2 octobre 1983 Sankara rappelait sa directive du 4 août FORMEZ DES CDR pour défendre la révolution
[Citation DOP — Thomas Sankara, 2 octobre 1983 — texte rédigé par Valère Somé :]
« De la souveraineté du peuple dans l'exercice du pouvoir révolutionnaire. Un des traits distinctifs de la révolution d'août, avons-nous dit, et qui lui confère son caractère populaire, c'est qu'elle est le mouvement de l'immense majorité au profit de l'immense majorité. »
C'est le discours de Thomas Sankara.
« C'est une révolution faite par les masses populaires voltaïques elles-mêmes avec leurs mots d'ordre et leurs aspirations. »
Les masses voltaïques elles-mêmes.
« L'objectif de cette révolution consiste à faire assumer le pouvoir par le peuple. C'est la raison pour laquelle le premier acte de la révolution, après la Proclamation du 4 août, fut l'appel adressé au peuple pour la création des Comités de Défense de la Révolution (CDR). »
« Le CNR a la conviction que pour que cette révolution soit véritablement populaire, elle devra procéder à la destruction de la machine d'État néo-coloniale et organiser une nouvelle machine capable de garantir la souveraineté du peuple. »
Et donc la déconstruction de la machine d'État néocoloniale implique la construction de CDR. D'ailleurs — ça c'est le 2 octobre 1983.
En avril 1986 — Thomas Sankara va rappeler — « il n'y a pas deux Burkina Faso, il n'y a qu'un seul Burkina Faso, le Burkina Faso des CDR ».
Et donc sans CDR — on est encore en Haute-Volta — on est encore dans le pays de Blaise Compaoré. Le Burkina Faso n'a pas retrouvé son identité. Sans les CDR — ce n'est pas le Burkina Faso.
Sankara promotionnerait 3 types de CDR. Structures statutaires fonctionnelles comitaires (de zone)
Thomas Sankara : « ... le pouvoir par le peuple. C'est la raison pour laquelle le premier acte de la révolution après la proclamation du 4 août fut l'appel adressé au peuple pour la création des Comités de Défense la Révolution. CDR »
Et donc il y a ici une confusion qui n'a pas été clarifiée le 15 octobre 1987. Est-ce que les CDR sont les comités de gestion de zones ? Est-ce que les CDR sont la structure de l'État ? Est-ce que les CDR sont les structures de désignation des délégués ?
Il y a donc un aspect statutaire, désigner les délégués, un aspect fonctionnel organiser un appareil d'état qui n'est pas un véritable appareil d'état. Un diaEtat, un État en dépassement dialectique et troisièmement des comités de zone donc l'aspect avec un néologisme l'aspect « comitaire ». Donc statutaire, fonctionnel et comitaire — c'est ce à quoi j'ai travaillé depuis 2011 en particulier depuis 2019 avec des bouleversements de mes analyses en 2020 quasiment redémarrer au départ.
Et donc la réponse est la suivante : organisez-vous par 5. Partagez-vous cinq missions : santé, sécurité, pédagogie, justice, écolonomie (écologie, économie). Un des cinq ou une des cinq est DéléguéE Intermédiaire de Base DIB. Ensuite, cinq DIB se réunissent (de cinq missions différentes) pour désigner un ou une des cinq au niveau supérieur. Ça c'est l'équivalent de la construction des CDR statutaires pour aller vers les CDR fonctionnels.
Une direction fonctionnelle (DIRFONCT), c'est 25 délégués représentant 500 fonctionnaires, 125 étudiants ou étudiantes, le tout désignés par 2500 citoyens. C'est un bloc statutaire de 3125 participants à la construction de ce díaEtat. Un socle de 2500 et 625 délégués CDR de l'étage du dessus.
Parmi les 625 forcément on aura 500 DIB déléguéEs intermédiaire de base, 100 DB déléguéEs de base, 20 DIC déléguéEs intermédiaires conseillers et 5 DIC déléguéEs conseillers ou déléguéEs conseillèrEs.
