#ScandaleKoumassi Ouattara a laissé Célestin Serey Doh signer arrêté illégal contre le décret présidentiel de Ouattara
3 juin 2026 : plus de 1000 personnes se retrouvent à la rue en saison des pluies, perdent leur habitation, leurs meubles, tous leurs papiers, à cause d'un voyou protégé par les autorités locales, réussissant à avoir plus de 200 policiers et gendarmes pour expulser plus de 1000 personnes.
C'est totalement révélateur du système Ouattara — un système criminel et barbare installé en 2011 par des troupes d'occupation Licorne et l'ONU, l'ONUCI, aux côtés des terroristes Forces Nouvelles arrivés de façon totalement illégale et attaquant le 16 décembre 2010 au lance-roquettes et à la Kalachnikov.
En 2019 Ouattara prend des mesures légales,-un décret présidentiel sur la lagune Ébrié, interdisant tout remblayage privé.
En 2021, un de ses ministres — Célestin Serey Doh, secrétaire d'État aux Affaires maritimes — bafoue totalement cette légalité et signe l'arrêté n°0318/MT/SEMTAM/CAB du 30 novembre 2021, autorisant la privatisation et le remblayage de 34 hectares du domaine public lagunaire au profit d'un opérateur privé, Alloui Brou Jacques.
En février 2026, un lanceur d'alerte, Jean-Christian Konan (JCK), est interpellé par la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité pour avoir dénoncé les remblayages illégaux. Le ministre Amadou Koné se déplace sur la lagune aux côtés de Serey Doh et se pavane.
Le 3 juin 2026, un ex-élu — Alloui Brou Jacques, ancien adjoint au maire — obtient, grâce à des manœuvres pseudo-légales, un dispositif de plus de 200 policiers et gendarmes pour mettre à la rue plus de 1000 personnes qui perdent leur logement et leurs biens, certains détenteurs de titres de propriété légaux (Arrêtés de Concession Définitive).
Le 10 juin 2026, le procureur Koné Braman Oumar fait semblant d'enquêter — sans remonter à la cause réelle, sans incriminer le ministre Serey Doh et son arrêté illégal de 2021, qui véritable clé de voûte juridique de toute l'opération. »
On est chez les barbares. Des policiers sankaristes désignés dans des CDR n'auraient jamais accepté d'obéir à un ordre illégal.
Les policiers sankaristes auraient fait référence à leur Délégués Justice de CDR, qui aurait examiné la chose et qui auraient — ces Délégués Justice — interdit à ces Délégués Sécurité d'intervenir, puisque l'opération était illégale.
De toute façon, le Domaine Foncier National — décision du 4 août 1984 de Thomas Sankara — s'il était appliqué en Côte d'Ivoire, aurait stoppé tous ces bandits. Des bandits compradores, des bandits complices de l'impérialisme, des bandits qui sont là pour diviser par 20 les revenus de la colonie Côte d'Ivoire par rapport à la métropole France, ou la métropole Europe, ou la métropole États-Unis — puisque le coup d'État de 2010-2011 était organisé par l'Élysée et Washington main dans la main.
Hillary Clinton et Sarkozy étaient main dans la main aux côtés de l'ONU et des terroristes.
Les procureurs français détruisent la vie des révolutionnaires et protègent les terroristes CIV Mali
Le 14 avril 2026, Julie Amadis, autrice de cet article, expliquait que les révolutionnaires risquent d'être tués. Est-ce que c'est une fiction ou est-ce que c'est un risque réel ? Et ben à lire ses articles, on peut se rendre compte que les risques sont réels.
[Titre de l'article :] « Gnassingbé mouillé jusqu'au cou dans le putsch Soro Diendiéré Bassolé Ouattara téléguidé par l'Élysée. »
Julie Amadis article du 31 mars 2018, en exergue :
« Quand Soro donnait à Bassolé les consignes pour les attaques jihadistes d'Iyad Ag Ghali — devenu JNIM : "on frappe" — comme s'il était un des barbus du commando Samoroguan : "On frappe dans une ville en haut quelque part là-bas. On récupère un commissariat une gendarmerie et ils vont fuir…" »
Le « on récupère », c'est en Ansardine devenu JNIM. Guillaume Soro parle comme s'il était un des miliciens du JNIM Ansardine.
[Suite exergue Julie Amadis :] « "On frappe dans une ville en haut quelque part là-bas. On récupère un commissariat une gendarmerie et ils vont fuir. Et comme on me dit que l'armée est autour de Ouagadougou — si on frappe à un bout là-bas, l'armée devra se réorganiser pour aller vers là-bas. hm hm. Ils s'ront obligés d'aller se battre. Au moment où ils décollent, on refrappe dans un autre coin. hm hm hm. Ça va les paniquer, et le RSP lui il sort, à 200. — d'accord. — il dit ceux de Pô avancent de 50 km." »
Voilà l'article — ou plutôt l'exergue de l'article de Julie Amadis en 2018.
Cette lanceuse d'alerte a été harcelée. Elle a perdu son emploi de professeur des écoles en 2014. Elle a été révoquée pour atteinte à la République française. Parce qu'en France, les terroristes de l'Élysée sont protégés par les procureurs — à commencer par François Molins, puis ça continue encore maintenant.
Les procureurs protègent les terroristes, et leurs homologues de base, les procureurs du Havre par exemple, organisent le harcèlement. Et leurs homologues de l'Éducation nationale organisent la révocation des révolutionnaires.
C'est très dangereux d'être révolutionnaire. Et on court aussi le risque de devenir des Thomas Sankara exécutés par des Blaise Compaoré.
#CDRsankara VS #ScandaleKoumassi "Le Domaine Foncier National propriété exclusive de l'État"
Est-ce que le scandale Koumassi aurait pu se produire au Burkina Faso sous Thomas Sankara ?
La réponse est bien évidemment non. J'ai sous les yeux l'ordonnance numéro 84 et cetera portant réorganisation agraire et foncière au Burkina Faso.
Et donc, "Vu la proclamation du 4 août 1983" — donc vu la révolution elle-même. Donc c'est la révolution qui ordonne. C'est la révolution qui est le socle juridique de la totalité des mesures.
Préambule.[Citation de l'ordonnance :] « Le Burkina Faso, ainsi que le souligne le Discours d'Orientation Politique, du fait de la domination et de l'exploitation impérialiste demeure un pays agricole arriéré où le secteur primaire (agriculture et élevage notamment) occupe plus de 90 % de la population sans pour autant assurer l'auto-suffisance alimentaire du vaillant peuple Burkinabè. »
Et donc article 1. Ça c'est pas du tout la Côte d'Ivoire actuelle de Ouattara, le putschiste de 2011.
