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vendredi 10 décembre 2010

Intempéries, résultats scolaires, racisme dans la police : Depuis 35 ans, le médiocre coopte le médiocre.


Par Yanick Toutain
9/12/2010 9:48


Routes bloquées, un Brice Hortefeux qui ne voit pas les bouchons, des résultats scolaires en France qui dégringolent, une Sihem Souid qui se fait saquer par une hiérarchie qui défend les flics racistes, une HALDE qui la poignarde dans le dos..... des gens appelés « enseignants » qui tapent sur les élèves, des gens protégés par une hiérarchie complice, par une justice de classe, par des policiers barbares..... la France c'est le « médiocre coopte le médiocre ».


On a connu la même chose en Allemagne après 1918.
Le processus est simple
Un Jérôme sur RMC qui – responsable des routes pour un Conseil Général près de Paris – se contente d'accuser la population, un Fred qui veut faire des bilans sur les résultats scolaires des endroits qui appliquaient depuis 15 ans la semaine de 4 jours. (Un « bilan » qui ne prouverait qu'une seule chose : les classes moyennes privilégiées ont été les premières à vouloir faire la grasse matinée le samedi matin !*)
Le médiocre est aux manettes.
Des élèves-enseignants dévoués, motivés, compétents qui se font systématiquement saquer par la mafia des IUFM : le médiocre coopte le médiocre.
Des enseignants qui se vantent – en collège en salle des profs – de taper leurs petits enfants (presque des bébés) en préconisant le talc pour que les coups soient moins visibles : le médiocre coopte le médiocre. L'ensemble des collègues présents ne disent rien. Ils ne sont pas des « Sihem Souid » : ils se taisent pour protéger la directrice de maternelle qui se vante de taper sur le petit Luciano, qui laisse taper les enfants des pauvres.
Dans l'école française, le petit enfant pauvre peut se faire taper, c'est la politique Chatel. Le médiocre coopte le médiocre.
L'omerta, la loi du silence soude tous ces crétins.
Le chômage a permis cela depuis 35 ans.
L'Etat capitaliste et la bourgeoisie continuent à régler leurs comptes avec mai 68 : les gens intelligents, les gens dotés d'une éthique se font systématiquement saquer.
Quand Sihem Souid dénonce des viols, des pratiques racistes barbares, c'est elle qui se retrouve mise en accusation. Sur la vidéo, on voit même une imbécile – qui a invité une abrutie pareille – oser lui demander pourquoi elle n'était pas partie ?....
C'est le témoin des actes barbares qui devient le coupable.
Celui qui écrit ces lignes et qui a été poursuivi par deux barbares - « La brute soutient la brute » - est bien placé pour en parler. Quand les enfants des pauvres se font cogner dessus, le larbin procureur de la bourgeoisie fait convoquer le témoin, dans le but de le faire taire, dans le but de l'inquiéter.
Royaume des médiocres.
Ce n'est pas ce minable procureur qui aurait agi comme un Bernard Borrel.
Celui-là est passé au travers des mailles du filet : trop intelligent, trop honnête ! Il n'aurait pas du être magistrat ! Le médiocre coopte le médiocre !
Celui-là, la France, la France à fric, l'a fait assassiner par ses complices. Il s'intéressait trop à une affaire ressemblant étrangement à celle de Balladur-Sarkozy-Karachi : la France a peut-être soutenu (double jeu) des terroristes ayant tué des membres de famille de militaires. La vérité fait peur aux médiocres.


