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samedi 23 mai 2026

AES Faso Burkina Faso Mali Niger : Urgence des #CDRsankara pour dépasser la tyrannie militaire — Débat Facebook avec Moumouni Ouattara


par Yanick Toutain
23 mai 2026




LIEN VERS LE DEBAT AVEC MOUMOUNI OUATTARA

Urgence des #CDRsankara pour dépasser la tyrannie militaire — Débat Facebook avec Moumouni Ouattara


J'ai eu un débat avec un partisan de Adama Siguire sous son post.

« Vous avez tous vu un président africain issu d'élections dites démocratiques est toujours un traître et un valet local. »



Ce qui n'est pas faux puisque le système lui-même est truqué.

Je vais donc rapporter ce débat avec — je clique là, voilà — Moumouni Ouattara, qui a répondu :

« Les élections à l'occidentale, c'est toujours une arnaque, toujours. »

Je vais faire trois vidéos puisque je commence à rapporter, puis je vais citer Thomas Sankara. Donc je vais faire une vidéo spéciale, et la troisième partie : la réponse de Moumouni Ouattara.

Donc Moumouni Ouattara :

[Moumouni Ouattara :] « Les élections à l'occidentale, c'est toujours une arnaque, toujours. »

Je réponds : « Oui, mais la réponse n'est pas tyrannie militaire mais CDR Sankara humanocratie, #1pour125. »

Moumouni Ouattara me répond :

[Moumouni Ouattara :] « La tyrannie, c'est vous qui le dites. Aucun tyran n'est assez fort pour soumettre indéfiniment le peuple, quant au fait qu'elle soit militaire. Souvenez-vous que le peuple — souvenez-vous, le peuple burkinabè a chassé les putschistes du 15 septembre 2015 ? »

Je réponds : « Si Ibrahim Traoré avait prononcé le même discours que Thomas Sankara le 4 août 1983, je l'aurais soutenu. Mais pour l'instant, il méprise les directives de Thomas. »



Moumouni Ouattara :

[Moumouni Ouattara :] « Et c'est quoi les directives de Sankara ? Attention, tâchez d'être convaincant ; vous parlez à quelqu'un qui aurait pu perdre la vie le 17 mai 1983 dans la marche pour la libération du Camarade T. I. SANKARA. »

Je réponds : « Question surprenante.

1) discours #4août1983

2) DOP 2 octobre 1983

3) discours Conférence nationale des CDR avril 1986 »

ET LÀ JE CITE — CE SERA LA VIDÉO SUIVANTE — EXTRAITS DU DISCOURS AVRIL 1986 de Thomas Sankara.

Question surprenante
1) discours #4août1983
2) DOP 2 octobre 1983
3) discours Conférence nationale des CDR avril 1986
jeudi 4 décembre 2014
"Il n'y a pas deux Burkina Faso. Il n'y a qu'un seul Burkina Faso : le Burkina Faso des CDR. Il commence avec les CDR et finit avec les CDR" Thomas Sankara 1986
Présentation 2014
par Yanick Toutain
RevActu
4/12/14
"Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu."
Thomas Sankara 4 avril 1986
"... beaucoup étaient venus pour fêter la disparition de ces fameux CDR.
Pourquoi les CDR ? Historiquement, vous savez que rien n'est plus faux que de dire que les CDR ont été créés au lendemain du 4 août 1983.
Les CDR ont été créés avec les premiers coups de feu qui ont été tirés ici.
Les CDR ont été créés le 4 août 1983, précisément.
[Applaudissements] Les CDR sont nés dialectiquement en même temps que la révolution au Burkina Faso.
[Applaudissement] Parce que, à l'instant même où nous avons prononcé le mot révolution dans ce pays, la nécessité de la défendre s'est fait sentir et celui qui parle de révolution sans prendre les dispositions pour protéger cette révolution commet une grave erreur et méconnaît les capacités de lutte, les capacités de destruction de la réaction.
Pour notre part, nous avons invité le peuple dans la nuit du 4 août, à se constituer partout en Comités de défense de la révolution parce que nous ne nous faisions pas d'illusion : la révolution allait être attaquée.
Elle l'a été, elle l'est et elle le sera.
Donc, les Comités de défense de la révolution l'ont été, le sont et le seront.
[Applaudissement] Rien de ce qui a été fait de positif sous la révolution n'a pu être réalisé sans les CDR.



dimanche 10 mai 2026

Il n'y a pas deux Burkina Faso, il n'y a qu'un seule Burkina Faso, celui des CDR. Thomas Sankara du 4 août 1983 au 15 octobre 1987

par Yanick Toutain
6 mai 2026


2 octobre 1983 Sankara rappelait sa directive du 4 août FORMEZ DES CDR pour défendre la révolution


[Citation DOP — Thomas Sankara, 2 octobre 1983 — texte rédigé par Valère Somé :]

« De la souveraineté du peuple dans l'exercice du pouvoir révolutionnaire. Un des traits distinctifs de la révolution d'août, avons-nous dit, et qui lui confère son caractère populaire, c'est qu'elle est le mouvement de l'immense majorité au profit de l'immense majorité. »

C'est le discours de Thomas Sankara.

« C'est une révolution faite par les masses populaires voltaïques elles-mêmes avec leurs mots d'ordre et leurs aspirations. »

Les masses voltaïques elles-mêmes.

« L'objectif de cette révolution consiste à faire assumer le pouvoir par le peuple. C'est la raison pour laquelle le premier acte de la révolution, après la Proclamation du 4 août, fut l'appel adressé au peuple pour la création des Comités de Défense de la Révolution (CDR). »

« Le CNR a la conviction que pour que cette révolution soit véritablement populaire, elle devra procéder à la destruction de la machine d'État néo-coloniale et organiser une nouvelle machine capable de garantir la souveraineté du peuple. »

Et donc la déconstruction de la machine d'État néocoloniale implique la construction de CDR. D'ailleurs — ça c'est le 2 octobre 1983.

En avril 1986 — Thomas Sankara va rappeler — « il n'y a pas deux Burkina Faso, il n'y a qu'un seul Burkina Faso, le Burkina Faso des CDR ».

Et donc sans CDR — on est encore en Haute-Volta — on est encore dans le pays de Blaise Compaoré. Le Burkina Faso n'a pas retrouvé son identité. Sans les CDR — ce n'est pas le Burkina Faso.


