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lundi 19 août 2013

Epistémologie à partir de réflexions sur Malcolm X, Martin Luther King, la proto-formoisie en Egypte et la question de la violence



Yanick Toutain
rédigé le 18/8/2013 à 2h00




Ce texte est un premier jet. Seules des fautes d'orthographe et des abréviations ont été rectifiées.
Si la gnoséologie est l'étude de ce qui peut être connu, l'épistémologie a pour objet l'apparition des découvertes. C'est à ce titre que le mot est utilisé : un pas dans la construction de l'appareil conceptuel du postmarxisme.

Je venais de lire la biographie de Malcolm X racontée par Daniel de Roulet («Par tous les moyens nécessaires» ) dans ce qui apparaît comme une lettre à son fils quand, tout à coup m'est venue, il y a quelques minutes une idée.
Une idée qui me semble fondamentale dans la construction de la structure du postmarxisme.
Je vais d'abord prendre en note cette idée pour ensuite la développer et la confronter au réel et à la structure des concepts déjà établis (devoir de pertinence et de cohérence)
Pour des raisons épistémologiques, je vais essayer de retrouver les étapes de cette "irruption idéelle"
Je venais de faire une description de l'ouvrage oralement à JA : C'est une biographie destinée à son fils dans le coma après avoir été frappé sur le pont de Genève au cours d'une manifestation.
La fin de son livre est surtout un questionnement sur l'usage de la violence.
L'auteur signale son hésitation entre Martin Luther King et Malcolm X, son hésitation entre les deux stratégies..
(en même temps que je lisais, je trouvais absurde la dichotomie présentée, les deux étant dans l'erreur)
Quand tout à coup m'est venu un enchaînement d'idées.
La violence préconisée par Malcolm X est un simulacre.
Comme est un simulacre les gesticulations formoises des étudiants bloqueurs français.
Comme sont des simulacres les attaques violentes (offensives ou prétendument défensives) des Black Block contre les forces de répression capitalistes...
Ne sont que simulacres quand je préconise la solution simple : ORGANISER LA PRISE DU POUVOIR !
Ces gens font des simulacres au lieu de désigner des délégués révocables !
Quand la SEULE URGENCE REELLE est de construire un gouvernement du peuple, quand la seule urgence réelle est de former des groupes de 25 et de désigner des délégués de base, de désigner les premiers représentants politiques révocables destinés à REPRESENTER LE PEUPLE EN PERMANENCE.... toute autre action est absurde !
Toute autre action est même du sabotage si elle vise à jouer un RÔLE DISSUASIF dans la construction de ces groupes de 25 délégateurs.
C'est le contenu du reproche que je faisais tout à l'heure aux Tamarrod dans le commentaire (non publié aussitôt) posté sur le site du journal Al Ahram.

DIMANCHE 18 AOÛT 2013

Je leur précisais que je connaissais les racines sociales de leur choix de faire apposer 23 millions de signatures plutôt que de faire se réunir 920 000 groupes de délégateurs pour désigner 920 000 délégués de base.
Cette racine de classe, celle qui incite constamment ces militants à inventer ces simulacres c'est la formoisie. Formoisie sous toutes ses formes. Formoisie compradore. Protoformoisie étudiante, protoformoisie compradore au Sud. Protoformoisie chômeuse au Nord ou au Sud etc....
Et c'est là l'intuition qui m'est venue..... En quelques secondes....
Le fait que les Tamarrod, en réalité, sont des militants qui préfèrent subir les Frères Musulmans plutot que de suivre le conseil que je leur donnais le 11 février 2011 : plutôt que de se contenter de vivre avec 1200 livres égyptiennes en abolissant les diplômes, plutôt que de mobiliser les pauvres, ils préfèrent constamment inventer des TRUCS pour ne pas en passer par là !!!
Ils inventent des solutions absurdes et minables pour ne pas PRENDRE LE RISQUE DE DONNER LE POUVOIR AUX PAUVRES.
Combien de fois ai-je répété à mes amis FB formois tunisiens : "choisissez, ce sera 500 dinars pour tous OU BIEN Ennahda !"
Et ce choix, pour l'instant a toujours été ..... le mauvais !
Ils connaissent le moyen de DEGAGER ENNAHDA depuis des mois et des mois : la DGR, les délégués révocables.... mais ils ne le font pas !
Crétinisme électoral ?
Certes ! Mais un crétinisme de conjoncture et non de structure : la Tunisie a fait l'expérience finale de l'absurdité de la DEMOcratie et de la CONSTITUANTE. Deux impostures ayant abouti à DONNER LE POUVOIR AUX ISLAMOFASCISTES....
Ce crétinisme a comme seule cause, actuellement, la sensation qu'a la formoisie tunisienne de DONNER LE POUVOIR AUX PAUVRES si la DGR se met en place.....
Et derrière qu'y a t-il ?
LA QUESTION FONDAMENTALE DE LA SPOLIATION ANCESTRALE....
C'est cela qui m'est apparu tout à l'heure...
LA FRONTIERE ENTRE LE NEOMARXISME et le POSTMARXISME.
Je fais un bref rappel pour mes non lecteurs : Le postmarxisme est la GRILLE CONCEPTUELLE COMPLETE.... le néomarxisme , lui, oublie ou ignore un point fondamental : la VALEUR DES INNOVATIONS ANCESTRALES.
Dans la grille postmarxiste, il faut constamment prendre en considération le fait que plus de 80% de la productivité provient du feu, des mots, de l'agriculture et des nombres.
Dans cette grille là, il faudrait comprendre l'Histoire de Rome, par exemple, en imaginant, année après année, mois après mois, une GIGANTESQUE SACEM qui visiterait la totalité des producteurs, la totalité des agents économiques, pour leur FAIRE PAYER LES DROITS D'AUTEUR ANCESTRAUX : "vous utilisez le feu, éclairage, chauffage, cuisson etc..... eh bien.... payez" idem pour l'usage des mots, des techniques agricoles, des nombres etc....
Et donc , à chaque étape de l'Histoire de Rome, prendre en considération l'absence de cette SACEM et donc l'absence de la REDISTRIBUTION à chaque humain de CES DROITS D'AUTEUR ANCESTRAUX.
Les esclaves ne seraient donc pas volés en tant qu'esclaves fondamentalement, pas volés en tant que victimes d'un TRANSFERT DE PLUS-VALUE ESCLAVAGISTE (la grille qui est CELLE DU NEOMARXISME) mais en tant que VICTIMES NON RÉCIPIENDAIRES du PAIEMENT DES DROITS D'AUTEURS ANCESTRAUX.
Et donc, mon intuition de tout à l'heure, c'est le fait que l'attitude des Tamarrod d'Egypte et de leurs clones de Tunisie est telle qu'elle doit être étudiée du point de vue POSTMARXISTE de plus en plus : la simple analyse NEOMARXISTE ne suffit plus.
En effet, c'est en PERMANENCE que les MILITANTS TAMARROD ont comme une SECONDE NATURE de PROTECTION DE LA SPOLIATION ANCESTRALE..... En effet, ils SENTENT DE PLUS EN PLUS leur statut de FORMOIS SPOLIATEURS être susceptible d'être MIS EN LUMIERE.....
Et cela, malgré le fait que -quasi certainement - la plupart des TAMARROD ont MOINS QUE 800 EUROS PAR MOIS comme revenu consommable...
et peut-être que certains ne dépensent même pas les 1200 livres égyptiennes , le niveau du PIB au moment de la révolution.