Qu'un crétin comme Sarkozy se soit trouvé en concurrence avec une abrutie comme la Royal est digne de cette France. Cette France versaillaise, cette France de Neuilly-sur-Seine, cette France qu'Olivier Besancenot et ses amis de la classe formoise travaillent à protéger depuis 1995.
L'alliance des médiocres de la formoisie et des médiocres de la bourgeoisie.
Un philosophe est mort – pleurnichaient tous les médiocres du NPA – en faisant effacer sur RUE89 les commentaires qui ne leur plaisaient pas – quand le charlatan Daniel Bensaid a eu fini sa vie. Un médiocre qui n'avait fait que donner un vernis pseudo-marxiste pour une version « sciences humaires » des thèses anti-déterministes du fasciste Werner Heisenberg. Des thèses prétendant régenter la physique : la loi causale n'existerait plus dans l' « infiniment petit » ânonnent les crétins zélotes et médiocres disciples du médiocre Heisenberg.
Les médiocres qui dirigent le NPA sont des nains à côté des renégats Bernstein et Kautsky. L'individu intelligent échangerait 3 pages de Kautsky, le pourfendeur de la révolution russe contre 300 pages du crétin inculte, prétentieux et stupide Olivier Besancenot.
Mais, ici, au NPA comme ailleurs, le médiocre coopte le médiocre.
J'ai vu un candidat maire – du NPA - réussir l'exploit, en 2008, de diviser par QUATRE le nombre de suffrages recueillis par Besancenot en 2007. Vous croyez que le NPA local lui en aurait tenu rigueur. Que nenni ! Les médiocres ont coopté le médiocre.
Il faut bien de tels médiocres pour protéger l'enseignante qui tape ses enfants. Car, c'est à cela que sert le NPA, manipuler les syndicats pour que la sympathisante NPA qui cogne ses propres enfants et s'en vante en salle des profs puisse continuer à enseigner et à cogner ….
Un parti de médiocre qui, en cet automne, a tout fait pour protéger Sarkozy en empêchant que soit voté le slogan « Révoquons Sarkozy ».
La bourgeoisie française adore les médiocres de la classe formoise.
Elle vient de lancer un nouveau produit : le médiocre Jean-Luc Mélenchon. Médiocre bateleur de foire.
Il faut bien des médiocres pour diriger cette classe médiocre que sont les mangeurs de miettes coloniales. Cette médiocre « classe moyenne » formée de malades consuméristes qu'on entend geindre à longueur de temps.
Ecoutez les sur RMC : les médiocres auditeurs sont – le mercredi - majoritairement POUR les redoublements*. Un crétin auditeur expliquait hier que « dans son usine, il faut bien une sanction, sinon les ouvriers, ils feraient n'importe quoi etc etc …. »
L'abruti formois auditeur de RMC n'avait pas remarqué que dans l'usine Education Nationale, les enfants sont les « baguettes de pain » du boulanger. Il n'a pas vu qu'ils ne sont pas les « employés » mais les « produits à fabriquer ».
Le médiocre de la classe moyenne est POUR les redoublements. Quand le pain est mal cuit... on le remet au four une DEUXIEME FOIS !
Le crétin ne s'interroge pas sur la COMPETENCE de l'enseignant.
L'auteur de ces lignes avait passé 7000 heures (de temps de loisir) entre 1984 et 1987 pour réaliser un prototype de logiciel qui aurait servi à apprendre à lire aux enfants.
C'était une fonction secondaire d'un logiciel qui permettra un jour à tous les enfants de 4 ou 5 ans de comprendre les logarithmes (la couleur d'un kangourou !)
Des premiers tests en janvier 88 prouvèrent que les résultats espérés se confirmaient mieux encore que prévu.
Cela fait plus de 20 ans.
Mais les médiocres veillaient.
Des crétins comme ce mini Denis Kessler de l'Education Nationale, ex militant trotskyste devenu cerbère pour empêcher les gens intelligents et motivés de rentrer dans l'éducation nationale, un crétin dont la fonction se limite à pourrir à l'oral les gens dévoués. Le méprisable traitre à la révolution a une technique imparable : « Que pensez-vous du goût de l'effort  ? » demandait le larbin de l'Etat bourgeois aux impétrants. Pour être certains que ses amis du genre de la profs qui cogne ses enfants ne risquent pas de se faire dénoncer.
Car cela fonctionne de cette façon là !
Pour que Sihem Souid puisse être saquée par les racistes, il faut bien empêcher les anti-racistes de devenir policiers. Quelqu'un viendra un jour nous expliquer comment cela fonctionne là-bas. On m'a déjà appris – juste avant 2000 – qu'on fumait et qu'on dealait de la drogue à l'école de police.
Des élèves policiers toxicomanes seront plus facilement obéissants à une hiérarchie sarkozyste. Quand le premier policier de France devenu chef des armées – Nicolas Sarkozy - invite le premier dealer de France – Charles Pasqua (spécialité l'héroine) à l'Elysée, pour la Garden-Party, on sait que la police va être efficace !
C'est logique qu'un repris de justice raciste condamné (en première instance) Brice Hortefeux ait pris la succession.
Il ne manquait plus, à la HALDE qu'une médiocre comme la fayotte hypocrite Jeannette
Bougrab pour qu'elle saque Sihem Souid.
Comment une policière à l'éthique anti-raciste pourrait-elle espérer être défendue par un ministre devenu le « premier raciste de France – en première instance. »
Le médiocre coopte le médiocre.

