(source:
Mediapart-blogs.) La bourgeoisie esclavagiste a des assassins officiels. Certains ont un uniforme.
LES ASSASSINS LICORNE PROTÉGÉS
PAR UN "GLADIO" SECRET EN FRANCE
Pour
maintenir la Côte d'Ivoire dans la zone esclavagiste, dans les TOA, les
Territoires Occupés d'Afrique, ils faut des meurtriers, des assassins,
des psychopathes. Il faut que des Français et des troupes supplétives
assassinent les gêneurs. Et il faut un réseau de protection de la
prétendue "réputation" de ces assassins".
Il existe donc des réseaux
d'organisation et de protection du crime esclavagiste, du crime raciste,
du crime colonialiste, du crime fasciste.
Comme les assassins
LICORNE les snipers de l'Hôtel Ivoire, les assassins LICORNE coupeurs de
route qu'on voit tranquillement tuer dans des vidéos YoutuBe et les
meurtriers de Firmin Mahé libérés par des juges que nous jugerons pour
complicité :
Eric Burgaud,
Henri Poncet, L'adjudant-chef
Guy Raugel (
reconnu coupable d'avoir volontairement donné la mort à Mahé en l'étouffant sous un sac poubelle, a été condamné à quatre ans de prison avec sursis.), Le brigadier-chef Johannès Schnier (
a été condamné à un an d'emprisonnement avec sursis pour avoir facilité le crime en relevant Mahé allongé dans le blindé pour
aider Raugel.... et il a eu selon la cour le temps de réfléchir car
"cette assistance dans le meurtre de Firmin Mahé a duré plusieurs minutes".)....
Celui qui conduisait le blindé, Lianrifou Ben Youssouf, "a toujours contesté avoir pu se rendre compte", estime la cour. Il portait un casque, il faisait nuit, le bruit règnait dans le véhicule. Lui est acquitté.(citations Le Monde Nathalie Guibert 7/12/2012
"Eric Burgaud a clairement admis que l'ordre de rouler doucement signifiait que Firmin Mahé n'arrive pas vivant à Man. Il a indiqué à l'audience vouloir assumer avec dignité cet ordre (...) qui constitue bien l'ordre d'exécuter M.Mahé",
L'ASSASSIN ONUCI BOURRY PROTEGE
PAR UN AUTRE RESEAU "GLADIO" SECRET
Certains
de ces assassin ont un uniforme comme l'assassin Jean-Marie Bourry de
l'ONUCI - une ONUCI complice du meurtre de 10 policiers ivoiriens le 16
décembre 2010 et coupable du charnier dont les images circulent sur
Internet : des Casque Bleus balançant le corps des victimes de leurs
complices. En vrac pour effacer les preuves.
Cet assassin-là est protégé par Ban-ki-Moon et toute l'ONU
(l'ONU
laisse ce monsieur annoncer des fausses statistiques de fréquentation
de son site pour justifier une plainte en atteinte à la vie privée.....
destinée à le blanchir de ses crimes de 2010-2011),
le juge Janas du TGI d'Angoulême, le juge Bougon de la Cour d'Appel de Bordeaux, le
procureur Francis Nachbar (celui qui tabasse en garde-à-vue et
qui est lui-même protégé par Christiane Taubira), l'OPJ Gosselin qui
prétendait connaitre le droit mieux que le Conseil Constitutionnel et
jeter aux ordures le statut de témoin assisté, le cabinet d'huissier
Françoise BAUCHE-NISSEN, Dorine LOUVEAU, Alain RUYTERS qui fabrique des
faux, et rédige des faux témoignages sur la base de la prétendue
découverte de ces faux. Il faut ajouter à cette liste l'avocate de Julie
Amadis- Michèle Bauer -qui s'acharne maintenant à fabriquer,
elle-aussi, des faux pour enfoncer sa cliente.
("Personne
n'est dupe" argumente-t-elle pour justifier son droit de fabriquer des
fausses déclarations !..... en gardant l'argent de sa cliente et ......
sans lui rendre le dossier.....)
L'assassin en uniforme
Bourry, chef de la police ONUCI est protégé par une MAFIA FASCISTE
camouflée à l'intérieur de l'Etat français.
