Subscribe in a reader

Rechercher dans ce blog

PAGES

Pages vues depuis décembre 2009

Affichage des articles dont le libellé est formoisie compradore. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est formoisie compradore. Afficher tous les articles

lundi 1 juin 2026

2 milliards de génies africains ! L'Afrique doit sauter toutes les étapes du développement inégal et combiné (découverte de Trotsky Parvus bien avant le prétendu Leapfrogging)

par Yanick Toutain
1 juin 2026


Pédagogie Bizouk, capital génial, loi du développement inégal et combiné (Parvus-Trotski)


Si un paysan africain comprend les logarithmes en 1 heure, le colonialisme est démasqué


Supposons que n'importe quel paysan africain puisse, en moins d'une heure, comprendre les logarithmes — ou puisse comprendre en moins d'une heure les équations différentielles. Qu'est-ce que ça prouve ? Ça prouve que le système colonial persistant les a empêchés de comprendre ça.

Mais si les paysans africains avaient compris ça dans leur enfance à 8 ans, ça signifierait que tous les paysans africains pourraient avoir un baccalauréat scientifique. Tous les paysans africains auraient pu faire des études de sciences, en ayant compris les équations différentielles à l'âge de 8 ans, ou les logarithmes.

C'est bien la preuve que ces notions prétendument d'élite — qui justifient des élites locales comme le médecin Oumar Mariko — il y a plein de diplômés qui se croient au-dessus de tout le monde, en voulant être le Président.


1987 : Monory valide ma méthode Bizouk, les logarithmes à 5 ans. Le trucage des élites


Je vais vous expliquer le trucage des élites depuis 1987.

Les élites, c'est des gens qui ont des gros diplômes et qui font croire que le commun des mortels n'est pas capable d'avoir de gros diplômes.

Exemple : les logarithmes. « Logarithme — terminale. Terminale scientifique. » Bah non. Bah non.

En 1987 — au moment même où Mitterrand assassinait Thomas Sankara — au même moment, je serrais la main du ministre de droite René Monory. Pourquoi ? Parce qu'il venait de valider — plutôt, les Inspecteurs Généraux venaient de donner agrément à mon logiciel Bizouk. Logiciel Bizouk dans lequel se trouvait l'apprentissage à 5 ans des puissances, des racines et des logarithmes.

C'est quoi un logarithme ? Bah dans ma méthode, un logarithme c'est une forme géométrique qu'on a attachée. Le logarithme de 9 en base 3, c'est une plaque. On a attaché trois petits cubes en barre, puis à nouveau, puis à nouveau. On a donc trois barres de trois petits cubes. On les attache. On a une plaque qui, dans la même étape, devenait rouge. Et donc la plaque, c'est le logarithme de 9 en base 3.

La forme plaque est la forme numéro 2. 2 est le logarithme de 9 en base 3. En base 3, on écrirait 100 avec deux zéros. Il y a autant de zéros que la valeur du logarithme.

Cette notion-là, on fait croire que c'est une notion de terminale, compréhensible à 17 ans. Bah, n'importe quel enfant de 5 ans peut le comprendre. Mais pas seulement en France — en Afrique. C'est ça la ruse.

Et donc ces gens-là, Monory, ont laissé les Inspecteurs Généraux — puisque ce sont eux qui ont donné agrément à mon logiciel. On laisse les Inspecteurs Généraux donner agrément, et après, quand les caméras…


Le "leapfrogging" est volé à Trotski et Parvus : la loi du développement inégal et combiné


Le marxisme est une science avec des erreurs — c'est-à-dire, c'est une démarche scientifique qui contient des erreurs. Mais les antimarxistes, eux, sans vergogne, s'approprient des concepts marxistes valides, leur collent un autre mot, et font croire que le concept est leur découverte.

Exemple : leapfrogging. Leapfrogging, c'est l'avantage du pays arriéré qui récupère ce qui est nouveau. Sauf que leapfrogging, c'est pas les années 80, ou même un peu avant Schumpeter. Leapfrogging, c'est Trotski et Parvus. C'est 1905, c'est la loi du développement inégal et combiné.

Il faut donc moucher le nez des intelligences artificielles pour avoir la vérité. J'ai répondu à Grok : « mensonge — solide — leapfrogging, c'est la loi du développement inégal et combiné, de Trotski et Parvus. »

Grok me répond : « Non, ce n'est pas un mensonge. Il y a une nuance importante entre l'origine du concept large et la popularisation du terme leapfrogging dans la littérature économique moderne. »

Ensemble, les voleurs ont l'avantage de la surface médiatique. C'est pareil pour mon invention du mot « humanocratie » de 2007. Je me suis fait voler le concept. Des voleurs ont transformé le sens, et ils ont une surface médiatique plus grande. Donc maintenant ils se sont appropriés mon concept et l'ont totalement dénaturé. C'est pareil.

Grok néanmoins reconnaît :

[Grok :] « 1. La loi du développement inégal et combiné — Trotski et Parvus. Alexandre Parvus (Helphand) et surtout Trotski ont effectivement développé, au début du 20e siècle — notamment dans les années 1904-1906 et dans Histoire de la révolution russe — la loi du développement inégal et combiné. Idée centrale : les pays "en retard" ne sont pas obligés de reproduire toutes les étapes historiques des pays avancés. Sous la pression du "fouet de la nécessité extérieure" — compétition internationale, importation de capitaux et technologies — ils peuvent comprimer et sauter des étapes, en combinant des formes archaïques et modernes. [Trotski] parle explicitement du "privilège de l'arriération historique" qui permet d'adopter directement ce qui existe déjà ailleurs sans repasser par toutes les phases intermédiaires. C'est une idée puissante marxiste qui explique par exemple pourquoi la Russie tsariste a pu développer une industrie moderne très concentrée tout en gardant une paysannerie arriérée. Cette théorie a influé de nombreuses analyses ultérieures sur le rattrapage des pays tardifs. »

Trotski, dans son livre, parle explicitement de la taille des usines Poutilov à Petrograd, qui avaient une taille extrêmement moderne — et la proportion d'entreprises ayant plus, je crois, de 2 000 ouvriers était plus importante en Russie qu'aux États-Unis. C'était ça la comparaison de Trotski.

