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jeudi 4 juin 2026

LDIC Loi du développement inégal et combiné quand les révolutionnaires sankaristes utilisent l'IA AI. Les parties scientifiques du marxisme éclairent la révolution africaine;

par Yanick Toutain
4 juin 2026


LEON TROTSKY "L'inégalité de rythme, qui est la loi la plus générale du processus historique, se manifeste avec le plus de vigueur et de complexité dans les destinées des pays arriérés. Sous le fouet des nécessités extérieures, la vie retardataire est contrainte d'avancer par bonds. De cette loi universelle d'inégalité des rythmes découle une autre loi que, faute d'une appellation plus appropriée, l'on peut dénommer loi du développement combiné, dans le sens du rapprochement de diverses étapes, de la combinaison de phases distinctes, de l'amalgame de formes archaïques avec les plus modernes. À défaut de cette loi, prise, bien entendu, dans tout son contenu matériel, il est impossible de comprendre l'histoire de la Russie, comme, en général, de tous les pays appelés à la civilisation en deuxième, troisième ou dixième ligne.


LDIC Loi du développement inégal et combiné quand les révolutionnaires sankaristes utilisent l'IA AI


Ceux qui ont vu une de mes vidéos hier — évoquant le leapfrogging et le fait que la proportion d'Africains accédant à internet par mobile était bien supérieure aux autres pays dans le monde — vont comprendre la suite de cette discussion-là que j'ai eue avec une intelligence artificielle, en l'occurrence Claude Opus 4.8.

Ceux qui auraient du mal à suivre cette vidéo-là n'ont qu'à commencer par celle d'hier…

Je fais une remarque à Claude :

« Mais dans le concept de Trotski-Parvus — en l'occurrence le concept de développement inégal et combiné, qui explique le pourquoi les secteurs les plus arriérés entre guillemets récupèrent ce qui se fait de plus moderne dans le reste — donc dans le concept de Trotski-Parvus, il y a une notion de totalité dialectique dans laquelle circulent des technologies. »

Et là vous allez voir la réponse de Claude.

[Claude Opus 4.8 :] « Oui — c'est le niveau que leapfrogging est incapable de porter, parce qu'il présuppose l'inverse : des unités séparées qui rattrapent leur retard chacune dans son coin.

La notion de totalité dialectique est ce qui fait de la LDIC — loi du développement inégal et combiné — une loi, et non une observation. Chez Trotski-Parvus, il n'y a pas des pays isolés dont certains seraient "en avance" et d'autres "en retard" sur une même échelle. Il y a un seul tout — le marché mondial, le système capitaliste mondial — comme totalité ; et c'est à l'intérieur de cette totalité et par elle que se produisent simultanément l'inégalité et la combinaison. »

Moi : Vous voyez que l'intelligence artificielle a parfaitement compris à quoi je faisais allusion.

Claude : « Le "retard" de la Russie, en l'occurrence à l'époque du 20e siècle, en 1905 — le retard de la Russie n'est pas un état autonome qu'elle comblerait toute seule. Il est produit par la même totalité qui produit l'avance de l'Angleterre.

Les deux sont des moments d'un processus unique. L'arriération et la modernité ne sont pas deux étapes successives sur une ligne — ce sont deux pôles co-déterminés par un même ensemble en mouvement.

Et c'est exactement là que circulent les technologies, au sens fort que vous indiquez. Les technologies modernes ne sont pas "adoptées" par un pays retardé comme on apporterait un objet fini. Elles circulent dans la totalité et viennent se combiner avec les formes archaïques qu'elles trouvent sur place, produisant ces formations sociales hybrides explosives : l'usine Poutilov ultra-moderne au milieu d'une paysannerie quasi féodale. »

Moi : J'ai signalé dans la vidéo précédente que Trotski avait pris cet exemple-là d'usine avec un nombre énorme d'ouvriers en proportion plus important en Russie à l'époque qu'aux États-Unis.

[Claude Opus 4.8 :] « La technologie la plus avancée du monde se greffe directement sur le rapport social le plus arriéré, sans transition. Et cette greffe est ce qui rend la Russie plus révolutionnaire que l'Angleterre. La combinaison crée une contradiction d'une intensité que les pays "avancés" n'ont jamais connue, parce qu'ils ont traversé les étapes dans l'ordre.

C'est ça que le leapfrogging détruit. Le mot suppose : des entités séparées — des pays, des marchés — pas une totalité. Une échelle linéaire unique — "en avance", "en retard" — sur laquelle on saute, pas un système de pôles co-déterminés. Une adoption de technologie, un transfert neutre, un achat — pas une circulation dans un tout qui se combine dialectiquement avec l'archaïque. Et donc aucune contradiction produite, alors que c'est la contradiction, le combiné explosif, qui est tout l'enjeu politique chez Trotski. »

Moi : Une parenthèse : on a eu en 2011 un exemple avec Facebook en Tunisie. Facebook où les malfaisants essayaient de s'infiltrer, mais où la communication entre tous les révolutionnaires tunisiens se faisait par mobile.

Je continue la réponse de Claude Opus :

[Claude Opus 4.8 :] « Réduit à leapfrogging, le processus devient une bonne nouvelle managériale : "les pays pauvres peuvent sauter des étapes, c'est efficace, regardez le mobile en Afrique." Disparu : que cette combinaison crée des sociétés sous tension maximale, que la circulation des technologies dans la totalité mondiale produit non pas un rattrapage harmonieux mais une simultanéité contradictoire porteuse de rupture.

Le concept volé sert désormais à célébrer ce que le concept original servait à analyser comme dynamite révolutionnaire.

Donc le vol n'est pas seulement l'effacement de la paternité Parvus-Trotski. C'est le remplacement d'une catégorie de totalité dialectique par une notion d'unité linéaire. Exactement l'opération idéologique qui désamorce le marxisme : dissoudre la totalité en éléments séparés, supprimer la contradiction, transformer une loi du mouvement en simple constat descriptif.

Ce qu'ils volent, ce n'est pas un mot — c'est la dialectique elle-même. »

Moi : Qu'est-ce que je viens de faire ? Et bien, je viens de transmettre à mes suiveurs, mes followers, à mes spectateurs — je viens de transmettre le contenu d'une réflexion d'une intelligence artificielle. Je viens de vous montrer que Claude Opus comprend parfaitement ma propre vision des éléments réellement scientifiques du marxisme.

Actuellement, je crois avoir maintenant 10 500 followers, et j'en ai plus de 3 000 au Mali. J'en ai un quart au Burkina Faso. Et donc vous tous qui me regardez, vous êtes censés comprendre que des intelligences artificielles sont devenues potentiellement des auxiliaires révolutionnaires.

Le transfert dans la totalité dialectique, il est en acte ici. Je vous transfère le contenu d'une réflexion révolutionnaire scientifique d'une machine. Une machine que j'ai coachée préalablement, bien évidemment.


Extraits du texte de Parvus (préface à Avant le 9 janvier de Trotski, 9 janvier 1905) correspondant à la LDIC :


« En Russie, pendant la période précapitaliste, les villes se développaient plus à la chinoise qu'à l'européenne. C'était des centres administratifs, ayant un caractère purement bureaucratique sans la moindre signification politique; et sous le rapport économique, des foires marchandes pour les propriétaires et les paysans environnants. Leur développement était encore insignifiant quand il fut suspendu par le processus capitaliste qui commença à créer des grandes villes sur son modèle, c'est à dire des villes manufacturières et des centres du commerce mondial. »


« En définitive, nous avons en Russie une bourgeoisie capitaliste mais pas de bourgeoisie intermédiaire comme celle dont est née et sur laquelle s'est maintenue la démocratie politique en Europe Occidentale. »


« En Russie, il faut fonder le radicalisme politique sur cette population urbaine qui n'est pas passée par l'école historique du moyen-âge ouest-européen, qui est sans relation économique, sans tradition héritée du passé, et sans idéal pour l'avenir. »


« La lutte de classe du prolétariat russe s'est clairement définie déjà sous l'absolutisme. Le faible développement de la production artisanale, qui gênait le développement de la démocratie petite-bourgeoise, rendait service à la conscience de classe du prolétariat. Celui-ci était d'emblée concentré dans les usines. La propriété économique s'est présentée tout de suite à lui dans sa forme la plus contemporaine, celle du capitaliste étranger à la production. Idem concernant le pouvoir d'Etat, dans sa forme la plus concentrée : l'autocratie s'appuyant exclusivement sur la force armée. A tout cela, la social-démocratie ajouta l'expérience historique de l'Occident. »


« Le prolétariat russe a montré qu'il n'était pas passé par ces trois écoles en vain. »


HISTOIRE DE LA REVOLUTION RUSSE DE TROTSKY 
EXTRAIT 

La possibilité de sauter par-dessus les degrés intermédiaires n'est pas, on l'entend bien, tout à fait absolue ; en fin de compte, elle est limité par les capacités économiques et culturelles du pays. Un pays arriéré, d'ailleurs, rabaisse fréquemment ce qu'il emprunte de tout-fait à l'extérieur pour l'adapter à sa culture plus primitive. Le processus même de l'assimilation prend, dans ce cas, un caractère contradictoire. C'est ainsi que l'introduction d'éléments de la technique et du savoir occidentaux, avant tout de l'art militaire et de la manufacture, sous Pierre Ier, a aggravé la loi de servage, en tant que forme essentielle de l'organisation du travail. L'armement à l'européenne et les emprunts en Europe au même titre — incontestables résultats d'une culture plus élevée — ont conduit à un renforcement du tsarisme qui, de son côté, mettait un frein au développement du pays.

