Subscribe in a reader

Rechercher dans ce blog

PAGES

Pages vues depuis décembre 2009

Affichage des articles dont le libellé est Soviet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Soviet. Afficher tous les articles

vendredi 9 octobre 2026

Des sourires aux policiers dans une révolution pacifiée dont l'enjeu ce sont les délégués révocables #1pour5 #1pour25 #1pour125 #1pour625

Tract 30 septembre 2025

par Yanick Toutain
9 octobre 2026






Des sourires aux policiers dans une révolution pacifiée
dont l'enjeu ce sont les délégués révocables


En ce 9 octobre, c'est quoi être révolutionnaire actuellement ? Ce matin, les CRS sont intervenus à Assas pour disperser le blocus.

Hier, à la place de la Bastille, les forces du désordre ont organisé une nasse selon plusieurs témoignages. Ils étaient empêchés de sortir. Un mince couloir permettait seulement, entre les forces répressives, de quitter la place. Et donc il y avait visiblement une volonté de contraindre les manifestants à rester sur place pour construire un prétexte à venir matraquer ensuite.

Et donc comment réussir à réduire la violence pour faire le principal, c'est-à-dire la préparation de la révolution ? Eh bien, il faut obéir aux forces de police, même aux commandements les plus absurdes, sauf une chose. Il faut obéir, accepter les dispersions. Il faut même accepter de quitter un local d'assemblée générale. Évidemment, il faut tout filmer, mais il faut accepter toutes ces contraintes en les dénonçant — sauf une contrainte, sauf une interdiction, qui est évidemment celle de s'auto-organiser. Mais la seule chose importante, c'est l'auto-organisation.

Chaque occasion doit permettre l'organisation de la désignation de délégués intermédiaires de base, DIB. Chaque groupe de cinq étudiants doit même aller plus loin. Cinq étudiants doivent participer à l'accréditation de cinq fonctionnaires sécurité. Chaque étudiant doit même participer à un mini conseil statutaire contenant un fonctionnaire sécurité — un policier, ou bien un militaire, ou bien un militaire de réserve, ou bien un policier de réserve, ou bien un pompier, ou un fonctionnaire de la sécurité civile. Chaque étudiant doit être dans un mini conseil statutaire.

Chaque étudiant doit se faire accréditer par quatre citoyennes et citoyens, comme doit l'être aussi le policier ou la policière. On aura donc un conseil statutaire de 20 fonctionnaires et 5 étudiants accrédités par 100 citoyens. C'est ça l'objectif révolutionnaire. Et pour ça, les affrontements sont totalement contre-productifs.

Imaginez que chaque étudiant cherche le contact dans son quartier avec un fonctionnaire sécurité. C'est ça la fraternisation révolutionnaire.

Et donc dans ce processus, on a les deux jambes de la révolution. On a l'auto-organisation, qui va forcément vers la formation de groupes de délégués révocables, qui en 1905 s'appelait un soviet. Un soviet, c'était la réunion de délégués ayant 500 délégateurs — quelques délégatrices, mais plus rares. En 1917, c'était un pour 1000. C'était ça, un soviet. Eh bien, c'est vers ça qu'il faut tendre.

Sauf qu'il faut construire ça à partir de mini conseils statutaires de 5 : #1pour5 #1pour25 #1pour125 #1pour625, et cætera, et cætera. C'est ça le processus révolutionnaire, et pas jouer au cowboy comme le font les réformistes qui vont nous racoler ensuite pour aller aux urnes de la bourgeoisie.



C'est quoi être trotskyste en 2026 ?
Abolition de tous privilèges + délégués révocables à quota


C'est quoi être trotskyste révolutionnaire marxiste en 2026 ? Eh bien, trotskyste, c'est défendre l'analyse de Trotsky, qui est la loi du développement inégal et combiné, qui est donc la révolution permanente.

C'est quoi la révolution permanente ? Eh bien, ça n'a strictement rien à voir avec l'organisation qui a usurpé ce sigle. La révolution permanente, c'est le processus révolutionnaire qui va abolir tous les privilèges. Et donc c'est un processus révolutionnaire qui va dissoudre la totalité des classes sociales.

C'est quoi l'abolition des privilèges ? Eh bien, c'est l'alignement des revenus de la totalité des humains sur le PIB moyen mondial disponible, c'est-à-dire 1000 € par mois. Et donc une organisation qui revendique le mot révolution permanente sans promouvoir l'égalisme, c'est-à-dire sans promouvoir l'égalité totale des revenus de tous les humains — eh bien, c'est une usurpation.

