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mercredi 17 septembre 2014

Newton se demandait "si la lumière ne pourrait pas mouvoir un corps comme le vent meut la voile des moulins"


un article Monsyte de 2009
présentation Yanick Toutain
17/9/14

Cette citation va révolutionner la science du 21° siècle.
A ce jour personne sur Terre n'a prouvé que cette phrase était fausse.
Bien au contraire, le chocs des photons du Soleil sur les planètes est la cause la plus évidente des modifications de leur trajectoire. En ce mois de septembre 2014, je n'ai pas d'explication pour ce qui concerne la gravité sur Terre ni de vérification de cette même loi "hélio-planétaire" pour les satellites. Bon travail ! YT 2014


MERCREDI 25 MARS 2009


Isaac Newton pensait redécouvrir les équations des Anciens grecs. Je suis, moi-même, quasiment convaincu de redécouvrir des équations déjà étudiées par Newton et enfouies dans ses archives.
En particulier ma "véritable équation de la gravitation hélio-planétaire correspond tellement à la thèse ici présentée que je n'aurais aucune surprise de la voir apparaître dans les archives de Newton.
J'en suis donc .... l'auteur .... provisoire.... jusqu'à apurement des archives.
L'image m'amuse beaucoup.
(YT 25/03/2009 réédition de ce texte à l'occasion d'un débat "sur-la-toile")

Les véritables citations des fondateurs de la science matérialiste :
ISAAC NEWTON se demande même

"si la lumière ne pourrait pas mouvoir un corps comme le vent meut la voile des moulins"

Newton, Questiones (1664-1665), f°103, Mc Guire et Tamny Certain Philosophical Questions p.380

La citation est extraite (page 41) de la présentation du livre Newton "de la gravitation" suivi de "du mouvement des corps". Présentation de François de Gandt (traductions de Marie-Françoise Biarnais et François de Gandt) Tel Gallimard 1995.

Cette citation que je découvre en juillet 2007 conforte mon hypothèse chiffrée de la gravitation causée uniquement par le chocs des atomos, particules élémentaires composant les photons. Newton, lui-même, qui ne voulait pas feindre d'hypothèse avait envisagé la seule solution matérialiste possible.



Yanick Toutain

jeudi 26 juillet 2007

26/07/07 16:19





25/03/2009 YT: mon compte Google groupes deja.com est toujours détruit. La censure que je subis m'empêche toujours de m'exprimer sur fr.sci.physique et sci.physics sous mon nom véritable. C'est un véritable scandale !

samedi 16 juin 2012

Isaac Newton se demandait "si la lumière ne pourrait pas mouvoir un corps comme le vent meut la voile des moulins"

Newton et le vent des moulins
Un texte du site de "La Nouvelle Étincelle" :

Les véritables citations des fondateurs de la science matérialiste :
ISAAC NEWTON se demande même

"si la lumière ne pourrait pas 
mouvoir un corps 
comme le vent 
meut la voile des moulins"

Newton, Questiones (1664-1665), f°103, Mc Guire et Tamny Certain Philosophical Questions p.380

La citation est extraite (page 41) de la présentation du livre Newton "de la gravitation" suivi de "du mouvement des corps". Présentation de François de Gandt (traductions de Marie-Françoise Biarnais et François de Gandt) Tel Gallimard 1995.

Cette citation que je découvre en juillet 2007 conforte mon hypothèse chiffrée de la gravitation causée uniquement par le chocs des atomos, particules élémentaires composant les photons. Newton, lui-même, qui ne voulait pas feindre d'hypothèse avait envisagé la seule solution matérialiste possible.



Yanick Toutain

jeudi 26 juillet 2007

26/07/07 16:19




samedi 18 juin 2011

"Aveugles que nous sommes" Un texte (sur Monsyte.voila) du 19 août 2006 par Yanick Toutain


AVEUGLES QUE NOUS SOMMES

Par Yanick Toutain
Je le subodorais depuis 6 ans, j'en étais persuadé depuis 5 ans : La seule énergie en provenance du Soleil nous crève les yeux !

Ce sont les photons.

