Subscribe in a reader

Rechercher dans ce blog

PAGES

Pages vues depuis décembre 2009

Affichage des articles dont le libellé est dictature. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dictature. Afficher tous les articles

jeudi 2 avril 2026

Un Directoire proportionnel avec 5 co-présidentEs Macron Le Pen Mélenchon + 2 autres ! URGENT instaurer l' #Humanocratie


par Yanick Toutain
2 avril 2026


Un Directoire proportionnel avec 5 co-présidentEs Macron Le Pen Mélenchon + 2 autres #Humanocratie


On assiste actuellement à un événement absolument extraordinaire — bien que banal. Des gens comme Édouard Philippe qui n'ont pas atteint 50 % des inscrits. Ce qui — compte tenu du fait que des gens ne sont même pas inscrits — réduit encore le pourcentage de ces gens-là. Ces gens sont maires — donc dirigent — et qui plus est avec 50 % des conseillers municipaux plus un supplément en fonction de leurs résultats.

Mais comment se fait-il qu'il n'y ait qu'un seul maire ? Un seul président ? Pourquoi est-ce que ce résidu de la monarchie existe encore ? Pourquoi est-ce qu'on a des exécutifs avec une tête ?

On pourrait très bien avoir un exécutif proportionnel. Et un sommet de l'exécutif — mettons des secrétaires municipaux ou des secrétaires nationaux — qui seraient proportionnels. On pourrait voir par exemple cinq coprésidents. On aurait Macron, représentant de 20 % des Français. On aurait Marine Le Pen, représentante de 20 % des Français. On aurait Mélenchon, représentant de 20 % des Français. Et puis on aurait deux autres coprésidentEs — qui chacun.e représenterait 20 % des Français.

Pourquoi est-ce qu'on n'aurait pas 5 coprésidents ? Pourquoi est-ce que 20 % n'auraient pas droit à un coprésident ?

Vous allez me dire — c'est de la science-fiction ? Et bien non — ça a existé. Ça a existé en France pendant 4 ans. Ça s'appelait le Directoire. Et Napoléon Ier a supprimé ce qu'on pourrait appeler une pentacratie — un exécutif de 5. Napoléon Bonaparte a supprimé les cinq Directeurs. On pourrait très bien avoir cinq Directeurs à la tête de la France. On pourrait très bien avoir cinq Directeurs à la tête de chaque municipalité.

Et donc les cinq Directeurs seraient des secrétaires — avec autour — 25 coordinateurs municipaux, 25 coordinateurs nationaux. Et donc quand on aurait mettons 4 contre 1 — la mesure passerait. Et quand on aurait 3 contre 2 — on pourrait à ce moment-là faire voter les 25 — pour voir s'il y a une majorité de 13 contre 12 — pour adopter telle ou telle mesure.

Mais la proportionnalité — chez ces gens-là — est dérangeante. Parce que leur démocratie est en réalité une dictature camouflée.


mercredi 18 octobre 2017

En soutien à Gnassingbé et la dictature du Togo, Facebook censure un APPEL au CALME + 8 jours d'interdiction de TOUTES publications en groupes


par Yanick Toutain
REVACTU
18 octobre 2017





"Il faut STOPPER tous les affrontements pour faire FRATERNISATION REVOLUTIONNAIRE avec ce pilote de tank et les autres militaires ! 


Les IRRESPONSABLES qui réclament des ARMES ne SAVENT pas ce que sont des REVOLUTIONS et comment la victoire est acquise.

LA VICTOIRE SURVIENT quand les MAITRES des tyrans ont peur que le PEUPLE S'ORGANISE pour PRENDRE TOUT le pouvoir !

Dès que la France a eu peur que les Burkinabè DESOBEISSENT au Balai Citoyen et FORMENT DES CDR...... l'Elysée a ordonné à Compaoré de partir !!

FORMEZ DES CDR et la France et les USA ORDONNERONT à GNASSINGBE DE PARTIR 

DESIGNEZ 50 000 DELEGUES DE BASE DONT 10 000 DELEGUES SECURITE 

Ce qui a été commencé EN MARS est INSUFFISANT

IL FAUT RECOMMENCER EN MIEUX !"

TEXTE CENSURE SUR LA PAGE TOGO INFO

PROBABLE CAUSE DE L'INTERDICTION PENDANT 7 JOURS DE PUBLICATION SUR LES GROUPES


LIRE AUSSI

JEUDI 19 OCTOBRE 2017

Togo, Sokodé : Des officiers américains conseillent et appuyent l'imam Djobo Mohamed Alassani pour "condamner à mort" les militaires de la dictature togolaise Gnassingbé–Yark–Bolloré



LIRE AUSSI l'ARTICLE DE JULIE AMADIS
 sur les CRIMES GNASSINGBE DU 18 OCTOBRE


mercredi 18 octobre 2017Marche du 18 octobre Encore 2 enfants assassinés ! Gnassingbé annoncer continer à tuer jusqu'en 2020Nous venons d'apprendre le décès de deux enfants, morts sous les balles de Gnassingbé.Yoshua et Zoumeke Jojo tués par les balles des milices Franceàfric de Gnassingbé.Ces décès s'additionnent à ceux de :Agrigna Rachad , 15 ans mort à Sokodé après avoir agonisé deux jours des blessures reçues par des balles le 22 septembre. Deux jeunes sont morts noyés à Bafilo le 20 septembre poursuivis par des militaires.Abdoulaye Yacoubou, 9 ans est mort dans la manifestation du 20 septembre. 


FACEBOOK DANS LE CAMP GNASSNGBE ! COMME TWITTER



Facebook a choisi son camp ! Comme Twitter !
Ils ont choisi le camp de la dictature Gnassingbé, le camp de la dictature Macron !
Depuis 13 jours censure totale sur Twitter
Et pour les 8 jours qui viennent interdiction de publication en groupes Facebook


Pour Facebook on a l'explication directe : c'est un administateur de la page TOGO INFO qui a d'abord censuré un appel au calme en me banissant du groupe....
LISEZ CET APPEL AU CALME ET VOUS COMPRENDREZ QUE LA DICTATURE EST AUX ABOIS
copie (copier coller) de la publication censurée sur le site Togo Info





TEXTE INTEGRAL DE MON APPEL AU CALME ET A STOPPER TOUS LES AFFRONTEMENTS
 POUR CEUX QUI N'ETANT PAS INSCRIT FACEBOOK N'ONT PAS ACCES AU TEXTE



Il faut STOPPER tous les affrontements pour faire FRATERNISATION REVOLUTIONNAIRE avec ce pilote de tank et les autres militaires !
Les IRRESPONSABLES qui réclament des ARMES ne SAVENT pas ce que sont des REVOLUTIONS et comment la victoire est acquise.
LA VICTOIRE SURVIENT quand les MAITRES des tyrans ont peur que le PEUPLE S'ORGANISE pour PRENDRE TOUT le pouvoir !
Dès que la France a eu peur que les Burkinabè DESOBEISSENT au Balai Citoyen et FORMENT DES CDR...... l'Elysée a ordonné à Compaoré de partir !!
FORMEZ DES CDR et la France et les USA ORDONNERONT à GNASSINGBE DE PARTIR
DESIGNEZ 50 000 DELEGUES DE BASE DONT 10 000 DELEGUES SECURITE
Ce qui a été commencé EN MARS est INSUFFISANT
IL FAUT RECOMMENCER EN MIEUX !
LISEZ CET ARTICLE
++++++
Togo : Les Forces Armées Togolaises sous pression
mars 22, 2017
Béquille politique du régime des Gnassingbé depuis un demi-siècle, avec la démonstration d’allégation des généraux dans la nuit du 5 février 2005 à la mort du général Gnassingbé Eyadéma, les Forces armées togolaises (FAT) sont aujourd’hui au centre de toutes les convoitises, au moment où le pays est en décrépitude!
Togo : Les Forces Armées Togolaises sous pression
Depuis donc le constat de la déchéance, l’opposition togolaise dans son ensemble et ses militants interpellent, mieux appellent à la rescousse les Forces armées togolaises. De son côté, le pouvoir politique affiche son indifférence face à la situation en comptant sur l’armée que le Chef de l’Etat a récemment consulté à Temédja. La marche du CAP 2015 du 11 mars dernier consécutive aux différentes crises sociales qui secouent le Togo corrobore la volonté de tout un peuple de voir l’armée rentrer en jeu.
Protester contre la hausse du prix des produits pétroliers entraînant la répression sanglante de l’Armée lors de la manifestation qui s’en était suivie le 28 février 2017, faisant un mort et de nombreux blessés par balle, les partis politiques regroupés au sein du Cap 2015 ainsi que d’autres forces démocratiques, ont appelé les populations togolaises à une marche tenue le 11 mars dernier.
L’un des temps forts de la marche du samedi dernier est le message adressé à l’Armée lorsque la foule des manifestants est arrivée devant l’entrée de l’état-major général des FAT. Prenant la parole et d’un air pénétré, Francis Pedro Amuzun, le représentant de l’ANC à la CENI dit aux militaires: « Quand on est patriote, quand on est citoyen, on travaille pour son pays. On ne le détruit pas. Si on vous envoie nous taper, vous détruisez le pays, si on vous envoie nous tuer, vous détruisez le pays, si on vous envoie nous bastonner, vous détruisez le pays, et quand vous détruisez le pays et vous vous détruisez vous-mêmes. C’est une vérité implacable que vous le vouliez ou non, elle va s’imposer à tous », a-t-il déclaré avant de poursuivre que : « Lorsque vous serez sur vos lits, vous allez méditer ce que je suis en train de vous dire. Je sais qu’à l’état-major en ce moment, on est en train de nous suivre. Messieurs les grands officiers, écoutez-bien ce que nous sommes en train de vous dire. Nous ne sommes pas des voyous, nous ne sommes pas des bandits, nous ne sommes pas des voleurs, mais sommes patriotes ».
A peine avait-il fini de parler que de manière spontanée à l’unisson, la foule se mit à chanter l’hymne national du Togo, « Terre de nos aïeux », puis d’un air engagé et déterminé, elle reprit aussi en chœur la Marche Républicaine du Togo, « Éternel, bénissez le Togo ! ». Il faut juste ajouter que l’émotion était sur tous les visages ce samedi-là.
Précisons que le message de l’ANC n’est que la partie visible de l’iceberg puisque depuis un moment sur les réseaux sociaux, les appels des cyber-activistes pour un « sursaut patriotique » des FAT se multiplient. Beaucoup leur demandent ouvertement à se joindre au peuple togolais pour disent-ils, « libérer le pays du régime Gnassingbé ». Quelques morceaux choisis sont illustratifs : « Demandons aux Forces Armées Togolaises de nous aider à libérer le pouvoir pour organiser une transition ». « L’appel aux Forces Armées Togolaises pour aider notre pays est de prime abord un acte qui se passe entre tout Togolais et les FAT ». « Ô Forces Armées et de Sécurité, Ô mes frères et sœurs, Gardiens de la République, la patrie vous appelle ».
Cependant, le constat est que les opposants au régime togolais, ne sont pas les seuls à pousser le cri de cœur à l’endroit des FAT pour implorer ses faveurs. « Je vous connais et je sais que vous ne me décevrez pas », avait déclaré Faure Gnassingbé, le Chef de l’Etat lui-même devant les militaires du camp de Témédja le 26 janvier 2017. Une assurance ostentatoire et pourtant fébrile, un amour déclaré qui vient renforcer la conviction de ceux qui pensent que la garantie du contrôle total sur l’Armée n’est pas en réalité une chose donnée.
C’est pourquoi, pour le parti au pouvoir, il faut œuvrer à fidéliser des hommes au régime et les nourrir à la belle soupe pour se prémunir de tout impondérable, pendant que l’opposition, elle, s’évertuera à se faire quelques amis en treillis.
Dans une analyse sur le sujet, le Togolais Comi M. Toulabor, Professeur à CEAN-Sciences Po Bordeaux écrit : « S’il existe un secteur où le régime a implanté et développé une véritable politique digne de ce nom c’est bien celui du contrôle sécuritaire de la population. Une politique sectorielle volontariste et planifiée s’est progressivement mise en place, nécessitant des moyens énormes en hommes et en financement, soutenue par une idéologie de conservation du pouvoir et accompagnée d’une préoccupation constante de suivi dans son exécution avec obligation de résultat. Ceci relève de la rareté pour être noté, si on sait qu’il est extrêmement difficile d’en trouver une aussi bien pensée et exécutée dans les autres secteurs de la vie du pays comme l’éducation, l’agriculture, la santé, l’emploi, le logement, le loisir, la jeunesse, la femme, l’urbanisme, l’équipement collectif, etc. ».
A l’en croire, les forces armées se sont donc substituées aux forces de police et de gendarmerie dans l’administration de la sécurité que tout citoyen doit attendre de l’Etat. Police et gendarmerie sont devenues ainsi des forces supplétives voire absentes dans la gestion de la sécurité intérieure qui leur est traditionnellement dévolue. « Le rôle proéminent joué par ces acteurs dans le processus de « dynastisation » du régime à la disparition du Général Eyadéma dans les conditions sanglantes et abracadabrantesques, consacre plus que jamais leur place, maintenant plus structurelle que conjoncturelle si rien n’est fait, dans la vie politique du pays », a-t-il ajouté.
Concernant l’opposition, les hommes en treillis connus qui en sont proches ont été contraints à l’exil. Il s’agit notamment de l’ancien Ministre de la Sécurité, le chef d’escadron François Akila Esso BOKO.
Pour l’heure, le dernier rapport de l’ONG Amnesty International parle plutôt de la répression sanglante des manifestations du 28 février 2017 accusant l’Etat et l’Armée togolaise de porter la responsabilité du décès du jeune chauffeur Alabi Nadjinoudine tué par balle alors qu’il manifestait contre la hausse du prix des produits pétroliers : « Il est inadmissible que l’Armée soit encore déployée au Togo pour réprimer les manifestations (…) les autorités togolaises doivent immédiatement diligenter une enquête indépendante et impartiale pour identifier les auteurs présumés de la mort par balle de cet homme, et les présenter devant un tribunal ordinaire afin qu’ils soient jugés au cours d’un procès équitable », peut-on lire dans le rapport.
En réagissant aussi sur le sujet, le Président du PPR, Jean Nicolas Lawson pense que, « pour abréger le combat politique destructeur et d’usure entre les opposants professionnels et le pouvoir en place, qui dure depuis 1990, nous devons comprendre et accepter les principes républicains et démocratiques. Le Chef de l’Etat est le Chef suprême des armées. En plus, l’actuel Chef de l’Etat est aussi le Ministre de la défense nationale. En conséquence, si les soldats sortent et tirent sur la population qui manifeste, alors le Chef de l’Etat est le principal responsable. Nul n’a donc le droit d’attaquer l’armée. C’est aussi de la bêtise humaine de dire que c’est une bavure quand des soldats tirent à balles réelles dans la foule pour tuer ou blesser. Il est temps que les politiciens togolais mettent un terme à leur dégénérescence et à leurs errements criminels ».
La seule remarque qu’on peut faire aujourd’hui et qui ne souffrirait d’aucune ambiguïté, est que, malgré l’article 147 de la Constitution qui stipule que « Les Forces Armées togolaises sont une armée nationale, républicaine et apolitique », les FAT sont souvent au centre de tous les débats politiques et influencent considérablement le jeu démocratique au Togo.
Pourquoi l’armée à la rescousse ?
L’histoire du Togo nous a enseignés que l’armée joue un rôle prépondérant dans la politique. Les plus convaincus pensent que l’Armée joue le premier rôle. C’est vrai, c’est depuis le 13 janvier 1963 que le destin de la Nation togolaise a basculé avec le coup d’Etat militaire qui a assassiné le premier président de la République. Le meneur de putsch, Gnassingbé Eyadéma a réussi à prendre les rênes du pouvoir politique en faisant de cette armée une garde prétorienne qui agit depuis un demi-siècle sur le destin du Togo.
C’est cette armée qui n’a pas favorisé une alternance au sens propre du terme à la mort du Général qui totalisait 38 ans à la tête du pays. Ainsi, pour la mettre dans les conditions de protection du pouvoir politique, le pouvoir togolais ne cesse de la ménager. Bonnes conditions d’existence avec des passerelles juteuses aux généraux à la retraite recyclés dans la gestion d’agences de ramassage d’ordures pour certains, tandis d’autres sont bien lotis dans les agences de travaux publics ou de sécurité aéroportuaire. Pour ceux d’entre eux qui ont un bagage intellectuel important, ils sont souvent coptés pour la coordination des sommets ou des conférences.
Un moyen de mettre cette armée au service de la protection du pouvoir politique ébranlé par les mutations internationales qui mettent la démocratie, la bonne conduite et l’alternance au centre des responsabilités politiques, sociales et militaires.
Cette mutation ira contaminer l’opinion civile et politique qui comprend désormais que face à la situation du Togo, le problème est loin de se fixer sur des élections, encore moins sur des manifestations de rue. La vraie solution se trouve dans l’entrée en jeu des Forces Armées Togolaises, qui sont les garants légendaires et historiques du pouvoir politique et de la stabilité.
C’est ce qui entraîne les cris de cœur dans toutes les directions, politiques, société civile, populations, à l’endroit de l’Armée pour qu’elle vienne enfin créer les conditions d’une alternance, synonyme de libération d’un peuple abandonné. C’est le fruit de la leçon tirée de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et récemment de la Gambie où Yahya Jammeh, bien qu’assis sur l’Armée a été obligé de céder le pouvoir par la volonté de cette armée.
Source : Sylvestre K. Beni, L’Independant Express

C'est CE TEXTE qui terrorise la dictature.......
Pendant que les APPELS AU MEURTRES s'étalent sur cette page TOGO INFO

TWITTER CENSURE...... SANS RAISON

Yanick Toutain Voici ce que le ROBOT TWITTER m'affiche depuis 13 JOURS

J’aimeAfficher plus de réactions
Répondre55 min



ET VOICI LE RESULTAT........ EFFONDREMENT DU NOMBRE DE LECTEURS
L'IMPERIALISME TERRORISTE EST TRANQUILLE


Yanick Toutain Depuis le 5 octobre je suis empêché de publier sur TWITTER.....
Comme si une compagnie de téléphone interdisait à une REVOLUTIONNAIRE d'utiliser son téléphone ou de LIRE un JOURNAL (parce que je ne PEUX PAS PLUS LIRE TWITTER)


Répondre
1
1 h


COMPLEMENT

VOICI LES 4 ADMINISTRATEURS DE TOGO INFO COLLECTIVEMENT RESPONSABLES DE LA CENSURE DE MA PUBLICATION "APPEL AU CALME" , DE MON EXCLUSION DE CE GROUPE ET QUASI CERTAINEMENT DE LA DENONCIATION CALOMNIEUSE AUPRES DE FACEBOOK POUR 'M'INTERDIRE DE PUBLIER DES COMMENTAIRES PENDANT 8 JOURS


LE PLUS PRESENT ET DONC LE PLUS SUSCEPTIBLE d'ÊTRE LE COUPABLE AMDIA OLADEY QUI SE CACHE DERRIERE LE VISAGE D'OBAMA ET LE PROFIL FRANCIS ABALO ATTIOGBE

ADMINISTRATEURS

NDA LOME
Membre
Ajouté par Toto Van à 3 décembre 2012

Membre
Ajouté par Felix Akakpo à 27 novembre 2012

Groupe créé le 8 juillet 2012

Montage demontage à Au Garage
Membre
Ajouté par Edou TA à 9 juillet 2012

PUBLICATION DE RECLAMATION SUR SON MUR




lundi 26 janvier 2015

Slavoisie, l'éducation des esclavagistes : Comment Vincent Bolloré a éduqué son fils Yannick Bolloré pour qu'il continue à diviser par 20 les salaires des Africains ?

Esclavagiste fils d'esclavagiste: Yannick Bolloré
C'est pour protéger les plantations Bolloré aux
salaires 1/20° du SMIC que la DGSE met en place des
terrroristes islamofascistes en Afrique
par Yanick Toutain

26/1/15
Revactu


 Robert William Foge lDans cet ouvrage,
[
 livre Time on the Cross, coécrit avec Stanley Engerman,
et paru en 
1974.]
 en s'appuyant sur une étude quantitative de l'
esclavagisme américain,
 il montre que les conditions de vie des esclaves noirs américains
 qui vivaient dans le Sud, étaient meilleures que
celles des ouvriers dans les industries du Nord des 
États-Unis.
 Fogel fonde son propos sur une analyse détaillée
des registres et enregistrements tenus dans les plantations,
 et en conclut que les esclaves travaillaient moins,
étaient mieux nourris, et n'étaient fouettés qu'occasionnellement.


La méthode ressemble à celle décrite ici par l'abolitionniste Harriet Beecher-Stowe.
A cette différence près que Yannick Bolloré n'a jamais fouetté un petit Africain.
Ils sont bien plus malin : ils envoient des abrutis faussaires comme Jean-Marie Bourry pour truquer les élections et des terroristes pour attaquer la RTI d'Abidjan le 16 décembre 2010.
Ils sont bien plus malins : Leurs pantins compradores font 8 fois moins d'effort (-3,4%) que leurs homologues d'Asie (-24,4% de 2005 à 2010) pour réduire la mortalité infantile.

LES CRIMINELS ESCLAVAGISTE SE MARIENT ENTRE EUX

100 millions de morts en 25... mais personne ne vient accuser les responsables : les familles Bolloré Bouygues etc....
Le jeune Yannick Bolloré ne fouettait pas les enfants d'esclaves : ceux-ci meurent à raison de 10%
Mais, diront de bonnes âmes, il y a eu des progrès ?
DES SALAIRES DIVISES PAR 20

L'esclave de Virginie ou de Louisiane vivait avec la moitié du revenu d'un travailleur pauvre de New York
Les Bolloré sont bien plus malins : leurs propriétés vont être protégées par les milices des ribafascistes que Hollande finance, soutient, protège.
Et demain ce sera #HollandeCoupdEtat en France !







LE FILS DE L'ESCLAVAGISTE

Il est nommé vice-président d'Havas en mars 20113.
Il signe en septembre 2011 un accord de cession du pôle télévision de Bolloré Média, devenu le 3e groupe audiovisuel privé français, au groupe Canal+ en échange d'actions Vivendi, sur la base d'une valeur de près de 465 millions d'euros4.
Le groupe Bolloré devient alors le premier actionnaire du groupe Vivendi.
Yannick Bolloré est nommé président-directeur général du groupe Havas le 30 août 20133. Havas est un groupe multiculturel présent dans plus de 100 pays5 et comptant 16000 collaborateurs dans le monde6. Le chiffre d'affaires du groupe en 2012 s'élève à 1,78 milliard d'euros et son bénéfice net à 126 millions d'euros7.
Yannick Bolloré siège également aux conseils d'administration de Bolloré Participations depuis 1998, de Bolloré depuis 2009 et d’Havas depuis 2010. Il est par ailleurs membre du club d'influence Le Siècle2.

Vie privée[

Yannick Bolloré s'est marié en juin 2006 avec Chloé Bouygues, la nièce de Martin Bouygues ; il est père de quatre filles8,3.




Traduction par Louise Swanton Belloc.
Charpentier, 1878 (pp. 348-359).



Henrique.

Vers ce temps, Alfred, le frère de Saint-Clair, vint, avec son fils, garçon âgé de douze ans, passer un ou deux jours à la maison du lac, dans la famille de son frère.
L’aspect de ces jumeaux réunis avait, à la fois, quelque chose de beau et d’étrange. La nature, en les formant, s’était complu de tous points à créer, au lieu de ressemblances, de frappantes oppositions, et pourtant un lien mystérieux semblait resserrer leur amitié fraternelle.
Bras dessus, bras dessous, ils erraient dans les allées du jardin, en haut, en bas, partout ; Augustin, avec ses yeux bleus, ses cheveux d’or, ses formes souples et élégantes, ses traits animés, expressifs ; Alfred, avec ses noirs, son profil romain, hautain, inflexible, ses membres fortement articulés, et son ferme maintien. Sans cesse ils s’attaquaient mutuellement sur leurs opinions, leurs habitudes, leurs actes, et n’en étaient pas moins absorbés dans la société l’un de l’autre, comme si, pour les unir, la contradiction eût joué entre eux le rôle que l’attraction remplit entre les pôles opposés de l’aimant.
Henrique, le fils aîné d’Alfred, noble garçon, aux yeux noirs, à la tournure de prince, rempli d’ardeur et de vivacité, avait à peine vu sa cousine Évangeline que déjà il était fasciné par la grâce toute céleste de l’enfant.
Le poney favori d’Éva, doux comme elle, d’une blancheur de neige, et d’une allure à la bercer mollement, venait d’être amené par Tom à l’arrière-véranda, tandis qu’un mulâtre, d’environ treize ans, y conduisait le petit cheval noir arabe, importé depuis peu, à grands frais, pour Henrique.
Fier comme un jeune garçon de sa nouvelle monture, Henrique s’avança, prit les rênes des mains du petit groom, regarda attentivement le cheval, et son front se rembrunit aussitôt.
« Qu’est ceci, Dodo, petit chien de paresseux ? tu n’as pas étrillé l’animal ce matin !
— Si fait, maître, répondit le mulâtre avec soumission. C’est lui-même qui s’est encore sali.
— Tais-toi, drôle ! dit Henrique avec violence, en levant sa cravache. Comment oses-tu ouvrir la bouche ? »
Le groom était un joli mulâtre aux yeux brillants, juste de la taille d’Henrique, et ses cheveux bouclés encadraient un front haut et fier. Le sang des blancs qui bouillait dans ses veines colora tout à coup sa joue, et fit éclater son œil, comme il commençait vivement à dire :
« Maître Henrique !… »
Henrique lui cingla un coup de cravache à travers la face, le prit par le bras, le força à se mettre à genoux, et le battit jusqu’à en être hors d’haleine.
« Là, impudent chien ! je t’apprendrai à riposter ! Emmène ce cheval, et qu’il soit nettoyé comme il faut. Je te remettrai à ta place, entends-tu !
— Jeune maître, reprit Tom, je me doute de ce qu’il allait dire ; le cheval s’est roulé par terre au sortir de l’écurie. C’est si jeune ! si fougueux ! — Voilà comment la bête s’est éclaboussée ; je l’avais vu panser au matin.
— Retiens ta langue, toi, jusqu’à ce qu’on te parle ; » et Henrique, tournant sur le talon, monta les degrés pour aller rejoindre Éva, déjà toute prête en habit de cheval.
« Chère cousine, pardon si cet imbécile me force à vous faire attendre un moment. Asseyons-nous là. Il ne saurait tarder. Mais qu’y a-t-il, cousine ? vous avez l’air tout fâché.
— Comment pouvez-vous être si cruel, si méchant, avec ce pauvre Dodo ? dit Éva.
— Cruel ! — méchant ! reprit le jeune garçon, et sa surprise n’avait rien de joué. Que voulez-vous dire, chère Éva ?
— Ne m’appelez pas « chère Éva » quand vous agissez ainsi.
— Mais, chère cousine, vous ne connaissez pas Dodo ; il n’y a pas deux façons de le conduire ; il n’en finit jamais d’excuses et de mensonges. Il faut le mater tout d’abord, — ne pas lui laisser ouvrir la bouche. — Papa n’agit pas autrement.
— L’oncle Tom a dit que c’était un simple accident, et il ne dit jamais que la vérité.
— C’est un prodige de vieux nègre alors. Dodo dit autant de mensonges, lui, que de paroles.
— Il ment, parce que vous l’effrayez. C’est lui enseigner le mensonge, que le traiter comme vous faites !
— Si vous prenez si fort le parti de Dodo, Éva, vous allez me rendre jaloux.
— Vous l’avez frappé sans qu’il eût rien fait pour être battu…
— Un petit arriéré soldé. C’est pour toutes les fois qu’il mérite d’être rossé, sans que je le batte. Quelques bons coups de fouet sont toujours de mise avec Dodo. C’est, je vous l’assure, un franc vaurien. Mais, allons, puisque cela vous contrarie, je ne le frapperai plus jamais devant vous. »
Éva était loin d’être contente, mais elle sentit qu’elle essaierait en vain de se faire comprendre de son beau cousin.
À l’instant reparut le petit mulâtre amenant les deux chevaux.
« À merveille, Dodo : cette fois tu t’en es tiré fort joliment, dit son jeune maître d’un air gracieux. Approche, et tiens le poney de miss Éva, pendant que je l’aide à le monter. »
Dodo se tint debout devant le cheval d’Éva ; mais sa figure était bouleversée, et à ses yeux on voyait assez qu’il avait pleuré.
Henrique se piquait de galanterie et d’adresse ; il eut bientôt mis sa belle cousine en selle, et réunissant les rênes, il les lui présenta.
Mais Éva se penchait du côté où se trouvait Dodo, et comme le petit mulâtre venait de lâcher la bride, elle lui dit :
« Vous êtes un bon garçon, Dodo ; — grand merci ! »
Dodo, ébahi, regarda cette douce figure, ses joues se colorèrent et les larmes lui vinrent aux yeux.
« Ici, Dodo ! » cria son maître d’un ton impérieux.
Le mulâtre s’élança, et tint le cheval arabe pendant que son maître le montait.
« Voilà un picayune pour toi, Dodo ; va l’acheter du sucre candi ; va ! »
Et Henrique s’éloigna au petit galop avec Éva. Dodo suivit longtemps des yeux les deux enfants. De l’un, il avait reçu de l’argent ; de l’autre, ce qui manquait le plus, ce dont il avait le plus ardent besoin, — un mot de bonté, affectueusement dit. — Il n’y avait que peu de mois que Dodo était séparé de sa mère ; le père d’Henrique l’avait acheté dans un entrepôt d’esclaves, à cause de sa jolie tête, afin d’en faire l’accompagnement assorti du joli poney. Maintenant c’était l’affaire du jeune maître de le rompre et de le dompter.
Les deux frères, se promenant d’un autre côté du jardin, avaient cependant vu appliquer la correction.
Augustin rougit, mais dit seulement de son air d’insouciance sardonique :
« C’est sans doute là ce qu’on appelle une éducation républicaine, Alfred ?
— Henrique est un petit démon, pour peu qu’on le stimule, répondit négligemment Alfred.
— Je suppose que tu considères ce genre d’exercice comme faisant partie de son instruction. — La voix d’Augustin devenait sèche.
— Il en serait autrement, que je ne pourrais l’empêcher. Henrique est une espèce d’ouragan ; depuis longtemps sa mère et moi avons lâché les rênes ! D’ailleurs, avec Dodo, il a affaire à un parfait lutin, qui ne sent pas les coups. Le fouet ne l’incommode nullement.
— Serait-ce là ta méthode pour fixer dans la mémoire de Henrique le premier axiome du catéchisme républicain : « Tous les hommes sont nés libres et égaux ? »
— Bah ! une des sentimentales farces françaises de Tom Jefferson. Il est vraiment ridicule que de pareilles fadaises aient cours encore aujourd’hui parmi nous.
— Parfaitement ridicule ! dit Saint-Clair d’un ton significatif.
— Attendu, poursuivit Alfred, que nous pouvons assez voir qu’il n’est point vrai que tous les hommes naissent libres, point vrai que tous naissent égaux. C’est précisément le contraire. Pour ma part, il y a beau temps que moitié de cette phraséologie républicaine n’est pour moi que du fatras. Ce sont les gens bien élevés, intelligents, riches, raffinés, qui doivent avoir des droits égaux ; jamais la canaille.
— Pourvu que vous puissiez maintenir la canaille dans cette opinion, répliqua Augustin. Elle a pris une fois sa revanche, en France.
— Certes, cette race doit être assujettie, avec fermeté, avec constance,comprimée, comme je la comprimerais ; et Alfred pesa sur le sol comme s’il eut foulé quelqu’un aux pieds.
~ La glissade comptera, si l’opprimé se relève, dit Augustin ; — à Saint-Domingue, par exemple.
— Bah ! nous y aurons l’œil, dans ce pays-ci. Nous devrions rompre en visière à tous ces phraseurs, à ces promoteurs d’éducation qui prennent trop leurs ébats ; la basse classe ne doit jamais être instruite.
— C’est passé cure, reprit Augustin ; elle le sera. — Il s’agit de savoir comment, voilà tout. Notre système est de la former à la brutalité et à la barbarie ! Nous brisons tous les liens de l’humanité pour faire de ces hommes des bêtes brutes. S’ils gagnent le dessus, eh bien, nous les trouverons ce que nous les avons faits !
— Jamais ils ne le gagneront, le dessus !
— Fort bien : poussez la vapeur, fermez solidement la soupape de sûreté, asseyez-vous dessus, et voyez où vous prendrez terre.
— Soit : nous verrons ! Je n’ai pas peur de m’asseoir sur la soupape, tant que la chaudière est solide et que les rouages marchent bien.
— Les nobles sous Louis XVI pensaient comme toi ; l’Autriche et Pie IX sont de nos jours du même avis ; mais par quelque beau matin, vous courez risque de vous rencontrer au haut des airs, quand la chaudière éclatera.
— Dies declarabit, s’écria Alfred en riant.
— Je te le répète, reprit Augustin, s’il est de nos jours une éclatante vérité, qui vienne aux yeux comme une manifestation divine, c’est que le jour des masses arrivera : ce jour « où les derniers seront les premiers. »
— Bravo ! une des bouffonneries de vos républicains rouges, Augustin ! Pourquoi ne pas t’enrôler dans les énergumènes, les orateurs des défrichements, et discourir, grimpé sur une souche[1] ? Prêche, prédis, mon cher. J’espère que je serai mort avant qu’advienne pour nous ce grand millénium de tes masses crottées.
— Crottées ou non, reprit Augustin, leur temps venu, elles vous gouverneront, et vous aurez les maîtres que vous vous serez faits. La noblesse française voulut avoir un peuple de sans-culottes, elle n’en a eu que trop, des gouvernants sans-culottes ! Le peuple d’Haïti…
— Pour le coup, assez, Augustin ! comme si nous n’en avions pas eu par-dessus les yeux et les oreilles, de cet abominable Haïti ! Les maîtres d’Haïti n’étaient pas Anglo-Saxons. S’ils l’eussent été, nous aurions toute une autre histoire. La race anglo-saxonne est la reine du monde et le sera toujours.
— À la bonne heure ; mais il y a une assez jolie infusion de sang anglo-saxon chez nos esclaves, ce me semble, dit Augustin. Nombre d’entre eux n’ont gardé du sang africain que ce qu’il en faut pour ajouter l’effervescente chaleur des tropiques, à notre fermeté, à notre prévoyance calculatrice : que l’heure de Saint-Domingue vienne à sonner, et le sang anglo-saxon aura le pas et l’honneur de la journée. Des fils de pères blancs, dont nos sentiments orgueilleux échauffent les veines, ne seront pas toujours vendus, achetés ; on ne trafiquera pas éternellement de cette denrée humaine ; ils surgiront un jour, et élèveront avec eux la race de leurs mères.
— Fatras, — sottises !
— Juste, le vieux dicton, poursuivit Augustin ; il en sera comme aux jours de Noé : — « Les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et donnaient en mariage ; ils plantaient et ils bâtissaient, et ils pensèrent au déluge que quand il survint et emporta tout. »
— Ma parole, Augustin, je te crois fait pour être prédicateur ambulant ! — et Alfred se mit à rire. — Rassure-toi, va, possession vaut titre. Nous tenons le pouvoir et nous le tenons bien. La race sujette, — il frappa du pied la terre, — restera sujette. Nous avons assez d’énergie pour ménager notre poudre.
— Des garçons élevés comme Henrique font de fameux gardiens pour vos poudrières, dit Augustin ; si froids, si maîtres d’eux ! Le proverbe le dit : Celui qui ne peut se gouverner lui-même ne peut gouverner autrui.
— Il y a là quelque chose qui cloche, c’est vrai, dit Alfred en réfléchissant. Je ne puis nier que les enfants ne soient difficiles à élever sous notre régime. Il lâche la bride aux passions, déjà trop exaltées par la chaleur du climat. Henrique me donne du souci : l’enfant est généreux, franc, le cœur chaud ; mais un vrai brûlot dès qu’on l’excite. Pour venir à bout de lui, il me faudra, je crois, l’envoyer dans le Nord, où l’obéissance est plus de mise, et où il vivra davantage avec ses égaux, moins avec ses subordonnés.
— S’il est vrai que l’éducation des enfants soit la grande affaire de la race humaine, reprit Augustin, c’est chose à noter qu’en cela notre régime fonctionne si mal.
— Mal en quelques points, bien sur d’autres. Il rend nos garçons fermes, courageux. Les vices mêmes d’une race abjecte tendent à fortifier en eux les vertus contraire. Henrique, je le parierais, apprécie d’autant mieux la vérité, et la trouve d’autant plus belle, qu’il a vu le mensonge, la fourberie, être un des sceaux indélébiles de l’esclavage.
— C’est assurément un aperçu fort chrétien du sujet !
— Chrétien ou non, il est juste, et pas plus anti-chrétien au fond que la plupart des choses de ce monde.
— C’est ce que je ne prétends pas nier, ajouta Saint-Clair.
— Allons, n’est-ce pas assez tourner dans le même cercle, comme nous l’avons déjà fait cinq cents fois, plus ou moins ? Que dirais-tu d’une partie de trictrac ? »
Les deux frères montèrent les marches de la véranda, et bientôt, assis devant un léger support de bambou, ne furent plus séparés que par le trictrac.
« Je te dirai, Augustin, reprit Alfred, tout en rangeant ses dames, que si je partageais tes opinions, je ne me croiserais pas les bras : je ferais quelque chose.
— J’en suis convaincu ; — tu es homme d’action ; — mais quoi ?
— Eh bien, que ne donnes-tu de l’éducation à tes esclaves ? fais-en des modèles, des façons de spécimen ! Et un sourire dédaigneux se joua sur les lèvres d’Alfred.
— Tu pourrais aussi bien leur rouler le mont Etna sur le dos, et leur ordonner de se tenir debout, que de me dire, à moi, d’élever mes serviteurs quand la masse de la société pèse sur eux. Un homme ne saurait s’opposer seul à l’influence d’une population entière. Pour amener des résultats, l’éducation doit partir de l’État même, ou tout au moins d’un groupe assez nombreux pour établir un courant.
— À toi de jeter les dés, » dit Alfred, et les deux frères, absorbés dans leur partie, n’en furent tirés que lorsque le galop des chevaux se fit entendre.
« Ah ! voici les enfants, s’écria Augustin, et il se leva. Regarde donc, Alfred, as-tu jamais rien vu d’aussi beau ?
C’était, en effet, un spectacle radieux, Henrique, avec son front hardi, ses abondantes boucles lustrées, ses joues écarlates, riait gaiement, penché vers sa belle cousine, comme ils arrivaient : Éva portait une amazone bleu de ciel, un chapeau de même nuance, et l’exercice, en colorant ses jours de leurs teintes les plus éclatantes, faisait ressortir l’admirable harmonie de sa peau blanche et transparente, et de ses cheveux à reflets d’or.
« Par le ciel, quelle éblouissante et parfaite beauté ! s’écria Alfred. Je te le déclare, Augustin, elle blessera plus d’un cœur avant qu’il soit longtemps.
— Trop vrai, peut-être, hélas ! — Dieu sait si je le redoute ! » murmura Saint-Clair avec une soudaine amertume ; et, s’élançant au bas des degrés, il courut enlever sa fille de dessus la selle.
« Éva, chérie ! n’es-tu pas trop fatiguée ? demanda-t-il, comme il l’emportait dans ses bras.
— Non, papa, dit l’enfant. Mais sa respiration courte et bruyante alarma son père.
— Comment peux-tu galoper si fort, quand tu sais que cela ne t’est pas bon ?
— J’étais si bien, papa, et je m’amusais tant, que je n’ai songé à rien. »
Saint-Clair la porta jusqu’au salon, où il la déposa sur un sofa.
« Henrique, il faut prendre un peu plus garde à ta cousine ; tu l’as menée trop vite.
— Je vais en avoir bien soin, dit le jeune garçon, confiez-la moi ; » et, s’asseyant près du sofa, il prit la main de la petite fille.
Bientôt Éva se sentit mieux : son père et son oncle retournèrent à leur partie, et les enfants furent laissés ensemble.
« Si vous saviez, Éva, je suis si fâché que papa ne demeure ici que deux jours ! Je vais être après cela si longtemps sans vous voir ! Si je restais avec vous, je tâcherais d’être bon, de ne plus quereller Dodo, ni personne. Ce n’est pas que j’aie la moindre envie de le maltraiter ; non vraiment ! Je suis trop vif, voilà tout. D’ailleurs, je ne suis point mauvais pour lui : je lui donne un picayune par-ci par-là. Vous voyez qu’il est bien vêtu. — Allez, tout compté, Dodo est un heureux garçon.
— Seriez-vous heureux, Henrique, s’il n’y avait pas une seule créature près de vous qui vous aimât ?
— Moi ! — non ; cela va sans dire.
— Et vous avez enlevé Dodo à tous les amis qu’il avait jamais eus ! Il ne voit plus maintenant une seule personne qui l’aime ; — comment pourrait-il être bon ?
— Eh bien, que voulez-vous que j’y fasse, cousine ? — Je ne puis acheter sa mère, pas plus que me mettre à l’aimer, moi, ou personne autre, que je sache.
— Pourquoi pas vous ? dit Éva.
— Moi, aimer Dodo ! Éva, y songez-vous ? Je peux le trouver gentil et le protéger, à la bonne heure. Mais vous, est-ce que vous aimez vos gens ?
— Oui, vraiment, dit Éva.
— Quelle drôle d’idée !
— La Bible ne nous dit-elle pas de nous aimer les uns les autres ?
— Oh, la Bible ! la Bible dit tant de choses ! mais personne ne s’en inquiète. — Vous le savez-bien, Éva. Qui est-ce qui songe à faire ce qu’il y a dans la Bible ? »
Éva demeura muette quelques minutes ; ses yeux restèrent fixes et rêveurs.
« Quoi qu’il en soit, dit-elle enfin, cher cousin, aimez le pauvre Dodo, et soyez bon avec lui pour l’amour de moi.
— J’aimerais qui que ce fût, quoi que ce soit, pour l’amour de vous, chère cousine ; et je pense, du fond de l’âme, que vous êtes bien la plus charmante, la plus gentille créature que j’aie jamais vue ! » Henrique parlait avec une ardeur qui empourpra son charmant visage. Éva accueillit ces paroles, sans qu’il se fit le moindre changement sur sa calme et angélique figure, et elle répondit avec une parfaite simplicité :
« Merci, cher cousin, de ce que vous me dites là. — J’espère, je crois que vous vous rappellerez ma prière. »
La cloche du dîner, en sonnant, mit fin au tête à tête.

  1. Aller↑ Take to the stump, prendre le tronc d’arbre, comme on dirait grimper à la tribune. Dans les États de l’ouest, où se précipite toute une population d’aventuriers, pour ceux qui se posent candidats et vont vanter eux-mêmes leurs propres mérites, comme pour les prédicateurs errants qui cherchent à se former une congrégation, le meilleur piédestal est le tronc de l’arbre que la hache des pionniers vient d’abattre.