Les Comités de Défense de la Révolution que Thomas Sankara promotionna
Sur Facebook, on vient m'interroger en me demandant : « Mais c'est quoi les CDR ? C'est quoi les CDR Sankara ? » Ça — c'est l'article du Faso en 2019 — qui redonne le discours du 4 août 1983. Ce discours — prononcé le soir de la révolution du 4 août — contient un paragraphe tout à fait particulier que malheureusement Assimi Goïta et Ibrahim Traoré et Tiani ont oublié. Voilà le paragraphe fondamental. Ils n'ont juste lu que la dernière ligne — ce qui n'est pas constructif.
« Peuple de Haute-Volta » — c'était le nom du Burkina Faso de l'époque. Thomas prononce :
« Le Conseil National de la Révolution appelle chaque Voltaïque — homme ou femme, jeune ou vieux — à se mobiliser dans la vigilance pour lui apporter son soutien actif. Le Conseil National de la Révolution invite le peuple voltaïque — peuple qui va devenir Burkinabè — à constituer partout des Comités de Défense de la Révolution (CDR) pour participer à la grande lutte patriotique du CNR — et pour empêcher les ennemis intérieurs et extérieurs de nuire à notre peuple. »
Et là — Thomas rajoute — « il va sans dire que les partis politiques sont dissous. »
Une précision — ceux qui ont été dissous — ce sont les partis coloniaux. Ce sont les partis de la démocratie coloniale. Ce ne sont pas les partis révolutionnaires. Ce ne sont pas les partis intérieurs aux CDR — les partis qui soutenaient le processus révolutionnaire — qui soutenaient le CNR — les CDR. Ces partis-là ont continué de fonctionner — mais comme tendances à l'intérieur des CDR.
D'ailleurs — ces tendances — il faudrait les formaliser — et c'est d'ailleurs mon projet. Chaque zone — que ce soit au Burkina, au Mali, au Niger, partout en Afrique — ou même en Europe — ou même dans le monde entier — chaque zone devrait promotionner cinq déléguéEs. Chaque déléguéE serait donc représentant de 20 % des délégateurs/délégatrices. Un tel système respecterait totalement les minorités. Si des collabos représentant 20 % de la population — on aura 20 % de délégués collabos — et on aura donc un délégué collabo promu à l'étage du dessus. Ce n'est pas le problème. Le peuple pourra changer ses déléguéEs à tout moment. À tout moment il est possible de retirer son soutien à un délégué — et donc de promouvoir un autre délégué à l'étage du dessus.
Le premier discours du Conseil national de la Révolution (CNR) prononcé par le capitaine Thomas Sankara, le 4 août 1983. (Le Faso)
Peuple de Haute-Volta ! Aujourd’hui encore, les soldats, sous-officiers et officiers de l’Armée nationale et des forces para-militaires se sont vus obligés d’intervenir dans la conduite des affaires de l’Etat pour rendre à notre pays son indépendance et sa liberté et à notre peuple sa dignité.
En effet, ces objectifs patriotiques et progressistes qui ont justifié l’avènement du Conseil du salut du peuple (CSP) le 7 novembre 1982, ont été trahis le 17 mai 1983, soit seulement six mois après, par des individus farouchement hostiles aux intérêts du peuple voltaïque et à ses aspirations à la démocratie et à la liberté.
Ces individus, vous les connaissez, car ils se sont frauduleusement introduits dans l’Histoire de notre peuple ; ils s’y sont tristement illustrés, d’abord par leur politique à double face, ensuite, par leur alliance ouverte avec toutes les forces conservatrices réactionnaires qui ne savent rien faire d’autre que de servir les intérêts des ennemis du peuple, les intérêts de la domination étrangère, et du néo-colonialisme.
Aujourd’hui, 4 août 1983, les soldats, sous-officiers et officiers de toutes les armes et de toutes les unités, dans un élan patriotique, ont décidé de balayer le régime impopulaire, le régime de soumission et d’aplatissement, mis en place depuis le 17 mai 1983 par le médecin commandant Jean-Baptiste Ouédraogo sous la houlette du colonel Gabriel Somé Yoryan et de ses hommes de main.
Aujourd’hui, 4 août 1983, des soldats, sous-officiers et officiers patriotes et progressistes ont ainsi lavé l’honneur de notre peuple et de son armée et leur ont rendu leur dignité, leur permettant de retrouver le respect et la considération que chacun, en Haute-Volta comme à l’étranger leur portait du 7 novembre 1982 au 17 mai 1983.