La seule énergie en provenance du Soleil déclenchant les déviations gravitationnelles, la gravitation - les modifications de trajectoires sous l'effet d'une force - c'est la lumière sur toutes ses longueurs ondulantes ( d' "onde")
J'écrivais dans ces news groups (mettre le lien là) que la vitesse orbitale d'une planète était proportionnelle à la racine quatrième de l'énergie qu'elle reçoit (par unité de temps)


Vorb = k * (Ep) 1/4
(vorb : vitesse orbitale de la planète; Ep : énergie qu'elle reçoit du Soleil; k constante)

Ce qui équivaut à écrire que 30 000 ( m/s ) élevé à la puissance 4 et divisé par 1367 (joules) donne une constante valable dans tout les système solaire.


La loi en R-2 de Halley Newton contenait ce constat aveuglant.
Je cherchais vainement des arguments pour amener les orthodoxes du web à ACCEPTER LE DEBAT.
Aveugle que j'étais !
Je comprends depuis hier qu'il n'y a pas à débattre : La seule énergie venue du Soleil, c'est la lumière (visible 400 - 800 nanomètres, et invisible : infrarouges et ultra violets)

Les photons SONT la gravitation.
Tous les photons : même les photons de ma radio sur la bande FM (100 MHz è E=hv=hc/lambda è v=c/lambda lambda=c/v=.33 (m) = 33 (cm)
Tous les photons ont une action modificatrice de trajectoire.
Tous les photons sont cause de déviation gravitationnelle.
Les creuseurs de trous et constructeurs de bassins creusent en vain. La cause de la gravité se mesure :


Par m² de surface réceptrice, la Terre reçoit 1367 Joules par seconde (1367 W)
Avec une circonférence de 40 000 km et donc une surface réceptrice de 127 E12 m², la Terre reçoit
127 E12 * 1367 = 174 E15 J par seconde
174 MGWatts (méga giga watts)
Ce sont ces 174 MG Joules qui sont la cause de la déviation gravitationnelle de la Terre.


Le fait que la Terre reste autour du Soleil, en zigzaguant quand il avance, a une CAUSE UNIQUE : 174 MGWatts.
De même, pour Jupiter :

174 MGW * (11,19)² / ( 5,2026)² = 805 MGWatts





= = = = = =



La charge de la preuve a changé de camp.
Ce n'est pas (plus) à moi de prouver que le facteur gravitationnel EST la lumière solaire.

C'est aux orthodoxes d'aller nous découvrir une énergie provenant de Soleil dont le nombre de Joules, de Watts serait plus grand encore que celui de la lumière.
Ils voient l'agitation moléculaire tous les jours au Soleil, sur leur peau, dans leur verre d'eau échaudé - les glaçons fondus -, ils voient les déviations thermiques sans comprendre qu'elles sont aussi DEVIATIONS GRAVITATIONNELLES.

Il n'y a aucune frontière entre ces 2 phénomènes : tout changement de température est une modification de trajectoire dans l'espace vide de Lucrèce Newton.

Pour conclure ce texte bref, l'honnêteté me contraint à préciser que je suis persuadé que l'atomos des Grecs, LA brique est le photon et que la matière - comme le présumaient Newton et De Broglie - est l'agglomérat de photons.


Mais, aveugle que je reste encore, je n'ai pas encore - comme ici pour la déviation gravitationnelle - trouvé le moyen de renverser la charge de la preuve.

Y. T. 19 08 06

PS : pour le débat sur les news groups, les opposants sont instamment priés de nous indiquer DÈS LE DÉBUT de leur texte, quelle est l'énergie - EN JOULES - qu'ils détectent en provenance du Soleil autre que celle des photons, et en quantité suffisante pour justifier la gravitation.


Je préfère qu'ils se taisent plutôt que de voir le débat être envahis par leurs ramassis d'orthodoxies approximatives.


=================================

Déviations gravitationnelles : ce néologisme indique qu'il n'y plus d'"attraction". Dans l'Espace de Lucrèce Newton, les trajectoires sont légèrement modifiées sous l'action des chocs des photons. Un corps qui se déplace à 5000 km par seconde aura une trajectoire très faiblement déviée par la lumière du Soleil. L'équation de Newton nous montre que le choc des photons sur ce corps l'amènera à s'écarter ou à se rapprocher du Soleil selon sa vitesse et sa trajectoire. Il est probable que l'équation de Compton se réinterprétera - en espace absolu - par Newton.