Sankara promotionnerait 3 types de CDR. Structures statutaires fonctionnelles comitaires (de zone)


Thomas Sankara : « ... le pouvoir par le peuple. C'est la raison pour laquelle le premier acte de la révolution après la proclamation du 4 août fut l'appel adressé au peuple pour la création des Comités de Défense la Révolution. CDR »

Et donc il y a ici une confusion qui n'a pas été clarifiée le 15 octobre 1987. Est-ce que les CDR sont les comités de gestion de zones ? Est-ce que les CDR sont la structure de l'État ? Est-ce que les CDR sont les structures de désignation des délégués ?

Il y a donc un aspect statutaire, désigner les délégués, un aspect fonctionnel organiser un appareil d'état qui n'est pas un véritable appareil d'état. Un diaEtat, un État en dépassement dialectique et troisièmement des comités de zone donc l'aspect avec un néologisme l'aspect « comitaire ». Donc statutaire, fonctionnel et comitaire — c'est ce à quoi j'ai travaillé depuis 2011 en particulier depuis 2019 avec des bouleversements de mes analyses en 2020 quasiment redémarrer au départ.

Et donc la réponse est la suivante : organisez-vous par 5. Partagez-vous cinq missions : santé, sécurité, pédagogie, justice, écolonomie (écologie, économie). Un des cinq ou une des cinq est DéléguéE Intermédiaire de Base DIB. Ensuite, cinq DIB se réunissent (de cinq missions différentes) pour désigner un ou une des cinq au niveau supérieur. Ça c'est l'équivalent de la construction des CDR statutaires pour aller vers les CDR fonctionnels.

Une direction fonctionnelle (DIRFONCT), c'est 25 délégués représentant 500 fonctionnaires, 125 étudiants ou étudiantes, le tout désignés par 2500 citoyens. C'est un bloc statutaire de 3125 participants à la construction de ce díaEtat. Un socle de 2500 et 625 délégués CDR de l'étage du dessus.

Parmi les 625 forcément on aura 500 DIB déléguéEs intermédiaire de base, 100 DB déléguéEs de base, 20 DIC déléguéEs intermédiaires conseillers et 5 DIC déléguéEs conseillers ou déléguéEs conseillèrEs.

mercredi 1 octobre 2025

2 octobre 1983-2021 : il faut propager, améliorer, appliquer le DOP Discours d'Orientation Politique prononcé par Thomas Sankara et rédigé par Valère Somé, son bras gauche du CNR Burkina Faso Par Julie Amadis et Yanick Toutain #IpEaVaEaFaF 3 octobre 2021

 


EXTRAIT DU DOP 1983
"Et c’est là que réside le sens profond de la création des CDR qui sont les représentants du pouvoir révolutionnaire dans les villages, les quartiers des villes, les lieux de travail.

Les CDR constituent l’organisation authentique du peuple dans l’exercice du pouvoir révolutionnaire.
C’est l’instrument que le peuple s’est forgé
 pour se rendre véritablement souverain de son destin
et étendre de ce fait son contrôle dans tous les domaines de la société.
Les armes du peuple, le pouvoir du peuple, les richesses du peuple,
ce sera le peuple qui les gérera et les CDR sont là pour cela.

Quant à leurs rôles, ils sont immenses et diversifiés. Leur mission première est l’organisation du peuple voltaïque tout entier en vue de l’engager dans le combat révolutionnaire.

Le peuple ainsi organisé dans les CDR acquiert non seulement le droit de regard sur les problèmes de son devenir, mais aussi participe à la prise de décision sur son devenir et à son exécution".

2 octobre 1983-2021 : il faut propager, améliorer, appliquer le DOP Discours d'Orientation Politique prononcé par Thomas Sankara et rédigé par Valère Somé, son bras gauche du CNR Burkina Faso


En ce 38ème anniversaire du Discours d'Orientation Politique prononcé par Thomas Sankara le 2 octobre 1983 que Valère Somé lui écrivait au fur à mesure que Thomas lisait son texte, notre devoir est de le propager, de l'améliorer et de l'appliquer.
Le propager en faisant connaître son texte, en particulier les passages sur les CDR
L'améliorer en tirant le bilan des lacunes que les assassins - tel Blaise Compaoré - ont utilisées pour faire disparaitre les CDR en même temps que le corps de Thomas Sankara
Et l'appliquer en créant des CDR dans toute l'Afrique avec leur sommet : le CNR et le comité exécutif

Avec le DOP Thomas Sankara et Valère Somé avaient donné deux mois après la révolution du 4 août 1983 les axes programmatiques et institutionnels de la révolution. 
En particulier les CDR (comités de défense de la révolution) - permettant d'organiser la population à la base pour qu'elle soit acteur de son destin - constituent le socle d'une révolution anti impérialiste au service des pauvres, des femmes et des jeunes.

EXTRAIT DU DISCOURS DOP DE THOMAS SANKARA LE  2 OCTOBRE 1983



Le Conseil national de la révolution, qui est dans le processus révolutionnaire déclenché depuis le 4 août le pouvoir de conception, de direction, et de contrôle de la vie nationale tant sur le plan politique, économique que social, se doit d’avoir des instances locales dans les divers secteurs de la vie nationale.

Et c’est là que réside le sens profond de la création des CDR qui sont les représentants du pouvoir révolutionnaire dans les villages, les quartiers des villes, les lieux de travail.

Les CDR constituent l’organisation authentique du peuple dans l’exercice du pouvoir révolutionnaire. C’est l’instrument que le peuple s’est forgé pour se rendre véritablement souverain de son destin et étendre de ce fait son contrôle dans tous les domaines de la société. Les armes du peuple, le pouvoir du peuple, les richesses du peuple, ce sera le peuple qui les gérera et les CDR sont là pour cela.

Quant à leurs rôles, ils sont immenses et diversifiés. Leur mission première est l’organisation du peuple voltaïque tout entier en vue de l’engager dans le combat révolutionnaire.

Le peuple ainsi organisé dans les CDR acquiert non seulement le droit de regard sur les problèmes de son devenir, mais aussi participe à la prise de décision sur son devenir et à son exécution.

La révolution comme théorie juste pour détruire l’ordre ancien et, en lieu et place, édifier une société d’un type nouveau ne saurait être menée que par ceux qui y ont intérêt

Les CDR sont alors les détachements d’assaut qui s’attaqueront à tous les foyers de résistance.

Ce sont les bâtisseurs de la Haute-Volta révolutionnaire. Ce sont les levains qui devront porter la révolution dans toutes les provinces, tous nos villages, tous les services publics et privés, tous les foyers, tous les milieux.