Pour réaliser ces objectifs d’honneur, de dignité, d’indépendance véritable et de progrès pour la Haute-Volta et pour son peuple, le mouvement actuel des Forces armées voltaïques tirant les leçons des amères expériences du CSP, a constitué ce jour, 4 août 1983, le Conseil national de la révolution (CNR) qui assume désormais le pouvoir d’État, en même temps qu’il mette fin au fantomatique régime du CSP du médecin commandant Jean-Baptiste Ouédraogo qui l’avait du reste arbitrairement dissous.
Peuple de Haute-Volta,
Le Conseil national de la révolution appelle chaque Voltaïque, homme ou femme, jeune ou vieux à se mobiliser dans la vigilance pour lui apporter son soutien actif. Le Conseil national de la révolution invite le peuple voltaïque à constituer partout des Comités de défense de la révolution (CDR) pour participer à la grande lutte patriotique du CNR et pour empêcher les ennemis intérieurs et extérieurs de nuire à notre peuple. Il va sans dire que les partis politiques sont dissous.
Sur le plan international, le Conseil national de la révolution proclame son engagement à respecter les accords qui lient notre pays aux autres États. Il maintient également l’adhésion de notre pays aux organisations régionales, continentales et internationales.
Le Conseil national de la révolution n’est dirigé contre aucun pays, aucun État ou peuple. Il proclame sa solidarité avec tous les peuples, sa volonté de vivre en paix, et en bonne amitié avec tous les pays et notamment avec tous les pays voisins de la Haute-Volta.
La raison fondamentale et l’objectif du Conseil national de la révolution, c’est la défense des intérêts du peuple voltaïque, la réalisation de ses profondes aspirations à la liberté, à l’indépendance véritable et au progrès économique et social.
Peuple de Haute-Volta !
Tous en avant avec le Conseil national de la révolution pour le grand combat patriotique, pour l’avenir radieux de notre pays.
La patrie ou la mort, nous vaincrons ! Vive le peuple voltaïque ! Vive le Conseil national de la révolution !
Quota CDR Sankara : Combien de citoyens citoyennes pour désigner un ou une déléguée #1pour5 #1pour25
Quel était le fonctionnement des CDR — les Comités de Défense de la Révolution ? Et bien — sur un quartier, un village — ceux qui voulaient participer se réunissaient et faisaient des files indiennes. Des files indiennes derrière les postulants — et ceux qui avaient le maximum de participants à leur file indienne — c'était eux les délégués.
Il manquait une chose fondamentale. Une chose fondamentale qui se trouvait dans la révolution russe — le quota. En 1905 — la première révolution russe — le quota était un délégué pour 500. En 1917 — le quota était un délégué pour 1 000.
Dans le processus révolutionnaire à construire pour fusionner les trois pays — en a un AES Faso. Dans ce processus-là — il faudrait des quotas — un Délégué Intermédiaire pour 5 — un Délégué de Base pour 25. C'est avec ce système de quota qu'il sera possible de promotionner à l'étage du dessus. Et par exemple — le quota actuel serait un ministre AES Faso pour 800 000 délégateurs/délégatrices — et donc 800 000 auraient leur ministre révocable à tout moment.
Comment révoquer ? C'est simple. S'il manque une personne dans la liste des 800 000 — et bien le quota n'est plus réuni. Le ministre ou la ministre est révoqué.
Voilà le système à mettre en place. C'est un système anti-démocratique — un système post-démocratique — puisque la démocratie en réalité c'est le pouvoir des esclavagistes. En réalité — ceux qui avaient le pouvoir à Athènes — c'était ceux qui possédaient au moins un esclave. Et démocratie — c'est le pouvoir des esclavagistes. Mais ça — les compradores — les collabos — les pro-modèles européens — oublient de vous le dire. Ils sont là à pleurnicher sur l'interdiction des partis politiques au Burkina Faso par exemple — ou au Mali. Ils sont là à pleurnicher sur les interdictions — mais ne vous expliquent pas le véritable fonctionnement.