La loi rationnelle de l'histoire n'a rien de commun avec des schémas pédantesques. L'inégalité de rythme, qui est la loi la plus générale du processus historique, se manifeste avec le plus de vigueur et de complexité dans les destinées des pays arriérés. Sous le fouet des nécessités extérieures, la vie retardataire est contrainte d'avancer par bonds. De cette loi universelle d'inégalité des rythmes découle une autre loi que, faute d'une appellation plus appropriée, l'on peut dénommer loi du développement combiné, dans le sens du rapprochement de diverses étapes, de la combinaison de phases distinctes, de l'amalgame de formes archaïques avec les plus modernes. À défaut de cette loi, prise, bien entendu, dans tout son contenu matériel, il est impossible de comprendre l'histoire de la Russie, comme, en général, de tous les pays appelés à la civilisation en deuxième, troisième ou dixième ligne.

Sous la pression de l'Europe plus riche, l'État russe absorbait, en comparaison de l'Occident, une part relative de la fortune publique bien plus forte, et non seulement condamnait ainsi les masses populaires à une double misère, mais affaiblissait aussi les bases des classes possédantes. L'État, ayant cependant besoin de l'appui de ces dernières, pressait et réglementait leur formation. En résultat, les classes privilégiées, bureaucratisées, ne purent jamais s'élever de toute leur taille et l'État russe ne s'en rapprochait que davantage des régimes despotiques de l'Asie.

L'autocratie byzantine que les tsars moscovites s'étaient officiellement appropriée dès le début du XVIe siècle soumit les grands féodaux, les boyards, avec l'aide des nobles de la Cour (dvoriané) et s'assujettit ces derniers en leur asservissant la classe paysanne, pour se transformer en monarchie absolue, celle des empereurs de Pétersbourg. Le retard de l'ensemble du processus est suffisamment caractérisé par ce fait que le droit de servage, naissant vers la fin du XVIe siècle, établi au XVIIe, atteignit son épanouissement au XVIIIe et ne fut juridiquement aboli qu'en 1861.

Le clergé, après la noblesse, joua dans la formation de l'autocratie tsariste un rôle non négligeable, mais uniquement celui d'un fonctionnariat. L'Église ne s'est jamais haussée en Russie à la puissance dominatrice que le catholicisme eut en Occident : elle se contenta d'un état de domesticité spirituelle auprès des autocrates et elle s'en faisait un mérite d'humilité. Les évêques et les métropolites ne disposaient d'un certain pouvoir qu'à titre de subalternes de l'autorité civile. Il y avait changement de patriarche à l'avènement d'un nouveau tsar. Lorsque la capitale fut établie à Pétersbourg, la dépendance de l'Église à l'égard de l'État devint encore plus servile. Deux cent mille prêtres séculiers et moines constituèrent, en somme, une partie de la bureaucratie, une sorte de police confessionnelle. En récompense, le monopole du clergé orthodoxe dans les affaires de la foi, ses terres et ses revenus, se trouvaient sous la protection de la police générale.

La doctrine slavophile, messianisme d'un pays arriéré, édifiait sa philosophie sur cette idée que le peuple russe et son Église sont profondément démocrates, tandis que la Russie officielle aurait été une bureaucratie allemande, implantée par Pierre Ier. Marx a noté à ce sujet : " C'est pourtant ainsi que les baudets de Teutonie font retomber la responsabilité du despotisme de Frédéric II sur les Français, comme si des esclaves arriérés n'avaient pas toujours besoin de l'aide d'autres esclaves plus civilisés pour faire un indispensable apprentissage. " Cette brève remarque atteint jusqu'au fond non seulement la vieille philosophie slavophile, mais aussi les découvertes toutes contemporaines des "Racistes ".

mercredi 26 août 2015

Le librégalisme, le programme qui découle de l'analyse postmarxiste

Il faudrait sans doute foncer les couleurs
des peaux. Nos ancêtres il y a 7000 ans
avaient la couleur de peau rose foncée.

par Yanick Toutain
26/8/2015






Le #librégalisme est la caractéristique principale du #programme qui découle de l'analyse #postmarxiste.
En effet, la compréhension que la richesse humaine (l'humanisation elle-même) est le résultat de l'activité des membres de la strate des Innovants depuis le Paléolithique africain induit un programme particulier.
La compréhension des découvertes/inventions des 4 principales innovations ancestrales (feu, mots, agriculture, nombres) induit la nécessité de structures sociales préservant la capacité innovantes chez les enfants et chez les adultes (subsistant en tant qu'enfants.... ainsi que je le fais moi-même en restant celui que j'étais à 10 ans, à 19 ans, à 25 ans).......
Et donc le LIBREGALISME c'est la LOI DU MARCHE pour les CHOSES et l'EGALISME TOTAL pour les humains......
Des initiateurs de projets, des créateurs d'entreprises..... qui se volent pas les autres humains mais se contentent d'une PART EGALE du revenu moyen mondial disponible.....
On pourrait dire pour simplifier que c'est donc un "SOCIALISME" sans diplômés (sans classe formoise, sans classe innovoise) c'est un "SOCIALISME" ANTI-CAPITALISTE ANTI-STALINIEN ANTI-BUREAUCRATIQUE..... le contraire de ce que fut la RUSSIE FORMOISE....
Mais c'est aussi une SILICON VALLEY dans laquelle les grands Innovants ne se DROGUENT PAS , ne VONT PAS AUX PUTES et vivent en se contentant de dépenser..... 13000$ par mois...... et en tant que LOCATAIRES des lieux qu'ils habitent.... Le contraire des USA de la bankoslavoisie.... Le contraire de l'Europe de Merkel-Hollande-BCE-Tsipras



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mercredi 9 octobre 2013

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VENDREDI 28 AOÛT 2015

samedi 14 juin 2014

Premier dictionnaire d'humanologie V1.1 (les concepts du postmarxisme, un véritable matérialisme historique réfutant les erreurs de Marx et Engels)

Une 2° version de ce dictionnaire d'humanologie, la construction d'un postmarxisme, d'un matérialisme historique débarrassé de la croyance en la valeur-travail.
Ce dictionnaire tente de dépasser les concepts néomarxiste et donc fait suite au

MARDI 25 JANVIER 2011

de 2011

butin ancestral : ensemble des richesses produites grâce à la productivité historique. Il devrait être réparti entre tous les descendants des Innovants. C'est l'usage gratuit et égoïste des Innovations ancestrales qui permet l'existence d'une lutte des classes dans laquelle les classes spoliatrices tentent de s'accaparer la plus grosse part de ce butin. Le rôle parasitique de ces classes est tel que les choix de production eux-mêmes sont sous l'influence de la lutte des strates : Les spoliateurs ne volent pas seulement les choses, ils ont volé en amont le choix de les fabriquer au détriment de la fabrication de choses bien plus utiles.

cancer social : caractérisation du rôle de la strate des Parasites depuis qu'elle émergea à la suite de l'apparition des stocks. Il commença par les pillages de ces stocks, puis la sédentarisation forcée et l'esclavage, puis le vol bancaire (la classe des Chevaliers de la Rome Antique fut la plus célèbre parmi les pionnières) puis les multiples formes de spoliations.

