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mardi 29 juillet 2014

Espionnage et menaces policières au Havre : “Vous lui direz qu'il arrête d'insulter les gens sur internet” En janvier 2014, l'hôtel de police du Havre téléphone au patron d'un spot wifi restaurant turco-kurde « Bodrum » pour terroriser un blogueur activiste abolitionniste auteur de L'Havrais Vérité

L'Havrais Vérité
par Yanick Toutain
"Başbakan Erdoğan, orduyu kontrol etmek için çabalıyor.
O PKK'nın nötralize etmek istiyor.
Erdoğanin olmak istedigi
"İslamofaşizt Atatürk."
O gün geldiğinde, inekler eve."
"Le premier ministre Erdogan a voulu contrôler l'armée.
Il a voulu neutraliser le PKK.
Il veut devenir le Mustafa Kémal Ataturk version islamofasciste.
Cela arrivera quand les poules auront des dents. "
Est-ce à cause de ces propos que
 la connexion wifi du restaurant Le Bodrum
est espionnée par la police secrète du Havre ? 
Heurts entre manifestants et la police 
de Erdogan sur l'avenue Istiklal

“Vous lui direz qu'il arrête d'insulter les gens sur internet” 

Le restaurateur était ahuri : comment la police avait-elle eu ce numéro de téléphone ?
C'est en effet sous le nom de sa mère qu'il a encore la ligne de téléphone de son restaurant. Un sympathique Kebab que géraient ses parents avant lui et sa femme.
Et c'est en effet le nom de sa mère que le policier prononce au téléphone. 

« Mais comment ont-il eu le nom de ma mère »

Le patron du Bodrum, le sympathique Bülent Gozuacik était d'ailleurs plus ahuri de cette question que de la menace elle-même.
Il est vrai qu'il avait connaissance des pratiques de la police de Erdogan et ne se surprenait pas outre mesure de voir les méthodes fascistes de la Turquie être reproduites à l'identique en France.
(On peut lire les talents d'activiste occasionnel deBulent dans l'article anti-Erdogan)

D'autant plus qu'il connaît ce qu'ont vécu les générations précédentes. Des oncles, parents, grand-parents dont un grand nombre étaient des réfugiés politiques des années 70 qui avaient aspiré pour la Turquie à une réconciliation égalitariste entre toutes les composantes du pays. Tous n'étaient pas des marxistes-léninistes mais tous aspiraient à une Turquie partageuse où vivraient en pays Kurdes et Arméniens. Dans le respect du souvenir des oppressions historiques.
Pour le patront du Bodrum, voir au Havre les mêmes méthodes qu'utilise le tyran Erdogan contre Taksim contre le peuple turc n'était pas l'objet d'un grand étonnement.
Si, une chose l'intriguait : comment la police havraise (police nationale) pouvait-elle savoir que c'était depuis son établissement que l'auteur de ces lignes avait écrit certains de ses articles ?
Bulent avait rappelé ce numéro (en cliquant sur la touche dernier appel) et était effectivement tombé – me dit-il – sur l'hôtel de police.

UNE LIGNE SURVEILLEE PAR UNE POLICE SECRETE
PERMET DE SAVOIR DANS
QUELS BARS ET RESTAURANTS WIFI
SONT ECRITS LES ARTICLES DE CE BLOG


Cet appel menaçant « Vous lui direz qu'il arrête d'insulter les gens sur Internet » était la preuve de deux scandales absolu s
1° au Havre, quand vous écrivez des articles politiques, il existe un système d'espionnage qui permet d'identifier le lieu de l'émission des articles.
Au Havre, un blogueur politique est surveillé à un point tel que la police secrète sait non seulement où vous vous trouvez mais encore depuis quel spot vous avez écrit sur internet.


POURRIR LA VIE DES GENS :
 MENACER LES LIEUX OU VOUS VOUS RENDEZ

2° Mais ce premier scandale de surveillance ne suffit pas aux fascistes de l'Etat voyou sarkhollandiste de Manuel Valls, il faut, en plus, organiser un système de menaces.
Non seulement ces gens vous surveillent, mais en plus, ils tentent de vous pourrir la vie en se permettant de téléphoner aux gens chez qui vous prenez un café ou mangez une frite.

POURRIR LA VIE DES GENS : EN JANVIER 2014,
LA POLICE HAVRAISE ME DENIGRAIT AU TELEPHONE

En janvier 2014, cette police fasciste havraise (héritière du complot d'infiltration néonazi de 1983 cf l'article) téléphonait dans un kebap en janvier 2014 pour me pourrir la vie, et en juillet 2014 se permettait de me faire interpeller en public au Week-end, dans un bar havrais, et me conduire manu-militari à l'hôtel de police.
Tout cela est un projet délibéré de la police secrète de l'Etat voyou. DGSE qui protège les trafiquants de drogue MNLA, DCRI qui organise espionnage et provocations

En conclusion, c'est mon interpellation d'hier par la brigade anti-criminalité qui m'a prouvé que le procureur Nachbar n'avait strictement aucun respect de la moindre légalité que ce soit et qui a divisé par 100 les probabilités d'un hoax provocateur. C'est mon « arrestation » en public qui a réduit le 1% de doute sur cette affaire en 0,01% de probabilités que cette histoire ait pu être non pas une provocation directe mais une provocation par bobard.


Est-ce que c'est au cause de cet article que la connexion Wifi du Bodrum est espionnée par l'Hôtel de police du Havre ?

MERCREDI 5 JUIN 2013

1908 Türk devrimi: " Il n’y a qu’un moyen pour faire réussir la révolution turque, c’est de réunir autour d’un programme vraiment révolutionnaire et démocrate tous les éléments populaires de la Turquie" (Révolution Turque de 1908 Un texte de Christian Rakovsky)

" Il n’y a qu’un moyen pour faire réussir la révolution turque, c’est de réunir autour d’un programme vraiment révolutionnaire et démocrate tous les éléments populairesde la Turquie (...).


Est-ce que c'est au cause de cet article que la connexion Wifi du Bodrum est espionnée par l'Hôtel de police du Havre ?

