Subscribe in a reader

Rechercher dans ce blog

PAGES

Pages vues depuis décembre 2009

Affichage des articles dont le libellé est Fraternisation Révolutionnaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fraternisation Révolutionnaire. Afficher tous les articles

vendredi 9 octobre 2026

Des sourires aux policiers dans une révolution pacifiée dont l'enjeu ce sont les délégués révocables #1pour5 #1pour25 #1pour125 #1pour625

Tract 30 septembre 2025

par Yanick Toutain
9 octobre 2026






Des sourires aux policiers dans une révolution pacifiée
dont l'enjeu ce sont les délégués révocables


En ce 9 octobre, c'est quoi être révolutionnaire actuellement ? Ce matin, les CRS sont intervenus à Assas pour disperser le blocus.

Hier, à la place de la Bastille, les forces du désordre ont organisé une nasse selon plusieurs témoignages. Ils étaient empêchés de sortir. Un mince couloir permettait seulement, entre les forces répressives, de quitter la place. Et donc il y avait visiblement une volonté de contraindre les manifestants à rester sur place pour construire un prétexte à venir matraquer ensuite.

Et donc comment réussir à réduire la violence pour faire le principal, c'est-à-dire la préparation de la révolution ? Eh bien, il faut obéir aux forces de police, même aux commandements les plus absurdes, sauf une chose. Il faut obéir, accepter les dispersions. Il faut même accepter de quitter un local d'assemblée générale. Évidemment, il faut tout filmer, mais il faut accepter toutes ces contraintes en les dénonçant — sauf une contrainte, sauf une interdiction, qui est évidemment celle de s'auto-organiser. Mais la seule chose importante, c'est l'auto-organisation.

Chaque occasion doit permettre l'organisation de la désignation de délégués intermédiaires de base, DIB. Chaque groupe de cinq étudiants doit même aller plus loin. Cinq étudiants doivent participer à l'accréditation de cinq fonctionnaires sécurité. Chaque étudiant doit même participer à un mini conseil statutaire contenant un fonctionnaire sécurité — un policier, ou bien un militaire, ou bien un militaire de réserve, ou bien un policier de réserve, ou bien un pompier, ou un fonctionnaire de la sécurité civile. Chaque étudiant doit être dans un mini conseil statutaire.

Chaque étudiant doit se faire accréditer par quatre citoyennes et citoyens, comme doit l'être aussi le policier ou la policière. On aura donc un conseil statutaire de 20 fonctionnaires et 5 étudiants accrédités par 100 citoyens. C'est ça l'objectif révolutionnaire. Et pour ça, les affrontements sont totalement contre-productifs.

Imaginez que chaque étudiant cherche le contact dans son quartier avec un fonctionnaire sécurité. C'est ça la fraternisation révolutionnaire.

Et donc dans ce processus, on a les deux jambes de la révolution. On a l'auto-organisation, qui va forcément vers la formation de groupes de délégués révocables, qui en 1905 s'appelait un soviet. Un soviet, c'était la réunion de délégués ayant 500 délégateurs — quelques délégatrices, mais plus rares. En 1917, c'était un pour 1000. C'était ça, un soviet. Eh bien, c'est vers ça qu'il faut tendre.

Sauf qu'il faut construire ça à partir de mini conseils statutaires de 5 : #1pour5 #1pour25 #1pour125 #1pour625, et cætera, et cætera. C'est ça le processus révolutionnaire, et pas jouer au cowboy comme le font les réformistes qui vont nous racoler ensuite pour aller aux urnes de la bourgeoisie.



C'est quoi être trotskyste en 2026 ?
Abolition de tous privilèges + délégués révocables à quota


C'est quoi être trotskyste révolutionnaire marxiste en 2026 ? Eh bien, trotskyste, c'est défendre l'analyse de Trotsky, qui est la loi du développement inégal et combiné, qui est donc la révolution permanente.

C'est quoi la révolution permanente ? Eh bien, ça n'a strictement rien à voir avec l'organisation qui a usurpé ce sigle. La révolution permanente, c'est le processus révolutionnaire qui va abolir tous les privilèges. Et donc c'est un processus révolutionnaire qui va dissoudre la totalité des classes sociales.

C'est quoi l'abolition des privilèges ? Eh bien, c'est l'alignement des revenus de la totalité des humains sur le PIB moyen mondial disponible, c'est-à-dire 1000 € par mois. Et donc une organisation qui revendique le mot révolution permanente sans promouvoir l'égalisme, c'est-à-dire sans promouvoir l'égalité totale des revenus de tous les humains — eh bien, c'est une usurpation.