Il faudrait suggérer à ces gens-là de faire monter en grade le procureur du Havre grâce à qui les petits Kevin et Luciano ont pu continuer à se faire cogner sans se plaindre. Un tel procureur qui ne voit pas les violences des sympathisants NPA, qui ne voit pas les coups reçus dans les quartiers ghettos pour pauvres serait d'une compétence spéciale très utile pour le jugement en deuxième instance du ministre qui n'aime pas les « Auvergnats ».
De procureur à juge favorable au raciste Hortefeux, cela devrait pouvoir s'arranger. Ils sont tous à ramper sur le parquet.
On attend encore que la promotion des magistrats « Bernard Borrel » de Bordeaux nous montre que cette rébellion de jeunesse aura été autre chose qu'un feu de paille vite éteint.
Pour l'instant, on ne voit que les médiocres soutenant les médiocres.
Des incapables protégeant des incapables.
Les enfants devraient commencer à apprendre à lire à 2 ans avec des ordinateurs portables qui afficheraient leurs mots.
A quatre et cinq ans, des jeux vidéos avec les eskimos, des kangourous, des lapins, des singes devraient apprendre aux enfants – en même temps – ce que sont les retenues, les racines carrées, cubiques, quatrième, les puissances, et le logarithmes.
Ils pourraient même jouer – dans les cours de récréation - dans des arbres en bois dont les 9 branches (par exemple) représenteraient le résultat de trois puissance deux. Le trois étant le nombre de racine et le deux le nombre d'étages (ou de noeuds pour les branches)
L'orthographe serait automatique et les enfants n'auraient jamais besoin d'être notés.
Apprendre à lire ce serait apprendre à PROGRAMMER DES JEUX VIDEOS.
Le prototype a été AGREE en octobre 1987.
LES MEDIOCRES SABOTENT LE TRAVAIL DES AUTRES
La France a une spécificité mondiale. C'est celle-ci qui l'enfonce dans la misère et dans la lutte des classes.
La France est le pays le plus barbare de la planète.
3 millions de morts sont le prix que paye l'Afrique pour la France médiocre.
La France est la gardienne du camp de travail esclavagiste géant qu'est l'Afrique.


Elle possède donc une deuxième appareil d'Etat parallèle. Fasciste.
Les généraux Poncet et autres criminels de guerre sont les sbires de ce deuxième appareil d'Etat.
Après que Mitterrand ait fait monter dans la hiérarchie de l'Etat démocratique des membres de l'Etat fasciste parallèle, la victoire de Sarkozy est la fin du processus.
Le deuxième Etat est en train de phagocyter le premier.
Des Sarkozy, des Royal, des Strauss-Kahn sont les pantins de cet Etat fasciste France à fricain. Ils en sont les corrompus comme nous le prouva le sommet de l'iceberg Total-Elf.