DES ASSASSINS OFFICIELS SANS UNIFORME
les NETTOYEURS qui tuent "pour la France"
La
bourgeoisie esclavagiste a des assassins officiels sans uniforme. J'en
connais un. Il s'appelle "nettoyeur". Et il craint d'être "nettoyé" s'il
me parle trop. Nettoyé par ses anciens "camarades".
Celui-là faisait
le trafic de drogue entre la Chine et le Vietnam. Il traversait la
frontière nord pour aller en Chine chercher l'opium et la ramener en
"Indochine". En obéissant aux ordres de ses chefs et du Président Coty -
celui dont Jean Dujardin avait la photo.
IL M'AVAIT MEME TRACE L'ORGANIGRAMME
DE COMMANDEMENT VENU DE L'ELYSEE sur une feuille.
L'étape suivante du circuit était la mafia marseillaise - la collaboratrice de l'armée française.
Cet
assassin officiel assassina sous l'uniforme de la Légion Etrangère,
sous l'uniforme de l'OAS et, en Amérique du Sud, sous la tenue de
"'United Fruits" pour le compte de la bourgeoisie esclavagiste
américaine.
De OAS, il devint ensuite responsable du SAC.
LE "GLADIO" FASCISTE "anticapitaliste"......
larbin assassin de la bourgeoisie Bolloré
Mais
la bourgeoisie a d'autres assassins. Ceux-là défendent offisieusement
l'ordre esclavagiste qui enrichit le criminel esclavagiste Bolloré.
Comme Hitler défendait officieusement l'ordre capitaliste. En se prétendant ennemis du capitalisme.
A CHAQUE MEURTRE.......LES LIEUTENANTS DE SERGE AYOUB
Les lieutenants de Serge Ayoub sont spécialisés dans ces crimes.
On les retrouve régulièrement dans les assassinats fascistes commis depuis plus de 20 ans !
Mais,
naturellement, les pourris des palais de justice, les pseudo-juges
larbins de cette bourgeoisie ne voient rien. Ils ne se rendent pas
compte de cette entreprise criminelle qui organise, à dates régulières,
un crime symbolique.
Les juges sont occupés à me harceler, à
harceler Julie Amadis, à harceler Edwy Plenel, à harceler les
journalistes de Médiapart. Ils sont trop occupés à harceler ceux qui
veulent dire la vérité. Ils n'ont pas le temps d'enquêter sur les
assassins Bourry, sur les assassins Ouattara, Soro, dozos !!!
Ils n'ont pas le temps de voir les crimes commis par la Franceàfric !
Et utilisent des huissers véreux et fabriquants de fausses preuves pour harceler des innocents !
UN GLADIO FASCISTE AU SERVICE DE BOLLORE
ET DE LA BOURGEOISIE ESCLAVAGISTE RACISTE
Ces juges ne "voient pas" les crimes commis rituellement comme un coup de tonnerre politique.
A dates régulières !
Ils ne voient pas ces crimes commis sous la direction politique de la bourgeoisie fasciste.
C'est logique : ce Gladio fasciste et ces juges aveugles ONT LE MEME PATRON : Bolloré et la bourgeoisie esclavagiste !!!!
Des assassinats destinés à entretenir la mémoire de Adolf Hitler.
On va donc donner de la lecture à ces juges complices, à ces petits larbins de Bolloré.
On
va leur donner de la lecture. Ils pourront lire ces articles dans les
cellules que NOTRE révolution leur prépare , que NOTRE justice leur
prépare.
Nous allons renverser Hollande et le capitalisme.
Ce sera notre réponse à l'assassinat de ce militant anarchiste libertaire. Venu de la CNT de Brest.
Notre
réquisitoire contre les vrais organisateurs de ces crimes et contre les
juges aveugles et complices de cette STRUCTURE FASCISTE CRIMINELLE sera
construit avec ces documents
Un
skinhead havrais interpellé pour une autre agression avoue que l'un de
ses amis, en fuite, a poussé un jeune Maghrébin dans un bassin du port.
Le député-maire communiste rappelle qu'il avait mis en garde contre
l'activité des «apprentis nazillons».