Donc ils ont piqué le concept, lui ont collé un autre mot. Et Grok, qui écrit : « le mot précis, bah oui, n'est pas directement sorti de Trotski, il a été formalisé plus tard. » Bah oui, ils ont volé le mot.

Maintenant, je vais prendre un exemple de ça. C'est quoi ce saut d'étapes pour l'Afrique ? Ça pourrait être accumuler du capital de formation plus vite que l'Europe. Mais non, ça c'est raté. L'école coloniale, l'école des chicotes, est toujours sous la domination de ce que Cabral — Amílcar [Cabral] —, Thomas Sankara et Valère Somé appelaient la petite bourgeoisie intellectuelle, et que moi je caractérise de proto-formoisie compradore — et qui a donc des méthodes archaïques.

Non non, le saut que les paysans et les enfants de paysans africains peuvent faire, c'est le saut vers le capital génial. J'ai découvert ce concept dans sa forme clarifiée, bornée, récemment — mais en fait, j'ai passé toute ma vie à développer, autant que je pouvais le faire, le capital génial de mes élèves depuis 1975, quand j'ai eu l'idée de faire voter ma classe pour réinventer la base 2 et utiliser des symboles choisis par les enfants pour représenter 0 et 1. Les enfants faisaient des maths sans le savoir. Et donc je développais leur capital génial, leur capital de créativité, leur capital de compréhension, par le processus de réinvention et de créativité des enfants.

Et donc l'Afrique — et ben c'est simple : les enfants de paysans doivent comprendre dans le mois qui vient — c'est possible — ce que sont les logarithmes ou ce que sont les équations différentielles. C'est possible.


Tous les paysans de l'AES peuvent comprendre une équation différentielle en un mois


Est-ce qu'il serait possible, en un mois, que tous les paysans de l'Ouest, du Burkina, tous les paysans du Mali, du Niger puissent comprendre ce que c'est qu'une équation différentielle ?

Ce serait appliquer la loi du développement inégal et combiné — c'est-à-dire utiliser des techniques pédagogiques avancées pour faire sauter des étapes et passer directement à l'étape ultérieure : l'accumulation du capital génial.

Bah oui, c'est simple comme bonjour. Je vous explique.

Vous mettez un groupe de paysans en file indienne. Vous mettez l'équivalent d'une porte, ou quelque chose à franchir, une limite. Le premier franchit la limite — donc il est 1, il est tout seul. Le deuxième voit qu'il y en a 1 — il dit « 1 » et il franchit la limite. Le suivant, le troisième, voit qu'ils sont 2. Il compte « 1, 2 », il franchit la limite. Le suivant voit qu'ils sont 3, il compte « 1, 2, 3 » et il franchit la limite. Et cetera.

On voit que le temps, les secondes s'accumulent. 1 + 2 + 3 + 4 + 5 et cetera et cetera. Et ben, c'est ça une équation différentielle.

Si vous représentez le processus avec des traits — axe des abscisses, le temps — un de plus, et quand il est là, le suivant va compter 1. Il attend une seconde, et là on monte d'un cran sur la courbe. Maintenant ils sont deux. On fait 1, 2. On avance de deux. Ensuite on monte, le troisième arrive. Et ben ça, c'est une équation différentielle.

Un matheux intelligent avec l'esprit critique aura peut-être déjà compris que si, à mon escalier, je mets des petites planches en bois, l'inclinaison des planches en bois, c'est une pente, c'est l'équivalent d'une dérivée discrète. Et donc j'ai associé une dérivée discrète — la pente — avec la quantité, puisque la pente, c'est l'inverse du délai. On a un délai qui augmente. J'ai associé le délai avec le nombre de personnes déjà à l'intérieur. Et ben, une équation différentielle, ça n'est rien d'autre.

Sous un vocabulaire de secte, sous un vocabulaire archi-compliqué, avec une croyance en l'ensemble ℝ des réels, avec une croyance en l'ensemble des soi-disant infiniment petits, avec une croyance dans les puncta que Richard Bentley critiquait en ironisant contre Newton. Richard Bentley faisait clairement la différence entre un segment avec des quanta — il utilisait le mot quanta — et il critiquait la confusion de Newton avec ses puncta — des puncta à l'intérieur d'un segment, des puncta sans dimension mais qui s'accumuleraient tellement qu'on aurait finalement un segment. C'est absurde. Un segment, c'est une suite de quanta, de petites longueurs minuscules.

Et ben, de la même façon, le raisonnement des équations différentielles, tel que je vous le décris, c'est un raisonnement avec des nombres entiers — et là tout devient facilement compréhensible.

Et donc si les paysans africains de l'AES, en moins d'un mois, peuvent comprendre tout ça, ça veut dire qu'ils avaient le potentiel pour avoir un baccalauréat scientifique — tous. Mais s'ils avaient le potentiel pour ça, ils avaient le potentiel pour avoir des salaires supérieurs. Mais si au Burkina Faso tout le monde a un baccalauréat scientifique, si tout le monde a des salaires supérieurs — supérieurs à quoi ? Puisque l'Afrique suivrait évidemment.

Et donc on voit bien que les écarts de salaire sont un artifice, un trucage — un trucage basé sur des méthodes pédagogiques archaïques, des méthodes pédagogiques humiliantes pour faire croire aux paysans africains qu'ils sont moins intelligents que les diplômés des villes, moins intelligents que la petite bourgeoisie intellectuelle que critiquait Amílcar Cabral — puisqu'il appelait les petits bourgeois intellectuels au suicide. Un suicide sociologique, mais un renoncement à leur arrogance de classe ou de paraclasse, puisque « petite bourgeoisie intellectuelle » n'était pas comprise réellement comme une classe sociale, alors que formoisie compradore — ou proto-formoisie compradore — est réellement une classe sociale.

Et donc des méthodes pédagogiques révolutionnaires viennent semer la pagaille dans l'idéologie bourgeoise coloniale. Et c'est très bien. Diffusez cette méthode autour de vous.