Pour ce faire, les militants révolutionnaires au sein des CDR doivent rivaliser d’ardeur dans les tâches primordiales suivantes :

1°) L’action en direction des membres du CDR : il revient aux militants révolutionnaires le travail d’éducation politique de leurs camarades. Les CDR doivent être des écoles de formation politique. Les CDR sont les cadres adéquats où les militants discutent des décisions des instances supérieures de la révolution, du CNR et du gouvernement.

2°) L’action en direction des masses populaires vise à les entraîner à adhérer massivement aux objectifs du CNR par une propagande et une agitation intrépides et sans relâche. A la propagande et aux calomnies mensongères de la réaction, les CDR doivent savoir opposer une propagande, une explication révolutionnaires appropriées selon le principe que seule la vérité est révolutionnaire.

Les CDR se doivent d’être à l’écoute des masses afin de se rendre compte de leur état d’esprit, de leurs besoins, pour en informer à temps le CNR et faire à ce sujet des propositions concrètes. Ils sont invités à examiner les questions touchant l’amélioration des intérêts des masses populaires, en soutenant les initiatives prises par ces dernières.

Le contact direct avec les masses, populaires, par l’organisation périodique des assemblées ouvertes où sont discutées les questions qui les intéressent, est une nécessité impérieuse pour les CDR s’ils veulent aider à l’application correcte des directives du CNR. Ainsi, dans l’action de propagande, les décisions du CNR seront expliquées aux masses. Seront aussi expliquées toutes les mesures destinées à l’amélioration de leurs conditions de vie. Les CDR doivent lutter avec les masses populaires des villes et des campagnes contre leurs ennemis et l’adversité de la nature, pour la transformation de leur existence matérielle et morale


Les CDR sont l'aboutissement d'un débat entre les partisans de la "révolution de libération nationale" sur le modèle de la révolution indépendantiste algérienne et "la révolution démocratique et populaire" qui reprend entre autres l'héritage des soviets de la révolution russe, héritage consistant à auto-organiser la population pour qu'elle prenne part aux décisions politiques.

Un soldat du Conseil de l’entente est chargé de transmettre les papiers au fur et à mesure que la rédaction avance. Valère Somé en profite pour faire passer ses thèses notamment celle de « révolution démocratique et populaire » au détriment de la « révolution de libération nationale », la thèse du PAI. C’est ainsi que va se régler le débat théorique qui a tant passionné les futurs acteurs de la révolution dans leur jeunesse lorsqu’ils étaient étudiants, débat à l’origine des scissions au sein de la première organisation marxiste de Haute-Volta. Le PAI pense que la révolution doit passer par une première étape qui consiste à d’abord se libérer de la domination étrangère avant de passer à l’étape plus avancée que constitue la révolution démocratique et populaire. source
Ce DOP il faut le propager comme le font tous les vrais sankaristes pro CDR.
 A l'inverse, les faux sankaristes, Balai Citoyen et autres imposteurs pro Russes, pro Chinois petits larbins des impérialistes concurrents préfèrent partager des photos de famille de Thomas Sankara  sans jamais faire connaître son apport historique pour l'humanité que sont les CDR.

AMELIORER LE DOP

Sankara n'a pas pu aller jusqu'au bout de son projet parce que les contre révolutionnaires impérialistes alliés à la formoisie compradore locale l'en ont empêché.
Le 15 octobre 1987, il fut assassiné. Nous savons qu'ont participé à son assassinat Mitterrand,  Kadhafi, Charles Taylor. 
Le 15 octobre 1987, par son crime Blaise Compaoré a volé le pouvoir du peuple et pour cela a annulé les CDR
Mais le 4 avril 1986, Thomas Sankara avait rappelé que sans CDR, le Burkina Faso n'existait plus.
Un an et demi avant sa mort, Thomas rappelait une nouvelle fois le contenu du DOP

"Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu."
Thomas Sankara 4 avril 1986

"... beaucoup étaient venus pour fêter la disparition de ces fameux CDR.
Pourquoi les CDR ? Historiquement, vous savez que rien n'est plus faux que de dire que les CDR ont été créés au lendemain du 4 août 1983.
Les CDR ont été créés avec les premiers coups de feu qui ont été tirés ici.
Les CDR ont été créés le 4 août 1983, précisément.
[Applaudissements] Les CDR sont nés dialectiquement en même temps que la révolution au Burkina Faso.
[Applaudissement] Parce que, à l'instant même où nous avons prononcé le mot révolution dans ce pays, la nécessité de la défendre s'est fait sentir et celui qui parle de révolution sans prendre les dispositions pour protéger cette révolution commet une grave erreur et méconnaît les capacités de lutte, les capacités de destruction de la réaction.
Pour notre part, nous avons invité le peuple dans la nuit du 4 août, à se constituer partout en Comités de défense de la révolution parce que nous ne nous faisions pas d'illusion : la révolution allait être attaquée.
Elle l'a été, elle l'est et elle le sera.
Donc, les Comités de défense de la révolution l'ont été, le sont et le seront.
[Applaudissement] Rien de ce qui a été fait de positif sous la révolution n'a pu être réalisé sans les CDR.
Nous savons que nous CDR, nous ne sommes pas parfaits.
Nous le savons, mais nous continuons de rechercher dans ce monde les exemples de perfection.
Nous CDR, avons eu à exercer le pouvoir populaire.
Sur le plan politique, sur le plan économique, sur le plan militaire, sur tous les plans de la vie nationale, à tous les niveaux de la vie des Burkinabè, nous, CDR, sommes impliqués directement.
Il est donc important que nous comprenions que la marche correcte des CDR a une conséquence bénéfique et heureuse pour chacun de nous.
Se détourner des CDR, c'est se faire à soi-même du tort ; à moins que l'on ne soit en mesure de quitter le Burkina Faso.
Nous avons besoin des CDR et nous aurons toujours besoin des CDR quelle que soit la forme qu'un jour ils pourraient prendre.

"Nous ne pouvons pas accepter de mettre les CDR de côté.
Il n'y a pas deux Burkina Faso.
Il n'y a qu'un seul Burkina Faso : le Burkina Faso des CDR.
Il commence avec les CDR et finit avec les CDR.
[Applaudissements] C'est pourquoi, il faut que là où il n'y a pas encore des CDR qu'ils soient rapidement constitués.
Partout où se trouvent des Burkinabè, le premier réflexe doit être pour eux de constituer un Comité de défense de la révolution parce qu'ils sont et existent grâce à la révolution.
Et s'ils ne le font pas, ils vont à l'encontre de la révolution et il n'y a pas de raison qu'ils bénéficient des bienfaits de la révolution."


Nous devons comprendre les imperfections des CDR de Sankara pour éviter que la future révolution africaine ne soit tuée dans l'oeuf par un coup d'Etat.
C'est pourquoi, il faut ajouter au système des CDR des quotas, afin d'empêcher les manipulations de tendances politiques. En particulier les staliniens du PAI et les compradores comme Blaise Compaoré qui ne cessaient de vouloir imposer leur hégémonie alors qu'ils ne représentaient pas beaucoup de citoyens à la base.
Les quotas étaient présent dans la révolution russe, 1 pour 1000. Et le quota de 1 pour 25 est un quota qui avait déjà été utilisé dans la révolution chinoise de 1851 et dans la révolution espagnole de 1936

samedi 15 octobre 2016

CDR et CNR dans le DOP 83 Discours d'Orientation Politique prononcé par Thomas Sankara le 2 octobre 1983 sur rédaction Valère Somé




sélection des extraits par Yanick Toutain
REVACTU
15/6/2016



Le Conseil national de la révolution, qui est dans le processus révolutionnaire déclenché depuis le 4 août le pouvoir de conception, de direction, et de contrôle de la vie nationale tant sur le plan politique, économique que social, se doit d’avoir des instances locales dans les divers secteurs de la vie nationale.
Et c’est là que réside le sens profond de la création des CDR qui sont les représentants du pouvoir révolutionnaire dans les villages, les quartiers des villes, les lieux de travail.

Les CDR constituent l’organisation authentique du peuple dans l’exercice du pouvoir révolutionnaire. C’est l’instrument que le peuple s’est forgé pour se rendre véritablement souverain de son destin et étendre de ce fait son contrôle dans tous les domaines de la société. Les armes du peuple, le pouvoir du peuple, les richesses du peuple, ce sera le peuple qui les gérera et les CDR sont là pour cela.

Quant à leurs rôles, ils sont immenses et diversifiés. Leur mission première est l’organisation du peuple voltaïque tout entier en vue de l’engager dans le combat révolutionnaire.
Le peuple ainsi organisé dans les CDR acquiert non seulement le droit de regard sur les problèmes de son devenir, mais aussi participe à la prise de décision sur son devenir et à son exécution.
La révolution comme théorie juste pour détruire l’ordre ancien et, en lieu et place, édifier une société d’un type nouveau ne saurait être menée que par ceux qui y ont intérêt.


Les CDR sont alors les détachements d’assaut qui s’attaqueront à tous les foyers de résistance.
Ce sont les bâtisseurs de la Haute-Volta révolutionnaire. Ce sont les levains qui devront porter la révolution dans toutes les provinces, tous nos villages, tous les services publics et privés, tous les foyers, tous les milieux.
Pour ce faire, les militants révolutionnaires au sein des CDR doivent rivaliser d’ardeur dans les tâches primordiales suivantes :

1°) L’action en direction des membres du CDR : il revient aux militants révolutionnaires le travail d’éducation politique de leurs camarades. Les CDR doivent être des écoles de formation politique. Les CDR sont les cadres adéquats où les militants discutent des décisions des instances supérieures de la révolution, du CNR et du gouvernement.

2°) L’action en direction des masses populaires vise à les entraîner à adhérer massivement aux objectifs du CNR par une propagande et une agitation intrépides et sans relâche. A la propagande et aux calomnies mensongères de la réaction, les CDR doivent savoir opposer une propagande, une explication révolutionnaires appropriées selon le principe que seule la vérité est révolutionnaire.

Les CDR se doivent d’être à l’écoute des masses afin de se rendre compte de leur état d’esprit, de leurs besoins, pour en informer à temps le CNR et faire à ce sujet des propositions concrètes. Ils sont invités à examiner les questions touchant l’amélioration des intérêts des masses populaires, en soutenant les initiatives prises par ces dernières.

Le contact direct avec les masses, populaires, par l’organisation périodique des assemblées ouvertes où sont discutées les questions qui les intéressent, est une nécessité impérieuse pour les CDR s’ils veulent aider à l’application correcte des directives du CNR. Ainsi, dans l’action de propagande, les décisions du CNR seront expliquées aux masses. Seront aussi expliquées toutes les mesures destinées à l’amélioration de leurs conditions de vie. Les CDR doivent lutter avec les masses populaires des villes et des campagnes contre leurs ennemis et l’adversité de la nature, pour la transformation de leur existence matérielle et morale.
TEXTE INTEGRAL

AMEDI 27 FÉVRIER 2016


2 OCTOBRE 15 OCTOBRE 30 OCTOBRE JOURNEES DES IMPOSTEURS ANTI CDR



Le 15 octobre vient de se terminer dans l'imposture la plus totale. Les médias Franceàfric n'ont fait que relayer les voyous, les bandits, les imposteurs, les Balais à Chiottes, les Smockey, les ennemis de Sankara, les ennemis du CNR, les ennemis des CDR
Le 15 octobre est devenu journée des impostures, journée des imposteurs.
Alors que Thomas et le jeune Valère mettaient les CDR au coeur de leur programme, les imposteurs réinventent un FAUX SANKARA....

LES prétendus "HERITIERS DE THOMAS SANKARA" VOUENT UNE HAINE SANS LIMITE AU VERITABLE SANKARA ET A SON OEUVRE CDR CNR

Un Sankara de Disneyland.... Un Sankara qui a autant de rapport avec le vrai que les tee-shirts Che Guevara n'ont de rapport avec le révolutionnaire qui voulait l'égalisme pour les peuples martyrs de l'impérialisme. Les Smockey, petits engins téléguidés des manipulations contre-révolutionnaires de l'Elysée et des assassins DGSE donneurs d'ordre ont fait leur 15 octobre.
Une icône En quatre ans, le « Che Guevara africain » a su définir un système basé sur la valorisation et la consommation des produits locaux.  La probité exemplaire de Sankara et les circonstances de sa mort, ont fait de lui une icône sur le continent. Tous ceux qui se réclament de son héritage exigent la justice, d’où le symposium du 2 octobre dernier, en prélude à la construction du mémorial Thomas Sankara, qui a réuni à Ouagadougou plus de 3 000 jeunes venus du Burkina et de la sous-région, appelés les « Héritiers de Thomas Sankara ». « Nous ne réclamons pas la justice, nous l’exigeons, parce que Thomas est mort pour nous », a lancé Fadel Baro, leader du mouvement sénégalais « Y’en a marre », lors du rassemblement.(auteur de ce torchon puant de mensonge :Boubacar Sangaré)

Ce Fadel Baro alter ego corrompu de l'ambassade US à Dakar a vu ses maitres mettre en ligne le montant de la corruption
Le présenter comme "Les Héritiers de Thomas Sankara" est carrément de la complicité d'entreprise terroriste francàfric.
Du blanchiement de constitution sanglante.

15 octobre de mensonges, de baratins.... surtout de CAMOUFLAGE du DOP
Le 15 octobre est le principal jour de CAMOUFLAGE du DOP
Même son auteur Valère Somé participe au CAMOUFLAGE DU DOP
Le Vieux Valère Somé renie l'anticapitaliste jeune Valère Somé.
Le Vieux Valère Somé renie sa propre jeunesse.
Voici donc les extraits les plus pertinents pour que le Burkina Faso retrouve ses institutions.






Extraits du Discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 prononcé par Thomas Sankara sur un texte rédigé par Valère Somé

Peuple de Haute-Volta, [Le pays ne s'appelait pas encore Burkina Faso]
Camarades militantes et militants de la révolution :


Notre peuple a subi l’épreuve de luttes héroïques et a enfin remporté la victoire dans la nuit devenue désormais historique du 4 août 1983. Cela fera bientôt deux mois que la révolution est en marche irréversible dans notre pays. Deux mois que le peuple combattant de Haute-Volta s’est mobilisé comme un seul homme derrière le Conseil national de la révolution (CNR) pour l’édification d’une société voltaïque nouvelle, libre, indépendante et prospère ; une société nouvelle débarrassée de l’injustice sociale, débarrassée de la domination et de l’exploitation séculaires de l’impérialisme international.


L’insurrection du 4 août 1983, la victoire de la révolution et l’avènement du Conseil national de la révolution sont donc incontestablement la consécration et l’aboutissement conséquent des luttes du peuple voltaïque contre la domination et l’exploitation néocoloniales, contre l’assujettissement de notre pays, pour l’indépendance, la liberté, la dignité et le progrès de notre peuple. En cela, les analyses simplistes et superficielles, cantonnées dans la reproduction des schémas préétablis, ne pourront rien changer à la réalité des faits.
La révolution d’août a triomphé en se posant ainsi comme l’héritière et l’approfondissement du soulèvement populaire du 3 janvier 1966. Elle est la poursuite et le développement à un stade qualitatif supérieur de toutes les grandes luttes populaires qui sont allées en se multipliant ces dernières années et qui toutes, marquaient le refus systématique du peuple voltaïque et particulièrement de la classe ouvrière et des travailleurs de se laisser gouverner comme avant. Les jalons les plus marquants et les plus significatifs de ces grandes luttes populaires correspondent aux dates de décembre 1975, de mai 1979, d’octobre et novembre 1980, d’avril 1982 et de mai 1983.


L’adhésion enthousiaste des larges masses populaires à la révolution d’août est la traduction concrète de l’espoir immense que le peuple voltaïque fonde sur l’avènement du CNR pour qu’enfin puisse être réalisée la satisfaction de son aspiration profonde à la démocratie, à la liberté et à l’indépendance, au progrès véritable, à la restauration de la dignité et de la grandeur de notre patrie, que 23 années de régime néo-coloniale ont singulièrement bafouée.

Que tous ceux qui ont pris fait et cause pour la révolution d’août se pénètrent de la ligne directrice ainsi dégagée en vue de pouvoir assumer leur rôle de révolutionnaires conscients et, en véritables propagandistes intrépides et infatigables, en fassent une diffusion au sein des masses.


Il ne suffit plus de se dire révolutionnaire, il faut en plus se pénétrer de la signification profonde de la révolution dont on est le fervent défenseur. C’est le meilleur moyen de mieux la défendre contre les attaques et les défigurations que les contre-révolutionnaires ne manqueront pas de lui opposer. Savoir lier la théorie révolutionnaire à la pratique révolutionnaire sera le critère décisif permettant désormais de distinguer les révolutionnaires conséquents de tous ceux qui accourent à la révolution mus par des mobiles étrangers à la cause révolutionnaire.

