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vendredi 22 mai 2026

"il faudra intégrer le JNIM" Un député français Bruno Fuchs impose au Mali des ministres AlQaeda


par Yanick Toutain
22 mai 2026




"il faudra intégrer le JNIM" Le député français Bruno Fuchs impose au Mali des ministres AlQaeda


J'ai sous les yeux l'article ahurissant de RFI.

Si j'étais procureur de Paris, je peux vous assurer que Bruno Fuchs serait d'ores et déjà en garde à vue — non seulement pour apologie du terrorisme, mais pour incitation à soutenir un groupe terroriste pour l'installer au gouvernement. Les propos de Bruno Fuchs, c'est carrément installer Al-Qaïda au gouvernement du Mali — les ministres Al-Qaïda.

Je vous explique. Au sein du MNLA, quand ils ont attaqué le 17 janvier 2012 à Ménaka puis à Aguelhok au Nord-Mali — après le complot, les réunions secrètes au Quai d'Orsay révélées par Hama Ag Mahmoud, un des leaders MNLA — à cette époque, Iyad Ag Ghali était encore avec ces gens-là. La scission est ultérieure. Quand l'attaque a lieu, Iyad Ag Ghali, Bilal Ag Achérif, futur Ansar Dine, futur AQMI, futur JNIM et futur FLA sont ensemble pour attaquer et massacrer le capitaine Sékou Traoré et sa compagnie.

Et donc — et donc en octobre 2013, IBK — que félicite avec quelques critiques Bruno Fuchs — a fait annuler le mandat d'arrêt du procureur général du Mali Daniel Tessougué. Et donc d'une part, son porte-parole Ahmada Ag Bibi va pouvoir se faire élire député socialiste après avoir fait couper des mains en novembre 2012 à Kidal. Il sera député RPM, section malienne de l'Internationale socialiste. Et son chef Iyad Ag Ghali va pouvoir toucher les 20 ou 30 ou plus millions d'euros versés par l'Élysée — François Hollande.

Avec cet argent, Iyad Ag Ghali — qui à l'époque de Serval se trouvait à 4,5 km du palais présidentiel de Blaise Compaoré, l'assassin de Sankara, il logeait au 10e étage de l'hôtel Laïco à Ouagadougou pendant que Hollande faisait semblant de le chercher au Mali — donc cet Iyad Ag Ghali en octobre 2013 va donc toucher une somme considérable pour, bah, pour acheter la base d'Al-Qaïda, et il va devenir le chef d'AQMI, Al-Qaïda au Maghreb Islamique.

C'est cet individu-là que Bruno Fuchs appelle à pardonner.

[RFI :] « Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? »

[Bruno Fuchs :] « Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations… »

Bruno Fuchs appelle à négocier avec des bandits.

[Bruno Fuchs :] « Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition — je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta… »

Là, il essaie de semer la zizanie — il y a déjà un traître donc.

[Bruno Fuchs :] « … qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. »

[Bruno Fuchs :] « C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le JNIM ? »

Est-ce que en France quelqu'un a appelé un jour à intégrer Al-Qaïda dans un gouvernement sur Terre ?

Est-ce que quelqu'un un jour a appelé Macron à intégrer des ministres Al-Qaïda dans le gouvernement français ?

C'est totalement ahurissant.



[Bruno Fuchs :] « …comment intégrer le JNIM ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le JNIM. »

Alors rappelons que le FLA, c'est pas tout à fait le MNLA, puisque le FLA a absorbé HCUA, qui était une scission d'Ansar Dine. Sauf que cette scission d'Ansar Dine a été organisée par Ahmada Ag Bibi, le chef des coupeurs de mains de Kidal. Donc dans le FLA, c'est pas que le MNLA qui est repeint en gentil terroriste indépendantiste. C'est aussi le recyclage de coupeurs de mains de Kidal, à commencer par Ahmada Ag Bibi. Il est vrai que celui-là avait travaillé pour Areva et Vinci en étant le, entre guillemets, « guide touareg » de l'ex-colonel DGSE Gadoullet.

[Bruno Fuchs :] « Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le JNIM. »

"IL FAUDRA"

NOTEZ BIEN

[Bruno Fuchs :] « …Je pense que le JNIM est prêt à déposer les armes… »

Qu'est-ce qu'il en sait ? Bah il en sait, parce que la Franceàfric, les services secrets, sont un des donneurs d'ordre du JNIM. Bon, il y a l'Algérie, il y en a d'autres. Il y a le Qatar. Mais ce qu'il indique ici, c'est pas un pronostic — c'est le fait que Fuchs donne les consignes de l'État profond terroriste français à Iyad Ag Ghali.

[Bruno Fuchs :] « …Je pense que le JNIM est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. »

Ça vous rappelle rien ?