70% du trafic internet africain est mobile : le développement inégal et combiné est réel


Selon les chiffres donnés par Grok, en Afrique, environ 70 % du trafic internet passe par les mobiles. 70 %. Dans le monde, c'est entre 52 et 65 %. En Europe, c'est entre 45 et 53 %.

Ce qui veut dire que l'Afrique est en avance sur le reste du monde.

Ils appellent ça leapfrogging en ayant volé, sans vergogne, le concept initial — qui est le concept de Trotski et de Parvus, qui était la loi du développement inégal et combiné. C'est-à-dire : les pays en retard aspirent les technologies les plus modernes sans repasser par toutes les étapes.

C'est un concept marxiste. C'est un des concepts marxistes qu'il faut conserver. Une découverte donc de Parvus et de Léon Trotski.

mardi 2 septembre 2014

NObsRevActu: Afrique: Elle n'a pas un problème de leadership mais un problème conceptuel

Afrique: Elle n'a pas un problème de leadership mais un problème conceptuel

2/8/14

"la proto formoisie
africaine doit donc se suicider
sociologiquement, en suivant
le conseil de Amilcar Cabral,
et renaître en chercheurs,
Innovants, Découvreurs,
inventeurs de concepts, de théories".









C'est un bref commentaire sur Facebook. Sur "Le groupe de résistance contre le néocolonialisme en Afrique et qui milite pour création d´une africaine réelle et autonome."
Mais en y ajoutant quelque liens, cela prend une densité que le jeune chercheur de l'avenir aura l'occasion d'explorer

  • Yanick Toutain Oumarou Coulinaly cousin, le problème numéro un de l'Afrique ce n'est pas un problème de leadership. le problème numéro un de l'Afrique est un problème théorique.
  • Yanick Toutain la théorie marxiste sur les luttes de classes est fausse ou incomplète. Adam Smith s'est aussi trompé. il a fait avec l'industrie exactement la même erreur que le Quesnay avec l'agriculture.
  • Yanick Toutain 80 pour cent de la richesse humaine ce sont les innovations ancestrales . il faut donc payer les droits d'auteur ancestraux aux Africains qui sont les descendants des auteurs découvreurs inventeurs du feu des mots de l'agriculture et des nombres
  • Yanick Toutain la proto formoisie africaine doit donc se suicider sociologiquement, en suivant le conseil de Amilcar Cabral, et renaître en chercheurs, Innovants, Découvreurs, inventeurs de concept, de théories.
  • Yanick Toutain le raisonnement en termes de leadership est tout à fait typique de la class formoise. il est aussi typique de la strate des Répétants.
  • Yanick Toutain il ne faut pas un héros qui indique la route, il faut 1000 10000 Sankara, chercheurs et stimuleurs de millions d'autres chercheurs. Tel est la seule route à suivre pour abolir l'esclavage africain.

jeudi 14 juin 2012

Concernant l'erreur de Thomas Sankara vis-à-vis du gangster criminel formois colonialiste Blaise Compaoré, je suis à 95% d'accord avec vous. Une réponse à David D. Corbin

Je viens de poster un commentaire sur le blog d'un jeune Burkinabé - - sous la photo de Thomas Sankara.
Ce commentaire répondait aux propos de David D. Corbin.

Bonjour cousins,
Je vous engage (l'auteur de ce blog -Syam- ainsi que David N. Gobin ) à lire mes trois longs articles où je réponds à Thomas Sankara (ainsi qu'à Valère D. Somé l'auteur du DOP).
David, vous écrivez
"Il a été certes un grands rebelle mais un leader peu lucide. Il aurait du comprendre que le combat qu'il avait engagé était plus important que son amitié pour Compaoré. Il aurait du le liquider une fois qu'il avait été informé de ses intentions de liquider pour mettre fin à la révolution burkinabé. Cette mauvaise interprétation des principes du leadership révolutionnaire et l'érreur tactique qui s'en est suivi continuent à couter très chère aujourd'hui à des millions de jeunes Afrikains. "
Vous avez 95 % raison.
Je retire 1% parce que le mot "liquider" implique une peine de mort que les révolutionnaires doivent éviter quand cela est psychologiquement et militairement possible.
Il manque 4% pour notre accord.
C'est l'absence de dénonciation de la formoisie et de la proto-formoisie compradore dans votre critique des lacunes de Thomas.
En effet, Thomas Sankara fut victime d'une classe sociale bien précise : la formoisie.
Cette classe de diplômés prétend (dans son sommet) s'accaparer une part de revenu consommable supérieure au PIB mondial, et, dans sa composante "petite formoisie compradore" s'arroger le droit de consommer PLUS que le PIB du pays où ils travaillent (tout en restant SOUS le niveau du PIB moyen mondial).
Thomas voyait bien ceux qu'il appelait "Les Damnés de la Terre". Il avait même une politique proto-égalitariste FAVORISANT les paysans pauvres au détriment de la formoisie....
Mais il ne conscientisa pas le fait que si la formoisie ne suivait pas le conseil de Amilcar Cabral (se suicider économiquement, socialement et politiquement) .... cette formoisie et cette proto-formoisie compradore allaient le SUICIDER lui.
Ce n'était donc pas seulement une "simple" question ni d' "interprétation des principes du leadership révolutionnaire" ni une "érreur tactique".... c'était le fait que Thomas (comme Valère) n'avait pas CONCEPTUALISE la formoisie.
Ce n'est, d'ailleurs, (par d'autres chemins) que 5 ANNEES APRES SON ASSASSINAT que je parvins à faire cette DECOUVERTE CONCEPTUELLE.
Elle débouche sur une exigence : le paiement pour tous d'une part égale des DROITS D'AUTEURS ANCESTRAUX et donc un SALAIRE DE 1000 EUROS POUR TOUS LES TERRIENS !
Cela passe donc par la rupture avec TOUS LES PARTIS FORMOIS qu'ils soient "socialistes", "communistes" ou déguisés en "marxistes-léninistes" comme les agents colonialistes du PCOF et du PCRV qui parlent de Lénine tout en soutenant des partis ESCLAVOISISTES (organisateur et partisans de l'occupation militaire de l'Afrique) en France.
Meilleures salutations égalitaristes à vous deux !
Nous vaincrons !
Yanick Toutain
Le texte complet de David D. Corbin était le suivant :
    J'ai beaucoup de respect pour Sankara. Le courage dont il a su faire preuve pour faire parler l'Afrik d'une autre voie que celle de l'avilissement mérite toute notre admiration. Notre conviction est que son sang n'aura pas coulé pour rien mais servira à faire germer des milliers d'autre Sankara à travers l'Afrique. Il en est de meme pour Krumah, Sékou Touré, Kadafi et Gbabo, et bien d'autres.