[Article 1 :] « Il est créé un Domaine Foncier National (DFN) constitué par toutes les terres situées dans les limites du territoire national et celles acquises par l'État et les Collectivités Publiques secondaires et l'étranger. »
[Article 2 :] Le Domaine Foncier National comprend les terres précédemment définies ou classées [tatatata] ; deuxièmement, les terres du domaine privé de l'État, et cetera ; troisièmement, les terres faisant l'objet de titres de propriété, titres fonciers, au nom des personnes physiques ou morales de droit privé ; quatrièmement, les terres détenues en vertu des coutumes ; cinquièmement, les terres appartenant à l'État et aux collectivités publiques secondaires situées à l'étranger.
[Article 3 :] « Le Domaine Foncier National est de plein droit la propriété exclusive de l'État. »
[Article 4 :] « Les titres de propriété, titres fonciers précédemment délivrés à des particuliers, personnes physiques ou morales, sont annulés. Ils peuvent être remplacés par des titres de jouissance », et cetera et cetera et cetera.
Le scandale Koumassi est impossible pendant une révolution.
Qu'est-ce qui se serait passé ?
À l'arrivée des bulldozers, les CDR de Koumassi, les délégués révocables désignés par le vaillant peuple ivoirien — et ses délégués CDR, à commencer par les Délégués Justice et les Délégués Sécurité, seraient intervenus pour bloquer les voyous.
Maintenant, quelle est la solution ? Bah la solution, c'est simple. Tous les voyous qui ont participé, et ben tous leurs biens immobiliers sont confisqués.
On a déjà une possibilité de loger une partie des familles.
Deuxièmement, les archi-riches — fixer un plafond de tolérance. Tous les archiriches de Côte d'Ivoire, leurs biens immobiliers sont confisqués. Donc on peut reloger le reste.
Voilà la solution. Donc la population de Koumassi doit commencer la révolution ivoirienne, qu'elle aurait dû commencer le 31 décembre 2010. Ce que je leur recommandais en désignant 100 000 délégués de base — 1 pour 25 — ou 20 000 délégués de CDR de base — 1 pour 125.
De cette façon, la population va pouvoir se substituer au voyou FMI, aux voyou Ouattara, au compradore. Voilà la solution.
Une révolution ivoirienne qui va reloger la population et stopper tous les déguerpissements organisés par les voyous compradores contre le peuple.
ORDONNANCE N° 84-050/CNR/PRES PORTANT RÉORGANISATION AGRAIRE ET FONCIÈRE AU BURKINA FASO
LE PRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE LA REVOLUTION
CHEF DE L’ETAT
VU la Proclamation du 4 août 1983 ;
VU l’Ordonnance n° 84-043/CNR/PRES du 2 août 1984 portant changement d’appellation et symboles de la Nation ;
VU l’Ordonnance n° 83-001/CNR/PRES du 4 août 1983 portant création du Conseil National de la Révolution ;
VU le Décret n° 83-021/CNR/PRES du 24 août 1983 portant composition du Gouvernement ;
VU l’Ordonnance N° 83-021/CNR/PRES du 14 novembre 1983 portant réorganisation de l’Administration Territoriale ;
VU la Loi n° 77/60/AN du 12 juillet 1960 portant réglementation des territoires du domaines privé de la Haute-Volta, ensemble ses modificatifs et additifs ;
VU le Décret du 29 septembre 1928 portant réglementation du domaine public, ensemble ses modificatifs et additifs ;
VU le Décret du 26 juillet 1932 portant réorganisation de la propriété foncière en Afrique Occidentale Française ;
VU le Décret du 20 mai 1955 portant réorganisation foncière et domaniale en AOF et son décret d’application du 10 juillet 1956 ;
VU la Loi n° 19/63/AN du 24 juillet 1963 autorisant le Gouvernement à réserver pour l’État une part des terres faisant l’objet d’aménagements spéciaux ou des terres peu peuplées ou éloignées des agglomérations
ORDONNE
PREAMBULE
Le Burkina Faso, ainsi que le souligne le Discours d’Orientation Politique, du fait de la domination et de l’exploitation impérialiste demeure un pays agricole arriéré où le secteur primaire (agriculture et élevage notamment) occupe plus de 90 % de la population sans pour autant assurer l’auto-suffisance alimentaire du vaillant peuple Burkinabè.
Cette situation, somme toute paradoxale, se conjugue avec d’autres faits pour expliquer l’exode rural, les migrations massives des jeunes de nos campagnes vers d’autres pays mais aussi et surtout vers les grands centres urbains nationaux, générant ainsi de nombreux problèmes sociaux dont les plus pressants sont ceux du logement.
Ces deux données économiques et sociales situent suffisamment l’importance de la terre dans notre pays surtout depuis l’avènement du CNR et l’instauration de la RDP.
Pour donner tout son sens et sa portée réelle au principe révolutionnaire « Le Pouvoir et tout le Pouvoir au Peuple » et garantir à notre peuple militant les conditions matérielles, politiques et juridiques requises pour qu’il se réalise pleinement, le CNR et son Gouvernement, en traduisant les aspirations profondes des classes et couches fondamentales de la RDP, masses ouvrières et paysannes notamment, ont décidé d’élaborer un statut nouveau de la terre et de poser les principes directeurs d’une réorganisation du monde rural.
En effet, les objectifs révolutionnaires de l’auto-suffisance alimentaire et du logement pour tous, ne peuvent être atteints qu’avec un système foncier et agraire qui permette une occupation et une utilisation rationnelles des terres envisagées comme des sols, c’est-à-dire sous l’angle de la productivité et de la justice sociale.
En raison de l’interaction entre structures socio-politique d’une part et d’autre part structures foncières et agraires le droit foncier et agraire du Burkina Faso était marqué du sceau bourgeois et féodal et donc utilisé contre les masses laborieuses.
La lutte engagée le 4 août 1983 par notre peuple militant est une lutte anti-impérialiste, c’est-à-dire une lutte d’indépendance nationale, donc une lutte d’indépendance économique véritable.
C’est dans cette noble voie qu’il faut situer et comprendre la présente réforme foncière et agraire qui se propose de promouvoir l’économie de notre pays à partir de ses ressources propres et d’améliorer les conditions physiques de toutes les masses laborieuses.
La patrie ou la mort, nous vaincrons !
ARTICLE 1. Il est créé un Domaine Foncier National (DFN) constitué par toutes les terres situées dans les limites du territoire national et celles acquises par l’État et les Collectivités Publiques secondaires et l’étranger.
TITRE I – DE LA CONSISTANCE DU DFN
ARTICLE 2. Le Domaine Foncier National comprend :
les terres précédemment définies ou classées comme domaine public de l’État et des collectivités publiques secondaires ;
les terres du domaine privé de l’État et des collectivités publiques secondaires, affecté ou non affecté, concédé ou non concédé ;
les terres faisant l’objet de titres de propriété (titres fonciers) au nom des personnes physiques ou morales de droit privé ;
les terres détenues en vertu des coutumes ;
les terres appartenant à l’État et aux collectivités publiques secondaires, situées à l’étranger.
ARTICLE 3. Le Domaine Foncier National est de plein droit la propriété exclusive de l’État.
