Subscribe in a reader

Pages vues depuis décembre 2009

samedi 6 août 2011

Critique matérialiste dialectique du texte écrit par Trotsky «en Défense du marxisme» 1/3 "Craipeau oublie les principaux enseignements du marxisme".


Introduction (aout 2011)
Il n'y aura pas de victoire révolutionnaire en Afrique - ni en Asie - sans l'apparition d'une avant-garde massive regroupée sur une grille conceptuelle post-marxiste et un programme égalitariste.
Il n'y aura pas de victoire de la révolisation en Afrique sans qu'un groupe de militants éclairés n'aient compris la nécessité de quatre révolutions successives.
Quatre révolutions contre les quatre classes spoliatrices principales que sont l'esclavoisie, la bourgeoisie, la formoisie et l'innovoisie.
Les trahisons récentes des deux hypocrites innovois que sont le fan d'Houphouet  - Alpha Blondy - et le nouveau traitre Tiken Jah Fakoly mettent en lumière la puissance de l'analyse de Alexandre - Parvus - Helphand et de Léon - Bronstein - Trotsky dès 1905.

Leur pronostic de "Révolution Permanente" montrait - dès janvier 1905 - que la bourgeoisie russe allait trahir et que seules les véritables classes exploitées (spoliatées) allaient aller jusqu'au bout, et renverser les vieilles classes sociales.
Avoir renversé la structure gouvernementale de l'esclavoisie en Tunisie et en Egypte n'est et ne sera pas suffisant.
Relire Trotsky - y compris en critiquant son aveuglement sur la formoisie - permet de comprendre qu'au Février devront succéder TROIS OCTOBRE.

dimanche 6 février 2011


Une lettre de loin improvisée : "La plus grosse arnaque", Tunisie, Egypte, la proto-formoisie compradore commence son suicide politique en refusant d'unifier son combat avec le formariat. Il faut 1200 £ pour tous au Caire, il faut 500 dinars pour tous à Tunis, il faut un gouvernement de délégués nationaux révocables, il faut l'africation et l'abolition du capitalisme, il faut TROIS révolutions de plus !


Dans le débat qui opposait Yvan Craipeau à Trotsky, c'est Craipeau qui avait raison. Malgré ses faiblesses face au géant Trotsky.
De la même façon, ce sont les "faibles" Chliapnikov et Kollontaï qui avait raison de combatte la formoisie russe dès 1919.
Relire ces débats, c'est construire l'avenir.
Yanick Toutain
6/8/2011
En défense du véritable matérialisme dialectique, il faut critiquer l'apologie d'un pseudo-marxisme sclérosé écrit par Trotsky « en Défense du marxisme ».(1/3) « Craipeau oublie les principaux enseignements du marxisme ».
par Yanick Toutain
21/04/09

Ce qui suit est une critique faite d'annotations rédigées à l'intérieur du texte rédigé le 4 novembre 1937 par Léon Trotsky.
J'avais déjà pratiqué cet exercice sur ce texte. Mais, sans retourner relire la première mouture, j'ai refait et achevé tout le travail : il fallait donner une plus grande place à la question philosophique et au concept de lutte des strates.
Le contexte de ce texte est celui d'une absurde lutte théorique de Trotsky contre Yvan Craipeau, James Burnham, Shachtman et tous ceux qui veulent considérer comme classe exploiteuse le groupe que Trotsky persiste à désigner comme une « caste » parasitaire.


Format MS Word/RTF Format Acrobat/PDF Encore un bravo à ces archivistes !
Pour télécharger le texte intégral cliquer sur les icônes.


