Subscribe in a reader

translate/traduction

Pages vues depuis décembre 2009

dimanche 16 octobre 2011

Thomas Sankara, proto-égalitariste, il combattait la formoisie et la proto-formoisie compradores (Il y a 24 ans, le crime de Blaise Compaoré)

 
Par Yanick Toutain
16/10/2011
Et quand on s'attaque à la petite bourgeoisie,
nous nous attaquons à
la direction même de la révolution. »


« En tant que petits bourgeois,
ils pensaient que la révolution
était venue pour balayer
les classes réactionnaires
et les bourgeois
pour les installer, eux. »

« La révolution en Afrique
a ce grand danger
qu'elle est chaque fois
initiée par la petite bourgeoisie.
La petite bourgeoisie est
généralement intellectuelle.
Dans les premiers moments
de la révolution, on attaque
la grande bourgeoisie. C'est facile.
Ce sont de grands richards, (…)
Mais au bout d'un an, deux ans,
trois ans, on est obligé
de s'attaquer à la petite bourgeoisie.
Et quand on s'attaque à la petite bourgeoisie,
nous nous attaquons à
la direction même de la révolution. »


« Nous disons que
la petite bourgeoisie est toujours
tiraillée entre deux intérêts.
Elle a deux livres :
le Capital de Karl Marx
et puis le carnet de chèques.
Elle hésite :
Che Guevara ou Onassis ?
Il faut choisir. »
(Thomas Sankara 1985)
XXX

En ce 24° anniversaire du crime de Blaise Compaoré, le « rectificateur » à cours de balles de mitraillettes, le « grand leader du Front Populaire de la formoisie et de la proto-formoisie compradore », il est bon de rappeler que Thomas Sankara était un ennemi de la formoisie.
Il n'en conscientisait pas clairement les frontières, les contours.
En effet, l'archéo-marxisme avait été trop sclérosé depuis 1938 et le refus de Léon Trotsky de prendre en compte les objections de YvanCraipeau.
Mais la formoisie, elle, savait parfaitement que Thomas Sankara était son ennemi.




LA FORMOISIE AFRICAINE SAVAIT
QUE THOMAS SANKARA ETAIT SON ENNEMI


Il fallait le manipuler pour le ramener au bercail formois. Les faux-trotskystes du journal US « The Militant » et la direction du PCF – parti fasciste de gouvernement colonialiste occupant militairement l'Afrique - avaient un moyen « simple » : envoyer un espion au Burkina Faso sous l'apparence d'un journaliste.
Ce fut donc l'agent stalino-colonialiste Bruno Jaffré qui fut translaté depuis la Côte d'Ivoire où il travaillait à saboter la révolution africaine.
Pour les faux-trotskystes stalino-castristes du SWP, ce fut leur agent Ernest Harsh qui fut envoyé à Ouagadougou.
Sa mission officielle  : interviewer Thomas Sankara.
Sa mission réelle : espionner la révolution proto-égalitariste au Burkina Faso et son leader.
L'interview était un acte d'espionnage formois.
C'est la revue « Intercontinental Press » du groupe de l'hebdomadaire « The Militant » qui publia cette interview. Elle parut le 29 avril 1985.
Son contenu est republié en 2007 par Pathfinder dans une édition formoise et historiquement révisionniste des discours de Sankara.
On y voit clairement une apologie des agents formois internationaux. A commencer par le gangster stalino-fasciste Fidel Castro.
Tout est orienté vers l'adoration de sa politique. Et du prétendu rôle progressiste de l'Etat formois cubain.
Dans ce livre, toute l'aile gauche de la révolution burkinabé est soigneusement effacée : pas un mot sur Valère Somé, disparition de son nom dans l'index, disparition du sigle et de l'existence de l'UCLR dont il était le leader.
Tous ceux qui étaient les reflets proto-égalitaristes des paysans anti-formois sont gommés. Comme était gommé Léon Trotsky après la victoire de Staline.
Les actes « diplomatiques » de Sankara envers l'Etat formois cubain sont présentés comme un alignement pur et simple.
Tandis que les mises en accusation de la FORMOISIE INTERNATIONALE sont, au maximum, placés dans l'ombre.
C'est le cas pour cette « interview ». Son auteur se contrefiche de connaître quelles sont les actions de sabotage de la classe formoise dont il est un agent.
Cela rend quelque peu absurde les échanges. Au moment où il faudrait poser des questions de nature à ACTUALISER et à DEPASSER LE MARXISME et son absurde para-concept de « petite-bourgeoisie intellectuelle », l'agent formois US Ernest Harsh …. parle d'autre chose !