ARTICLE 4. Les titres de propriété (titres fonciers) précédemment délivrés à des particuliers (personnes physiques ou morales) sont annulés.
Ils peuvent être remplacés par des titres de jouissance.
ARTICLE 5. Les terres du DFN, à l’exception des terres situées à l’étranger et de celles qui pourraient être cédées dans le cadre de la convention internationale relative au tracé des frontières nationales avec les pays voisins, sont inaliénables, imprescriptibles et insaisissables.
TITRE II – DE L’AMENAGEMENT DU DFN
ARTICLE 6. Les Ministres chargés de l’Urbanisme et de l’Administration Territoriale devront, chacun en ce qui le concerne, procéder préalablement à tout aménagement des villes et des localités, à la détermination de leurs limites administratives et à l’établissement d’un schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme.
ARTICLE 7. L’initiative des lotissements des villes et localités appartient concurremment au Ministre chargé de l’Urbanisme et au Ministre chargé de l’Administration Territoriale.
ARTICLE 8. La procédure de lotissement comporte les phases suivantes :
A la demande de l’autorité compétente, le géomètre établit l’état des lieux de la zone à lotir accompagné obligatoirement d’un rapport d’enquête.
Sur la base de ces travaux, l’urbaniste élabore un avant-projet de plan de lotissement qui est ensuite soumis pour examen à une Commission Technique dans laquelle sont représentés les autorités administratives locales et le bureau CDR de la ville ou localité.
Le plan définitif de lotissement est adopté par un arrêté conjoint des Ministres chargés de l’Urbanisme et de l’Administration Territoriale.
ARTICLE 9. Les Ministres chargés de l’Agriculture, de l’Elevage, des Eaux et Forêts devront, préalablement à tout aménagement de l’espace rural, procéder à la réalisation d’une couverture pédologique systématique en vue d’évaluer les terres par zones écologiques.
ARTICLE 10. L’aménagement du DFN distingue deux catégories de zones : les zones urbaines destinées essentiellement à l’habitation et aux activités connexes ; les zones rurales dans lesquelles s’exercent les activités agricoles, forestières et pastorales.
TITRE III – DE LA GESTION DES TERRES DU DFN
Chapitre I – Des principes de gestion des terres du DFN
ARTICLE 11. Le Ministère chargé des Domaines et, par délégation, les collectivités publiques secondaires et les représentations diplomatiques et consulaires burkinabé à l’Etranger, assurent la gestion du DFN.
ARTICLE 12. Le Ministre chargé des Domaines procèdera à la mise en place du cadastre dans les zones urbaines et rurales.
ARTICLE 13. Certains biens immeubles du DFN, en raison de leur nature, de leur destination ou de leur affectation, bénéficient de mesures particulières de gestion et de protection. Ce sont :
les cours d’eau et leurs lits, les sources et leurs dépendances, les lacs, les étangs et leurs emprises dans leurs limites légales ;
les chemins de fer, les routes, les lignes et les postes télégraphiques ou téléphoniques, les voies de communication de toute nature avec leurs emprises et dépendances légales ;
les aérodromes, les aéroports, les aérogares ainsi que leurs dépendances avec leurs emprises et servitudes telles que définies par les règlements internationaux et les textes nationaux ;
les ouvrages exécutés dans un but d’utilité publique pour l’ utilisation des eaux et le transport de l’énergie ;
les ouvrages de défense terrestre et aérienne de la Nation ;
les monuments publics, les halles, les marchés et les cimetières délimités ;
les gites de minerais et de carrière ;
généralement, les biens de toute nature ayant vocation à l’usage direct du public.
ARTICLE 14. Les biens immeubles énumérés à l’article 13 grèvent les fonds riverains de servitudes d’utilité publique dont la nature et l’importance sont déterminées d’après la destination assignée aux terrains concernés.
ARTICLE 15. Aucune indemnité n’est due aux propriétaires de constructions et d’aménagements divers en raison de ces servitudes sauf si le plein exercice de ces servitudes nécessitait la destruction de bâtiments ou de plantations appartenant à des particuliers.
ARTICLE 16. La police, la conservation et l’utilisation des biens énumérés à l’article 13 sont réglementées par l’autorité ayant dans ses attributions le service des terres en question.
Chapitre II – Des différents titres d’occupation des terres du DFN
ARTICLE 17. Les services administratifs occupent les terres du DFN par voie d’affectation, titre administratif qui leur confère un droit de jouissance.
Les autres personnes morales publiques et privées du droit burkinabé ou international et les personnes physiques bénéficient :
soit d’un bail (contrat à durée déterminée ou indéterminée) ;
soit d’un permis urbain d’habiter ou d’exploiter (conférant au bénéficiaire la propriété de ses réalisations et aménagements) ;
soit d’autorisations administratives ordinaires ou spéciales de caractère strictement personnel et révocable, conférant à des particuliers ou à des collectivités le droit d’extraire de matériaux, d’établir des prises d’eau, d’exercer des droits de chasse, de pêche ou de coupe de bois, ou d’établir un commerce.
Chapitre III – Des conditions d’attribution, d’occupation et d’exploitation des terres du DFN
ARTICLE 18. Les terrains urbains ou ruraux du DFN sont attribués à ceux qui en ont un réel besoin social, sans distinction de sexe ou de statut matrimonial, dans l’ordre des priorités fixées par les textes.
Dans certains cas, l’occupation des terres du DFN donne lieu au paiement d’une redevance.
Tout bénéficiaire d’un titre de jouissance relatif à une terre du DFN est tenu à son occupation et à son exploitation effective conformément à sa destination et à ses conditions spécifiques.
ARTICLE 19. Les terrains urbains du DFN réservés par les plans d’aménagement à l’habitation sont attribués par des commissions comprenant obligatoirement les bureaux CDR compétents selon le principe d’un terrain par personne ou par ménage.
ARTICLE 20. L’attribution des terrains ruraux est faite dans les mêmes conditions, avec la participation du bureau CDR des villages.
ARTICLE 21. La gestion de l’espace rural se fera dans l’optique d’une intégration de toutes les activités du monde rural : agriculture, élevage, forêt en tenant compte de la vocation naturelle de la zone dans une stratégie d’auto-suffisance alimentaire.
ARTICLE 22. Tout projet de développement économique et social de caractère national ou local devra nécessairement comprendre un programme forestier sous la forme de boisement en bosquets de rideaux-abris, de plantations, d’espaces verts ou de jardins publics.
ARTICLE 23. Toute partie du territoire national pourra être classée lorsque la conservation de la flore, de la faune, du sol, du sous-sol, des eaux, de l’atmosphère et en général d’un milieu naturel présente un intérêt spécial et qu’il importe de préserver ce milieu contre tout effet de dégradation et de la soustraire à toute intervention artificielle susceptible d’en altérer l’aspect, la composition ou l’évolution conformément aux dispositions du Code Forestier.