De la souveraineté du peuple dans l’exercice du pouvoir révolutionnaire
Un des traits distinctifs de la révolution d’août, avons-nous dit, et qui lui confère son caractère populaire, c’est qu’elle est le mouvement de l’immense majorité au profit de l’immense majorité.
C’est une révolution faite par les masses populaires voltaïques elles-mêmes avec leurs mots d’ordre et leurs aspirations. L’objectif de cette révolution consiste à faire assumer le pouvoir par le peuple. C’est la raison pour laquelle le premier acte de la révolution, après la Proclamation du 4 août, fut l’appel adressé au peuple pour la création des Comités de défense de la révolution (CDR). Le CNR a la conviction que pour que cette révolution soit véritablement populaire, elle devra procéder à la destruction de la machine d’État néo-coloniale et organiser une nouvelle machine capable de garantir la souveraineté du peuple. La question de savoir comment ce pouvoir populaire sera exercé, comment ce pouvoir devra s’organiser, est une question essentielle pour le devenir de notre révolution.
L’histoire de notre pays jusqu’à nos jours a été essentiellement dominée par les classes exploiteuses et conservatrices qui ont exercé leur dictature anti-démocratique et anti-populaire, par leur mainmise sur la politique, l’économie, l’idéologie, la culture, l’administration et la justice.
La révolution a pour premier objectif de faire passer le pouvoir des mains de la bourgeoisie voltaïque alliée à l’impérialisme aux mains de l’alliance des classes populaires constituant le peuple. Ce qui veut dire qu’à la dictature anti-démocratique et anti-populaire de l’alliance réactionnaire des classes sociales favorables à l’impérialisme, le peuple au pouvoir devra désormais opposer son pouvoir démocratique et populaire.
Ce pouvoir démocratique et populaire sera le fondement, la base solide du pouvoir révolutionnaire en Haute-Volta. Elle aura pour tâche primordiale la reconversion totale de toute la machine d’État avec ses lois, son administration, ses tribunaux, sa police, son armée qui avaient été façonnés pour servir et défendre les intérêts égoïstes des classes et couches sociales réactionnaires. Elle aura pour tâche d’organiser la lutte contre les menées contre-révolutionnaires de reconquête du « paradis perdu » en vue d’écraser complètement la résistance des réactionnaires nostalgiques du passé. Et c’est là que résident la nécessité et le rôle des CDR, comme point d’appui des masses populaires à l’assaut des citadelles réactionnaires et contre-révolutionnaires.
Pour une juste compréhension de la nature, du rôle et du fonctionnement des CDR
L’édification de d’État de démocratie populaire qui est l’objectif final de la révolution d’août n’est pas et ne sera pas l’oeuvre d’un seul jour. C’est une tâche ardue qui exigera de nous des sacrifices énormes. Le caractère démocratique de cette révolution nous impose une décentralisation et une déconcentration du pouvoir administratif afin de rapprocher l’administration du peuple, afin de faire de la chose publique une affaire qui intéresse tout un chacun. Dans cette oeuvre immense de longue haleine, nous avons entrepris de remodeler la carte administrative du pays pour une plus grande efficacité.
Nous avons aussi entrepris de renouveler la direction des services administratifs dans un sens plus révolutionnaire. En même temps, nous avons « dégagé » des fonctionnaires et militaires qui, pour des raisons diverses, ne peuvent suivre la cadence de la présente révolution. Il nous reste beaucoup à faire et nous en sommes conscients.
Le Conseil national de la révolution, qui est dans le processus révolutionnaire déclenché depuis le 4 août le pouvoir de conception, de direction, et de contrôle de la vie nationale tant sur le plan politique, économique que social, se doit d’avoir des instances locales dans les divers secteurs de la vie nationale. Et c’est là que réside le sens profond de la création des CDR qui sont les représentants du pouvoir révolutionnaire dans les villages, les quartiers des villes, les lieux de travail.
Les CDR constituent l’organisation authentique du peuple dans l’exercice du pouvoir révolutionnaire. C’est l’instrument que le peuple s’est forgé pour se rendre véritablement souverain de son destin et étendre de ce fait son contrôle dans tous les domaines de la société. Les armes du peuple, le pouvoir du peuple, les richesses du peuple, ce sera le peuple qui les gérera et les CDR sont là pour cela.
Quant à leurs rôles, ils sont immenses et diversifiés. Leur mission première est l’organisation du peuple voltaïque tout entier en vue de l’engager dans le combat révolutionnaire. Le peuple ainsi organisé dans les CDR acquiert non seulement le droit de regard sur les problèmes de son devenir, mais aussi participe à la prise de décision sur son devenir et à son exécution. La révolution comme théorie juste pour détruire l’ordre
ancien et, en lieu et place, édifier une société d’un type nouveau ne saurait être menée que par ceux qui y ont intérêt.
Les CDR sont alors les détachements d’assaut qui s’attaqueront à tous les foyers de résistance. Ce sont les bâtisseurs de la Haute-Volta révolutionnaire. Ce sont les levains qui devront porter la révolution dans toutes les provinces, tous nos villages, tous les services publics et privés, tous les foyers, tous les milieux. Pour ce faire, les militants révolutionnaires au sein des CDR doivent rivaliser d’ardeur dans les tâches primordiales suivantes :
1°) L’action en direction des membres du CDR : il revient aux militants révolutionnaires le travail d’éducation politique de leurs camarades. Les CDR doivent être des écoles de formation politique. Les CDR sont les cadres adéquats où les militants discutent des décisions des instances supérieures de la révolution, du CNR et du gouvernement.
2°) L’action en direction des masses populaires vise à les entraîner à adhérer massivement aux objectifs du CNR par une propagande et une agitation intrépides et sans relâche. A la propagande et aux calomnies mensongères de la réaction, les CDR doivent savoir opposer une propagande, une explication révolutionnaires appropriées selon le principe que seule la vérité est révolutionnaire.
Les CDR se doivent d’être à l’écoute des masses afin de se rendre compte de leur état d’esprit, de leurs besoins, pour en informer à temps le CNR et faire à ce sujet des propositions concrètes. Ils sont invités à examiner les questions touchant l’amélioration des intérêts des masses populaires, en soutenant les initiatives prises par ces dernières.
Le contact direct avec les masses, populaires, par l’organisation périodique des assemblées ouvertes où sont discutées les questions qui les intéressent, est une nécessité impérieuse pour les CDR s’ils veulent aider à l’application correcte des directives du CNR. Ainsi, dans l’action de propagande, les décisions du CNR seront expliquées aux masses. Seront aussi expliquées toutes les mesures destinées à l’amélioration de leurs conditions de vie. Les CDR doivent lutter avec les masses populaires des villes et des campagnes contre leurs ennemis et l’adversité de la nature, pour la transformation de leur existence matérielle et morale.
3°) Les CDR devront travailler de manière rationnelle illustrant ainsi un des traits de notre révolution : la rigueur. Par conséquent, ils doivent se doter de plans d’action cohérents et ambitieux qui s’imposent à tous leurs membres.
Depuis le 4 août, date devenue désormais historique pour notre peuple, répondant à l’appel du CNR, les Voltaïques ont développé des initiatives pour se doter de CDR. Ainsi des CDR virent le jour dans les villages, dans les quartiers des villes, bientôt sur les lieux de travail, dans les services, dans les usines, au sein de l’armée. Tout ceci est le résultat de l’action spontanée des masses. Il convient maintenant de travailler à leur structuration interne sur une base claire, et à leur organisation à l’échelle nationale. C’est ce à quoi s’attelle actuellement le Secrétariat général national des CDR. En attendant que des travaux de réflexions qui se mènent actuellement sur la base des expériences déjà accumulées, sortent des résultats définitifs, nous nous contenterons d’esquisser le schéma et les principes directeurs généraux du fonctionnement des CDR.
L’idée première poursuivie avec la création des CDR consiste en la démocratisation du pouvoir. Les CDR devenant ainsi des organes par lesquels le peuple exerce le pouvoir local découlant du pouvoir central dévolu au CNR.
Le CNR constitue, en dehors des assises du congrès national, le pouvoir suprême. Il est l’organe directeur de tout cet édifice dont le principe directeur est le centralisme démocratique.
Le centralisme démocratique est basé d’une part sur la subordination des organes de l’échelon inférieur aux organismes de l’échelon supérieur dont le plus haut est le CNR auquel se subordonnent toutes les organisations. D’autre part, ce centralisme reste démocratique, car le principe électif est de rigueur à tous les niveaux et l’autonomie des organes locaux est reconnue pour toutes les questions relevant de leur ressort, toutefois dans les limites et le respect des directives générales tracées par l’instance supérieure.