Parenthèse — dans l'interdiction — le RPM du Mali aurait dû être pire qu'interdit. C'était le parti du coupeur de mains — Ahmada Ag Bibi — et d'IBK — et ces gens-là auraient dû être poursuivis en justice comme complices des mains coupées — complices des tortionnaires de Kidal. Ahmada Ag Bibi en tête de liste.
Ces remarques sont en réponse à un lien vers le dernier article du PCRV. Ce n'est pas une étude détaillée du dernier article (1° novembre) de cette agence franceàfric de gauche de l'impérialisme français, mais un recadrage plus général sur leur cours d'accompagnement du Front de Gauche et de la formoisie spoliatrice de France.
Ce texte contient des extraits d'un article du site Drapeau Rouge du PCmF (PC maoiste de France). On remarque l'absence du criminel contre-révolutionnaire Staline sur leur image de présentation
: Drapeau Rouge, le blog du PC maoïste de France
Description : Le Drapeau Rouge est le journal et le blog du PC maoïste de France. Communiste,révolutionnaire et internationaliste, le PCmF lutte pour une révolution radicale en direction du communisme !
Yanick ToutainLe PCRV continue son cours SECTAIRE REFORMISTE crypto FRANCEàFRIC ! Son appui sur la PROTO-FORMOISIE COMPRADORE des années 83-87 se perpétue ! AU LIEU DE FAIRE COMME LENINE AVAIT FAIT en AVRIL 1917, (appel à TOUT LE POUVOIR AUX SOVIETS, au lieu de CONSTRUIRE DES CDR DE BASE, des MINI CONSEILS POPULAIRE... le PCRV est CONFORME AU COURS MENCHEVIK-BOURGEOIS DE STALINE EN MARS 1917.... Alliance TOTALEMENT SCANDALEUSE avec LES TRAITRES FRANCEàFRIC DU PCOF en France (membres du Front de Gauche Esclavagiste) ILS ONT LES OREILLES TOTALEMENT BOUCHEES au Faso (qu'ils persistent STUPIDEMENT) à APPELER DE SON NOM COLONIAL de Haute Volta..... MAIS L'EXPLICATION EST SIMPLE : LE PCRV est un KUOMINGTANG du Faso.... Même pas capable de faire ce que le demi-révolutionnaire formois Mao Tse Toung a FAIT : ROMPRE AVEC TOUTES LES FORCES COMPRADORES pour LUTTER AVEC LES SPOLIATES.... Cela fait des années que les diirigeants du PCRV préfèrent SUIVRE LES CONSEILS des AGENTS FRANCAIS MELENCHONISTES du PCOF !! QUELLE HONTE !!! QUELLE TRAITRISE !! Même des groupes NON EGALITARISTES et NON SANKARISTES de la mouvance Marxiste-Léniniste DENONCENT CE COURS CONTRE-REVOLUTIONNAIRE DU PCOF http://drapeaurouge.over-blog.com/article-le-pcof-se-met... +++++++++++ Qui est le PCOF et quelle est son histoire ?
Le PCOF est né en 1979 d’une scission du PCMLF à l’issue de son 2ème Congrès, dont la liquidation totale surviendra quelque temps après la mort de Mao Zedong. Le PCOF, dans son 1er Congrès, a suivi Enver Hoxha, dirigeant du Parti du Travail d’Albanie, après la restauration du capitalisme en Chine. Il s’est construit contre le maoïsme, ralliant des militants troublés après les restaurations successives en URSS, dans les ex-pays socialistes, puis en Chine. ++++++++++++++++++++++
Yanick ToutainLe texte des ML Drapeau Rouge est intéressant http://drapeaurouge.over-blog.com/article-le-pcof-se-met... +++++++++++++++++++++++++++++++++ Le PCOF, paradoxalement, reprend le maoïsme mais à l’envers. Il propose d’instaurer une période transitoire entre le capitalisme et le socialisme. Les maoïstes revendiquent une période transitoire mais uniquement dans les pays opprimés par l’impérialisme. La nécessité de cette période transitoire dans les pays opprimés prend ses racines dans le fait que dans les pays opprimés par l’impérialisme, l’analyse de classe est différente que dans les pays impérialistes (lire Analyse des classes de la société chinoise, Mao Zedong, 1926).