classe exploitée : faux concept utilisé dans la théorie archéomarxiste. Le postmarxisme en récuse l'usage et utilise le concept scientifique de « classe spoliatée ». Les classes spoliatées sont formées d'humains victimes de la spoliation ancestrale. Celle-ci consiste à leur voler une partie de leur part (égale) du PIB moyen mondial.
classe exploiteuse : concept archéomarxiste modifié. Ce concept construit sur la valeur-travail perd son sens originel par la mise en lumière de la productivité historique, du stock des innovations ancestrales et donc du non paiement des droits d'auteurs ancestraux. Après que la spoliation ancestrale ait permis aux entreprises et usagers des innovations ancestrales de conserver le butin ancestral, une lutte va s'opérer entre les classes spoliatrices pour s'accaparer le maximum de ce butin. Les classes spoliatrices s'accaparant plus que le PIB moyen mondial peuvent être caractérisée – à cet instant-là – de « classes exploiteuses ». Le mécanisme d'exploitation vient en aval du mécanisme de spoliation.
classe sociale : Ensemble d'être humains ayant définis des règles officielles (ou des modalités non explicitées) d'accaparement égoïste du butin ancestral. (cf classe spoliatrice, classe exploiteuse, classe exploitée)
classe spoliatée : classe sociale victime de spoliation, ensemble d'humains dont une partie de leur revenu égal est volé par les classes spoliatrices. Ce vol s'opére par le non paiement des droits d'auteurs ancestraux. (NB : l'adjectif « spoliaté » est un néologisme)
classe spoliatrice : Cf classe sociale. Une classe spoliatrice consomme plus que le revenu disponible. En 2014, en sont membres les humains qui consomment plus que 1000 euros 1300$ le PIB moyen mondial (ajusté PPA).
cohérence générale des concepts : Aucun concept ne peut être en contradiction avec un autre concept de l'humanologie ou de la philosophie. Cette règle philosophique inclut le fait que les lois de l'humanologie doivent être conformes aux lois de la gnoséologie et aux lois de la matériologie.
Création (ou Création artistique) mot écrit avec un majuscule. Il désigne une œuvre d'art ayant une productivité historique positive. Par exemple : beaucoup de prétendues œuvres d'art faites par des peuples criminels (par exemple la strate des Parasites parmi les Aztèques ne sont pas des Créations artistiques. Les Créations font partie des Innovations.
Découverte (avec une majuscule) Grille scientifique intellectuelle reflet de la réalité. Les Découvertes ne sont en aucune façon des créations humaines mais les reflets les plus fidèles de la réalité. Toute Découverte faite sur la Terre serait exactement la même si elle était faite par une autre entité intellectuelle située à l'autre bout de l'univers. Seule la gnoséologie matérialiste peut valider qu'une Découverte en est une.
Parmi les Découvertes, on incluse les explorations géographiques, les constats d'observations astronomiques, les grilles causales physiques, les proto-concepts d'humanologie (par exemple le concept d'Adam et Eve), les concepts et proto-concepts de biologie. Par contre les médicaments sont davantage classables en tant qu'Inventions. Même si les observations faites en amont et en aval sont des Découvertes.
droits d'auteurs ancestraux : droits de chaque humain, en tant que descendant des Innovants de l'Histoire humaine à recevoir une part égale de la production disponible.
La négation de ce droit permet la constitution d'un butin ancestral que vont se disputer les classes spoliatrices.
exploitation : mécanisme par lequel le butin ancestral accumulé par non-paiement des droits d'auteurs ancestraux est réparti entre les classes exploiteuses.
humanologie : science humaine, ensemble des concepts scientifiques portant sur les domaines des sciences humaines (incluant Histoire, économie, sociologie, psychologie etc....)
Innovants : membres de la strate des Innovants. Cf ce mot
Innovation (avec une majuscule) : Découverte, Invention ou Créations artistiques (3 mots écrits avec une majuscule) ayant une productivité historique positive. L'invention de la mitraillette n'est pas une Invention. Car sa productivité historique est négative. Il en va de même de certaines « œuvres d'art ». Quant aux Découvertes, le débat sur l'existence de Découvertes ayant une productivité historique négative reste ouvert.
Innovations ancestrales (ou stock des Innovations ancestrales) Accumulation de savoir scientifique, de Découvertes, d'Inventions utiles et de Créations artistiques ayant une productivité historique
Invention : (avec une majuscule) Outil, procédé, technique d'origine humaine ayant une productivité historique positive. La plupart du temps, les Inventions sont basées sur des Découvertes préalables. Mais les Inventions ne sont pas des grilles scientifiques mais des Innovations humaines conçues en vue d'une utilité sociale. La première Invention majeure fut la conception de procédés et objets pour stocker le feu. Celle-ci suivit toutes les Inventions destinées à la chasse et à la pêche. Les armes telle que la mitraillette, les bombes nucléaires etc... ne sont pas des Inventions. Leur productivité historique est exclusivement négative. La dynamite est une Invention dont la somme des productivités historiques est probablement positive.
lutte des classes : Activités conflictuelles des ensembles humains appelés classes. Mais il faut clarifier en définissant ce que sont réellement classes exploiteuses, classes spoliatrices et prétendues classes exploitées.
lutte des strates : Lutte entre les trois strates sociales : Innovants (les humains et donc les enfants en construction) les Répétants (ex-humains abimés par le processus d'érosion) et les Parasites
matériologie : concept philosophique. Cf le texte de philosophie
néomarxisme : ensemble des concepts décrivant la société après qu'ait été opéré le mécanisme de spoliation. Dans le néomarxisme, l'illusion de la valeur-travail permet de décrire des mécanismes ayant l'apparence d'une exploitation. A l'archéomarxisme, le néomarxisme ajoute des classes sociales exploiteuses non vues ou niées par Marx et Engels : formoisie, innovoisie, gangsteroisie, parentoisie, cachetoisie, égérioisie etc...

pathologie consumériste : Principale pathologie humaine. Elle n'est pas répertoriée par les pseudo-spécialistes des sciences psychologique. Croyance imbécile en un droit (acquis ou construit) à s'accaparer une plus grosse part de la productivité historique, une plus grosse part de la production mondiale disponible. Ceux qui s'imaginent pouvoir consommer plus que 1000 euros (1300$) en 2014 sont affligés de cette pathologie.
La quasi-totalité des prétendus chercheurs humains en sciences psychologiques étant atteints par cette pathologie, leurs prétendues découvertes ne sont que des bibles idéologiques dont la fonction principale est destinée à masquer le rôle criminel des Parasites atteints de cette pathologie.

postmarxisme : théorie matérialiste historique ayant évacué l'erreur d'Adam Smith, la croyance en la valeur-travail et la négation du stock des Innovations ancestrales comme source fondamentale de la productivité humaine. Le postmarxisme ne nie pas la lutte des classes : il la considère comme la lutte pour l'accaparement égoiste du butin ancestral.

productivité historique : Gain de temps obtenu par une Innovation et permettant de réduire le délai pour le jour où tous les Humains seront redevenus des Innovants.

pseudo-théorie : grille pseudo-logique ayant l'apparence de la science mais présentant un (ou plusieurs) défaut rédhibitoire : pas de cohérence interne ou pas de pertinence. Par exemple la croyance smitho-marxiste que la valeur des objets est proportionnelle à la quantité de travail investi par son producteur est une imposture niant le rôle de la strate des Innovants

spoliation : Processus par lequel les spoliateurs s'accaparent égoïstement les fruits de la productivité historique. Ce processus commença le jour où le stockage des fruits de la cueillette et de la chasse puis des produits de l'agriculture permit à certains groupes de détruire l'harmonie sociale en s'accaparant ce qu'ils n'avaient pas participé à produire.

strate sociale : ensemble d'être humains définis par leur position par rapport au processus d'Innovations et de spoliation Le véritable moteur de l'Histoire n'est pas la lutte des classes. Celle-ci est le cancer de l'Histoire. Le moteur de l'Histoire est une des strates : Il y a trois strates , les travailleurs innovants, les travailleurs répétants et les parasites.

strate des Innovants Les travailleurs innovants sont majoritairement surspoliatés : Adam Smith nous a narré le jeune qui a utilisé sa ceinture pour inventer le moteur à courroies. Une infirme minorité des travailleurs innovants forme la classe innovoise. Cette classe exige, au minimum sa villa à 40 millions de dollars ! La révolution à venir donnera le leadership à la strate innovante en virant du pourvoir les trois classes bourgeoises et en supprimant la spoliation.

