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jeudi 4 juin 2026

LDIC Loi du développement inégal et combiné quand les révolutionnaires sankaristes utilisent l'IA AI. Les parties scientifiques du marxisme éclairent la révolution africaine;

par Yanick Toutain
4 juin 2026


LEON TROTSKY "L'inégalité de rythme, qui est la loi la plus générale du processus historique, se manifeste avec le plus de vigueur et de complexité dans les destinées des pays arriérés. Sous le fouet des nécessités extérieures, la vie retardataire est contrainte d'avancer par bonds. De cette loi universelle d'inégalité des rythmes découle une autre loi que, faute d'une appellation plus appropriée, l'on peut dénommer loi du développement combiné, dans le sens du rapprochement de diverses étapes, de la combinaison de phases distinctes, de l'amalgame de formes archaïques avec les plus modernes. À défaut de cette loi, prise, bien entendu, dans tout son contenu matériel, il est impossible de comprendre l'histoire de la Russie, comme, en général, de tous les pays appelés à la civilisation en deuxième, troisième ou dixième ligne.


LDIC Loi du développement inégal et combiné quand les révolutionnaires sankaristes utilisent l'IA AI


Ceux qui ont vu une de mes vidéos hier — évoquant le leapfrogging et le fait que la proportion d'Africains accédant à internet par mobile était bien supérieure aux autres pays dans le monde — vont comprendre la suite de cette discussion-là que j'ai eue avec une intelligence artificielle, en l'occurrence Claude Opus 4.8.

Ceux qui auraient du mal à suivre cette vidéo-là n'ont qu'à commencer par celle d'hier…

Je fais une remarque à Claude :

« Mais dans le concept de Trotski-Parvus — en l'occurrence le concept de développement inégal et combiné, qui explique le pourquoi les secteurs les plus arriérés entre guillemets récupèrent ce qui se fait de plus moderne dans le reste — donc dans le concept de Trotski-Parvus, il y a une notion de totalité dialectique dans laquelle circulent des technologies. »

Et là vous allez voir la réponse de Claude.

[Claude Opus 4.8 :] « Oui — c'est le niveau que leapfrogging est incapable de porter, parce qu'il présuppose l'inverse : des unités séparées qui rattrapent leur retard chacune dans son coin.

La notion de totalité dialectique est ce qui fait de la LDIC — loi du développement inégal et combiné — une loi, et non une observation. Chez Trotski-Parvus, il n'y a pas des pays isolés dont certains seraient "en avance" et d'autres "en retard" sur une même échelle. Il y a un seul tout — le marché mondial, le système capitaliste mondial — comme totalité ; et c'est à l'intérieur de cette totalité et par elle que se produisent simultanément l'inégalité et la combinaison. »

Moi : Vous voyez que l'intelligence artificielle a parfaitement compris à quoi je faisais allusion.

Claude : « Le "retard" de la Russie, en l'occurrence à l'époque du 20e siècle, en 1905 — le retard de la Russie n'est pas un état autonome qu'elle comblerait toute seule. Il est produit par la même totalité qui produit l'avance de l'Angleterre.

Les deux sont des moments d'un processus unique. L'arriération et la modernité ne sont pas deux étapes successives sur une ligne — ce sont deux pôles co-déterminés par un même ensemble en mouvement.

Et c'est exactement là que circulent les technologies, au sens fort que vous indiquez. Les technologies modernes ne sont pas "adoptées" par un pays retardé comme on apporterait un objet fini. Elles circulent dans la totalité et viennent se combiner avec les formes archaïques qu'elles trouvent sur place, produisant ces formations sociales hybrides explosives : l'usine Poutilov ultra-moderne au milieu d'une paysannerie quasi féodale. »

Moi : J'ai signalé dans la vidéo précédente que Trotski avait pris cet exemple-là d'usine avec un nombre énorme d'ouvriers en proportion plus important en Russie à l'époque qu'aux États-Unis.

