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vendredi 24 septembre 2010

Le NPA, le colonialisme, l'égoïsme de la moyenne formoisie, le renoncement à la démocratie des mobilisations et au combat anticolonialiste.

Un texte-commentaire publié hier a donné lieu - sur Plume de Presse - à deux réponses. Un anonyme et l'hôte Olivier Bonnet. Je leur réponds ensemble.


  • Olivier Bonnet  On 23 septembre 2010 at 22 h 38 min
    Au contraire de vous, je connais mal le NPA. Je le vois comme une force de la gauche radicale avec laquelle il faut souhaiter l’alliance au sein du Front de gauche. Je ne vois pas bien la dimension colonialiste que vous évoquez.


  • kokominutman  On 24 septembre 2010 at 11 h 22 min
    Sincère, ce texte, sans doute…Mais c’est du maximalisme triste. Et d’une naïveté confondante, par moments. Comment supposer, par exemple, que le NPA va, dans ses souhaits de coordinatiosn populaires, appeler directement au « RENVERSEMENT du GOUVERNEMENT ». Au cas où,le posteur le saurait pas, ceux qui s’aviseraient de tout dire dans ce pays comprendraient dans leur chair que on a mis des barrières d’acier sur certaines limites, là-haut.


    • Yanick Toutain  On 24 septembre 2010 at 19 h 37 min
      Your comment is awaiting moderation. @Kokominutman
      Des menaces ? ou de la trouille par empathie mal à propos ?
      Lire ce que Trotsky écrivait en 1935 … vous donne totalement tort.
      C’est exactement l’inverse.
      Affoler la bourgeoisie sans préparer l’affrontement est totalement irresponsable.
      Et fut la cause de
      1938
      1939
      1940
      et donc 1942….
      Je vous laisse aller relire mes textes sur ce sujet.
      Mes propositions néo-trotskystes et post-marxistes sont dans le droit fil de celles que faisait Léon Trotsky dans son texte.
      L’analyse qui était la sienne était à la hauteur de la situation et aurait pu – si ses propositions avaient été appliquées – empêcher la 2° Guerre Mondiale.
      En effet, si des Comités d’Action s’étaient coordonnés en 1935 ou en 1936, une révolution anticapitaliste se serait produite en France.
      Et aurait, inéluctablement, fait tache d’huile dans d’autres pays.
      Hitler n’était pas prêts à lancer une attaque contre une France socialiste !
      En effet, les livraisons de ressources militaires que les capitalistes étasuniens allaient lui faire était le principal obstacle à une offensive militaire.
      Sur cet aspect, je vous renvoie au film de Henri Verneuil « 1000 milliards de dollars » que j’ai revu récemment.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Mille_milliards_de_dollars
      Le dossier y est partiellement traité.
      Un historien qui enseigne au Canada britannique (belge ?) a mis en ligne une mini conférence concernant le livre qu’il vient d’écrire sur le sujet.(Je ne retrouve pas son nom)
      Une révolution en France aurait pris au dépourvu aussi bien Roosevelt que Staline que Hitler.
      C’est le refus des comités d’action et de la construction d’un gouvernement des soviets révocables qui a permis l’imposture du « Front Populaire » de 1936, sa dislocation de 1938, la déclaration de guerre de 1939 et l’invasion fasciste de 1940.
      FRONT POPULAIRE ET COMITÉS D’ACTION : Novembre 1935 et septembre 2010. Où va la France capitaliste ? (1/2)
      Je répondrai, ici ou sur mon blog, à vos arguments construits.
      Quant au Talon de Fer. Et aux « risques » que vous évoquez :
      Depuis 10 ans que j’écris sur Internet sous mon propre nom, ses sbires ont largement cessé les harcèlements à répétition que je dus subir de 1988 à 2000.
      Quand j’écris les magouilles des constructeurs de la cabale dont je fus victime sur le Web, ceux-ci réfléchissent à deux fois avant de continuer.(Les derniers en dates me menacèrent dans une manifestation. Le lendemain, le dépôt de leurs propos sur Internet augmenta mon … score Google et me fit grimper sur leur page.
      Quant aux puissants que je dénonce comme
      - trafiquants de drogue (Pasqua and co),
      - criminels de guerre (Alliot-Marie Abidjan 2004 ) dans mes textes et ma chanson « Hôtel Ivoire »,
      - complices de génocide (Sarkozy and Co 1994) ainsi que Mitterrand (chanson « Fans de la crapule »),
      - corrupteur (de Sarkozy) et esclavagiste à 50 euros dans toute l’Afrique (Vincent Bolloré : ma chanson « Les esclaves de Bolloré » et le « prix Pinocchio »),
      - coupables de 15 millions de bébés morts (Jospin, Marie-Georges Buffet and co 1997-2002)….
      …..ils ont préféré ne pas imiter celles qui se vantaient de taper des élèves (Véronique Combret & alii) et qui commirent (tant pis pour elles) l’erreur d’aller porter plainte en diffamation contre moi et Julie Amadis.
      2 ans plus tard, j’occupe des lignes et des lignes de leurs pages Google.
      2 ans plus tard, je ne suis toujours pas convoqué devant la 17° chambre correctionnelle du tribunal de Paris.
      ====
      Et cela contrairement à notre hôte.
      En effet, Olivier Bonnet, pour des propos 10 fois moins « graves » concernant l’ « inénarrable » Marc Bourragué fut, lui, convoqué dans ce temple de la liberté de la presse.
      Et – HOSANNA ! – fut acquitté.
      http://www.tricaudtraynard-avocatsassocies.com/lang-fr/actualites/1-actu/24-le-blogueur-et-journaliste-olivier-bonnet-relaxe
      (1° J’attendais les attendus pour rédiger un texte célébrant l’heureux évènements…. 2° Il semble que la recherche Google ne voie pas le résultat attendu par la recherche
      http://www.google.fr/#sclient=psy&hl=fr&newwindow=1&safe=off&tbo=1&tbs=qdr%3Ay%2Csbd%3A1&q=%22olivier+bonnet%22+17%C2%B0+chambre+du+tribunal+correctionnel+verdict&aq=&aqi=&aql=&oq=&gs_rfai=&pbx=1&tbo=1&fp=205eec5c26068a2f
      ====
      Ces deux femmes qui se vantaient de taper des enfants de maternelle (et leur complice principale du collège Varlin qui tenta d’étouffer l’affaire) ont fait ce que les trafiquants de drogue, les bourreaux de l’Afrique gaullistes et socialo-communistes n’ont JAMAIS osé faire.
      Elles ont eu tort : Ma chanson « La brute soutient la brute » a été composé le lendemain de ma convocation au commissariat de police de la rue de la Victoire (en compagnie de celle qui avait été témoin à la fois de la brutalité ET de la revendication de taper un autre enfant – Julie Amadis.
      http://www.youtube.com/watch?v=5ODFRtCRWJQ
      (2774 vues et cela explosera quand le Conseil de l’Europe se décidera enfin à mettre ses menaces à exécution et à condamner réellement la France pour sa pratique barbare de la fessée contre les enfants)
      Si ma proposition de RENVERSER SARKOZY en construisant un mouvement réunissant 19 millions de délégateurs révocables – qui auraient désigné leur délégué par groupes de 25 me valait menaces de la bourgeoisie et poursuites en justice, cette bourgeoisie agonisante m’accorderait une TRIBUNE gigantesque.
      Jusqu’à ce jour l’aile proto-fasciste (stalino-fasciste) de la LCR et du PCF a pu agir dans l’ombre pour me faire passer pour un dingue.
      (C’est allé jusqu’à tentative de construction d’un « comité pour mon internement d’office par le préfet » initié par l’ »Instituteur-Musicien-Ecrivain » Dominique Delahaye.
      Le résultat en fut – 15 ans plus tard – des menaces de ce sbire quand il a vu Google commencer à référencer ma narration des AVEUX que ses anciens complices firent – un par un.
      ====
      Pour répondre à Olivier qui a écrit.
      « Au contraire de vous, je connais mal le NPA. Je le vois comme une force de la gauche radicale avec laquelle il faut souhaiter l’alliance au sein du Front de gauche. »
      Je connais très bien l’évolution de beaucoup de militants du NPA. J’avais milité quotidiennement avec ceux-ci dans la LCR de 1973 à 1982.(plusieurs fois élu dans la DV (Direction de Ville) de la section du Havre).
      Nous avions un lien particulier avec le BP (Bureau Politique) de la LCR à cause du poids spécifique du stalinisme sur la ville : Nos 30 à 40 militants étaient un peu une boussole valable pour toute la France concernant les évolutions possibles de la classe ouvrière et des appareils staliniens (PCF-CGT)