Mais il a une particularité: sa médiocrité.
Le garde-chiourme est l'ami de la strate des parasites, pas de celle des innovants. LE seul innovant fréquentable pour le médiocre, c'est l'innovant corrompu, le Le Forestier, le Barbelivien, le Goldmann.
La médiocrité ne supporte pas le génie.
Il est donc logique – mais cela dépasse ce texte-là – que la France soit le pays d'Althusser, de Lacan. Qu'il a été celui de la bande de pauvres crétins cantoriens hallucinés cachés sous le pseudonyme copllectif de « Bourbaki », qu'il est le pays des relativistes, qu'il soit le pays de la stagnation scientifique.
Le pays des crétins du CERN, le pays du lobby nucléaire, le pays d'accueil du charlatan relativiste Trin Xuan Thuan, le pays de l'hypocrite Christian Magnan qui défend en public le contraire de ce qu'il défend en privé, le pays de la clique Syllepse des faux matérialistes ennemis du matérialisme.
Les médiocres cooptent les médiocres.
Les médiocres menacent les gens intelligents.
C'est la seule chose dont leur cerveau abimé puisse être capable de faire.
Menacer l'intelligence, la droiture, l'éthique.
Un exemple ?

Essayez d'imaginer un dialogue entre Brice Hortefeux et Sihem Souid..... après la révolution !
Vous voyez bien !






NOTE :
* samedi matin : pour les mal réveillés, voici l'explication au ralenti.
Si l'on prend les communes ou les régions qui ont appliqué - les premières - cette mesure formoise consistant à ne plus ouvrir l'école le samedi matin pour les enfants.... on va trouver des zones géographiques avec un fort taux de gens partant en week-end. Et donc des secteurs en faveur de qui les méthodes d'enseignement sont truquées.
En effet, des méthodes « par coeur » favorisent les enfants des crétins des couches moyennes et supérieures de la formoisie, des méthodes « concrètes » et logiques favorisent TOUS les enfants.
« Dix puissance moins douze est-il du domaine du vécu enfantin ? » me reprochait, en juin 1986 un médiocre inspecteur. Une méthode d'enseignement des maths en faveur des enfants en difficulté permettait aux « meilleurs » de comprendre les puissances négatives en fin de …. CM2.
Si l'on sélectionne les zones «4 jours » précoces, les résultats scolaires seront bien évidemment supérieurs à la moyenne.
La fatigue occasionnée aura été un facteur déterminant plus faible que le facteur origine « socio-professionnel », un facteur qui devrait être appelé « trucage pédagogique à fonction socio-professionnelle ».
En maths, les meilleurs élèves de section S sont les plus crétins : ils acceptent de croire aux infinis multiples sans même se rendre compte qu'ils utilisent PLUSIEURS INFINIS.


**
et le jeudi, majoritairement POUR que la fille Le Pen aille chez Drucker baver sa haine



IMAGE
escription
English: Luc Chatel
Français : Luc Chatel
Date 15 novembre 2008(2008-11-15)
Source Travail personnel
Auteur Leny83
Autorisation
(Réutilisation de ce fichier)
Voir ci-dessous

lundi 11 janvier 2010

Mastérisation de l'enseignement : Une réforme contre les exclus, de l'huile sur le feu !


par Julie Amadis et (Yanick Toutain)
10/01/10 18:09:28


La véritable fonction de la réforme Chatel sur les nouveaux concours d'enseignement est d'évincer de l'Éducation Nationale tous les pédagogues dans l'âme, respectueux des élèves et de leur potentiel innovant.


L'exigence d'un allongement des études de 3 années (1) sélectionnera les étudiants des couches les plus favorisées (2).

Mon expérience en tant qu'assistante d'éducation (« pionne »), assistante pédagogique (sorte de « sous-profs » sans préparation) et les divers stages que j'ai pu effectuer m'ont permis d'observer environ une quarantaine de professeurs en exercice, de la maternelle à la troisième.

Il en ressort que les plus irrespectueux des élèves sont les professeurs de l'enseignement secondaire. Ce qui n'est pas étonnant si l'on regarde les critères qui leur ont permis d'être là ou ils sont. Contrairement au concours de professeur des écoles qui contient, pour presque la moitié des points, des épreuves pédagogiques (construction de séances, analyse de travaux d'élèves...), le CAPES écrit est uniquement disciplinaire; c'est-à-dire par exemple qu'un candidat au concours de maths n'aura que des épreuves de maths pures mais aucune épreuve sur la façon de transmettre les maths.

Déjà, à l'IUFM CAPES, on prépare les jeunes à devenir des bêtes à concours, futurs fonctionnaires.