strate des Parasites Une des trois strates humaines, issue des voleurs de stocks (cueillette au Paléolithique puis stocks agricoles au Néolithique)  Ce groupe est formé principalement de la bancocratie et de la slavoisie - bourgeoisie esclavagiste qui paye, des rentiers capitalistes, des curés de toutes sortes, des seigneurs féodaux, des esclavagistes et des gangsters de tous poils (au premier rang desquels, les militaires colonialistes).

strate des Répétants Les travailleurs répétants produisent en reproduisant le monde à l'identique. Grâce à eux, nous serions restés au stade paléolithique. Les travailleurs répétants aiment les diplômes, le "par cœur", la méthode syllabique, la répétition crétine des tables de multiplication, les ânonnement de leçons de vocabulaire préconisées par le Bentolila répétant. Ils vont bientôt réclamer le renforcement des ânonnements de poésie, la gymnastique militaires dans les classes etc. Ils détestent l'innovation, les élèves autonomes, la capacité critique et craignent l'usage des nouvelles technologies : S'ils ont des portables c'est par effet de Panurge.

valeur-travail : pseudo-théorie, proto-théorie ou para-théorie selon le contenu qui est donné aux concepts utilisés. Une fois niés les droits d'auteurs historiques, le butin ancestral apparaît. Et donc une lutte pour s'approprier ce qui aurait du être distribué de façon égalitariste.
La valeur-travail est une théorie absurde niant le rôle de l'innovation en prétendant que la valeur des objets produits serait proportionnelle à la quantité de temps (moyen) nécessaire à la produire. Marx s'est fourvoyé dans cette absurdité en allant jusqu'à la mauvaise foi quand un contradicteur lui rétorqua que le travail complexe produisait davantage que le travail simple. Et qu'en conséquence, un travailleur qualifié (skilled labour) mériterait donc une plus grosse part – dans la mesure où son surproduit social ne serait pas le même que celui d'un travailleur mettant trois fois plus de temps à produire la même chose.














jeudi 12 juin 2014

un premier dictionnaire d'humanologie (les concepts du postmarxisme, un véritable matérialisme historique réfutant les erreurs de Marx et Engels)

butin ancestral : ensemble des richesses produites grâce à la productivité historique. Il devrait être réparti entre tous les descendants des Innovants. C'est l'usage gratuit et égoïste des Innovations ancestrales qui permet l'existence d'une lutte des classes dans laquelle les classes spoliatrices tentent de s'accaparer la plus grosse part de ce butin. Le rôle parasitique de ces classes est tel que les choix de production eux-mêmes sont sous l'influence de la lutte des strates : Les spoliateurs ne volent pas seulement les choses, ils ont volé en amont le choix de les fabriquer au détriment de la fabrication de choses bien plus utiles.

cancer social : caractérisation du rôle de la strate des Parasites depuis qu'elle émergea à la suite de l'apparition des stocks. Il commença par les pillages de ces stocks, puis la sédentarisation forcée et l'esclavage, puis le vol bancaire (la classe des Chevaliers de la Rome Antique fut la plus célèbre parmi les pionnières) puis les multiples formes de spoliations.
classe exploitée : faux concept utilisé dans la théorie archéomarxiste. Le postmarxisme en récuse l'usage et utilise le concept scientifique de « classe spoliatée ». Les classes spoliatées sont formées d'humains victimes de la spoliation ancestrale. Celle-ci consiste à leur voler une partie de leur part (égale) du PIB moyen mondial.
classe exploiteuse : concept archéomarxiste modifié. Ce concept construit sur la valeur-travail perd son sens originel par la mise en lumière de la productivité historique, du stock des innovations ancestrales et donc du non paiement des droits d'auteurs ancestraux. Après que la spoliation ancestrale ait permis aux entreprises et usagers des innovations ancestrales de conserver le butin ancestral, une lutte va s'opérer entre les classes spoliatrices pour s'accaparer le maximum de ce butin. Les classes spoliatrices s'accaparant plus que le PIB moyen mondial peuvent être caractérisée – à cet instant-là – de « classes exploiteuses ». Le mécanisme d'exploitation vient en aval du mécanisme de spoliation.
classe sociale : Ensemble d'être humains ayant définis des règles officielles (ou des modalités non explicitées) d'accaparement égoïste du butin ancestral. (cf classe spoliatrice, classe exploiteuse, classe exploitée)
classe spoliatée : classe sociale victime de spoliation, ensemble d'humains dont une partie de leur revenu égal est volé par les classes spoliatrices. Ce vol s'opére par le non paiement des droits d'auteurs ancestraux. (NB : l'adjectif « spoliaté » est un néologisme)
classe spoliatrice : Cf classe sociale. Une classe spoliatrice consomme plus que le revenu disponible. En 2014, en sont membres les humains qui consomment plus que 1000 euros 1300$ le PIB moyen mondial (ajusté PPA).
cohérence générale des concepts : Aucun concept ne peut être en contradiction avec un autre concept de l'humanologie ou de la philosophie. Cette règle philosophique inclut le fait que les lois de l'humanologie doivent être conformes aux lois de la gnoséologie et aux lois de la matériologie.
Création (ou Création artistique) mot écrit avec un majuscule. Il désigne une œuvre d'art ayant une productivité historique positive. Par exemple : beaucoup de prétendues œuvres d'art faites par des peuples criminels (par exemple la strate des Parasites parmi les Aztèques ne sont pas des Créations artistiques. Les Créations font partie des Innovations.
Découverte (avec une majuscule) Grille scientifique intellectuelle reflet de la réalité. Les Découvertes ne sont en aucune façon des créations humaines mais les reflets les plus fidèles de la réalité. Toute Découverte faite sur la Terre serait exactement la même si elle était faite par une autre entité intellectuelle située à l'autre bout de l'univers. Seule la gnoséologie matérialiste peut valider qu'une Découverte en est une.
Parmi les Découvertes, on incluse les explorations géographiques, les constats d'observations astronomiques, les grilles causales physiques, les proto-concepts d'humanologie (par exemple le concept d'Adam et Eve), les concepts et proto-concepts de biologie. Par contre les médicaments sont davantage classables en tant qu'Inventions. Même si les observations faites en amont et en aval sont des Découvertes.
droits d'auteurs ancestraux : droits de chaque humain, en tant que descendant des Innovants de l'Histoire humaine à recevoir une part égale de la production disponible.
La négation de ce droit permet la constitution d'un butin ancestral que vont se disputer les classes spoliatrices.
exploitation : mécanisme par lequel le butin ancestral accumulé par non-paiement des droits d'auteurs ancestraux est réparti entre les classes exploiteuses.
humanologie : science humaine, ensemble des concepts scientifiques portant sur les domaines des sciences humaines (incluant Histoire, économie, sociologie, psychologie etc....)
Innovants : membres de la strate des Innovants. Cf ce mot
Innovation (avec une majuscule) : Découverte, Invention ou Créations artistiques (3 mots écrits avec une majuscule) ayant une productivité historique positive. L'invention de la mitraillette n'est pas une Invention. Car sa productivité historique est négative. Il en va de même de certaines « œuvres d'art ». Quant aux Découvertes, le débat sur l'existence de Découvertes ayant une productivité historique négative reste ouvert.
Innovations ancestrales (ou stock des Innovations ancestrales) Accumulation de savoir scientifique, de Découvertes, d'Inventions utiles et de Créations artistiques ayant une productivité historique
Invention : (avec une majuscule) Outil, procédé, technique d'origine humaine ayant une productivité historique positive. La plupart du temps, les Inventions sont basées sur des Découvertes préalables. Mais les Inventions ne sont pas des grilles scientifiques mais des Innovations humaines conçues en vue d'une utilité sociale. La première Invention majeure fut la conception de procédés et objets pour stocker le feu. Celle-ci suivit toutes les Inventions destinées à la chasse et à la pêche. Les armes telle que la mitraillette, les bombes nucléaires etc... ne sont pas des Inventions. Leur productivité historique est exclusivement négative. La dynamite est une Invention dont la somme des productivités historiques est probablement positive.
lutte des classes : Activités conflictuelles des ensembles humains appelés classes. Mais il faut clarifier en définissant ce que sont réellement classes exploiteuses, classes spoliatrices et prétendues classes exploitées.
lutte des strates : Lutte entre les trois strates sociales : Innovants (les humains et donc les enfants en construction) les Répétants (ex-humains abimés par le processus d'érosion) et les Parasites
matériologie : concept philosophique. Cf le texte de philosophie
néomarxisme : ensemble des concepts décrivant la société après qu'ait été opéré le mécanisme de spoliation. Dans le néomarxisme, l'illusion de la valeur-travail permet de décrire des mécanismes ayant l'apparence d'une exploitation. A l'archéomarxisme, le néomarxisme ajoute des classes sociales exploiteuses non vues ou niées par Marx et Engels : formoisie, innovoisie, gangsteroisie, parentoisie, cachetoisie, égérioisie etc...
pathologie consumériste : Principale pathologie humaine. Elle n'est pas répertoriée par les pseudo-spécialistes des sciences psychologique. Croyance imbécile en un droit (acquis ou construit) à s'accaparer une plus grosse part de la productivité historique, une plus grosse part de la production mondiale disponible. Ceux qui s'imaginent pouvoir consommer plus que 1000 euros (1300$) en 2014 sont affligés de cette pathologie.
La quasi-totalité des prétendus chercheurs humains en sciences psychologiques étant atteints par cette pathologie, leurs prétendues découvertes ne sont que des bibles idéologiques dont la fonction principale est destinée à masquer le rôle criminel des Parasites atteints de cette pathologie.
postmarxisme : théorie matérialiste historique ayant évacué l'erreur d'Adam Smith, la croyance en la valeur-travail et la négation du stock des Innovations ancestrales comme source fondamentale de la productivité humaine. Le postmarxisme ne nie pas la lutte des classes : il la considère comme la lutte pour l'accaparement égoiste du butin ancestral.
productivité historique : Gain de temps obtenu par une Innovation et permettant de réduire le délai pour le jour où tous les Humains seront redevenus des Innovants.
pseudo-théorie : grille pseudo-logique ayant l'apparence de la science mais présentant un (ou plusieurs) défaut rédhibitoire : pas de cohérence interne ou pas de pertinence. Par exemple la croyance smitho-marxiste que la valeur des objets est proportionnelle à la quantité de travail investi par son producteur est une imposture niant le rôle de la strate des Innovants
spoliation : Processus par lequel les spoliateurs s'accaparent égoïstement les fruits de la productivité historique. Ce processus commença le jour où le stockage des fruits de la cueillette et de la chasse puis des produits de l'agriculture permit à certains groupes de détruire l'harmonie sociale en s'accaparant ce qu'ils n'avaient pas participé à produire.
strate sociale : ensemble d'être humains définis par leur position par rapport au processus d'Innovations et de spoliation
strate des Innovants
strate des Parasites
strate des Répétants
valeur-travail : pseudo-théorie, proto-théorie ou para-théorie selon le contenu qui est donné aux concepts utilisés. Une fois niés les droits d'auteurs historiques, le butin ancestral apparaît. Et donc une lutte pour s'approprier ce qui aurait du être distribué de façon égalitariste.
La valeur-travail est une théorie absurde niant le rôle de l'innovation en prétendant que la valeur des objets produits serait proportionnelle à la quantité de temps (moyen) nécessaire à la produire. Marx s'est fourvoyé dans cette absurdité en allant jusqu'à la mauvaise foi quand un contradicteur lui rétorqua que le travail complexe produisait davantage que le travail simple. Et qu'en conséquence, un travailleur qualifié (skilled labour) mériterait donc une plus grosse part – dans la mesure où son surproduit social ne serait pas le même que celui d'un travailleur mettant trois fois plus de temps à produire la même chose.