Et une usurpation, c'est la technique de ce chef de l'Okhrana. Les services secrets du tsar en Russie : Zoubatov fabriquait des pseudo-organisations révolutionnaires qui en réalité servaient à protéger le système. Une organisation Révolution permanente qui sert en réalité à protéger les privilèges des classes salariées en France — des classes salariées privilégiées — est une organisation Zoubatov. Ça n'est pas une organisation révolutionnaire qui vise justement à la dissolution de toutes les classes sociales.

Il y a donc un aspect supplémentaire. Cette organisation Révolution permanente ne fait même pas la promotion d'une des caractéristiques principales du programme de Trotsky, c'est-à-dire l'auto-organisation avec des délégués révocables à quota.


Etre révolutionnaire c'est désigner des délégués #1pour4 #1pour5
en OBEISSANT à la police provocante


J'ai discuté [ce matin 9 octobre] il y a une demi-heure avec un groupe de policiers, trois véhicules de police qui se trouvaient place de l'Hôtel de Ville au Havre, et je leur ai expliqué la stratégie révolutionnaire que je venais de détailler dans ma vidéo enregistrée juste avant.

Je leur ai expliqué que la révolution, c'est absolument pas répondre aux provocations de certains groupes missionnés par Nunez qui cherchent l'affrontement, qui cherchent à provoquer l'affrontement, qui construisent l'affrontement — mais bien au contraire à chercher à éviter au maximum toute violence, tout affrontement, y compris en obéissant. C'est ce que j'ai expliqué aux policiers : y compris en obéissant à tous les ordres de la police, c'est-à-dire y compris en cas de blocus, y compris en cas d'assemblée générale où, dans une université, entreraient des CRS ou des gendarmes mobiles — y compris quitter donc les lieux, pour éviter de construire tout prétexte à ce qu'il y ait des affrontements.

Être révolutionnaire, c'est, en cette période-là — je n'ai pas utilisé le mot — mais c'est la fraternisation révolutionnaire. C'est ce que je leur ai expliqué en leur indiquant ma pancarte, qui n'était pas sortie de mon sac. Ma pancarte : "pour une révolution pacifiée #1pour25 avec des sourires aux policiers."

Le contenu de ma pancarte est éminemment révolutionnaire, puisque le #1pour25 contient en réalité l'idée que 1 million de groupes de 25 Français serait légitime à former un gouvernement provisoire, un gouvernement de délégués révocables. Ce #1pour25 contient en réalité la totalité d'un programme révolutionnaire. La deuxième jambe de ce programme étant donc la fraternisation révolutionnaire — c'est ce qui est indiqué dans « avec des sourires aux policiers ».

Le dialogue a été effectivement très courtois, et ils n'avaient pour l'instant visiblement pas pour projet d'intervenir à François 1er, où je viens de me rendre, où il y a moins de 200 lycéennes et lycéens qui sont rassemblés et qui, pour la grande majorité d'entre eux, ont l'air de s'ennuyer, dans la mesure où il n'y a visiblement aucune organisation de débat, de commission, pas de correspondants santé, sécurité, justice, écolonomie et pédagogie, pas de désignation de correspondants, pas de clubs d'entraide de quatre qui soient installés. Et donc ils s'ennuient, et ils quittent les lieux un par un — ce que les réformistes souhaitent : un écrasement progressif, lassitude, une usure de la mobilisation.


mercredi 7 octobre 2026

7 octobre Barricade SciencesPo Paris sans auto-organisation #1pour5 #1pour625 #FraternisationRévolutionnaire

par Yanick Toutain
7 octobre 2026


Barricade SciencesPo Paris sans auto-organisation
#1pour5 #1pour625 #FraternisationRévolutionnaire


La barricade en ce moment de Sciences Po Paris n'a absolument rien de révolutionnaire.

Ces gens, ces privilégiés et futurs privilégiés pire encore, font du simulacre. Comme en ont fait les enfants de bourgeois en mai 68, en faisant un simulacre de révolution.

C'est quoi une révolution ?

Une révolution, c'est deux pieds : auto-organisation — donc délégués révocables, pour aller vers des soviets — et fraternisation révolutionnaire, pour recruter des troupes dans le camp d'en face et réduire au maximum la violence.