Lorsque je préparais le CAPES d'Histoire Géographie à l'IUFM de Rouen, mes questions sur la transmission du savoir n'avaient pas de réponse. Ces questions n'avaient pour les profs et les élèves aucun intérêt car le concours n'en faisait pas mention. Tous se préparaient à être fonctionnaires et non des enseignants.


LES OBTUS SONT PROFESSEURS


Les plus obtus, les meilleures mémorisateurs (avec la méthode du « par-coeur ») sont devenus professeurs.
Les reçus au concours, je les ai retrouvés en collège : ils étaient profs, j'étais assistante pédagogique, ils gagnaient 1600 euros, je gagnais 534 euros par mois pour un volume horaire identique et un boulot d'enseignant (avec juste moins d 'élèves pour les assistants pédagogiques).


PROFS QUI PLEURENT, ASSISTANTS A LA RESCOUSSE


Dans la salle des profs c'était les profs qui pleuraient, pas les assistants pédagogiques. Nous étions dans l'ensemble appréciés des élèves et nous pouvions enseigner dans de bonnes conditions contrairement à nos collègues profs du même âge et issus souvent de milieux sociaux plus favorisés que nous. On nous appelait à la rescousse quand la pagaille était trop grande dans une classe.

Nous nous adaptions à toute sorte de situation, classe de SEGPA, cours de français et de maths pour une douzaines d'élèves, atelier langage en maternelle, construction de projets de toutes sortes.
Nous n'avions, officiellement, aucune formation pédagogique, un salaire de misère, aucune perspective d'avenir (un contrat d'un an renouvelable) et aucune possibilité de faire valoir nos acquis pour quelque métier que ce soit dans le domaine de l'enseignement.
Mais nous étions motivés, nous voulions absolument aider ces jeunes que nous respections profondément et nous ne comptions pas nos heures de travail.


DES PRÉCAIRES RESTANT PRÉCAIRES


Mes collègues précaires le sont restés pour la plupart alors qu'ils souhaitaient devenir enseignants titulaires.
Le combat pour la titularisation des assistants pédagogiques s'est heurté à l'indifférence des enseignants titulaires et à la sclérose formoise des syndicats enseignants.


Ce sont des jeunes élites – représentants typique de la strate des répétants - qui peuplent les établissements scolaires. Ces répétants démotivés sont souvent en décalage avec la vie des élèves.

En salle des profs, la grande majorité des enseignants analysait l'échec scolaire par une débilité congénitale chez les enfants ou – la nouvelle mode - une absence de contrôle parental.

Ils ne remarquaient même pas que lorsque l'apprentissage est un plaisir, le flicage – parentale ou scolaire - n'a pas de raison d'être.
Ils étaient incapables de comprendre ces jeunes. Hors de la présence des élèves, la salle des profs était le lieu de leurs moqueries méchantes. Surnoms donnés aux élèves, anecdotes croustillantes, sourires de connivence, etc …
L'ironie dont ils faisaient preuve à l'égard des élèves montre le degré d'irrespect qu'ils avaient pour eux.


IRRESPECT SCANDALEUX DES ADULTES ENVERS LEURS ÉLÈVES


Alors, ne nous étonnons pas après que les élèves réussissent parfois à faire pleurer un de ces profs là. La violence la plus forte est celle exercée contre des élèves qu'on catalogue – dans prononcer le mot - « débile » parce qu'en échec scolaire :


« Ils sont « cons » ou quoi !!!».

Cette expression infamante est plus que courante dans les salles de profs.


Quand on compare la motivation pédagogique des non titulaires et des profs démotivés, on parvient à une conclusion plus que curieuse.


LES MOINS PAYÉS SONT LES PLUS MOTIVÉS


Moins les gens sont payés – tels sont les assistants pédagogiques payés 534 euros il y a deux ans (550 aujourd'hui), plus ils sont motivés. La titularisation - le concours de recrutement - n'est pas un gage de réussite dans une classe.

Dans les collèges d'aujourd'hui c'est exactement le contraire !

Ce constat – paradoxal en apparence - remet en cause toutes les revendications syndicales.