[Claude Opus 4.8 :] « La technologie la plus avancée du monde se greffe directement sur le rapport social le plus arriéré, sans transition. Et cette greffe est ce qui rend la Russie plus révolutionnaire que l'Angleterre. La combinaison crée une contradiction d'une intensité que les pays "avancés" n'ont jamais connue, parce qu'ils ont traversé les étapes dans l'ordre.

C'est ça que le leapfrogging détruit. Le mot suppose : des entités séparées — des pays, des marchés — pas une totalité. Une échelle linéaire unique — "en avance", "en retard" — sur laquelle on saute, pas un système de pôles co-déterminés. Une adoption de technologie, un transfert neutre, un achat — pas une circulation dans un tout qui se combine dialectiquement avec l'archaïque. Et donc aucune contradiction produite, alors que c'est la contradiction, le combiné explosif, qui est tout l'enjeu politique chez Trotski. »

Moi : Une parenthèse : on a eu en 2011 un exemple avec Facebook en Tunisie. Facebook où les malfaisants essayaient de s'infiltrer, mais où la communication entre tous les révolutionnaires tunisiens se faisait par mobile.

Je continue la réponse de Claude Opus :

[Claude Opus 4.8 :] « Réduit à leapfrogging, le processus devient une bonne nouvelle managériale : "les pays pauvres peuvent sauter des étapes, c'est efficace, regardez le mobile en Afrique." Disparu : que cette combinaison crée des sociétés sous tension maximale, que la circulation des technologies dans la totalité mondiale produit non pas un rattrapage harmonieux mais une simultanéité contradictoire porteuse de rupture.

Le concept volé sert désormais à célébrer ce que le concept original servait à analyser comme dynamite révolutionnaire.

Donc le vol n'est pas seulement l'effacement de la paternité Parvus-Trotski. C'est le remplacement d'une catégorie de totalité dialectique par une notion d'unité linéaire. Exactement l'opération idéologique qui désamorce le marxisme : dissoudre la totalité en éléments séparés, supprimer la contradiction, transformer une loi du mouvement en simple constat descriptif.

Ce qu'ils volent, ce n'est pas un mot — c'est la dialectique elle-même. »

Moi : Qu'est-ce que je viens de faire ? Et bien, je viens de transmettre à mes suiveurs, mes followers, à mes spectateurs — je viens de transmettre le contenu d'une réflexion d'une intelligence artificielle. Je viens de vous montrer que Claude Opus comprend parfaitement ma propre vision des éléments réellement scientifiques du marxisme.

Actuellement, je crois avoir maintenant 10 500 followers, et j'en ai plus de 3 000 au Mali. J'en ai un quart au Burkina Faso. Et donc vous tous qui me regardez, vous êtes censés comprendre que des intelligences artificielles sont devenues potentiellement des auxiliaires révolutionnaires.

Le transfert dans la totalité dialectique, il est en acte ici. Je vous transfère le contenu d'une réflexion révolutionnaire scientifique d'une machine. Une machine que j'ai coachée préalablement, bien évidemment.


Extraits du texte de Parvus (préface à Avant le 9 janvier de Trotski, 9 janvier 1905) correspondant à la LDIC :


« En Russie, pendant la période précapitaliste, les villes se développaient plus à la chinoise qu'à l'européenne. C'était des centres administratifs, ayant un caractère purement bureaucratique sans la moindre signification politique; et sous le rapport économique, des foires marchandes pour les propriétaires et les paysans environnants. Leur développement était encore insignifiant quand il fut suspendu par le processus capitaliste qui commença à créer des grandes villes sur son modèle, c'est à dire des villes manufacturières et des centres du commerce mondial. »


« En définitive, nous avons en Russie une bourgeoisie capitaliste mais pas de bourgeoisie intermédiaire comme celle dont est née et sur laquelle s'est maintenue la démocratie politique en Europe Occidentale. »