De la moralité révolutionnaire au sein des CDR
La révolution vise à la transformation de la société sous tous les rapports, économiques, sociaux et culturels. Elle vise à créer un Voltaïque nouveau, avec une moralité et un comportement social exemplaires qui inspirent l’admiration et la confiance des masses. La domination néo-coloniale a placé notre société dans un pourrissement tel qu’il nous faudra des années pour la purifier.
Cependant les militants des CDR doivent se forger une nouvelle conscience et un nouveau comportement en vue de donner le bon exemple aux masses populaires. En faisant la révolution, nous devons veiller à notre propre transformation qualitative. Sans une transformation qualitative de ceux-là mêmes qui sont censés être les artisans de la révolution, il est pratiquement impossible de créer une société nouvelle débarrassée de la corruption, du vol, du mensonge, et de l’individualisme de façon générale.
Nous devons nous efforcer de faire concorder nos actes à nos paroles, surveiller notre comportement social afin de ne pas prêter le flanc aux attaques des contre-révolutionnaires qui sont à l’affût. Avoir continuellement à l’esprit que l’intérêt des masses populaires prime sur l’intérêt personnel nous préservera de tout égarement.
L’activisme de certains militants caressant le rêve contre-révolutionnaire d’amasser des biens et des profits par le biais des CDR doit être dénoncé et combattu. Le vedettariat doit être éliminé. Plus vite ces insuffisances seront combattues, mieux cela vaudra pour la révolution.
Le révolutionnaire de notre point de vue, c’est celui qui sait être modeste tout en étant des plus déterminés dans les tâches qui lui sont confiées. Il s’en acquitte sans vantardise et n’attend aucune récompense.
Ces derniers temps nous constatons que des éléments qui ont pris part activement à la révolution et qui s’attendaient, pour ce faire, à ce que leur soient réservés des traitements privilégiés, des honneurs, des postes importants se livrent, par dépit, à un travail de sape parce qu’ils n’ont pas eu gain de cause. C’est la preuve qu’ils ont participé à la révolution sans jamais comprendre les objectifs réels. On ne fait pas de révolution pour se substituer simplement aux anciens potentats renversés. On rie participe pas à la révolution sous une motivation vindicative animée par l’envie d’une situation avantageuse : « ôte-toi de là que je m’y mette ». Ce genre de mobile est étranger à l’idéal de la révolution d’août et ceux qui le portent démontrent leurs tares de petits-bourgeois situationnistes quand ce n’est pas leur opportunisme de contre-révolutionnaires dangereux.
L’image du révolutionnaire que le CNR entend imprimer dans la conscience de tous, c’est celui du militant qui fait corps avec les masses, qui a foi en elles et qui les respecte. Il se départit de toute attitude de mépris vis-à-vis d’elles. Il ne se considère pas comme un maître à qui ces masses doivent obéissance et soumission. Au contraire, il se met à leur école, les écoute attentivement et fait attention à leurs avis. Il se départit des méthodes autoritaires dignes des bureaucrates réactionnaires.
Le révolution se distingue de l’anarchie dévastatrice. Elle exige une discipline et une ligne de conduite exemplaires. Les actes de vandalisme et les actions aventuristes de toute sorte, au lieu de renforcer la révolution par l’adhésion des masses, l’affaiblissent et repoussent loin d’elle les masses innombrables. C’est pourquoi les membres des CDR doivent élever leur sens des responsabilités devant le peuple et chercher à inspirer respect et admiration.
Ces insuffisances le plus souvent relèvent d’une ignorance du caractère et des objectifs de la révolution. Et pour nous en prémunir, il nous faut nous plonger dans l’étude de la théorie révolutionnaire. L’étude théorique élève notre compréhension des phénomènes, éclaire nos actions et nous prémunit de bien des présomptions. Nous devons désormais accorder une importance particulière à cet aspect de la question et nous efforcer d’être des exemples qui encouragent les autres à nous suivre.


Pour une révolutionnarisation de tous les secteurs de la société voltaïque

la révolution sera, n’en déplaise aux forces conservatrices et rétrogrades, un bouleversement total et profond qui n’épargnera aucun domaine, aucun secteur de l’activité économique, sociale et culturelle.

La révolutionnarisation de tous les domaines, de tous les secteurs d’activité, est le mot d’ordre qui correspond au moment présent. Fort de la ligne directrice ainsi dégagée, chaque citoyen, à quelque niveau qu’il se trouve, doit entreprendre de révolutionnariser son secteur d’activité.
D’ores et déjà, la philosophie des transformations révolutionnaires touchera les secteurs suivants : 1°) L’armée nationale ; 2°) La politique de la femme ; 3°) L’édification économique.



1°) L’armée nationale : sa place dans la Révolution démocratique et populaire


Selon la doctrine de défense de la Haute-Volta révolutionnaire, un peuple conscient ne saurait confier la défense de sa patrie à un groupe d’hommes quelles que soient leurs compétences. Les peuples conscients assument eux-mêmes la défense de leur patrie. A cet effet, nos Forces armées ne constituent qu’un détachement plus spécialisé que le reste du peuple pour les tâches de sécurité intérieure et extérieure de la Haute-Volta. De la même manière, bien que la santé des Voltaïques soit l’affaire du peuple et de chaque Voltaïque pris individuellement, il existe et existera un corps médical plus spécialisé et consacrant plus de temps à la question de la santé publique.

La révolution dicte aux Forces armées nationales trois missions :
- 1) Être en mesure de combattre tout ennemi intérieur et extérieur, et participer à la formation militaire du reste du peuple.Ce qui suppose une capacité opérationnelle accrue faisant de chaque militaire un combattant compétent au lieu de l’ancienne armée qui n’était qu’une masse de salariés.
1 00 - 2) Participer à la production nationale. En effet, le militaire nouveau doit vivre et souffrir au sein du peuple auquel il appartient. Finie l’armée budgétivore. Désormais, en dehors du maniement des armes, elle sera aux champs, elle élèvera des troupeaux de bœufs, de moutons et de la volaille. Elle construira des écoles et des dispensaires dont elle assurera le fonctionnement, entretiendra les routes et transportera par voie aérienne le courrier, les malades et les produits agricoles entre les régions. 