Cette barricade, c'est du folklore. Elle est totalement absurde.

S'il existait des révolutionnaires à Sciences Po Paris, qu'est-ce qu'ils auraient fait ? Bah, ils se seraient organisés avec des délégués révocables, et surtout ils seraient allés trouver les lycéens. Chaque élève de Sciences Po aurait réuni quatre étudiants, étudiantes pour être leur délégué intermédiaire.

Chaque étudiant serait devenu le représentant de quatre élèves de terminale. Les élèves de terminale à leur tour seraient devenus les représentants, représentantes d'élèves de seconde et de première. Et on aurait construit une structure soviétique avec des délégués révocables à petit quota, #1pour5, #1pour25.

Et donc la logique, s'il existait quelques révolutionnaires à Sciences Po Paris, la logique ce serait d'appeler tous les étudiants et les collégiens et les lycéens à former des clubs d'entraide de quatre. Et chaque club d'entraide de quatre aurait son ou sa déléguée intermédiaire. C'est ça, le processus révolutionnaire.

Quant aux forces répressives, il faut aller les trouver, leur parler aimablement — comme l'ont fait les révolutionnaires de Petrograd le 11 mars 1917, et même la veille, le 10 mars 1917, pour les rallier.

Je rappelle que la chute du tsar s'est faite en 4 jours, avec deux facteurs. Les révolutionnaires demandaient aux Cosaques de les protéger contre les coups des policiers Pharaons. Et la deuxième chose, c'est qu'au 4e jour il y a eu un appel à désigner des délégués à 1 pour 1000.

Et donc les ignares de Sciences Po qui font du folklore en attendant de se ranger — comme le font à chaque fois toute la haute formoisie — si certains parmi eux étaient de vrais révolutionnaires, ils réviseraient leurs classiques : auto-organisation, fraternisation révolutionnaire.

mardi 6 octobre 2026

Révolution pacifiée avec des SOURIRES aux policiers C'est ça la Fraternisation Révolutionnaire pour que Macron DEGAGE

par Yanick Toutain
6 octobre 2026


Révolution pacifiée avec des SOURIRES aux policiers
C'est ça la Fraternisation Révolutionnaire


Pour une révolution pacifiée : « Macron dégage, #1pour25 », avec des sourires aux policiers.

Cette pancarte date de plus de 2 ans, elle a été présentée — et depuis de nombreuses années. Le lettrage avait été fait par Julie Amadis, donc.

Et cette pancarte a un sens politique bien précis.

Elle insiste sur les deux pieds d'une véritable résistance révolutionnaire au fascisme qui vient. Un des pieds est l'auto-organisation, c'est le #1pour25, je vais y revenir. Et, la fraternisation révolutionnaire, « avec des sourires aux policiers ».

Pourquoi c'est si important aujourd'hui ?

Parce que c'est ça, la tactique de Macron-Nunez : créer un fossé irrémédiable entre la police, la gendarmerie et la population.

Macron veut attaquer la psychologie des forces de l'ordre et les transformer en psychopathes, en individus mentalement dérangés n'ayant plus de limites.

C'est la raison pour laquelle on voit l'absence de RIO. On voit des insultes, on voit des tutoiements, on voit des charges totalement absurdes sur des groupes. On voit des jeunes — un jeune qui se fait détruire sa main, un autre jeune qui se fait détruire son œil. On voit des agressions, on voit même, c'est quasi certainement un policier, en train d'attraper une manifestante et de la tripoter à terre de façon sexuelle.

On voit donc que ces gens-là sont en train de perdre tout repère psychologique, tout équilibre mental. Et c'est ça, le plan de Macron.

Contre ça, la fraternisation révolutionnaire est la solution. Et donc le 1 pour 25, c'est-à-dire que la population doit s'organiser en clubs d'entraide de 4, avec un ou une déléguée intermédiaire qui sera précisément un ou une fonctionnaire dans 80 % des cas.

Les 40 millions de Français doivent désigner 8 millions de fonctionnaires comme délégués intermédiaires, et 2 millions d'étudiants licence 1, 2, 3 comme délégués intermédiaires Pédagogie. Ils doivent les accréditer, et c'est de cette façon-là que la population va fraterniser.

Concrètement, cinq étudiants en France doivent s'associer avec un policier, un militaire, un policier ou gendarme de réserve, un militaire ou gendarme de réserve. Et on aura donc 20 fonctionnaires associés à 5 étudiants, étudiantes.