Dans les pays opprimés, il y a la classe ouvrière (faible numériquement mais représentant l’avenir de la révolution), le semi-prolétariat (paysans pauvres, petits artisans,…), la petite bourgeoisie (forte numériquement et composée des paysans propriétaires, petits commerçants, étudiants, etc.), la bourgeoisie nationale (oscillant entre révolution et réaction mais globalement pour l’indépendance nationale), les propriétaires fonciers féodaux et la bourgeoisie compradore et bureaucratique (permettant aux impérialistes de piller leur propre pays).
Etant dans un statut semi-colonial semi-féodal, la première étape de la révolution dans les pays opprimés est de se débarrasser de la domination impérialiste qui trouve son appui dans l’alliance entre la bourgeoisie compradore et bureaucratique et les féodaux. La révolution, elle, trouve son appui dans la classe ouvrière, le semi-prolétariat et une partie de la petite bourgeoisie et de la bourgeoisie nationale.
La tâche est alors de se débarrasser complètement des féodaux et compradores et commencer la construction du socialisme. Voilà pourquoi les maoïstes affirment qu’il y a une étape de transition, appelée Démocratie Nouvelle, pour parvenir au socialisme dans les pays opprimés.
En revanche, les maoïstes ne fixent pas de période intermédiaire pour les pays impérialistes. La dictature du prolétariat se concrétise directement par la prise du pouvoir par la révolution au cours d’une lutte, d’une guerre prolongée se terminant par l’insurrection générale, la destruction totale de l’appareil d’Etat bourgeois. Il n’y a aucune nécessité de période transitoire en tant que telle.
La démarche d’aujourd’hui du PCOF est très en retrait de ses hypothèses de 1979. Le gouvernement qu’il est prêt à soutenir est celui d’un Etat bourgeois, dirigé par la social-démocratie qui ne remet pas en cause le système, ni ne veut rompre avec le capitalisme. Il ne veut que prétendre lutter contre le libéralisme, qui n’est qu’une des théories économiques du capitalisme, et non contre le capitalisme lui-même, à son stade impérialiste. ++++++
« La lutte contre le révisionnisme est une nécessité vitale pour la victoire de la révolution. Elle doit se mener en théorie comme en pratique, afin de démasquer l’idéologie et la politique de collaboration de classe des révisionnistes du PCF et des autres partis réformistes. »
Le PCOF nie aujourd’hui la thèse marxiste-léniniste dont il se réclamait hier, et celle du maoïsme. Il ne combat plus le révisionnisme et la voie social-démocrate dans laquelle est embourbé le PCF aujourd’hui.
Cet extrait du 1er Congrès du PCOF montre que les racines du révisionnisme qu’ils dénonçaient à l’époque, déjà appréhendé par des camarades, se concrétisent ouvertement dans le communiqué intitulé « Le Parti Communiste des Ouvriers de France est membre du Front de Gauche » (voir les extraits plus haut). Le PCOF est pour une alternative au libéralisme. On est loin de la « dictature du prolétariat » proclamée en 1979. +++++++++++++++++++++++++++++++++
Les 15 octobre sont le jour de l'année où la colère des néosankaristes monte d'un cran.
Une année de plus où se prolonge le règne de son assassin, Blaise Compaoré.
C'est en effet, le 15 octobre 1987 que le complot organisé par Jacques Foccart, Félix Houphouet Boigny, Mouammar Kadhafi, Charles Taylor (fraichement évadé-libéré de prison aux USA) et leur recrue, le meilleur ami de la victime, Blaise Compaoré, parvinrent à stopper la révolution égalitariste au Burkina Faso en assassinant son leader.
"SANKARA EST MORT COMME IL A VECU : LES POCHES VIDES"
Ils sont aussi 100 millions d'enfants d'Afrique qui sont morts après Thomas Sankara. 100 millions dont plus de 98% auraient pu survivre si des quota sanitaires d'Europe ou des pays développés n'avaient pas été interdits aux femmes africaines.
Il faut relire Thomas Sankara.