Mais l'admiration que nous avons pour ces grands hommes ne devrait pas nous empecher de tenir compte des lacunes de leur leadership.

En ce qui concerne spécialement Sankara. Il a été certes un grands rebelle mais un leader peu lucide. Il aurait du comprendre que le combat qu'il avait engagé était plus important que son amitié pour Campaoré. Il aurait du le liquider une fois qu'il avait été informé de ses intentions de liquider pour mettre fin à la révolution burkinabé. Cette mauvaise interprétation des principes du leadership révolutionnaire et l'érreur tactique qui s'en est suivi continuent à couter très chère aujourd'hui à des millions de jeunes Afrikains.

d'ou le préalable et l'Urgence de la conception et de la promotion d'un Nouveau Modele de Leadership pour l'Afrik.

David N. Gobin
Président Fondateur afrikExpansion

Le 27 février

et le commentaire initial de Syam était
SANKARA :   Voilà un homme pour qui j'ai du respect, il a su se depasser et se faire homme et surtout il a oeuvrer à être lui-même dans un  monde où être soi est un danger. L'espoir de tout un peuple en un seul homme, quel  combat !

Lire aussi :*

samedi 7 mai 2011


Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (1/x)

Pour une REVolution de civiLISATION

Pages vues depuis décembre 2009

samedi 7 mai 2011


Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (1/x)

par Yanick Toutain
7 mai 2011
ILS ONT TUE LUMUMBA
POUR DES SALAIRES 50 EUROS
ILS ONT TUE SANKARA
L AFRIQUE EST UN GHETTO
77
2° REVOLUTION
FOULES DE OUAGADOUGOU
BIENTOT L AFRICATION
THOMAS EST TOUJOURS DEBOUT


81
ILS ONT TUE LUMUMBA
VAUTOURS DANS LA BATAILLE
ILS ONT TUE SANKARA
L AFRIQUE EST UN CAMP DE TRAVAIL
84
NOUS F'RONS DELEGATION
FOULES DE OUAGADOUGOU
POUR LA REVOLUTION
THOMAS EST PARMI NOUS
La question intelligente d'un participant Facebook déclencha la rédaction de ce texte dont le contenu avait été trop longtemps reporté.
-existe-t-il une lutte de classe en Afrique et notamment au Burkina Faso?
-si oui! quels sont les différentes classes sociales en présence?
-quels sont les les intérêts de chacune de ses classes sociales ?
Je viens d'ailleurs, après avoir fini de rédiger ce qui suit, de lui faire une suggestion :
Vous devez exiger que TOUTES les organisations vous répondent. Vous pourriez même CONSTRUIRE VOTRE PROPRE BLOG en REGROUPANT toutes les REPONSES qui vous auraient été faites !
LE RÔLE FUNESTE DE LA
FORMOISIE COMPRADORE
EN AFRIQUE  ET LE RÔLE
TOUT AUTANT FUNESTE
DE L'INNOVOISIE COMPRADORE
DANS LES PROCHAINES ANNEES
Le débat que je n'aurai pas avec Thomas Sankara : un abruti l'a assassiné au service de Foccart, Houphouet-Boigny, Kadhafi !
Le 2 octobre 1983, Thomas Sankara faisait son discours d'orientation politique. Celui qui fut le prototype de la formoisie militaire (ou bureaucratie formoise) éclairée comme le furent les véritables constructeurs de la révolution portugaise de 1974, avançaient les axes fondamentaux de ce que seront ses actes politiques dans les quatre années qui suivirent. Avec que son "meilleur" ami ne devienne son meurtrier : un misérable pantin au service de la bourgeoisie esclavagiste france à fric haine.
Ce texte se concentrera sur la deuxième partie du discours de Thomas, celle où il aborde principalement la question des forces sociales à l'oeuvre.
Et donc la question fondamentales pour l'avenir de l'Afrique : celle des CLASSES SOCIALES, et donc de la véritable LUTTE DES CLASSES.
Une lutte que nous inscrirons, en deuxième partie, dans la LUTTE DES STRATES en tant que moteur numéro un de l'Histoire humaine.
Le début de son discours était :
Discours d’orientation politique2 octobre 1983
la source est l'excellent et incontournable
site http://thomassankara.net
Peuple de Haute-Volta,
Camarades militantes et militants de la révolution :
Notre pays au cours de cette année 1983 a connu des moments d’une intensité particulière qui laisse encore des empreintes indélébiles dans l’esprit de bien des concitoyens. La lutte du peuple voltaïque a connu durant cette période des flux et des reflux.
Notre peuple a subi l’épreuve de luttes héroïques et a enfin remporté la victoire dans la nuit devenue désormais historique du 4 août 1983. Cela fera bientôt deux mois que la révolution est en marche irréversible dans notre pays. Deux mois que le peuple combattant de Haute-Volta s’est mobilisé comme un seul homme derrière le Conseil national de la révolution (CNR) pour l’édification d’une société voltaïque nouvelle, libre, indépendante et prospère ; une société nouvelle débarrassée de l’injustice sociale, débarrassée de la domination et de l’exploitation séculaires de l’impérialisme international.
A l’issue de ce bref chemin parcouru, je vous invite, avec moi, à jeter un regard rétrospectif afin de tirer les enseignements nécessaires pour déterminer correctement les tâches révolutionnaires qui se posent à l’heure actuelle et dans le prochain avenir. En nous dotant d’une claire perception de la marche des événements, nous nous fortifions davantage dans notre lutte contre l’impérialisme et les forces sociales réactionnaires.
En somme : d’où sommes-nous venus ? Et où allons-nous ? Ce sont là les questions de l’heure qui exigent de nous une réponse claire et résolue, sans équivoque aucune, si nous voulons marcher hardiment vers de plus grandes et de plus éclatantes victoires.

