Subscribe in a reader

Pages vues depuis décembre 2009

mardi 19 juin 2012

Togo : La Gestapo #Franceàfric de Pascal Canfin et François Hollande défonce sa porte et arrête manu militari l'ancien premier ministre Agbéyomé Kodjo



par Yanick Toutain
19/6/12 13:45

Togo : La Gestapo #Franceàfric de Pascal Canfin et François Hollande défonce sa porte et arrête manu militari l'ancien premier ministre Agbéyomé Kodjo,
(cf une interview janvier 2011)


La journée commence de bon matin pour la Gestapo #Franceàfric de Pascal Canfin et François Hollande.
A peine nommé et voilà que le ministre de la coopération fasciste colonialiste du développement du compte bancaire des harkis et des profits de Bolloré ... lance ses sbires à l'assaut du peuple togolais.

"Agbéyomé Kodjo @agbeyome_kodjo
LE CAPITAINE AKAKPO ET DES HOMMES EN TENUES ENTRAIN DE RENTRER DE FORCE AU DOMICILE D'AGBEYOME KODJO CE MATIN POUR L'ARRETER"

APRES UNE SEMAINE DE
MOBILISATION POPULAIRE A LOME


Alors qu'une nouvelle journée de mobilisation populaire est prévue à Lomé, c'est à potron minet que Canfin envoie ses troupes arrêter un dangeureux subversif ...
Un formois compradore tout ce qu'il y a de plus tranquille. L'homme qui a géré la plantation esclavagiste de aout 2000 à juin 2002...
Un haut formois compradore ancien Directeur Général du Port Autonome de Lomé .

Il fut même un des larbins de l'assassin Eyadema (père de l'actuel directeur de la plantation Togo).
Ce n'est pas à lui que l'ami qatari de Sarkozy envoie des fonds pour attaquer le Nord du Mali !!!
Vieil homme malmené
par la Gestapo Franceàfric
photo Sylvio Combey

Et, pendant que monsieur Canfin - l'hypocrite franceàfricain d'EELV - attend le lever du soleil pour se faire dorer au soleil du Brésil  pour être sur la photo avec les pires gangsters politiques de la planète.... ses troupes fascistes attaquent les dirigeants formois compradores susceptibles de prendre la direction (formoise) de la rebellion.

L'"INSTRUMENTALISATION"
DE LA VIOLENCE D'UN FASCISTE"


Pascal Canfin et François Hollande avait pourtant prévenu :
"Nous condamnons toutes les violences ainsi que leur instrumentalisation". (Diplomatie.gouv Togo – Manifestations (15 juin 2012))

Circulez !
photo Sylvio Combey
Et voilà que cette opposition DESOBEIT aux maîtres du Nord ... voilà que cette opposition tente d' "INSTRUMENTALISER" la violence de Faure Gnassingbé...
De qui se moque-t-on ?
la victime ne doit pas se plaindre de son bourreau !!! Car sinon.... elle "instrumentalise la violence" !!!
Pauvres abrutis !!!
Ils nous prennent pour des imbéciles ces nouveaux dirigeants élyséens de la #Franceàfric !!

PERPETUATION DE L'ESCLAVAGE AU TOGO

Nous ne reviendrons pas dans cet article sur le palmarès éloquent du "président à 7%", l'homme dont Survie dénonce ses milliards de dollars (source) cachés en Terre du Nord...
Il est logique que pour assurer la PERPETUATION DE L'ESCLAVAGE à 50 euros en Terre du Sud, un Pascal Canfin soit obligé de se salir les mains et d'envoyer sur place les Lafond du 21° siècle...
Son gestapiste local a pour nom ...." capitaine Akakpo "
Il faudra s'en souvenir...
Mais nous sommes certain que dans la rue voisine, il y avait le maître "blanc" , le lieutenant-colonel gestapiste de la #Franceàfric, le sucesseur du le lieutenant-colonel gestapiste Romuald Létondot