Et en particuler son DOP , son Discours d'Orientation Politique prononcé en 1983
Thomas Sankara : Lorsqu’en 1960, le colonialisme français traqué de toutes parts, déconfit à Dien-Bien-Phu (Vietnam), en prise à des difficultés énormes en Algérie, fut contraint, tirant ainsi les leçons de ces défaites, d’octroyer à notre pays la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale, cela a été salué positivement par notre peuple qui n’était pas resté impassible mais développait des luttes de résistance appropriées.Cette fuite en avant de l’impérialisme colonialiste français constitua pour le peuple une victoire sur les forces d’oppression et d’exploitation étrangères. Du point de vue des masses populaires ce fut une réforme démocratique, tandis que du point de vue de l’impérialisme ce n’était qu’une mutation opérée dans ses formes de domination et d’exploitation de notre peuple. Cette mutation a abouti cependant à une redisposition des classes et couches sociales et à l’établissement de nouvelles classes. En alliance avec les forces rétrogrades de la société traditionnelle, la petite-bourgeoisie intellectuelle de l’époque, dans un mépris total des masses fondamentales qui lui avaient servi de tremplin pour son accession au pouvoir, entreprit d’organiser les fondements politiques et économiques des nouvelles formes de domination et d’exploitation impérialistes. http://revolisationactu.blogspot.fr/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales.html
Cette mutation a abouti cependant à une redisposition des classes et couches sociales et à l’établissement de nouvelles classes. En alliance avec les forces rétrogrades de la société traditionnelle, la petite-bourgeoisie intellectuelle de l’époque, dans un mépris total des masses fondamentales qui lui avaient servi de tremplin pour son accession au pouvoir, entreprit d’organiser les fondements politiques et économiques des nouvelles formes de domination et d’exploitation impérialistes
"La crainte que la lutte des masses populaires ne se radicalise et ne débouche sur une solution véritablement révolutionnaire est à la base du choix opéré par l’impérialisme qui consiste à exercer dorénavant sa mainmise sur notre pays, à perpétuer l’exploitation de notre peuple par des nationaux interposés. Des nationaux voltaïques allaient prendre le relais de la domination et de l’exploitation étrangères."
"A l'armée coloniale se substitue une armée néo-coloniale avec les mêmes attributs, les mêmes fonctions et le même rôle de gardien des intérêts de l'impérialisme et de ceux de ses alliés nationaux. ..» "
"A l'école coloniale se substitue une école néo-coloniale qui poursuit les mêmes buts d'aliénation des enfants de notre pays et de reproduction d'une société essentiellement au service des intérêts impérialistes, accessoirement au service des valets et alliés locaux de l'impérialisme...»
Les écoles en Afrique poursuivent-elles encore "les mêmes buts d'aliénation des enfants de notre pays et de reproduction d'une société essentiellement au service des intérêts impérialistes, accessoirement au service des valets et alliés locaux de l'impérialisme..." http://revolisationactu.blogspot.fr/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales_09.html POUR LE 27° ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE THOMAS SANKARA DEBATTONS !
Thomas Sankara :"Thomas Sankara :Des miettes de ce pillage qui leur retombent, ils se transforment petit à petit en une bourgeoisie véritablement parasitaire, ne sachant plus retenir leurs appétits voraces. Mus par leurs seuls intérêts égoïstes, ils ne reculeront désormais plus devant les moyens les plus malhonnêtes, développant à grande échelle la corruption, le détournement des deniers et de la chose publics, les trafics d'influence et la spéculation immobilière, pratiquant le favoritisme et le népotisme. ....» "
Peut-on appeler "bourgeoisie" ces cliques parasitaires qui protègent les intérêts des envahisseurs pillards et esclavagistes ? http://revolisationactu.blogspot.fr/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales_09.html POUR LE 27° ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE THOMAS SANKARA DEBATTONS ! ! Quels présidents, ministres, députés africains actuels correspondent au portrait fait par Thomas Sankara ?
Thomas Sankara :"Thomas Sankara :Une année entière ne se passe sans qu'ils se payent de grasses vacances à l'étranger..Leurs enfants désertent les écoles du pays pour un enseignement de prestige dans d'autres pays.A la moindre petite maladie, tous les moyens de l'État sont mobilisés pour leur assurer des soins coûteux dans les hôpitaux de luxe des pays étrangers. ..»