DES
skinheads sont à nouveau impliqués dans la noyade d'un jeune Français
d'origine tunisienne. Cette fois-ci, c'est le port du Havre qui a été le
théâtre de la haine criminelle des émules de l'organisation raciste de
Jean-Marie Le Pen. Mais cette affaire n'a été connue que vendredi
dernier, lorsque les services de police du Havre ont annoncé
l'arrestation de l'un des deux skinheads soupçonnés d'avoir provoqué la
noyade d'Imad Bouhoud, un jeune de dix-neuf ans, repêché sans vie dans
le bassin Vauban du Havre, le 7 mai dernier.
Interpellé
le 14 mai dernier, David Beaune, un skinhead havrais de vingt-trois
ans, a mis, en effet, les policiers sur la piste d'un autre skinhead
soupçonné d'avoir provoqué la noyade d'Imad Bouhoud. Arrêté pour une
autre agression, David Beaune a déclaré aux policiers qu'au cours d'une
altercation l'un de ses amis avait, le 18 avril dernier, poussé Imad
Bouhoud dans un bassin du Havre. Selon les propos de David Beaune, le
jeune Maghrébin aurait voulu leur dérober un pistolet à grenailles,
provoquant ainsi une bagarre. Après ses déclarations, David Beaune a été
mis en examen pour non-assistance à personne en danger et
non-dénonciation de crime, alors que son comparse est toujours en fuite.
Racistes.
et haineux
A
noter que la victime était connue des services de police pour des faits
de violences. Mais, pour l'heure, les enquêteurs et l'autorité
judiciaire demeurent avares de détails avant d'avoir pu interpeller le
deuxième skinhead. Ils hésitent à attribuer un caractère raciste aux
faits, affirmant que la déposition de David Beaune aurait pu être
influencée par les événements du 1er mai à Paris : des skinheads rémois
ayant participé à une manifestation du Front national avaient alors
provoqué la noyade d'un jeune Marocain, avant d'être interpellés
quelques jours plus tard.
Cependant, les skinheads du
Havre constituent un groupe d'une trentaine d'individus connus pour
leur violence et leur délinquance. David Beaune a ainsi été interpellé à
propos d'une action: une demi-douzaine d'entre eux ayant forcé un
couple de jeunes Havrais à se déshabiller entièrement avant de lui
dérober ses biens. En août 1994, le collectif havrais contre le racisme
avait attiré l'attention sur leurs exactions après la mise en examen de
trois d'entre eux pour voies de faits contre un Maghrébin. Depuis,
d'autres agressions ont été enregistrées: en octobre 1994, un Antillais
avait été sérieusement blessé en pleine nuit et, quelques jours plus
tard, une bagarre générale avec des Africains avait fait un blessé.
Pour
sa part, le député-maire communiste du Havre, Daniel Colliard, a appelé
samedi ses administrés à «rester vigilants et fermes dans la
condamnation de tout discours ou acte à caractère raciste et haineux».
Il estime que «cette affaire met en question, une nouvelle fois, au vu
de l'identité des personnes incriminées, le rôle joué par des skinheads,
ces individus particulièrement dangereux, par le racisme, la haine et
la violence qu'ils propagent». Daniel Colliard affirme que la
municipalité qu'il conduit avait déjà attiré l'attention des autorités
compétentes sur des exactions de skinheads au Havre qu'il a qualifié
«d'apprentis nazillons».
PIERRE AGUDO
Par CASTETZ Natalie
Le Havre, correspondance
«C'est
la goutte qui a fait déborder le vase. Depuis le temps que les skins
tabassent tout le monde, les mômes en avaient assez», résume un jeune du
quartier, au lendemain des affrontements survenus dans la nuit de lundi
à mardi sur les hauteurs du Havre (Seine-Maritime). Environ 150 jeunes
de 16 à 20 ans se sont heurtés aux policiers, un bar a été saccagé, des
voitures brûlées, et dix manifestants placés en garde à vue. Hier soir,
neuf d'entre eux ont été relâchés. Le dixième comparaîtra aujourd'hui
devant le tribunal pour jets de pierre. Cette vague de violence a éclaté
après la découverte le dimanche 7 mai du cadavre d'Imad Bouhoud,
français d'origine tunisienne âgé de 19 ans, dans le bassin Vauban,
entre les quais déserts et les hangars désaffectés du port, et la mise
en examen d'un skinhead.
Lundi soir, vers 20h30, une
cinquantaine de jeunes de différentes nationalités se sont retrouvés
dans une maison abandonnée, connue comme l'un des squatts des skinheads
du Havre. La maison étant vide, ils sont allés au Bar des Témoins,
familier des skins, en scandant: «Mort aux skins», «On veut des skins».