Onde : UNE onde n'existe pas. UNE vague non plus. Ce ne sont pas des noms concrets, au sens linguistique. L'air vibre, la mer bouge. L'air est concret. L'eau est concrète. Les photons sont concrets, les électrons sont concrets. Les ondes n'existent pas : les "ondes" radio sont des photons en déplacement. (Même si les militaires [08 76 : Epernay Mailly Le Camp Chalons sur Marne Metz …] étaient INCAPABLES d'expliquer aux élèves radio ce qu'ils étaient RÉELLEMENT en train de faire : balancer dans le ciel des photons !


Vorb : la vitesse orbitale de la terre est approximativement de 30 000 km par seconde. A l'aphélie sa vitesse orbitale est de 29280 m/s et au périhélie de 30270 m/s. Cette "vitesse" orbitale vient s'ajouter ou se retrancher de la vitesse absolue du Soleil pour connaître la vitesse absolue de la Terre (facteur d'un cosinus selon l'angle d'inclinaison de la trajectoire du Soleil par rapport au "plan" écliptique.)
 Epernay : le fait que je sois là-bas pour essayer de construire un syndicat de soldat ne freinait pas pour autant ma soif de connaissances… Personne, civils comme militaires, n'a su me dire ce qu'étaient les "ondes" radio. Je suis resté sur ma faim …ma soif. (Ils ignoraient tous que c'étaient tout bêtement des photons)

Constante solaire : De façon absurde, c'est le terme orthodoxe pour indiquer le "flux total d'énergie solaire reçu au niveau de l'orbite de la Terre, hors de l'atmosphère, perpendiculairement, par unité de temps et de surface….1837… Claude Pouillet… décroissance de 0.019 % par an… moins de 50 W/m² dans les région polaires, à plus de 260 W/m² dans la région équatoriale et les déserts subtropicaux (extraits de Cotardière - 1988)

Cette prétendue "constante" varie en fonction de la "distance apparente Soleil Terre" au carré. A l'aphélie, nous recevons moins de joules qu'au périhélie dans un rapport de 59² à 61².
 Jupiter : distance au Soleil. Jupiter est 5 fois loin du Soleil que la Terre
 Jupiter : Diamètre. Le diamètre de Jupiter est 11 fois le diamètre de la Terre.

 Newton et la lumière : "Les corps grossiers et la lumière ne sont-ils pas mutuellement convertibles, et les corps ne peuvent-ils pas recevoir une grande partie de leur activité des particules de lumière qui entrent dans leur composition ?" Optiks,374 cité par James Gleick 2005 "Isaac Newton" (Dunod)
De Broglie et la lumière : Les citations qui suivent sont extraites de la fin de l'article "La lumière dans le monde physique"

p. 75-76 "La lumière est la forme la plus subtile de la Matière (…) le rayonnement est susceptible de se condenser en matière et de créer de nouvelles particules (…) Tous ces faits prouvent bien que la Lumière et la Matière ne sont que des aspects divers de l'Energie qui peut prendre successivement l'une ou l'autre de ces deux apparences (…) "
La conclusion est la description du Big Bang tel que je le concevais avant de le lire, et par d'autres cheminements : explosion de l'agglomération de tous les photons de l'Univers :
p. 77 " Enfin, la Lumière vient de se révéler à nous comme susceptible de se condenser en Matière, tandis que la Matière est susceptible de s'évaporer en lumière.

Donnant libre cours à notre imagination, nous pourrions supposer qu'à l'origine des temps, au lendemain de quelque divin "Fiat Lux", la Lumière, d'abord seule au monde, a peu à peu engendré par condensation progressive l'Univers matériel tel que nous pouvons, grâce à elle, le contempler aujourd'hui. Et peut-être un jour, quand les temps s'achèveront, l'Univers retrouvant sa pureté originelle se dissoudra-t-il à nouveau en Lumière."

Extraits de "Physique et microphysique" Albin Michel 1947 [quand je trouve, au bouquiniste,[pour 5 euros] un livre d'un orthodoxe du début du 20° siècle, je sais que le reste d'honnêteté qui est la sienne, me permettra d'y trouver des faits et des grilles nous ramenant vers la science de Newton. Point n'est le cas de nos orthodoxes contemporains - malhonnêtes parasites sociaux.

mercredi 25 mai 2011

Gravitation : La logique du raisonnement d'Isaac Newton un texte de mai 2007 par Yanick Toutain

Je travaillais depuis samedi sur les thèmes de mes recherches interrompues en décembre 2010.
J'ai rédécouvert un texte de 2007.
Qui me servira pour d'autres exposés des résultats de ces recherches.