LES SYNDICATS MENTENT


Payer davantage ces enseignants titulaires n'améliorera en aucune façon le sort des élèves. Laisser ces « sous-profs » payés un demi-SMIC dans leur statut honteux est pour les syndicats une infamie révèlant leur nature profonde.
Il ne faut plus augmenter les salaires des enseignants, il faut titulariser les assistants et les payer 1000 euros pour ces 18 heures de « présence élèves ». Et la révolisation ramènera à un niveau de 1000 euros humanistes le salaire de la totalité des enseignants.


CHATEL, DE L'HUILE SUR LE FEU


Le projet de Luc Chatel qui vise à recruter tous les professeurs au niveau BAC+5 - la « mastérisation » - va avoir deux conséquences.

D'une part il va aggraver ce phénomène d'élitisme dans les collèges et d'autre part il va calquer ce modèle d'enseignant dans les écoles primaires et maternelles.


DIPLÔMES ET ORIGINES SOCIALES


Les statistiques nous montrent que plus les gens sont diplômés, plus ils sont d'origine sociale élevée.
Ce phénomène - comme nous venons de le voir - crée un décalage avec les élèves.

Par ailleurs, la paye plus importante promise par le gouvernement ne peut qu'attirer des personnes non motivées par le métier en lui-même.

Un critère permettrait de trier facilement le bon grain de l'ivraie : verser un salaire de 1000 euros à tous les enseignants, le salaire unique mondial.


LA PÉDAGOGIE MISE AU PLACARD


La cerise sur le gâteau de cette réforme est l'absence de critère pédagogique dans les futurs concours.

Les IUFMs préparant le CRPE (Concours de professeur des écoles) restaient des refuges de la pédagogie. Les derniers refuges du questionnement sur « comment transmettre les choses ». Des refuges acritiques d'où Paulo Freire, Freinet et autres Neil ont été évacués depuis longtemps. Mais des lieux de débats quand même.

C'en est trop pour la bourgeoisie qui préfère pouvoir – pour le 20 heures de TF1 - semer puis utiliser la violence dans les collèges – une violence engendrée par des enseignants incapables - plutôt que de permettre à tous d'accéder au savoir. Un choix qui favorise une couverture médiatique fasciste plutôt que l'intérêt de tous les élèves.


LES VICTIMES : LES EXCLUS ENFANTS D'EXCLUS


Les principales victimes de cette réforme sont les élèves de milieux défavorisés en difficulté d'apprentissage.


Ceux que je vois depuis 5 ans exclus au fond des classes.


Ces pauvres gamins qui n'ont jamais pu expérimenter la solidarité dans une classe, se voyant sans cesse humiliés, vont encore subir des gens qui ne les comprennent pas et qui ne cherchent pas à les aider car on les a déjà catalogué comme « futur chômeur ».


Il n'y a rien d'étonnant à ce que cette « haute-moyenne » formoisie des collèges et des lycées ne bronche pas : le passage au recrutement à BAC+5 leur fait espérer une carotte salariale supplémentaire : du fric, du fric, du fric pour ces égoïstes consuméristes dont pas un seul – PAS UN SEUL – n'a jamais tenté de pratiquer ce que j'ai pratiqué depuis 5 ans de façon semi-clandestine : l'apprentissage de la solidarité entre élèves.
La réponse à la violence et à l'échec n'est ni l'augmentation des salaires, ni le recrutement au niveau master, ni toutes ces opérations de communication dont sont friands les petits soldats du sarkozysme. Elle consistera à rétablir l'humanisme à l'école. Humanisme d'enseignants ayant la vocation et travaillant pour 1000 euros par mois dans l'intérêt d'enfants solidaires. Des enfants solidaires apprenant dans l'objectif de leur construction personnelle et de leur apport humaniste.

Cet objectif sera un des buts premiers de la révolisation, un des buts premiers de sa première étape : la révolution anticapitaliste.


Julie Amadis (écriture) + Yanick Toutain (titres, rewriting)


X1 2 ans pour le master plus l'année professionnelle qui était payé dans l'ancien système.

X2 cf critique directeurs iufm + syndicats+CNESER