Après avoir saccagé le bar, les manifestants se sont dirigés vers le
quartier où habitait Imad. «Des mouvements spontanés», selon un
habitant. «Une provocation bien organisée», selon un policier. L'enquête
se poursuit et des analyses complémentaires à la première autopsie ont
été demandées.
L'autopsie a révélé que la victime
était morte par noyade. Chômeur, Imad Bouhoud vivait avec ses quatre
frères et soeurs dans la tour d'un quartier HLM. Son corps n'a été
identifié que le 13 mai. Le lendemain, un skinhead de 23 ans, David
Beaune, interpellé pour vol et agression, rapportait aux policiers
qu'une altercation à propos d'une arme, aurait opposé, le 19 avril, Imad
à un autre skin qui l'aurait poussé à l'eau. David Beaune a été mis en
examen et placé en détention provisoire pour non assistance à personne
en danger. L'autre skin est toujours recherché .
Les
faits ont été rendus publics samedi dernier, et l'Amicale des Tunisiens
du Havre a appelé à une marche silencieuse «contre un crime raciste»
pour aujourd'hui à 18h00 au centre-ville, avec le soutien du Mouvement
contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP).
Entre-temps,
la famille d'Imad, persuadée qu'il a été agressé et assommé avant
d'être jeté à l'eau, a déposé plainte pour homicide volontaire avec
constitution de partie civile.
Par ENSELME Philippe
Le Havre, correspondance
«Deux
minutes d'attention, les gars! On descend tous ensemble. On manifeste
en silence et on respecte le deuil de la famille Bouhoud. Pas de casse
et pas de connerie!» Le mot d'ordre est martelé dès la montée dans les
bus spécialement affrétés pour amener les jeunes des banlieues havraises
au centre-ville. Le Havre vient de vivre deux nuits explosives, mais la
grande manifestation d'hier se veut digne et silencieuse. Pour la
mémoire d'Imad Bouhoud, ce jeune Français d'origine tunisienne dont le
corps a été retrouvé le 7 mai dans les eaux du bassin Vauban, à deux pas
de la gare. D'après les aveux de David Beaune, un skinhead havrais mis
en examen et écroué pour «non-assistance à personne en danger et
non-dénonciation de crime», Imad aurait été poussé à l'eau dans la nuit
du 18 avril par un autre skinhead, un certain Pascal, actuellement en
fuite mais identifié et recherché par la police.
Zouina
Bouhoud, la mère d'Imad, n'a cessé d'appeler au calme: «Je veux une
marche silencieuse pour mon fils. Je demande à ses amis, à tous les gens
qui l'ont connu ou qui manifestent ce soir de ne pas céder à la
violence. La justice fera son travail.» Les jeunes du Bois de Bléville,
le quartier ou habitait Imad, n'ont pas la même conviction. Ils
dénoncent une justice à deux vitesses et ne comprennent pas pourquoi les
investigations policières sont si lentes.
Lundi
soir, la mise à sac d'un café suspecté d'être un lieu de rendez-vous des
skins, l'embrasement de poubelles et de plusieurs véhicules
constituaient un premier avertissement. Dix interpellations n'ont fait
que renforcer leur rancoeur. Un des jeunes arrêtés lundi soir a été
condamné à quatre mois de prison ferme pour jets de pierre. «Les skins,
eux, flinguent des gens à Marseille, à Paris ou ici, on met un temps fou
à les retrouver. Comment voulez-vous qu'on puisse se calmer?»,
déclarait un jeune.
Le conflit dépasse le problème du
racisme. Fodé Sylla, président de SOS Racisme, présent aux côtés de la
famille Bouhoud, le dit: «La police ne peut régler un tel problème
social. Je vais interpeller Philippe Séguin pour qu'il mobilise des
parlementaires sur le problème des mouvements d'extrême droite et leurs
ramifications. Au-delà de cette affaire, c'est aussi une question
d'intégration. La politique de la ville est en panne depuis deux ans.
