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lundi 22 février 2010

Quand Daniel Bensaïd, Alain Krivine, Olivier Besancenot soutenaient une CANDIDATE ANTI-AVORTEMENT

 
 par Yanick Toutain

Les zigzags de ces clowns me font perdre mon temps !

Les menaces du "rouge brun vert" John Mullen m'ont amené à accumuler de la doc sur lui, sur Tariq Ramadan et toute la clique - dont les pérégrinations n'avaient que de loin attiré mon attention.

De la même façon, la dernière clownerie - bigoterie proto-fasciste du voile islamiste fachoïde - m'amène de lien en lien - à faire des découvertes qui confirment l'accélération du pourrissement politique de ces gens-là.

En aout 2006, ils avaient soutenu une bigote ANTI-AVORTEMENT, candidate du FRONT DE GAUCHE brésilien aux élections présidentielles.

La couleur "mauve cardinal" que j'utilise pour les propos abjects convient parfaitement à ces trois clowns réformistes qui figurent dans cette liste de l'infâme !

 Le scandale Ilham Moussaïd n'est que la partie émergée d'un iceberg formois où se cotoient des John Mullen, des Tariq Ramadan, des Olivier Besancenot, des Héloïsa Héléna, des Alain Krivine.

Qu'est-ce qui réunit tous ces gens ?

Mais c'est très simple : c'est l'INTERNATIONALE FORMOISE CONTRE REVOLUTIONNAIRE.