et se poursuivait par :

Thomas Sankara : Lorsqu’en 1960, le colonialisme français traqué de toutes parts, déconfit à Dien-Bien-Phu (Vietnam), en prise à des difficultés énormes en Algérie, fut contraint, tirant ainsi les leçons de ces défaites, d’octroyer à notre pays la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale, cela a été salué positivement par notre peuple qui n’était pas resté impassible mais développait des luttes de résistance appropriées.
La notion de peuple mériterait un débat à part. Pour notre part, nous utilisons l'expression de "peuple pauvre d'Afrique". Cette catégorie englobe tous ceux dont la consommation est inférieure à 600 euros par mis (à partir de 14 ans et demi-part avant). Cela désigne - dans une grille post-marxiste - le groupe des "spoliatés" à qui est volé le produit de la productivité ancestrale, c'est à dire l'accumulation des savoirs produits par tous les Innovants de l'Histoire humaine.
La victoire des Algériens qui faisait suite à celle des Vietnamiens était la victoire des spoliatés. Une victoire remportée contre les bureaucraties civiles et militaires des classes exploiteuses. A commencer par cette bourgeoisie esclavagiste que nous appelons "esclavoisie" dorénavant : les capitalistes vautours payant des salaires esclavagistes comme les 50 euros par mois des plantations de Kienké au Cameroun et qui envoient leurs harkis menacer de mort les Michael Agbor - leaders syndicaux dont les vies sont trop fréquemment en sursis.

lundi 9 mai 2011


Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (2/x)


vendredi 13 mai 2011


Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (3/x

dimanche 16 octobre 2011

Thomas Sankara, proto-égalitariste, il combattait la formoisie et la proto-formoisie compradores (Il y a 24 ans, le crime de Blaise Compaoré)

 
Par Yanick Toutain
16/10/2011
Et quand on s'attaque à la petite bourgeoisie,
nous nous attaquons à
la direction même de la révolution. »


« En tant que petits bourgeois,
ils pensaient que la révolution
était venue pour balayer
les classes réactionnaires
et les bourgeois
pour les installer, eux. »

« La révolution en Afrique
a ce grand danger
qu'elle est chaque fois
initiée par la petite bourgeoisie.
La petite bourgeoisie est
généralement intellectuelle.
Dans les premiers moments
de la révolution, on attaque
la grande bourgeoisie. C'est facile.
Ce sont de grands richards, (…)
Mais au bout d'un an, deux ans,
trois ans, on est obligé
de s'attaquer à la petite bourgeoisie.
Et quand on s'attaque à la petite bourgeoisie,
nous nous attaquons à
la direction même de la révolution. »


« Nous disons que
la petite bourgeoisie est toujours
tiraillée entre deux intérêts.
Elle a deux livres :
le Capital de Karl Marx
et puis le carnet de chèques.
Elle hésite :
Che Guevara ou Onassis ?
Il faut choisir. »
(Thomas Sankara 1985)
XXX

En ce 24° anniversaire du crime de Blaise Compaoré, le « rectificateur » à cours de balles de mitraillettes, le « grand leader du Front Populaire de la formoisie et de la proto-formoisie compradore », il est bon de rappeler que Thomas Sankara était un ennemi de la formoisie.
Il n'en conscientisait pas clairement les frontières, les contours.
En effet, l'archéo-marxisme avait été trop sclérosé depuis 1938 et le refus de Léon Trotsky de prendre en compte les objections de YvanCraipeau.
Mais la formoisie, elle, savait parfaitement que Thomas Sankara était son ennemi.




LA FORMOISIE AFRICAINE SAVAIT
QUE THOMAS SANKARA ETAIT SON ENNEMI


Il fallait le manipuler pour le ramener au bercail formois. Les faux-trotskystes du journal US « The Militant » et la direction du PCF – parti fasciste de gouvernement colonialiste occupant militairement l'Afrique - avaient un moyen « simple » : envoyer un espion au Burkina Faso sous l'apparence d'un journaliste.
Ce fut donc l'agent stalino-colonialiste Bruno Jaffré qui fut translaté depuis la Côte d'Ivoire où il travaillait à saboter la révolution africaine.
Pour les faux-trotskystes stalino-castristes du SWP, ce fut leur agent Ernest Harsh qui fut envoyé à Ouagadougou.
Sa mission officielle  : interviewer Thomas Sankara.
Sa mission réelle : espionner la révolution proto-égalitariste au Burkina Faso et son leader.
L'interview était un acte d'espionnage formois.
C'est la revue « Intercontinental Press » du groupe de l'hebdomadaire « The Militant » qui publia cette interview. Elle parut le 29 avril 1985.
Son contenu est republié en 2007 par Pathfinder dans une édition formoise et historiquement révisionniste des discours de Sankara.
On y voit clairement une apologie des agents formois internationaux. A commencer par le gangster stalino-fasciste Fidel Castro.
Tout est orienté vers l'adoration de sa politique. Et du prétendu rôle progressiste de l'Etat formois cubain.
Dans ce livre, toute l'aile gauche de la révolution burkinabé est soigneusement effacée : pas un mot sur Valère Somé, disparition de son nom dans l'index, disparition du sigle et de l'existence de l'UCLR dont il était le leader.
Tous ceux qui étaient les reflets proto-égalitaristes des paysans anti-formois sont gommés. Comme était gommé Léon Trotsky après la victoire de Staline.
Les actes « diplomatiques » de Sankara envers l'Etat formois cubain sont présentés comme un alignement pur et simple.
Tandis que les mises en accusation de la FORMOISIE INTERNATIONALE sont, au maximum, placés dans l'ombre.
C'est le cas pour cette « interview ». Son auteur se contrefiche de connaître quelles sont les actions de sabotage de la classe formoise dont il est un agent.
Cela rend quelque peu absurde les échanges. Au moment où il faudrait poser des questions de nature à ACTUALISER et à DEPASSER LE MARXISME et son absurde para-concept de « petite-bourgeoisie intellectuelle », l'agent formois US Ernest Harsh …. parle d'autre chose !