INTERCONTINENTAL PRESS : « Il y a quelques semaines, Le Monde et Jeune Afrique, tous deux publiés à Paris, ont fait état d'un tract où plusieurs dirigeants syndicaux critiquaient la politique gouvernementale. Ils l'ont présenté comme une scission entre le Conseil national de la révolution et la classe ouvrière. Est-ce le cas ? Est-ce un conflit avec les travailleurs eux-mêmes ou uniquement au niveau de ces dirigeants syndicaux ? »
SANKARA : « C'est fondamentalement un problème avec les directions des organisations. Ces directions sont petites-bourgeoises. En tant que petits bourgeois, ils pensaient que la révolution était venue pour balayer les classes réactionnaires et les bourgeois pour les installer, eux. Naturellement, nous avons des conflits. »
Le post-marxisme considère que ces bureaucraties sont formoises. Mais qu'elles sont aussi les représentantes de la formoisie compradore et de la proto-formoisie compradore.
C'est un peu d'opportunisme de la part de Thomas Sankara que de séparer artificiellement les directions des classes sociales qu'elles représentent.
En effet, si les directions peuvent, parfois, trahir leurs mandants, pour l'essentiel, la formoisie européenne et mondial peut largement s'estimer contente de ses dirigeants.
Depuis 30 ans ce sont les petites-formoisies et les enfants des moyens-formois qui ont pris tous les coups donnés à cette classe formoise par les Thatcher, Bush et autres Sarkozy. Ceux-là sont les victimes de l'alliance bourgeoisie-formoisie-innovoisie. Eux et les spoliatés du Tiers Monde.


T.S. : « Mais le travailleur est tout à fait satisfait des décisions que nous prenons. Quand nous disons qu'il ne doit plus payer le logement, le travailleur en profite [Le 31 décembre 1984, le gouvernement a annoncé la suppression des loyers de logement pour l'année qui commençait et mis sur pied un organisme chargé de la bonne application de cette mesure. Les loyers commerciaux et industriels ont continué à être versés directement à l'État. NdE]. Mais les dirigeants syndicaux, eux, ils ont des maisons qu'ils mettaient en location. Ils ne peuvent pas être satisfaits. Vous devez comprendre cela, c'est très important.
Vous avez très bien posé la question : est-ce un conflit avec les travailleurs, la classe ouvrière, ou un conflit avec la direction ? C'est un conflit avec la direction, pas avec les travailleurs. La preuve : est-ce que vous avez vu une grève ici ? Il n'y a pas de grèves. Les mêmes travailleurs sont dans les CDR et dans les syndicats. Mais les directions ne sont pas du tout contentes. C'est normal, c'est dû à l'esprit petit-bourgeois. »
C'est typiquement « formois » que de réagir en défense de la prétendue « valeur » de leur « capital formation ». Ce n'est qu'en considérant cette formation comme un CAPITAL que les choses s'éclairent.
Le capital formation a des similitudes avec le capital machine possédé par le bourgeois, le moyen bourgeois et le petit-bourgeois. Mais ce n'est pas la même chose.
Le formois d'Europe qui vit avec plus que 400 000 F cfa par mois est clairement un EXPLOITEUR, un SPOLIATEUR.
Tandis que le véritable petit-bourgeois d'Afrique qui consomme moins avec son petit artisanat est SPOLIATE, EXPLOITE.
Le paragraphe suivant devient passionnant si l'on remplace le faux concept de « petite-bourgeoisie » par « formoisie ».
« ILS ONT PEUR DE LA REVOLUTION »