Et pourtant, ce qui explique leur INCOMPETENCE POLITIQUE : Ils ont prétendu STRUCTURER LA DEUXIEME REVOLUTION avec une PETITION ..... pour aussitôt laisser l'ARMEE COMPRADORE VOLER CETTE REVOLUTION..... c'est le POSTMARXISME....
Ce qui explique l'attitude de ce groupe sociale proto-formois c'est cette TROUILLE LARVEE DE DEVOIR PARTAGER AVEC LE PEUPLE !
Les Tamarrod ont PEUR de devoir SE CONTENTER DE 1200 LIVRES PAR MOIS !
C'est cela la clé !
Et ils sont INCAPABLES ACTUELLEMENT D'AVANCER LE PROJET DE 1000 EUROS POUR TOUS LES TERRIENS !

UN PROJET QUI MET LE POSTMARXISME AU COEUR CONCEPTUEL de notre STRATEGIE !

C'est en effet ce projet LIBERAL EGALITARISTE qui fait le tri entre le BON GRAIN des THEORICIENS LUCIDES et l'IVRAI des pseudo CONCEPTUALISATEURS mais VRAIS IDEOLOGUES..... qui craignent la MISE EN LUMIERE DE LA SPOLIATION ANCESTRALE......

Plus une REVOLUTION doit MOBILISER SES PAUVRES et PLUS la QUESTION DE L'EGALITARISME DANS LA REPARTITION DES REVENUS SE POSE...
Plus une révolution doit mobiliser la TOTALITE DES COUCHES OPPRIMEES et plus LA QUESTION DES OPPRESSIONS SE POSE et donc plus la QUESTION des PRIVILEGES DE TOUS ORDRES se pose....

Ce qui met le GRILLE POSTMARXISTE au centre de l'analyse de l'EGYPTE AUJOURD'HUI, c'est le fait que les 500 MORTS et la TRAHISON PRO-AL-SISSI de la DIRECTION TAMARROD a pour origine le fait que UNTEL préfère MAGOUILLER AVEC AL SISSI (pour devenir président de l'Egypte et perpétuer la HIERARCHIE SALARIALE) PLUTOT QUE D'ABOLIR LES ELECTIONS et les DONNER LE POUVOIR AUX DELEGUES REVOCABLES DU PEUPLE !
Les mains de l'équipe dirigeante des TAMARROD est pleine du SANG VERSE PAR LA CONTRE REVOLUTION ISLAMOFASCISTE !

Ces 500 morts du 15 aout, ces plus de 75 morts du 18 ne sont pas à porter au compte de la VRAIE REVOLUTION TUNISIENNE !

LES PAUVRES D'EGYPTE , AUX CRIS DE “A BAS LA RIBA” auraient été bien plus efficaces à DISPERSER PACIFIQUEMENT les GREDINS et les NAIFS que les BALLES DES STOCKS DE MOUBARAK et de AL SISSI !
TELLE EST LA CONCLUSION POST MARXISTE ISSUE DE CETTE “ILLUMINATION” SOUDAINE DE TOUT à l'HEURE !
Les voyous de la bancocratie de la CLIQUE AL SISSI ont profité des TIRS VENUS DE LA FOULE pour TENTER DE FAIRE CROIRE qu'ils ETAIENT LE PRETEXTE POUR JUSTIFIER UN TEL MASSACRE....
C'est ce que décrit mon texte commencé samedi et non achevé.



Compléments

Malcolm X. Par tous les moyens nécessaires. De Daniel de Roulet. Editions Desmaret, 66 p.

jeudi 14 juin 2012

Concernant l'erreur de Thomas Sankara vis-à-vis du gangster criminel formois colonialiste Blaise Compaoré, je suis à 95% d'accord avec vous. Une réponse à David D. Corbin

Je viens de poster un commentaire sur le blog d'un jeune Burkinabé - - sous la photo de Thomas Sankara.
Ce commentaire répondait aux propos de David D. Corbin.

Bonjour cousins,
Je vous engage (l'auteur de ce blog -Syam- ainsi que David N. Gobin ) à lire mes trois longs articles où je réponds à Thomas Sankara (ainsi qu'à Valère D. Somé l'auteur du DOP).
David, vous écrivez
"Il a été certes un grands rebelle mais un leader peu lucide. Il aurait du comprendre que le combat qu'il avait engagé était plus important que son amitié pour Compaoré. Il aurait du le liquider une fois qu'il avait été informé de ses intentions de liquider pour mettre fin à la révolution burkinabé. Cette mauvaise interprétation des principes du leadership révolutionnaire et l'érreur tactique qui s'en est suivi continuent à couter très chère aujourd'hui à des millions de jeunes Afrikains. "
Vous avez 95 % raison.
Je retire 1% parce que le mot "liquider" implique une peine de mort que les révolutionnaires doivent éviter quand cela est psychologiquement et militairement possible.
Il manque 4% pour notre accord.
C'est l'absence de dénonciation de la formoisie et de la proto-formoisie compradore dans votre critique des lacunes de Thomas.
En effet, Thomas Sankara fut victime d'une classe sociale bien précise : la formoisie.
Cette classe de diplômés prétend (dans son sommet) s'accaparer une part de revenu consommable supérieure au PIB mondial, et, dans sa composante "petite formoisie compradore" s'arroger le droit de consommer PLUS que le PIB du pays où ils travaillent (tout en restant SOUS le niveau du PIB moyen mondial).
Thomas voyait bien ceux qu'il appelait "Les Damnés de la Terre". Il avait même une politique proto-égalitariste FAVORISANT les paysans pauvres au détriment de la formoisie....
Mais il ne conscientisa pas le fait que si la formoisie ne suivait pas le conseil de Amilcar Cabral (se suicider économiquement, socialement et politiquement) .... cette formoisie et cette proto-formoisie compradore allaient le SUICIDER lui.
Ce n'était donc pas seulement une "simple" question ni d' "interprétation des principes du leadership révolutionnaire" ni une "érreur tactique".... c'était le fait que Thomas (comme Valère) n'avait pas CONCEPTUALISE la formoisie.
Ce n'est, d'ailleurs, (par d'autres chemins) que 5 ANNEES APRES SON ASSASSINAT que je parvins à faire cette DECOUVERTE CONCEPTUELLE.
Elle débouche sur une exigence : le paiement pour tous d'une part égale des DROITS D'AUTEURS ANCESTRAUX et donc un SALAIRE DE 1000 EUROS POUR TOUS LES TERRIENS !
Cela passe donc par la rupture avec TOUS LES PARTIS FORMOIS qu'ils soient "socialistes", "communistes" ou déguisés en "marxistes-léninistes" comme les agents colonialistes du PCOF et du PCRV qui parlent de Lénine tout en soutenant des partis ESCLAVOISISTES (organisateur et partisans de l'occupation militaire de l'Afrique) en France.
Meilleures salutations égalitaristes à vous deux !
Nous vaincrons !
Yanick Toutain
Le texte complet de David D. Corbin était le suivant :
    J'ai beaucoup de respect pour Sankara. Le courage dont il a su faire preuve pour faire parler l'Afrik d'une autre voie que celle de l'avilissement mérite toute notre admiration. Notre conviction est que son sang n'aura pas coulé pour rien mais servira à faire germer des milliers d'autre Sankara à travers l'Afrique. Il en est de meme pour Krumah, Sékou Touré, Kadafi et Gbabo, et bien d'autres.