- 3) Former chaque militaire en militant révolutionnaire. Fini le temps où l’on prétendait à la réalité de la neutralité et de l’apolitisme de l’armée tout en faisant d’elle le rempart de la réaction et le garant des intérêts impérialistes !
Fini le temps où notre armée nationale se comportait tel un corps de mercenaires étrangers en territoire conquis ! Ce temps-là est désormais révolu à jamais. Armés de la formation politique et idéologique, nos soldats, nos sous-officiers et nos officiers engagés dans le processus révolutionnaire cesseront d’être des criminels en puissance pour devenir des révolutionnaires conscients, étant au sein du peuple comme un poisson dans l’eau.
Armée au service de la révolution, l’armée nationale populaire ne fera de place à aucun militaire qui méprise son peuple, le bafoue et le brutalise. Une armée du peuple au service du peuple, telle est la nouvelle armée que nous édifierons à la place de l’armée néo-coloniale, véritable instrument d’oppression et de répression aux mains de la bourgeoisie réactionnaire qui s’en sert pour dominer le peuple. Une telle armée, du point de vue même de son organisation interne et de ses principes de fonctionnement, sera fondamentalement différente de l’ancienne armée. Ainsi, à la place de l’obéissance aveugle des soldats vis-à-vis de leurs chefs, des subalternes vis-à-vis des supérieurs, se développera une discipline saine qui, tout en étant stricte, sera fondée sur l’adhésion consciente des hommes et des troupes.
Contrairement aux points de vue des officiers réactionnaires animés par l’esprit colonial, la politisation de l’armée, sa révolutionnarisation, ne signifie pas la fin de la discipline. La discipline dans une armée politisée aura un contenu nouveau. Elle sera une discipline révolutionnaire. C’est-à-dire une discipline qui tire sa force dans le fait que l’officier et le soldat, le gradé et le non-gradé se valent quant à la dignité humaine et ne diffèrent les uns des autres que par leurs tâches concrètes et leurs responsabilités respectives. Forts d’une telle compréhension des rapports entre les hommes, les cadres militaires doivent respecter leurs hommes, les aimer et les traiter avec équité.
Ici aussi, les Comités de défense de la révolution ont un rôle fondamental à jouer. Les militants CDR au sein de l’armée devront être les pionniers infatigables de l’édification de l’armée nationale populaire de l’État démocratique et populaire dont les tâches essentielles seront :
- 1) Sur le plan intérieur, la défense des droits et des intérêts du peuple, le maintien de l’ordre révolutionnaire et la sauvegarde du pouvoir démocratique et populaire.
- 2) Sur le plan extérieur, la défense de l’intégrité territoriale.



2°) La femme voltaïque : son rôle dans la Révolution démocratique et populaire

Notre révolution intéresse tous les opprimés, tous ceux qui sont exploités dans la société actuelle. Elle intéresse par conséquent la femme, car le fondement de sa domination par l’homme se trouve dans le système d’organisation de la vie politique et économique de la société. La révolution, en changeant l’ordre social qui opprime la femme, crée les conditions pour son émancipation véritable.
Les femmes portent sur elles l’autre moitié du ciel.
Créer une nouvelle mentalité chez la femme voltaïque qui lui permette d’assumer le destin du pays aux côtés de l’homme est une des tâches primordiales de la révolution. II en est de même de la transformation à apporter dans les attitudes de l’homme vis-à-vis de la femme.
Jusqu’à présent la femme a été exclue des sphères de décisions. La révolution, en responsabilisant la femme, crée les conditions pour libérer l’initiative combattante des femmes. Le CNR, dans sa politique révolutionnaire, travaillera à la mobilisation, à l’organisation et à l’union de toutes les forces vives de la nation et la femme ne sera pas en reste. Elle sera associée à tous les combats que nous aurons à entreprendre contre les diverses entraves de la société néo-coloniale et pour l’édification d’une société nouvelle. Elle sera associée, à tous les niveaux de conception, de décision et d’exécution, à l’organisation de la vie de la nation entière. Le but final de toute cette entreprise grandiose, c’est de construire une société libre et prospère où la femme sera l’égale de l’homme dans tous les domaines.

3°. Une économie nationale indépendante, auto-suffisante et planifiée au service d’une société démocratique et populaire.


le Conseil national de la révolution est conscient que l’édification d’une économie nationale, indépendante, auto-suffisante et planifiée passe par la transformation radicale de la société actuelle, transformation qui elle-même suppose les grandes réformes suivantes :
- La réforme agraire
- La réforme de l’administration
- La réforme scolaire
- La réforme des structures de production et de distribution dans le secteur moderne.


Peuple de Haute-Volta,
Camarades militantes et militants de la révolution :
Les besoins de notre peuple sont immenses. La satisfaction de ces besoins nécessite des transformations révolutionnaires à entreprendre dans tous les domaines.
Ainsi dans le domaine sanitaire et de l’assistance sociale en faveur des masses populaires, les objectifs à atteindre se résument en ceci :
- Une santé à la portée de tous.
- La mise en œuvre d’une assistance et d’une protection maternelle et infantile.
- Une politique d’immunisation contre les maladies transmissibles par la multiplication des campagnes de vaccination.
- Une sensibilisation des masses pour l’acquisition de bonnes habitudes hygiéniques.
Tous ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’engagement conscient des masses populaires elles-mêmes dans le combat sous l’orientation révolutionnaire des services de santé.

Au vu de tous les problèmes auxquels notre pays se trouve confronté, la révolution apparaît comme un défi que nous devons, animés de la volonté de vaincre, surmonter avec la participation effective des masses populaires mobilisées au sein des CDR.
Dans un proche avenir, avec l’élaboration des programmes sectoriels, tout le territoire de Haute-Volta sera un vaste chantier de travail où le concours de tous les Voltaïques valides et en âge de travailler sera requis pour le combat sans merci que nous livrerons pour transformer ce pays en un pays prospère et radieux, un pays où le peuple sera le seul maître des richesses matérielles et immatérielles de la nation.
Enfin, il nous faut définir la place de la révolution voltaïque dans le processus révolutionnaire mondial. Notre révolution fait partie intégrante du mouvement mondial pour la paix et la démocratie contre l’impérialisme et toute sorte d’hégémonisme.

Dans notre lutte, les pays africains anti-impérialistes sont nos alliés objectifs. Le rapprochement avec ces pays est rendu nécessaire par les regroupements néo-coloniaux qui s’opèrent sur notre continent.
Vive la Révolution démocratique et populaire ! Vive le Conseil national de la révolution ! La patrie ou la mort, nous vaincrons !



Publié par le ministère burkinabè de l’ Information.