PAS DE MÉDICAMENTS
POUR AGBÉYOMÉ KODJO

Pour l'heure, nous n'avons pas de nouvelles de Agbéyomé Kodjo ...
Nos correspondants l'ont vu être dirigé vers la gendarmerie...
Tout ce que nous savons c'est médicaments ou l'assistance d'un médecin lui ont été refusé par les gestapistes africains.
Nul doute que les manifestations massives sauront se diriger sur place pour inviter la Gestapo #Franceàfric du Togo à faire preuve de lucidité.... Les foules en colère ayant tendance à désobéir aux pacifiques hommes sages qui proposeraient de règler sans violences ce genre de problèmatique : on a vu des gestapistes, en 1944, en France, subir un sort qu'un capitaine Akakpo ou un Lieutenant-Colonel Romuald Létondot pourrait craindre !!!
POST SCRIPTUM : vers 17h
Je viens d'appeler Agbéyomé Kodjo: "oui je suis libéré, je viens de rentrer chez moi à la maison"

Source BBC Afrique Dernière mise à jour: 19 juin, 2012 - 16:38 GMT

Togo: Kodjo dénonce son arrestation

Au total 56 personnes, dont 4 dirigeants de l'opposition, ont été interpellés suite a l'enquête ouverte pour "violences volontaires et destruction" perpétrés lors des manifestations de la semaine dernière.
Agbeyome Kodjo dénonce une tentative d’“intimidation”:
 

 

CASSER EN DEUX L’ARMÉE TOGOLAISE !
CASSER EN DEUX LA POLICE GESTAPISTE !

Pendant ce temps, les foules se dirigent vers le centre de Lomé....

On a vu un groupes d'imbéciles gestapistes #franceàfric tenté d'interpeller un jeune, il y a une heure....
Mais ceux-ci ont repris leurs esprits et ont considéré que la défense du criminel directeur de la plantation Togo Faure Gnassingbé ne valait pas le risque de se confronter à une foule en colère...
Le journaliste togolais rebelle a donc pu voir ces fascistes laisser repartir librement l'interpellé.
Lire aussi l'article du photographe-boggeur Sylvio Combey (il est aussi l'auteur de la plupart des photos de cet article)
Encore des interpellations
Photo Sylvio Combey

Révolution Kpatima : la manifestation du CST étouffée, des jeunes contraints à se noyer Publié le par sylviocombey


C'est là qu'on voit - une fois encore - l'importance qu'aurait sur place une organisation égalitariste : Elle distribuerait des tracts à l'intention des forces répressives en préconisant - comme en Tunisie, comme en Egypte, comme au Burkina Faso, comme au Cameroun" CASSER EN DEUX L'ARMEE"...
Il faut, en effet, briser l'outil de l'envahisseur colonial.
Il est vrai que Sarkozy avait préparé les troupes fascistes :

LE 23° BIMA DE DAKAR POUR ENTRAINER
LA GESTAPO ET LES SS TOGOLAIS

++
Mise à jour : 06/07/2010 16:38
DIO au Togo
Du 30 mars au 10 avril 2010, le 23ème BIMa de Dakar a projeté, à LOME, un détachement d'instruction opérationnelle (DIO) au profit de 150 fantassins des Forces Armées Togolaises (FAT). Ce DIO avait donc pour objectif de préparer la compagnie d'infanterie qui relèvera le détachement de la MINURCAT à Birao en République de Centrafrique.
++

"COMBAT EN ZONE URBAINE"

Ce sont ces gens que Pascal Canfin peut utiliser pour perpétuer l'esclavage.
Ils ont même été formés au combat de ville....
++
Les FAT ont suivi des entraînements répétés dans les domaines de la reconnaissance d'axe, du check point, du combat en zone urbaine et de la tenue de postes de combat. Pendant plus de 10 jours, la compagnie a pu travailler dans son format organique, avec ses matériels, de jour comme de nuit.
Forts de leur expérience et de leur connaissance de la Centrafrique, les militaires français ont partagé leur savoir-faire en opérations extérieures, certains utilisant des exemples de situations vécues au cours des exercices tactiques. Ces dialogues ont permis de mieux faire comprendre aux militaires togolais la difficulté de leur mission.
+++
On voit bien de quelle façon les fascistes qui dirigent la France (avant et après le mois de mai 2012) comptent bien perpétuer l'esclavage.
Si les hypocrites savent enrober de mots rhétoriques leurs manoeuvres, c'est bel et bien de la préparation d'une GUERRE OUVERTE CONTRE LE PEUPLE TOGOLAIS QU'IL S'AGIT
++

"MAINTIEN DE LA PAIX".... ESCLAVAGISTE

Cette mission rentre dans le cadre de la coopération militaire française avec les pays de la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) et en particulier avec le Centre d'Entraînement aux Opérations de Maintien de la paix (CEOMP) stationné dans la capitale du Togo. Ce centre accueille l'ensemble des détachements togolais amenés à partir au sein de missions de maintien de la paix, sous mandat des Nations unies et de l'Union africaine.
Il s'agit pour eux de suivre une préparation de trois mois au cours desquels interviennent notamment un conseiller technique de la direction de la coopération de sécurité et de défense française, des stages d'aguerrissement menés par les FAT pour affermir la cohésion et pour la première fois des DIO français spécialisés dans l'entraînement au combat de l'infanterie.
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense
++
Et c'est cette guerre ouverte que l'écolo-colonialiste Pascal Canfin perpétue par son soutien pourri au directeur harki de la plantation du Togo Faure Gbassingbé...
Nous saurons ouvrir les yeux de la population.
Pendant que l'Ile de France s'apprête à accueillir les plantations de pavot de son ami EELV Stéphane Gatignon, lui, le spécialiste de la "banque gentille" est occupé à mater le peuple togolais....(relire mon article :

jeudi 14 avril 2011


Hulot le pourri : DEGAGEZ le clown corrompu du nucléaire ! Dehors le pantin EDF, la marionnette l'Oréal-Bettencourt, le larbin de Véolia ! DEGAGEZ le vendu !!!!

GATIGNON LE DEALER LEGAL
VEUT CULTIVER LE PAVOT EN ILE DE FRANCE !


L'idée-choc du maire de Sevran pour lutter contre la drogue (source le Parisien)… Stéphane Gatignon, maire écologiste (ex-communiste) de Sevran, en Seine-Saint-Denis, fait tout pour lutter contre le trafic de drogue qui sévit dans sa commune. Dans un livre co-écrit avec un ancien flic aujourd'hui en retraite, Serge Supersac, le maire fait le bilan d'une politique vouée à l'échec. Partisan de la dépénalisation du cannabis, le jeune maire de Sevran dresse une série de propositions pour lutter convenablement, selon lui, contre ce fléau dangereux pour la santé, l'hygiène, l'économie, etc... Et, outre la dépénalisation, l'élu de Sevran fait une étrange proposition: cultiver le pavot dans les champs d'Ile-de-France afin de mieux contrôler la production


Les soldats revenus d'Afganistan sont habitués à tuer...
Les 32 orphelins, les 17 jeunes veuves sont autant de technique utilisée par les fascistes pour accoutumer à la barbarie ses troupes : tuer et être tués !

Les militaires fasciste de la #Franceàfric pourront facilement - l'espèrent-ils - tuer la jeunesse du Togo dans les rues de Lomé.
Réanimation d'un manifestant
après noyade dans la lagune
et course-poursuite Gestapo #Franceàfric
photo Sylvio Combey
Car, nous le savons, les troupes harkis ne suffisent jamais - comme nous l'avons vu à Abidjan.
Les "150 fantassins des Forces Armées Togolaises entrainés à tuer du jeune Togolais devront vite être supplée par du légionnaire étranger "français".... comme cet analphabète qu'on voit sur Youtube tuer des Ivoiriens au service d'un pays dont il ne connait même pas la langue !!!

Mais l'histoire n'est pas finie.

TROUPES FRANCAISES HORS D'AFRIQUE

Et le cri de "Troupes françaises hors d'Afrique" pourrait aussi bien étre crié prochainement dans toute l'Afrique que dans toutes les banlieues de France...
Mais l'histoire n'est pas finie.
Et des Cabral et des Sankara pourraient surgir et devenir les gouvernements de délégués révocables dont l'Afrique a tant besoin !


SUPPLEMENTS
Les photos de sont accompagnées de ces messages/légendes

13:26
un jeune homme noyé après al course poursuite des policiers en train d'être réanimé



un viel homme malmené par les policiers après avoir protesté contre policiers

 
encore des interpellations à Bè après une folle course poursuite


QUI EST Une interview de Togo Forum Agbéyomé Kodjo : Pas de rupture avec le FRAC, mais...
Agbéyomé à propos de ses relations avec le FRAC : «La singularisation qui conduirait à reproduire des méthodes cavalières qui ont fait, en d’autres temps, le lit des divisions politiques ne parait pas indiquée»



Dans une interview accordée à notre journal, le président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Uni et Solidaire (OBUTS), M. Agbéyomé Messan Kodjo s’est prononcé sur des sujets brûlants de l’actualité nationale et internationale à savoir l’état de ses relations avec le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement, l’adoption du budget national pour l’exercice 2011 et l’atteinte par le Togo du point d’achèvement PPTE et de la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire.

Pour ce qui est de ses relations avec le FRAC dont il a donné l’impression de boycotter les manifestations ces derniers temps, l’orateur qui a donné les raisons de ses absences a affirmé qu’il n’y a jamais eu de rupture entre lui et le FRAC Agbéyomé Kodjo n’est pas d’accord avec Fabre qui, après avoir créé l’ANC qui n’a pas participé à la présidentielle de 2010, continue de réclamer sa victoire. En revanche, l’ancien Premier Ministre et Président de l’Assemblée Nationale Agbéyomé Kodjo a relevé que la singularisation qui conduirait à reproduire des méthodes cavalières des divisions politiques, ne paraît pas indiquée. Pour plus de précision, nous publions en intégralité cette interview.

Changement : M. le Président d’OBUTS vous constituez avec votre parti, un allié de poids du FRAC, qui continue de réclamer la victoire de Jean Pierre FABRE (JPF) au scrutin du 4 Mars 2010. Mais depuis quelque temps vous ne prenez plus part aux marches de contestation organisées par le FRAC pour soutenir JPF désormais Président de l’ANC, qu’est ce qui explique cela ?
Agbéyomé Messan Kodjo :
Je n’étais pas aux dernières manifestations organisées par mes amis politiques car j’étais confronté aussi bien à des impératifs familiaux que politiques agendés depuis fort longtemps. Il s’agit des funérailles de parents génétiques et politiques à l’intérieur du pays, et d’un débat fort instructif avec la presse togolaise. Les raisons qui fondent mon absence aux dernières marches du FRAC sont simples et d’ordre stratégique.
Je pense que l’objectif final pour faire émerger la vérité des urnes et des comptes publics qui a sous-tendu les neuf derniers mois de lutte consécutifs à la dernière élection présidentielle reste plus actuel que jamais. La crise post électorale ivoirienne actuelle l’illustre parfaitement. Rien n’est statique et la vie est mouvement, encore moins en politique ! De ce fait à mes yeux, une reconfiguration de la lutte est indispensable pour inclure autour de cet objectif, des thématiques qui prennent en compte les exigences sociales, politiques et économiques pressantes du moment et qui sont tout autant mobilisatrices. Il s’agit d’une question de cohérence et de pragmatisme politique. Nous luttons pour une vraie alternance qui puisse changer radicalement le quotidien des Togolais, afin de libérer leur énergie pour la construction d’une société de confiance et de prospérité partagée. Cet objectif impose une exigence de redéfinition du contenu de la lutte pour sa meilleure optimisation. Voilà la vision actuellement défendue par OBUTS. Seule l’union de toutes les forces du Changement autour d’une véritable plateforme démocratique peut conduire aux résultats souhaités par le peuple. La singularisation qui conduirait à reproduire des méthodes cavalières qui ont fait en d’autres temps le lit des divisions politiques ne parait pas indiquée. Particulièrement en un moment de l’histoire où la nation a perdu ses repères, tandis que le peuple, malgré le dénuement et le doute, garde intacte sa volonté de se battre pour l’avènement d’un Togo démocratique et prospère.
Le malentendu qui vous divise en ce moment ne prend il pas sa source dans la création du FRAC à Paris, comme certains se plaisent à le dire ?
Il y a peut-être des incompréhensions sur la méthode de travail et sur les moyens de parvenir aux véritables attentes du peuple, ce qui pourrait être interprété comme un malentendu structurel avec nos amis politiques. En cherchant à instrumentaliser des journalistes - dépourvus d’éthique et de responsabilité politique, proférant l’assertion à la place de l’analyse - certains ont créé une situation qui pourrait produire un effet contraire à celui recherché. Je livrerai ma part de vérité et j’apporterai mon tribut pour aider le Peuple togolais à retrouver le chemin de la vérité. Quant à la création du FRAC à Paris, il est utile de rappeler la vérité des faits. Après avoir constaté la désertion de deux candidats présents à ce rendez-vous, j’ai quand même accepté d’aliéner la candidature d’OBUTS que je portais. Ainsi le FRAC a pu voir le jour, et JPF a pu être désigné candidat unique. La suite de l’histoire vous la connaissez. Ce sont d’abord les membres de son ancienne famille politique - pourtant censés le soutenir au nom de l’éthique morale et politique - qui l’ont trahi et l’ont surtout empêché d’assumer sa victoire, que nous avons été les premiers et les seuls à reconnaitre publiquement et à défendre dans l’intérêt supérieur du Peuple togolais ces neufs derniers mois de lutte.
Dans quelles conditions seriez vous prêt à renouer avec le FRAC pour éviter la division de l’opposition à la veille des échéances aussi déterminantes que les municipales et les législatives, ou la rupture est elle définitivement consommée ?
Comme dit précédemment, il n’y a jamais eu de rupture avec le FRAC. Nous continuons de réfléchir pour rendre nos actions plus efficaces pour une heureuse sortie de crise pacifique. OBUTS reste convaincue que c’est dans l’union et dans la cohérence des actions que nous ferons triompher les objectifs communs de vérité des urnes et des comptes publics. Dans la mesure où cet objectif est bien arrimé à une plateforme démocratique, il n’y a pas d’obstacle à une solution de sortie de crise et à une gouvernance commune élargie à toutes les parties prenantes de ce combat.
L’actualité ces derniers temps c’est l’adoption du projet de budget 2011, quelle réaction vous inspire cet événement et dites nous si le CAR à tort ou à raison de voter contre ?
Une nouvelle fois, le budget 2011 n’est pas en corrélation avec les ressources financières que notre pays pourrait mobiliser grâce à une gouvernance fondée sur la vérité des comptes publics. Pour être cohérent avec le produit réel de la richesse nationale, il devrait atteindre pour cette année le seuil des 1000 Milliards de F CFA. Pour cela deux conditions sont nécessaires :