C'est ça, l'auto-organisation. Et c'est ça aussi, structurellement, institutionnellement, la fraternisation révolutionnaire.

Les policiers doivent être dans leur quartier avec quatre personnes leur faisant confiance, étant leur club d'entraide, les ayant accrédités comme délégué intermédiaire.


« Je ne suis pas Macron » me répond un policier
devant ma pancarte « avec des sourires aux policiers »


« Je ne suis pas Macron », vient de me dire un policier républicain à qui je venais de montrer ma pancarte, en lui disant qu'ils avaient forcément cette pancarte dans leurs archives — « Pour une révolution pacifiée, avec des sourires aux policiers ». Et je lui dis : Macron et Nunez cherchent, eux, les affrontements. Il m'a répondu : « Je ne suis pas Macron. »

Effectivement, on a ici une manifestation débonnaire de plusieurs milliers de personnes, de quelques centaines de lycéens. C'est pas ultra massif. C'est une manifestation qui est très largement loin des grandes manifestations évaluées par la CGT à 40 000 personnes en 2010 ou au printemps 2023.

Mais c'est une manifestation débonnaire où, visiblement, les autorités préfectorales du Havre ont fait tout pour qu'il n'y ait aucune provocation de leur part.

Les cars de CRS sont d'une discrétion telle qu'on ne les a pas vus, alors que la manifestation vient de faire un trajet devant le lycée Jules Siegfried, en venant du lycée Porte Océane, en passant devant le lycée François 1er.

La manifestation est totalement débonnaire.

C'est au Havre.

Et la révolution pacifiée sera évidemment une révolution en limitant au maximum les affrontements.


"Finissez" me dit aimablement le policier municipal. J'expliquais les clubs d'entraide à 4 lycéennes L'accréditation DIB dans leur quartier donnerait aussi
aux policiers un soutien de leurs délégateurs


« Finissez », me dit le policier — cette fois-ci un policier de la police municipale. J'étais sur un morceau de l'avenue, à la sortie du Havre. « Finissez », me dit-il.

J'étais en train d'expliquer à quatre lycéennes qu'elles pourraient s'organiser en club d'entraide de quatre, en se répartissant santé, sécurité, écolonomie (écologie-économie), justice et pédagogie. Et elles auraient un ou une élève de terminale comme délégué intermédiaire, et un ou une étudiante de prépa comme délégué de base.

Je réponds — bah, il y avait les voitures qui étaient derrière, et le policier les bloquait justement. Donc je dis : on va arrêter là, en leur conseillant d'aller chercher les hashtags #1pour5 et #1pour25.

Et je continue à discuter avec le policier, à qui j'explique ma pancarte à ce moment-là. Et je lui explique la chose suivante.

Les policiers, actuellement, ont dans ces dernières années — 35, 50 — une moyenne de 2,5 par mois, suicides dans la police. S'il y avait de tels clubs d'entraide, un policier ou une policière serait délégué intermédiaire de base dans leur quartier, et les policiers ayant des états d'âme suicidaires seraient accrédités comme les autres, évidemment, mais ils auraient un soutien psychologique.

Et le policier écoutait de façon extrêmement attentive et extrêmement courtoise. À la suite de quoi j'ai quitté la manifestation pour aller poster tout ça.

samedi 22 août 2026

Du Laurion au CO2 : la consommation des privilégiés tue directement leurs victimes. Les trois piliers de la révolution mondiale sont urgents

par Yanick Toutain
22 août 2026


Du Laurion au CO2 : la consommation des privilégiés tue directement leurs victimes


1/3 — De Laurion au CO2 La consommation des privilégiés tuant leur victimes pour leur niveau de vie


La consommation des privilégiés tue directement les non-privilégiés. Quels exemples ?

Voilà le prompt que j'ai donné à Claude — qui m'a donné des exemples historiques très intéressants, mais moins pertinents, moins directs que celui que j'avais en tête, et auquel je voulais comparer ce que Claude a pu donner comme liste.

Claude a reconnu que mon exemple ne passait pas par un marché, ne passait pas par des famines liées à des processus de spéculation, et cætera, et cætera. Bref, je mettrai la réponse de Claude dans l'article avec vous.

Mon exemple était le suivant.

La Grèce. Athènes. Sa richesse, dans la Grèce antique. La richesse d'Athènes ne venait pas du commerce, des guerres, ou quoi que ce soit. La richesse d'Athènes, c'était les esclaves allant mourir dans les mines d'argent du Laurion.