GRAVITATION :

LA LOGIQUE DU RAISONNEMENT

D'ISAAC NEWTON


Par Yanick Toutain

12/05/07 19:11

samedi 12 mai 2007

PREMIÈRE ÉTAPE :
Isaac Newton observa la Lune : il l'imagina en train de tomber comme une feuille (chute en mauve)


Il imagina que son élan simultané l'entraînerait vers la gauche (trajet bleu clair)
Il imagina donc le résultat comme étant le trajet jaune (élan + chute) (la résultante)
L'écart entre la Lune et le centre de la Terre (trait violet) DEVAIT RESTER ÉGAL à la somme du trait bleu et de la chute (en mauve) pour obtenir un déplacement circulaire.
Il fallait, enfin, que la chute corresponde à l'équation découverte par Galilée, juste avant la naissance de Newton.
Chute = Accélération * temps ² / 2
Si L est la distance entre le centre de la Terre et la Lune
Si vorb est la vitesse de la Lune sur le trait jaune
(et vorb * t = la distance jaune)
On a deux triangles rectangles qui ont un côté en commun ( l'élan, le trait bleu clair)
En élevant ce côté au carré, on égalise
L² - ( L - a t² / 2 ) ² = ( vorb t)² - ( a t² /2 ) ² (1)
En développant et en simplifiant, on obtient

vorb ² = a L    (2)

Et donc

a = vorb ² / L




DEUXIÈME ÉTAPE
Newton remarque que la valeur de a pour la Lune était 3600 fois plus petite que la valeur de a sur Terre : c'est à dire 9.81 / 3600
Et il remarqua que la distance Terre Lune (384 400 km) était 60 fois le rayon de la Terre.
Il eut donc l'idée de généraliser sa formule en remplaçant a par GM sur L²
a = vorb ² / L = GM / L²

vorb² = GM / L


On est quasiment arrivé à l'équation de Kepler
Il suffit pour cela de remplacer vorb par la circonférence d'un cercle divisé par la période (pour la Lune, c'est quasiment le mois)
Vorb = 2 * pi * L / mois
Vorb² = (2 * pi * L / mois)²
 GM / L = 4 pi² * L² / Lmois ²
et on obtient
mois²/ L^3 = 4 pi² / GM
Il a prouvé que le rapport de la période orbitale au carré divisée par le cube du rayon était contant.

Et il a trouvé la logique de sa valeur : 4 pi sur GM, GM étant le produit d'une constante G par ce qu'il appelle la masse.

Mais la véritable logique impliquait de comprend ce qu'était la gravitation : Newton refusa de feindre de connaître l'hypothèse !

ÉPILOGUE :

Toutes les étapes de cette histoire sont racontées par Voltaire, l'ami de Gabrielle du Châtelet, la scientifique qui traduisit Newton en français.



Dans la 15° de ses "Lettres philosophiques" Voltaire - Jean-Marie Arouet donna aux Français de 1734 ignorant de ce qu'étaient les découvertes de Isaac Newton une démonstration similaire à celle qui précède (origine Wikisource): [autres écrits]

QUINZIÈME LETTRE SUR LE SYSTÈME DE L'ATTRACTION.

Les découvertes du chevalier Newton, qui lui ont fait une réputation si universelle, regardent le système du monde, la lumière, l'infini en géométrie, et enfin la chronologie, à laquelle il s'est amusé pour se délasser.
Je vais vous dire (si je puis, sans verbiage) le peu que j'ai pu attraper de toutes ces sublimes idées.
À l'égard du système de notre monde, on disputait depuis longtemps sur la cause qui fait tourner et qui retient dans leurs orbites toutes les planètes, et sur celle qui fait descendre ici-bas tous les corps vers la surface de la terre.
Le système de Descartes, expliqué et fort changé depuis lui, semblait rendre une raison plausible de ces phénomènes, et cette raison paraissait d'autant plus vraie qu'elle est simple et intelligible à tout le monde. Mais, en philosophie, il faut se défier de ce qu'on croit entendre trop aisément, aussi bien que des choses qu'on n'entend pas.
La pesanteur, la chute accélérée des corps tombant sur la terre, la révolution des planètes dans leurs orbites, leurs rotations autour de leur axe, tout cela n'est que du mouvement ; or, le mouvement ne peut être conçu que par impulsion ; donc tous ces corps sont poussés. Mais par quoi le sont-ils ? Tout l'espace plein ; donc il est rempli d'une matière très subtile, puisque nous ne l'apercevons pas ; donc cette matière va d'Occident en Orient, puisque c'est d'Occident en Orient que toutes les planètes sont entraînées. Aussi, de supposition en supposition et de vraisemblance en vraisemblance, on a imaginé un vaste tourbillon de matière subtile, dans lequel les planètes sont entraînées autour du soleil ; on crée encore un autre tourbillon particulier, qui nage dans le grand, et qui tourne journellement autour de la planète. Quand tout cela est fait, on prétend que la pesanteur dépend de ce mouvement journalier ; car, dit-on, la matière subtile qui tourne autour de notre petit tourbillon doit aller dix-sept fois plus vite que la terre ; or, si elle va dix-sept fois plus vite que la terre, elle doit avoir incomparablement plus de force centrifuge, et repousser par conséquent tous les corps vers la terre. Voilà la cause de la pesanteur, dans le système cartésien.
Mais avant que de calculer la force centrifuge et la vitesse de cette matière subtile, il fallait s'assurer qu'elle existât, et supposé qu'elle existe, il est encore démontré faux qu'elle puisse être la cause de la pesanteur.
M. Newton semble anéantir sans ressource tous ces tourbillons, grands et petits, et celui qui emporte les planètes autour du soleil, et celui qui fait tourner chaque planète sur elle-même.
Premièrement, à l'égard du prétendu petit tourbillon de la terre, il est prouvé qu'il doit perdre petit à petit son mouvement ; il est prouvé que si la terre nage dans un fluide, ce fluide doit être de la même densité que la terre, et si ce fluide est de la même densité, tous les corps que nous remuons doivent une résistance extrême, c'est-à-dire qu'il faudrait un levier de la longueur de la terre pour soulever le poids d'une livre.
À l'égard des grands tourbillons, ils sont encore plus chimériques. Il est impossible de les accorder avec les règles de Kepler, dont la vérité est démontrée. M. Newton fait voir que la révolution du fluide dans lequel Jupiter est supposé entraîné, n'est pas avec la révolution du fluide de la terre comme la révolution de Jupiter est avec celle de la terre.
Il prouve que, toutes les planètes faisant leurs révolutions dans des ellipses, et par conséquent étant bien plus éloignées les unes des autres dans leurs aphélies et bien plus proches dans leurs périhélies, la terre, par exemple, devrait aller plus vite quand elle est plus près de Vénus et de Mars, puisque le fluide qui l'emporte, étant alors plus pressé, doit avoir plus de mouvement ; et cependant c'est alors même que le mouvement de la terre est plus ralenti.
Il prouve qu'il n'y a point de matière céleste qui aille d'Occident en Orient, puisque les comètes traversent ces espaces tantôt de l'Orient à l'Occident, tantôt du Septentrion au Midi.
Enfin pour mieux trancher encore, s'il est possible, toute difficulté, il prouve ou du moins rend fort probable, et même par des expériences, que le plein est impossible, et il nous ramène le vide, qu'Aristote et Descartes avaient banni du monde.