DIMANCHE 2 JUIN 2013

2.013 Türk devrimi: "Nous resterons jusqu'à ce que Erdogan démissionne" (Révolution Turque de 2013)


par Yanick Toutain
Başbakan Erdoğan, orduyu kontrol etmek için çabalıyor.
O PKK'nın nötralize etmek istiyor.
Erdoğanin olmak istedigi
"İslamofaşizt Atatürk."
O gün geldiğinde, inekler eve.
"Le premier ministre Erdogan a voulu contrôler l'armée.
Il a voulu neutraliser le PKK.
Il veut devenir le Mustafa Kémal Ataturk version islamofasciste.
Cela arrivera quand les poules auront des dents. "
"Nous resterons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Tayyip démissionne."
Taylan, jeune militant d'extrême-gauche dont le corps
porte les stigmates de trois jours d'intense lutte
contre les force de police n'en démord pas. (JDD 2/6/13)

"La manifestation était inhabituelle en ce qu'elle réunissait
jeunes et vieux, militants de droite et gauchistes
ainsi que les nationalistes Turcs et les Kurdes."

(commentaire étonné de 
à Istanbul
 journaliste du Gardian britannique)

Le régime islamofasciste de Tayyip Erdogan
a réussi à construire l'unité contre lui !

mardi 29 juillet 2014

L'avis du Petit Futé sur LE BODRUM


Le Bodrum est un must en matière de kebab. Proche de la plage, au pied de l'église Saint-Vincent le Bodrum est un spécialiste du « dômer-kebab » et de la pizza turque - lamacun. Le « pide mixte » est pour sa part un subtil mélange de fromage, saucisse turque, poivrons, tomates, champignons et viande haché. On mange sur place ou on emporte. On peut même faire ses paninis ou dômers soi-même.

mercredi 5 juin 2013

1908 Türk devrimi: " Il n’y a qu’un moyen pour faire réussir la révolution turque, c’est de réunir autour d’un programme vraiment révolutionnaire et démocrate tous les éléments populaires de la Turquie" (Révolution Turque de 1908 Un texte de Christian Rakovsky)

" Il n’y a qu’un moyen pour faire réussir la révolution turque, c’est de réunir autour d’un programme vraiment révolutionnaire et démocrate tous les éléments populaires de la Turquie (...).
Mais le parti « jeune turc » sera-t-il en état d’accomplir cette union ?
En effet, quel est le caractère social du mouvement jeune turc ? Le peuple des campagnes et le prolétariat turcs sont encore sous l’influence du clergé. La bourgeoisie musulmane, parmi laquelle les jeunes turcs comptent quelques sympathies, est sans grande importance. Une longue évolution historique a transformé la bourgeoisie turque en caste des militaires et fonctionnaires, tandis que c’est la bourgeoisie chrétienne qui s’occupe de l’industrie et du négoce.
De cette manière, le seul milieu où les jeunes turcs sont populaires, c’est celui de l’armée et de la bureaucratie. Ces deux éléments peuvent garantir à une révolution un succès aussi prompt que passager. Mais une manœuvre habile du sultan, appelant au pouvoir le plus grand nombre possible des jeunes turcs, peut désorganiser et compromettre tout le mouvement."
On voit l'intelligence proto-néomarxiste de ces militants archéo-marxistes. Ils ne résumaient pas toute la situation politique à une opposition binaire : méchants capitalistes et gentil prolétariat avec des fantômes au milieu.
L'ami de Trotsky aurait même été capable de conceptualiser la formoisie et d'en voir le rôle contradictoire dans les révolutions.
Ce texte, chaque manifestant de la place Taksim devrait le lire !
Comme il devrait lire l'article qui actualise cette problématique :

dimanche 2 juin 2013

2.013 Türk devrimi: "Nous resterons jusqu'à ce que Erdogan démissionne" (Révolution Turque de 2013)


par Yanick Toutain
Başbakan Erdoğan, ordunun kontrol etmek için çabalıyor.
O PKK'nın nötralize etmek istedim.
Erdoğan olmak istedim "İslamofaşizt Atatürk."
O gün geldiğinde, inekler eve.
"Le premier ministre Erdogan a voulu contrôler l'armée.
Il a voulu neutraliser le PKK.
Il veut devenir le Mustafa Kémal Ataturk version islamofasciste.
Cela arrivera quand les poules auront des dents. "
"Nous resterons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Tayyip démissionne."
Taylan, jeune militant d'extrême-gauche dont le corps
porte les stigmates de trois jours d'intense lutte
contre les force de police n'en démord pas. (JDD 2/6/13)

"La manifestation était inhabituelle en ce qu'elle réunissait
jeunes et vieux, militants de droite et gauchistes
ainsi que les nationalistes Turcs et les Kurdes."

(commentaire étonné de
à Istanbul
journaliste du Gardian britannique)

C'est en effet la classe formoise qui est la pire ennemi de la Révolution Turque de 2013 : cette classe de spoliateurs se prétend rebelle quand elle ne veut que des miettes supplémentaires de la bancocratie !
Quand l'urgence est de former une pyramide de délégués révocables, ceux qui se défoulent dans des affrontements stériles sont des obstacles à la révolution.

"VOICI LA TURQUIE AUSSI ENTREE
DANS LE MOUVEMENT REVOLUTIONNAIRE" (C.R.)

"Après la Russie et la Perse, voilà la Turquie aussi entrée dans le mouvement révolutionnaire. Mais, ce qui caractérise la Révolution turque, c’est sa rapide évolution et son succès prompt, au moins en apparence. Dans l’espace de deux semaines, l’armée en révolte devient la maîtresse du gouvernement en Macédoine. Le sultan, effrayé, s’empresse d’accorder une constitution ou, plutôt, de rétablir celle de 1876. ainsi, voilà la dernière autocratie en Europe renversée." (...)

CE PARTAGE, AVANT LA MORT,
DE LA SUCCESSION DE "L'HOMME MALADE"
S'ACCOMPLIT AVEC UN GRAND SUCCES, 

"Incontestablement, si quelqu’un est intéressé à une solution définitive de cette question, c’est, après les populations de l’Orient turc, le prolétariat. La Turquie d’aujourd’hui est un champ ouvert aux menées capitalistes et impérialistes de tous les pays. Tous, en attendant la dislocation de cet empire, pour s’emparer d’une partie de ses territoires, cherchent à prendre dès à présent une plus grande place dans la maison, à se faire octroyer plus de concessions et de privilèges. Et il faut reconnaître que ce partage, avant la mort, de la succession de « l’homme malade » s’accomplit avec un grand succès.
Grâce à un sultan qui ne songe qu’à sa propre conservation et à une bureaucratie despotique, ignorante et vénale, les oiseaux de proie de tous les pays, les représentants du capitalisme triomphant, ont réussi à établir leurs nids dans tous les coins de ce vaste empire. D’autre part, en foule bariolée, les propagandes nationalistes, bulgare, roumaine, serbe, grecque et autres, cherchent par le glaive, le feu et l’argent à élargir leur sphère d’influence.
Et tout ceci aux dépens des peuples de la Turquie, abandonnés de tous et à tous, luttant seuls avec leur désespoir et leur impuissance contre la tyrannie du sultan, les intrigues de leurs co-nationaux des autres pays et les appétits insatiables des puissances dites protectrices.

UNE REVOLUTION QUI DONNERAIT L'INITIATIVE ET
LA LIBERTE D'ACTION AUX PEUPLES DE TURQUIE....
APPORTERAIT PAR CELA MEME LA SOLUTION DE LA QUESTION D'ORIENT  (C.R.)

Une révolution qui donnerait l’initiative et la liberté d’action aux peuples de la Turquie en refoulant ou en réduisant l’influence de tous ces facteurs néfastes, apporterait par cela même la solution de la question d’Orient.
Seule, une Turquie régénérée, démocratique et forte, pourrait répéter avec succès le fameux : « A bas les pattes ! » de Gladstone, et ainsi couper court à tous les appétits que son état de décomposition provoque chez des voisins proches et éloignés.
Les conséquences, pour la paix et pour la cause du prolétariat qu’un tel changement apporterait sont incalculables. En général, il faut dire – et c’est ici la grande importance historique du réveil de tous les peuples d’Orient et d’Extrême Orient – que le refoulement de l’impérialisme agressif et cupide de l’Empire capitaliste fera ressortir avec une plus grande clarté la nécessité de chercher dans une autre organisation de travail national la solution des difficultés que créent la surproduction et l’anarchie capitalistes.
La soupape coloniale n’existant plus, il faudra, bon gré mal gré, chercher la véritable solution de la justice sociale.
"

LA FORMOISIE BUREAUCRATIQUE ET LA FORMOISIE MILITAIRE


 Le texte de Christian Rakovski fait révélateur : c'est la formoisie bureaucratique et la formoisie militaire qui étaient les deux principaux soutiens des Jeunes Turcs .
On retrouve les mêmes débats que ceux qui eurent lieu au Burkina-Faso, en Guinée Conakry et, récemment, au Mali : Etaient-ce des révolutions ou des coups d'Etat ?
C'est le concept de formoisie, de formoisie militaire, de formoisie bureaucratique qui éclairent cela :
Il est indéniable que 1983 fut l'année de la Révolution Burkinabé de 1983.
Il tout aussi indéniable que mars 2012 fut le mois de la Révolution Malienne de mars 2012. Quand bien même la formoisie malienne refuse de l'admette et qu'elle utilise le vocabulaire "Coup d'Etat" de l'impérialisme.

La révolution du 24 juillet 1908

En 1908, le Sultan s'inquiète de l'agitation qui règne dans l'Empire et envoie des agents pour enquêter sur les « Jeunes-Turcs » en Macédoine.
Manifestation contre le Sultan
à Istanbul, 1908
Se sachant découverts, des officiers membre du CUP encouragent les mutineries et se lancent dans une guérilla avec le soutien d'une partie de la population. Niazi, l'un des dirigeants du CUP, quitte avec son unité la ville de Resne et se retranche dans les montagnes de la Macédoine méridionale. Enver Pacha se dépêche de publier un manifeste dénonçant l'autoritarisme du Sultan et annonce le début de la révolution. Pourtant, rien n'est vraiment organisé, le CUP comptant à peine trois cents membres et la réaction de l'armée demeure inconnue. Abdülhamid II intervient en dépêchant un régiment pour combattre les rebelles, mais les soldats fraternisent avec les insurgés. Le Sultan donne alors l'ordre d'envoyer une division d'élite en Macédoine, mais celle-ci refuse de marcher. Par la suite il appelle des troupes spéciales de l'intérieur de l'Anatolie, mais comme pour les autres unités, elles se solidarisent avec les révolutionnaires. Des soulèvement de civils encadrés par le CUP se produisent partout en Macédoine obligeant le Sultan à céder. Le 24 juillet, Abdülhamid II restaure la constitution de 1876 et annonce la tenue d'élections en décembre, que le CUP remporte de manière écrasante. Les chefs du CUP se donnent alors pour tâche principale de régénérer l'Empire en lui appliquant des institutions calquées sur celles des États occidentaux. Mais la structure ethnique, sociale et religieuse de l'Empire ottoman n'a rien de semblable avec celle des autres États européens, du fait de l'existence de fortes minorités nationales. Il est alors difficile pour les Jeunes-Turcs de réunir les Grecs, les Turcs, les Arméniens, les Kurdes et les Arabes au sein d'un même État. Norbert Von Bischoff affirme que « chacun de ces hommes appartenait à un monde physique et spirituel différent de celui de ses voisins et n'avait, avec ses collègues, aucune idée commune sur la forme et la mission de l'État à créer »4.
Néanmoins, les Jeunes-Turcs n'ont pas le temps d'appliquer leur programme, car ils font face au retour de nombreux vieux politiciens qui avaient été exilés par Abdülhamid II ; il y a parmi eux des grands vizirs, des princes, des ministres, de hauts fonctionnaires… Ceux-ci profitent des élections pour évincer les révolutionnaires du CUP et prendre le contrôle du parti. Les artisans de la révolution quittent alors l'Anatolie, Niazi vers l'Albanie où il se fait assassiner, et Enver à Berlin où il a été nommé attaché militaire. La corruption est alors à son comble, et des mutineries éclatent en Albanie et en Arabie. Six mois après la promulgation de la Constitution, la situation est pire qu'elle ne l'a jamais été.
En avril 1909, constatant que l'anarchie grandit de jour en jour, des partisans du Sultan retrouvent de l'assurance. Ils dépêchent partout des prêtres et des hodjas[Quoi ?] pour convaincre la population que le but des Jeunes-Turcs est la destruction de l'islam et du califat. Les régiments de la garnison d'Istanbul se mutinent, et des islamistes et des cadets de l'armée tentent de réaliser une contre-révolution pour dissoudre, entre autres, le parlement et pour arrêter plusieurs membres du CUP. Ils réclament le retour du pouvoir du Sultan, l'abolition de la constitution et la mise en place d'un régime islamiste dur. La situation est alors très grave pour le CUP qui vient de se faire expulser d'Istanbul ; les officiers appellent alors l'armée de Macédoine dirigée par un général d'origine arabe, Mahmoud Chevket. Ce dernier donne l'ordre à la deuxième et à la troisième armées de marcher sur Istanbul ; elles y pénètrent le 24 avril 1909.
Enver, revenu en toute hâte de Berlin, commande le détachement de la cavalerie de la première division mixte ; quant à Mustafa Kemal, il occupe les fonctions de chef d'état-major. Il est possible que le Sultan ait alors manipulé cette opposition islamiste, en particulier les étudiants des Softa[Quoi ?], fer de lance de l'opposition. Le Sultan Abdülhamid II se fait alors interner dans la villa Allatini à Salonique et il est remplacé par son frère Mehmed V (1909-1918) qui n'aura aucun pouvoir réel, marquant la fin de la monarchie absolue ottomane.
Les Jeunes-Turcs rendent alors à l'Empire ottoman sa constitution, et lui donnent une devise empruntée à la France, « Liberté, Égalité, Fraternité », qui laisse dans un premier temps espérer un avenir meilleur aux minorités de l'Empire.

Les Jeunes-Turcs arrivent au pouvoir

Ismail Enver (Enver Pacha)
Avec l'exemple de l'Égypte comme avertissement, les Jeunes-Turcs ont dû moderniser les communications de l'Empire et les réseaux de transport (qui se fondaient toujours sur des caravanes de chameaux) sans se placer entre les mains des conglomérats et des banquiers européens. Les Européens possédaient déjà le réseau de chemins de fer (5.991 kilomètres de chemins de fer à voie unique dans la totalité des territoires de l'Empire ottoman en 1914), et depuis 1881 l'administration de la dette extérieure avait été transférée de l'Empire ottoman, l'homme malade de l'Europe aux mains des Européens.
 


L'auteur de l'article est un compagnon de route de Léon Trotsky. Il fut un internationaliste citoyen du monde.

UN REVOLUTIONNAIRE SANS FRONTIERES : Christian Rakovski

Christian Rakovski
Кръстьо Раковски
Xристиян Георгиевич Раковски
Cristian Racovski
Description de l'image  Rakovsky01.jpg.
Naissance 13 août 1873
Gradets, Bulgarie
Décès 11 septembre 1941 (à 68 ans)
Orel, Union des républiques socialistes soviétiques
Profession Révolutionnaire, Médecin, journaliste, politicien et diplomate
Christian Georgiévitch Rakovski (né Khristo Gheorghev Stantchev, 13 août 1873, Kotel, Bulgarie11 septembre 1941, Moscou, URSS) est un médecin, citoyen roumain d'origine bulgare, socialiste révolutionnaire devenu ensuite homme politique et diplomate soviétique. Militant connu de la Deuxième Internationale avant la Première Guerre mondiale, principale figure du mouvement socialiste roumain, ce médecin polyglotte, journaliste et militant traversa de nombreux pays d'Europe et fut expulsé de plusieurs d'entre eux pour ses activités politiques. Ami de Léon Trotski durant toute sa vie, il participa à la conférence de Zimmerwald. Emprisonné par les autorités roumaines, il s’enfuit vers la Russie où il rejoignit le parti bolchévique après la révolution d’octobre 1917. Par la suite, il fut l'un des membres fondateurs de l'Internationale communiste, il devint chef du gouvernement de la République socialiste soviétique ukrainienne. Il prit part à la conférence de Gênes en 1922. Il fut ambassadeur soviétique à Londres et à Paris. Il s’opposa à Joseph Staline et rallia l’Opposition de gauche. Se soumettant à l’autorité de Staline en 1934, il fut brièvement réintégré. Rakovski fut néanmoins impliqué dans le procès des vingt et un (une partie des procès de Moscou), emprisonné et exécuté par le NKVD pendant la Seconde Guerre mondiale.

extrait de sa biographie antérieure à 1908 et à la rédaction de son article :

À dix-sept ans, ce brillant jeune homme, charmeur et polyglotte, alla étudier la médecine à Genève où il ne tarda pas à rencontrer de nombreux exilés politiques socialistes, à commencer par le russe Gueorgui Plekhanov et la jeune Rosa Luxemburg. En quelques années, étudiant en Suisse, en Allemagne puis en France, il se fit connaître et apprécier de l'ensemble du mouvement socialiste européen. Influent parmi les petites communautés d'étudiants bulgares exilés, il fut dès 1893 délégué au congrès de la Deuxième Internationale à Zurich où il eut l'occasion de rencontrer le vieil Engels. L'année suivante, il devint correspondant du Vorwärts, le principal quotidien social-démocrate allemand et entretint une relation amicale avec Wilhelm Liebknecht. Expulsé de Prusse comme « anarchiste », Christian Rakovski termina ses études de médecine en France. C'est là qu'il soutint sa thèse en 1896.
En Suisse, Rakovski s'était lié avec une étudiante socialiste russe, Elisaveta Pavlovna Ryabova. C'est par elle qu'il s'intéressa d'abord à la Russie. Ils se marièrent en 1898. La même année, il fut incorporé comme lieutenant médecin dans l'armée roumaine. Après son service militaire, Christian Rakovski tenta de s'établir à Saint-Pétersbourg. Rapidement expulsé pour ses activités politiques, il ne put revenir qu'au prix d'un important pot-de-vin. Mais, en 1901, sa femme mourut en couches avec son nouveau-né.
Séjournant en France entre 1902 et 1904, Christian Rakovski se fit connaître et apprécier dans le mouvement socialiste français. Il devint correspondant pour les Balkans de l'Humanité, le quotidien nouvellement fondé par Jean Jaurès. Il tenta vainement d'obtenir la nationalité française.

À la tête du mouvement socialiste roumain

De retour en Roumanie, Christian Rakovski s'impliqua totalement dans le soutien aux mouvements de grève qui secouèrent le pays à partir de 1905. Influencés par les événements qui se déroulaient au même moment en Russie, des milliers d'ouvriers de la jeune industrie roumaine exigèrent des augmentations de salaire et une amélioration de leurs conditions de travail, malgré les violences policières et l'envoi de la troupe contre eux. Rakovski contribua au développement des syndicats roumains notamment en organisant un congrès ouvrier.
En mars 1905, il lança un hebdomadaire socialiste, România muncitoare (La Roumanie ouvrière), dont l'activité fut le noyau autour duquel se regroupa le futur parti social-démocrate de Roumanie, fondé en 1910.
Pendant l'été 1905, les marins mutinés du cuirassé Potemkine, en partie d'origine moldave se réfugièrent à Constanţa, en Roumanie. Rakovksky dépensa beaucoup d'énergie pour prendre leur défense, exiger du gouvernement roumain qu'il leur accorde l'asile politique et faire connaître leur histoire au monde entier. Le gouvernement accorda lasile, mais rendit au Tzar son cuirassé. Rakovksky fournit personnellement de l'aide et du travail à certains d'entre eux.
Début 1907, une importante révolte paysanne, impliquant des milliers de villages et plus de quarante mille insurgés, éclata en Roumanie en raison de mauvaises récoltes et du système des grandes propriétés: les aristocrates, résidant dans la capitale ou à l'étranger, sous-louaient leurs immenses domaines à des exploitants (souvent grecs, juifs ou arméniens, d'où le qualificatif non-sourcé de pogrom parfois donné à cette révolte) qui pressuraient les paysans jusqu'au bord de la famine, vendant les grains à des firmes agro-alimentaires internationales (notamment allemandes et britanniques). Les insurgés désespérés prirent d'assaut les manoirs des propriétaires, les offices des sous-loueurs, des mairies, des préfectures, des entrepôts ferroviaires. Le gouvernement libéral du roi Carol, mena une répression féroce contre les paysans révoltés qui fit 11 000 morts parmi les insurgés. Le journal de Rakovski prit courageusement position en faveur des insurgés, invitant les soldats à ne pas tirer sur les paysans et même à les rejoindre avec armes et bagages.
Craignant son activité révolutionnaire, le gouvernement roumain prit prétexte de l'origine bulgare de Rakovski pour le déchoir, en toute illégalité, de la nationalité roumaine fin 1907, au moment où il se trouvait à Stuttgart pour un congrès de l'Internationale. Des protestations s'élevèrent contre cette décision dans la presse socialiste européenne. Christian Rakovski n'était pas particulièrement attaché à sa nationalité roumaine, mais il tenait à mener le combat politique pour sa réintégration. En 1909, il tenta de rentrer clandestinement en Roumanie et fut refoulé. Une manifestation ouvrière en sa faveur eut lieu, qui fut brutalement réprimée. Finalement, en 1912, au terme d'une longue bataille juridique, Christian Rakovski recouvra sa nationalité, juste à temps pour dénoncer les Guerres balkaniques de 1912-1913.


DEBUT
"Le Socialisme", 1 août 1908.
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La révolution turque

Kh. Rakovsky


Après la Russie et la Perse, voilà la Turquie aussi entrée dans le mouvement révolutionnaire. Mais, ce qui caractérise la Révolution turque, c’est sa rapide évolution et son succès prompt, au moins en apparence. Dans l’espace de deux semaines, l’armée en révolte devient la maîtresse du gouvernement en Macédoine. Le sultan, effrayé, s’empresse d’accorder une constitution ou, plutôt, de rétablir celle de 1876. ainsi, voilà la dernière autocratie en Europe renversée. Le mot du général Ignatief, ambassadeur russe à Constantinople, à l’époque où fut proclamée la première constitution turque. « Nous ne permettrons pas que la Russie reste le seul pays sans constitution en Europe », n’a plus aucune raison d’être. Théoriquement, au moins, toute l’Europe est aujourd’hui constitutionnelle.
Mais, si les changements en Turquie présentent un intérêt général, c’est en rapport avec la trop fameuse question d’Orient.
Sommes-nous à la veille de sa solution et par conséquent de la suppression d’une des plus grandes causes de guerre ?
Incontestablement, si quelqu’un est intéressé à une solution définitive de cette question, c’est, après les populations de l’Orient turc, le prolétariat. La Turquie d’aujourd’hui est un champ ouvert aux menées capitalistes et impérialistes de tous les pays. Tous, en attendant la dislocation de cet empire, pour s’emparer d’une partie de ses territoires, cherchent à prendre dès à présent une plus grande place dans la maison, à se faire octroyer plus de concessions et de privilèges. Et il faut reconnaître que ce partage, avant la mort, de la succession de « l’homme malade » s’accomplit avec un grand succès.
Grâce à un sultan qui ne songe qu’à sa propre conservation et à une bureaucratie despotique, ignorante et vénale, les oiseaux de proie de tous les pays, les représentants du capitalisme triomphant, ont réussi à établir leurs nids dans tous les coins de ce vaste empire. D’autre part, en foule bariolée, les propagandes nationalistes, bulgare, roumaine, serbe, grecque et autres, cherchent par le glaive, le feu et l’argent à élargir leur sphère d’influence.
Et tout ceci aux dépens des peuples de la Turquie, abandonnés de tous et à tous, luttant seuls avec leur désespoir et leur impuissance contre la tyrannie du sultan, les intrigues de leurs co-nationaux des autres pays et les appétits insatiables des puissances dites protectrices.
Une révolution qui donnerait l’initiative et la liberté d’action aux peuples de la Turquie en refoulant ou en réduisant l’influence de tous ces facteurs néfastes, apporterait par cela même la solution de la question d’Orient.
Seule, une Turquie régénérée, démocratique et forte, pourrait répéter avec succès le fameux : « A bas les pattes ! » de Gladstone, et ainsi couper court à tous les appétits que son état de décomposition provoque chez des voisins proches et éloignés.
Les conséquences, pour la paix et pour la cause du prolétariat qu’un tel changement apporterait sont incalculables. En général, il faut dire – et c’est ici la grande importance historique du réveil de tous les peuples d’Orient et d’Extrême Orient – que le refoulement de l’impérialisme agressif et cupide de l’Empire capitaliste fera ressortir avec une plus grande clarté la nécessité de chercher dans une autre organisation de travail national la solution des difficultés que créent la surproduction et l’anarchie capitalistes.
La soupape coloniale n’existant plus, il faudra, bon gré mal gré, chercher la véritable solution de la justice sociale.
Mais, en dehors, de cette conséquence générale et éloignée, la Révolution turque en aurait d’autres plus immédiates et plus pratiques au point de vue de la politique extérieure de tous les groupes balkaniques et occidentaux dont la vie est liée à celle de la Turquie. Ce sera une détente générale et peut-être une cause de diminution des armements.
C’est pourquoi, nous le répétons, le prolétariat devrait saluer avec enthousiasme la Révolution turque.
Mais, sommes-nous en présence d’une révolution ou d’un pronunciamiento militaire sans grandes conséquences ? L’avenir proche nous le dira. Pourtant, il nous semble que, dès son commencement, la Révolution turque montre une très dangereuse tendance de déviation.
Il est incontestable que le seul moyen d’apaiser la Turquie, agitée par tant de passions, c’est la liberté la plus large possible. Il n’y a qu’elle qui, satisfaisant les revendications justes des divers peuples de l’empire, peut les unir dans un esprit de solidarité commune. Malheureusement la puissance des jeunes turcs est, sous ce rapport, complètement insuffisante. La constitution de 1876, dont ils ont demandé et obtenu le rétablissement, laisse beaucoup à désirer. Elle laisse le pouvoir du sultan autocrate presque intact.
D’un autre côté, les jeunes turcs, frappés sans doute de l’état de décomposition dans lequel se trouve l’empire, n’ont en vue qu’une chose : fortifier à outrance le pouvoir central. A la place du sultan autocrate il y aurait une oligarchie non moins autocrate. Or, il n’y a pas un pays qui se prête moins à un tel régime que la Turquie avec la diversité des langues, des mœurs et des conditions sociales et économiques que présentent ses diverses provinces. Et c’est ici précisément le grand écueil que les jeunes turcs ne veulent pas voir. Ils ne veulent pas comprendre cette vérité historique que c’est seulement dans la fédération de tous les peuples de l’empire que gît son salut et que l’ancien mot « autonomie ou anatomie » – c’est-à-dire fédération ou démembrement – reste aujourd’hui beaucoup plus vrai que jamais.
En effet, actuellement, après tant de luttes sanglantes, les peuples de la Turquie subiront encore moins qu’il y a trente-deux ans la tyrannie d’un pouvoir central mi-absolutiste que nous promet la Constitution de 1876. Nous n’ignorons pas les difficultés dont est hérissée la voie de la révolution turque, mais les jeunes turcs aggravent eux-mêmes les difficultés en s’empressant de pactiser avec Abdul-Hamid. C’est le pacte avec le diable qui, nous le craignons, sera fatal au mouvement. Il n’y a qu’un moyen pour faire réussir la révolution turque, c’est de réunir autour d’un programme vraiment révolutionnaire et démocrate tous les éléments populaires de la Turquie sans distinction de race et de religion.
Mais le parti « jeune turc » sera-t-il en état d’accomplir cette union ?
En effet, quel est le caractère social du mouvement jeune turc ? Le peuple des campagnes et le prolétariat turcs sont encore sous l’influence du clergé. La bourgeoisie musulmane, parmi laquelle les jeunes turcs comptent quelques sympathies, est sans grande importance. Une longue évolution historique a transformé la bourgeoisie turque en caste des militaires et fonctionnaires, tandis que c’est la bourgeoisie chrétienne qui s’occupe de l’industrie et du négoce.
De cette manière, le seul milieu où les jeunes turcs sont populaires, c’est celui de l’armée et de la bureaucratie. Ces deux éléments peuvent garantir à une révolution un succès aussi prompt que passager. Mais une manœuvre habile du sultan, appelant au pouvoir le plus grand nombre possible des jeunes turcs, peut désorganiser et compromettre tout le mouvement.
Les jeunes turcs auraient pu trouver un appui solide dans la bourgeoisie et le prolétariat chrétiens de la Turquie, mais auront-ils la clairvoyance et le courage moral pour un tel acte ?
De même ils auraient pu entraîner les masses musulmanes par la promesse de réformes sérieuses. L’avenir nous montrera s’ils en sont capables. De leur attitude en tout cas dépendra que la révolution turque ne soit pas un replâtrage, mais un mouvement fertile en conséquences politique et sociale pour l’humanité entière.



COMPLEMENTS
LIRE AUSSI

Histoire de la Turquie


Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'histoire de la République turque de 1923 à nos jours. Pour l'histoire du territoire antérieure à 1923, voir Empire ottoman, Empire byzantin et Histoire de l'Anatolie.

dimanche 2 juin 2013

2.013 Türk devrimi: "Nous resterons jusqu'à ce que Erdogan démissionne" (Révolution Turque de 2013)


par Yanick Toutain
Başbakan Erdoğan, orduyu kontrol etmek için çabalıyor.
O PKK'nın nötralize etmek istiyor.
Erdoğanin olmak istedigi
"İslamofaşizt Atatürk."
O gün geldiğinde, inekler eve.
"Le premier ministre Erdogan a voulu contrôler l'armée.
Il a voulu neutraliser le PKK.
Il veut devenir le Mustafa Kémal Ataturk version islamofasciste.
Cela arrivera quand les poules auront des dents. "
"Nous resterons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Tayyip démissionne."
Taylan, jeune militant d'extrême-gauche dont le corps
porte les stigmates de trois jours d'intense lutte
contre les force de police n'en démord pas. (JDD 2/6/13)

"La manifestation était inhabituelle en ce qu'elle réunissait
jeunes et vieux, militants de droite et gauchistes
ainsi que les nationalistes Turcs et les Kurdes."

(commentaire étonné de
à Istanbul
journaliste du Gardian britannique)

Le régime islamofasciste de Tayyip Erdogan
a réussi à construire l'unité contre lui !


L'agression policière des manifestants pacifiques par les hordes policières de l'islamofasciste Erdogan a eu un résultat totalement imprévu pour lui : Les quelques dizaines de militants écologistes et gens du quartier de la place Taksim  de mardi dernier sont devenus des dizaines de milliers.
Il a fallu pour cela que l'attaque de jeudi matin montre le vrai visage des chiens de garde du capital.
Le jeune trentenaire cité précédemment en a fait les frais :
Le bras en écharpe et l'arcade sourcilière éclatée, ce trentenaire, ouvrier, a été touché à deux reprises par les cartouches de gaz lacrymogène, tirées systématiquement à hauteur d'homme par les policiers anti-émeute. "Cela fait trois jours que je dors dans le parc. Je vais continuer" assure-t-il, épuisé. (JDD)
Mais ils frappent indistinctement tous les groupes sociaux, toutes les parties de la population.
La bêtise de ce régime est tellement grande que l'intermédiaire qui avait servi à Erdogan pour négocier avec Ocalan et le PKK pour la réintégration de cette formoisie kurde ans le dispositif bourgeois- Sırrı Süreyya Önder - a lui-même été blessé pendant les manifestations.
Sırrı Süreyya Önder (born 7 July 1962) is a Turkish film director, actor, screenwriter, columnist and politician. Elected into the parliament as an independent but backed by the Peace and Democracy Party (BDP) following the Turkish general election, 2011, he later joined the BDP.[1][2][3]
Le Gardian rapporte que ce leader (non-Kurde) du Parti Kurde pour la Paix et la Démocratie (BDP) a été blessé par une grenade lacrymogène et conduit à l'hôpitaml
In Istanbul, Sirri Süreyya Önder, an MP from the Kurdish BDP party, was taken to hospital after he was reportedly hit in the shoulder by a tear gas cartridge.

Sırrı Süreyya Önder hastaneden çıktı: Bunun altından kalkamazlar. Hesabını soracağız

Taksim Meydanı'nda oturma eylemi yapan gruba yapılan son müdahalede biber gazı kapsülü ile sırtından vurulan BDP İstanbul milletvekili Sırrı Süreyya Önder hastaneden çıktı. Hastane çıkışı konuşan Önder 'Bunun altından kalkamazlar. Hesabını soracağız' dedi

Ce membre de l'innovoisie turque avait cautionné une opération politique de trahison des pauvres Kurdes (et Turcs) (Solution process (Turkish: Çözüm süreci),[1] ) semblable à celle-conduite par les dirigeants formois de l'IRA : abandonner l'imbécile lutte armée pour accorder des privilèges impérialistes aux formois de la haute et de la moyenne formoisie.

  • Mercredi 9 Janvier 2013: La militante et membre fondateur du PKK Sakine Cansiz et les militantes Fidan Dogan et Leyla Söylemez ont été assassinées à Paris . [34]
  • Jeudi 14 Février 2013:. Le gouvernement turc a annoncé qu'une seconde délégation de membres du BDP se réunira avec Öcalan [35]
  • Vendredi 15 Février 2013: M. Erdogan a déclaré que les négociations entre le MIT et Ocalan serait plus juste si elle est appelée «processus de solution» plutôt que comme «Imralı processus». [36]
  • Samedi 23 Février 2013: L'adjoint du groupe parlementaire BDP   Pervin Buldan , Istanbul adjoint Sırrı Süreyya Önder et Diyarbakır adjoint Altan Tan sont allés à la prison d'Öcalan sur l'île d'Imrali. La délégation, qui a obtenu une autorisation spéciale du ministère de la Justice de tenir des délibérations avec Abdullah Öcalan, pour proposer une feuille de route entre le chef du PKK et le le gouvernement afin de mettre un terme à la question du terrorisme dans le pays. Öcalan a également transmis des lettres à Kandil, l'administration européenne du PKK et au public via la délégation BDP. [37] (extraits traduits et corrigés du Wikipédia en anglais)
Ce processus était une opération sur le dos des moins diplômés et, surtout, du Tiers-Monde chargé de financer les privilèges à distribuer.
Il est typique d'Erdogan l'autoritaire de se fâcher avec ses alliés potentiels.

 UNE ATTEINTE A LA MEMOIRE REBELLE DES TURCS


Ce qui n'était au départ qu'une résistance contre un plan d'urbanisme imposé par Erdogan - ancien maire d'Istambul se transforme, peu à peu, en REVOLUTION TURQUE.
Le site de l'Observatoire de la Vie Politique Turque, sur le clavier de Jean Marcou, a raison de signaler que ce projet portait, en fait, atteinte à la mémoire rebelle des Turcs.
2013 Taksim Gezi Park protests P5.JPG
Heurts entre manifestants et la police
de Erdogan sur l'avenue Istiklal
"Au cours des dernières années, les mouvements de quartier et des mobilisations urbaines diffuses se sont pourtant multipliés. C’est ce qui explique que les occupants de Gezi Park aient souvent reçu l’appui des populations locales au cours des derniers jours. (...) ... à Istanbul, il s’agit d’un endroit spatialement stratégique (à bien des égards comme Tahrir, au Caire) : entre la Corne d’Or, la ville moderne, les nouveaux quartiers d’affaire, le Bosphore… Il voisine en outre les quartiers les plus branchés d’Istanbul, Istiklâl Caddesi, Beyoğlu notamment, peuplés de gens qui ne se reconnaissent, ni dans les projets grandiloquents du gouvernement, ni dans ses conceptions socio-politiques.

TAKSIM LIEU DE MEMOIRE


Taksim est aussi un lieu de mémoire important, depuis la manifestation du 1er mai 1977 qui avait vu, à la suite d’un mouvement de panique du à une provocation, plus d’une trentaine de personnes périr étouffées dans une ruelle perpendiculaire. Espace de contestation marqué par 33 années d’interdiction d’y manifester dans le sillage de ce drame, espace plus récent de libération quand, à partir de 2010, de grands rassemblements ont à nouveau pu s’y tenir pour célébrer le 1er mai, Taksim a récemment encore été sur la sellette lorsqu’il y a à peine un mois le gouvernement, saisissant le prétexte des travaux qui s’y déroulent, y a interdit la tenue du cortège de la fête travail (cf. notre édition du 1er mai 2013). Mais plus généralement les affrontements qui se déroulent ces derniers jours à Taksim s’inscrivent dans la liste déjà longue des mouvements sociaux que le gouvernement a cherché à marginaliser, à éteindre, voire carrément à réprimer, au cours des derniers années. Fin 2009, début 2010, la privatisation de l’ancien monopole des tabacs et alcool Tekel, avait provoqué un conflit social particulièrement dur, donnant lieu, notamment pendant plus de deux mois, à une occupation du centre d’Ankara par les travailleurs de l’entreprise en question (cf. nos éditions des 23 décembre 2009, 7 février 2010 et 21 février 2010). Par la suite en 2010-2011, les universités turques ont été affectées par des mouvements sporadiques de contestation, visant en particulier les responsables politiques de l’AKP et se caractérisant par des jets d’œufs à leur encontre (cf. notre édition du 10 décembre 2010). La dernière célébration de la fête nationale à Ankara a été marquée également par des tensions graves, suite à l’interdiction gouvernementale d’un rassemblement sur l’ancienne place du parlement à Ulus (cf. notre édition du 31 octobre 2012). La fin de l’année 2012 a vu de violents affrontements survenir à l’Université technique du Moyen-Orient après une visite de Recep Tayyip Erdoğan (cf. notre édition du 24 janvier 2013). Le 1er mai dernier, les tentatives de manifestation à Taksim se sont soldées par une riposte sévère des forces de l’ordre (cf. notre édition du 1er mai 2013). Ces événements ont certes été perçus comme marginaux et sporadiques, mais ils ont révélé un refus systématique et inquiétant du gouvernement de négocier ou à tout le moins d’établir, avant ses décisions de fond, le dialogue que toute société démocratique se doit de garantir. (article-étude de Jean Marcou De quoi Taksim et Gezi Parkı sont-ils le signe ? juin 1st, 2013 @ 06:52)

LE DEBUT DE LA REVOLUTION TURQUE

La liste donnée par la version anglaise de Wikipédia sur la mobilisation est significative
Anti-government protestors (left to right[4]), Environmentalists, Union of Chambers of Turkish Engineers and Architects, Football associations of the four major teams, Anti-capitalist Muslims, LGBT organizations, fair-minded Turks

Et, plus significatif encore, c'est le nombre énorme de protestataires dans toute la Turquie : 15000 annoncés pour la ville de Bodrum est symptômatique du caractère révolutionnaire de la mobilisation.

10,000 [4] - 50,000 [5] (Istanbul)
20,000 (Ankara)[6]
15,000 (Bodrum) [7]
10,000[8] -
30,000 [9](Izmir)
10,000 (Trabzon)[10]
10,000 (Bolu)[11]
10,000 (Bursa)[12]
10,000 (Izmit)[13]
10,000 (Tunceli)[14]
7,000 (Tekirdağ)[15]
 6,000 (Antalya)[16]
5,000 (Muğla)[17]
5,000 (Hatay)[18]
5,000 (Çorum)[19]

~90 villes Turque [20


UNE REVOLUTION MONDIALE

Le processus actuel est parvenu à faire sauter les obstacles que les pseudo-marxistes léninistes du PKK avaient artificiellement construits entre les spoliatés turcs et les spoliatés kurdes.
Cette direction politique petite-bourgeoise et formoise avait amené les Kurdes dans une impasse politique tragique : la lutte armée ne mène jamais à rien.
Si tant est que la DEFENSE ARMEE puisse, momentanément pallier à des difficultés dans la guerre psychologique, sa prolongation est une stupidité totalement anti-léniniste.
Se réclamer de Lénine comme le faisaient des militants kurdes de la diapora était une absurdité frisant l'imposture.
Cette mobilisation est la fille du renoncement réformiste à cette imbécile lutte armée.
L'unité va pouvoir se construire entre tous les spoliatés.
Cette mobilisation de #OccupyGezi est le début de la Révolution Turque sabotée par le PKK depuis des décennies !!!

Comme l'écrivait un twittos grec

Après le Caire, Tunis, Barcelone, Rome & Athènes, Istanbul à son tour s'embrase. La Méditerranée est en ébullition, qui écoute ?
Retweeté par
UNE REVOLUTION TURQUE AU SEIN DE LA REVOLUTION MONDIALE : les exemples togolais et syrien

 

 Mais cela va encore plus loin. Le processus s'inscrit dans la lutte valeureuse du peuple togolais. (Anselme Signadaré Gouyano 12 ans assassiné avec 2 autres jeunes par la Gestapo-Franceàfric Gnassingbé-Hollande le 15 avril 2013) Toujours mobilisé malgré le trahison successives des leaders et groupes qui demandent au tyran de négociations pour des avantages corporatistes (des recels du butin colonial). Le peuple togolais réclame le départ de Gbassingbé depuis plus de un an maintenant.
Ce début de révolution turque s'inscrit aussi dans le processus de la Révolution Syrienne.
La mobilisation actuelle se déroule à peine
TROIS MOIS APRES LA MORT DE OMAR AZIZ, LEADER SYRIEN ADMIRATEUR DE ROSA LUXEMBOURG et CONSTRUCTEUR DES COORDINATIONS DE DELEGUES REVOCABLES

Le processus s'inscrit dans le combat qui était celui de Omar Aziz,le leader décédé en mars .
Celui-ci avait milité dans l'héritage de Rosa Luxembourg. Christophe Ayad lui rendait hommage :

Mort en détention de Omar Aziz, père des comités locaux de la révolution syrienne

Le Monde.fr |
Par



Omar Aziz

Omar Aziz, célèbre activiste pacifiste syrien de 64 ans, est mort en détention le 16 février 2013, a -t-on appris quelques jours plus tard par l'intermédiaire de sa famille. Il est décédé à l'hôpital militaire de Harasta, dans la banlieue de Damas, des suites d'une longue captivité au centre de détention des services de renseignement de l'armée de l'air, à Mazzé, où il était détenu depuis son arrestation le 20 novembre 2012 dans une cellule de 16 mètres carrés avec 85 autres personnes.

(...) Economiste de formation (à l'université de Grenoble) et versé dans les nouvelles technologies, Omar Aziz avait quitté l'Arabie saoudite, où il vivait, peu après le début de la révolution syrienne, en mars 2011. Il est l'un des architectes des comités locaux de coordination, qui ont grandement contribué à entretenir la révolte, lui donner des mots d'ordre et ont veillé le plus longtemps possible à ce que la lutte reste pacifique et non-confessionnelle.

" MIEUX QUE LA COMMUNE DE PARIS "

Il a fondé le premier comité local dans le quartier de Barzeh, une forme d'organisation " par le bas " qui a essaimé par la suite dans tout le pays. Il s'était inspiré des idées de Rosa Luxemburg sur " l'auto-gouvernement des masses ". Il avait formalisé sa vision humaniste et presque anarchiste dans un long article. " Nous avons fait mieux que la Commune de Paris, qui a résisté 70 jours. Cela fait un an et demi et nous tenons toujours ", avait-il déclaré peu avant son arrestation.
Peu connu hors de Syrie, il avait gagné le surnom affectueux d'Abou Kamel
 La révolution turque de 2013 est incompréhensible - sur le fond de l'analyse - si ce processus n'est pas relié au combat de Omar Aziz.
Elle est incompréhensible et sa victoire est impossible si les révolutionnaires turcs refont les mêmes erreurs.

L'urgence, sur la place Gezi, dans la ville de Bodrum,
dans toute la Turquie, c'est en effet la
CONSTRUCTION D'UN GOUVERNEMENT REVOCABLE !


Il est urgent que les militants d'Istanbul forment des groupes de 25 personnes et désignent de délégués de base. Il est urgent qu'ils comprennent l'urgence de construire une pyramide qui prendra le pouvoir.
Et mettra à bas le capitalisme en abolissant la Riba.

25 = delege tabanı
625 = delege konseyi (delege koordinasyonu)
15625 = delege parlamento
390.625 = Ulusal Delegesi (Bakanı)
10000000 = uluslararası delege
250000000 = Dünya Delege (dünya hükümeti)

25 = délégué de base
625 = délégué de conseil (délégué de coordination)
15625 = délégué-député
390625 = délégué national (ministre)
10 millions = délégué international
250 millions = délégué mondial (gouvernement mondial)


Ce gouvernement du peuple au niveau mondial est urgent. C'est un #2008again qui nous menace !
Après la chute de la Bourse de Tokyo (-15% en une semaine), après la crise européenne (récession française, chômage à 25% en Espagne etc), après la catastrophe boursière qui menace le Brésil (OGX atteint -85% en un an et la dégringolade continue tous les jours), la bancocratie s'apprête à enrichir ses escrocs bearish. Encore !
Il est urgent de renverser ce capitalisme barbare qui assassine plus de 6 millions de bébés chaque année !
La Turquie commence !