mercredi 30 août 2006



Beaucoup d’entre nous ont signé, il y a deux ans, une lettre de protestation contre l’exclusion d’Heloisa Helena du PT, le Parti du travail du Brésil.
Aujourd’hui, Heloisa est candidate à la présidence pour le nouveau parti, le Parti pour le socialisme et la liberté (PSOL), qui a été fondé par des militant-e-s exclus bureaucratiquement ou qui sont des membres dissidents du PT. Alors que le gouvernement Lula suit une orientation typiquement social-libérale, désappointant des millions de personnes qui avaient voté pour lui dans l’espoir d’un changement radical au niveau social et politique et des personnes du monde entier qui espéraient que le Brésil donne une nouvelle impulsion à la lutte antiimpérialiste, Heloisa Helena et ses camarades restent fidèles au programme socialiste et anti-impérialiste à l’origine du PT. Elle est aujourd’hui la seule candidate dans les élections brésiliennes qui reprend le drapeau historique du mouvement ouvrier brésilien, des paysans, des pauvres et des opprimés :
  • une réforme agraire radicale,
  • annulation du paiement de la dette étrangère,
  • le rejet de la Zone de Libre-Échange des Amériques (ZLÉA),
  • la réduction substantielle des heures de travail sans perte de salaire,
  • un moratoire sur l’utilisation des OGM (telles les semences Terminator de Monsanto),
  • le soutien à l’ALBA, l’Alliance bolivarienne des Amériques (Venezuela, Bolivie, Cuba).
Les élections au Brésil concernent les socialistes partout dans le monde. En solidarité avec les pauvres et les masses brésiliennes exploitées, nous soutenons la seule candidature socialiste dans les prochaines élections présidentielles au Brésil, Heloisa Helena.
Les principales signatures (faites en leur nom personnel à moins que cela soit explicitement mentionné)
Gilbert Achcar, university professor and author Michael Albert, Author Antony Arnove, International Socialist Organisation, US Chris Bambery, editor, Socialist Worker, Britain Jose Barreto, Coordinator, Carabobo Region of the National Union of Workers (UNT), Venezuela Emilio Bastidas, Coordinator, Aragua Region of the National Union of Workers (UNT), Venezuela Daniel Bensaid, LCR, France Olivier Besancenot, presidential candidate, LCR, France Alister Black, International Committee, Scottish Socialist Party Jose Boda, Executive member, Oilworkers’ Union, Fedepetrol, Puerto La Cruz, Venezuela Patrick Bond, political economist, University of KwaZulu-Natal, South Africa Peter Boyle, national secretary, Democratic Socialist Perspective, Australia Sue Branford, writer on Latin America Robert Brenner, economist, US Andrew Burgin, Press Secretary, Stop the War Coalition, England and Wales Alex Callinicos, Socialist Workers Party, Britain Joan Collins, Dublin City Councillor, Campaign for an Independent Left, Ireland Orlando Chirino, National Coordinator of the National Union of Workers (UNT) Venezuela Noam Chomsky, Professor MIT Frances Curran MSP, Scottish Socialist Party Mike Davis, University of San Diego, California Roland Denis, on behalf of Proyecto Nuestra America/M-13 de Abril, Venezuela Ana Gabarra, member of the National Council of the Catalan United Left, Spanish state Richard Gallardo, National Coordinator of the National Union of Workers (UNT) Venezuela Marcos Garcia, National Coordinator of the Public Employees Union (FENTRASEP), Venezuela Lindsey German, convenor, Stop the War Coalition (pc) Mike Gonzalez, Professor of Latin American Studies, Glasgow University Tony Gregory, Independent TD, Dublin Central, Ireland George Grollios, university professor, Thessaloniki, Greece Joe Harrington, Former Mayor of Limerick City, Ireland Richard Hatcher, Director of Research, Faculty of Education, University of Central England, Birmingham Ismael Hernandez, Coordinator, Carabobo Region of the National Union of Workers (UNT), Venezuela Dave Hill, Professor of Educational Policy at the University of Northampton, England Espacio Alternativo, Spanish State Linus Jayatilake, President, United Federation of Labour, Sri Lanka John Percy, Democratic Socialist Perspective, Australia Dr Vickramabahu Karunarathna, President, Left Front, Sri Lanka Claudio Katz, economist, Argentina Alain Krivine, LCR, FrancePaul Laverty, screenwriter Dharmasiri Lankapeli, General Secretary, Media Employees Federation, Sri Lanka John Lister, London Health Emergency Ken Loach, filmmaker Michael Lowy, Brazilian author Finian McGrath, Independent TD, Dublin North-Central, Ireland Patricia McKenna, former Member of the European Parliament, Irish Green Party Jose Melendez, Finance Secretary, Steelworkers Union (SUTISS), Venezuela John Moloney Public and Civil Service Union NEC member, Britain People’s Democratic Party (KPP-PRD), Indonesia (Dita Indah Sari, Chairperson ; Zely Ariane, Department of International Relations) Pedro Montes, economist, member of the Federal Presidency of Izquierda Unida/United Left, Spanish state Jaime Pastor, member of the Federal Political Council of Izquierda Unida/United Left, Spanish state Stalin Perez Borges, National Coordinator of the National Union of Workers (UNT) Venezuela James Petras, Professor Emeritus, adviser, MST in Brazil Lluis Rabell, member of the National Council of the Catalan United Left, Spanish state Mick Rafferty, Dublin City Councillor (Independent), Ireland John Rees, national secretary, Respect Andy Reid, Public and Civil Service Union NEC member, Britain Revolta Global, Catalunya Teresa Rodriguez, member of the Federal Presidency of Izquierda Unida/United Left, Spanish state Edgard Sanchez, on behalf of the Revolutionary Workers’ Party (PRT), Mexico Alfredo Saad Filho, university professor, London Ahmed Shawki, editor, International Socialist Review, US Oscar Sogliano, Bolivia Alan Thornett, Respect National Executive, Britain Diosdado Toledano Gonzalez, member of the Presidency of Izquierda Unida/United Left and member of the Permanent Council of the Catalan United Left, Spanish state Greg Tucker, National Train Crew Secretary, Rail, Maritime and Transport Union, Britain Marcos Tulio Diaz, General Secretary, Construction Union (UBT), Venezuela Jesus Vargas, Coordinator, Carabobo Region of the National Union of Workers (UNT), Venezuela Vilma Vivas, Coordinator, Tichira Region of the National Union of Workers (UNT), Venezuela Hector Wesley, Public and Civil Service Union NEC member, Britain Niel Wijethilake, General Secretary, Corporation Co-op Mercantile Union, Sri Lanka Howard Zinn, writer, US Slavoj Zizek, Slovenian philosopher
SVP, faites parvenir par courriel votre nom (si vous êtes membre d’une organisation, indiquez si vous signez en votre nom personnel ou au nom de votre organisation) socialistssupportheloisa@googlemail.com
ou signer cette pétition en ligne : www.petitiononline.com/heloisa1/
Pour de plus amples informations sur la campagnes de Heloisa , visitez son site web : www.heloisahelena.com.br

 NOTES

On trouve d'autres détails sur cette candidate bigote dans le texte précédent (texte dont la rédaction a amené à la "découverte" de ce scandale supplémentaire qui s'ajoute au scandale Ilham Moussaïd.

Pour le NPA, l'Afrique n'existe plus. (semaine anticoloniale)








Il existe une "commission anticoloniale au NPA".