Nous allons solliciter Eric Raoult (ministre de l'Intégration, ndlr)
pour qu'il aille se rendre compte de la situation sur le terrain.» A
18h30, plusieurs milliers de personnes ont entamé leur marche
silencieuse vers le bassin Vauban. Daniel Collard, le maire communiste
du Havre, a renouvelé son soutien à la famille. L'union locale CGT,
l'Amicale des Tunisiens, la Ligue des droits de l'homme, le Mrap, SOS
Racisme et de nombreuses associations avaient appelé à cette marche.
Dans les docks où Imad trouva la mort, à côté du plot d'amarrage n$424,
une plaque a été scellée: «Ici Imad fut assassiné le 18 mai 1995,
victime du racisme.» Une gerbe à sa mémoire a été jetée dans les eaux du
bassin, accompagnée un instant par les youyous de femmes tunisiennes.
Une minute de silence a suivi.
Vers 20 heures, peu
après la dispersion du cortège, une trentaine de manifestants voulant se
rendre jusqu'à la permanence du Front national en ont été empêchés par
les forces de l'ordre. Ils ont alors traversé la ville en brisant
vitrines, Abribus et pare-brise à coups de pierre. Les CRS ont procédé à
plusieurs interpellations.
Par TOURANCHEAU Patricia
La mort de James Dindoyal, un soir de beuverie au Havre, est une
«correction»
infligée à un «boucaque», mélange de bougnoule et de macaque, qui
n'avait pas à passer par là. La triste fin de ce Mauricien de 23 ans sur
la plage «du bout du monde» a été élucidée huit années plus tard, après
les révélations à la police de Michel H., un «jeunot» de la bande à
l'époque.
Ce 18 juin 1990, des crânes rasés du Havre
la bande Blood and Honour et des durs de Paris se retrouvent à trente
devant l'église du quartier Sanvic, achètent des packs de bière et des
bouteilles de rhum chez Champion, puis filent au bunker sur la falaise
en face du fort de Sainte-Adresse. Circuit habituel. Le soir, les voilà
«chauds», qui descendent sur la plage au bistrot la Bodega s'envoyer
encore des «barons» de bière. Selon Michel, le chef Joël Giraud donne le
signal du départ: «On bouge, pour aller casser du boucaque.» Il
interdit aux deux mineurs, âgés de 15 ans, de sortir. Michel et «Cafard»
restent. Les «autres, Kerhuel, Cédrose, Poisson, Mammouth et trois
meufs suivent Giraud».
«Trempette». Du bar, Michel
observe le manège des dix qui se dirigent vers la digue. «Trois garçons
reviennent sur le parking pour prendre un sac dans le coffre de la
voiture de Giraud», puis rejoignent le groupe. Au bout d'une demi-heure,
tout le monde réintègre la Bodega, hilare. Giraud lance: «On s'est bien
marrés, il a bien picolé, celui-là, avant de faire trempette.» Le
«jeunot» du groupe a gardé ses doutes jusqu'au 10 avril 1997. Ce
jour-là, Michel, qui a témoigné dans une autre affaire de crime raciste
(1), dépose plainte au commissariat pour «menaces de mort» à cause de
coups de fil. En gage de sa bonne foi, le «repenti» branche les
policiers sur «l'histoire du Pakistanais». Dans les archives, les
enquêteurs trouvent trace de la mort classée sans suite d'un étranger,
James Dindoyal, né le 11 juillet 1966 à l'île Maurice, décédé le 3
juillet 1990 au Havre, de façon atroce. Un médecin de Sainte-Adresse
avait trouvé devant sa porte un jeune homme qui «se tordait de douleur,
de la bave sanguinolente aux lèvres». A l'hôpital Monod, James Dindoyal
avait parlé d'une agression violente, d'une boisson bizarre avalée de
force. Avant de plonger dans le coma. Et de succomber, seize jours plus
tard, de ses brûlures à l'estomac. Selon l'autopsie, la mort a été
causée par «l'ingestion d'un produit caustique» indéterminé.
Aiguillés
par Michel sur la piste des boules à zéro, souvent désignés par des
noms de guerre et éparpillés aux quatre coins de France Paris,
Bordeaux, Perpignan, Le Havre , les policiers ont mis une année à
démasquer les skinheads meurtriers. Le 12 juin 1998, six suspects ont
été mis en examen par le juge Christian Balayn, du Havre, pour
l'homicide de James Dindoyal.