Et une usurpation, c'est la technique de ce chef de l'Okhrana. Les services secrets du tsar en Russie : Zoubatov fabriquait des pseudo-organisations révolutionnaires qui en réalité servaient à protéger le système. Une organisation Révolution permanente qui sert en réalité à protéger les privilèges des classes salariées en France — des classes salariées privilégiées — est une organisation Zoubatov. Ça n'est pas une organisation révolutionnaire qui vise justement à la dissolution de toutes les classes sociales.

Il y a donc un aspect supplémentaire. Cette organisation Révolution permanente ne fait même pas la promotion d'une des caractéristiques principales du programme de Trotsky, c'est-à-dire l'auto-organisation avec des délégués révocables à quota.


Etre révolutionnaire c'est désigner des délégués #1pour4 #1pour5
en OBEISSANT à la police provocante


J'ai discuté [ce matin 9 octobre] il y a une demi-heure avec un groupe de policiers, trois véhicules de police qui se trouvaient place de l'Hôtel de Ville au Havre, et je leur ai expliqué la stratégie révolutionnaire que je venais de détailler dans ma vidéo enregistrée juste avant.

Je leur ai expliqué que la révolution, c'est absolument pas répondre aux provocations de certains groupes missionnés par Nunez qui cherchent l'affrontement, qui cherchent à provoquer l'affrontement, qui construisent l'affrontement — mais bien au contraire à chercher à éviter au maximum toute violence, tout affrontement, y compris en obéissant. C'est ce que j'ai expliqué aux policiers : y compris en obéissant à tous les ordres de la police, c'est-à-dire y compris en cas de blocus, y compris en cas d'assemblée générale où, dans une université, entreraient des CRS ou des gendarmes mobiles — y compris quitter donc les lieux, pour éviter de construire tout prétexte à ce qu'il y ait des affrontements.

Être révolutionnaire, c'est, en cette période-là — je n'ai pas utilisé le mot — mais c'est la fraternisation révolutionnaire. C'est ce que je leur ai expliqué en leur indiquant ma pancarte, qui n'était pas sortie de mon sac. Ma pancarte : "pour une révolution pacifiée #1pour25 avec des sourires aux policiers."

Le contenu de ma pancarte est éminemment révolutionnaire, puisque le #1pour25 contient en réalité l'idée que 1 million de groupes de 25 Français serait légitime à former un gouvernement provisoire, un gouvernement de délégués révocables. Ce #1pour25 contient en réalité la totalité d'un programme révolutionnaire. La deuxième jambe de ce programme étant donc la fraternisation révolutionnaire — c'est ce qui est indiqué dans « avec des sourires aux policiers ».

Le dialogue a été effectivement très courtois, et ils n'avaient pour l'instant visiblement pas pour projet d'intervenir à François 1er, où je viens de me rendre, où il y a moins de 200 lycéennes et lycéens qui sont rassemblés et qui, pour la grande majorité d'entre eux, ont l'air de s'ennuyer, dans la mesure où il n'y a visiblement aucune organisation de débat, de commission, pas de correspondants santé, sécurité, justice, écolonomie et pédagogie, pas de désignation de correspondants, pas de clubs d'entraide de quatre qui soient installés. Et donc ils s'ennuient, et ils quittent les lieux un par un — ce que les réformistes souhaitent : un écrasement progressif, lassitude, une usure de la mobilisation.


dimanche 5 avril 2026

Lénine Plekhanov discutant des clubs d'entraide en 1905 . Une uchronie rédigée par Grok à ma demande

par Yanick Toutain
5 avril 2026


Lénine Plekhanov discutant des clubs d'entraide en 1905 . Une uchronie rédigée par Grok à ma demande


J'ai fixé des règles à Grok et à Claude — en leur demandant, en respectant ces règles, de rédiger une uchronie : qu'est-ce qui se serait passé à partir de 1905.

Voilà un prompt : « Révisez Lénine, Plekhanov, 1905-1910 — Uchronie. Ni Plekhanov ni Lénine n'ont compris que les 500 de 1905 autour de chaque délégué au Soviet devaient former 125 clubs d'entraide de quatre personnes et désigner 125 DIB — Délégués Intermédiaires de Base — 100 fonctionnaires et 25 étudiantEs. On imagine quelqu'un les réunissant pour convaincre de ça. Écrivez : premièrement le dialogue, deuxièmement les conséquences politiques qui s'ensuivent. »

Grok — réflexion pendant 17 secondes.