On peut être un parti réformiste, un parti menchévik qui tient porte ouverte à des "rouges-bruns-verts" tel le faux "bolchévique" John Mullen et avoir une telle "commission anticoloniale".
Il est vrai qu'un parti - même réformiste - qui vient insulter tous les défenseurs de la laïcité, tous les combattants qui résistent à la bigoterie fascisante ( qu'elle vienne du Vatican, de Jérusalem ou de La Mecque ... ) un parti qui traite de RACISTES tous ceux qui tentent de préserver les acquis, se doit de présenter une "façade anticolonialiste".


J'avais déjà raconté de quelle façon le (plutôt sympathique) militant LCR-NPA Vincent Alès m'avait, un jour, présenté - retrouvé au fond de son sac - l'auto-collant "TROUPES FRANCAISES HORS D'AFRIQUE"..... en souriant.


J'avais raconté aussi comment ma question "Et vous en collez ?" avait eu un sourire comme réponse.


Il est vrai qu'il était le principal militant LCR que je "harcelais" depuis son adhésion à la JCR, puis à la LCR sur le fait que cette revendication était une des revendications prioritaires de n'importe quel parti se prétendant révolutionnaire (marxiste, communiste ...).


Découvrant, par hasard, sur un moteur, l'existence d'un QUATRE PAGES du NPA (pdf) sur cette semaine anitcoloniale  , je m'attendais (quel naïf !!!) à ce que le NPA réitère les "messes de commémoration" dont la LCR était coutumière.
Avec la signature de
"La Commission anticolonialiste du NPA
19 février 2010"


UNE ABJECTION COLONIALISTE INFÂME !
La lecture de l'article de présentation du 4 pages aurait du m'avertir :
"Du 19 au 28 février, la cinquième semaine anticoloniale permettra de dénoncer le « rôle négatif » des colonisations passées et les conditions faites aux populations des territoires encore sous domination française1. "
Les  "territoires" ? "sous domination" ?
Un article dans lequel le mot "Afrique" ne se trouve pas une seule fois !!!
Un article signé d'un clown réformiste complice objectif de l'occupation militaire de l'Afrique nommé "Bernard Alleton"




L'esclavagiste Vincent "Crassus" Bolloré est tranquille avec des réformistes formois pareils !


C'est dans le "4 pages" (signé de la "Commission anticolonialiste du NPA") que les choses se précisent:

"Malgré le mythe méprisant des «Danseuses de la France», il est clair que la France a toujours des colonies. Ce ne sont plus des colonies classiques de production, mais des
colonies quand même."

Ne soyez pas aussi naïf que moi : les clowns menchéviques de l'équipe Krivine-Sabado-Besancenot n'ont pas une poutre dans l'œil qui les empêcherait de voir l'exploitation économique actuelle qui se perpétue en Afrique.
Mais non !!!
Ils parlent UNIQUEMENT des colonies OFFICIELLES DE LA FRANCE.


Ces clowns qui osent se prétendre "marxistes", "communistes" "révolutionnaires" n'ont même pas remarquer que la France OCCUPE TOUJOURS L'AFRIQUE !!!


Il est plus que temps qu'apparaisse, en Afrique, un parti égalitariste pour rappeler à ces clowns que les colonies de la France, ce ne sont pas principalement les iles des Antilles, la Guyane etc ... leur rappeler que Mayotte et les Comores sont l'arbre qui cache la forêt.


Mais il est vrai que la recherche de mot sur le PDF des 4 pages du NPA rédigé par les clowns incompétents de cette abjecte prétendue "commission anticolonialiste", on peut constater que PAS UNE SEULE FOIS LE MOT "AFRIQUE" n'y est écrit.
Et si la recherche du mot "africain" donne un résultat, c'est quant au canal du Mozambique

"La France s’accroche à Mayotte malgré les condamnations répétées de l’ONU et de l’OUA. L’impérialisme français y dispose d’un port et d’une base militaire stratégiques le long d’une route maritime essentielle pour le commerce mondial : le Canal de Mozambique, à mi-chemin du continent africain et de Madagascar.
Il a toujours fait en sorte que les rivalités entre les îles
"
Pas une seule fois le mot "Africain", le mot "Africaine", le mot "Afrique" n'est écrit par ces clowns !!!
Cela n'a rien d'étonnant : le train de vie d'exploiteur d'Olivier Besancenot est directement financé par l'exploitation ÉCONOMIQUE des Camerounais à Kienké, par l'exploitation économique des Ivoiriens, l'exploitation des Guinéens ! On ne peut pas consommer plusieurs milliers d'euros par mois sans être un exploiteur des Africains !

UN PARTI CRYPTO-COLONIALISTE EN TRAIN DE SE DORIOTISER ?

En matière de politique, le marxisme nous a montré que, toujours, "qui ne dit mot consent".


Le NPA qui participe à la campagne islamo-fasciste sur le voile, est devenu un parti pour qui, non seulement la revendication "Troupes françaises hors d'Afrique" a disparu.... mais, de surcroit, depuis ce 4 pages , un parti pour qui l'AFRIQUE A DISPARU en tant que telle.


Le NPA est en train de doriotiser. Ce parti n'attend même pas qu'un "Front Populaire" ou qu'une révolution de Février se produise pour accepter des fascistes en son sein. Il n'attend pas d'être confronté à des échéances majeures de lutte de classe pour pratiquer la CENSURE FASCISTE contre ceux qui résistent à leur dérive FORMOISE-FASCISTE.


Nous avions vu, en Juillet 1917, un parti menchévik et un parti SR dégénérer à vitesse grand V en envoyant les ex-Cents Noirs détruire les imprimeries du parti bolchévique.
Besancenot et sa clique n'ont même plus besoin d'agir ainsi : il leur suffit de faire le ménage sur leur site, de faire pression sur RUE89 (affaire Bensaid) , de faire pression sur le "site des amis de Lutte Ouvrière" (affaire de la 5° colonne) pour que leurs serviteurs s'empressent d'effacer les textes qui leur déplaisent.

LARRY FLYNT REVIENT!
KRIVINE EST DEVENU CENSEUR BIGOT KORNILOVIEN !!!
La classe sociale - la classe formoise - qui est la base du NPA est en train de pourrir. La strate sociale - strate des répétants - qui est la strate à laquelle appartient la quasi-totalité des militants LCR-NPA est en train de pourrir tout autant.


On va, prochainement, voir le NPA annoncer qu'il accepte des adhérents ANTI-AVORTEMENTS.


Cela parait surréaliste ?


Lisez donc ce que pseudo-Vériane écrivait sur le blog du regretté Gilles Suze :===

09.02.2010

L'exception Ilhem Moussaid 


==

Gilles à LCR française peut être, mais dans la quatre tu sais trés bien que non, par exemple notre camarade Helena Eloisa tête de liste du PSOL est catholique pratiquante et contre l'avortement, alors on l'exclue ?


Il serait aussi temps d'admettre que la France et sa Laîcité n'est pas le centre du monde.


Et en plus on parle du NPA pas de la LCR (j'aurais volontier gardé la LCR mais l'immense majorité des camarades ont voulu l'ouverture...il faut en accepter les contradictions qui en découlent et arrêter de lécher ses plaies)


A part cela l'affaire à mal était gérée à l"évidence....mais de la à participer à l'Hallali anti foulard non merci...
Ecrit par : vériane | 11.02.2010
==
Vous ne rêvez pas ; UNE DÉFENSE D'UNE CANDIDATE ANTI-AVORTEMENT !!!


Elle évoquait, en réalité la candidature à la présidentielle brésilienne de la bigote Héloisa Héléna
, candidate du FRONT DE GAUCHE :
 Une candidature dénoncée par l'ICL (International Communist League)


"Nous luttons pour un parti authentiquement marxiste qui se fera le champion des droits de tous les opprimés – Noirs, femmes, homosexuels, paysans – avec un programme lutte de classe conçu pour amener la classe ouvrière au pouvoir. Ceci n'est pas possible en construisant un parti comme le P-SOL qui dans son programme parle sur le « féminisme », les Noirs et les homosexuels, mais ne mentionne même pas une question démocratique fondamentale pour les femmes : le droit à l'avortement. Le P-SOL est certainement sous la pression de la puissante Eglise catholique brésilienne, comme le montre cette déclaration de la principale porte-parole du P-SOL, Heloísa Helena :
« Je suis catholique. Je vais toujours à l'église. J'ai beaucoup d'amis à l'intérieur qui sont prêtres. La semaine passée, je suis allée quatre fois à la messe dans une seule ville, aidant dans la célébration. J'ai retrouvé la foi il y a des années, par la douleur, et je suis tout à fait convaincue. Mon expérience religieuse est avec le camarade qui est là-haut dans les cieux, et qui m'a donné beaucoup de preuves d'amour dans les moments difficiles que j'ai traversés durant ma vie. »
– Interview au Jornal do Brasil, reproduite dans Inprecor, janvier-mars 2004


Nous, trotskystes, nous nous battons pour l'avortement libre et gratuit ! Flics, curés, hors des chambres à coucher !  (Brésil : Du PT au P-SOLLa gauche française à la traîne de la collaboration de classes
De l'abandon de l'Afrique au recrutement de formois bigot, la trajectoire est claire : à droite toute.


Et cette trajectoire va jusqu'à l'abjection la plus absolue : le recrutement de braillards antisémites dont les cris "Israël ! Israël !" ont une fonction objective : stimuler un antisémitisme chez les jeunes pauvres en épargnant toute attaque contre Bouygues et Bolloré, assassins de l'Afrique, en critiquant Sarkozy pour ses cimes imaginaires en Palestine quand il organise un génocide sanitaire qui fait plus de 3 millions de morts chaque année en Afrique.


NOTES

et du Front de gauche, Heloísa Helena, qui arrive en troisième position avec 6,575 millions de voix, soit 6,85 % des suffrages exprimés.
(...)
Une autre question qui a eu une répercussion négative sur la campagne — sans que son impact électoral soit sans doute significatif — fut la dépénalisation de l’avortement. Alors qu’une très large majorité du PSOL et celle du Front de gauche sont favorables à la dépénalisation de l’avortement, Heloísa Helena ne l’est pas pour des raisons de conscience. La presse a perçu cette divergence et à partir de ce moment elle lui a sans cesse demandé sa position sur la question (alors que les autres candidats n’étaient jamais interrogés sur ce sujet).
De tout façon, atteindre plus de 6,5 millions de voix et 6,85 % des suffrages exprimés constitue un résultat historique, tant au Brésil qu’à l’échelle mondiale, pour une candidate qualifiée toujours de « radicale » et qui a conclu sa campagne (lors du dernier débat entre les candidats à la TV) en disant que sa campagne avait pour but de sauver l’engagement socialiste que le PT avait abandonné.
Les 6 575 393 suffrages obtenus par Heloísa Helena (1,56 millions dans l’État de São Paulo, 1,42 dans celui de Rio de Janeiro, 579 mille au Minas Gerais et 440 mille à Rio Grande Do Sul) représentaient principalement le soutien à une politique éthique et antinéolibérale. Dans une situation difficile pour la gauche c’est une victoire, et le résultat d’un dialogue établi avec les secteurs progressistes de l’Église, les fonctionnaires du secteur public, les travailleurs organisés, des secteurs de la classe moyenne libérale et de l’université. La signification de ce résultat apparaît encore plus clairement lorsqu’on sait que Heloísa Helena a obtenu plus de 17 % des voix dans l’État de Rio de Janeiro — considéré comme le plus politisé du pays — et 25 % à Maceió, sa ville, située dans le nord-est du Brésil, la région qui a le plus profité des programmes d’assistance du gouvernement Lula et dans laquelle le candidat du PT a obtenu ses meilleurs résultats.


Élections 2006 au Brésil : une rupture politique profonde
1er novembre 2006
C'EST UNE BIGOTE MANDELISTE ANTI-AVORTEMENT


Récents succès

En dépit de tout cela, la plupart des initiateurs du P-SoL étaient issus du PT et d’un passé trotskiste. Lors des élections présidentielles de 2006, Heloísa Helena (qui provient de la tradition d’Ernest Mandel) a récolté presque sept millions de voix comme candidate du P-SoL et comme alternative de gauche au gouvernement de gauche « traditionnel » de Lula. Ce succès spectaculaire d’un parti très jeune - une plus grande réussite, par exemple, que celle obtenue par le PT à l’occasion de sa première participation aux élections nationales en 1982 - a été une justification complète des positions de ceux qui, à l’instar de Socialismo Revolucionário (SR, section brésilienne du Comité pour une Internationale Ouvrière) et des autres sections du CIO, ont de façon conséquente argumenté en faveur de la création d’un nouveau parti de masse. En conséquence, Socialismo Revolucionário a été l’un des pionniers du P-SoL - en prêtant ses ressources et ses bureaux au nouveau parti dans la première période de son histoire - et a également eu une présence à l’Exécutif National de ce parti. Le plus important a été que le P-SoL a entériné le droit de plate-forme et de tendance, ce qui lui a assuré d’être un parti extrêmement démocratique.

Problèmes rencontrés dans la construction de nouveaux partis des travailleurs

Dans cet article, notre camarade Peter Taaffe analyse quelques leçons à tirer de l’histoire en ce qui concerne la formation d’organisations de masse pour les travailleurs. Il revient à ce titre plus particulièrement sur les expériences récentes accumulées en Italie et en Allemagne ainsi que lors des derniers développements qu’a connu la situation au Brésil.
Article par Peter Taaffe, Secrétaire Général du Socialist Party, section du Comité pour une Internationale Ouvrière (CWI/CIO) en Angleterre et au Pays de Galles.
http://www.socialisme.be/psl/print/2008/01/14/npt.html