Empoisonnement. Régis
Kerhuel, 33 ans, maître-chien, et Joël Giraud, 30 ans, qui crient à la
«dénonciation calomnieuse», sont accusés d'«empoisonnement». Pascal
Liberge, dit «Poisson», 31 ans, qui se prétend «absent ce soir-là»,
Cédric Haudebout, «Cédrose», 29 ans, Carmen Vicente, 31 ans, qui «n'a
rien à voir avec ça», et Elodie Lagarde, 24 ans, sont soupçonnés de
«complicité». Les quatre garçons ont été écroués, les deux filles
placées sous contrôle judiciaire. Me Dominique Tricaud s'est constitué
partie civile pour la famille de James Dindoyal, ainsi que SOS-Racisme.
Régis
Kerhuel et Joël Giraud sont des lieutenants de Serge Ayoub (2), un
inconditionnel de la batte de base-ball surnommé «Batskin», qui a monté
les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) à Paris en 1987 et a
soutenu en hooligan le club de foot du Paris-Saint-Germain. «Carmen de
Normandie» fabrique alors un fanzine, Bird's Band, avec Elodie et Greg,
le chanteur du groupe Viking. Son compagnon Giraud et Kerhuel,
«partisans du White Power», traversent Le Havre «déguisés en grands
chefs du Ku Klux Klan», tiennent des «réunions secrètes» pour monter un
groupe KKK, «organisent les trajets sur Paris pour aller aux manifs du
Front national, à la fête des Bleu-Blanc-Rouge ou au défilé à Jeanne
d'Arc», et participent à des services d'ordre du FN au Havre et à Paris,
«contre rémunération».
«Drôle de goût». Embrigadé
par Kerhuel dans Blood and Honour, Cédrose a rapporté aux enquêteurs la
scène du crime. «Assis sur la digue, on a vu passer un bien bronzé qui
se promenait vers la mer, pas noir ni maghrébin, mais comme un
Pakistanais. On l'a insulté, traité de sale boucaque: "Retourne dans ton
pays. Il n'a rien dit. On lui a barré la route, on l'a entouré et
bousculé. On le provoquait pour obtenir une réaction de sa part. Il
voulait partir mais ne se défendait pas. On attendait qu'il se rebiffe
pour le frapper. Les chefs ont décidé qu'on allait le forcer à boire. Il
a vidé une bière sans rien dire. C'est la première fois qu'on faisait
ça. On n'avait pas pour habitude d'user de la bière pour un boucaque.
Comme il avait accepté une bière normale, Giraud et Kerhuel ont eu
l'idée de lui en préparer une autre, ils se sont absentés quelques
instants. Mort de trouille, le gars avait du mal à boire la deuxième
bière, il faisait la grimace, il se plaignait qu'elle avait "un drôle de
goût. Giraud et Kerhuel répondaient: "Mais non, c'est rien, elle doit
être éventée. Soit tu la bois, soit on te tabasse. Finis ta bière, et on
te laissera partir. Le mec l'a toute bue et a cherché à s'en aller. Le
ton est monté, et on l'a balancé à l'eau par-dessus la rambarde. Il est
remonté sur ses jambes vers la plage, trempé.» Aujourd'hui, Cédrose
refuse de confirmer au juge ce long récit qu'il aurait livré «sous la
pression de la police». Elodie Lagarde, elle, maintient ses aveux.
Cheveux rasés sur le côté, petite queue-de-cheval, tatouée, elle est
restée en retrait avec Cédrose et Carmen: «Notre rôle à tous les trois a
été de servir en deuxième rideau à empêcher le gars de se barrer.»
Pascal Liberge, alias Poisson, fut «l'un des gros bras qui maintenaient
le gars», et Joël Giraud, «l'un des instigateurs de la correction» avec
Régis Kerhuel, qui «a tendu la nouvelle canette de bière décapsulée au
Black»: «Ils n'admettaient pas de personnes étrangères au groupe sur
leur territoire, même simplement de passage. L'intrus était prié de s'en
aller. Si, en plus, il était bronzé, il avait droit à une correction.»
Sa copine Carmen Vicente prétend qu'elle est hors du coup. Mais,
ex-femme de Joël Giraud, chef de la bande du Havre avec Régis Kerhuel,
elle a raconté toutes leurs sales histoires.