« Le dialogue. Genève, automne 1906 — un petit appartement enfumé au-dessus d'une boulangerie, rue des Granges. Une lampe à pétrole éclaire trois visages. Georgi Plekhanov, 50 ans, barbe grise taillée court, fume sa pipe avec l'air d'un professeur agacé. Vladimir Ilitch Oulianov — Lénine — 36 ans, chauve, regard perçant, prend des notes sur un carnet. Entre eux, Vera Petrova, 28 ans, ancienne étudiante en médecine de Kharkov, militante clandestine revenue de Saint-Pétersbourg après l'écrasement du Soviet. C'est elle qui a convoqué la réunion.

Vera Petrova — d'une voix calme et ferme : « Camarades, ni vous, Georgi Valentinovitch, ni vous, Vladimir Ilitch, n'avez compris ce qui s'est vraiment passé en 1905 autour des Soviets. Vous avez vu les délégués. Moi j'ai vu les 500 autour de chaque délégué. 500 ouvriers, artisans, employés, étudiants qui attendaient, qui portaient des messages, qui cachaient des armes, qui collectaient de l'argent. Et vous les avez laissés en foule informe. C'est une erreur historique. »

Plekhanov — ironique, en tirant sur sa pipe : « Une erreur historique ? Voilà qui est nouveau. Expliquez-nous, camarade Petrova, en quoi la spontanéité des masses serait soudain devenue une faute. »

La suite sera en lien sous cette vidéo.

LE TEXTE DU DIALOGUE AVEC GROK


Révisez Lenine Plekhanov 1905 1910
Uchronie
Ni Plekhanov ni Lenine n'ont compris que les 500 de 1905 autour de chaque délégué au Soviet devaient former 125 clubs d'entraide de 4 personnes
Et désigner 125 DIB Délégué.e Intermédiaire de base
100 fonctionnaires et 25 étudiantes
On imagine quelqu'un les réunissant pour convaincre de ça
Écrivez e dialogue
les conséquences politiques qui s'ensuivent
1) Le dialogue
Genève, automne 1906. Un petit appartement enfumé au-dessus d’une boulangerie, rue des Granges. Une lampe à pétrole éclaire trois visages. Georgi Plekhanov, 50 ans, barbe grise taillée court, fume sa pipe avec l’air d’un professeur agacé. Vladimir Ilitch Oulianov (Lénine), 36 ans, chauve, regard perçant, prend des notes sur un carnet. Entre eux, Vera Petrova, 28 ans, ancienne étudiante en médecine de Kharkov, militante clandestine revenue de Saint-Pétersbourg après l’écrasement du Soviet. C’est elle qui a convoqué la réunion.
Vera Petrova (d’une voix calme mais ferme) : Camarades, ni vous, Georgi Valentinovitch, ni vous, Vladimir Ilitch, n’avez compris ce qui s’est vraiment passé en 1905 autour des Soviets. Vous avez vu les délégués. Moi j’ai vu les cinq cents autour de chaque délégué. Cinq cents ouvriers, artisans, employés, étudiants qui attendaient, qui portaient des messages, qui cachaient des armes, qui collectaient de l’argent. Et vous les avez laissés en foule informe. C’est une erreur historique.
Plekhanov (ironique, en tirant sur sa pipe) : Une erreur historique ? Voilà qui est nouveau. Expliquez-nous, camarade Petrova, en quoi la spontanéité des masses serait soudain devenue une faute.
Vera : Pas la spontanéité. L’organisation. Prenez cinq cents personnes autour d’un seul délégué au Soviet. Divisez-les en cent vingt-cinq clubs d’entraide de quatre personnes seulement. Quatre, pas plus. Dans chaque club : on se connaît, on se fait confiance, on s’aide concrètement – nourriture, logement, faux papiers, informations. C’est à la fois une cellule de survie et une unité politique. Chaque club désigne ensuite un seul Délégué Intermédiaire de Base – un DIB. Cent vingt-cinq DIB par Soviet. Parmi eux : cent fonctionnaires (postiers, employés de ministère, comptables – ceux qui ont des tampons, des laissez-passer, des accès) et vingt-cinq étudiantes (celles qui savent parler, écrire, agiter les lycées et les facultés).
Lénine (levant les yeux de son carnet, intéressé malgré lui) : Continuez.
Vera : Les cent vingt-cinq DIB ne remplacent pas le Soviet. Ils le nourrissent, le protègent, le relaient. Ils forment un deuxième cercle, invisible, incompressible. Quand la police arrête un délégué, les DIB maintiennent le lien. Quand l’argent manque, les clubs collectent. Quand il faut diffuser un tract, les vingt-cinq étudiantes le font en une nuit dans toute la ville. C’est du fédéralisme à la base et du centralisme au sommet. Exactement ce que vous voulez tous les deux… mais que vous n’avez jamais su construire.
Plekhanov (sceptique) : Et vous croyez que les masses vont accepter cette discipline de moines ? Quatre par club ? Cela sent le conspirativisme blanquiste.
Vera (sourire) : Non, Georgi Valentinovitch. Cela sent la survie. En 1905, nous avons eu la plus grande grève générale de l’histoire. Et en trois mois tout s’est effondré parce que nous n’avions pas de squelette. Les clubs d’entraide sont le squelette. Les DIB sont les articulations. Et les étudiantes… ce sont les nerfs. Vous voulez que la révolution reste une affaire d’hommes en veston ? Moi je veux qu’elle devienne une affaire de quartier, de cuisine, d’atelier et de dortoir d’étudiantes.
Lénine (lentement, presque à lui-même) : Cent vingt-cinq DIB par Soviet… Un réseau parallèle, loyal, contrôlable… et invisible à l’Okhrana. (Il tape du doigt sur la table.) Cela change tout. Pas seulement pour 1905. Pour demain.
Plekhanov (après un long silence, posant sa pipe) : …Je n’aime pas l’idée des « étudiantes » en proportion fixe. Cela sent le romantisme. Mais… l’organisation en clubs de quatre, oui. C’est concret. C’est marxiste. C’est ce que nous aurions dû imposer dès novembre 1905.
Vera (se levant) : Alors nous sommes d’accord ? Nous rédigeons ensemble le texte ce soir. Titre provisoire : « Résolution sur l’organisation des clubs d’entraide et des Délégués Intermédiaires de Base ». Et nous le faisons circuler sous le manteau dans toutes les cellules qui restent.
Lénine (déjà en train d’écrire) : Pas « provisoire ». « Résolution obligatoire ». Et nous la signons tous les trois.
Plekhanov (soupirant, mais avec un demi-sourire) : Pour une fois, Vladimir Ilitch, je ne vous contredirai pas.
Vera (à voix basse, presque pour elle) : Enfin.
Fin du dialogue.
2) Les conséquences politiques (1906-1910)
La « Résolution Petrova » (comme on l’appela bientôt) fut adoptée en secret par les deux fractions lors d’une réunion élargie à Londres en 1907. Elle transforma radicalement la structure du mouvement.

1906-1907 : Au lieu de se disloquer après la dissolution de la Douma et les arrestations massives, les Soviets survivants (Saint-Pétersbourg, Moscou, Ivanovo, Krasnoïarsk) se restructurent en profondeur. Les clubs d’entraide de quatre deviennent la norme. L’Okhrana arrête des délégués, mais les 125 DIB par Soviet continuent de faire circuler l’information et l’argent. La répression perd 40 % de son efficacité.
1908 : Les grèves reprennent avec une coordination jamais vue. Les vingt-cinq étudiantes par Soviet jouent un rôle décisif : elles créent des cercles féminins dans les usines textiles et les lycées. Pour la première fois, les femmes ouvrières forment une force organisée autonome. Plekhanov, surpris, accepte même la création d’un « Bureau des DIB féminines ».
1909 : Le split bolchevik-menchevik s’atténue fortement. Lénine voit dans les clubs d’entraide l’outil parfait du « centralisme démocratique réel ». Plekhanov y trouve la « liaison vivante avec les masses » qu’il réclamait depuis toujours. Une fraction « unifiée » émerge, dominant le Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR). Trotski, de retour d’exil, s’y rallie sans condition.
1910 : Au Congrès de Copenhague, la délégation russe arrive avec un rapport chiffré : 18 000 clubs d’entraide actifs, 2 250 DIB formés, dont plus de 550 femmes. La résolution est saluée par Rosa Luxemburg comme « la plus grande innovation organisationnelle depuis le Manifeste ». Le tsarisme, face à une hydre désormais invisible, renonce à une nouvelle vague de répression massive. La révolution de 1917 n’aura pas besoin d’être improvisée : l’ossature est déjà en place depuis cinq ans.

En résumé, cette petite idée – 125 clubs de 4, 125 DIB dont 25 étudiantes – fit ce que ni Lénine ni Plekhanov n’avaient su faire seuls : transformer une insurrection spontanée en machine politique durable. L’histoire, à partir de là, bifurqua nettement.