ARTICLE 24. Pour une meilleure intégration des activités du monde rural il sera réservé dans chaque zone aménagée un espace pastoral dans les conditions prévues par le Code Rural.
ARTICLE 25. Les masses rurales doivent être organisées dans des structures démocratiques pour l’occupation et l’exploitation rationnelle de l’espace rural.
Toute action de modernisation de l’agriculture, de l’élevage ou de conservation des sols doit avoir cette stratégie collectiviste.
ARTICLE 26. Dans les zones aménagées par l’État ou sous sa responsabilité doivent être appliquées les formes d’occupation et d’exploitation collectives.
ARTICLE 27. L’équipement des groupements paysans en matériel et facteurs de production sera essentiellement assuré par des caisses populaires d’épargne et de crédit auto-gérées.
ARTICLE 28. Les Ministres chargés du Développement Rural et le Secrétariat Général National des CDR veilleront à la mise en place de ces structures.
ARTICLE 29. Toutefois cela n’exclut pas les formes d’occupation et d’exploitation individuelles ou familiales.
ARTICLE 30. L’éducation, l’information et l’encadrement des masses paysannes doivent être intégrés à leurs structures CDR.
ARTICLE 31. Les échanges d’expériences et la formation des masses paysannes se feront dans le cadre de relations inter-villageoises, inter-départementales et inter-provinciales, sous forme de meetings, de conférences-débats, de foires, d’alphabétisation de masses.
ARTICLE 32. La fixation des prix d’achat des produits de l’agriculture et de l’élevage aux producteurs et de vente aux consommateurs doit associer les organisations démocratiques des agriculteurs et des éleveurs.
ARTICLE 33. Les Ministres chargés du Commerce et du Développement Rural, en collaboration avec le Secrétariat Général National des CDR, organiseront des structures de commercialisation des produits de l’élevage et de l’agriculture en privilégiant les échanges inter-provinciaux en vue d’une organisation et d’une intégration du marché national.
TITRE IV – DES DIFFERENTS DROITS REELS IMMOBILIERS ET LEUR GARANTIE
Chapitre I – Des différents droits réels immobiliers
ARTICLE 34. La publicité n’est pas une condition de l’existence ou de la validité de la propriété d’État dont la force probante et absolue résulte de la présente Ordonnance.
ARTICLE 35. Le droit de propriété d’État sur les immeubles situés à l’Étranger et les différents droits de jouissance reconnus aux collectivités publiques secondaires et aux particuliers sont des droits réels immobiliers, qui sont soumis à la publicité foncière dans des conditions fixées par décret.
ARTICLE 36. Les droits réels immobiliers visés à l’article 35 peuvent faire l’objet de transaction dans les formes et conditions fixées par les textes.
Chapitre II – De la garantie des droits réels immobiliers
ARTICLE 37. Dans le but de promouvoir le commerce et l’industrie, certains droits réels immobiliers dont la liste sera établie par décret, seront soumis obligatoirement à la publicité foncière.
ARTICLE 38. L’Etat organise et garantit directement la publicité de ces droits réels immobiliers et autorise leurs transactions.
La responsabilité civile de l’Etat en matière de publicité foncière est couverte par un fonds d’assurance dont la création et le fonctionnement feront l’objet d’un décret.
ARTICLE 39. La présente Ordonnance abroge toutes dispositions antérieures contraires, notamment celles de la Loi n° 77/60/AN du 12 juillet 1960 et de la Loi n° 29/63/AN du 24 juillet 1963, ensemble leurs modificatifs ou additifs.
ARTICLE 40. Des décrets fixeront en tant que de besoin les modalités d’application de la présente Ordonnance qui sera publiée au Journal Officiel et exécutée comme Loi de l’État.
post scriptum : LA CLE DU MYSTERE UN TRUCAGE DE ZONE ET UNE ESCROQUERIE AU JUGEMENT
Avec Sankara et des CDR #1pour125 aucune famille n'aurait perdu son logement Koumassi Côte d'Ivoire
Qu'est-ce que Thomas Sankara aurait fait face au déguerpissement de Koumassi Campement ?
J'ai posé la question à une intelligence artificielle.
Je résume pour ceux qui ne sont pas au courant du scandale en Côte d'Ivoire. J'ai demandé à Claude :
[Claude :] « Déguerpissement de Koumassi Campement, 3 juin 2026. Une opération de déguerpissement et de démolition a eu lieu dans le quartier Houphouët-Boigny, plus connu sous le nom de Campement, dans la commune de Koumassi, Abidjan. Le propriétaire invoqué. L'opération a été menée à l'initiative d'un opérateur économique privé, »
Moi : « un bourgeois »
[Claude :] « Monsieur Alloui Brou Jacques, dans le cadre prétendu de l'exécution d'une décision de justice rendue en sa faveur, relativement à un litige foncier portant sur une parcelle de 24 328 m². Il n'a pas été ta ta ta ta… La démolition a plongé des centaines de familles dans une crise humanitaire immédiate. Une partie a été relogée etc. au groupe scolaire BAD-LONACI… »
Moi : Et donc, que ferait Sankara ? Je demandais à l'intelligence artificielle Claude.
[Claude :] « C'est une question politique et historique profonde. Voici une analyse sérieuse. Ce que Sankara aurait fait face au déguerpissement de KoumassiCe que l'on sait de sa doctrine Thomas Sankara (1949-1987), durant la Révolution burkinabè (1983-1987), a posé des actes concrets sur le foncier et le logement : Août 1983 : nationalisation des terres… »
Moi : « Vous entendez… NATIONALISATION DES TERRES. On n'est pas chez le terroriste Ouattara installé par un coup d'État, un putsch ONUCI Franceàfric, Licorne. On est dans une révolution. »
[Claude :] « La terre appartient à l'État et pas aux spéculateurs privés. Aucun opérateur économique ne peut revendiquer 24 000 m² en zone populaire urbaine. »
Moi : Ensuite, Claude continue :
[Claude :] « Les Comités de Défense de la Révolution (CDR) auraient immédiatement bloqué les engins dès le 3 juin au matin. »
Moi : Les Ivoiriens, à qui je recommandais le 31 décembre 2010 dans un texte sur Abidjantalk, de former des CDR et de désigner — je crois c'était 100 000 délégués de base — s'ils avaient fait ça, le scandale n'aurait pas eu lieu, et Ouattara serait en prison avec Guillaume Soro. Je continue la réponse de Claude sur ce qu'aurait fait Thomas Sankara :
[Claude :] « Il avait lancé des programmes de construction de logements populaires massifs — 500 logements livrés en moins de 2 mois à Ouagadougou en 1984. Il avait expulsé… les spéculateurs fonciers, pas les pauvres. Sa réaction probable à l'affaire Alloui Brou "Un soldat sans formation idéologique est un criminel en puissance." Il aurait : Exigé publiquement le document judiciaire — et son absence aurait suffi à l'arrestation d'Alloui Brou Jacques ; Il aurait fait reconstruire les habitations démolies aux frais du "propriétaire" ; Il aurait poursuivi les agents de l'État qui ont exécuté une démolition sans titre légal vérifié ; Il aurait dénoncé la complicité entre capital privé et appareil judiciaire — ce qu'il appelait la bourgeoisie compradore. La formule sankariste appliquée ici "La patrie ou la mort" — mais aussi : "Les hommes qui ont faim ne peuvent pas attendre." Pour Sankara, des centaines de familles à la rue en saison des pluies = urgence révolutionnaire absolue, pas un "litige foncier privé". »
Ensuite, Claude continue au sujet de mon cadre théorique. Voilà la réponse. La réponse supplémentaire, c'est formez des CDR Sankara dans tout le quartier, dans tout Abidjan, dans toute la Côte d'Ivoire. Désignez des délégués de base — on va dire 120 000 délégués de base — formez des CDR : 100 citoyens accréditant 20 fonctionnaires révocables et 5 étudiantes ou étudiants. Et c'est comme ça que la révolution ivoirienne va commencer — en soulageant d'ailleurs la proto- ou la para-révolution dans l'AES. Une para-révolution puisqu'il n'y a pas de CDR. Donc la révolution n'est pas réellement commencée. C'est un processus vague, un processus tyrannique ressemblant aux tyrannies grecs — mais ça n'est pas une révolution Spartakos. Ça n'est pas une révolution Sankara. Donc il faut une révolution Sankara en AES et en Côte d'Ivoire, ainsi que je l'ai recommandé le 31 décembre 2010 dans un texte que je vais republier ici en annexe.