« En Russie, il faut fonder le radicalisme politique sur cette population urbaine qui n'est pas passée par l'école historique du moyen-âge ouest-européen, qui est sans relation économique, sans tradition héritée du passé, et sans idéal pour l'avenir. »


« La lutte de classe du prolétariat russe s'est clairement définie déjà sous l'absolutisme. Le faible développement de la production artisanale, qui gênait le développement de la démocratie petite-bourgeoise, rendait service à la conscience de classe du prolétariat. Celui-ci était d'emblée concentré dans les usines. La propriété économique s'est présentée tout de suite à lui dans sa forme la plus contemporaine, celle du capitaliste étranger à la production. Idem concernant le pouvoir d'Etat, dans sa forme la plus concentrée : l'autocratie s'appuyant exclusivement sur la force armée. A tout cela, la social-démocratie ajouta l'expérience historique de l'Occident. »


« Le prolétariat russe a montré qu'il n'était pas passé par ces trois écoles en vain. »


HISTOIRE DE LA REVOLUTION RUSSE DE TROTSKY 
EXTRAIT 

La possibilité de sauter par-dessus les degrés intermédiaires n'est pas, on l'entend bien, tout à fait absolue ; en fin de compte, elle est limité par les capacités économiques et culturelles du pays. Un pays arriéré, d'ailleurs, rabaisse fréquemment ce qu'il emprunte de tout-fait à l'extérieur pour l'adapter à sa culture plus primitive. Le processus même de l'assimilation prend, dans ce cas, un caractère contradictoire. C'est ainsi que l'introduction d'éléments de la technique et du savoir occidentaux, avant tout de l'art militaire et de la manufacture, sous Pierre Ier, a aggravé la loi de servage, en tant que forme essentielle de l'organisation du travail. L'armement à l'européenne et les emprunts en Europe au même titre — incontestables résultats d'une culture plus élevée — ont conduit à un renforcement du tsarisme qui, de son côté, mettait un frein au développement du pays.

La loi rationnelle de l'histoire n'a rien de commun avec des schémas pédantesques. L'inégalité de rythme, qui est la loi la plus générale du processus historique, se manifeste avec le plus de vigueur et de complexité dans les destinées des pays arriérés. Sous le fouet des nécessités extérieures, la vie retardataire est contrainte d'avancer par bonds. De cette loi universelle d'inégalité des rythmes découle une autre loi que, faute d'une appellation plus appropriée, l'on peut dénommer loi du développement combiné, dans le sens du rapprochement de diverses étapes, de la combinaison de phases distinctes, de l'amalgame de formes archaïques avec les plus modernes. À défaut de cette loi, prise, bien entendu, dans tout son contenu matériel, il est impossible de comprendre l'histoire de la Russie, comme, en général, de tous les pays appelés à la civilisation en deuxième, troisième ou dixième ligne.

Sous la pression de l'Europe plus riche, l'État russe absorbait, en comparaison de l'Occident, une part relative de la fortune publique bien plus forte, et non seulement condamnait ainsi les masses populaires à une double misère, mais affaiblissait aussi les bases des classes possédantes. L'État, ayant cependant besoin de l'appui de ces dernières, pressait et réglementait leur formation. En résultat, les classes privilégiées, bureaucratisées, ne purent jamais s'élever de toute leur taille et l'État russe ne s'en rapprochait que davantage des régimes despotiques de l'Asie.

L'autocratie byzantine que les tsars moscovites s'étaient officiellement appropriée dès le début du XVIe siècle soumit les grands féodaux, les boyards, avec l'aide des nobles de la Cour (dvoriané) et s'assujettit ces derniers en leur asservissant la classe paysanne, pour se transformer en monarchie absolue, celle des empereurs de Pétersbourg. Le retard de l'ensemble du processus est suffisamment caractérisé par ce fait que le droit de servage, naissant vers la fin du XVIe siècle, établi au XVIIe, atteignit son épanouissement au XVIIIe et ne fut juridiquement aboli qu'en 1861.