Mais l'admiration que nous avons pour ces grands hommes ne devrait pas nous empecher de tenir compte des lacunes de leur leadership.

En ce qui concerne spécialement Sankara. Il a été certes un grands rebelle mais un leader peu lucide. Il aurait du comprendre que le combat qu'il avait engagé était plus important que son amitié pour Campaoré. Il aurait du le liquider une fois qu'il avait été informé de ses intentions de liquider pour mettre fin à la révolution burkinabé. Cette mauvaise interprétation des principes du leadership révolutionnaire et l'érreur tactique qui s'en est suivi continuent à couter très chère aujourd'hui à des millions de jeunes Afrikains.

d'ou le préalable et l'Urgence de la conception et de la promotion d'un Nouveau Modele de Leadership pour l'Afrik.

David N. Gobin
Président Fondateur afrikExpansion

Le 27 février

et le commentaire initial de Syam était
SANKARA :   Voilà un homme pour qui j'ai du respect, il a su se depasser et se faire homme et surtout il a oeuvrer à être lui-même dans un  monde où être soi est un danger. L'espoir de tout un peuple en un seul homme, quel  combat !

Lire aussi :*

samedi 7 mai 2011


Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (1/x)

Pour une REVolution de civiLISATION

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samedi 7 mai 2011


Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (1/x)

par Yanick Toutain
7 mai 2011
ILS ONT TUE LUMUMBA
POUR DES SALAIRES 50 EUROS
ILS ONT TUE SANKARA
L AFRIQUE EST UN GHETTO
77
2° REVOLUTION
FOULES DE OUAGADOUGOU
BIENTOT L AFRICATION
THOMAS EST TOUJOURS DEBOUT


81
ILS ONT TUE LUMUMBA
VAUTOURS DANS LA BATAILLE
ILS ONT TUE SANKARA
L AFRIQUE EST UN CAMP DE TRAVAIL
84
NOUS F'RONS DELEGATION
FOULES DE OUAGADOUGOU
POUR LA REVOLUTION
THOMAS EST PARMI NOUS
La question intelligente d'un participant Facebook déclencha la rédaction de ce texte dont le contenu avait été trop longtemps reporté.
-existe-t-il une lutte de classe en Afrique et notamment au Burkina Faso?
-si oui! quels sont les différentes classes sociales en présence?
-quels sont les les intérêts de chacune de ses classes sociales ?
Je viens d'ailleurs, après avoir fini de rédiger ce qui suit, de lui faire une suggestion :
Vous devez exiger que TOUTES les organisations vous répondent. Vous pourriez même CONSTRUIRE VOTRE PROPRE BLOG en REGROUPANT toutes les REPONSES qui vous auraient été faites !
LE RÔLE FUNESTE DE LA
FORMOISIE COMPRADORE
EN AFRIQUE  ET LE RÔLE
TOUT AUTANT FUNESTE
DE L'INNOVOISIE COMPRADORE
DANS LES PROCHAINES ANNEES
Le débat que je n'aurai pas avec Thomas Sankara : un abruti l'a assassiné au service de Foccart, Houphouet-Boigny, Kadhafi !
Le 2 octobre 1983, Thomas Sankara faisait son discours d'orientation politique. Celui qui fut le prototype de la formoisie militaire (ou bureaucratie formoise) éclairée comme le furent les véritables constructeurs de la révolution portugaise de 1974, avançaient les axes fondamentaux de ce que seront ses actes politiques dans les quatre années qui suivirent. Avec que son "meilleur" ami ne devienne son meurtrier : un misérable pantin au service de la bourgeoisie esclavagiste france à fric haine.
Ce texte se concentrera sur la deuxième partie du discours de Thomas, celle où il aborde principalement la question des forces sociales à l'oeuvre.
Et donc la question fondamentales pour l'avenir de l'Afrique : celle des CLASSES SOCIALES, et donc de la véritable LUTTE DES CLASSES.
Une lutte que nous inscrirons, en deuxième partie, dans la LUTTE DES STRATES en tant que moteur numéro un de l'Histoire humaine.
Le début de son discours était :
Discours d’orientation politique2 octobre 1983
la source est l'excellent et incontournable
site http://thomassankara.net
Peuple de Haute-Volta,
Camarades militantes et militants de la révolution :
Notre pays au cours de cette année 1983 a connu des moments d’une intensité particulière qui laisse encore des empreintes indélébiles dans l’esprit de bien des concitoyens. La lutte du peuple voltaïque a connu durant cette période des flux et des reflux.
Notre peuple a subi l’épreuve de luttes héroïques et a enfin remporté la victoire dans la nuit devenue désormais historique du 4 août 1983. Cela fera bientôt deux mois que la révolution est en marche irréversible dans notre pays. Deux mois que le peuple combattant de Haute-Volta s’est mobilisé comme un seul homme derrière le Conseil national de la révolution (CNR) pour l’édification d’une société voltaïque nouvelle, libre, indépendante et prospère ; une société nouvelle débarrassée de l’injustice sociale, débarrassée de la domination et de l’exploitation séculaires de l’impérialisme international.
A l’issue de ce bref chemin parcouru, je vous invite, avec moi, à jeter un regard rétrospectif afin de tirer les enseignements nécessaires pour déterminer correctement les tâches révolutionnaires qui se posent à l’heure actuelle et dans le prochain avenir. En nous dotant d’une claire perception de la marche des événements, nous nous fortifions davantage dans notre lutte contre l’impérialisme et les forces sociales réactionnaires.
En somme : d’où sommes-nous venus ? Et où allons-nous ? Ce sont là les questions de l’heure qui exigent de nous une réponse claire et résolue, sans équivoque aucune, si nous voulons marcher hardiment vers de plus grandes et de plus éclatantes victoires.

et se poursuivait par :

Thomas Sankara : Lorsqu’en 1960, le colonialisme français traqué de toutes parts, déconfit à Dien-Bien-Phu (Vietnam), en prise à des difficultés énormes en Algérie, fut contraint, tirant ainsi les leçons de ces défaites, d’octroyer à notre pays la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale, cela a été salué positivement par notre peuple qui n’était pas resté impassible mais développait des luttes de résistance appropriées.
La notion de peuple mériterait un débat à part. Pour notre part, nous utilisons l'expression de "peuple pauvre d'Afrique". Cette catégorie englobe tous ceux dont la consommation est inférieure à 600 euros par mis (à partir de 14 ans et demi-part avant). Cela désigne - dans une grille post-marxiste - le groupe des "spoliatés" à qui est volé le produit de la productivité ancestrale, c'est à dire l'accumulation des savoirs produits par tous les Innovants de l'Histoire humaine.
La victoire des Algériens qui faisait suite à celle des Vietnamiens était la victoire des spoliatés. Une victoire remportée contre les bureaucraties civiles et militaires des classes exploiteuses. A commencer par cette bourgeoisie esclavagiste que nous appelons "esclavoisie" dorénavant : les capitalistes vautours payant des salaires esclavagistes comme les 50 euros par mois des plantations de Kienké au Cameroun et qui envoient leurs harkis menacer de mort les Michael Agbor - leaders syndicaux dont les vies sont trop fréquemment en sursis.