INTERCONTINENTAL PRESS : « Il y a quelques semaines, Le Monde et Jeune Afrique, tous deux publiés à Paris, ont fait état d'un tract où plusieurs dirigeants syndicaux critiquaient la politique gouvernementale. Ils l'ont présenté comme une scission entre le Conseil national de la révolution et la classe ouvrière. Est-ce le cas ? Est-ce un conflit avec les travailleurs eux-mêmes ou uniquement au niveau de ces dirigeants syndicaux ? »
SANKARA : « C'est fondamentalement un problème avec les directions des organisations. Ces directions sont petites-bourgeoises. En tant que petits bourgeois, ils pensaient que la révolution était venue pour balayer les classes réactionnaires et les bourgeois pour les installer, eux. Naturellement, nous avons des conflits. »
Le post-marxisme considère que ces bureaucraties sont formoises. Mais qu'elles sont aussi les représentantes de la formoisie compradore et de la proto-formoisie compradore.
C'est un peu d'opportunisme de la part de Thomas Sankara que de séparer artificiellement les directions des classes sociales qu'elles représentent.
En effet, si les directions peuvent, parfois, trahir leurs mandants, pour l'essentiel, la formoisie européenne et mondial peut largement s'estimer contente de ses dirigeants.
Depuis 30 ans ce sont les petites-formoisies et les enfants des moyens-formois qui ont pris tous les coups donnés à cette classe formoise par les Thatcher, Bush et autres Sarkozy. Ceux-là sont les victimes de l'alliance bourgeoisie-formoisie-innovoisie. Eux et les spoliatés du Tiers Monde.


T.S. : « Mais le travailleur est tout à fait satisfait des décisions que nous prenons. Quand nous disons qu'il ne doit plus payer le logement, le travailleur en profite [Le 31 décembre 1984, le gouvernement a annoncé la suppression des loyers de logement pour l'année qui commençait et mis sur pied un organisme chargé de la bonne application de cette mesure. Les loyers commerciaux et industriels ont continué à être versés directement à l'État. NdE]. Mais les dirigeants syndicaux, eux, ils ont des maisons qu'ils mettaient en location. Ils ne peuvent pas être satisfaits. Vous devez comprendre cela, c'est très important.
Vous avez très bien posé la question : est-ce un conflit avec les travailleurs, la classe ouvrière, ou un conflit avec la direction ? C'est un conflit avec la direction, pas avec les travailleurs. La preuve : est-ce que vous avez vu une grève ici ? Il n'y a pas de grèves. Les mêmes travailleurs sont dans les CDR et dans les syndicats. Mais les directions ne sont pas du tout contentes. C'est normal, c'est dû à l'esprit petit-bourgeois. »
C'est typiquement « formois » que de réagir en défense de la prétendue « valeur » de leur « capital formation ». Ce n'est qu'en considérant cette formation comme un CAPITAL que les choses s'éclairent.
Le capital formation a des similitudes avec le capital machine possédé par le bourgeois, le moyen bourgeois et le petit-bourgeois. Mais ce n'est pas la même chose.
Le formois d'Europe qui vit avec plus que 400 000 F cfa par mois est clairement un EXPLOITEUR, un SPOLIATEUR.
Tandis que le véritable petit-bourgeois d'Afrique qui consomme moins avec son petit artisanat est SPOLIATE, EXPLOITE.
Le paragraphe suivant devient passionnant si l'on remplace le faux concept de « petite-bourgeoisie » par « formoisie ».
« ILS ONT PEUR DE LA REVOLUTION »