Le clergé, après la noblesse, joua dans la formation de l'autocratie tsariste un rôle non négligeable, mais uniquement celui d'un fonctionnariat. L'Église ne s'est jamais haussée en Russie à la puissance dominatrice que le catholicisme eut en Occident : elle se contenta d'un état de domesticité spirituelle auprès des autocrates et elle s'en faisait un mérite d'humilité. Les évêques et les métropolites ne disposaient d'un certain pouvoir qu'à titre de subalternes de l'autorité civile. Il y avait changement de patriarche à l'avènement d'un nouveau tsar. Lorsque la capitale fut établie à Pétersbourg, la dépendance de l'Église à l'égard de l'État devint encore plus servile. Deux cent mille prêtres séculiers et moines constituèrent, en somme, une partie de la bureaucratie, une sorte de police confessionnelle. En récompense, le monopole du clergé orthodoxe dans les affaires de la foi, ses terres et ses revenus, se trouvaient sous la protection de la police générale.

La doctrine slavophile, messianisme d'un pays arriéré, édifiait sa philosophie sur cette idée que le peuple russe et son Église sont profondément démocrates, tandis que la Russie officielle aurait été une bureaucratie allemande, implantée par Pierre Ier. Marx a noté à ce sujet : " C'est pourtant ainsi que les baudets de Teutonie font retomber la responsabilité du despotisme de Frédéric II sur les Français, comme si des esclaves arriérés n'avaient pas toujours besoin de l'aide d'autres esclaves plus civilisés pour faire un indispensable apprentissage. " Cette brève remarque atteint jusqu'au fond non seulement la vieille philosophie slavophile, mais aussi les découvertes toutes contemporaines des "Racistes ".

lundi 1 juin 2026

2 milliards de génies africains ! L'Afrique doit sauter toutes les étapes du développement inégal et combiné (découverte de Trotsky Parvus bien avant le prétendu Leapfrogging)

par Yanick Toutain
1 juin 2026


Pédagogie Bizouk, capital génial, loi du développement inégal et combiné (Parvus-Trotski)


Si un paysan africain comprend les logarithmes en 1 heure, le colonialisme est démasqué


Supposons que n'importe quel paysan africain puisse, en moins d'une heure, comprendre les logarithmes — ou puisse comprendre en moins d'une heure les équations différentielles. Qu'est-ce que ça prouve ? Ça prouve que le système colonial persistant les a empêchés de comprendre ça.

Mais si les paysans africains avaient compris ça dans leur enfance à 8 ans, ça signifierait que tous les paysans africains pourraient avoir un baccalauréat scientifique. Tous les paysans africains auraient pu faire des études de sciences, en ayant compris les équations différentielles à l'âge de 8 ans, ou les logarithmes.

C'est bien la preuve que ces notions prétendument d'élite — qui justifient des élites locales comme le médecin Oumar Mariko — il y a plein de diplômés qui se croient au-dessus de tout le monde, en voulant être le Président.


1987 : Monory valide ma méthode Bizouk, les logarithmes à 5 ans. Le trucage des élites


Je vais vous expliquer le trucage des élites depuis 1987.

Les élites, c'est des gens qui ont des gros diplômes et qui font croire que le commun des mortels n'est pas capable d'avoir de gros diplômes.

Exemple : les logarithmes. « Logarithme — terminale. Terminale scientifique. » Bah non. Bah non.

En 1987 — au moment même où Mitterrand assassinait Thomas Sankara — au même moment, je serrais la main du ministre de droite René Monory. Pourquoi ? Parce qu'il venait de valider — plutôt, les Inspecteurs Généraux venaient de donner agrément à mon logiciel Bizouk. Logiciel Bizouk dans lequel se trouvait l'apprentissage à 5 ans des puissances, des racines et des logarithmes.

C'est quoi un logarithme ? Bah dans ma méthode, un logarithme c'est une forme géométrique qu'on a attachée. Le logarithme de 9 en base 3, c'est une plaque. On a attaché trois petits cubes en barre, puis à nouveau, puis à nouveau. On a donc trois barres de trois petits cubes. On les attache. On a une plaque qui, dans la même étape, devenait rouge. Et donc la plaque, c'est le logarithme de 9 en base 3.

La forme plaque est la forme numéro 2. 2 est le logarithme de 9 en base 3. En base 3, on écrirait 100 avec deux zéros. Il y a autant de zéros que la valeur du logarithme.

Cette notion-là, on fait croire que c'est une notion de terminale, compréhensible à 17 ans. Bah, n'importe quel enfant de 5 ans peut le comprendre. Mais pas seulement en France — en Afrique. C'est ça la ruse.

Et donc ces gens-là, Monory, ont laissé les Inspecteurs Généraux — puisque ce sont eux qui ont donné agrément à mon logiciel. On laisse les Inspecteurs Généraux donner agrément, et après, quand les caméras…


Le "leapfrogging" est volé à Trotski et Parvus : la loi du développement inégal et combiné


Le marxisme est une science avec des erreurs — c'est-à-dire, c'est une démarche scientifique qui contient des erreurs. Mais les antimarxistes, eux, sans vergogne, s'approprient des concepts marxistes valides, leur collent un autre mot, et font croire que le concept est leur découverte.

Exemple : leapfrogging. Leapfrogging, c'est l'avantage du pays arriéré qui récupère ce qui est nouveau. Sauf que leapfrogging, c'est pas les années 80, ou même un peu avant Schumpeter. Leapfrogging, c'est Trotski et Parvus. C'est 1905, c'est la loi du développement inégal et combiné.

Il faut donc moucher le nez des intelligences artificielles pour avoir la vérité. J'ai répondu à Grok : « mensonge — solide — leapfrogging, c'est la loi du développement inégal et combiné, de Trotski et Parvus. »

Grok me répond : « Non, ce n'est pas un mensonge. Il y a une nuance importante entre l'origine du concept large et la popularisation du terme leapfrogging dans la littérature économique moderne. »

Ensemble, les voleurs ont l'avantage de la surface médiatique. C'est pareil pour mon invention du mot « humanocratie » de 2007. Je me suis fait voler le concept. Des voleurs ont transformé le sens, et ils ont une surface médiatique plus grande. Donc maintenant ils se sont appropriés mon concept et l'ont totalement dénaturé. C'est pareil.

Grok néanmoins reconnaît :

[Grok :] « 1. La loi du développement inégal et combiné — Trotski et Parvus. Alexandre Parvus (Helphand) et surtout Trotski ont effectivement développé, au début du 20e siècle — notamment dans les années 1904-1906 et dans Histoire de la révolution russe — la loi du développement inégal et combiné. Idée centrale : les pays "en retard" ne sont pas obligés de reproduire toutes les étapes historiques des pays avancés. Sous la pression du "fouet de la nécessité extérieure" — compétition internationale, importation de capitaux et technologies — ils peuvent comprimer et sauter des étapes, en combinant des formes archaïques et modernes. [Trotski] parle explicitement du "privilège de l'arriération historique" qui permet d'adopter directement ce qui existe déjà ailleurs sans repasser par toutes les phases intermédiaires. C'est une idée puissante marxiste qui explique par exemple pourquoi la Russie tsariste a pu développer une industrie moderne très concentrée tout en gardant une paysannerie arriérée. Cette théorie a influé de nombreuses analyses ultérieures sur le rattrapage des pays tardifs. »

Trotski, dans son livre, parle explicitement de la taille des usines Poutilov à Petrograd, qui avaient une taille extrêmement moderne — et la proportion d'entreprises ayant plus, je crois, de 2 000 ouvriers était plus importante en Russie qu'aux États-Unis. C'était ça la comparaison de Trotski.

Donc ils ont piqué le concept, lui ont collé un autre mot. Et Grok, qui écrit : « le mot précis, bah oui, n'est pas directement sorti de Trotski, il a été formalisé plus tard. » Bah oui, ils ont volé le mot.

Maintenant, je vais prendre un exemple de ça. C'est quoi ce saut d'étapes pour l'Afrique ? Ça pourrait être accumuler du capital de formation plus vite que l'Europe. Mais non, ça c'est raté. L'école coloniale, l'école des chicotes, est toujours sous la domination de ce que Cabral — Amílcar [Cabral] —, Thomas Sankara et Valère Somé appelaient la petite bourgeoisie intellectuelle, et que moi je caractérise de proto-formoisie compradore — et qui a donc des méthodes archaïques.

Non non, le saut que les paysans et les enfants de paysans africains peuvent faire, c'est le saut vers le capital génial. J'ai découvert ce concept dans sa forme clarifiée, bornée, récemment — mais en fait, j'ai passé toute ma vie à développer, autant que je pouvais le faire, le capital génial de mes élèves depuis 1975, quand j'ai eu l'idée de faire voter ma classe pour réinventer la base 2 et utiliser des symboles choisis par les enfants pour représenter 0 et 1. Les enfants faisaient des maths sans le savoir. Et donc je développais leur capital génial, leur capital de créativité, leur capital de compréhension, par le processus de réinvention et de créativité des enfants.

Et donc l'Afrique — et ben c'est simple : les enfants de paysans doivent comprendre dans le mois qui vient — c'est possible — ce que sont les logarithmes ou ce que sont les équations différentielles. C'est possible.


Tous les paysans de l'AES peuvent comprendre une équation différentielle en un mois


Est-ce qu'il serait possible, en un mois, que tous les paysans de l'Ouest, du Burkina, tous les paysans du Mali, du Niger puissent comprendre ce que c'est qu'une équation différentielle ?

Ce serait appliquer la loi du développement inégal et combiné — c'est-à-dire utiliser des techniques pédagogiques avancées pour faire sauter des étapes et passer directement à l'étape ultérieure : l'accumulation du capital génial.

Bah oui, c'est simple comme bonjour. Je vous explique.

Vous mettez un groupe de paysans en file indienne. Vous mettez l'équivalent d'une porte, ou quelque chose à franchir, une limite. Le premier franchit la limite — donc il est 1, il est tout seul. Le deuxième voit qu'il y en a 1 — il dit « 1 » et il franchit la limite. Le suivant, le troisième, voit qu'ils sont 2. Il compte « 1, 2 », il franchit la limite. Le suivant voit qu'ils sont 3, il compte « 1, 2, 3 » et il franchit la limite. Et cetera.

On voit que le temps, les secondes s'accumulent. 1 + 2 + 3 + 4 + 5 et cetera et cetera. Et ben, c'est ça une équation différentielle.

Si vous représentez le processus avec des traits — axe des abscisses, le temps — un de plus, et quand il est là, le suivant va compter 1. Il attend une seconde, et là on monte d'un cran sur la courbe. Maintenant ils sont deux. On fait 1, 2. On avance de deux. Ensuite on monte, le troisième arrive. Et ben ça, c'est une équation différentielle.

Un matheux intelligent avec l'esprit critique aura peut-être déjà compris que si, à mon escalier, je mets des petites planches en bois, l'inclinaison des planches en bois, c'est une pente, c'est l'équivalent d'une dérivée discrète. Et donc j'ai associé une dérivée discrète — la pente — avec la quantité, puisque la pente, c'est l'inverse du délai. On a un délai qui augmente. J'ai associé le délai avec le nombre de personnes déjà à l'intérieur. Et ben, une équation différentielle, ça n'est rien d'autre.

Sous un vocabulaire de secte, sous un vocabulaire archi-compliqué, avec une croyance en l'ensemble ℝ des réels, avec une croyance en l'ensemble des soi-disant infiniment petits, avec une croyance dans les puncta que Richard Bentley critiquait en ironisant contre Newton. Richard Bentley faisait clairement la différence entre un segment avec des quanta — il utilisait le mot quanta — et il critiquait la confusion de Newton avec ses puncta — des puncta à l'intérieur d'un segment, des puncta sans dimension mais qui s'accumuleraient tellement qu'on aurait finalement un segment. C'est absurde. Un segment, c'est une suite de quanta, de petites longueurs minuscules.

Et ben, de la même façon, le raisonnement des équations différentielles, tel que je vous le décris, c'est un raisonnement avec des nombres entiers — et là tout devient facilement compréhensible.

Et donc si les paysans africains de l'AES, en moins d'un mois, peuvent comprendre tout ça, ça veut dire qu'ils avaient le potentiel pour avoir un baccalauréat scientifique — tous. Mais s'ils avaient le potentiel pour ça, ils avaient le potentiel pour avoir des salaires supérieurs. Mais si au Burkina Faso tout le monde a un baccalauréat scientifique, si tout le monde a des salaires supérieurs — supérieurs à quoi ? Puisque l'Afrique suivrait évidemment.

Et donc on voit bien que les écarts de salaire sont un artifice, un trucage — un trucage basé sur des méthodes pédagogiques archaïques, des méthodes pédagogiques humiliantes pour faire croire aux paysans africains qu'ils sont moins intelligents que les diplômés des villes, moins intelligents que la petite bourgeoisie intellectuelle que critiquait Amílcar Cabral — puisqu'il appelait les petits bourgeois intellectuels au suicide. Un suicide sociologique, mais un renoncement à leur arrogance de classe ou de paraclasse, puisque « petite bourgeoisie intellectuelle » n'était pas comprise réellement comme une classe sociale, alors que formoisie compradore — ou proto-formoisie compradore — est réellement une classe sociale.

Et donc des méthodes pédagogiques révolutionnaires viennent semer la pagaille dans l'idéologie bourgeoise coloniale. Et c'est très bien. Diffusez cette méthode autour de vous.


70% du trafic internet africain est mobile : le développement inégal et combiné est réel


Selon les chiffres donnés par Grok, en Afrique, environ 70 % du trafic internet passe par les mobiles. 70 %. Dans le monde, c'est entre 52 et 65 %. En Europe, c'est entre 45 et 53 %.

Ce qui veut dire que l'Afrique est en avance sur le reste du monde.

Ils appellent ça leapfrogging en ayant volé, sans vergogne, le concept initial — qui est le concept de Trotski et de Parvus, qui était la loi du développement inégal et combiné. C'est-à-dire : les pays en retard aspirent les technologies les plus modernes sans repasser par toutes les étapes.

C'est un concept marxiste. C'est un des concepts marxistes qu'il faut conserver. Une découverte donc de Parvus et de Léon Trotski.

mardi 17 mars 2026

L'humanocratie des déléguéEs de base révocables #1pour25 la solution VS le fascisme Harfleur Rojava

par Yanick Toutain
17 mars 2026


L'humanocratie des déléguéEs de base révocables #1pour25 la solution VS le fascisme Harfleur Rojava


Je viens de discuter avec un Turco-Kurde ou un Kurdo-Turc de mon âge de ce qui se passe au Havre. C'est lui qui me parle de Harfleur passé à l'extrême droite — et moi qui lui explique que c'est le résultat de la démocratie avec moins de 1 200 voix. L'extrême droite Philippot laxiste anti-dépistage COVID a pris le contrôle de Harfleur — où j'ai vécu plus de 10 ans.

Et donc je lui explique qu'il faut — une nouvelle fois — remplacer la démocratie par l'humanocratie. 1 250, c'est 10 × 125. 125, c'est 5 × 25. 25, c'est un délégué de base. 5 × 25 = 125 — 5 délégués de base. Ces délégués seront révocables à tout moment. Et donc 1 250, c'est 50 délégués de base. Et donc avec 50 délégués de base, on a autant de délégués que ce qu'eux ont de morceaux de papier — et donc il faut l'humanocratie à Harfleur.

Je lui explique que c'est ça que les Kurdes auraient dû faire au Rojava — des délégués à quota.