Défense du marxisme
L. Trotsky Page 1 / 119
UNE FOIS DE PLUS : L'UNION SOVIÉTIQUE ET SA DEFENSE
Craipeau oublie les principaux enseignements du marxisme.
YT : Non, camarade Trotsky ! Celui qui va manifester ses carences en matière de sciences économique, sociologique et surtout philosophique, ce sera celui qui, par présomption, prendra de haut des camarades moins formés.
Car le principal enseignement du marxisme, c'est le fait que la philosophie est à la racine de tout. Et qu'en matière de philosophie – si l'on met de côté les lois physiques qui en forment le socle réel – la loi philosophique principale est celle de la transformation quantité qualité (TQQ).
C'est la loi principale de l'héritage de Karl Marx et Friedrich Engels. C'est cette loi là qui permet de sortir contre leurs concepts, la Kalachnikov de la science évoluée. Celle qui permet la construction de « missiles théoriques » dont la puissance est telle qu'elle permet de faire exploser les parcelles d'idéologie qui se sont glissé dans notre héritage matérialiste.
Écrire, comme le fait le camarade Trotsky :
« Ce qui fait défaut au camarade Craipeau, c'est le sens des proportions et le concept de relativité. Notre jeune ami n'a aucun intérêt pour la loi de la transformation de la quantité en qualité. C'est pourtant la plus importante des lois de la dialectique. »
.... n'est que pure hommage formel. Hommage d'autant plus idiot que la notion de « relativité » qu'il défend est une arme idéologique de la réaction.
Citer, à plusieurs reprises, l'existence de la loi philosophique de la transformation quantité qualité n'est que prêche du dimanche lorsque cette citation n'est accompagnée d'aucune tentative sérieuse de mettre en oeuvre son application dans le devenir de la totalité des concepts.
Un Trotsky dialecticien aurait pu gagner un James Burnham au marxisme au lieu de le faire fuir. C'est en effet la loi de la transformation quantité qualité qui donne la clé de l'évolution du pseudo concept de « prolétariat ». Celui qui a utilisé avec le plus de profit cette loi du matérialisme dialectique c'est celui – quelle tragédie !- qui se prétendra adversaire de la dialectique. C'est Burnham.
Mais c'est de Trotsky que Burnham sera victime. Il sera victime de ses lacunes et de sa présomption. Lacunes en économie et lacunes en philosophie.
L'auteur de la – géniale - loi du développement inégal et combiné aurait pu être le – génial – créateur du concept de formoisie. En 1937 !
Il aurait pu en appliquer le concept au devenir de l'URSS.
Il aurait pu apprendre de Craipeau, apprendre de Shachtman, apprendre de Burnham.
Il aurait pu, dès 1928, apprendre des « semi-vagabonds » de Christian Racovski et voir la formoisie devenir une « nouvelle noblesse » exploiteuse haïe par les exploités :
« Auparavant, sous le régime bourgeois, la partie consciente de la classe ouvrière entraînait à sa suite cette masse nombreuse, y compris les semi-vagabonds. La chute du régime capitaliste devait amener la libération de la classe ouvrière dans son entier. Les éléments semi-déclassés rendaient la bourgeoisie et l'État capitaliste responsables de leur situation et considéraient que la révolution devait apporter un changement à leur condition. Ces gens maintenant sont loin d'être satisfaits ; leur situation ne s'est pas améliorée ou guère. Ils commencent à considérer avec hostilité le pouvoir soviétique ainsi que la partie de la classe ouvrière qui a un emploi dans l'industrie. Ils deviennent surtout les ennemis des fonctionnaires des soviets, du parti et des syndicats. On les entend parfois parler des sommets de la classe ouvrière comme de la "nouvelle noblesse". »
Appliquer la loi de la TQQ lui aurait permis de comprendre le devenir futur du tableau dressé par Racovski en 1928 et de voir la formoisie prendre le pouvoir.
(…)
Quand une classe s'est emparée du pouvoir, une certaine partie de cette classe devient l'agent de ce pouvoir. C'est ainsi qu'apparaît la bureaucratie. Dans un État prolétarien, où l'accumulation capitaliste est interdite aux membres du parti dirigeant, cette différenciation commence par être fonctionnelle, par la suite elle devient sociale. Je ne dis pas de classe, mais sociale. Je pense ici à la position sociale d'un communiste qui dispose d'une voiture, d'un bon appartement, de vacances régulières, et qui perçoit le salaire maximum autorisé par le parti. Sa position diffère de celle du communiste qui travaille dans les mines de charbon et qui reçoit un salaire de 50 à 60 roubles par mois (parce que ce dont nous discutons ici, c'est des ouvriers et des employés, et vous savez qu'on les a classés en dix-huit catégories différentes) (3).
notre 3 (3) Un certain égalitarisme des revenus s'était maintenu jusque vers 1927. La bureaucratie a ensuite fortement ouvert l'éventail des salaires pour trouver des appuis dans l'aristocratie ouvrière et justifier l'accroissement de ses propres privilèges.

Actualiser le marxisme en 1927 lui aurait permis de comprendre qu'il luttait contre une classe sociale, la formoisie.
Il aurait pu combattre les bureaucrates manipulateurs de la clique Cannon : les « grands pourfendeurs de la petite bourgeoisie ».
Il aurait pu comprendre que Cannon était le représentant de cette même formoisie étasunienne. Cette formoisie qui poussa pendant des décennies sur le SWP pour le transformer en parti stalino-castriste !

Mais pour toutes ces analyses, encore aurait-il fallu que Trotsky comprenne que l'accumulation de capital humain au sein du « prolétariat » aura eu les mêmes conséquences que l'accumulation de capital machine au sein du Tiers État.
Dans un cas, le groupe homogène se disloqua en faveur des intérêts de la bourgeoisie du capital machine. Dans l'autre cas, le groupe homogène se disloqua en faveur des intérêts défendus par Staline, ceux de la classe formoise. En 1793, l'accumulation de « capital machine » – au sens large incluant le vol des « biens nationaux » décida la bourgeoisie à jeter Robespierre à la guillotine. La richesse croissante de la classe bourgeoise la rendait craintive face à la faiblesse de Robespierre envers Hébert et l'aile babouviste : La répression du printemps ne suffisait pas à réduire ses craintes.
Nous ne citerons pas ici toutes les indications fournies par les contemporains concernant les diverses causes de la décomposition du parti des Jacobins, comme par exemple, leur tendance à s'enrichir, leurs liens avec les entreprises, leur participation aux contrats sur les fournitures, etc.(...) Mais ce qui joua le rôle le plus important dans l'isolement de Robespierre et du Club des Jacobins, ce qui les coupa complètement des masses ouvrières et petites-bourgeoises, ce fut, outre la liquidation de tous les éléments de gauche, en commençant par les Enragés d'Hébert et de Chaumette (et de toute la Commune de Paris en général), l'élimination graduelle du principe électif et son remplacement par le principe des nominations. Khristian Rakovsky 1928 Lettre à Grigori B. Valentinov, (1896- ?), journaliste membre de l'Opposition de Gauche, alors déporté.





En 1927, l'accumulation de capital humain et des privilèges des gangsters formois des bureaux incita les staliniens formois à se débarrasser de Trotsky. Il fallait augmenter encore les privilèges des diplômés, les privilèges des spetz, des Stakhanovistes, les privilèges de la haute et moyenne formoisie.
Le camarade Craipeau veut une fois de plus nous persuader que la bureaucratie soviétique en tant que telle est une classe1.
YT : Ce n'est pas la « bureaucratie qui « est une classe ». C'est la formoisie, c'est la classe formoise - que Trotsky ne voit pas, qu'il refuse de voir – qui a pris le pouvoir. La bureaucratie de l'État formois est la chienne de garde, la bande armée sous forme étatique de la classe formoise.
Toutefois, pour lui, la question n'est pas d'ordre purement "sociologique".
YT : Pour personne, une telle question ne peut être d' « ordre purement sociologique ».
Non. Tout ce qu'il veut, nous le verrons, c'est tracer une fois pour toutes une voie libre et directe pour le genre d'internationalisme qui est le sien, un internationalisme qui, hélas, n'est pas sûr de lui.
YT : Mauvaise foi. La comprehension du concept de « formoisie » en tant que classe exploiteuse va déterminer un « nouvel internationalisme ».
Si la bureaucratie n'est pas une classe, si l'on peut encore caractériser l'Union soviétique comme un État ouvrier, il sera nécessaire de la soutenir en cas de guerre.
YT : La confusion de Trotsky est aussi grande que celle d'un révolutionnaire de 1792 prisonnier du pseudo concept de «Tiers État » et qui croirait stupidement à la nécessité de s'allier avec n'importe quel État de type « Tiers État ».
Comment, dès lors, rester irrémédiablement opposé à son propre gouvernement si celui-ci est allié aux soviets ?
YT : Fausse alternative. C'est embrouiller l'analyse avec des considérations tactiques de troisième zone.
La tentation est terrible de tomber dans le social-patriotisme.
YT : Fausse argumentation par l'évocation d'un risque imaginaire.
Non, il vaut infiniment mieux balayer radicalement le terrain : la bureaucratie stalinienne est une classe exploiteuse et, en cas de guerre, il est à peine besoin de faire une distinction entre les Soviétiques et le Japon.
YT : Fausse argumentation : le fait que la bourgeoisie anglaise ait disposé d'un État nobilo-bourgeois pendant la période de la révolution de 1789 n'imposait pas de s'allier avec elle systématiquement.
Tout cela revient encore à mettre la charrue avant les bœufs.
On verra plus loin que l'alliance avec la formoisie exploiteuse contre la bourgeoisie exploiteuse n'est en rien un impératif historique (ou a-historique) pour les révolutionnaires égalitaristes.
Malheureusement, ce radicalisme en matière de terminologie n'avance guère les choses.
YT : Ni d'ailleurs une pareille argumentation.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire