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lundi 21 mars 2016

Idriss Déby vainqueur des élections présidentielles du 10 avril 2016 ! Un rapport classé confidentiel défense adressé à Manuel Valls donne le résultat à l'avance !


par Yanick Toutain
REVACTU
21/3/2016



"2,7 millions de Tchadiens utilisent des latrines insalubres ou partagées ; 6,7 millions n’ont pas de latrines du tout et font leurs besoins en plein air"

"Les élections présidentielles d'avril 2016 devraient se traduire par le maintien au pouvoir d'Idriss Déby, qui incarne et fédère un régime en place depuis 25 ans." (rapport PM France sur le Tchad)


"Dans le même temps, notre effort de coopération bilatérale se tasse sans que ce cela ne soit compensé par l'action des bailleurs internationaux, peu présents sur les segments clé de l'influence (langue, éducation, sécurité)." (rapport PM France sur le Tchad)



« Des prisonniers torturés, dont un lycéen,
affirment l’avoir été par Idriss Déby en personne,dans les cellules des Renseignements généraux. » Page 481 !
FX Verschave l’appelle l’exécuteur !
Et intitule ainsi un chapitre de son livre « L’EXÉCUTEUR »
Il cite un mémorandum d’une coalition d’opposants :
« La politique délibérée du président Déby consiste en l’utilisation systématique et ouverte
de la liquidation physique comme moyen de résolution des contradictions politiques »
(MDJT, MDD, CDR, 09/1999) Il cite des CENTAINES de crimes commis par Idriss Déby !
« N’entretient-il pas soigneusement sa réputation de tueur,
par des carnages réguliers ? »conclue FX Verschave.

LE TCHAD UN EGOUT A CIEL OUVERT 
DIRIGE PAR UN EXECUTEUR PSYCHOPATHE

Voici le rapport de Médiaterre. Il sera un document du Nuremberg de l'Afrique
"2,7 millions de Tchadiens utilisent des latrines insalubres ou partagées ; 6,7 millions n’ont pas de latrines du tout et font leurs besoins en plein air. Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement est la première cause de mortalité dans le pays. Environ 19.000 Tchadiens, notamment 15.900 enfants de moins de 5 ans, meurent chaque année de diarrhée : ces décès sont à presque 90% directement attribués à l’impureté de l’eau et au manque d’assainissement et d’hygiène (WASH). En outre, le mauvais assainissement est un facteur contributif, de par son impact sur les taux de malnutrition, aux autres causes principales de mortalité infantile, notamment le paludisme, les maladies respiratoires graves et la rougeole.
À cause de cette situation catastrophique, le Tchad perd environ 79 milliards de FCFA chaque année, selon une étude documentaire du Programme Eau et Assainissement (WSP). Cette somme est équivalente à 15$ US par personne au Tchad et par an, ou 2,1 % du PIB (Produit intérieur brut) national. Présentement, le Tchad investit moins de 0,2% de son PIB dans le secteur de l’assainissement. Le niveau actuel de l’accès à l’eau et à l’assainissement n’est pas le fruit d’un investissement en faveur des OMD."


MAIS LE GOUVERNEMENT FRANCAIS CONTINUE
 A UTILISER A SON PROFIT EXCLUSIF
LE TCHAD SOUS DICTATURE CRIMINELLE D'IDRISS DEBY







CONFIDENTIEL DÉFENSE
Direction affaires Internationales. stratégiques et technologiques

PREMIER MINISTRE
RAPPORT
Excrcice d'anticipation sur leTchad. 




Les élections présidentielles d'avril 2016 devraient se traduire par le maintien au pouvoir d'Idriss Déby, qui incarne et fédère un régime en place depuis 25 ans. « devrait » ou « pourrait »
la langue de bois laisse place à la dictature Puga de l'Elysée !
C'est un DEVOIR que de laisser en poste l'exécuteur Déby qui torturait dans les sous-sols du palais présidentiel !
Si le pays a connu cinq années inédites de croissance et de stabilité, il fait face à deux risques : la disparition du chef de l'Etat, aléatoire par nature, ou un coup de force. Litote d'esclavagiste !
De toute façon, les maitres de la Franceàfric ont toujours des pantins de rechange !
Improbable à court terme, ce dernier pourrait survenir en case de coagulation des multiples fragilités de ce pays très pauvre et enclavé dans une région instable (déficit financier. front social. crises périphériques Boko Haram. Libye. Darfour, RCA) Que le lecteur n'aille pas imaginer que l'auteur va préconiser d'oublier momentanément les intérêts esclavagistes de la Franceàfric !!!
Suivre et anticiper la trajectoire de ce pays est d'intérêt prioritaire pour la France : d'intérêt prioritaire pour la France :
- à court terme, l'enjeu est sécuritaire. Le Tchad s'engage au plan militaire et diplomatiques (lutte contre Boko Haram, présidence en exercice de l'Union africaine et du G5 Sahel, direction de la MINUSMA) Le lecteur intrigué peut se demander où sont passés Ansardine, MUJAO, AQMI !
L'auteur du rapport est tellement occupé à vouloir envahir le Cameroun qu'il oublie de se couvrir !
Il accueille le quartier général de la force Barkhane. Toute déstabilisation de ce pays pivot aurait des conséquences immédiates sur notre engagement au Sahel en Centrafrique, obérerait le coopération anti-terroriste régionale et les opérations de paix en cours dans la région (M1NUSMA. MINUSCA,MINUSMA) et pourrait faciliter l'implantation de groupes djihadistes en provenance de Libye, rendant possible leur jonction avec Boko Haram actif depuis le Nigeria. Le lecteur naïf verra deux fois le mot MINUSMA être répété !
MINUSMA est le groupe de soutien aux terroristes MNLA au Mali. De la même façon que l'ONUCI et la LICORNE soutenaient les terroristes violeurs de Guillaume Soro et Ibrahim Coulibaly !
- à long terme, l'enjeu est de préserver nos intérêts. Au-delà de nos positions économiques soumises ) un environnement économique rude, le défi est avant celui de réagir face à l'érosion structurelle de notre influence culturelle. Couplées à une formidable expansion démographique. les défaillances éducatives tchadiennes accélèrent le déclin du français au profit de l'arabe, endémique, qui véhicule de surcroît une dynamique wahhabite qui nous est peu favorable. Dans le même temps, notre effort de coopération bilatérale se tasse sans que ce cela ne soit compensé par l'action des bailleurs internationaux, peu présents sur les segments clé de l'influence (langue, éducation, sécurité). «préserver nos intérêts »
Quand
2,7 millions de Tchadiens utilisent des latrines insalubres ou partagées ; 6,7 millions n’ont pas de latrines du tout et font leurs besoins en plein air  
les gredins de la Franceàfric s'en contrefichent !
Tout ce qui compte est d'aller envahir le Cameroun et le Nigéria !!
Dans cette perspective,l'objectif du document d'anticipation produit en annexe est (1) d’esquisser les déterminants de l'évolution du Tchad, en particulier ses fragilités, (2) de décliner des scenarii possibles d'évolution du pays, et enfin (3) de formuler des recommandations.....
Au lieu de lancer un plan pour augmenter la durée de vie des Tchadiens. (moins de 50 ans) Et stopper la mortalité infantile (15% d'enfants meurent avant l'âge de 5 ans)
Le gredin prépare l'utilisation de Déby pour envahir le Nigéria et le Cameroun










Tchad : les défis de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement








  • À dix ans de l’échéance prévue pour l’émergence du Tchad - cap fixée à 2025 -, les chiffres concernant l’accès à l’eau potable et à l’assainissement sont très alarmants et les moyens mis pour améliorer cette situation restent très faibles.
    D’après l’Enquête Démographique et de Santé au Tchad (EDST 2009), la couverture en eau potable dans tout le territoire national est de 36% variant entre zones rurale et urbaine de respectivement 30% et 57%. De même, la couverture en assainissement de base au niveau national est très faible (de l’ordre de 4% seulement) variant entre zones rurale et urbaine de respectivement 1% et 17%. Ces chiffres font du Tchad l’un des derniers pays au monde, en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement avec des conséquences énormes sur le plan sanitaire et économique, souligne OUMAR BARKAI, Consultant en Géosciences et environnement, dans un récent rapport publié en novembre 2014.
    D’après la même étude, 2,7 millions de Tchadiens utilisent des latrines insalubres ou partagées ; 6,7 millions n’ont pas de latrines du tout et font leurs besoins en plein air. Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement est la première cause de mortalité dans le pays. Environ 19.000 Tchadiens, notamment 15.900 enfants de moins de 5 ans, meurent chaque année de diarrhée : ces décès sont à presque 90% directement attribués à l’impureté de l’eau et au manque d’assainissement et d’hygiène (WASH). En outre, le mauvais assainissement est un facteur contributif, de par son impact sur les taux de malnutrition, aux autres causes principales de mortalité infantile, notamment le paludisme, les maladies respiratoires graves et la rougeole.
    À cause de cette situation catastrophique, le Tchad perd environ 79 milliards de FCFA chaque année, selon une étude documentaire du Programme Eau et Assainissement (WSP). Cette somme est équivalente à 15$ US par personne au Tchad et par an, ou 2,1 % du PIB (Produit intérieur brut) national. Présentement, le Tchad investit moins de 0,2% de son PIB dans le secteur de l’assainissement. Le niveau actuel de l’accès à l’eau et à l’assainissement n’est pas le fruit d’un investissement en faveur des OMD.
    L’expert OUMAR BARKAI propose en revanche que des mesures urgentes soient prises, afin d’inverser la tendance. « Des efforts importants doivent être accomplis en vue d’améliorer le cadre de vie des populations urbaine et rurale. Il s’agit là d’une question qui touche la dignité humaine. Lorsque plus de la moitié de la population d’un pays passe le clair de son temps à chercher soit de l’eau potable ou un endroit où déféquer, alors toute politique ou programme de développement se doit d’inclure cette préoccupation majeure au cœur même de son action. L’amélioration du cadre de vie des Tchadiens à travers un meilleur accès à l’eau potable et à l’assainissement est un préalable pour notre émergence, qu’elle soit en 2025 ou non », a-t-il suggéré.






    jeudi 23 décembre 2010

    Côte d'Ivoire : Je CRACHE symboliquement au visage des responsables actuels de SURVIE ! Ils appellent à un "RENFORCEMENT DE L'ONUCI" !

    Je viens de déposer ce texte sur le mur Facebook de l'association survie

    HONTE A VOUS !!!
    Je suis certain que François Xavier Verschave cracherait moralement sur des gens qui osent écrire - dans le contexte actuel -
    +++++++++++++
    La France doit procéder au retrait de son opération militaire au profit de troupes internationales sous commandement onusien.
    +++++++++++++
    QUAND le Conseil de Sécurité, au MEPRIS du Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire, TRANFORME LES FORCES D'INTERPOSITION EN FORCES D'OCCUPATION .... vous leur demander de RESTER OCCUPER LA CI !!!
    Quand on dénonce l'AGRESSION  de 2002
    ++++
    À l’automne 2002, l’Élysée refuse l’application des accords de défense à une Côte d’Ivoire en proie à une rébellion armée approvisionnée par un pays voisin.
    ++++
    ... on en tire les conséquences..!!!
    La CI est victime d'une AGRESSION
    Quand on est assez lucide sur les TRICHEURS de Ouattara et de leurs amis ONUCI
    cit+++
    Ce 2 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel ivoirien, essentiellement favorable à Laurent Gbagbo, constate l’expiration du délai imparti à la CEI pour annoncer les résultats provisoires. En effet, la CEI a échoué à trouver un consensus sur l’ampleur d’irrégularités dans le scrutin. Le président de la CEI Youssouf Bakayoko se rend alors au Golf Hôtel, où se trouvent déjà Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro, le représentant du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs français et américain. Ces derniers lui promettent protection jusqu’à l’aéroport, en échange de la proclamation de résultats. Bakayoko annonce la victoire de Alassane Ouattara devant les caméras occidentales. Le lendemain, le Conseil Constitutionnel annonce l’invalidation du scrutin dans sept départements de la zone contrôlée par les rebelles et la victoire de Laurent Gbagbo.
    +++
    On se servira de cette citation pour dénoncer le Conseil Constitutionnel français ESSENTIELLEMENT FAVORABLE A NICOLAS SARKOZY, A LA BOURGEOISIE FRANÇAISE...

    Les jeunes voleurs de mobylette pourront dénoncer les tribunaux français qui sont "essentiellement favorables à la bourgeoisie française"

    CONCLURE EN DEMANDANT LE RENFORCEMENT DE L'ONUCI C'EST PRONONCER LA FAILLITE MORALE DE L'ASSOCIATION SURVIE, SA FAILLITE POLITIQUE !
    ++++
    Nous demandons que tout soit fait, à commencer par le retrait de l’opération Licorne au profit d’un renforcement de l’ONUCI, pour la réconciliation des Ivoiriens et non pour assurer la victoire d’un camp sur l’autre, ce qui serait lourd de menaces pour l’avenir de la Côte d’Ivoire.
    +++


    Je vous crache - SYMBOLIQUEMENT - dessus !!!!

    HONTE A VOUS !


    Nous demandons la LISTE DE CEUX QUI ONT RÉDIGÉ ET VOTÉ UN PAREIL TORCHON !
    Nous demandons à connaitre les NOMS des AUTEURS de ce COUP de POIGNARD dans le DOS des Ivoiriens, dans le dos des Africains, dans le dos de toute l'Afrique et DONC, dans le dos de TOUS les Terriens.

    NB : Je signale pour ceux qui ne connaissent pas mes écrits que je caractérise Laurent "Pétain" Gbagbo comme dirigeant politique d'une formoisie compradore et que ma position actuelle est décrite dans ce texte.
    ===============================
    http://revolisationactu.blogspot.com/2010/12/ni-laval-ouattara-ni-petain-gbagbo.html

    Ni Laval-Ouattara, ni Pétain-Gbagbo ! Défense (sans soutien) du gouvernement Gbagbo en cas d'attaque étrangère ! Il faut d'urgence des délégués révocables ! (25 délégateurs désignent un délégué)

    POUR L'INFORMATION DES LECTEURS, VOICI LE TEXTE COMPLET DE CET ABJECT COMMUNIQUE


    Côte d’Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier



    L’association Survie rappelle que la France porte une grande responsabilité dans la crise qui secoue la Côte d’Ivoire depuis 8 ans. Malgré ce que prétendent l’ONU et les puissances occidentales, les conditions n’étaient pas réunies pour éviter une large fraude, particulièrement au Nord du pays. La seule issue semble désormais l’apaisement entre les deux camps et non l’affirmation de la victoire de l’un sur l’autre. La France doit procéder au retrait de son opération militaire au profit de troupes internationales sous commandement onusien.

    Pour la première fois de leur histoire, les citoyens ivoiriens ont voté dans une élection présidentielle véritablement pluraliste et ouverte. Malgré des conditions extrêmement défavorables, la participation fut massive. Mais depuis trois semaines, la Côte d’Ivoire est séquestrée par « deux présidents ». Tandis que l’un, Laurent Gbagbo, se crispe sur son pouvoir, la « communauté internationale » est en passe d’imposer l’autre, Alassane Ouattara, aux Ivoiriens.

    Pour cerner l’immense responsabilité de la diplomatie française dans l’impasse que vit actuellement la Côte d’Ivoire, il est nécessaire de poser quelques jalons historiques.

    À l’automne 2002, l’Élysée refuse l’application des accords de défense à une Côte d’Ivoire en proie à une rébellion armée approvisionnée par un pays voisin. Au contraire, un cessez-le-feu est imposé, entérinant la partition du pays.

    En janvier 2003, lors des accords de Marcoussis, la diplomatie française impose l’entrée des rebelles dans le gouvernement ivoirien. À Abidjan, des manifestants refusent que les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur soient confiés aux rebelles, comme le prévoyait l’exécutif français.

    En novembre 2004, un engrenage tourne au drame. Au cours d’une offensive aérienne de l’armée ivoirienne sur les zones rebelles, neuf soldats français de l’opération Licorne et un civil américain trouvent la mort. Craignant un putsch orchestré par l’armée française après qu’elle a détruit l’aviation militaire ivoirienne, des manifestants envahissent certains quartiers d’Abidjan. L’armée française tire sur des manifestants, faisant plus de soixante morts.

    Les accords de Pretoria d’avril 2005 calquent la structure de la Commission Électorale Indépendante (CEI) sur le plan de table des négociations de Marcoussis, aboutissant à une surreprésentation des rebelles, assurant aux partis d’opposition une large majorité [1]. Dans la foulée, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est créé à Paris, réconciliant deux anciens ennemis [2], Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, autour d’un accord électoral destiné à assurer la victoire de l’un des deux sur Laurent Gbagbo. L’Union Européenne impulse, à travers les Nations Unies, un Programme d’Appui aux Processus Électoraux dont la CEI est le principal bénéficiaire. Le descriptif de ce programme [3] laissait déjà augurer un passage en force :

    « Pour les prochaines échéances électorales, il est à prévoir que le problème de confiance se posera avec une acuité encore plus grande et exigera le recours à des pouvoirs décisionnels exceptionnels pour contrecarrer l’incapacité d’atteindre des consensus politiques en temps utile. »

    Début 2007, depuis Ouagadougou, Michel de Bonnecorse, chef de la cellule africaine de l’Élysée sous Jacques Chirac, annonce que la fin de la rébellion n’est pas un préalable aux élections [4]. Quelques semaines plus tard, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, leader de la rébellion, et Blaise Compaoré, président du Burkina, signent les accords de Ouagadougou : Guillaume Soro devient premier ministre. Fin 2007, un accord complémentaire a pour unique objet de confier à la société française Sagem Sécurité le volet technique de l’élaboration des listes électorales [5].

    Ce 2 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel ivoirien, essentiellement favorable à Laurent Gbagbo, constate l’expiration du délai imparti à la CEI pour annoncer les résultats provisoires. En effet, la CEI a échoué à trouver un consensus sur l’ampleur d’irrégularités dans le scrutin. Le président de la CEI Youssouf Bakayoko se rend alors au Golf Hôtel, où se trouvent déjà Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro, le représentant du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs français et américain. Ces derniers lui promettent protection jusqu’à l’aéroport, en échange de la proclamation de résultats. Bakayoko annonce la victoire de Alassane Ouattara devant les caméras occidentales. Le lendemain, le Conseil Constitutionnel annonce l’invalidation du scrutin dans sept départements de la zone contrôlée par les rebelles et la victoire de Laurent Gbagbo.

    Prétendre organiser une élection satisfaisante sans mettre fin à la partition du pays [6] était absurde. On s’étonne qu’aucune autorité internationale ne l’ait exigé sérieusement. Malgré les énormes moyens mis en œuvre, le scrutin n’a pas offert les garanties brandies par l’ONU.

    Croire que l’élection présidentielle sortirait la Côte d’Ivoire de la crise était un leurre. Aucun des candidats du second tour ne sera capable à lui seul de guérir la société ivoirienne de ses plaies. Ni Alassane Ouattara, l’économiste libéral qui a fait carrière dans les grandes institutions financières internationales, l’adepte des privatisations, des coupes dans les budgets sociaux et autres plans d’ajustement structurel, l’ami très apprécié de l’Élysée. Ni Laurent Gbagbo, le socialiste devenu rapidement allié des grands groupes français, le nationaliste souvent - et sans doute volontairement - ambigu.

    Il est urgent que les initiatives d’apaisement soient privilégiées [7]. Si la « communauté internationale » a une once de bon sens, c’est dans cette voie qu’elle doit pousser les acteurs de cette crise et non dans le refus de voir la réalité et dans l’illusion qu’on peut imposer une solution de force à un pays divisé. Le risque est de plonger la Côte d’Ivoire dans la violence.

    Nous demandons que tout soit fait, à commencer par le retrait de l’opération Licorne au profit d’un renforcement de l’ONUCI, pour la réconciliation des Ivoiriens et non pour assurer la victoire d’un camp sur l’autre, ce qui serait lourd de menaces pour l’avenir de la Côte d’Ivoire.

    Contact presse :

    Stéphanie Dubois de Prisque - Chargée de communication

    stephanie.duboisdeprisque(a)survie.org

    01 44 61 03 25

    06 89 31 17 18

    PDF - 41 ko
    Côte d’Ivoire:la France pyromane ne doit pas jouer au pompier CP Survie 23déc10


    [1] Par le jeu des alliances politiques, le président et trois des vice-présidents de la CEI sont favorables à Alassane Ouattara. Le quatrième vice-président est favorable à Laurent Gbagbo.

    [2] Au milieu des années 90, la Cellule Universitaire de Recherche et de Diffusion des Idées du Président Henri Konan Bédié promeut l’ivoirité. Cette notion aux forts relents xénophobes fut instrumentalisée pour écarter Alassane Ouattara de la vie politique ivoirienne.

    [3] Programmes d’Appui au Processus Électoral CIV-46362 (2006-2007, 58 millions de dollars) et CIV10-57717 (2008-2011, 75 millions de dollars) du Programme des Nations Unies pour le Développement.

    [4] « Le but des pays raisonnables est qu’il y ait des élections libres et honnêtes en octobre [2007], ce qui donnera un président légitime qui sera soit élu, soit réélu, et c’est à ce président de mettre un terme à cette crise. »

    [5] Le montant du contrat dépasse finalement les 200 millions d’euros. Filiale du groupe Safran, Sagem Sécurité est devenue Morpho.

    [6] Les accords de Ouagadougou exigeaient le désarmement des rebelles et le rétablissement de l’État de droit sur tout le territoire. Sur la reconversion de la rébellion dans l’économie de guerre, consulter les rapports du groupe d’experts ad’hoc de l’ONU.

    [7] Par exemple celle de la Convention de la Société Civile Ivoirienne. En outre, on attend la publication du rapport de la mission de Thabo Mbeki. Ce dernier avait contribué à faire retomber la pression après les événements de novembre 2004.



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