mardi 23 juillet 2013

Sartre l'imposteur et la non-conscience de classe de la formoisie - une classe qui déconseille de la connaître. Un article par Yanick Toutain sur Mediapart-blogs




Sartre l'imposteur et la non-conscience de classe de la formoisie - une classe qui déconseille de la connaître

Par 16 voix contre 7 la formoisie déconseille la lecture de cet article où son existence est conceptualisée et son action historique contre-révolutionnaire au 20° siècle est mise en lumière.
Sartre est l'un des héros d'une fraction de cette classe sociale spoliatrice. Mais ils confondent maitre à penser et prêt-à-porter. Les débats sont affligeants sous la présentation d'une interview de Sartre par un renégat devenu "penseur" pour celle que la révolution brésilienne tente de renverser.
19 JUILLET 2013 |  PAR HEITOR O’DWYER DE MACEDO
C'était en juin 1978 : pour aider le journal du Parti des travailleurs, fondé par Lula, quatre jeunes Brésiliens invitent Sartre à réfléchir sur les partis révolutionnaires, la fraternité en politique, la force du féminisme. Cet entretien, jamais publié en français, permet encore aujourd'hui d'appréhender les révoltes en Turquie, en Égypte, au Brésil... Il est accompagné de l'enregistrement audio de l'époque, où l'on entend le philosophe construire sa pensée.
 Le commentaire que j'ai posé n'a déclenché qu'une seule réponse : un étron d'un certain Yvan Najiels.
La formoisie est une classe sociale qui feint d'appartenir au prolétariat. De la même façon que la bourgeoisie feignait d'appartenir au Tiers-Etat.
Alors qu'elles ne sont que les couches spoliatrices de ces groupes.
La formoisie ne connait pas la philosophie mais le brouillard camouflant. Elle ne connait pas l'économie mais le récel colonialiste keynésien, elle ne connait pas la sociologie mais l'archéo-(pseudo)-marxisme.
Elle ne connait pas la psychologie mais la négation de la pathologie consumériste.
La formoisie est une classe qui fait l'Histoire. Ou plutôt une classe qui sabote l'Histoire.
La formoisie fait l'Histoire comme le cancer fait le devenir du malade. Il ne survivra qu'en s'en débarassant.
Pour l'heure, Front de Gauche et autres imposteurs sont coalisés pour tenter de nier leur existence formoise.
16 anti-récommandations sur 23 votes , cela fait 70%...
On comprend mieux alors quelle est la base sociale qui permet à Edwy Plenel de participer au complot Bourry en respectant l'OMERTA DGSE en faveur de la Cour d'appel de Bordeaux et du jugement qui m'a condamné à payer plus de 40 000 euros pour un copier coller d'un site de l'ONU et les mots "criminel fasciste"
70% DES COMMENTATEURS DE MEDIAPART DECONSEILLENT DE LIRE CE QUI SUIT 
Sartre est un imposteur. Il est un imposteur mis sous les projecteurs par une classe spoliatrice dont le caractère progressiste est une imposture : la formoisie.
Tout comme le pseudo-phisophe Daniel Bensaid - propagandiste de l'imposture heisenbergiste crypto-fasciste anti-déterministe.,
Sartre est nul en philosophie. Il n'apporte rien à la gnoséologie.
Il brasse de l'air pour camoufler sa vacuité ! Lénine de 1908 -Matérialisme et empiriocriticisme- est toujours utile.
Sartre est un marchand de vent, un marchand de baratin. Les trois lois de Engels sur la dialectique, elles sont dans le même état qu'au 19°siècle.... mise à part la découverte de la courbe dialectique (dérivée de la courbe logistique) il y a 15 ans.
Et Sartre n'y est pour rien.
En politique, il a été après 68 la couverture médiatique de tous les guignols, les clowns, les charlatans.
Cette interview est totalement creuse !
UNE NULLITE INTELLECTUELLE POUR CAMOUFLER UNE CLASSE NULLE.
Il y a 1000 fois plus de science dans le paragraphe qui suit que dans la totalité de l'oeuvre de Sartre. 
Marx est un géant. Mais comme tout véritable génie, sa pensée philosophique permet de contredire le reste de ses analyses.

Le niveau plus élevé des concepts philosophiques leur donne une durée de vie plus grande.

En l'occurrence, les principes philosophiques, dont Friedrich Engels fit l'exposé complet permettent de contredire l'aspect figé des propos qu'il tient concernant le travail complexe, son développement et les conséquences sociologiques et politiques de ce développement.

C'est dans la note 19 du chapitre VII de la troisième section du livre I du capital que Marx laissa la petite graine qui allait détruire la totalité de l'édifice qu'il construisait.