T.S. : « La révolution en Afrique a ce grand danger qu'elle est chaque fois initiée par la petite bourgeoisie. La petite bourgeoisie est généralement intellectuelle. Dans les premiers moments de la révolution, on attaque la grande bourgeoisie. C'est facile. Ce sont de grands richards, de grands capitalistes, qui sont gros et gras, grossiers, qui ont de grandes voitures, de grandes maisons, beaucoup de femmes, etc. On les connaît, on les attaque. Mais au bout d'un an, deux ans, trois ans, on est obligé de s'attaquer à la petite bourgeoisie. Et quand on s'attaque à la petite bourgeoisie, nous nous attaquons à la direction même de la révolution.
Les syndicats ont beaucoup contribué à la révolution ici. Ils ont contribué aux luttes populaires de notre pays. Mais c'était en tant que petits bourgeois rêvant de balayer les bourgeois pour prendre leurs places. La révolution est venue et ils ont peur maintenant de la révolution.
Vous voyez, c'est ce qui fait que dans certains pays africains, on dit « révolution, révolution, révolution ! » Mais les gens ont des gourmettes en or comme ça, de belles cravates. Ils sont tout le temps en France pour acheter des costumes de luxe, de grosses voitures. »
Ici, Thomas Sankara commence à décrire une HAUTE FORMOISIE qui consomme bien plus que les 600 euros qui sont la limite (en 2011) des frontières entre exploités et exploiteurs, entre spoliatés et spoliateurs. On est là face à une BUREAUCRATIE COMPRADORE formée de hauts formois.
Mais leurs revenus proviennent exclusivement de leur rôle de GARDE-CHIOURME du camp de travail Afrique.
T.S. : « Ils ont des comptes en banque. Et ils disent «révolution»
Pourquoi ? Quand ils ont fini de s'attaquer à la classe bourgeoise, ils ont voulu s'attaquer à la petite bourgeoisie qui a sorti les griffes et ils ont eu peur. Qu'est-ce qu'ils font ? Ils donnent de gros salaires aux militaires, aux ministres ou à la garde prétorienne. Qu'est-ce qu'ils font ? Tous les grands dirigeants syndicaux, etc., on leur donne de grands postes.
On les nomme ministres, premiers ministres, grands coordinateurs de ceci et cela. Ils sont contents, ils se taisent. Les ministres eux-mêmes commencent à devenir des homme, d'affaires, des trafiquants. On envoie ses enfants à l'école en Europe ou aux États-Unis. Si vous prenez la situation sous Sékou Touré, l'ancien président de Guinée qui parlait de révolution, les francophones les plus nombreux aux États-Unis, c'étaient les Guinéens. À Harvard, à Cambridge en Grande Bretagne, partout. C'est ça la petite bourgeoisie. »
Ce que l'on voit ici c'est une attaque en règle CONTRE L'AILE GAUCHE FORMOISE des leaders de l'Afrique. Thomas dénonce Sékou Touré qui avait tenté de lutter contre De Gaulle pour finir en tant que formois compradore minable par aller crever aux USA après être allé à Canossa avec les esclavoisistes français et étasuniens.
Ce que Sankara appelle « petite-bourgeoisie » est clairement la formoisie.
T.S. : « Toute révolution qui est née avec la petite bourgeoisie arrive à un carrefour où elle doit choisir. Taper sur la petite bourgeoisie équivaut à maintenir la révolution à un niveau radical et, là, vous avez beaucoup de difficultés. »
Ce que Thomas signifie ici, sans le comprendre c'est l'application NEO-MARXISTE du concept de REVOLUTION PERMANENTE de Léon Trotsky.
Il s'agit des TROIS révolutions qui sont nécessaires après la première. En effet, quand la bourgeoisie esclavagiste – sous la forme des Ben Ali, des Moubarak et autres dictateurs – est chassée du pouvoir, ce sont trois autres révolutions qu'il faut faire : révolution anti-bourgeoise, anti-formoise, anti-innovoise.
Nous égalitaristes post-marxistes, nous prévenons à l'avance la formoisie : NOUS IMPOSERONS LE SALAIRE EGAL POUR TOUS !
Il n'y aura AUCUN COMPROMIS.
1° étape : une part égale des PIB locaux
2° étape 1000 euros pour tous les Terriens
Les formois sont prévenus : ils doivent se SUICIDER en tant que CLASSSE ainsi que Amilcar Cabral l'avait pronostiqué
T.S. : « Ou alors ménager la petite bourgeoisie. Vous n'avez pas de difficultés mais ce n'est plus la révolution, c'est la pseudo-révolution.C'est pourquoi les petits bourgeois ici ne sont pas d'accord pour qu'on diminue leurs salaires. Mais ils sont d'accord pour qu'on impose l'impôt aux paysans à la campagne. Ils ont des salaires de 200000 francs CFA par mois [2*300 EUROS* EN 2011]. Ils sont d'accord qu'on leur ajoute 5 000, 10 000, 15 000 ou 20 000 francs. Si on augmente leurs salaires, ils organisent des marches de soutien. Si on diminue leurs salaires, ils protestent. Mais ils ne voient pas ce qui profite aux paysans. Ils ne peuvent pas voir ça. Nous disons que la petite bourgeoisie est toujours tiraillée entre deux intérêts. Elle a deux livres : le Capital de Karl Marx et puis le carnet de chèques. Elle hésite : Che Guevara ou Onassis ? Il faut choisir. »
INTERCONTINENTAL PRESS : « Ce problème que vous venez d'évoquer se reflète aussi dans les conflits opposant ici différentes organisations politiques de gauche. Comment ce problème peut-il être surmonté à votre avis ? »
SANKARA : « Chaque organisation se bat, se maintient par l'influence et l'importance qu'elle occupe au sein des masses populaires. Il faut laisser les organisations continuer comme ça, se démarquer aux yeux des masses populaires. Quand les masses populaires les connaîtront toutes, elles choisiront et renforceront, ou combattront, certaines organisations. C'est pourquoi il ne faut jamais faire de révolution avec seulement quelques personnes qui viennent s'enfermer dans un bureau pour dire : « je suis de telle organisation, vous devez m'accorder telle ou telle importance. »
C'est le problème que nous trouvons dans certains pays. Je voudrais prendre comme exemple celui du Tchad, avec ses tendances politiques. Quand les chefs se retrouvent dans un bureau pour discuter, chacun dit représenter une tendance. « Moi, je représente une tendance. Moi aussi ! Moi aussi ! » Mais si vous les laissez au niveau des masses, les masses vont éliminer ceux qu'il faut éliminer et conserver ceux qu'il faut conserver.
Notre problème ici, c'est que cette petite bourgeoisie, grâce aux relations qu'elle a à l'extérieur avec la presse, essaie de faire beaucoup de tapage. »
Ici, il faut comprendre que la formoisie, la classe formoise est une classe exploiteuse internationale.
Son niveau de vie supérieur au PIB mondial, elle le défend comme un pitbull enragé défend son os.
T.S. : « Vous verrez qu'ici il n'y a pas de problème. Mais quand vous lisez Le Monde, Jeune Afrique, quand vous écoutez la Voix de l'Amérique ou Radio France Internationale, vous entendez : « Burkina Faso, ça ne va pas, Burkina Faso, etc. » Mais ici, ça va. À l'extérieur, ça ne va pas. Ils vous donnent l'impression que ça ne va pas parce que la petite bourgeoisie ici a des relations. Ce sont des intellectuels. Ils ont voyagé. Ils ont des relations dans tous les pays, ils s'appuient sur ça. Mais ici ils sont démasqués et il n'y a plus de problème. Ils sont prêts même à discuter avec nous. Vous avez vu : Arba Diallo, l'ancien ministre des Affaires étrangères qui était en prison, il est sorti. Ils sont prêts à discuter avec nous, mais c'est parce qu'ils n'ont plus de poids. La seule chose qui les maintient à flot, c'est le soutien de l'étranger. La presse de l'étranger, qui chaque jour écrit des articles contre nous, des messages dans tous les journaux. Si nous avions beaucoup d'argent, on pourrait en donner à un journal et puis il écrirait pour nous soutenir. Mais nous n'avons pas d'argent pour ça. »
Que le lecteur relise ce qui précède : Thomas Sankara vient de tendre une perche : Il s'adresse à un journal qui a du fric, il tend une perche en demandant à l'aide.
Mais il est vrai qu'à cette époque-là, le SWP utilise tout son argent pour DETRUIRE LE MOUVEMENT TROTSKYSTE INTERNATIONAL. Détruire toute possibilité de voir surgir une révolution anticapitaliste, ce n'est certainement pas compatible avec le financement d'un journal francophone en défense de la révolution proto-égalitariste du Burkina Faso.
L'espion du Militant va donc sauter du coq à l'âne et recommencer à fouiner dans les relations entre les différentes groupes qui soutiennent Sankara.
Son but est clairement d'empêcher un ULCR de glisser vers la gauche égalitariste, son but est obligatoirement de renforcer le poids des organisation formoises réformistes et anti-égalitaristes.
Seule la SPOLIATION du Burkina Faso, de toute l'Afrique, de toute l'Amérique du Sud peut permettre aux FORMOIS salariés qui sont la base sociale des faux-troskystes US de préserver leur NIVEAU DE VIE.
INTERCONTINENTAL PRESS : « Y a-t-il certaines possibilités d'unifier les différents groupes qui soutiennent la révolution ? »
SANKARA : « C'est possible. Nous avons confiance que c'est possible. Bien sûr cette unification se fera au détriment des individus, pas des organisations. Parce que dans un combat anti-impérialiste, dans un combat révolutionnaire, les organisations peuvent avoir une plate-forme. Mais les individus peuvent dire : «Non, je n'y trouve pas mon compte.
Il y a des gens qui préfèrent être premiers au village plutôt que deuxièmes en ville. Et comme ils ne veulent pas être deuxièmes en ville, ils préfèrent avoir leurs organisations à eux. Et ils refusent l'unification, alors que l'organisation veut l'unification. De tels individus seront éliminés un à un pour laisser la place aux organisations. »
COMPLEMENTS :
A PROPOS DU JOURNAL « THE MILITANT »
Autrefois, le SWP des Etats Unis était un parti trotskyste. Après l'arrivée des formois sandinistes au Nicaragua, la direction de cette organisation enleva son masque. Elle était devenue une agence contre-révolutionnaire au service des dirigeants stalino-fascistes de Cuba.
Et - ce faisant - une agence formoise donnant appui à l'impérialisme américain pour empêcher son expulsion dans tout le continent : les frères Castro, pour conserver leur zone de prédation devait aider le gouvernement des USA à saboter toute véritable révolution égalitariste de Québec à Santiago du Chili.
Ortega, à la demande du SWP et des faux-trotskystes formois d'Europe, s'empressa de mettre en prison les seuls archéo-trotskystes petits-formois radicaux qui risquaient de gêner son alliance avec la veuve Chamorro : les militants de la Brigade Simon Bolivar (un groupe internationaliste de militants sud-américains provenant, pour l'essentiel, de « partis frères » du SWP, leurs « camarades » de la 4° Internationale.
C'est ce parti dégénéré qu'était le SWP qui envoya un agent à lui faire une interview-espionnage au Burkina Faso. Leur but était exactement le même que celui du PCF qui envoya son agent Bruno Jaffré espionner la révolution burkinabé en 1983.
WIKIPEDIA SUR LE SWP des USA
En 1972, Jack Barnes devint le nouveau secrétaire national, accentuant le soutien du SWP au régime cubain. Le parti publia alors de nombreux textes plus ou moins obscurs de Trotsky et d'autres militants communistes grâce à sa maison d'éditionPathfinder Press (en). A partir de 1969, celle-ci publiera Intercontinental Press (en), l'organe de la Quatrième Internationale (SU), Joseph Hansen s'occupant en particulier de sa publication.