Thomas Sankara ::Au sein de cette grande majorité, il y a ces « damnés de la terre », ces paysans que l'on exproprie, que l'on spolie, que l'on moleste, que l'on emprisonne, que l'on bafoue et que l'on humilie chaque jour et qui, cependant, sont de ceux dont le travail est créateur de richesses. ..»
27° ANNIVERSAIRE DU CRIME FOCCART-HOUPHOUET-KADHAFI-COMPAORE CONTRE THOMAS SANKARA ! Pourquoi la "petite bourgeoisie intellectuelle africaine verse-t-elle des larmes de crocodiles hypocrites tous les 15 octobre de chaque année sans JAMAIS DEBATTRE SERIEUSEMENT de l'héritage de Thomas Sankara. http://revolisationactu.blogspot.co.uk/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales_13.html
DAMNES DE LA TERRE Thomas Sankara :"Et pourtant, ce sont eux qui souffrent le plus du manque des structures, d'infrastructures routières, du manque des structures et d'encadrement sanitaires".
DAMNES DE LA TERRE Thomas Sankara : "Ce sont ces paysans créateurs de richesses nationales qui souffrent le plus du manque d'écoles et de fournitures scolaires pour leurs enfants".
DAMNES DE LA TERRE Thomas Sankara :"Ce sont leurs enfants qui vont grossir les rangs des chômeurs après un passage-éclair sur les bancs des écoles mal adaptées aux réalités de ce pays. C'est parmi eux que le taux d'analphabétisme est le plus élevé : 98 pour cent. Ceux qui ont besoin de plus de savoir pour que leur travail productif puisse s'améliorer en rendement, c'est encore eux qui profitent le moins des investissements dans le domaine de la santé, de l'éducation et de la technologie. ..»
Thomas Sankara :Et pourtant, ce sont eux qui souffrent le plus du manque des structures, d'infrastructures routières, du manque des structures et d'encadrement sanitaires.
YT : Ce passage témoigne clairement de la complicité des formoisies dans le fonctionnement du Burkina : tout amélioration destinée à la formoisie compradore et à la proto-formoisie compradore est directement VOLEE aux paysans – pauvres !
Thomas Sankara : Ce sont ces paysans créateurs de richesses nationales qui souffrent le plus du manque d'écoles et de fournitures scolaires pour leurs enfants.
YT : On voit ici que la classe sociale de ceux qui sont privés du capital formation est aussi la classe sociale – formariat – de ceux DONT LES ENFANTS sont privés de la formation.
COMPLICITE
DE TOUTE LA FORMOISIE AFRICAINE
DANS LE VOL DE LA FORMATION
DES ENFANTS DU FORMARIAT
Egoisme de la formoisie des villes ! Cette formoisie complice de la bourgeoisie étrangère recoit le prix de sa complicité !
Thomas Sankara :Ce sont leurs enfants qui vont grossir les rangs des chômeurs après un passage-éclair sur les bancs des écoles mal adaptées aux réalités de ce pays. C'est parmi eux que le taux d'analphabétisme est le plus élevé : 98 pour cent. Ceux qui ont besoin de plus de savoir pour que leur travail productif puisse s'améliorer en rendement, c'est encore eux qui profitent le moins des investissements dans le domaine de la santé, de l'éducation et de la technologie. ..»
YT : Le formariat des campagnes voit la formoisie des villes s’accaparer tous les moyens matériels de REPRODUCTION DU CAPITAL FORMATION.
Atom Acorn sur lequel mes élèves de
1981 commencèrent à apprendre
UNE REVOLUTION PEDAGOGIQUE GEANTE
Cette lutte des classes dans les écoles sera combattue par une REVOLUTION PEDAGOGIQUE GEANTE !
Thomas Sankara :La jeunesse paysanne, qui a les mêmes dispositions d'esprit que toute la jeunesse, c'est-à-dire, plus sensible à l'injustice sociale et favorable au progrès, en arrive, dans un sentiment de révolte, à déserter nos campagnes les privant ainsi de ses éléments les plus dynamiques. ..»
YT : Cette jeunesse paysanne était – devait être – la base sociale du projet sankariste. Ce sont en effet les damnés de la Terre qui doivent devenir le moteur social principal de la révolisation !
Thomas Sankara :Le premier réflexe pousse cette jeunesse dans les grands centres urbains que sont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. ..»