Cette note bâclée montre à quel point la construction scientifique ne peut pas se permettre de laisser dans l'ombre le moindre fragment du jaune de l'œuf qui grossit : ce que Marx néglige en l'évacuant, de la plus parfaite mauvaise foi, c'est ce qui va permettre la dégradation de la deuxième internationale, le ralliement cocardier des partis socialistes à leurs bourgeoisies respectives en 14 18, le sabotage de la révolution de Février 17, de mars jusqu'à octobre, les grèves formoise de 1918, l'échec des processus révolutionnaires en Allemagne, de 1918 à 1923, le sabotage des spetz jusqu'en 1921, puis leur montée en puissance à partir de janvier 1922, la victoire de Staline en 1927, le sabotage de la montée révolutionnaire de 1927 en Chine, l'alliance bourgeoisie-formoisie aux USA sous l'égide de Roosevelt, l'incapacité de Trotsky, en 1938 de comprendre que l'URSS est dirigée par une classe sociale exploiteuse, la volonté de l'URSS de maintenir les États formois de l'Est sous dictature russe en empêchant la construction de la "démocratie prolétarienne", les sabotages des révolutions anticolonialistes des années 50 et 60 par les formoisies compradores, la coexistence pacifique à partir de Kroutchev, le sabotage de la montée révolutionnaire 1963-1979, la destruction de l'URSS et la contre-révolution capitaliste, la dégénérescence mondiale actuelle dans laquelle le capitalisme détruit la Terre tandis que la formoisie et la nouvelle classe innovoise refuse de prendre en charge leur destin historique.

C'est cette mauvaise foi de Marx qui l'empêche de voir la racine de tous ces phénomènes historiques : le fait que les producteurs du travail complexe vont vouloir s'accaparer ce qu'ils vont prétendre être le fruit de leur travail, le fruit de leur accumulation de capital formation.
Les autres aspects de l'imposture sartrienne ont été mis en lumière dans d'autres commentaires sous le même article
COMPLEMENTS
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre rencontrent Ernesto Che Guevara, à Cuba en 1960.
Sartre soutient activement larévolution cubaine dès 1960, comme un grand nombre d'intellectuels tiers-mondistes. En juin 1960, il écrit dansFrance-Soir 16 articles intitulés « Ouragan sur le sucre26 ». Mais il rompra avec le líder máximo en 1971 à cause de l’« affaire Padilla »

mardi 4 juin 2013

Lecteurs, faites une analyse postmarxiste de ce texte "Herbert Marcuse vu par Henri Lefèvre"

Description de cette image, également commentée ci-après
Avant que le postmarxisme (et la lutte des strates) ne soient clairement conceptualisés et que les concepts ne soient agencés les uns par rapport aux autres, de nombreux Innovants (qui ne se voyaient pas comme tels) ont approché ces concepts. Voici un extrait du texte de H. Lefèvre qui en est l'illustration :
C. Dans cette société, on réclame une “ créativité ” réservée aux groupes anomiques (groupes “ sociaux extra sociaux ” : poètes, philosophes, artistes, en laissant de côté pour l’instant les savants, les techniciens). Parce que l’art a toujours reçu dans l’histoire quelque fonction sociale et idéologique, on a voulu un peu partout fonctionnaliser et même fonctionnariser la “ création ”. On a oublié que la création collective jaillit seulement lorsque la transgression devient “ normale ” dans et par un groupe anomique. Que l’on récupère ou que l’on écrase ces groupes, ils disparaissent ou se taisent, ou vont vers la violence. Ensuite, on déplore la disparition de la “ créativité ” Et l’ennui qui règne…
Au moment où la question se pose de rejoindre concrètement la Révolution Turque de 2013, en commençant la Révolution Française de 2013 par la construction de la pyramide de délégués révocables qui vont DEGAGER le socialofasciste bourreau des Africains Hollande.....  je laisse les lecteurs prendre le temps de nettoyer des scories archéo-marxiste et crypto-stalinienne ce texte.
L'héritage de Herbert Marcuse - comme celui de Wilhelm Reich contient des prolégomènes du postmarxisme.
Je n'ai pas le temps d'étudier de ce texte ni même de le lire entièrement.
Je n'ai pas plus le temps de lire entièrement le texte que j'ai découvert ce matin et que je vais publié ensuite.
Je n'ai pas le temps de clarifier quelle est la courbe dont les intégrales valent les déciles de consommation des 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres.
Je n'ai pas le temps de vérifier si l'équation (dont j'ai le brouillon) donnant les trajectoires des photons de l'exemple donné par Richard Hachel - et récusant sa logique néo-relativiste - est dépourvue d'erreur d'étourderie.
Je n'ai pas le temps de travailler aux autres grilles numériques et conceptuelles des lois de la physique conformité avec le matérialisme du 21° siècle
L'article provient du site de la