Les tricheurs vont chantant le petit air de l'invasion colonialiste "Ouattara a obtenu 2 483 164 votes" ! "Ouattara a obtenu 2 483 164 votes" ! "Ouattara a obtenu 2 483 164 votes" ! (source : le pdf des tricheurs harki)*
La petite chanson des tricheurs ONUCI, la petite chanson du criminel sanitaire Ban Ki Moon qui n'a pas démissionné quand ses troupes d'invasion en Haïti ont tué - par le CHOLÉRA plusieurs milliers d'habitants de ce territoire occupé par les fasciste ONU : il fallait bien mentir et empêcher l'insurrection : leurs élections truquées devaient avoir lieu.
UNE SOLUTION TRÈS SIMPLE POUR EN FINIR AVEC LES TRICHEURS
Ici, comme en France, comme en Haïti, comme demain au Cameroun, comme demain en Tunisie... IL SUFFIT QUE LE PEUPLE SE REGROUPE par 25.
IL SUFFIT DE 2 MILLIONS ET DEMI DE DÉLÉGATEURS EN FAVEUR DE LA CONFIRMATION DE LAURENT GBAGBO
On ne va pas recommencer les élections. C'est bien plus simple que cela : UN DELEGUE POUR 25 DELEGATEURS. Le délégué PREND UNE FEUILLE et les 24 DELEGATEURS (plus lui) ECRIVENT LEUR NOM et PRENOM. La feuille est PUBLIQUE et sera REPORTEE sur Internet. TOUT LE MONDE PEUT SAVOIR QUI EST LE DELEGUE DE QUI !!! LE DELEGUE EST REVOCABLE A TOUT MOMENT.
IL FAUT 100 000 DÉLÉGUÉS DE BASE IL FAUT 4000 DÉLÉGUÉS DE CONSEIL IL FAUT 160 DÉLÉGUÉS DÉPUTÉS IL FAUT 6 DÉLÉGUÉS NATIONAUX ! (1 pour 25 à chaque étage)
Ce système de révocation a été utilisé pendant la Commune de Paris. Et a inspiré les révolutionnaires de 1917. C'est le VRAI système des soviets avant que Staline et les diplômés ne viennent de détruire.
NOTES: on remarquera l'amusant adjectif "provisoire" sur les publications de ces tricheurs. Ils appellent à attaquer la Côte d'Ivoire avec des résultats "provisoires"
URGENT Révolution africaine Les structures humanocrates sont prêtes pour TOUTE L'AFRIQUE (phase 86)
Supposons que la révolution africaine accélère tout à coup. Et bien, je suis prêt.
Les cinq couleurs qui sont là — couleurs pâles — correspondraient à 5 ministres africains [dans le gouvernement mondial]. Chaque ministre représentant 20 % des Africains.
La couleur bleu pâle, ce seraient les sankaristes purs et durs. La couleur vert pâle, ce serait les sankaristes partiellement. Le rose pâle, ce serait — on va dire — les gbagbistes, socialistes. La couleur gris, ce serait une droite. Et les jaunes, une extrême droite, Ouattara, Compaoré.
Bref. Mais c'est qu'une idée, puisque de toute façon la répartition se ferait 20 % dans chaque zone, 20 % aurait une couleur. C'est-à-dire que chaque zone, que ce soit le continent, un sous-continent, un Faso — c'est un cinquième d'un sous-continent — que ce soit une province, que ce soit une région, un district, un arrondissement, un canton, une commune, une commune de 6 000 habitants avec 3 000 adultes — toutes les zones promotionneraient à chaque fois cinq délégués à l'étage supérieur.
La monocratie, c'est terminé. L'idée d'un président, c'est fini. Ce serait cinq coprésidents — pour garder le titre s'il tenait absolument — ou cinq secrétaires exécutifs, mais sans pouvoir spécial à l'étage, puisqu'au niveau supérieur les cinq secrétaires exécutifs seraient ceux qui seraient promotionnés. Donc ils se retrouveraient à l'étage du dessus coordinateurs exécutifs de la zone cinq fois plus large.
Donc on aurait donc, correspondant au Sénégal, ce serait la province Ouest du Faso Ouest, du sous-continent Ouest de l'Afrique, le continent Sud.
Et là, on voit par exemple le numéro 20 dans la colonne bleue — de la colonne bleu pâle — serait militaire de réserve. Donc au Sénégal le ministre chargé de l'armée de réserve — bleu pâle, ce serait un sankariste pur et dur. Et on a vu qu'il était en GRAS numéro 20 parce qu'il serait promotionné à l'étage supérieur. C'est-à-dire qu'il ne dirigerait pas seulement l'armée de réserve, les militaires de réserve pour le Sénégal. Il dirigerait pour l'ensemble du Faso Ouest, le Faso Ouest regroupant Sierra Leone, les deux Guinée, Gambie, et toute la zone Ouest, à l'Ouest de la Côte d'Ivoire et du Mali. Sierra Leone, Liberia, euh — bref.
Et donc ce type de grille est prévu pour durer 6 mois. C'est la rotation des mandats. Au bout de 6 mois, ce serait une autre couleur qui prendrait en charge ce délégué numéro 20.
Au bout d'un certain temps, le Sénégal enverrait le délégué sécurité, qui à ce moment-là dirigerait l'ensemble du Faso Ouest, de toute la zone. Et il y a donc rotation des mandats tous les 6 mois.