C'est ça, la richesse d'Athènes — le summum de la culture européenne. Ils faisaient mourir des esclaves pour extraire l'argent qui était la richesse d'Athènes.

Et le CO₂, c'est la même chose. Il n'y a pas de médiation. C'est pour assurer le train de vie des 10 % les plus riches — qui donc émettent la moitié, 48 % du CO₂ — qu'il faut tuer des millions, des dizaines de millions, des centaines de millions, des milliards d'humains qui vont mourir de chaud.

C'est ça, ce qui se passe actuellement.

La quantité de chaleur mesurée — EEI, 1,67 W par mètre carré — double tous les 12 ans. Depuis l'an 2000, on est passé de 1 pour 1 000 à 2 pour 1 000 en 2012, à 4 pour 1 000 en 2024 — et on est à 5 pour 1 000. 1,67 joule par mètre carré à la seconde.

Voilà où on en est.

La consommation des riches implique la mort des pauvres. Une révolution est donc nécessaire.


Le dialogue avec Claude — 21 août 2026

Voici la réponse de Claude Fable 5 (Anthropic), annoncée dans la vidéo 1/3.

Yanick Toutain : La consommation des privilégiés TUE directement les non privilégiés. Quels exemples dans l'histoire ?

Claude Fable 5 :

Cinq mécanismes distincts, du plus documenté au plus contemporain.

1. Le détournement alimentaire — la nourriture part vers les solvables pendant que les producteurs meurent

— Irlande 1845-1849 : céréales, bétail, beurre et porc continuent d'être exportés vers l'Angleterre pendant toute la famine. ~1 million de morts. Le blocage n'est pas la disponibilité, c'est le pouvoir d'achat.
— Inde, Deccan et Madras 1876-1878 : sous Lytton, exportations de blé record vers la Grande-Bretagne au pic de la mortalité, camps de secours avec ration de travail inférieure à celle de Buchenwald (la comparaison est de Mike Davis). 5 à 12 millions de morts.
— Bengale 1943 : ~3 millions. Amartya Sen a établi que la récolte n'avait pas suffisamment chuté — les salaires de l'industrie de guerre de Calcutta font monter le prix du riz, les journaliers ruraux ne peuvent plus l'acheter. La consommation des uns est arithmétiquement la mort des autres.
— Algérie 1866-1868 : famine et typhus, plusieurs centaines de milliers de morts indigènes, pendant que la colonisation exporte du grain vers la métropole.
— Vietnam 1944-45 : 1 à 2 millions, réquisitions de riz et cultures forcées de jute et de ricin pour l'effort de guerre.
— Le Plan Faim (Hungerplan) : procès-verbal des secrétaires d'État du 2 mai 1941 — nourrir la Wehrmacht sur la Russie, avec la conséquence écrite noir sur blanc que des dizaines de millions d'hommes mourront de faim. C'est le seul cas où le calcul « ma consommation = ta mort » est consigné en clair dans un document administratif.

2. Le produit de luxe payé directement en vies

— Sucre et café : à Saint-Domingue, environ un million d'Africains débarqués pour une population de 465 000 en 1789. L'écart est la mortalité — elle finance les cafés de Paris et de Londres.
— Caoutchouc du Congo léopoldien : la demande vient du pneumatique (Dunlop 1888, boom du vélo puis de l'automobile). Quotas de latex, mains coupées comme justificatif de cartouches.
— Argent de Potosí et mercure de Huancavelica : la mita alimente les monnayages européens.
— Opium : pour payer le thé consommé en Angleterre, on impose l'opium à la Chine par deux guerres.

3. La privation d'accès — le luxe verrouille la ressource vitale

Enclosures et Black Act de 1723 (pendaison pour braconnage dans les forêts de chasse aristocratiques). Version actuelle : l'eau. Petorca au Chili (habitants ravitaillés par citerne pendant que les plantations d'avocats pompent la nappe), les roses du lac Naivasha, les fraises de Doñana.

4. La chaîne d'approvisionnement contemporaine

Amiante d'Eternit, Rana Plaza (1 138 morts en 2013 pour le prix du t-shirt), démantèlement naval à Chittagong et Alang, creuseurs du cobalt en RDC.

