 délégués qui seraient des délégués fonctionnaires, et on aurait donc un délégué pour 625.
Mais le 12 mars 1917, ce quota a été remplacé par un délégué pour 1000 en éloignant de la base le - comment dirais-je - le représentant de ces 1000 ouvriers.
Et donc ça a été une erreur !
Il faut revenir à un quota plus faible.



16

#30secondesPourLaRévolution
Revenir à un quota plus faible, c'est précisément ce que doivent faire les Syriens.
Ils doivent désigner un délégué pour 25 avec le délégué - délégué de base - et ses 4 adjoints. Avec dans ces 4 adjoints un délégué de spécialité sécurité.
Sur cette base là 25 délégués de base désigneraient à ce moment-là un délégué conseiller qui sera le représentant de 25 x 25 citoyens.
Donc un délégué pour 625.
Ce serait le délégué conseiller ; 625 parmi lesquels 500 seraient les délégateurs de base.



17

#30secondesPourLaRévolution
Il suffirait donc que pour une zone déterminée cinq délégués conseillers ou déléguées conseillères soit désigné.e.s pour former un bloc fonctionnel
Donc ce bloc fonctionnel, ce serait 2500 citoyens de base qui désigneriaient 625 délégués de niveau supérieur.
Dont 500 délégués intermédiaires
100 délégué.e.s de base
20 délégué.e.s intermédiaires conseiller ou conseillère
et les 5 délégué.e.s conseillers ou conseillères.
[25 délégué.e.s] qui seraient à la tête et qui formeraient la direction fonctionnelle de cet ensemble de 3125 citoyens.
Ce serait ça le nouvel « diaEtat » à reconstruire en Syrie et ailleurs.



18

#30secondesPourLaRévolution
Et donc, puisque Omar Aziz le révolutionnaire syrien tué dans les geoles de Assad se félicitait que la révolution syrienne a duré plus longtemps que la Commune de Paris on pourra en conclusion remarquer la chose suivante c'est que la construction de tel bloc fonctionnel avec 2500 citoyens de base désignant 625 délégués on pourrait avoir 500 fonctionnaires et 125 étudiants dans cette structure les 500 fonctionnaires seraient donc des délégués de base désigné par la population des délégués révocables ce qui était effectivement une des deux principales mesures de la Commune de Paris d'un côté les délégués révocables et de l'autre le fait que les fonctionnaires soient des délégués révocables eux aussi.