(...)
Après le premier choc pétrolier, l'influence du SWP déclina progressivement, retrait qui s'accentua vers la fin des années 1970. Après la grève dans les mines de charbon de 1977-78 et la création de mouvements comme Steelworkers Fight Back, le SWP effectua un virage ouvriériste en 1978, demandant à ses militants de s'établir à l'usine, comme l'avait fait précédemment une partie des maoïstes.
En 1982, le SWP abandonna officiellement la doctrine de la « révolution permanente », rompant avec un pilier du trotskysme. Il prit ses distances avec la Quatrième Internationale (SU), se retirant de la direction effective. Tout comme le tournant ouvriériste, cette orientation avait été soutenue en particulier par le secrétaire national Jack Barnes, qui l'avait théorisé dans son livre Their Trotsky and Ours (1980). Outre la critique de la la « révolution permanente », il défendait le soutien à CubaNicaragua et à laGrenade en tant qu'« Etats communistes » (les minoritaires offrent un « soutien critique » à ces régimes). En 1983-84, Barnes, soutenu par Mary-Alice Waters (en) et d'autres, fit exclure près d'un tiers des membres du SWP qui rejetaient cette nouvelle ligne et défendaient l'approche de la Quatrième Internationale. Parmi les exclus, George Breitman et Frank Lovell, qui formèrent la Fourth Internationalist Tendency (en), ou les futurs membres de Socialist Action (en), qui sont parmi les rares trotskystes américaines à avoir eu des élus locaux. Plusieurs de ces exclus finiront par créer en 1986 Solidarity (en), nommé en l'honneur du syndicat polonais et qui a soutenu plusieurs fois Ralph Nader à la présidence, présentant également des candidats propres aux élections fédérales (dont Dan La Botz (en), également membre de la section d'Ohio du Parti socialiste).
En 1990, la rupture définitive avec la Quatrième Internationale (SU) fut officialisée, le SWP américain suivant de quelques années son homologue australien (en). Barnes défendit alors la reconnaissance officielle de la Pathfinder tendency, courant trotskyste international soutenant le Parti communiste cubain (PCC).
Affecté par de nouveaux désaccords, le SWP perdit encore de l'influence dans les années 1990, et dût vendre son QG à New York en 2003, pour un montant de 20 millions de dollars ; il déménagea ailleurs dans Manhattan.
*Franc CFA en 1985 le franc CFA n'avait pas été dévalué, pas été divisé par deux. 200 000 F cfa valaient donc 4000 F et donc 600 euros