Chat
égorgé. Kerhuel et Giraud raffolent d'un «petit cocktail à base d'eau
chaude, d'absinthe et d'alcool à 90°». Carmen, buveuse de whisky, a
goûté à leur mixture et a souffert de brûlures d'estomac. Elle dépeint
ses amis en tortionnaires. Giraud l'a souvent frappée les soirs de
soûlerie, «cocards, bleus et autres», et lui a «cassé la jambe, d'un
coup de pied au tibia». Kerhuel, lui, «aimait faire souffrir les
animaux». Un jour, il a mis «son rat blanc dans une bouteille
d'eau-de-vie pour le tuer». Un autre, il a «égorgé un chat en forêt de
Montgeon pour manger son coeur, une sorte de messe noire». James
Dindoyal, le pauvre «boucaque» échoué sur la plage «du bout du monde», a
avalé leur breuvage mortel, un mélange de bière et de soude, ou
d'acide, ou peut-être d'eau de Javel.
(1) Le meurtre
d'Imad Bouhoud, noyé dans le port du Havre le 18 avril 1995 par David
Beaune et Michaël Goncalves, deux skinheads du Havre.
(2)
Serge Ayoub, Régis Kerhuel et Joël Giraud ont été condamnés ensemble
pour l'agression de Karim Diallo à Paris en 1990 sous l'oeil des caméras
de la 5.
SERGE AYOUB-ROBERT MENARD
MEME BOURGEOISIE ESCLAVAGISTE
MEME PATRON MEME COMBAT
Un
article de l'opération Poulpe résume bien les passerelles qui existent
entre les MILICES FASCISTES LEGALES et les MILICES FASCISTES en MARGE.
La comparaison avec les SA est excellente : les barbares qui payent 50
euros par mois sont les mêmes que les suppots de Hitler.
La France c'est HITLER EN AFRIQUE. Et Bolloré y possède ses camps de travail.
jeudi 6 juin 2013L'extrême-droite tue. Elle parle aussi.
Le 18 juin 1990, James Dindoyal était assassiné par plusieurs membres des JNR, le groupe de Serge Ayoub, à qui TF1 ce matin, donne du monsieur.
Un de ses assassins, Regis Kerhuel, faisait occasionnellement le SO du FN contre rénumération.
Le 18 avril 1995, Imad Bouhoud était noyé par d'autres boneheads, dont David Beaune qui collait souvent des affiches du FN au Havre.
Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram était jeté dans la Seine , pendant le défilé du FN.
Ensuite,
pendant des années, alors que le FN poursuivait son ascension, le
discours a consisté à dire que les néo-nazis avaient disparu, que
l'extrême-droite avait muté.
Serge
Ayoub est revenu en France, on l'a vu dans les défilés FN, il a
tranquillement ouvert un Local en plein Paris, au départ en partenariat
avec Alain Soral. C'est lui qui a accueilli les premières grosses
réunions de Riposte Laïque, assuré leur service d'ordre pendant
certaines manifestations. En 2010-2011, les commentateurs assidus de
Fdesouche organisaient souvent des réunions de rencontre dans ce même
local.
Aujourd'hui, de nouveau,
la terreur fasciste a frappé.Clément Méric a été battu à mort. L'Etat
se résoudra à dissoudre quelques groupes, à faire quelques descentes qui
permettront l'arrestation de quelques nervis, dont chacun s'accordera à
dire, que tout de même, il serait exagéré de les amalgamer avec le FN.
Comme avec l'ensemble des personnalités qui ont des raisons respectables
d'être racistes, antisémites, homophobes, sexistes et qui naturellement
n'auraient aucun lien avec quelques marginaux néo-nazis et assassins.
Le 15 mai dernier au local de Serge Ayoub, se tenait une conférence sur les « médias et la pensée unique ». Son intervenant principal était Robert Ménard, candidat à Béziers soutenu par le FN.
Les
crânes rasés boneheads n'ont jamais été que le bras armé des notables
respectés, de la chair à canon qu'on sacrifie en cas de « pépin »,
puisqu'on pourra les remplacer en pourrissant les cerveaux
avec de la haine exprimée en toute légalité.
Le 12 mai dernier, toute l'extrême-droite néo-nazie défilait à Paris. Un appel
était lancé pour demander l'interdiction des défilés, il rappelait
notamment les meurtres commis par la même mouvance dans les années 90.
Les autorités municipales et gouvernementales avaient choisi de laisser ces défilés se tenir