Ayant, par toutes ces raisons et par beaucoup d'autres encore, renversé les tourbillons du cartésianisme, il désespérait de pouvoir connaître jamais s'il y a un principe secret dans la nature, qui cause à la fois le mouvement de tous les corps célestes et qui fait la pesanteur sur la terre. S'étant retiré en 1666 à la campagne, près de Cambridge, un jour qu'il se promenait dans son jardin et qu'il voyait des fruits tomber d'un arbre, il se laissa aller à une méditation profonde sur cette pesanteur dont tous les philosophes ont cherché si longtemps la cause en vain, et dans laquelle le vulgaire ne soupçonne pas de mystère. Il se dit à lui-même : « De quelque hauteur dans notre hémisphère que tombassent ces corps, leur chute serait certainement dans la progression découverte par Galilée ; et les espaces parcourus par eux seraient comme les carrés des temps. Ce pouvoir qui fait descendre les corps graves est le même, sans aucune diminution sensible, à quelque profondeur qu'on soit dans la terre et sur la plus haute montagne. Pourquoi ce pouvoir ne s'étendrait-il pas jusqu'à la lune? Et, s'il est vrai qu'il pénètre jusque-là, n'y a-t-il pas grande apparence que ce pouvoir la retient dans son orbite et détermine son mouvement ? Mais, si la lune obéit à ce principe, quel qu'il soit, n'est-il pas encore très raisonnable de croire que les autres planètes y sont également soumises ?
« Si ce pouvoir existe, il doit (ce qui est prouvé d'ailleurs) augmenter en raison renversée des carrés des distances. Il n'y a donc plus qu'à examiner le chemin que ferait un corps grave en tombant sur la terre d'une hauteur médiocre, et le chemin que ferait dans le même temps un corps qui tomberait de l'orbite de la lune. Pour en être instruit, il ne s'agit plus que d'avoir la mesure de la terre et la distance de la lune à la terre.
Voilà comment M. Newton raisonna. Mais on n'avait alors en Angleterre que de très fausses mesures de notre globe ; on s'en rapportait à l'estime incertaine des pilotes, qui comptaient soixante milles d'Angleterre pour un degré, au lieu qu'il en fallait compter près de soixante et dix. Ce faux calcul ne pas avec les conclusions que M. Newton voulait tirer, il les abandonna. Un philosophe médiocre et qui n'aurait eu que de la vanité, eût fait cadrer comme il eût pu la mesure de la terre avec son système. M. Newton aima mieux abandonner alors son projet. Mais depuis que M. Picart eut mesuré la terre exactement, en traçant cette méridienne qui fait tant d'honneur à la France, M. Newton reprit ses premières idées, et il trouva son compte avec le calcul de M. Picart. C'est une chose qui me paraît toujours admirable, qu'on ait découvert de si sublimes vérités avec l'aide d'un quart de cercle et d'un peu d'arithmétique.
La circonférence de la terre est de cent vingt-trois millions deux cent quarante-neuf mille six cents pieds de Paris. De cela seul peut suivre tout le système de l'attraction.
On connaît la circonférence de la terre, on connaît celle de l'orbite de la lune, et le diamètre de cet orbite. La révolution de la lune dans cet orbite se fait en vingt-sept jours, sept heures, quarante-trois minutes ; donc il est démontré que la lune, dans son mouvement moyen, parcourt cent quatre-vingt-sept mille neuf cent soixante pieds de Paris par minute ; et, par un théorème connu, il est démontré que la force centrale qui ferait tomber un corps de la hauteur de la lune, ne le ferait tomber que de quinze pieds de Paris dans la première minute.
Maintenant, si la règle par laquelle les corps pèsent, gravitent, s'attirent en raison inverse des carrés des distances est vraie, si c'est le même pouvoir qui agit suivant cette règle dans toute la nature, il est évident que, la terre étant éloignée de la lune de soixante demi-diamètres, un corps grave doit tomber sur la terre de quinze pieds dans la première seconde, et cinquante-quatre mille pieds dans la première minute.
Or est-il qu'un corps grave tombe, en effet, de quinze pieds dans la première seconde, et parcourt dans la première minute cinquante-quatre mille pieds, lequel nombre est le carré de soixante multiplié par quinze ; donc les corps pèsent en raison inverse des carrés des distances ; donc le même pouvoir fait la pesanteur sur la terre et retient la lune dans son orbite.
Étant donc démontré que la lune pèse sur la terre, qui est le centre de son mouvement particulier, il est démontré que la terre et la lune pèsent sur le soleil, qui est le centre de leur mouvement annuel.