Là, on est en phase 86. La phase 86, c'est le 86e semestre depuis le 4 août 1983, qui est le point de départ du cycle.
Voilà. Et donc CDR en avant, Thomas Sankara est avec nous.
VOICI LA PHASE 87 A PARTIR DU 4 AOUT 2026
VOICI LA PHASE 88 A PARTIR DU 4 FEVRIER 2027
COMPLEMENT EN TOUTE RIGUEUR INSTUTIONNELLE CETTE DESCRIPTION CORRESPOND A UN SENEGAL DANS LEQUEL 100% DES ADULTES PARTICIPERAIENT AUX CDR DANS LE CAS CONTRAIRE CE QUI EST DECRIT SONT EN REALITE DES DIRFONCT, DES DIRECTIONS FONCTIONNELLES DANS LESQUELLES PAR EXEMPLE 5 MILLIONS DE SENEGALAIS SERAIENT ORGANISES AVEC 5 MILLIONS DE PARTICIPANTS DES PAYS VOISINS C'EST A PARTIR DES DIRECTIONS FONCTIONNELLES QUE SONT FORMES LES COMITES DE ZONES.
Reconstruire les CDR Sankara : club de 4 correspondants + 1 DIB se partageant 5 missions régaliennes
Comme je viens d'atteindre le million de vues — avec, on va dire une sur dix — on va dire — 100 000 personnes ayant regardé assez attentivement — je vais maintenant passer à l'explication des nouveaux CDR, des CDR Conseils, avec 5 missions et 25 spécialités.
Pour ce faire, je vais vous expliquer comment commencer. Les sankaristes qui me suivent en Afrique, au Mali — puisque j'ai un tiers de ceux qui me suivent en question qui sont au Mali, un quart au Burkina Faso, le 3e pays la Côte d'Ivoire — Côte d'Ivoire où j'ai longuement suivi le coup d'État fasciste de Soro Ouattara.
Je vais maintenant expliquer les cinq missions. Regardez mes mains. Le pouce E : Écologie-économie. Donc dans un club de cinq, un ou une des cinq choisit cette mission-là — Écologie-économie — il sera correspondant au minimum.
Ensuite, S l'index — Santé. Celui ou celle qui assumera cette mission se tiendra au courant pour les autres. Par exemple, un correspondant santé se tiendra au courant de ce qui se passe avec le Hantavirus pour informer les quatre autres.
J Justice qui devrait être en mauve. Sé Sécurité qui devrait être en jaune. Et enfin, P Pédagogie — l'auriculaire, le petit doigt — en bleu.
Et donc cinq personnes vous vous associez. 5 sankaristes — mais après on va convaincre tout le monde de devenir sankariste. 5 sankaristes s'associent et un ou une des cinq devient délégué intermédiaire et les quatre autres correspondants. Par exemple, quelqu'un veut être VDP, il sera donc délégué intermédiaire sécurité. Et donc les quatre autres sont ses quatre correspondants. À l'étage du dessus, les quatre seront des adjoints statutaires.
Maintenant, l'autre main, un autre groupe de cinq personnes s'organise. Imaginons par exemple qu'un ou une aide-soignante soit déléguée intermédiaire. Donc là, c'est l'index, et les quatre autres sont les correspondants. Et donc le délégué intermédiaire Santé va donc informer dans le club de 5 — là où le délégué intermédiaire est Sécurité — va donc informer le correspondant ou la correspondante Santé. Les correspondants vont s'informer avec les délégués intermédiaires.
Maintenant, quand on a 5 délégués intermédiaires, c'est à ce moment-là que les cinq délégués intermédiaires s'associent pour désigner un ou une des cinq comme leur déléguéE de base.
Par exemple — ils s'associent — et le VDP — ici, numéro 20 — le VDP qui aurait été désigné dans un club de 5 comme délégué intermédiaire — si les cinq intermédiaires lui font confiance à ce numéro — délégué Sécurité numéro 20 — s'ils lui font confiance, le ou la VDP deviendra sergent VDP.
La promotion se fait par ce système de confiance et d'accréditation par les autres.
Le ou la sergent VDP commandera donc quatre soldats VDP de réserve — ayant été désigné par 25 personnes — puisque ayant été désigné par quatre DIB délégués intermédiaires de base — lui-même par quatre délégateurs de base — le total sera donc 24 personnes l'ayant accrédité.
QUAND SIDIKI BAKABA TEMOIGNE – COMMENT IL S’EST RETROUVE À LA RESIDENCE
« Je n’avais pas forcément l’intention de faire un film sur la crise postélectorale. Contrairement à ce qu’une légende bien orientée prétend, je ne suis pas allé sur le front avec l’intention de me battre arme au poing. C’est le front qui est venu vers moi ! Ma maison se trouve dans le pourtour présidentiel, à quelques minutes à pied de la Résidence présidentielle. Progressivement, les bruits de guerre se sont rapprochés. Un jour, je me réveille, et je vois devant mon domicile quelques centaines de jeunes combattants loyalistes. Ils m’expliquent qu’Abidjan est divisée, et que seuls les combattants sont dans la rue. Ils se reconnaissent par des noms de code bien spéciaux. Les uns, c’est « ami ami », les autres c’est « miaou miaou ».
Bref, ils m’expliquent que je ne peux pas sortir seul même pour acheter du pain. Et ils me proposent de m’escorter, de me protéger d’une certaine manière. J’écoute ces jeunes soldats, qui sont mes compagnons par la force des choses. Et il me semble que je retrouve dans leur bouche les mêmes mots que ceux des jeunes qui, les mains nues, ont affronté les chars français en novembre 2004. Sauf que là, ils sont armés. Ils disent qu’ils sont prêts à mourir… Ils répètent : « Nous voulons libérer la Côte d’Ivoire, nous voulons libérer l’Afrique. L’indépendance que vous, nos oncles, avez eue, elle n’est pas réelle. Nous avons la mémoire de 2004. Cette fois, cela ne se passera pas comme ça, ils ne nous trouveront pas les mains nues ». La phrase « il faut libérer l’Afrique » crée une résonance en moi. Nous l’avions prononcée il y a longtemps, quand j’étais jeune, quand nous commencions à remettre en cause les indépendances dans nos pays. Je suis donc allé voir, sentir, et pourquoi pas témoigner de ce qui apparaissait déjà comme un remake de novembre 2004 ».
VIVRE L’HISTOIRE
« Je ne voulais pas travailler à partir de ce qui a été écrit ou raconté par d’autres, mais vivre cette histoire-là, à l’endroit où je me trouvais. Comme les équipes de la chaîne de télévision franco-allemande Arte ont filmé la descente sanglante des FRCI à Abidjan, moi, je filmais ce qui est très vite apparue comme une résistance « héroïque » : quelques centaines de combattants qui font face aux assauts répétés d’adversaires soutenus logistiquement par l’armée française et par l’ONUCI. Mais qui, systématiquement, battent en retraite, perdent des hommes en masse, s’enfuient en laissant des liasses de faux billets offerts par leurs commanditaires poli- tiques – un mensonge fondamental qui explique sans doute aujourd’hui les actes de sabotage économique et de pillage forcené des FRCI.