lundi 9 mai 2011


Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (2/x)


vendredi 13 mai 2011


Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (3/x

dimanche 16 octobre 2011

Thomas Sankara, proto-égalitariste, il combattait la formoisie et la proto-formoisie compradores (Il y a 24 ans, le crime de Blaise Compaoré)

 
Par Yanick Toutain
16/10/2011
Et quand on s'attaque à la petite bourgeoisie,
nous nous attaquons à
la direction même de la révolution. »


« En tant que petits bourgeois,
ils pensaient que la révolution
était venue pour balayer
les classes réactionnaires
et les bourgeois
pour les installer, eux. »

« La révolution en Afrique
a ce grand danger
qu'elle est chaque fois
initiée par la petite bourgeoisie.
La petite bourgeoisie est
généralement intellectuelle.
Dans les premiers moments
de la révolution, on attaque
la grande bourgeoisie. C'est facile.
Ce sont de grands richards, (…)
Mais au bout d'un an, deux ans,
trois ans, on est obligé
de s'attaquer à la petite bourgeoisie.
Et quand on s'attaque à la petite bourgeoisie,
nous nous attaquons à
la direction même de la révolution. »


« Nous disons que
la petite bourgeoisie est toujours
tiraillée entre deux intérêts.
Elle a deux livres :
le Capital de Karl Marx
et puis le carnet de chèques.
Elle hésite :
Che Guevara ou Onassis ?
Il faut choisir. »
(Thomas Sankara 1985)
XXX

En ce 24° anniversaire du crime de Blaise Compaoré, le « rectificateur » à cours de balles de mitraillettes, le « grand leader du Front Populaire de la formoisie et de la proto-formoisie compradore », il est bon de rappeler que Thomas Sankara était un ennemi de la formoisie.
Il n'en conscientisait pas clairement les frontières, les contours.
En effet, l'archéo-marxisme avait été trop sclérosé depuis 1938 et le refus de Léon Trotsky de prendre en compte les objections de YvanCraipeau.
Mais la formoisie, elle, savait parfaitement que Thomas Sankara était son ennemi.




LA FORMOISIE AFRICAINE SAVAIT
QUE THOMAS SANKARA ETAIT SON ENNEMI


Il fallait le manipuler pour le ramener au bercail formois. Les faux-trotskystes du journal US « The Militant » et la direction du PCF – parti fasciste de gouvernement colonialiste occupant militairement l'Afrique - avaient un moyen « simple » : envoyer un espion au Burkina Faso sous l'apparence d'un journaliste.
Ce fut donc l'agent stalino-colonialiste Bruno Jaffré qui fut translaté depuis la Côte d'Ivoire où il travaillait à saboter la révolution africaine.
Pour les faux-trotskystes stalino-castristes du SWP, ce fut leur agent Ernest Harsh qui fut envoyé à Ouagadougou.
Sa mission officielle  : interviewer Thomas Sankara.
Sa mission réelle : espionner la révolution proto-égalitariste au Burkina Faso et son leader.
L'interview était un acte d'espionnage formois.
C'est la revue « Intercontinental Press » du groupe de l'hebdomadaire « The Militant » qui publia cette interview. Elle parut le 29 avril 1985.
Son contenu est republié en 2007 par Pathfinder dans une édition formoise et historiquement révisionniste des discours de Sankara.
On y voit clairement une apologie des agents formois internationaux. A commencer par le gangster stalino-fasciste Fidel Castro.
Tout est orienté vers l'adoration de sa politique. Et du prétendu rôle progressiste de l'Etat formois cubain.
Dans ce livre, toute l'aile gauche de la révolution burkinabé est soigneusement effacée : pas un mot sur Valère Somé, disparition de son nom dans l'index, disparition du sigle et de l'existence de l'UCLR dont il était le leader.
Tous ceux qui étaient les reflets proto-égalitaristes des paysans anti-formois sont gommés. Comme était gommé Léon Trotsky après la victoire de Staline.
Les actes « diplomatiques » de Sankara envers l'Etat formois cubain sont présentés comme un alignement pur et simple.
Tandis que les mises en accusation de la FORMOISIE INTERNATIONALE sont, au maximum, placés dans l'ombre.
C'est le cas pour cette « interview ». Son auteur se contrefiche de connaître quelles sont les actions de sabotage de la classe formoise dont il est un agent.
Cela rend quelque peu absurde les échanges. Au moment où il faudrait poser des questions de nature à ACTUALISER et à DEPASSER LE MARXISME et son absurde para-concept de « petite-bourgeoisie intellectuelle », l'agent formois US Ernest Harsh …. parle d'autre chose !

INTERCONTINENTAL PRESS : « Il y a quelques semaines, Le Monde et Jeune Afrique, tous deux publiés à Paris, ont fait état d'un tract où plusieurs dirigeants syndicaux critiquaient la politique gouvernementale. Ils l'ont présenté comme une scission entre le Conseil national de la révolution et la classe ouvrière. Est-ce le cas ? Est-ce un conflit avec les travailleurs eux-mêmes ou uniquement au niveau de ces dirigeants syndicaux ? »
SANKARA : « C'est fondamentalement un problème avec les directions des organisations. Ces directions sont petites-bourgeoises. En tant que petits bourgeois, ils pensaient que la révolution était venue pour balayer les classes réactionnaires et les bourgeois pour les installer, eux. Naturellement, nous avons des conflits. »
Le post-marxisme considère que ces bureaucraties sont formoises. Mais qu'elles sont aussi les représentantes de la formoisie compradore et de la proto-formoisie compradore.
C'est un peu d'opportunisme de la part de Thomas Sankara que de séparer artificiellement les directions des classes sociales qu'elles représentent.
En effet, si les directions peuvent, parfois, trahir leurs mandants, pour l'essentiel, la formoisie européenne et mondial peut largement s'estimer contente de ses dirigeants.
Depuis 30 ans ce sont les petites-formoisies et les enfants des moyens-formois qui ont pris tous les coups donnés à cette classe formoise par les Thatcher, Bush et autres Sarkozy. Ceux-là sont les victimes de l'alliance bourgeoisie-formoisie-innovoisie. Eux et les spoliatés du Tiers Monde.


T.S. : « Mais le travailleur est tout à fait satisfait des décisions que nous prenons. Quand nous disons qu'il ne doit plus payer le logement, le travailleur en profite [Le 31 décembre 1984, le gouvernement a annoncé la suppression des loyers de logement pour l'année qui commençait et mis sur pied un organisme chargé de la bonne application de cette mesure. Les loyers commerciaux et industriels ont continué à être versés directement à l'État. NdE]. Mais les dirigeants syndicaux, eux, ils ont des maisons qu'ils mettaient en location. Ils ne peuvent pas être satisfaits. Vous devez comprendre cela, c'est très important.
Vous avez très bien posé la question : est-ce un conflit avec les travailleurs, la classe ouvrière, ou un conflit avec la direction ? C'est un conflit avec la direction, pas avec les travailleurs. La preuve : est-ce que vous avez vu une grève ici ? Il n'y a pas de grèves. Les mêmes travailleurs sont dans les CDR et dans les syndicats. Mais les directions ne sont pas du tout contentes. C'est normal, c'est dû à l'esprit petit-bourgeois. »
C'est typiquement « formois » que de réagir en défense de la prétendue « valeur » de leur « capital formation ». Ce n'est qu'en considérant cette formation comme un CAPITAL que les choses s'éclairent.
Le capital formation a des similitudes avec le capital machine possédé par le bourgeois, le moyen bourgeois et le petit-bourgeois. Mais ce n'est pas la même chose.
Le formois d'Europe qui vit avec plus que 400 000 F cfa par mois est clairement un EXPLOITEUR, un SPOLIATEUR.
Tandis que le véritable petit-bourgeois d'Afrique qui consomme moins avec son petit artisanat est SPOLIATE, EXPLOITE.
Le paragraphe suivant devient passionnant si l'on remplace le faux concept de « petite-bourgeoisie » par « formoisie ».
« ILS ONT PEUR DE LA REVOLUTION »


T.S. : « La révolution en Afrique a ce grand danger qu'elle est chaque fois initiée par la petite bourgeoisie. La petite bourgeoisie est généralement intellectuelle. Dans les premiers moments de la révolution, on attaque la grande bourgeoisie. C'est facile. Ce sont de grands richards, de grands capitalistes, qui sont gros et gras, grossiers, qui ont de grandes voitures, de grandes maisons, beaucoup de femmes, etc. On les connaît, on les attaque. Mais au bout d'un an, deux ans, trois ans, on est obligé de s'attaquer à la petite bourgeoisie. Et quand on s'attaque à la petite bourgeoisie, nous nous attaquons à la direction même de la révolution.
Les syndicats ont beaucoup contribué à la révolution ici. Ils ont contribué aux luttes populaires de notre pays. Mais c'était en tant que petits bourgeois rêvant de balayer les bourgeois pour prendre leurs places. La révolution est venue et ils ont peur maintenant de la révolution.
Vous voyez, c'est ce qui fait que dans certains pays africains, on dit « révolution, révolution, révolution ! » Mais les gens ont des gourmettes en or comme ça, de belles cravates. Ils sont tout le temps en France pour acheter des costumes de luxe, de grosses voitures. »
Ici, Thomas Sankara commence à décrire une HAUTE FORMOISIE qui consomme bien plus que les 600 euros qui sont la limite (en 2011) des frontières entre exploités et exploiteurs, entre spoliatés et spoliateurs. On est là face à une BUREAUCRATIE COMPRADORE formée de hauts formois.
Mais leurs revenus proviennent exclusivement de leur rôle de GARDE-CHIOURME du camp de travail Afrique.
T.S. : « Ils ont des comptes en banque. Et ils disent «révolution»
Pourquoi ? Quand ils ont fini de s'attaquer à la classe bourgeoise, ils ont voulu s'attaquer à la petite bourgeoisie qui a sorti les griffes et ils ont eu peur. Qu'est-ce qu'ils font ? Ils donnent de gros salaires aux militaires, aux ministres ou à la garde prétorienne. Qu'est-ce qu'ils font ? Tous les grands dirigeants syndicaux, etc., on leur donne de grands postes.
On les nomme ministres, premiers ministres, grands coordinateurs de ceci et cela. Ils sont contents, ils se taisent. Les ministres eux-mêmes commencent à devenir des homme, d'affaires, des trafiquants. On envoie ses enfants à l'école en Europe ou aux États-Unis. Si vous prenez la situation sous Sékou Touré, l'ancien président de Guinée qui parlait de révolution, les francophones les plus nombreux aux États-Unis, c'étaient les Guinéens. À Harvard, à Cambridge en Grande Bretagne, partout. C'est ça la petite bourgeoisie. »
Ce que l'on voit ici c'est une attaque en règle CONTRE L'AILE GAUCHE FORMOISE des leaders de l'Afrique. Thomas dénonce Sékou Touré qui avait tenté de lutter contre De Gaulle pour finir en tant que formois compradore minable par aller crever aux USA après être allé à Canossa avec les esclavoisistes français et étasuniens.
Ce que Sankara appelle « petite-bourgeoisie » est clairement la formoisie.
T.S. : « Toute révolution qui est née avec la petite bourgeoisie arrive à un carrefour où elle doit choisir. Taper sur la petite bourgeoisie équivaut à maintenir la révolution à un niveau radical et, là, vous avez beaucoup de difficultés. »
Ce que Thomas signifie ici, sans le comprendre c'est l'application NEO-MARXISTE du concept de REVOLUTION PERMANENTE de Léon Trotsky.
Il s'agit des TROIS révolutions qui sont nécessaires après la première. En effet, quand la bourgeoisie esclavagiste – sous la forme des Ben Ali, des Moubarak et autres dictateurs – est chassée du pouvoir, ce sont trois autres révolutions qu'il faut faire : révolution anti-bourgeoise, anti-formoise, anti-innovoise.
Nous égalitaristes post-marxistes, nous prévenons à l'avance la formoisie : NOUS IMPOSERONS LE SALAIRE EGAL POUR TOUS !
Il n'y aura AUCUN COMPROMIS.
1° étape : une part égale des PIB locaux
2° étape 1000 euros pour tous les Terriens
Les formois sont prévenus : ils doivent se SUICIDER en tant que CLASSSE ainsi que Amilcar Cabral l'avait pronostiqué
T.S. : « Ou alors ménager la petite bourgeoisie. Vous n'avez pas de difficultés mais ce n'est plus la révolution, c'est la pseudo-révolution.C'est pourquoi les petits bourgeois ici ne sont pas d'accord pour qu'on diminue leurs salaires. Mais ils sont d'accord pour qu'on impose l'impôt aux paysans à la campagne. Ils ont des salaires de 200000 francs CFA par mois [2*300 EUROS* EN 2011]. Ils sont d'accord qu'on leur ajoute 5 000, 10 000, 15 000 ou 20 000 francs. Si on augmente leurs salaires, ils organisent des marches de soutien. Si on diminue leurs salaires, ils protestent. Mais ils ne voient pas ce qui profite aux paysans. Ils ne peuvent pas voir ça. Nous disons que la petite bourgeoisie est toujours tiraillée entre deux intérêts. Elle a deux livres : le Capital de Karl Marx et puis le carnet de chèques. Elle hésite : Che Guevara ou Onassis ? Il faut choisir. »
INTERCONTINENTAL PRESS : « Ce problème que vous venez d'évoquer se reflète aussi dans les conflits opposant ici différentes organisations politiques de gauche. Comment ce problème peut-il être surmonté à votre avis ? »
SANKARA : « Chaque organisation se bat, se maintient par l'influence et l'importance qu'elle occupe au sein des masses populaires. Il faut laisser les organisations continuer comme ça, se démarquer aux yeux des masses populaires. Quand les masses populaires les connaîtront toutes, elles choisiront et renforceront, ou combattront, certaines organisations. C'est pourquoi il ne faut jamais faire de révolution avec seulement quelques personnes qui viennent s'enfermer dans un bureau pour dire : « je suis de telle organisation, vous devez m'accorder telle ou telle importance. »
C'est le problème que nous trouvons dans certains pays. Je voudrais prendre comme exemple celui du Tchad, avec ses tendances politiques. Quand les chefs se retrouvent dans un bureau pour discuter, chacun dit représenter une tendance. « Moi, je représente une tendance. Moi aussi ! Moi aussi ! » Mais si vous les laissez au niveau des masses, les masses vont éliminer ceux qu'il faut éliminer et conserver ceux qu'il faut conserver.
Notre problème ici, c'est que cette petite bourgeoisie, grâce aux relations qu'elle a à l'extérieur avec la presse, essaie de faire beaucoup de tapage. »
Ici, il faut comprendre que la formoisie, la classe formoise est une classe exploiteuse internationale.
Son niveau de vie supérieur au PIB mondial, elle le défend comme un pitbull enragé défend son os.
T.S. : « Vous verrez qu'ici il n'y a pas de problème. Mais quand vous lisez Le Monde, Jeune Afrique, quand vous écoutez la Voix de l'Amérique ou Radio France Internationale, vous entendez : « Burkina Faso, ça ne va pas, Burkina Faso, etc. » Mais ici, ça va. À l'extérieur, ça ne va pas. Ils vous donnent l'impression que ça ne va pas parce que la petite bourgeoisie ici a des relations. Ce sont des intellectuels. Ils ont voyagé. Ils ont des relations dans tous les pays, ils s'appuient sur ça. Mais ici ils sont démasqués et il n'y a plus de problème. Ils sont prêts même à discuter avec nous. Vous avez vu : Arba Diallo, l'ancien ministre des Affaires étrangères qui était en prison, il est sorti. Ils sont prêts à discuter avec nous, mais c'est parce qu'ils n'ont plus de poids. La seule chose qui les maintient à flot, c'est le soutien de l'étranger. La presse de l'étranger, qui chaque jour écrit des articles contre nous, des messages dans tous les journaux. Si nous avions beaucoup d'argent, on pourrait en donner à un journal et puis il écrirait pour nous soutenir. Mais nous n'avons pas d'argent pour ça. »
Que le lecteur relise ce qui précède : Thomas Sankara vient de tendre une perche : Il s'adresse à un journal qui a du fric, il tend une perche en demandant à l'aide.
Mais il est vrai qu'à cette époque-là, le SWP utilise tout son argent pour DETRUIRE LE MOUVEMENT TROTSKYSTE INTERNATIONAL. Détruire toute possibilité de voir surgir une révolution anticapitaliste, ce n'est certainement pas compatible avec le financement d'un journal francophone en défense de la révolution proto-égalitariste du Burkina Faso.
L'espion du Militant va donc sauter du coq à l'âne et recommencer à fouiner dans les relations entre les différentes groupes qui soutiennent Sankara.
Son but est clairement d'empêcher un ULCR de glisser vers la gauche égalitariste, son but est obligatoirement de renforcer le poids des organisation formoises réformistes et anti-égalitaristes.
Seule la SPOLIATION du Burkina Faso, de toute l'Afrique, de toute l'Amérique du Sud peut permettre aux FORMOIS salariés qui sont la base sociale des faux-troskystes US de préserver leur NIVEAU DE VIE.
INTERCONTINENTAL PRESS : « Y a-t-il certaines possibilités d'unifier les différents groupes qui soutiennent la révolution ? »
SANKARA : « C'est possible. Nous avons confiance que c'est possible. Bien sûr cette unification se fera au détriment des individus, pas des organisations. Parce que dans un combat anti-impérialiste, dans un combat révolutionnaire, les organisations peuvent avoir une plate-forme. Mais les individus peuvent dire : «Non, je n'y trouve pas mon compte.
Il y a des gens qui préfèrent être premiers au village plutôt que deuxièmes en ville. Et comme ils ne veulent pas être deuxièmes en ville, ils préfèrent avoir leurs organisations à eux. Et ils refusent l'unification, alors que l'organisation veut l'unification. De tels individus seront éliminés un à un pour laisser la place aux organisations. »
COMPLEMENTS :
A PROPOS DU JOURNAL « THE MILITANT »
Autrefois, le SWP des Etats Unis était un parti trotskyste. Après l'arrivée des formois sandinistes au Nicaragua, la direction de cette organisation enleva son masque. Elle était devenue une agence contre-révolutionnaire au service des dirigeants stalino-fascistes de Cuba.
Et - ce faisant - une agence formoise donnant appui à l'impérialisme américain pour empêcher son expulsion dans tout le continent : les frères Castro, pour conserver leur zone de prédation devait aider le gouvernement des USA à saboter toute véritable révolution égalitariste de Québec à Santiago du Chili.
Ortega, à la demande du SWP et des faux-trotskystes formois d'Europe, s'empressa de mettre en prison les seuls archéo-trotskystes petits-formois radicaux qui risquaient de gêner son alliance avec la veuve Chamorro : les militants de la Brigade Simon Bolivar (un groupe internationaliste de militants sud-américains provenant, pour l'essentiel, de « partis frères » du SWP, leurs « camarades » de la 4° Internationale.
C'est ce parti dégénéré qu'était le SWP qui envoya un agent à lui faire une interview-espionnage au Burkina Faso. Leur but était exactement le même que celui du PCF qui envoya son agent Bruno Jaffré espionner la révolution burkinabé en 1983.
WIKIPEDIA SUR LE SWP des USA
En 1972, Jack Barnes devint le nouveau secrétaire national, accentuant le soutien du SWP au régime cubain. Le parti publia alors de nombreux textes plus ou moins obscurs de Trotsky et d'autres militants communistes grâce à sa maison d'éditionPathfinder Press (en). A partir de 1969, celle-ci publiera Intercontinental Press (en), l'organe de la Quatrième Internationale (SU), Joseph Hansen s'occupant en particulier de sa publication.

(...)
Après le premier choc pétrolier, l'influence du SWP déclina progressivement, retrait qui s'accentua vers la fin des années 1970. Après la grève dans les mines de charbon de 1977-78 et la création de mouvements comme Steelworkers Fight Back, le SWP effectua un virage ouvriériste en 1978, demandant à ses militants de s'établir à l'usine, comme l'avait fait précédemment une partie des maoïstes.
En 1982, le SWP abandonna officiellement la doctrine de la « révolution permanente », rompant avec un pilier du trotskysme. Il prit ses distances avec la Quatrième Internationale (SU), se retirant de la direction effective. Tout comme le tournant ouvriériste, cette orientation avait été soutenue en particulier par le secrétaire national Jack Barnes, qui l'avait théorisé dans son livre Their Trotsky and Ours (1980). Outre la critique de la la « révolution permanente », il défendait le soutien à CubaNicaragua et à laGrenade en tant qu'« Etats communistes » (les minoritaires offrent un « soutien critique » à ces régimes). En 1983-84, Barnes, soutenu par Mary-Alice Waters (en) et d'autres, fit exclure près d'un tiers des membres du SWP qui rejetaient cette nouvelle ligne et défendaient l'approche de la Quatrième Internationale. Parmi les exclus, George Breitman et Frank Lovell, qui formèrent la Fourth Internationalist Tendency (en), ou les futurs membres de Socialist Action (en), qui sont parmi les rares trotskystes américaines à avoir eu des élus locaux. Plusieurs de ces exclus finiront par créer en 1986 Solidarity (en), nommé en l'honneur du syndicat polonais et qui a soutenu plusieurs fois Ralph Nader à la présidence, présentant également des candidats propres aux élections fédérales (dont Dan La Botz (en), également membre de la section d'Ohio du Parti socialiste).
En 1990, la rupture définitive avec la Quatrième Internationale (SU) fut officialisée, le SWP américain suivant de quelques années son homologue australien (en). Barnes défendit alors la reconnaissance officielle de la Pathfinder tendency, courant trotskyste international soutenant le Parti communiste cubain (PCC).
Affecté par de nouveaux désaccords, le SWP perdit encore de l'influence dans les années 1990, et dût vendre son QG à New York en 2003, pour un montant de 20 millions de dollars ; il déménagea ailleurs dans Manhattan.
*Franc CFA en 1985 le franc CFA n'avait pas été dévalué, pas été divisé par deux. 200 000 F cfa valaient donc 4000 F et donc 600 euros

samedi 15 octobre 2011

Mort de Thomas Sankara : 24 années de crimes Blaise Compaoré, 24 années de formoisie et de proto-formoisie compradores au Burkina Faso, 24 années d'esclavage perpétué pour les paysans , 24 année de mortalité infantile pour les "enfants du Pays des Hommes Intègres"

quelques commentaires sur Facebook

  • Yanick Toutain 
    Le criminel Blaise Compaoré a de beaux jours devant lui.
    En cette année 2011, l'agent stalino-colonialiste Bruno Jaffré est parvenu à légitimier son mausolée stalinien sur Internet.
    PERSONNE, je dis bien PERSONNE ne vient rappeler qu'il était l'agent d'un PARTI CRIMINEL PCF membre du GOUVERNEMENT FRANCAIS COLONIALISTE dont les TROUPES FASCISTES, en 1983, OCCUPAIENT L'AFRIQUE.
    Ce monsieur , protégé par des "sankaristes" se pavane aux tribunes de commémoration !
    HONTE !
    Il y a 9 minutes · 

  • Yanick Toutain En cette année 2011, une AGENT DU COLONIALISTE Parti de Gauche du FRANCE A FRICAIN MELENCHON se pavane au Burkina Faso en tant que "sankariste" !
    Protégée par des "sankaristes"
    Mieux encore, je me suis fait DEGAGER d'un MUR facebook anti-Compaoré par cette POURRIE SOCIALO-FASCISTE !
    La France à fric FAIT LA LOI dans les COMMEMORATIONS !

    Il y a 8 minutes · 

  • Yanick Toutain POURQUOI ?
    Parce que la CLASSE SOCIALE qui a TRAVAILLE A RENVERSER THOMAS est toujours là !!!!
    La classe formoise, la formoisie (qui consomme plus que 600 euros par mois 400 000 F cfa) et son alliée la PROTO-FORMOISIE COMPRADORE.... ces salariés qui consomment PLUS que le PIB burkinabé ...

    CES CLASSES SOCIALES, PERSONNE NE LES APPELLENT PAR LEUR NOM !

    Il y a 6 minutes · 

  • Yanick Toutain 
    Tant qu'il n'y aura pas en Afrique un PARTI EGALITARISTE qui annoncera PARTAGE INTEGRAL AVEC LES PAYSANS !
    Abolition de l'actionnariat, abolition des diplômés, abolition des droits d'auteur...
    ... tant qu'il n'y aura pas un parti pour dire :" THOMAS ETAIT UN PROTO-EGALITARISTE qui a griffé la FORMOISIE sans l'ABATTRE !!!

    .... TOUTES LES REVOLUTIONS SONT VOUEES A L'ECHEC !

    LA COMMEMORATION DE THOMAS C'EST CRIER "1000 EUROS POUR TOUS LES TERRIENS !!!"

    CE N'EST PAS FAIRE DES SILENCES FORMOIS !!!
    NI DES MINUTES, NI DES HEURES NI 24 ANNEES !!!

    Il y a 4 minutes · 

  • Yanick Toutain ‎2° REVOLUTION
    FOULES DE OUAGADOUGOU
    BIENTOT L AFRICATION
    THOMAS EST TOUJOURS DEBOUT

    NOUS F'RONS DELEGATION
    FOULES DE OUAGADOUGOU
    POUR LA REVOLUTION
    THOMAS EST PARMI NOUS

    il y a environ une minute · 

  • Yanick Toutain http://revolisationactu.blogspot.com/2011/04/sankara-thomas-une-chanson-par-yanick.html
    1
    SANKARA, SANKARA (x2)
    SANKARA, SANKARA (x2)
    9
    BLAISE COMPAORE
    L'ASSASSIN TOMBERA
    IL T'A TUE
    MAIS TU NOUS REVIENDRAS
    13
    COMPLOTEUR FRANCE A FRIC
    LE TRAITRE ÉTAIT TROP BÊTE
    POURRI VENDU CYNIQUE
    1987

    17
    ILS ONT TUE LUMUMBA
    POUR DES SALAIRES 50 EUROS
    ILS ONT TUE SANKARA
    L'AFRIQUE EST UN GHETTO
    21
    2° REVOLUTION
    FOULES DE OUAGADOUGOU
    BIENTÔT L'AFRICATION
    THOMAS EST TOUJOURS DEBOUT
    25
    JALOUX PANTIN DE FOCCARD
    MITTERRAND HOUPHOUET-BOIGNY
    FABRIQUANTS DE TRAQUENARDS
    L AFRIQUE EST MAL PARTIE
    29
    ILS TUENT TOUS NOS HEROS
    ET NOUS TRAITENT D IGNARES
    ILS NOUS TRAITENT D'IDIOTS
    BOLLORE TOUS LES SALOPARDS
    33
    ILS ONT TUE LUMUMBA
    POUR DES SALAIRES 50 EUROS
    ILS ONT TUE SANKARA
    L AFRIQUE EST UN GHETTO
    37
    2° REVOLUTION
    FOULES DE OUAGADOUGOU
    BIENTOT L AFRICATION
    THOMAS EST TOUJOURS DEBOUT
    41
    L AFRIQUE ESCLAVAGISTE
    PRESIDENTS CORROMPUS
    COMPAORE BIYA
    ET TOUS LES OUATTARA
    45
    FASCISTES SARKOZYSTES
    NOUS SOMMES TOUS DANS LES RUES
    NOUS SOMMES DELEGATION
    NOUS SOMMES REVOLUTION
    49
    BLAISE COMPAORE
    L ASSASSIN TOMBERA
    IL T A TUE
    MAIS TU NOUS REVIENDRAS
    53
    COMPLOTEUR FRANCE A FRIC
    LE TRAITRE ETAIT TROP BETE
    POURRIS VENDU CYNIQUE
    1987
    57 SANKARA THOMAS
    61
    LE JOUR DU JUGEMENT
    POUR LES COMPAORE
    LA FIN DE NOS TOURMENTS
    L AFRIQUE EST LIBEREE
    65 SANKARA THOMAS
    69
    LE JOUR DU JUGEMENT
    POUR LES COMPAORE
    LA FIN DE NOS TOURMENTS
    L AFRIQUE EST LIBEREE
    73
    ILS ONT TUE LUMUMBA
    POUR DES SALAIRES 50 EUROS
    ILS ONT TUE SANKARA
    L AFRIQUE EST UN GHETTO
    77
    2° REVOLUTION
    FOULES DE OUAGADOUGOU
    BIENTOT L AFRICATION
    THOMAS EST TOUJOURS DEBOUT
    81
    ILS ONT TUE LUMUMBA
    VAUTOURS DANS LA BATAILLE
    ILS ONT TUE SANKARA
    L AFRIQUE EST UN CAMP DE TRAVAIL
    84
    NOUS F'RONS DELEGATION
    FOULES DE OUAGADOUGOU
    POUR LA REVOLUTION
    THOMAS EST PARMI NOUS


    il y a environ une minute ·  · 


COMPLEMENTS :

COMMEMORER THOMAS SANKARA C'EST LIRE SES TEXTES, COMPRENDRE QU'IL ETAIT UN PROTO-EGALITARISTE ET TRAVAILLER A AMELIORER LE NEO-MARXISME ET LE POST-MARXISME!
Pas faire de silence, construire des statues ou fabriquer des mausolées staliniens


VENDREDI 14 OCTOBRE 2011

VENDREDI 14 OCTOBRE 2011

Sankara Thomas : une chanson par Yanick Toutain (les paroles - lyrics)

1
SANKARA, SANKARA (x2)
SANKARA, SANKARA (x2)
9
BLAISE COMPAORE
L'ASSASSIN TOMBERA
IL T'A TUE
MAIS TU NOUS REVIENDRAS
13
COMPLOTEUR FRANCE A FRIC
LE TRAITRE ÉTAIT TROP BÊTE
POURRI VENDU CYNIQUE
1987

17
ILS ONT TUE LUMUMBA
POUR DES SALAIRES 50 EUROS
ILS ONT TUE SANKARA
L'AFRIQUE EST UN GHETTO
21
2° REVOLUTION
FOULES DE OUAGADOUGOU
BIENTÔT L'AFRICATION
THOMAS EST TOUJOURS DEBOUT
25
JALOUX PANTIN DE FOCCARD
MITTERRAND HOUPHOUET-BOIGNY
FABRIQUANTS DE TRAQUENARDS
L AFRIQUE EST MAL PARTIE
29
ILS TUENT TOUS NOS HEROS
ET NOUS TRAITENT D IGNARES
ILS NOUS TRAITENT D'IDIOTS
BOLLORE TOUS LES SALOPARDS
33


COMPLEMENTS


THOMAS SANKARA (Wikipédia)

Thomas Sankara est un homme politique anti-impérialiste, panafricaniste et tiers-mondiste burkinabé. Il est né le 21 décembre 1949 à Yako en Haute-Volta et mort assassiné le 15 octobre 1987 à Ouagadougou au Burkina Faso.
Il incarna et dirigea la révolution burkinabé du 4 août 1983 jusqu'à son assassinat lors d'un coup d'État qui amena au pouvoir Blaise Compaoré, le 15 octobre 1987. Il a notamment fait changer le nom de la Haute-Volta, issu de la colonisation, en un nom issu de la tradition africaine le Burkina Faso, le pays des hommes intègres et a conduit une politique d'affranchissement du peuple burkinabé. Son gouvernement entreprit des réformes majeures pour combattre la corruption et améliorer l'éducation, l'agriculture et le statut des femmes. Son programme révolutionnaire se heurta à une forte opposition du pouvoir traditionnel qu'il marginalisait ainsi que d'une classe moyenne peu nombreuse mais relativement puissante.
L'héritage politique et « identitaire » de Thomas Sankara — tout comme ceux de Patrice Lumumba, Amílcar Cabral ou Kwame Nkrumah — est considérable en Afrique.





PLEIN DE TEXTES DE THOMAS SANKARA SUR CE SITE



SANKARA & REVOLUTION
  • DOCUMENTS
  • Déplier/ReplierANALYSES
  • etc etc....

jeudi 10 décembre 2009


Quand Rabiatou Sérah DIALLO de la CNTG et toute la formoisie de Guinée complotent avec l'envahisseur de la France à fric !

samedi 7 mai 2011


Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (1/x)


lundi 9 mai 2011


Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (2/x)

par Yanick Toutain
8 mai 2011
1
SANKARA, SANKARA (x2)
SANKARA, SANKARA (x2)
9
BLAISE COMPAORE
L'ASSASSIN TOMBERA
IL T'A TUE
MAIS TU NOUS REVIENDRAS
13
COMPLOTEUR FRANCE A FRIC
LE TRAITRE ÉTAIT TROP BÊTE
POURRI VENDU CYNIQUE
1987

vendredi 13 mai 2011


Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (3/x

Les preuves en images de la corruption France à fric
du PCF, du PS, du RPR et de l'UDF (Les Prédateurs)

par Yanick Toutain
12 mai 2011

« Il nous fallait prendre la tête des jacqueries
qui s’annonçaient dans les campagnes affolées
par l’avancée du désert,
épuisées par la faim
et la soif et délaissées.
Il nous fallait donner un sens
aux révoltes grondantes des masses
urbaines désoeuvrées, frustrées et
fatiguées de voir circuler les limousines
des élites aliénées qui se succédaient
à la tête de l’Etat et qui ne leur offraient
rien d’autre que les fausses solutions
pensées et conçues par les cerveaux des autres.
Il nous fallait donner une âme idéologique
aux justes luttes de nos masses populaires
mobilisées contre l’impérialisme monstrueux.
A la révolte passagère, simple feu de paille,
devait se substituer pour toujours
la révolution,
lutte éternelle contre la domination. »
Thomas Sankara
4 octobre 1984 discours de l'ONU
Il faudrait préciser que l'Afrique est un demi-paradis
pour les formois compradores et proto-formois
compradores les plus élevés
dans la hiérarchie des kapos
et un demi-enfer pour les
petits-proto-formois compradores
..... pendant que le véritable enfer
est réservé à ceux qui voient
plus d'un bébé sur dix mourir avant l'âge de un an !
Ceux-là sont NOTRE BASE SOCIALE.

NOTRE BASE SOCIALE : LE FORMARIAT !

Les autres CLASSES ET COUCHES DEVRONT
SE RALLIER A NOTRE PROJET
EN FAVEUR DU FORMARIAT DES PAYSANS,
DES CHÔMEURS, DES SDF,
DES ENFANTS ABANDONNES.
(conclusion YT de ce texte)

2° REVOLUTION
FOULES DE OUAGADOUGOU
BIENTOT L AFRICATION
THOMAS EST TOUJOURS DEBOUT
NOUS F'RONS DELEGATION
FOULES DE OUAGADOUGOU
POUR LA REVOLUTION
THOMAS EST PARMI NOUS