Les autres planètes doivent être soumises à cette loi générale, et, si cette loi existe, ces planètes doivent suivre les règles trouvées par Kepler. Toutes ces règles, tous ces rapports sont en effet gardés par les planètes avec la dernière exactitude ; donc le pouvoir de la gravitation fait peser toutes les planètes vers le soleil, de même que notre globe. Enfin, la réaction de tout corps étant proportionnelle à l'action, il demeure certain que la terre pèse à son tour sur la lune, et que le soleil pèse sur l'une et sur l'autre, que des satellites de Saturne pèse sur les quatre, et les quatre sur lui tous cinq sur Saturne, Saturne sur tous ; qu'il en est ainsi de Jupiter, et que tous ces globes sont attirés par le soleil, réciproquement attiré par eux.
Ce pouvoir de gravitation agit à proportion de la matière que renferment les corps ; c'est une vérité que M. Newton a démontrée par des expériences. Cette nouvelle découverte a servi à faire voir que le soleil, centre de toutes les planètes, les attire toutes en raison directe de leurs masses, combinées avec leur éloignement. De là, s'élevant par degrés jusqu'à des connaissances qui semblaient n'être pas faites pour l'esprit humain, il ose calculer combien de matière contient le soleil, et combien il s'en trouve dans chaque planète ; et ainsi il fait voir que, par les simples lois de la mécanique, chaque globe céleste doit être nécessairement à la place où il est. Son seul principe des lois de la gravitation rend raison de toutes les inégalités apparentes dans le cours des globes célestes. Les variations de la lune deviennent une suite de ces lois. De plus, on voit évidemment pourquoi les noeuds de la lune font leur révolution en dix-neuf ans, et ceux de la terre dans l'espace d'environ vingt-six mille années. Le flux et le reflux de la mer est encore un effet très simple de cette attraction. La proximité de la lune dans son plein et quand elle est nouvelle, et son éloignement dans ses quartiers, combinés avec l'action du soleil, rendent une raison sensible de l'élévation et de l'abaissement de l'Océan.
Après avoir rendu compte, par sa sublime théorie, du cours et des inégalités des planètes, il assujettit les comètes au frein de la même loi. Ces feux si longtemps inconnus, qui étaient la terreur du monde et l'écueil de la philosophie, placés par Aristote au-dessous de la lune, et renvoyés par Descartes au-dessus de Saturne, sont mis enfin à leur véritable place par Newton.
Il prouve que ce sont des corps solides, qui se meuvent dans la sphère de l'action du soleil, et décrivent une ellipse si excentrique et si approchante de la parabole que certaines comètes doivent mettre plus de cinq cents ans dans leur révolution.
M. Halley croit que la comète de 1680 est la même qui parut du temps de Jules César : celle-là surtout sert plus qu'une autre à faire voir que les comètes sont des corps durs et opaques ; car elle descendit si près du soleil qu'elle n'en était éloignée que d'une sixième partie de son disque ; elle dut, par acquérir un degré de chaleur deux mille fois plus violent que celui du fer le plus enflammé. Elle aurait été dissoute et consommée en peu de temps, si elle n'avait pas été un corps opaque. La mode commençait alors de deviner le cours des comètes. Le célèbre mathématicien Jacques Bernoulli conclut par son système que cette fameuse comète de 1680 reparaîtrait le 17 mai 1719. Aucun astronome de l'Europe ne se coucha cette nuit du 17 mai, mais la fameuse comète ne parut point. Il y a au moins plus d'adresse, s'il n'y a plus de sûreté, à lui donner cinq cent soixante-quinze ans pour revenir. Un géomètre anglais nommé Wilston, non moins chimérique que géomètre, a sérieusement affirmé que du temps du Déluge il y avait eu une comète qui avait inondé notre globe, et il a eu l'injustice de s'étonner qu'on se soit moqué de lui. L'Antiquité pensait à peu près dans le goût de Wilston ; elle croyait que les comètes étaient toujours les avant-courrières de quelque grand malheur sur la terre. Newton au contraire soupçonne qu'elles sont très bienfaisantes, et que les fumées qui en sortent ne servent qu'à secourir et vivifier les planètes qui s'imbibent, dans leur cours, de toutes ces particules que le soleil a détachées des comètes. Ce sentiment est du moins plus probable que l'autre.
Ce n'est pas tout. Si cette force de gravitation, d'attraction, agit dans tous les globes célestes, elle agit sans doute sur toutes les parties de ces globes ; car, si les corps s'attirent en raison de leurs masses, ce ne peut être qu'en raison de la quantité de leurs parties ; et si ce pouvoir est logé dans le tout, il l'est sans doute dans la moitié, il l'est dans le quart, dans la huitième partie, ainsi jusqu'à l'infini. De plus, si ce pouvoir n'était pas également dans chaque partie, il y aurait toujours quelques côtés du globe qui plus que les autres, ce qui n'arrive pas. Donc ce pouvoir existe réellement dans toute la matière, et dans les plus petites particules de la matière.