T.S. : « La révolution en Afrique a ce grand danger qu'elle est chaque fois initiée par la petite bourgeoisie. La petite bourgeoisie est généralement intellectuelle. Dans les premiers moments de la révolution, on attaque la grande bourgeoisie. C'est facile. Ce sont de grands richards, de grands capitalistes, qui sont gros et gras, grossiers, qui ont de grandes voitures, de grandes maisons, beaucoup de femmes, etc. On les connaît, on les attaque. Mais au bout d'un an, deux ans, trois ans, on est obligé de s'attaquer à la petite bourgeoisie. Et quand on s'attaque à la petite bourgeoisie, nous nous attaquons à la direction même de la révolution.
Les syndicats ont beaucoup contribué à la révolution ici. Ils ont contribué aux luttes populaires de notre pays. Mais c'était en tant que petits bourgeois rêvant de balayer les bourgeois pour prendre leurs places. La révolution est venue et ils ont peur maintenant de la révolution.
Vous voyez, c'est ce qui fait que dans certains pays africains, on dit « révolution, révolution, révolution ! » Mais les gens ont des gourmettes en or comme ça, de belles cravates. Ils sont tout le temps en France pour acheter des costumes de luxe, de grosses voitures. »
Ici, Thomas Sankara commence à décrire une HAUTE FORMOISIE qui consomme bien plus que les 600 euros qui sont la limite (en 2011) des frontières entre exploités et exploiteurs, entre spoliatés et spoliateurs. On est là face à une BUREAUCRATIE COMPRADORE formée de hauts formois.
Mais leurs revenus proviennent exclusivement de leur rôle de GARDE-CHIOURME du camp de travail Afrique.
T.S. : « Ils ont des comptes en banque. Et ils disent «révolution»
Pourquoi ? Quand ils ont fini de s'attaquer à la classe bourgeoise, ils ont voulu s'attaquer à la petite bourgeoisie qui a sorti les griffes et ils ont eu peur. Qu'est-ce qu'ils font ? Ils donnent de gros salaires aux militaires, aux ministres ou à la garde prétorienne. Qu'est-ce qu'ils font ? Tous les grands dirigeants syndicaux, etc., on leur donne de grands postes.
On les nomme ministres, premiers ministres, grands coordinateurs de ceci et cela. Ils sont contents, ils se taisent. Les ministres eux-mêmes commencent à devenir des homme, d'affaires, des trafiquants. On envoie ses enfants à l'école en Europe ou aux États-Unis. Si vous prenez la situation sous Sékou Touré, l'ancien président de Guinée qui parlait de révolution, les francophones les plus nombreux aux États-Unis, c'étaient les Guinéens. À Harvard, à Cambridge en Grande Bretagne, partout. C'est ça la petite bourgeoisie. »
Ce que l'on voit ici c'est une attaque en règle CONTRE L'AILE GAUCHE FORMOISE des leaders de l'Afrique. Thomas dénonce Sékou Touré qui avait tenté de lutter contre De Gaulle pour finir en tant que formois compradore minable par aller crever aux USA après être allé à Canossa avec les esclavoisistes français et étasuniens.
Ce que Sankara appelle « petite-bourgeoisie » est clairement la formoisie.
T.S. : « Toute révolution qui est née avec la petite bourgeoisie arrive à un carrefour où elle doit choisir. Taper sur la petite bourgeoisie équivaut à maintenir la révolution à un niveau radical et, là, vous avez beaucoup de difficultés. »
Ce que Thomas signifie ici, sans le comprendre c'est l'application NEO-MARXISTE du concept de REVOLUTION PERMANENTE de Léon Trotsky.
Il s'agit des TROIS révolutions qui sont nécessaires après la première. En effet, quand la bourgeoisie esclavagiste – sous la forme des Ben Ali, des Moubarak et autres dictateurs – est chassée du pouvoir, ce sont trois autres révolutions qu'il faut faire : révolution anti-bourgeoise, anti-formoise, anti-innovoise.
Nous égalitaristes post-marxistes, nous prévenons à l'avance la formoisie : NOUS IMPOSERONS LE SALAIRE EGAL POUR TOUS !
Il n'y aura AUCUN COMPROMIS.
1° étape : une part égale des PIB locaux
2° étape 1000 euros pour tous les Terriens
Les formois sont prévenus : ils doivent se SUICIDER en tant que CLASSSE ainsi que Amilcar Cabral l'avait pronostiqué
T.S. : « Ou alors ménager la petite bourgeoisie. Vous n'avez pas de difficultés mais ce n'est plus la révolution, c'est la pseudo-révolution.C'est pourquoi les petits bourgeois ici ne sont pas d'accord pour qu'on diminue leurs salaires. Mais ils sont d'accord pour qu'on impose l'impôt aux paysans à la campagne. Ils ont des salaires de 200000 francs CFA par mois [2*300 EUROS* EN 2011]. Ils sont d'accord qu'on leur ajoute 5 000, 10 000, 15 000 ou 20 000 francs. Si on augmente leurs salaires, ils organisent des marches de soutien. Si on diminue leurs salaires, ils protestent. Mais ils ne voient pas ce qui profite aux paysans. Ils ne peuvent pas voir ça. Nous disons que la petite bourgeoisie est toujours tiraillée entre deux intérêts. Elle a deux livres : le Capital de Karl Marx et puis le carnet de chèques. Elle hésite : Che Guevara ou Onassis ? Il faut choisir. »
INTERCONTINENTAL PRESS : « Ce problème que vous venez d'évoquer se reflète aussi dans les conflits opposant ici différentes organisations politiques de gauche. Comment ce problème peut-il être surmonté à votre avis ? »
SANKARA : « Chaque organisation se bat, se maintient par l'influence et l'importance qu'elle occupe au sein des masses populaires. Il faut laisser les organisations continuer comme ça, se démarquer aux yeux des masses populaires. Quand les masses populaires les connaîtront toutes, elles choisiront et renforceront, ou combattront, certaines organisations. C'est pourquoi il ne faut jamais faire de révolution avec seulement quelques personnes qui viennent s'enfermer dans un bureau pour dire : « je suis de telle organisation, vous devez m'accorder telle ou telle importance. »
C'est le problème que nous trouvons dans certains pays. Je voudrais prendre comme exemple celui du Tchad, avec ses tendances politiques. Quand les chefs se retrouvent dans un bureau pour discuter, chacun dit représenter une tendance. « Moi, je représente une tendance. Moi aussi ! Moi aussi ! » Mais si vous les laissez au niveau des masses, les masses vont éliminer ceux qu'il faut éliminer et conserver ceux qu'il faut conserver.
Notre problème ici, c'est que cette petite bourgeoisie, grâce aux relations qu'elle a à l'extérieur avec la presse, essaie de faire beaucoup de tapage. »
Ici, il faut comprendre que la formoisie, la classe formoise est une classe exploiteuse internationale.
Son niveau de vie supérieur au PIB mondial, elle le défend comme un pitbull enragé défend son os.
T.S. : « Vous verrez qu'ici il n'y a pas de problème. Mais quand vous lisez Le Monde, Jeune Afrique, quand vous écoutez la Voix de l'Amérique ou Radio France Internationale, vous entendez : « Burkina Faso, ça ne va pas, Burkina Faso, etc. » Mais ici, ça va. À l'extérieur, ça ne va pas. Ils vous donnent l'impression que ça ne va pas parce que la petite bourgeoisie ici a des relations. Ce sont des intellectuels. Ils ont voyagé. Ils ont des relations dans tous les pays, ils s'appuient sur ça. Mais ici ils sont démasqués et il n'y a plus de problème. Ils sont prêts même à discuter avec nous. Vous avez vu : Arba Diallo, l'ancien ministre des Affaires étrangères qui était en prison, il est sorti. Ils sont prêts à discuter avec nous, mais c'est parce qu'ils n'ont plus de poids. La seule chose qui les maintient à flot, c'est le soutien de l'étranger. La presse de l'étranger, qui chaque jour écrit des articles contre nous, des messages dans tous les journaux. Si nous avions beaucoup d'argent, on pourrait en donner à un journal et puis il écrirait pour nous soutenir. Mais nous n'avons pas d'argent pour ça. »
Que le lecteur relise ce qui précède : Thomas Sankara vient de tendre une perche : Il s'adresse à un journal qui a du fric, il tend une perche en demandant à l'aide.
Mais il est vrai qu'à cette époque-là, le SWP utilise tout son argent pour DETRUIRE LE MOUVEMENT TROTSKYSTE INTERNATIONAL. Détruire toute possibilité de voir surgir une révolution anticapitaliste, ce n'est certainement pas compatible avec le financement d'un journal francophone en défense de la révolution proto-égalitariste du Burkina Faso.
L'espion du Militant va donc sauter du coq à l'âne et recommencer à fouiner dans les relations entre les différentes groupes qui soutiennent Sankara.
Son but est clairement d'empêcher un ULCR de glisser vers la gauche égalitariste, son but est obligatoirement de renforcer le poids des organisation formoises réformistes et anti-égalitaristes.
Seule la SPOLIATION du Burkina Faso, de toute l'Afrique, de toute l'Amérique du Sud peut permettre aux FORMOIS salariés qui sont la base sociale des faux-troskystes US de préserver leur NIVEAU DE VIE.
INTERCONTINENTAL PRESS : « Y a-t-il certaines possibilités d'unifier les différents groupes qui soutiennent la révolution ? »
SANKARA : « C'est possible. Nous avons confiance que c'est possible. Bien sûr cette unification se fera au détriment des individus, pas des organisations. Parce que dans un combat anti-impérialiste, dans un combat révolutionnaire, les organisations peuvent avoir une plate-forme. Mais les individus peuvent dire : «Non, je n'y trouve pas mon compte.
Il y a des gens qui préfèrent être premiers au village plutôt que deuxièmes en ville. Et comme ils ne veulent pas être deuxièmes en ville, ils préfèrent avoir leurs organisations à eux. Et ils refusent l'unification, alors que l'organisation veut l'unification. De tels individus seront éliminés un à un pour laisser la place aux organisations. »
COMPLEMENTS :
A PROPOS DU JOURNAL « THE MILITANT »
Autrefois, le SWP des Etats Unis était un parti trotskyste. Après l'arrivée des formois sandinistes au Nicaragua, la direction de cette organisation enleva son masque. Elle était devenue une agence contre-révolutionnaire au service des dirigeants stalino-fascistes de Cuba.
Et - ce faisant - une agence formoise donnant appui à l'impérialisme américain pour empêcher son expulsion dans tout le continent : les frères Castro, pour conserver leur zone de prédation devait aider le gouvernement des USA à saboter toute véritable révolution égalitariste de Québec à Santiago du Chili.
Ortega, à la demande du SWP et des faux-trotskystes formois d'Europe, s'empressa de mettre en prison les seuls archéo-trotskystes petits-formois radicaux qui risquaient de gêner son alliance avec la veuve Chamorro : les militants de la Brigade Simon Bolivar (un groupe internationaliste de militants sud-américains provenant, pour l'essentiel, de « partis frères » du SWP, leurs « camarades » de la 4° Internationale.
C'est ce parti dégénéré qu'était le SWP qui envoya un agent à lui faire une interview-espionnage au Burkina Faso. Leur but était exactement le même que celui du PCF qui envoya son agent Bruno Jaffré espionner la révolution burkinabé en 1983.
WIKIPEDIA SUR LE SWP des USA
En 1972, Jack Barnes devint le nouveau secrétaire national, accentuant le soutien du SWP au régime cubain. Le parti publia alors de nombreux textes plus ou moins obscurs de Trotsky et d'autres militants communistes grâce à sa maison d'éditionPathfinder Press (en). A partir de 1969, celle-ci publiera Intercontinental Press (en), l'organe de la Quatrième Internationale (SU), Joseph Hansen s'occupant en particulier de sa publication.

(...)
Après le premier choc pétrolier, l'influence du SWP déclina progressivement, retrait qui s'accentua vers la fin des années 1970. Après la grève dans les mines de charbon de 1977-78 et la création de mouvements comme Steelworkers Fight Back, le SWP effectua un virage ouvriériste en 1978, demandant à ses militants de s'établir à l'usine, comme l'avait fait précédemment une partie des maoïstes.
En 1982, le SWP abandonna officiellement la doctrine de la « révolution permanente », rompant avec un pilier du trotskysme. Il prit ses distances avec la Quatrième Internationale (SU), se retirant de la direction effective. Tout comme le tournant ouvriériste, cette orientation avait été soutenue en particulier par le secrétaire national Jack Barnes, qui l'avait théorisé dans son livre Their Trotsky and Ours (1980). Outre la critique de la la « révolution permanente », il défendait le soutien à CubaNicaragua et à laGrenade en tant qu'« Etats communistes » (les minoritaires offrent un « soutien critique » à ces régimes). En 1983-84, Barnes, soutenu par Mary-Alice Waters (en) et d'autres, fit exclure près d'un tiers des membres du SWP qui rejetaient cette nouvelle ligne et défendaient l'approche de la Quatrième Internationale. Parmi les exclus, George Breitman et Frank Lovell, qui formèrent la Fourth Internationalist Tendency (en), ou les futurs membres de Socialist Action (en), qui sont parmi les rares trotskystes américaines à avoir eu des élus locaux. Plusieurs de ces exclus finiront par créer en 1986 Solidarity (en), nommé en l'honneur du syndicat polonais et qui a soutenu plusieurs fois Ralph Nader à la présidence, présentant également des candidats propres aux élections fédérales (dont Dan La Botz (en), également membre de la section d'Ohio du Parti socialiste).
En 1990, la rupture définitive avec la Quatrième Internationale (SU) fut officialisée, le SWP américain suivant de quelques années son homologue australien (en). Barnes défendit alors la reconnaissance officielle de la Pathfinder tendency, courant trotskyste international soutenant le Parti communiste cubain (PCC).
Affecté par de nouveaux désaccords, le SWP perdit encore de l'influence dans les années 1990, et dût vendre son QG à New York en 2003, pour un montant de 20 millions de dollars ; il déménagea ailleurs dans Manhattan.
*Franc CFA en 1985 le franc CFA n'avait pas été dévalué, pas été divisé par deux. 200 000 F cfa valaient donc 4000 F et donc 600 euros

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire