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samedi 30 juillet 2011

Congo Brazzaville : Les brèves statistiques d'un pays martyr, par Diaf Le Kweta

Il est un de mes amis facebook - Diaf Le Kweta .
Il accumule de passionnantes données sur son pays, le Congo. Un observateur combattant depuis la métropole esclavoisiste. Il est bien placé, au coeur du monstre.
Le film "Les Prédateurs" nous montrait encore récemment, les enveloppes de ELF destinés aux corrompus PCF, PS, RPR et UDF. Des enveloppes d'argent pourris provenant du gangsterisme de Denis Sassou Nguesso et de son adversaire en vampirisme Patrice Lissouba. Un pays martyr où Elf devenu Total finançait les armements des milices des deux côtés : la France à fric fournissait l'armement des deux camps - des enfants de 15 ans qui s'entretuaient en assurant la victoire finale de Le Floch Prigent et de Total-Elf.

++
342 000 Km2 CONGO MFOA!
4 Millions d'habitants.
Dette publique: 5 à 8 Milliards de dollars.
Ressources:
* 200 000 à 500 000 barils de pétrole/jour pendant 30ans.
...* 2 000 000 de m3 de bois exploités/an !
* Autres ressources (hors agricole): or, Mn, Potasse, ....
Budget étatique annuel déclaré: 2 à 2,8 Milliards de dollars dont 40% officiellement redistribué au peuple (salaires de fonctionnaire, petits projets d'infrastructures routières, ponts, immeubles, aéroports, barrages...).
Des terres et des ressources sont bradées... Le saviez-vous, 60% de ressources naturelles du Congo sont désormais sous la tutelle des Chinois, Indiens et des Brésiliens contre 20% au main des occidentaux dont les Français.
Ressources exploitées: pétrole, bois, minerais et services.
Ressources déclarées: 70% officiellement.
Ressources distribuées: 30% si non ça se saurait économiquement, socialement, culturellement et environnementalement sur l'ensemble du territoire national.
Butins cachés : 30% de ressources exploitées (montages financiers complexes, banques françaises et suisses, paradis fiscaux...).
Taux de chômage: 80% de la population active.
Infrastructures d'enseignements supérieurs et de recherche: 3,4%
Ressources déclarées: 70%
Projets d'investissement: 80% réalisés grâce aux empreints via le FMI, la banque mondiale, les ressources bradées avec la complicité de certains emergents comme la Chine, l'Inde , la Corée du sud et le Brésil). 20% grâce aux donations des ONG et autres institutions internationales (ONU....).
Butins cumulés et ou cachés auprès des institutions financières et mafieuses occidentales !
10 à 15 Milliards de dollars ( biens immobiliers, placements financiers, paradis fiscaux...).
Besoin de la population en statistique:
80% de la population vivent avec moins de 2 dollars/jour,
80% de chômeurs et de diplômés sans travail.
70% de villages et de villes sans électricité, ni eau potable.
70% de service médical et de santé sont d'un autre temps.
1% de chemin de fer d'un autre temps hérité du colonialisme français...
Pas de tramway, de métro, pas d'entreprise à dimension nationale, sous régionale et voire continentale.
Une seule université, pas de 2 bibliothèques nationales.
65% d'apparatchiks et valets ont des biens luxueux en occident estimé à près de 3 Milliards de dollars.
70% des enfants et petits enfants du régime vivent, étudient et font des affaires partout dans les endroits du monde.

Un dictateur et des apparatchiks qui règnent en maitre depuis près de 27 ans avec la complicité bien sur de la France-Afrique et de la Franc-maçonnerie (réseau occulte et mafieux)!!
cet article provient de
Groupe « ouvert »
++

mercredi 20 avril 2011


"PS - comme le PCF- aurait du être dissout après l'affaire ELF ! Groupe de corrompus, abus de biens sociaux, association de malfaiteurs, recels d'abus de biens sociaux etc etc..." Un commentaire sur Rue89 à lire vite avant censure !

Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 17:11

Lettre publique à Jean-Pierre Rioual ; Le « poids monstrueux de l'institutionnel » et le crétinisme électoral bourgeois.

sur Wikipédia
Denis Sassou-Nguesso est un homme politique congolais né le 23 novembre 1943 à Edou. Il a été président de la République populaire du Congo de 1979 à 1992 et est le président en exercice de la République du Congo depuis 1997.
Une médiation internationale tente de ramener la paix au Congo. Omar Bongo invite les deux belligérants à Libreville afin de mettre sur pieds un schéma de sortie de crise. Plusieurs chefs d'États africains participent au sommet. Pascal Lissouba ne daigne pas s'y rendre et délègue Kolélas. La conférence n'a guère de résultats concrets.
Le 15 octobre 1997, l'armée angolaise s'engage dans le conflit aux côtés de Sassou N'Guesso et fait pencher la balance. Le 15 octobre, les forces de Lissouba sont défaites. Celui-ci, ainsi que la plupart des membres de son régime, trouvent le salut dans la fuite. Les forces de Sassou-Nguesso contrôlent les principales villes du pays. Le nombre de morts de la guerre civile est estimé à environ 400 000. Des massacres de population sont perpétrés dans la région du pool. On[Qui ?] observe des actes d'une barbarie sans précédent par les miliciens cobras (miliciens de Sassou-Nguesso) : (...)

Le retour au pouvoir (1997)


Denis Sassou-Nguesso et George W. Bush, le 5 juin 2006.
Article détaillé : Guerre civile du Congo-Brazzaville.
Le 25 octobre 1997, Sassou-Nguesso se proclame président de la République et promulgue un Acte fondamental qui aménage une transition de durée flexible. Quelques jours plus tard il publie son gouvernement. On y retrouve essentiellement les personnalités qui faisaient partie de son équipe gouvernementale dans les années 1980.
Dans une capitale ravagée par 4 mois d'un conflit violent, les problèmes à régler sont multiples (pénuries diverses, sécurité, remise en état des infrastructures publiques, remise en route des administrations, …). Progressivement, le gouvernement reconstruit la capitale.
À partir du milieu de l'année 1998, il doit faire face à une recrudescence de violence dans la région du Pool. Les miliciens ninjas de Kolélas font montre d'une recrudescence d'activités subversives, sous la conduite du pasteur Ntumi. Dès le mois d'août 1998, ils arrêtent le trafic ferroviaire dans le Pool. Le 18 décembre 1998, ils tentent d'investir Brazzaville. Les cobras les repoussent et exécutent également des centaines d'habitants des quartiers de Bacongo et Makelekele, soupçonnés de sympathie avec les rebelles. Les deux quartiers se vident pour plusieurs mois. Les habitants trouvent refuge dans les autres quartiers de la ville, dans les villages du Pool ou en RDC. Les cobras se livrent alors au pillage des maisons désertées.
Les jours suivants, les régions de Niari de la Lékoumou et de la Bouenza, ancien fief de Lissouba, s'embrasent à leur tour. Là également, les combats font plusieurs morts. Les miliciens cocoyes sabotent le barrage de Moukoukoulou. C'est aux prix de négociations avec les chefs de guerre que le gouvernement parviendra à normaliser la situation dans cette zone. La rébellion de Ntumi, quoique de moins en moins virulente, reflue et finit par s'incruster dans la zone Kindamba.

(...)
Denis Sassou Nguesso déclare ne posséder aucun compte à son nom en France. Selon l'enquête de l'Office central de répression de la grande délinquance financière de 2007, 112 comptes bancaires français sont dénombrés au nom de sa famille[7].
(...)
Le 5 mai 2009, la doyenne des juges du pôle financier de Paris Françoise Desset juge recevable la plainte déposée en décembre 2008 pour "recel et détournement de fonds publics" par Transparency International France et l'Association Sherpa visant Denis Sassou-Nguesso et deux autres chefs d'États africains Omar Bongo (Gabon) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) soupçonnés de posséder en France des biens mal acquis financés par de l'argent public détourné. Cette décision est prise contre l'avis du parquet qui dispose de cinq jours pour faire appel[9]. Le 8 mai 2009 le parquet a fait appel de cette décision et le 29 octobre 2009, la Cour d'appel de Paris juge irrecevable cette plainte. Le 9 novembre 2010 la Cour de cassation annule la décision de la Cour d'appel et rend possibles les poursuites.
POST SCRIPTUM :
L'appel de Diaf la Kweta
Je partage ce lien pour le porter à la connaissance de tous mes cousin(e)s facebook du continent africain et des 4 autres.


Lieu : ‎37 Bis Rue Paul Valéry 75016 Paris, Métro Victor Hugo, Ligne 2, Bus 52 arrêt Victor Hugo Paul Valéry AMBASSADE DU CONGO BRAZZAVILLE EN FRANCE!
Date/heure : lundi 15 août 2011 05:00

et mon commentaire
Yanick Toutain
Je partage cet appel même si je pense que deux aspects FONDAMENTAUX manquent.
1° Tout rassemblement doit être l'OCCASION de COMMENCER la CONSTRUCTION d'un GOUVERNEMENT de DÉLÉGUÉS NATIONAUX révocables.
Tout rassemblement doit être l'occasion... de COMMENCER LA FORMATION DE GROUPES DE 25 délégateurs. L'occasion de la désignation de DELEGUES DE BASE. (un pour 25)
2° Il me semble que la MULTIPLICATION de rassemblements DISTINCTS soit une erreur.
Sans soupçonner de chauvinisme (chauvinisme congolais, camerounais, ivoirien etc...) les initiateurs de ce type de rassemblement en France, il me parait que le cri TROUPES FRANCAISES HORS D'AFRIQUE, LICORENE DEGAGE ! EUFOR DEGAGE ONUCI GO HOME Troupes françaises hors d'Afrique ! Troupes étrangères GO HOME est le plus susceptible de construire l'UNITE REVOLUTIONNAIRE PANAFRICAINE !
Celle-ci est la PRECONDITION DE LA VICTOIRE.

Yanick Toutain Je laisse de côté le cas spécifique de RASSEMBLEMENTS en Afrique du type de l'appel au 23 février initié par Mboua Massok ou de rassemblements du type résistance contre Ouattara en CI.
Naturellement, de telle initiatives LOCALISEES sur le continent pourraient rendre possible un rassemblement jumeau en France consacré à ce soutien spécifique.

jeudi 30 juin 2011

De Pointe-Noire à Conakry en passant par Abidjan , l'esclavois Vincent Bolloré achète les ports d'Afrique sur la sueur et le sang de ses esclaves à 50 euros par mois.

Sur Facebook je viens de publier ce commentaire. Je le republie ici avec les ajouts rédigés par Diaf Le Kweta et avec son accord exprès.
Rappelons seulement pour les jeunes lecteurs qu'en 2007, le corrompu Sarkozy, à peine élu, partit en vacances à Malte sur le yacht de son principal corrupteur,l'esclavois Vincent Bolloré.
Celui-ci est le chef de file de la bourgeoisie esclavagiste qui tirent son pouvoir économique de la mise en esclavage salarié - principalement - des paysans africains.
+++

Diaf Le Kweta nous informe de la situation et de l'actualité au Congo sous la botte fasciste de Sassou Nguesso.
Ici, il nous informe d'une nouvelle étape dans la construction de l'empire esclavagiste de l'esclavois Vincent Bolloré.
http://gaboneco.com/show_article.php?IDActu=11592
(un article de 2008 :
Publié le 25-12-2008    Source : APA     Auteur : Gaboneco.com )

Pour un changement de mentalité au Congo Brazzaville,une vision objective pour le développement du Congo Brazzaville!!!!!



    • Yanick Toutain
      Le Groupe français Bolloré Africa Logistics a obtenu la concession du terminal à conteneurs du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN), la capitale économique du Congo (sud), pour une durée de 27 ans. La convention est assortie d’un plan d’investissement prévoyant, entre autres, l’approfondissement du chenal et des quais portuaires, afin de rendre le port autonome de Pointe Noire plus compétitif et lui permettre d’accueillir des navires de la nouvelle génération pouvant transporter 7000 conteneurs de 20 pieds.

      Il y a 26 minutes

    • Yanick Toutain
      C'est la sueur et le sang de tous les Michael Agbor, de tous les salariés-esclaves de Vincent Bolloré, les planteurs de la Socapalm à Kienké et de toutes les plantations à 50 EUROS PAR MOIS en tant que SALAIRES ESCLAVOIS qui permettent à ce... VAMPIRE d'ACHETER TOUS LES PORTS DE L'AFRIQUE !
      Après Abidjan, après Conakry, c'est maintenant le CONGO qui est VAMPIRISE PAR CE GANGSTER qui a trouvé dans la banque Rivaut les TUYAUX POURRIS DU GAULLISME.
      Il faut lire FX Vershave pour comprendre comment fonctionne le principal corrupteur du sarkozysme.
      Le but de la révolution en France est PRINCIPALEMENT DE METTE HORS D'ETAT DE NUIRE CET ASSASSIN dont les victimes sont 3 MILLIONS PAR AN !
      Son pantin Sarkozy et son nouveau jouet Borloo ne sont que des marionnettes corruptibles dont la fonction est de PERPETUER L'OCCUPATION DE L'AFRIQUE par les TROUPES FASCISTES FRANCAISES.
      Afficher la suite

      Il y a 21 minutes

    • Yanick Toutain
      Le Groupe Bolloré Africa Logistics est le nouveau concessionnaire du terminal à conteneur du Port autonome de Pointe-Noire. Cette concession d'une durée de 27 ans est assortie d’un plan d’investissement prévoyant, entre autres, l’approfondi...ssement du chenal et des quais portuaires, afin de rendre le port autonome de Pointe Noire plus compétitif et lui permettre d’accueillir des navires de la nouvelle génération pouvant transporter 7000 conteneurs de 20 pieds.

      Au cours de cette période, le groupe français va investir 374 milliards de F.CFA (570 millions d’euros) pour la modernisation du PAPN dont la capacité de stockage devrait passer de 17 à 38 hectares, conformément à une convention signée, mardi à Brazzaville, par le directeur général du PAPN, Jean Marie Anyelé et le directeur général de Bolloré Afrique, Dominique Lafont.

      La convention est assortie d’un plan d’investissement prévoyant, entre autres, l’approfondissement du chenal et des quais portuaires, afin de rendre le PAPN plus compétitif et lui permettre d’accueillir des navires de la nouvelle génération pouvant transporter 7000 conteneurs de 20 pieds.

      Elle préconise également le développement de l’emploi permanent sur le site du terminal dont les effectifs devraient progresser en 2009 de 550 à 576 salariés et atteindre les 1000 employés d’ici à 2018, a indiqué le groupe Bolloré, dans un communiqué publié à Brazzaville.

      «Nous avons l’ambition de faire de Pointe-Noire la porte d’entrée du Congo et son hinterland, notamment le Bassin du Congo, le couloir de Bangui à Brazzaville, de Kinshasa à Kisangani, de Pointe-Noire à Cabinda», a expliqué M. Dominique Lafont, soulignant qu’avec le PAPN, le Bolloré logistics va renforcer sa position de leader en matière de logistique portuaire en Afrique.

      Pour sa part, M. Anyelé a expliqué que «le but de notre concession est de mobiliser, par le biais des partenaires privés, des moyens financiers dont l’Etat ne pouvait disposer autrement en vue du développement au PANPN d’un projet d’envergure dans le secteur de l’industrie de la manutention».

      «L’objectif poursuivi et l’ambition affichée par les autorités nationales est de doter le port autonome de Pointe-Noire de tous les attributs pour devenir un port majeur et le rester pendant plusieurs décennies», a-t-il ajouté.
      Considéré comme un «hub» de transbordement des ports du Golfe de Guinée, le PAPN fait l’objet, depuis 2006, d’un programme d’investissement prioritaire (PIP) d’un montant global de 60 milliards de F.CFA (91 millions d’euros).

      Le PIP doit être financé par les bailleurs de fonds internationaux, notamment l’Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) qui doivent y apporter 35 milliards de F.CFA, soit 53 millions d’euros.
      Publié le 25-12-2008 Source : APA Auteur : Gaboneco.com
En complément, un petit article rédigé par Diaf Le Kweta

  • Le Congo-Brazzaville est le théâtre d’une guerre civile marquée en octobre 1997 par la victoire et le retour du général Denis Sassou Nguesso (Sassou II). Malgré le rejet des électeurs congolais, Sassou se retrouve à nouveau au pouvoir grâce à une alliance... de soldats et miliciens recrutés sur critère ethnique, de forces étrangères (Angolais, Tchadiens, la garde présidentielle zaïroise et l’ex-armée rwandaise), et de mercenaires, notamment français. Quant aux relations économiques, au moment où son isolement aurait dû rester total, Sassou les trouvera essentiellement, en dehors de la société Elf, auprès de Pierre Aïm et de Michel Roussin, respectivement « poisson pilote » et « Monsieur Afrique » du groupe Bolloré. Sassou laisse s’instaurer la terreur, perpétrée par ses miliciens, auprès des populations originaires du sud du pays. Tout au long de l’année 1998 se multiplient les exactions : des villes et des villages sont bombardés, des habitations incendiées, des civils tués. Une partie de la population doit s’enfuir dans les forêts et les grottes avoisinantes. L’année 1999 verra jusqu’à 500 000 civils fugitifs ; une part non négligeable est morte de faim et de maladie dans la forêt. Le pouvoir congolais, avec l’aide de ses alliés, se lance dans une « reconquête » féroce du sud de la capitale et du pays. On assiste à un déchaînement de violences à l’encontre des populations. D’après une mission de l’ONU, en avril 1999, les villes de Nkayi et Dolisie ont été les cibles d’un nettoyage ethnique. Massacres et mise en fuite des habitants ont eu pour résultat de faire passer la population de 120 000 à 3 500 personnes. Entre décembre 1998 et décembre 1999, il y a eu probablement plus de morts au Congo-Brazzaville que dans les conflits du Kosovo, du Timor oriental et de Tchétchénie réunis. Bolloré n’a pas seulement été le partenaire commercial de Sassou, il a profité de l’isolement international d’un régime criminel pour accroître des positions rentières au coeur de l’économie congolaise. Cette attitude néfaste du groupe Bolloré et de son représentant local à Brazzaville, Pierre Aïm, a conforté le dictateur Sassou dans la guerre ethnique entreprise contre la majorité de la population du pays. Avec le rachat du groupe de transport Saga de Pierre Aïm, Bolloré s’est ouvert un portefeuille de contacts avec les dictateurs africains les moins fréquentables dont le Congolais Sassou Nguesso et le Tchadien Idriss Déby. Il renforce aussi ses liens avec le monde des services secrets. Il recourt aux compétences de Jean Heinrich (ex-patron fort courtisé de la Direction générale des renseignements militaires), et s’associe très étroitement à Michel Roussin, haut retraité de la DGSE et ancien ministre français de la Coopération. Pierre Aïm, « éclaireur » de Bolloré, est en affaires à haut niveau avec une bonne partie de la coalition pro-Sassou. Il n’ignore pas la voie des armes : sa société Saga était accréditée Défense. Elle participait au transport du matériel militaire vers les bases françaises en Afrique. Cet investissement forcené au Congo-Brazzaville est lié au sort des armes. Dès lors, on ne peut passer sous silence l’assertion de La Lettre du Continent (15/07/1999) selon laquelle « Le projet ADES (aide et sécurité) intéresserait le groupe Bolloré pour la sécurisation du CFCO (Chemin de fer Congo-Océan) ». Bolloré, Aïm et le clan Nguesso multiplient les montages financiers dans les domaines de la logistique et du transport. Le soutien au régime Sassou II se traduit par le développement d’entreprises où l’on place des membres de la famille du dictateur. Fin 1998, à l’initiative de Pierre Aïm, une société de droit luxembourgeois est remise en activité : la Société Congolaise de Transport Maritime (SCTM). Par les arrêtés n° 98-11 et 98-12, l’État congolais s’est arrangé pour concéder à cette société privée dirigée par le neveu de Sassou, Willy Nguesso, 40 % des droits du trafic maritime. Ce qui peut représenter jusqu’à 100 000 $ par jour vu le fort tonnage d’enlèvements pétroliers, et permet ainsi de donner le maximum de garanties aux préfinancements nécessaires pour l’achat de matériels destinés à la poursuite de la guerre. Enfin le même type de manœuvres est réalisé avec la société RAIL dont Pierre Aïm est président, et par laquelle Bolloré a acquis le quasi-monopole de l’infrastructure congolaise en matière de transport et de stockage, de Pointe-Noire à Brazzaville