C'est le scénario syrien. Fuchs et Macron préparent le scénario syrien — intégrer des membres d'Al-Qaïda ou de Daech en Syrie dans l'appareil gouvernemental impérialiste compradore.

[Bruno Fuchs :] « Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. »

Bah, parenthèse, la réponse, elle est : c'est déjà arrivé puisqu'en novembre 2013, puis aux élections suivantes, le entre guillemets « porte-parole » de Iyad Ag Ghali — Ahmada Ag Bibi en l'occurrence — a été élu député socialiste deux fois. Donc il y a bien des jihadistes terroristes qui ont été intégrés à la vie politique du pays. On a vu le résultat : accord de Ouagadougou, accord d'Alger, où les terroristes n'en peuvent plus, se pavanent et continuent leurs crimes.

[Bruno Fuchs :] « La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? »

Fuchs vient donner les consignes.

[Bruno Fuchs :] « Supporte-t-on cette transition dans laquelle le JNIM a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? »

La réponse, elle est : quiconque répond oui se retrouve en garde à vue. La procureure de Paris envoie aussitôt la police interpeller quiconque va répondre oui à cette question d'intégrer Al-Qaïda dans un gouvernement au Mali ou n'importe où.

[Bruno Fuchs :] « Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. »

Moi, j'ai aucun problème. La réponse est non.

Ne pas répondre non, c'est un commencement d'apologie du terrorisme. Pire que ça : c'est un commencement d'organisation de l'introduction des terroristes dans l'appareil d'État et l'appareil gouvernemental.

Ça va au-delà de la simple apologie du terrorisme.

[Bruno Fuchs :] « Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. »

Évidemment, face aux islamo-fascistes, on résiste absolument.

Et là, Fuchs va intoxiquer, comme le font au Mali actuellement tous les supporters du JNIM et du FLA — toute cette bande de crypto-terroristes qui diffuse sur Facebook et ailleurs, ou sur les murs de Bamako, des fake news pour aider au complot terroriste.

[Bruno Fuchs :] « Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. »

Méthode Coué.

[Bruno Fuchs :] « Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux. Un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia — c'est le cas au Nigeria — et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. »

À la suite, RFI demande :

[RFI :] « Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? »

Il répond quoi ?

[Bruno Fuchs :] « Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement — après, tout dépend du JNIM, tout dépend de la junte — à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. »

Il n'a aucune preuve.

Et donc je rappelle quelque chose à ce monsieur Bruno Fuchs — que j'accuse non seulement d'apologie du terrorisme, mais que j'accuse de co-organisation de l'introduction d'islamo-fascistes au sein de l'appareil d'État et au sein de l'appareil gouvernemental.

Son scénario-là, l'État fédéral — ceux qui suivent le dossier se rappellent parfaitement : novembre 2012, la déclaration de Ahmada Ag Bibi à l'AFP, reprise par toute une série de médias en France qui ont oublié depuis — qui un an après ne se souvenaient plus que l'élu socialiste de Abeibara-Kidal était en fait le chef des coupeurs de mains de Kidal.

Et donc en novembre 2012, que déclare Ahmada Ag Bibi ? Il déclare qu'il renonce à appliquer sa charia — il renonce à appliquer la charia à Bamako. Bah c'est le même scénario. Bruno Fuchs est en train de recycler 2026 la propagande jihadiste, terroriste, islamo-fasciste de Ahmada Ag Bibi en novembre 2012. C'est exactement le même discours.

Comment se fait-il que la procureure de Paris n'ait pas envoyé les policiers interpeller cet individu qui reprend le même discours qu'un des chefs terroristes du Mali — chef terroriste, rappelons-nous, qui le 8 février 2013 figurait sur la liste des chefs terroristes à interpeller du procureur général du Mali, Daniel Tessougué.

Il est vrai que les procureurs français, à commencer par François Molins, se contrefichent de la loi malienne, se contrefichent de la loi française.

Puisque Bilal Ag Achérif — qui faisait partie de la liste, qui était donc censé être recherché par Interpol — était en avril 2013 à Paris, invité par Gérard Larcher, chef MNLA devenu chef FLA, allié à HCUA dans le FLA et allié à JNIM Al-Qaïda au Mali.

Et donc la justice en France, qui me harcèle depuis 2008 — qui m'a condamné à 35 000 € avec des faux — cette justice-là est très bienveillante avec les terroristes.

Cette pseudo-justice-là s'en prend aux antiterroristes, aux révolutionnaires égalistes, aux révolutionnaires anti-impérialistes. Cette pseudo-justice-là, il va bien falloir la remplacer par une justice honnête.

Bernard Borrel a été assassiné. Et ben, ce ne sont pas des Bernard Borrel qui sont les procureurs et les juges au pouvoir actuellement en France.

Il y a une révolution anti-impérialiste à faire en France. Elle est urgente, avec des CDR Sankara.

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