5. Le cas climatique — et il est le plus physiquement direct de tous

La climatisation est l'exemple pur : elle ne fait pas disparaître la chaleur, elle la sort de chez le riche et la met dans la rue du pauvre. Les mesures de Météo-France sur Paris donnent jusqu'à environ +2 °C en pleine nuit dans certaines rues en canicule. Le confort de l'un est, en degrés mesurables, la mort de l'autre — sachant que la mortalité de 2003 s'est concentrée sur les isolés, les derniers étages, ceux sans pièce fraîche.

Et le chiffre qui ferme votre démonstration : 4 434 tonnes de CO₂ émises en 2020 — soit les émissions d'une vie entière de 3,5 Américains moyens — causent un décès excédentaire dans le monde entre 2020 et 2100 (Bressler, Nature Communications 2021). Bressler précise lui-même que le chiffre est probablement très sous-estimé, puisqu'il ne compte que la mortalité liée à la chaleur, pas les inondations, tempêtes et pertes de récoltes.

Appliqué à votre calcul : ~2 600 GtCO₂ émises, dont ~50 % par les 10 % les plus riches, soit 1 300 GtCO₂ ÷ 4 434 t = environ 293 millions de morts. Chiffre indicatif — le coefficient de Bressler est calibré sur une tonne marginale de 2020, pas sur un stock historique — mais il donne l'ordre de grandeur : les 10 % les plus riches ont déjà dans leur passif un nombre de morts supérieur à celui de la Seconde Guerre mondiale, avec quatre fois plus de siècle à courir.

Ligne de partage à retenir : dans le cas du Plan Faim et de l'administration Lytton, l'intention est écrite. Dans les autres cas, elle se déduit du fait que les acteurs disposaient du chiffre et n'ont pas dévié.

Yanick Toutain : La comparaison la plus directe que j'avais sont les esclaves des mines du Laurion.

Claude Fable 5 :

Oui — et elle est plus forte que toutes celles que je vous ai listées, pour une raison précise : la chaîne causale n'a aucun intermédiaire de marché.

Dans l'Irlande de 1847 ou le Bengale de 1943, il faut passer par l'exportation, le prix, le pouvoir d'achat. Au Laurion, l'argent sort de la galerie et tombe directement dans la main du citoyen. Rien ne masque le transfert.

Les pièces

— Galène argentifère du cap Sounion. Puits jusqu'à ~120 m, galeries souvent sous le mètre — on y travaille couché. La durée de la journée est fixée par la lampe à huile, environ dix heures. Coupellation au plomb en surface : les ouvriers respirent la litharge.
— Thucydide (VII, 27) : plus de 20 000 esclaves passent à l'ennemi après l'occupation de Décélie en 413. Les estimations modernes de la main-d'œuvre du Laurion vont de 10 000 à 30 000 — pour un corps civique de 30 000 à 40 000 hommes adultes. Approximativement un mort en sursis par électeur. Votre rapport 10/90 a ici sa version 1/1.
— 483 av. J.-C. : le filon de Maroneia. L'assemblée était sur le point de se partager le produit — dix drachmes par tête selon Hérodote. Thémistocle fait voter 200 trières à la place. Salamine, puis l'empire, puis le misthos : indemnité de juré, indemnité d'assemblée, théorique. La démocratie salariée est littéralement financée par des poumons.

La pièce écrite, qui est l'équivalent exact du procès-verbal de 1941

Xénophon, Poroi (~355 av. J.-C.). Il rappelle que Nicias louait mille esclaves à Sosias le Thrace contre une obole par jour et par tête, effectif garanti constant — donc les morts remplacés au fil de l'eau, ligne comptable. Puis il propose que la cité achète elle-même des esclaves publics jusqu'à en posséder trois par citoyen, dont le loyer verserait à chaque Athénien une allocation quotidienne de subsistance.

C'est écrit sans la moindre gêne, dans un mémoire d'économie politique, par un homme respectable. Aucun euphémisme, aucune dissimulation — parce que les bénéficiaires n'avaient aucune raison de dissimuler. C'est le même régime documentaire que Backe en 1941 et que Lytton en 1877 : quand le rapport de force est total, le calcul « leurs corps = notre revenu » s'écrit en clair.

Où la comparaison casse — et c'est à votre avantage

L'esclave du Laurion vaut une obole par jour à Nicias. Il est exploité, donc il est compté, remplacé, entretenu au minimum. C'est un rapport meurtrier mais intéressé.

Sous le couvercle, celui qui meurt de chaud au Sahel ne rapporte rien à personne. Il n'est même pas une ligne de loyer. C'est le passage d'exploité à surnuméraire, que l'automatisation minière achève. Le Laurion est la forme directe et intéressée. Votre dossier décrit la forme directe et désintéressée — plus meurtrière, parce qu'aucun propriétaire n'a intérêt à ce que la victime survive jusqu'au lendemain.

Dernier élément : le plomb du Laurion est mesurable dans les carottes de glace du Groenland et dans les sédiments égéens. La consommation des privilégiés athéniens a laissé une signature planétaire détectable vingt-cinq siècles plus tard. C'est le premier couvercle.


2/3 — De Laurion au CO2 La lutte des classes c'est empêcher les riches de nous faire mourir de chaud


La lutte des classes — qui n'est pas le moteur de l'histoire — la lutte des classes, dans l'histoire, a toujours été la résistance contre la spoliation.

Les classes privilégiées, les classes parasites, voulant s'approprier la consommation de biens matériels ou de services.

L'esclavage en faisait partie — et l'esclavage induisait des morts. Des guerres pour protéger les privilégiés ont induit des morts. Mais des morts directes — on a le cas des mines du Laurion, la vidéo précédente.

Mais le CO₂, ce sont des morts directes.

La consommation des plus riches — en particulier les 10 % d'humains consommant le plus — leur consommation implique des émissions carbone délirantes : 48 %, la moitié des émissions carbone. Et donc la mort de chaud, et donc les famines pour les plus pauvres.

La lutte des classes implique maintenant une résistance contre la mort.

Il faut stopper les émissions carbone pour ne pas mourir.

Voilà l'état de la lutte des classes actuellement.


3/3 — Du Laurion au CO2 Egalisme+entraide, humanocratie et fraternisation révolutionnaire: 3 piliers


Ceux qui s'interrogent sur l'état actuel de la lutte des classes doivent raisonner à partir de l'année 1940 en France.

Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire en 1940 ? Il aurait fallu faire trois choses.

Premièrement : l'égalisme. C'est-à-dire se partager les ressources, faire des clubs d'entraide de quatre personnes choisissant leurs Délégués Intermédiaires plus ou moins clandestinement, et s'organisant donc quatre pour un — en se partageant les ressources disponibles.

Deuxièmement : l'humanocratie. C'est-à-dire la mise en place d'un système alternatif de représentation à la place de la démocratie — et à la place, bien évidemment, du régime de Pétain. En l'occurrence : quatre Délégués Intermédiaires choisissant un cinquième Délégué Intermédiaire pour être leur — le ou la — Délégué de Base — #1pour25. Et continuant la pyramide, pour un pouvoir plus ou moins clandestin.

Troisièmement : la fraternisation révolutionnaire. Il aurait fallu faire comme les trotskistes de Brest — c'est-à-dire non pas affronter l'armée allemande comme les staliniens, stupidement et de façon criminelle, sur ordre de Staline, l'ont fait — mais il fallait infiltrer l'armée allemande et recruter en son sein, comme l'ont fait les trotskistes de Brest. Renseignez-vous en ligne.

Donc, trois aspects : égalisme, humanocratie et fraternisation révolutionnaire avec les forces répressives.

Eh bien, on en est là en France et dans le monde entier, en 2026.

Voilà quels doivent être les trois piliers de résistance :

Égalisme — et donc totale abolition de tous les privilèges pour limiter au maximum les émissions carbone en France.

Humanocratie — pour instaurer un gouvernement humanocrate de délégués révocables, allant vers un gouvernement mondial de délégués révocables pour imposer les plafonds carbone nécessaires. Je l'avais fixé à 2,4 tonnes de CO₂ en 2007, le plafond pour l'époque.

Et fraternisation révolutionnaire avec les forces répressives, pour les recruter dans notre camp.

Voilà les trois piliers de la révolution à mettre en place.

dimanche 15 février 2026

Les assasins de Quentin ne sont pas des révolutionnaires Les cowboys antifas Black Blocs sont les fascistes de la formoisie

 par Yanick Toutain
15 février 2026



Les assasins de Quentin ne sont pas des révolutionnaires Cowboys antifas = fascistes de la formoisie

Un jeune d'extrême droite est mort à Lyon.

Qui l'a tué ?

Pour l'instant, les antifas sont accusés mais on n'en sait rien. J'ai fait vérifier par Grok que la bagarre a bien eu lieu 2h après la réunion et à 2 km plus loin.

Donc déjà les médias mentent.

Maintenant les antifas ?

Est-ce que c'est des révolutionnaires ?

Non. Non.

Ces gens ne sont absolument pas des révolutionnaires.

C'est quoi un révolutionnaire ?

Un révolutionnaire, c'est quelqu'un qui prépare la révolution.

Oui, mais c'est quoi une révolution ?

La révolution c'est disloquer une casemate, un bastion du secteur dominant de la classe dominante.

Mais les révolutions sont souvent volées.

Pourquoi ?

Parce qu'une vraie révolution réussie, c'est une révolution avec très peu de victimes, très organisée et donc avec les deux piliers indispensables.

L'organisation, donc les délégués révocables, donc des soviets ou des conseils ou des coordinations — le nom n'a aucune importance — ce sont des comités de délégués révocables à quota : un pour 500 en 1905, un pour 1000 en 1917. Le 12 mars.

Le quota remplace la zone géographique. Le quota indique le nombre de personnes ayant choisi leur délégué.e.

Et le deuxième pilier, la deuxième jambe d'une révolution réussie, c'est la fraternisation révolutionnaire. Le fait de recruter dans les forces répressives, dans le camp d'en face, des éléments ralliant la révolution.

C'est quoi les antifas ?

C'est quoi les black blocs ?

Ils n'ont aucune caractéristique révolutionnaire.

Ils ne sont pas occupés à faire des fraternisations révolutionnaires. Ils sont occupés à la saboter. Ils sont occupés à énerver la police.

Est-ce qu'ils préparent des soviets, des coordinations ? Non, absolument pas.

Alors, c'est qui ces gens-là ? Eh bien, c'est ça, c'est des fascistes. Mais c'est pas les fascistes de la bourgeoisie, c'est les fascistes de la classe des diplômés, de la formoisie.

Les black blocs, les antifas sont les fascistes de la pseudo gauche puisque la formoisie se prétend de gauche. Elle a pu l'être mais ne l'est plus — la formoisie fait la chasse aux révolutionnaires.

Demandez donc à Julie Amadis qui l'a révoquée de la fonction publique.


mercredi 9 avril 2025

Julie Amadis filmant la manif du 13 avril 2019 au #Havre Acte XXII des #GiletsJaunes ''Yanick Toutain appelant à faire comme les Algériens et les Soudanais en révolution, à faire fraternisation révolutionnaire avec les forces de l'ordre""

 Yanick Toutain appelant à faire comme les Algériens et les Soudanais en révolution, à faire fraternisation révolutionnaire avec les forces de l'ordre


"[Fraternisation révolutionnaire] avec la police au lieu de les huer.

Les Soudanais, les Algériens sont plus intelligents que certains Français.

Au lieu de huer la police, il faut les raller à nous.

Il faut raller la police.

Il faut rallier l'armée, comme au Soudan, comme en Algérie.

Il faut rallier les forces de sécurité.

Il faut raller les policiers qui rejoindront les manifestants.

Il faut rallier les militaires qui rejoindront les manifestants.

La tactique des imbéciles - chefs secrets des gilets jaunes - la tactique stupide de la provocation avec la police est une tactique macroniste.

Il faut cesser ces provocations envers la police.

Il faut faire comme au Soudan.

Il faut faire comme en Algérie.

Il faut rallier les forces de sécurité.

Il faut que cessent toutes les violences.

Il faut un service d'ordre interne.

Il faut des délégués de sécurité à l'intérieur des gilets jaunes.

Ça aurait dû être fait depuis le 17 novembre avec des délégués de sécurité, des correspondants sécurité.

Les violences auraient été impossibles pour Castaner.

Les violences auraient été impossibles pour Macron.

Il faut rallier les forces de l'ordre.

Ceux qui n'ont pas compris que les révolutions se font en ralliant les forces de l'ordre sont des imbéciles, des ignares ou ou des provocateurs au service du gouvernement.

Les black blocs sont en réalité des fascistes.

Les black blocs sont des fascistes au service du gouvernement.

Les black blocs ont saboté la fraternisation révolutionnaire !

Les black blocs sont au service de la Bourse.

Les black blocs sont au service de la bourgeoisie, d'ailleurs, pour une bonne part d'entre eux.

Il faut la fraternisation révolutionnaire.

Prendre exemple sur les Soudanais, prendre exemple sur les Algériens et s'organiser pour une véritable révolution humanocrate."