• Une volonté sans faille du Pouvoir de s’attaquer aux défis sociaux auxquels le pays est confronté, • L’exercice d’une vigilance accrue au niveau de la mobilisation de ressources financières endogènes de l’Etat.
Cet objectif est bien réalisable, à voir les ressources financières de ceux qui incarnent l’Etat. En particulier lorsqu’elles sont affectées au train de vie dispendieux qu’ils mènent et à l’entretien d’une kyrielle d’hommes et de femmes au sein de leur entourage, dans un luxe arrogant et insultant face à la misère ambiante qui est le lot du togolais lambda. Il est donc normal que le groupe parlementaire CAR ait agi dans le sens de la défense de l’intérêt général en refusant de s’associer au vote de ce budget de misère. Dans cette loi de finance, il est prévu une augmentation des salaires de 6 Milliards pour 50.000 agents de l’Etat, soit une hausse moyenne mensuelle de 10.000 francs par agent. Cette mesure est loin de contribuer à une réelle relance de la consommation et d’améliorer positivement la vie des fonctionnaires qui seront contraints de ceindre leur ceinture au dernier trou.
L’autre sujet d’actualité qui défraie la chronique, c’est l’atteinte par le Togo du point d’achèvement au titre de l’initiative PPTE. Comment la nouvelle a-t-elle été accueillie par OBUTS ?
OBUTS a tenu un point de presse le 22 Décembre où elle a expliqué à l’opinion les modalités du désendettement de l’Etat, avec d’une part l’effacement par la Banque mondiale, le FMI et le Club de Paris, de plus de 1000 Milliards de sa dette à l’égard des bailleurs de fonds, et d’autre part un allègement portant sur 400 millions de dollars US. C’est à priori une bonne nouvelle, à condition que la gouvernance économique soit désormais vertueuse et que cette décision n’ouvre pas de nouveaux appétits pour un ré-endettement. Ce qui semble encore être le cas pour des dépenses improductives, notamment de prestige, comme l’annoncent la presse locale et internationale. Avant de me prononcer davantage, j’attends d’avoir pu analyser le budget, notamment pour constater si les montants destinés à la santé, l’éducation, la formation, la recherche, l’adduction des points d’eau… et autres actions prioritaires en termes de développement, ont fait l’objet d’un geste réel plus soutenu des pouvoirs publics !
Si vous étiez encore PM, alliez-vous vous battre ou non pour l’annulation de cette dette extérieure et pourquoi ?
C’est un devoir pour tout Chef de Gouvernement de soulager le service de la dette en œuvrant à réunir les conditions pour améliorer les conditions de vie de la population. Je n’aurais pas fait autre chose. Mais je n’aurais pas fait autant de tintamarre pour chercher à séduire l’opinion, comme si un puits de pétrole venait de s’ouvrir devant les togolais. Surtout avant d’avoir su quelle orientation allait prendre la gouvernance grâce à la possibilité de nouvelles ressources dégagées par cette remise et cet allègement de dette !
Un mot sur la situation en Cote d’Ivoire. Pourrions-nous faire un parallèle entre ce qui se passe là-bas et ce qui s’est passé au Togo ?
C’est une situation lamentable et regrettable à bien des égards, qui montre encore une fois comment on ignore les aspirations du peuple souverain. Là-bas comme ici, le constat est le même. Malgré les sommes folles - toutes proportions gardées - dépensées pour organiser le scrutin, la vérité des urnes n’a pas davantage émergé en Côte d’Ivoire qu’au Togo ! Ceci avec le cortège habituel des dégâts collatéraux de violations des droits humains, de violences, d’exécutions sommaires. La situation ivoirienne illustre une fois encore, le caractère inopérant des Commissions Electorales dites « indépendantes » et l’absence de séparation des pouvoirs, en regard de l’attitude des Juges des Elections que sont les Cours Constitutionnelles.
Dans une intervention faite le 28 Décembre au soir, Laurent GBAGBO a cité le Togo, parmi les pays de la sous-région qui ont perverti les suffrages des électeurs pour se faire élire et se maintenir au pouvoir dans l’indifférence des Nations Unies et de la Communauté internationale. Pourquoi cette politique de « deux poids deux mesures » ? Il faudrait donc au Togo, une nouvelle élection anticipée avec un véritable contrôle des citoyens comme ce fut le cas récemment en Guinée, pour désigner enfin le vrai vainqueur des urnes, afin de rétablir la confiance entre ceux qui incarnent le pouvoir et les administrés. La morale serait ainsi sauve, et cela crédibilisera davantage les uns et les autres.
Votre mot de fin
Je demande au Peuple togolais de garder espoir et confiance en lui-même en restant plus que jamais mobilisé. Je souhaite que la deuxième décennie du 21e siècle qui s’ouvre avec l’année 2011 puisse voir concrétiser les vœux les plus ardents de chacun de nos compatriotes. Puisse t elle être l’occasion d’un changement réel qui ouvre des pages radieuses de notre histoire commune aussi bien que celle de l’Afrique tout entière!
Je vous remercie.
Interview réalisée par Amou

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire