Depuis le 25 novembre 2014 Valère Somé bras gauche de Sankara était membre de "Créer des CDR" mon groupe Facebook
3e partie. À la suite de mes citations de Thomas Sankara — il y en a d'autres, il y en a d'autres, mes citations de Thomas Sankara d'avril 1986 — Moumouni Ouattara, sous la publication de Adama Siguire Officiel, me rétorque :
[Moumouni Ouattara :] « Je vois que vous n'avez retenu de la RDP que les CDR, qui n'étaient qu'un contenant ; et le contenu est plus important que le contenant. Les CDR aussi avaient leur tare. Ils ont été infiltrés par des réactionnaires. La preuve, il n'y en a pas beaucoup qui peuvent parler en ce moment, et pourtant ils sont là. »
J'ai pas vraiment compris.
Je lui rétorque : « Les institutions d'un pays sont son ossature. Toutes les tyrannies militaires ont échoué dans l'histoire. Sans CDR Sankara, les compradores démocrates vont réussir leur contre-révolution. »
Moumouni Ouattara me répond :
[Moumouni Ouattara :] « Nous allons sortir quelque chose de mieux que les CDR. Soyez patient. Le peuple burkinabè apprend de son histoire et ne reproduira pas les erreurs du passé. »
Que je sache, on est en 2026. La révolution du 30 octobre 2014 a eu lieu il y a 12 ans. Ma republication des propos de Thomas Sankara date donc de 12 ans. Mais plus anciennement encore — en 2011, j'avais contacté Valère Somé. Et je viens de m'apercevoir que, malgré l'absence de débat de Valère et de moi, il était inscrit — je ne m'en étais pas aperçu, ou je ne m'en souvenais pas, il était inscrit à mon groupe de recommandations sur la construction des CDR.
Je n'ai aucun souvenir de sa participation, mais Valère Somé — à qui je reproche son glissement vers l'électoralisme et les institutions bourgeoises — Valère Somé à qui je demandais qu'il recommence à appeler à former des CDR — justement, s'interrogeait suffisamment pour avoir été inscrit à mon groupe Facebook de « Comment créer les CDR ».
J'invite toutes les personnes du Mali, du Burkina et d'ailleurs à aller s'y inscrire et poser leurs questions, où je répondrai. Il y a déjà plein de réponses, mais je répondrai aux questions supplémentaires.
Et donc le Burkina Faso actuel, c'est du zoubatovisme. C'est un simulacre de sankarisme, puisque "Sankara sans les CDR", ça n'existe pas. Il vous le dit lui-même. Il dit plus loin dans le discours que les CDR prendront d'autres formes, mais seront toujours des CDR — toujours des Comités de Défense de la Révolution.
Moi, j'ai clarifié la différence entre trois types de CDR :
1. Les CDR statutaires de désignation.
2. Les CDR fonctionnels — qui s'appelaient les "CDR de services" — mais des CDR fonctionnels avec le peuple en dessous, où chaque fonctionnaire est accrédité par quatre citoyens. Les fonctionnaires, la formoisie, la petite bourgeoisie intellectuelle que j'appelle proto-formoisie compradore. C'est fini le temps où ils étaient au-dessus du peuple sans lien. C'est le peuple qui accrédite à raison de 4 pour 1, c'est le peuple qui accrédite les fonctionnaires.
3. Et la 3e partie : le contrôle du gouvernement par les délégués CDR désignés par un quota. Par exemple, un gouvernement AES Faso aurait 25 ministres, et chaque ministre parlerait au nom de 800 000 participants.
Et donc la révolution, c'est les CDR. Les CDR, c'est la révolution.
CDR en avant. Thomas Sankara est avec nous.


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