Ainsi, voilà l'attraction qui est le grand ressort qui fait mouvoir toute la nature.
Newton avait bien prévu, après avoir démontré l'existence de ce principe, qu'on se révolterait contre ce seul nom. Dans plus d'un endroit de son livre il précautionne son lecteur contre l'attraction même, il l'avertit de ne la pas confondre avec les qualités occultes des anciens, et de se contenter de connaître qu'il y a dans tous les corps une force centrale qui agit d'un bout de l'univers à l'autre sur les corps les plus proches et sur les plus éloignés, suivant les lois immuables de la mécanique.
Il est étonnant qu'après les protestations solennelles de ce grand philosophe, M. Saurin et M. de Fontenelle, qui eux-mêmes méritent ce nom, lui aient reproché nettement les chimères du péripatétisme : M. Saurin, dans les Mémoires de l'Académie de 1709, et M. de Fontenelle, dans l'Éloge même de M. Newton.
Presque tous les Français, savants et autres, ont répété ce reproche. On entend dire partout : « Pourquoi Newton ne s'est-il pas servi du mot d'impulsion, que l'on comprend si bien, plutôt que du terme d'attraction, que l'on ne comprend pas ?
Newton aurait pu répondre à ces critiques : « Premièrement, vous n'entendez pas plus le mot d'impulsion que celui d'attraction, et, si vous ne concevez pas pourquoi un corps tend vers le centre d'un autre corps, vous n'imaginez pas plus par quelle vertu un corps en peut pousser un autre.
« Secondement, je n'ai pas pu admettre l'impulsion ; car il faudrait, pour cela, que j'eusse connu qu'une matière céleste pousse en effet les planètes ; or, non seulement je ne connais point cette matière, mais j'ai prouvé qu'elle n'existe pas.
« Troisièmement, je ne me sers du mot d'attraction que pour exprimer un effet que j'ai découvert dans la nature, effet certain et indiscutable d'un principe inconnu, qualité inhérente dans la matière, dont de plus habiles que moi trouveront, s'ils peuvent, la cause.
-- Que nous avez-vous donc appris, insiste-t-on encore, et pourquoi tant de calculs pour nous dire ce que vous-même ne comprenez pas ?
-- Je vous ai appris, pourrait continuer Newton, que la mécanique des forces centrales fait peser tous les corps à proportion de leur matière, que ces forces centrales font seules mouvoir les planètes et les comètes dans des proportions marquées. Je vous démontre qu'il est impossible qu'il y ait une autre cause de la pesanteur et du mouvement de tous les corps célestes ; car, les corps graves tombant sur la terre selon la proportion démontrée des forces centrales, et les planètes achevant leurs cours suivant ces mêmes proportions, s'il y avait encore un autre pouvoir qui agît sur tous ces corps, il augmenterait leurs vitesses ou changerait leurs directions. Or jamais aucun de ces corps n'a un seul degré de mouvement, de vitesse, de détermination qui ne soit démontré être l'effet des forces centrales ; donc il est impossible qu'il y ait un autre principe.
Qu'il me soit permis de faire encore parler un moment Newton. Ne sera-t-il pas bien reçu à dire : « Je suis dans un cas bien différent des Anciens. Ils voyaient, par exemple, l'eau monter dans les pompes, et ils disaient : « L'eau monte parce qu'elle a horreur du vide. Mais moi je suis dans le cas de celui qui aurait remarqué le premier que l'eau monte dans les pompes, et qui laisserait à d'autres le soin d'expliquer la cause de cet effet. L'anatomiste qui a dit le premier que le bras se remue parce que les muscles se contractent, enseigna aux hommes une vérité incontestable ; lui en aura-t-on moins parce qu'il n'a pas su pourquoi les muscles se contractent ? La cause du ressort de l'air est inconnue, mais celui qui a découvert ce ressort a rendu un grand service à la physique. Le ressort que j'ai découvert était plus caché, plus universel ; ainsi, on doit m'en savoir plus de gré. J'ai découvert une propriété de la matière, un des secrets du Créateur ; j'en ai calculé, j'en ai démontré les effets ; peut-on me chicaner sur le nom que je lui donne ?
« Ce sont les tourbillons qu'on peut appeler une qualité occulte, puisqu'on n'a jamais prouvé leur existence. L'attraction au contraire est une chose réelle, puisqu'on en démontre les effets et qu'on en calcule les proportions. La cause de cette cause est dans le sein de Dieu.
Procedes huc, et non ibis amplius.