Moi, qui ne peux plus dormir chez moi dans ce contexte explosif, filme également le petit monde qui s’est aggloméré autour de Laurent Gbagbo à la Résidence, préparé à partager une destinée tragique. Je vois arriver là les généraux Philippe Mangou (chef d’état-major des Armées) et Edouard Tiapé Kassaraté (patron de la gendarmerie). Des généraux que la rumeur accuse déjà de trahison. Très vite, Laurent Gbagbo nous éconduit, le cameraman de la RTI et moi. « Nous avons à nous dire des choses qui ne se disent pas devant les caméras », explique le chef de l’Etat. (…)
LES BOMBARDEMENTS SUR LA RESIDENCE
« À partir du 7 avril, les attaques des hélicos se sont intensifiées. On était obligés de se réfugier au sous-sol. Le 9 avril, la dégradation s’est accélérée. La bibliothèque de la Résidence a pris feu, contaminée en quelque sorte par des voitures qui se trouvaient dans la cour et qui, bombardées, avaient explosé littéralement.
Le vendredi, le bureau du président a été mitraillé au moment où il venait d’y entrer pour travailler un peu, comme si ses ennemis maîtrisaient ses mouvements. Miraculeusement, Gbagbo s’en sort, et retourne au sous-sol.
QUAND UN HELICO LE VISE
Le dimanche 10 avril, en milieu d’après-midi, l’amiral Vagba Faussignaux annonce que les forces internationales vont venir chercher l’ambassadeur d’Israël, et demande aux soldats de ne pas tirer sur leurs hélicos. Il est 16h40. Très rapidement, une intense campagne de bombardements – la plus terrible ! – est engagée. Et moi qui me trouve dans la cour, au niveau de la guérite, à l’entrée de la Résidence, je suis pris pour cible, contrairement à un canon bitube, qui ne se trouve pas trop loin. Une caméra accusatrice est sans doute une arme lourde bien plus menaçante… Je sens quelque chose d’animal.
Je me dis : « Cet hélico va me tirer dessus ». Je rentre dans le poste de contrôle. Je me couche par terre, et le mur s’effondre. Je suis comme projeté en l’air. Je retombe par terre. Je psalmodie. « Il n’y a de Dieu que Dieu ». Trois fois. Je me lève : une de mes jambes ne répond plus. Je sautille. Je me traîne jusqu’à l’infirmerie. Mon sang gicle de partout. Ils essaient de me soigner. Mais mon instinct de survie me pousse à ramper jusqu’au bâtiment principal. Je veux aller y mourir dignement.
Là-bas, les médecins commencent à m’inciser avec des rasoirs, sans anesthésie. Ils sortent des éclats d’obus tout noirs de mon corps. C’est atroce. J’ai des moments de perte de connaissance. Et des fois je reprends connaissance. Je dis des choses, je les chante. Je répète que cette indépendance réelle, dont ces jeunes qui sacrifient leurs vies rêvent, deviendra réalité un jour. A titre personnel, je suis persuadé que je vais mourir. Des rideaux brûlent. Les personnes les plus religieuses parmi nous semblent partagées entre transe et peur.
Je sens que c’est fini, avec la force des explosions. J’accepte le principe de ma mort. Je me dis que j’ai atteint plus de 60 ans, sur un continent où l’espérance de vie est de moins de 50 ans. Je n’ai ni le sentiment d’être un héros ni celui d’être un lâche, mais un homme qui meurt dignement ».
LE FAMEUX 11 AVRIL
Le lundi 11, les bombardements ont repris avec une force inédite. Trente chars français et six hélicos. Ce sont les chars qui détruisent le portail d’entrée à la Résidence. Les hélicos crachent leur déluge de flammes… et le sous-sol prend feu à nouveau. On veut remonter par la buanderie. Mais un commandant de l’armée nous dit que si on le fait, ils vont nous canarder. Nous sommes coincés dans un tunnel. Avec le chef de l’Etat, son épouse, les ministres. Il n’y a pas d’issue de secours.
Le portail de secours est bloqué. Celui qui en avait les clés a disparu. Avec les clés. Notre seul choix : mourir canardés ou asphyxiés. Pendant près de trente minutes, le commandant mitraille ce portail. Il réussit à le défoncer. Nous cachons le chef de l’Etat dans un endroit pas loin de la bibliothèque. C’est à ce moment-là que Désiré Tagro appelle les Français pour demander l’arrêt des tirs. On lui remet un drapeau blanc pour qu’il sorte négocier. Quand il sort, on lui tire dessus. Il revient pour dire au chef de l’Etat : « ils vont nous tuer ».
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Cinq minutes après, des rebelles pénètrent dans la Résidence. »Le carnaval de violence commence, malgré le fait qu’Hervé Touré dit « Vétcho », s’oppose à l’assassinat des civils. Des personnes ont été tuées au rez-de-chaussée. Des coups de kalach, des coups de couteau, des balles dans les fesses… Les nouveaux “prisonniers”, y compris les religieux, mis entièrement nus, sans le moindre cache-sexe, doivent chanter, “On va installer ADO”. Certaines personnes sont mitraillées dans la cour. Et tombent. Mortes ? très probablement.
Les autres n’ont pas le temps de voir s’ils sont récupérables. Un homme filme sans relâche ce spectacle macabre. C’est un militaire français, un Blanc, le seul qui est franchement visible aux côtés des FRCI, qui est descendu des chars avec eux. Ce sont ses images à lui qui seront présentées par le ministre de la Défense française, Gérard Longuet, comme ayant été prises par la troupe d’Alassane Ouattara.
SAUVE PAR PAUL MADYS ET UN MILITAIRE FRANÇAIS
Quand je reprends conscience avant de m’évanouir à nouveau quelques temps après – je suis face à trois personnes, habillées en treillis. Chacune est coiffée d’un bonnet et d’une plume sur la tête. L’un d’entre eux dit, comme dans une scène de western : “Ah ! Sidiki Bakaba, toujours fidèle ! Fidèle jusqu’au bout ! Moi, j’aime les gens fidèles !” Il a un drôle de sourire aux lèvres. Il informe une personne par téléphone et par talkie walkie, de la présence du premier directeur général du Palais de la Culture d’Abidjan. “Au moins, il me connaît”, me dis je. Le plus jeune des trois hommes en treillis dévisage le “kôrô” mal en point, incapable de se défendre, à l’article de la mort. Il m’insulte en malinké, soulève la crosse de sa kazakh, me donne un violent coup sur la tête, puis en plein dans l’arcade sourcilière, me promettant de me bousiller un oeil. Malgré mon état, je sens une agression terrible. Il me prend ma montre et un talisman en argent. Il ne me reste que le chapelet de ma mère. Je retombe dans les pommes. Après avoir entendu dire : “On l’a attrapé, on le tient maintenant, Gbagbo.”