Je lui rappelle la chose suivante. Les Russes le 12 mars 1917 ont fait des délégués à quota — 1 pour 1 000. Les Allemands en 1918-1919 ont imité le système avec des variantes — un délégué pour 200, un pour 500, un pour 1 000. C'était la pagaille. Il n'y avait pas un quota unifié comme il y en avait en Russie. Trotski lui-même en 1935 préconisait trois quotas : un délégué pour 1 000 — quota de 1917 — un délégué pour 500 — le quota de la révolution de 1905 — et un délégué pour 200 — qui venait de ce qu'il avait vu en Allemagne.

Et moi, en 2003, dans des discussions avec Julie Amadis, on est arrivé à l'idée d'un quota plus faible — 1 pour 30, puis 1 pour 25 — qui est une puissance de 5 : 5² = 5 × 5. Donc délégué de base : 1 pour 25. Délégué intermédiaire de base : 1 pour 5.

À partir de là, le concept de club d'entraide est tout simple. Les Français se groupent par 4 et choisissent un délégué intermédiaire de base — un 5e ou une 5e.

Voilà ce qu'il faut mettre en place pour abolir la démocratie — qui glisse : toboggan vers le fascisme.

Les AG Assemblées Générales sont truquées ! Désignez vos déléguéEs en vous groupant #1pour5 #1pour25



En France, les prétendus révolutionnaires ne parlent jamais de délégués à quota. C'est logique — ce sont des partisans des assemblées générales magouillées. Ayant été militant à la Ligue Communiste Révolutionnaire de 1973 à 1982, je connais leurs magouilles. L'assemblée générale se réunit — on va voir les délégués à envoyer à la région ou à Paris. Ils feignent de respecter un quota — mais en réalité la magouille est dans la coulisse. Les partis qui contrôlent la salle se mettent d'accord. « On prend trois délégués, on vous en donne deux. L'autre petit parti — on leur en donne un. » Et quand la salle se réunit, tout est déjà fait.

Le délégué à quota, c'est pas ça. Un délégué pour 200 — c'est 200 personnes qui choisissent leur délégué. Un délégué pour 25 — ce qu'on préconise depuis 2003 avec Julie Amadis quand elle militait encore — un délégué pour 25, c'est 25 personnes unanimes qui choisissent leur délégué. Et si une des 25 quitte le groupe, le délégué est révoqué. Il n'y a pas de procédure de révocation — la révocation, c'est le simple départ.

Et LFI crie Victoire. Pourquoi LFI crée Victoire ? LFI, c'est le pompier contre-révolutionnaire. Ils crient Victoire parce que la bourgeoisie lui a fait sa publicité en camouflant soigneusement la véritable extrême gauche — celle qui prend la répression.

J'ai été condamné à 35 000 €. Julie Amadis a perdu son emploi dans la fonction publique — avec le vote du NPA et du Parti Communiste — sur organisation de provocations par le Parti Socialiste. Ça a commencé par Vincent Peillon, puis Benoît Hamon — exclusion deux ans en 2014 — puis révocation en 2016.

Donc ces voyous politiciens — voyous qui vont du PS au NPA — ne veulent pas de concurrence humanocrate, ne veulent pas un processus révolutionnaire, ne veulent pas un véritable système de délégués révocables à quota. Révolution Permanente — qui est en réalité une organisation Zoubatov au service du Qatar — et sa propagande anti-islamophobie ne parle jamais des quotas. Ces gens ne parlent jamais du système de désignation — et ne parlent encore moins d'un système de désignation avec des petits quotas.

Actuellement — groupez-vous par quatre, désignez un ou une Délégué.e Intermédiaire de Base — DIB — un ou une pour 5. Puis 5 DIB se réunissent et choisissent un ou une des cinq comme Délégué.e de Base. Il suffit de 1 million de Délégué.e.s de Base — 25 millions prennent le pouvoir avec un gouvernement révolutionnaire en France.