Lefebvre parle de Marcuse



Couverture du n° 52 du 15 juin 1968
Archive
Article paru le 15 juin 1968 dans la Quinzaine
Herbert Marcuse, philosophe allemand qui vit depuis longtemps aux Etats Unis, passe pour l’un des inspirateurs du mouvement de contestation qu’incarne à peu près partout dans le monde, aujourd’hui, la jeunesse étudiante. On a publié de lui, en français : Eros et civilisation (Ed. de Minuit), Le marxisme soviétique (“ Idées ”, Gallimard), et vient de paraître, très opportunément, L’un de ses ouvrages essentiels : L’homme unidimensionnel.
Marcuse fonde son analyse à partir du champ d’observations que constitue la société américaine, parangon de la société capitaliste à son plus haut point de développement. Il la caractérise comme une “ société close ” en ce sens “ qu’elle met au pas et intègre toutes les dimensions de l’existence privée et publique ”. Les forces d’opposition qui, dans les étapes antérieures du capitalisme, luttaient contre le système, sont désormais intégrées dans ce système et utilisées par lui. Elles deviennent “ facteur de cohésion et d’affirmation ” dans L’ouverture de ce système vers l’extérieur : expansion économique, politique et militaire. A l’intérieur du système “ le mal se montre dans la nudité de sa monstruosité comme contradiction totale à l’essence de la parole et de l’action humaines ”. Ce qu’il exporte, c’est une “ forme de vie ” fondée sur la non-liberté et la répression.
Pour Marcuse, la revendication de liberté doit abandonner son caractère “ idéologique et poussiéreux ” pour se reconnaître comme un instinct de vie non sublimé. C’est la jeunesse qui l’exprime dans sa “ dimension profonde ”, “ biologique ”, “ organique ”, “ vitale ”. Dans sa “ rébellion à la fois instinctuelle et politique, la possibilité de libération est saisie ”. Malheureusement, il manque à la jeunesse, pour réaliser celle ci, “ la puissance matérielle ” qui n’appartient plus, non plus, selon Marcuse, à la classe ouvrière.
Cela ne signifie pas qu’il n’existe plus de contradictions dans la société capitaliste. Mais elles jouent à l’intérieur du système et sont finalement aplanies si l’on ne dépasse pas le schéma marxiste des forces de production. La “ négativité ” représentée par la jeunesse et qui s’oppose à la “ positivité ” du système dans son entier doit contester celui ci et le combattre “ en tant que tout ” à partir de l’existence même des hommes “ dans leurs besoins vitaux ”
Dans sa préface à L’homme unidimensionnel, écrite en février 1967, Marcuse déclare cependant que la guerre du Vietnam prend figure de tournant dans l’évolution du système capitaliste, celui-ci apparaissant désormais comme “ crime contre l’humanité ” et ayant à faire, pour la première fois, à des forces de résistance “ qui ne sont pas de sa propre nature ”. Pour la première fois également coïncident “ des facteurs objectifs et des facteurs subjectifs du renversement ”. Marcuse attend que se manifeste un “ contre-mouvement international et global ” qui peut seul arrêter l’expansion du système. Et il définit ainsi la tâche présente : “ Réveiller et organiser la solidarité en tant que besoin biologique de se tenir ensemble contre la brutalité et l’exploitation inhumaines. ”
Les thèses que nous venons brièvement de résumer sont examinées au fond par Henri Lefebvre et confrontées avec les raisons de tous ordres qui ont mené chez les étudiants à l’explosion de mai en France.
Henri Lefebvre
Pendant le séjour d’Herbert Marcuse à Paris, entre le 6 et le 13 mai, plusieurs opérations idéologiques se déroulent autour de lui. A l’Unesco, un colloque international tente d’enliser définitivement la pensée marxiste dans l’académisme. Sous le signe du sérieux, on embaume Marx et son œuvre. Marxistes de tous les pays, officiellement unis, rivalisent de “ scientificité ”. De son nom, de son prestige, Marcuse avalise, alors qu’il a précisément montré dans “ One dimensional man ” comment la rationalité constituée en corps scientifique entre dans l’ordre de la société industrielle avancée (1).
Pendant cette semaine agitée, le mouvement étudiant passe sur les débris d’idéologies diverses, non pour laisser la place vide, mais parce qu’un besoin théorique se fait jour. Les étudiants refusent les représentations et images qu’on leur a offertes, y compris l’humanisme classique et le technocratisme environnant. Ils souhaitent une théorie neuve, dans l’élaboration de laquelle ils se veulent partie prenante. C’est alors qu’on leur propose Herbert Marcuse pour “ maître à penser ” et qu’on présente sa thèse de la société close.
Cette thèse pousse jusqu’à son terme logique le concept de la réification ; elle l’étend à la réalité sociale entière. Que montre H. Marcuse ? Une société tellement structurée qu’elle se fige. Le mouvement n’y est plus qu’apparence. Elle intègre et réintègre jusqu’aux opposants, et seuls les désespérés peuvent tenter l’assaut. Très exactement, Herbert Marcuse met au pied du mur. Quel mur ? Seule une pratique peut répondre.
S’il y a mouvement, si le mouvement élargit une fissure, c’est que la muraille se lézarde, c’est qu’elle peut s’effondrer. Et voilà une critique en acte de la “ société close ”, du moins en ce qui concerne la France et l’Europe. Si l’on prouve que les phénomènes sociaux ne rentrent plus dans les concepts élaborés par Marcuse, c’est que son analyse ne suffit pas. A la critique en acte correspondra une critique théorique, sur un terrain autre que celui occupé par Marcuse.
Enfin, si la réflexion peut donner forme à des spontanéités, on aura déterminé ce qu’il y a d’acceptable dans la pensée d’Herbert Marcuse : sa fonction utopique pendant une période.
Ces événements ne relèvent pas d’une seule analyse. Ils peuvent se mettre diversement en perspective. Par exemple, on peut les examiner du point de vue du savoir, de son contenu (analytique ou synthétique, fragmentaire ou global) et de sa transmission (plus ou moins dogmatique). Le point de vue des institutions, de leur examen critique, en y comprenant l’Université, ne manque certes pas d’intérêt. Pourquoi ne pas saisir l’actualité en partant d’une théorie des idéologies ? ou de la division du travail, technique et sociale ? Le point de vue “ classique ” sur les classes et leurs luttes, la petite bourgeoisie et ses fluctuations, la bourgeoisie et ses difficultés, le prolétariat et ses problèmes, n’a pas disparu, les faits rappellent que la théorie du mouvement ne peut venir que du mouvement lui même. Il ne s’agit pas ici de formuler une doctrine, mais de montrer qu’il y a mouvement, donc exigence théorique. Cet apport n’a qu’un but : signaler que les concepts et catégories liés à la théorie de l’industrialisation et de la société dite industrielle ne suffisent déjà plus. Sans avoir perdu toute portée et toute efficacité, ils déclinent.
Du point de vue de l’analyse des phénomènes urbains, le mouvement actuel s’est déployé en plusieurs temps :
Faculté parisienne hors Paris. Non loin de la Défense. Vers l’an 1980 ce sera, peut être, un centre urbain. En attendant, bidonvilles, terrils (travaux du métro), H.L.M. prolétariens ou semi, font l’environnement. Paysage désolé, désolant. La Faculté a été strictement conçue selon les exigences de la société industrielle ; on a projeté une entreprise destinée à une production celle de petits cadres. Sans d’ailleurs aller jusqu’au bout de ce programme qui s’inscrit sur le terrain et non dans l’enseignement. En conséquence, cette Faculté ne sera pas tant une entreprise, bien qu’elle en ait l’allure, qu’un lieu. Un lieu marqué, dont le sens n’apparaîtra que peu à peu. Il porte la marque de l’absence. L’absence, c’est le lieu “ où le malheur prend forme ”. Dans cet endroit, le travail perd son sens et le non-travail prend un sens. Au milieu d’une société et d’une civilisation fondées sur la Ville, ce lieu porte la double marque du vide et du “ social extra-social ”, de l’anomique. Dans ce produit de choix, la Faculté, l’ensemble de la société s’absente et obsède. Lointaine et future, la Ville devient utopique pour des gens installés dans une telle hétéro-topie, génératrice de tensions, repoussante et repoussée.
La grande mutation
Avec la Ville, la Culture se change en Utopie. Dans l’ici et le maintenant, on vit selon une double ségrégation, fonctionnelle et sociale. Fonctionnellement, la culture a été déportée dans un ghetto d’étudiants et d’enseignants, parmi les ghettos des “ laissés pour compte ” de cette société. Une dérisoire pensée urbanistique a poussé jusqu’au bout la ségrégation qui produit des effets paradoxaux. La Cité universitaire, où se spécialise et se réduit au minimum la fonction d’habitat, devient le lieu de la rébellion sexuelle ; le moindre interdit passe pour intolérable, car il symbolise toutes les pressions et répressions.
Quant aux bâtiments de la Faculté, spécialisés dans la fonction culturelle, ils deviennent le lieu de la rébellion politique. Un “ extraordinaire de l’ordinaire ” assez étonnant s’y condense, quotidienneté de l’intelligence réduite à son fonctionnement, pauvreté spécifique s’accordant avec l’immense hall gris et froid, contrastant avec la richesse mythique (utopique) du Savoir officiellement dispensé.
Dans un tel contexte, les effets de la ségrégation sociale s’inversent. Garçons et filles des quartiers aisés n’échappent pas au malaise. Pour une part d’entre eux, il se charge d’angoisse. Traversant les ghettos, ils vont au-delà du spectacle. Fusion des classes ? Non, mais pour le moins confusion. Plus d’un étudiant issu de la bourgeoisie se tourne contre elle. Refusant l’image du Père, ces étudiants refusent aussi celle du patron et le paternalisme professoral. Ils assument, dirait un philosophe, la négativité.
Quant aux autres, ils se dirigent selon des soucis très positifs : les cours, les examens, les débouchés. Mais alors ils interrogent l’horizon et ce qu’ils aperçoivent les inquiète. Les mêmes, parfois, réclament un job et refusent la société entière qui ne leur offre rien de séduisant ni rien d’assuré : ni aventure, ni sécurité.
“ Université critique ”
S’agirait il à Nanterre d’un milieu pathologique, d’un “ bouillon de culture ”, si l’on ose dire ? Point. La Faculté prend la fonction d’un condensateur social des inquiétudes, des problématiques ailleurs dispersées. Non pas à cause d’une réussite urbanistique ou architecturale, mais au contraire : en tant que lieu négativement privilégié. Une sorte d’universalité s’y reconstitue : toutes les “ tendances ” s’y font jour, surtout celles qui s’opposent au réel existant. Ce processus n’a rien d’anecdotique, rien de contingent n’a un sens global. C’est l’échec de l’entreprise culturelle conçue selon le modèle de l’entreprise industrielle, et par conséquent insérée dans une pratique sociale partielle, fragmentaire, à la fois ségrégative et prétendant réaliser une intégration.
La fameuse escalade, officiellement présentée comme montée de la violence pure, s’analyse doublement :
Les “ groupuscules ” initiaux, éléments et germes, se mettent en question et sont mis en question, le mouvement, vague ascendante, franchit obstacles, barrages, concessions et tentatives de récupération. Entre les garages de la légalité et les impasses de la brutalité, il passe, il s’intensifie, il s’étend. Sans toutefois entamer une masse considérable de réalistes attachés aux normes traditionnelles. Il passe ainsi de la réflexion à la revendication, de la revendication à la contestation, de la contestation abstraite et seulement critique à la “ praxis ” contestante.
Du point de vue de l’objet. Le mouvement franchit assez vite l’étape des objectifs économiques : revendications matérielles (locaux, personnels, crédits), débouchés, état du marché culturel. La question de la connaissance et de son rapport avec l’idéologie se pose aux étudiants dans toute son ampleur. Ils adoptent alors un mot d’ordre, “ Université critique ” bientôt débordé. Ils s’en prennent à toutes les institutions, et spécialement à l’information étatiquement contrôlée et diffusée.
Pendant ces semaines, une effervescence vient remplir ces lieux. l’Utopique s’incarne. Tel vaste panneau sur la société de consommation, collage et montage de photos, de pages publicitaires, de citations poétiques, aurait mérité mieux que la destruction immédiate, à la fois comme témoignage et comme œuvre d’une créativité spontanée. Dans cette effervescence, le temps ravivé scintille. La fête et l’élément ludique naissent de l’agitation. Une opposition, fort significative et fort impertinente, entre dans le discours, l’oriente contre le contexte répressif. A la transgression s’oppose le folk lore. Pour ceux qui transgressent, les règles et normes tombent de ce fait dans le folk lorique.
Le mouvement ne franchit le seuil qui sépare la contestation abstraite de la pratique contestante qu’après la fermeture de la Faculté nanterroise. Alors il se transporte à Paris, où il s’étendra de façon déconcertante. Dans la Ville, il oscillera entre la fête urbaine et la guérilla urbaine (terme adopté en haut lieu et qui conviendrait encore mieux à la répression policière qu’aux initiatives des étudiants). Cette fluctuation entre le jeu et la violence oriente la fête vers la tragédie. La Commune de Paris peut passer pour un exemple de ce mouvement dramatique en contexte urbain. On a pu parler de “ commune étudiante ”. Plus brillante que juste, cette formule dissimule les différences et masque à la fois l’exigence d’une théorie et l’élargissement vers le prolétariat du mouvement des étudiants.
Pendant les manifestations Paris change. Paris se retrouve : rues, paysages, le Quartier Latin délivré des autos, redevenant promenade et forum. Transgression et création vont ensemble (les masques Nô, blancs et sanglants, autour du mannequin suspendu à la potence, pendant la manifestation du 13 mai, etc.).

L’imagination prend le pouvoir

Autour d’elle tend à se centraliser le mouvement. Il lui faut un centre, que “ l’hétéro-topie ” de Nanterre ne peut fournir. Les étudiants se réapproprient l’espace du Quartier Latin, qu’ils ont reconquis de haute lutte. Dès lors, la Sorbonne prend une dimension symbolique renouvelée. Ce n’est plus le lieu d’une culture abstraite et d’une “ scientificité ” lointaine. L’utopie s’affirme d’une Culture unitaire, transformée, transcendante à la division du travail, à la spécialisation, à la fragmentation des sciences parcellaires. Cette culture attendue et vécue sur le mode utopique, ce ne sera plus la culture classique et pré-capitaliste ; ce sera encore moins celle de la société capitaliste ou néo capitaliste, violemment attaquée comme idéologie dissolvante et en dissolution. En attendant, une explosion remplit la vieille Sorbonne, celle de la Parole. Il suffit d’écouter pour surprendre ce qui traîne dans les têtes pendant les périodes répressives et qui a besoin de sortir : le meilleur et le pire. Qui parle ? Parfois des gens qui n’auraient jamais osé franchir, en d’autres temps, la porte du Temple aujourd’hui désacralisé. Dans ce même temps, la fête continue, avec de grands moments (dans la cour pleine d’étudiants fatigués, une fille somnolente dans les bras de Victor Hugo cravaté de rouge, un chant de flûte s’élève. — Les devises : “ Le béton engendre l’indifférence ” – “ Le pouvoir à l’imagination ”). Sans oublier les transgressions multiples, plus ou moins réussies.
Une culture unitaire
Fait important. En d’autres époques, les entreprises et les quartiers périphériques orientèrent vers les centres les forces vives. Aujourd’hui, de la centralité restituée, le mouvement a rebondi pour atteindre les périphéries. Tout se passe comme si notre temps entrait dans une nouvelle sphère culturelle, entrevue, entrouverte, celle de la société urbaine. Et ceci sur la base matérielle et sociale de la vie urbaine reprise et métamorphosée en surmontant les ségrégations fonctionnelles et sociales. Les forces montantes, encore mal réunies, encore dissociées, visant sans bien le savoir une transformation qui ne peut s’accomplir dans l’abstrait. Elle exige un espace à la fois symbolique et approprié (ou ré approprié). D’abord utopique, cette culture unitaire veut du temps et de l’espace pour se déployer et se réaliser. Sa fonction utopique se surmontera, ou ce sera l’échec.
La création collective
Ces contradictions se superposent aux anciennes (mal résolues ou aggravées) que l’on négligera ici.
A. Dans cette société qui place au sommet de ses “ valeurs ” la cohérence, qui organise et sur-organise, qui tend vers la rationalité programmatrice, il est extrêmement difficile de maintenir un secteur concurrentiel réservé à la connaissance, à la culture, aux intellectuels, aux étudiants. Des formes périmées de compétition s’y conservent, alors que par ailleurs la hiérarchisation et la bureaucratie l’emportent. Dans un tel secteur, les gens mis en concurrence au profit de ceux qui décident et dominent, ne peuvent que se révolter en se sentant solidaires des “ exploités ” malgré les différences. Étudiants, intellectuels qui n’ont à vendre que leur force de travail, perçoivent mieux l’ensemble de la société, son fonctionnement et ses mécanismes répressifs que beaucoup de salariés, encore que ceux ci détiennent la plus grande capacité politique d’intervention.
B. Dans cette société, beaucoup de conflits se ravivent ou deviennent déchirants. Entre l’activité et la passivité, entre l’intégration et la ségrégation. Entre les séparations et le besoin de participer. Entre le produit et l’œuvre, la consommation et le désir de créer. Entre le discours apparemment “ neutre ” et la répression paternaliste ou brutale. Entre la rationalité organisatrice et la tendance à la dissolution. Entre les points forts de la société (l’organisation de l’entreprise et de la production industrielle) et ses points faibles (la culture, la vie urbaine), etc.
C. Dans cette société, on réclame une “ créativité ” réservée aux groupes anomiques (groupes “ sociaux extra sociaux ” : poètes, philosophes, artistes, en laissant de côté pour l’instant les savants, les techniciens). Parce que l’art a toujours reçu dans l’histoire quelque fonction sociale et idéologique, on a voulu un peu partout fonctionnaliser et même fonctionnariser la “ création ”. On a oublié que la création collective jaillit seulement lorsque la transgression devient “ normale ” dans et par un groupe anomique. Que l’on récupère ou que l’on écrase ces groupes, ils disparaissent ou se taisent, ou vont vers la violence. Ensuite, on déplore la disparition de la “ créativité ” Et l’ennui qui règne…
D. Une autre contradiction se creuse entre la pratique sociale de la société dite industrielle — priorité à la croissance économique, au marché, à la division technique et sociale du travail — et les idéologies, elles mêmes contradictoires, qui justifient les “ valeurs ” indispensables, l’humanisme classique, la grandeur nationale, l’esthétisme, la rationalité opératoire, etc.
E. L’autre société, la société urbaine, cherche sa voie et sa forme à partir des superstructures (institutions, idéologies) et des structures (rapports de production et de propriété, classes et rapports de classes) de la période industrielle. De même, hier, la société dite industrielle, c’est à dire le capitalisme, se constituait à partir de superstructures pré capitalistes, marquées par une longue prédominance de la vie paysanne, de la production agricole, des idéologies rurales.
A peine mises en place, même pas complètement élaborées, les superstructures de l’industrialisation se détériorent et commencent à dépérir dans les pays industriels avancés.
Henri Lefebvre
M. Herbert Marcuse :
L’homme unidimensionnel.
Ed. de Minuit, Coll. Arguments, 282 p.
À propos nadeau
Documentariste de télévision, responsable du site internet de la Quinzaine littéraire

Une Réponse à Lefebvre parle de Marcuse

samiralongue dit :
henri m’ennuit! Il accompagne l’oeuvre positiviste, peint de jolies anecdotes psychologiques, mais la philosophie utopiste est plus trépidante.
Herbert encourage l’emergence d’un mouvement global, ce grand refus contre la domestication de l’homme par l’homme.
Allons plus loin! C’est d’un parti international que le révolutionnaire doit se doter. Vous me direz a quoi bon, les elections demeurent nationales!
En effet,la nouvelle gauche est à batir, à lancer,aucune n’a encore proposé de fédération, des état unis du monde.
Je dirais meme, au risque de paraitre vindicative, que la gauche n’existe pas encore!
La non violence est une clé de voute, pourquoi mettre en danger des vies alors que le système nous donne les moyens légaux de se défendre.
Le révolutionaire audacieux se présentera aux élections présidentielle avec la volonté de la gagner, il s’attachera à respecter la loi, les élections et notamment l’autorité du fait majoritaire. Au risque de tomber dans la stérilité ou le dictat