Quand je me réveille, je suis dans une brousse que je ne parviens pas à distinguer. En réalité, nous nous trouvons à proximité de le brigade de gendarmerie en contrebas de la résidence de Madame Thérèse Houphouët-Boigny avec d’autres blessés considérés comme trop amochés pour arriver à l’hôtel du Golf, où les caméras des journalistes de la presse internationale sont déjà allumées. Il est donc question, pour l’armée de Ouattara, de nous achever là. Mais les FRCI se heurtent au refus des soldats français. Derrière nous, il y a plusieurs soldats des FRCI avec des kazakhs qui nous promettent une mort certaine.
En face de moi, je vois trois silhouettes de militaires français, qui semblent s’opposer. À ma gauche, le chanteur Paul Madys. Avec toute son énergie, il est en train de plaider pour nous auprès des soldats français. Il dit : “On vous demande pardon, ne nous laissez pas. Ceux qui sont derrière, là, vont nous tuer.” En désespoir de cause, il offre sa vie pour la mienne. Il me regarde et dit aux soldats français : “Celui-là, vous ne pouvez pas le laisser. Prenez-le et laissez-moi, je vais mourir à sa place.” À ces mots, entre la vie et la mort, je ressens une sorte de “bouffée”, un “élan de foi en l’homme”. “C’était le contraire de l’inhumanité, de la violence que m’avait infligée le “blakoro” des FRCI à la résidence présidentielle. Dans cette Côte d’Ivoire, à ce moment-là, un homme, un frère, qui n’avait rien d’un mandingue, qui avait au moins vingt ans de moins que moi, donnait sa vie pour moi…” Alors que ses collègues veulent s’en aller, promettant aux blessés agglutinés là que l’ONUCI viendra les chercher, un militaire français fait le tour de son visage de son doigt, regarde Paul Madys dans les yeux et lui fait le serment de ne pas les abandonner, quand bien même ses collègues le feraient.
Il se débrouille pour trouver un char pour conduire les blessés au CHU de Cocody. (…) “Pour la première fois depuis longtemps, je ressens de la fraîcheur, je me sens bien, je perds connaissance.”À son réveil, je suis dans un tout autre décor. J’ouvre les yeux, je suis dans un hôpital. Les gens qui s’occupent de moi représentent l’espoir. Le médecin est akan, il y a là un gars de l’ouest, là une femme du Nord. Des fois, ils vont jusqu’à me prodiguer quatre heures de soin. Comme pour symboliser une Côte d’Ivoire unie par-dessus tout. Si j’étais mort dans cet hôpital, je serais parti avec cette image-là de mon pays, tout en me souvenant que celui qui a failli m’achever de ses coups de crosse sur le crâne était du nord.”
Au Chu, l’inquiétude règne. Et pour cause : les FRCI viennent enlever les malades pour les achever. Ceux qui le peuvent s’enfuient, avec la force qui leur reste. Je ne peux pas bouger. Une rumeur opportune, sans doute suscitée par ses protecteurs hospitaliers, me tient pour mort.Mais je vis. Dans le secret, mon épouse Ayala, qui se trouve en France, engage des démarches auprès du HCR à Paris, qui contacte la cellule africaine de l’Élysée, qui ne peut plus dire qu’elle ne savait pas. Nos polices d’assurance permettent une évacuation sanitaire. Mais ma femme doit rédiger, au travers de l’ambassadeur Ally Coulibaly à Paris, une lettre affirmant que son époux sort du pays en tant que Français et non en tant qu’Ivoirien.
Arrivé à l’aéroport dans une ambulance, je me déplace en fauteuil roulant. A ma vue, la petite foule des voyageurs et du personnel en service fond en larmes. « Mon Dieu ! On nous a dit que vous étiez mort ! », crient certains. Je m’engouffre dans l’avion, rempli à 70% de militaires français rentrant au pays, leur «mission» accomplie. Marqué par la haine selon son expression, je me prépare à de longs mois de soins et de rééducation.
POURQUOI IL NE RENIE PAS GBAGBO
Je retiens qu’aux derniers moments avant son arrestation, il m’aura vu. L’ami est l’ami, dans ma culture. Aujourd’hui qu’il est dans une situation difficile, je ne crache pas sur Gbagbo. Il a certes des défauts, mais il n’est pas le monstre qu’on dépeint. Je n’aurais pas composé avec un monstre. Il y a une sagesse qui dit chez nous « le fou de quelqu’un ici est le sage de quelqu’un ailleurs ».
L’homme que je connais est un homme qui m’a respecté, qui a respecté mes créations même s’il n’en a pas toujours fait une promotion à la mesure de ce que j’attendais. Je retiens qu’il m’a respecté, qu’il a respecté mon travail en se refusant à interférer, et c’est très important pour un homme de culture soninkée. Je pense que ces derniers jours là, il a dû penser aux petites anecdotes que je lui rappelais quand on avait l’occasion d’avoir des moments d’intimité.
Comme celle du rapport entre Samory, le dernier empereur résistant face à la pénétration coloniale, avec son ami et aîné Morifindian Diabaté, griot, mémoire vivante du pays et capitaine. Quand Samory a été arrêté à Guélémou en Côte d’Ivoire, Diabaté a proposé d’aller avec lui en prison. Les Français ont dit « non », et sont allés avec Samory au Gabon. Plusieurs mois plus tard, Morifindian est arrivé au Gabon par ses propres moyens. Ils se sont parlé, se sont rappelé les moments de gloire et les moments tristes. Quand Samory est mort, Diabaté l’a enterré.
Les Français lui ont proposé de le ramener en Côte d’Ivoire. Il a refusé. Il a creusé sa propre tombe à côté de celle de Samory. Et il leur a dit : « Quand je mourrai, vous m’enterrerez ici ». Et ses dernières volontés ont été respectées. Ce n’est qu’à la fin de son règne que Sékou Touré a ramené leurs cendres dans leur terroir ancestral mandingue, en Guinée. Ce n’est pas leurs faits de guerre, leur gloire, qui ont alors été célébrés, mais leur serment d’amitié, la valeur du serment d’amitié.
Là où il est, peut-être mon grand-frère se dira que je ne suis pas Louis Sépulvéda, romancier et compagnon de route d’Allende jusqu’à sa fin tragique au palais de la Moneda. Je ne suis pas Morifindian Diabaté, mais je suis Sidiki Bakaba avec mon histoire. Ceux qui racontent que j’ai combattu les armes à la main doivent savoir que je ne suis pas André Malraux qui s’est engagé et s’est battu dans un avion militaire contre le franquisme en Espagne. Il l’a fait par conviction. Il n’a pas été diabolisé pour autant. De Gaulle en a fait son ministre de la Culture. Moi, Sidiki Bakaba, j’attends mon De Gaulle »