      Notre « émissaire » Alain Montaufray-Mathieu au Comité Central et en liaison avec Gérard Filoche nous permettait de peser en tant que « tendance de gauche de la tendance de gauche » sur les choix faits par les droitiers-centristes Bensaid-Weber-Krivine et d’éviter les principales erreurs gauchistes.
      En particulier concernant la rédaction de nos tracts pour l’usine Renault Sandouville.
      Je n’ai pas lu le livre de Gérard Filoche, mais je suppose que Gérard Filoche est – dans cet ouvrage comme dans d’autre textes de son blog (en particulier lors du décès de Daniel Bensaïd) – un bon témoin de la perpétuelle dérive gauchiste-terroriste qui agitait constamment cette direction nationale hypnotisée par l’ »intellectuel-charlatan » Daniel Bensaïd.(Je vous en conseille – Olivier – très fortement la lecture).
      Puis, localement, j’ai observé ces militants LCR de loin de 1982 à 1993.
      A partir de cette date [découverte du concept de "formoisie" et de l'importance stratégique du combat programmatique pour l'exigence de salaire égal pour tous les Terriens] , j’ai tenté – en vain – de les convaincre de réactualiser les thèses du marxisme en entamant un combat égalitariste.
      De 1995 à nos jours, j’ai mené un débat régulier (de bouton de veste dans toutes les manifs) pour convaincre les militants JCR locaux, puis SUD-étudiants de reprendre les traditions démocratiques.
      C’est ce combat que dans cette université Julie Amadis a repris en proposant inlassablement la jonction avec les jeunes pauvres exclus et l’organisation par la délégation révocable, vers des coordinations intersectorielles destinées à construire un gouvernement du peuple.
      La caractère formois de l’idéologie qui règne dans cette université havraise (en voie d’être privatisée – selon un professeur croisé hier dans la manif) jointe à la ligne magouilleuse-ultra-droitière des militants NPA-SUD locaux a abouti à ce tragique et grotesque « 30″ étudiants se réunissant hier après-midi à la fac.
      C’est le résultat de 10 ans de sabotages et de magouilles NPA sur le Havre.
      Ils n’ont pas recruté parmi les plus pauvres, et leur base sociale d’enfants de classe moyenne est tellement arriviste que – à peine les diplômes obtenus – ils se précipitent s’intégrer socialement, achètent leur petit pavillon et abandonne quasiment toute activité politique ou syndical : le turn-over des organisations en putréfaction.
      Le candidat local NPA (François Leroux) fit, en 2008, un score (1414 électeurs) égal au QUART du score 2007 d’Olivier Besancenot (5572 électeurs).
      Une perte de 74,62 % des suffrages NPA en seulement un an (4158 électeurs). Des électeurs dont on peut se douter qu’ils fournirent de gros bataillons à l’armée (de réserve) des abstentionnistes.
      Une section locale NPA particulièrement droitière qui ne parvient même pas à compenser électoralement ce qu’elle perd sur le plan militant.
      Pour autant, le fait d’avoir été « banni » de leurs meetings et d’y être « interdit de parole » ne m’empêche pas d’avoir des dialogues avec certains des actuels militants NPA.
      Même quand il s’agit de leur remonter les bretelles sur la démocratie dans les mouvements ou sur l’importance de la revendication « Troupes Françaises Hors D’afrique ».
      A titre d’exemple, cette Lettre à Vincent Ales, militant LCR NPA ou comment accuser son chien d’avoir la rage.
      Olivier, vous concluez par :
      « Je ne vois pas bien la dimension colonialiste que vous évoquez. »
      Précisément, un des principaux échanges que nous eûmes avec le militant NPA Vincent Alès porta, depuis près de quinze ans sur l’importance du combat en soutien à l’Afrique et sur l’exigence du retrait des troupes impérialistes.
      Quant à l’aspect « colonialiste » il se résume par le fait que le PIB mondial avoisine 600 euros par Terrien et que ceux qui ont plus que 450 ou 500 euros par mois pour leur consommation VOLENT dans l’assiette de CEUX QUI ONT MOINS.
      Si, Olivier, vous êtes un honnête homme, comme le furent des François-Xavier Verschave, des Bernard Borrel, etc… vous finirez par admettre la terrible vérité : la France est – en 2010 – le PIRE pays colonialiste au monde. Le pays dont les crimes à l’encontre de l’Afrique dépassent (en quantité totale) ce que Hitler fit subir à l’humanité en 6 ans.
      En sus des crimes imprescriptibles de 1994 au Rwanda qui furent l’œuvre de la France Fasciste occulte – dirigée par François Mitterrand et la Peste Brune de la DGSE et des renseignements militaires….
      …. 3 millions de bébés meurent chaque année (Un bébé africain sur dix qui sont nés) pour permettre à Vincent Bolloré (à la famille Bouygues et aux autres vautours) de faire des profits gigantesques en contraignant – sous dictature – des malheureux travailleurs à cultiver, à cueillir, à extraire, pour des salaires de 50 euros par mois.
      Et ce combat, qui fut au cœur du trotskysme véritable, est TOTALEMENT abandonné par l’équipe Sabado-Besancenot.
      Occupés qu’ils sont à faire des ronds de jambe à la 5° colonne de l’islamo-fascisme ils ne veulent même plus entendre la simple vérité : à Gaza, la mortalité infantile est de 2,5 pour 100. En Afrique, elle est QUATRE FOIS PIRE. 10 pour 100 !!!
      L’attitude criminelle de la France à l’égard de l’Afrique (et de ses petits enfants) est QUATRE FOIS PIRE que l’attitude de Israël vis-à-vis de la seule bande de Gaza.
      En effet, en Cisjordanie, pour ne pas parler des « Arabes » citoyens d’Israël, le taux de mortalité infantile est bien plus faible encore.
      Il y a un déni de vérité de toute la gauche et de toute l’extrême-gauche vis-à-vis de l’Afrique.
      Seuls quelques rares anarchistes minoritaires et des minuscules groupuscules archéo-trotskystes comme la LTF (Ligue Trotskyste de France) font encore de l’agitation pour exiger « Troupes Françaises Hors d’Afrique ».
      Si le NPA l’a écrit, en tout petit dans son congrès de fondation, cela prend une importance ridicule en regard de l’exigence concernant le retrait hors d’Afghanistan.
      Pourquoi ?
      Tout simplement en tant que gage aux islamo-fascistes qui pèsent de plus en plus dans le NPA (à commencer par l’influence occulte d’un John Mullen, envoyé depuis l’Angleterre comme sous-marin pour la 5° colonne islamo-fasciste, ces rouges-bruns-verts que le regretté « droitier » Gilles Suze, candidat NPA avait dénoncé juste avant son décès pendant la récente campagne électorale.)
      L’affaire du voile ne peut se comprendre que par les liens que ce John Mullen a tissé avec Tarik Ramadan.(Il suffit de lire son blog : il se vante ouvertement de ses liens avec Ramadan).
      Un Tarik Ramadan – obscurantiste et manipulateur – dont je rappelle qu’il réclamait récemment à La Réunion la séparation des hommes et des femmes dans les piscines.
      La dérive antisémite que je dénonce actuellement (boycott des marchandises prétendument israéliennes quand ce sont des « produits feujs » [le vocabulaire réel des jeunes de quartiers qui dérivent lentement vers l'antisémitisme : ils sont partout, ils contrôlent tout ... il faut les boycotter ! ] … « produits feujs » qui sont en réalité dénoncés par les nouveaux alliés du NPA avec Abdel Zahiri dans leur « intervention Carrefour »)… Cette dérive est en proportion de l’ABANDON total dont fut victime Michael Agbor au Cameroun.
      Si, Olivier Bonnet, vous vouliez faire œuvre utile pour le combat pour les liberté en Afrique, voici deux suggestions :
      La première consiste à RETROUVER MICHAEL AGBOR : Comment a fini la grève de Kienké dans la plantation de Vincent Bolloré (SOCAPALM) ? Qu’est devenu ce leader syndical menacé de mort par la police fasciste du dictateur Paul Biya ?
      Pour la documentation, suivez les liens de ma chanson « Les esclaves de Bolloré »…. Mon clip est le journal camerounais « 8 mai » qui avait repris l’article de Libération.
      La deuxième consiste en une campagne RÉFORMISTE qu’à minimum un honnête homme devrait mener :
      EXIGER QUE TOUS LES PATRONS FRANÇAIS EMBAUCHENT DES TRAVAILLEURS EN RESPECTANT LES LOIS DU TRAVAIL de FRANCE.
      Et créer un « crime esclavagiste » pour quiconque, sur Terre (et donc en Chine ou en Afrique) embaucherait un travailleur pour un salaire inférieur au SMIC.

mercredi 22 septembre 2010

LCR Belgique : Lettre publique à Céline Caudron (candidate LCR) Thèses néo-trotskystes égalitaristes et entrisme égalitariste en faveur des pauvres

Bonjour
Je suis tombé par hasard sur votre page :
Mon compteur de page Analytics m'a indiqué qu'un visiteur avait lu mon blog après avoir recherché sur Google les mots suivants:
"je suis militant lcr "
=
http://www.google.fr/#hl=fr&expIds=17259,17311&xhr=t&q=je+suis+militant+lcr+&cp=21&pf=p&sclient=psy&newwindow=1&safe=off&site=&source=hp&aq=f&aqi=aql=&oq=je+suis+militant+lcr+&gs_rfai=&pbx=1&fp=e618253e16eaf21d
=
Comme je suis sur la 2° ligne pour un texte que j'avais écrit sur le dealer Charles Pasqua protégé de la bourgeoisie depuis plus de 40 ans
http://revolisationactu.blogspot.com/2010/03/charles-pasqua-le-trafiquant-de-drogue.html
et sur la 3° ligne pour mon hommage à Gilles Suze, mliltant (et candidat) NPA et ancien de la LCR présent au congrès de fondation de la Ligue Communiste de 1969
http://revolisationactu.blogspot.com/2010/02/un-hommage-gilles-suze-militant-lc-fcr.html

{Je vous ai découverte en 5° ligne de la page Google}

... il était logique que Google me référence à cette place (Je fus militant de la LCR française (et donc de la 4° Internationale) de 1973 à 1982). Militant du MLA et élu Ecole Emancipée à l'origine, puis militant des CDA (Comités de Défense des Appelés) [ayant - vainement - tenté de construite des syndicats de soldats 1976-77, muté constamment de caserne en caserne], militant des Comités Chili, participant aux mobilisations anti-nucléaire (nous voulions - déjà - le tout solaire en lisant le magazine réformiste "Le Sauvage")
etc...

j'ai quitté la 4° Internationale en 1982 : Toutes nos analyses étaient fausses, notre fonds théorique était incapable de nous faire prévoir quoi que ce soit quant à la situation politique.

Ce n'est que 11 ans plus tard que neuf années de réflexions informelles et deux années de recherches en économie et en sociologie m'ont rendu "égalitariste" et partisan du mot d'ordre "salaire égal mondial".
Un mot d'ordre dont la concrétisation actuelle est "1000 euros pour tous les Terriens" (de 14 à 114 ans)
Un mot d'ordre qui répond à la question des retraites, de la jeunesse, de l'Afrique colonisée, de la Palestine sous contrôle, mais aussi de l'Égypte, de l'Afghanistan... un mot d'ordre unifiant pour les USA, pour tous les Étasuniens pauvres, pour tous les Mexicains, les Cubains, etc....
Un mot d'ordre pour les femmes, pour les enfants (500 euros, demi-part avant 14 ans)...

ÊTES-VOUS D'ACCORD ?

Ce mot d'ordre est fondé sur une grille néo-marxiste critiquant les sur-salaires versés aux diplômés.
Une analyse critiquant Ernest Mandel et le Trotsky de 1938.
Mais qui va dans le sens des textes de Natalia Trotsky postérieur à 1940 ainsi que dans le sens du premier livre "L"avènement du bolchévisme" que Léon Trotsky avait consacré à la révolution d'Octobre.
Une grille néo-marxiste, néo-trotskyste qui actualise le concept de "révolution permanente" en PRÉVOYANT l'irruption de TROIS révolutions enchevêtrées.
Contre la bourgeoisie des actions, "puis" contre la bourgeoisie des diplômes, "puis" contre la bourgeoisie des droits d'auteur.
Trois révolutions similaires aux 2 révolutions (Février et Octobre) de 1917.

Je vous écris pour que les trotskystes belges puissent prendre connaissance de ces thèses.
En effet, je suis banni et interdit d'écriture sur le site du NPA révolution celeonet (ex site de la LCR française)
Comme je suis (aussi) banni du site de Lutte Ouvrière.

Mon programme égalitariste qui dénonce aussi bien le trafiquant Pasqua et les trafiquants stalino-STASI des FARC, qui dénonce les islamo-fascistes qui veulent nous imposer la bigoterie contre laquelle luttait mon grand-père "bouffeur de curés", aussi bien que les fascisto-sionistes.... déplait à ceux qui ont renoncé aux combats de Léon Trotsky.

Je me bats actuellement pour de nouveaux soviets CANDIDATS au pouvoir en France... Le moyen s'appelle "La délégation générale révocable".
25 délégateurs pour un délégué révocable.

Voilà, en résumé ce que je souhaiterais déposer sur votre page Facebook.

Y a-t-il des militants belges qui souhaiteraient reprendre le combat de Trotsky de 1935 et construire une "aile gauche égalitariste".
Qui souhaiteraient faire un "entrisme égalitariste" au sein d'organisations dont la revendication "révolutionnaire" va suivre le cours qu'elle a suivi au sein du NPA : Juste un "mot" auquel on ne croit plus.... juste pour la messe "socialiste" du dimanche, pour les dévots naïfs...

Y a-t-il en Belgique de véritables révolutionnaires ? Des révolutionnaires égalitaristes ?

mardi 30 mars 2010

sur rue89, un commentaire : censure, LCR, NPA, France à fric, relativistes

Ma protestation publique auprès de Pascal Riché est restée sans réponse de l'intéressé.
Des réactions de zélateurs de la censure m'ont fait écrire ce commentaire :

==

Humain sur Terre | 21H57 | 30/03/2010 | Permalien


@pseudo-Albérich
qui a écrit
===
Peut-être, mais la rengaine de la complainte du censuré du web est connue depuis toujours et ses contre-propositions aussi."
===
... Vous n'avez répondu à aucune des 5 propositions que je faisais pour stopper cette censure scandaleuse.
==
1° ARRÊT DE LA CENSURE
a) édition des messages et suppression des seuls passages incriminés
b) en cas de racisme avéré, mise à la POUBELLE des textes en question : une poubelle qui ne serait pas référencée par Google mais qui serait lisible sous ce titre de "poubelle raciste"
2° Une édition avec la SIGNATURE réelle des modérateurs, avec leur identité réelle.
De telle façon qu'une victime d'une mise à la poubelle serait en mesure de protester.
3° Un statut particulier pour les commentateurs signant sous leur véritable identité
4° une possibilité de replier une liste de commentateur pour que chacun puisse avoir le choix de ne plus les voir
5° Remplacer les 5 petits points par DEUX séries : une pour les APPROBATIONS et l'autre pour les REFUS
J'aime - un tout petit peu un peu moyennement beaucoup énormément
Je déteste .....
On ne verra plus ces moyennes absurdes de "top" et de "nul"
LE 21° siècle sera le siècle de la RÉPUTATION !
==
Il n'y a pas de "rengaine".
D'autant qu'il manque à ma liste (de textes censurés par rue89) le fait que mon texte d'analyse philosophique publié au moment du décès de Daniel Bensaïd avait, lui aussi été purement et simplement été effacé.
http://revolisationactu.blogspot.com/2010/01/daniel-bensaid-est-un-charl...
http://revolisationactu.blogspot.com/2010/01/bensaid-le-commentaire-cens...
Alors même que sur le débat présenté
1° - mettre en lumière, au premier plan, la cause (réelle ou fausse) de son décès m'apparaissait comme éminemment scandaleux
2° - le contexte totalement abject de tous ces textes hagiographiques qui avaient pour but d'instrumentaliser ce décès afin de rapporter des suffrages à un NPA en voie d'essoufflement politique,
... j'avais mis de côté ces points de vue pour choisir de polémiquer avec le "philosophe" Bensaïd sur son refus inavoué du matérialisme de VI Lénine.
Critiquer l'héritage conceptuel d'une personne disparue me paraissait (et me parait toujours) plus digne que ces cirages de pompes hypocrites.
Et, dans ce contexte, cette censure dont je fus la victime faisait partie de l'opération de manipulation des médias par le NPA et sa direction.
A titre de preuve, le décès du candidat NPA Gilles Suze a - quant à lui - été tellement placé dans l'ombre que le principal hommage qui lui fut rendu fut le mien !
http://www.npa2009.org/content/gilles-suze
http://www.google.fr/search?q=site:http://www.npa2009.org+Gilles+Suze&rl...
La fonction de l'effacement sur rue89 de mon texte est strictement la même que celle de l'effacement de Gilles Suze des débats de la campagne.
Ce malheureux militant du NPA fut littéralement effacé du débat.
C'est son décès et sa vie qui furent tous les deux censurés
Il ne fallait pas parler politique au moment où mourrait ce militant de l'aile droite "unitariste" du NPA.
Il avait consacré ses "avant-dernières forces" à pousser le NPA sur une ligne d'unité avec le Front de Gauche. Et des dernières forces furent consacrées à combattre l' obscurantisme. Avant de mourir, il trouva la force de tenter de freiner la dérive obscurantiste du NPA. Il écrivit, avec ironie - confiant à ses lecteurs que sa femme et sa belle-mère avec qui il vivait ne supportaient pas les "barbus" étant elle-même originaire du Maghreb : "Le NPA libère la femme avec juste un petit voile, le 3 février.
Et le 9 février, en réponse à la provocation que fut la présentation de la candidature de la bigote Ilham Moussaïd, il écrivit encoreL'exception Ilhem Moussaid.
Les censeurs veulent effacer les Gilles Suze - c'est ce que parvint à faire l'équipe Olivier Besancenot, Alain Krivine (qui, parait-il s'autocensura lui-même : où est l'interview du Monde ?), François Sabado et C°.
L'opération Abdel Zahiri (celui qui est opposé à Darwin et qui est le chef d'orchestre local de l'opération Ilham Moussaïd) était à ce prix : Il fallait à tout prix censurer Gilles Suze, censurer le militant, censurer sa mort, censurer tout hommage.
Gilles Suze n'eut pas droit à un hommage de la part du NPA parce qu'il n'était pas "dans la ligne".
Trop droitier pour certains, trop à gauche pour d'autres.
Il fallut le censurer de la même façon qu'il fallut censurer mon texte prouvant la rupture de Daniel Bensaïd avec le matérialisme.
La direction du NPA fait sa loi dans les médias : Je fus censuré sur Europe 1 pour un commentaire qui avait certainement déplu à Olivier Besancenot.
Je fus - pareillement - censuré sur le site du Figaro, pour le même motif.
Le clown menchévik fait sa loi.
Ou plutôt, les médias contrôlés par la bourgeoisie tiennent à empêcher à tout prix que des idées apparaissent dans les médias à la gauche du NPA.
Seuls les néo-terroristes TOTOs ont le privilège d'obtenir les micros et les projecteurs.
Qui connait ici la LTF ?
Cette organisation, la Ligue Trotskyste de France tente de préserver - jusqu'à la caricature - ce qui fut la ligne politique de l'ancienne LCR de 1974 à 1978.
Personne ne la connait.
Pour une raison simple : le radicalisme petit formois qui est sa ligne politique inquiète la bourgeoisie de la même façon que l'ex LCR inquiétait Raymond Marcellin.
Avec 93 références Google, ils sont plus que censurés, ils sont boycottés.
http://www.google.fr/search?q=%22ligue+trotskyste+de+france%22&rls=com.m...
Et ce ne sont pas ses positions "gaucho-islamophiles" qui explique cette censure généralisée.
Ce qui dérange les pseudo-Alberich c'est le fait que - plus malin que ces formois orthodoxes - j'ai compris la thèse de la corde léniniste et que, depuis 1981, je connais le potentiel gigantesque de l'informatique, puis de la télématique.
Et les 29300 pages que renvoie Google restent au travers de la gorge de tous les amis et de tous les protecteurs de l'imposture menchévique qu'est le groupe Krivine-Sabado-Besancenot.
http://www.google.fr/search?num=100&hl=fr&newwindow=1&rls=com.microsoft:...
Leur censure est une préfiguration de ce qui arriverait si un Février et deux Octobre ne donnaient la possibilité à ces néo-staliniens de contrôler la société.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, ils ré-éditeraient les exploits de Joseph Dougachvili Staline.
J'eus même - en vrai, dans la vie réelle - l'occasion d'expérimenter leur capacité - à l'identique de ce que subissaient les vrais trotskystes de 1923 - à huer, à interrompre, à insulter un orateurs tentant de s'exprimer dans un meeting.
Et même à une cabale qui dure depuis plus de 20 ans !
Ma dernière tentative de prise de parole dans un meeting LCR - en présence de Krivine - prévenu de ce qui se produisait à chaque fois, me donna l'occasion de me faire couper la parole au moment où je me contentais de lire du Krivine dans le texte, muni de l'ouvrage à la main, à lire son chapitre "coordinations" extrait du livre "Questions à la révolution".
Ce qui se passe sur Internet est le strict décalque de ce que je connais de la LCR depuis janvier 1988.
La seule différence notable est le fait que les magouilles de couloirs, les calomnies, les censures se déroulent maintenant à l'aide de pseudonymes.
Quel rêve merveilleux eut été celui des stalinistes de 1927 s'ils avaient eu droit de sévir sous pseudonymes.
Les pseudo-Sylvestre du site de la LCR qui - avec ses anonymes acolytes - me bannit du site, finit par enlever son masque et faire l'apologie du père de l'entrisme islamo-fascisme Chris Harman, venait racontant ses bobards sur les matérialistes russes antirelativistes des années 20.
Le pseudo-Toussaint du même site qui appelle à l'"exécution des déserteurs" du FARC .... sous un confortable anonymat.
Un anonymat qui lui permet, dans la coulisse d'obtenir l'effacement de mon message mettant en cause cette défense d'un groupe de trafiquants de drogue.
Quel rêve pour les stalinistes de 1930 !!!
Mais, pire encore, il ne s'agit, actuellement, même pas d'un Staline 1927, il s'agit d'un Staline 1917-03, il s'agit d'un Besancenot défendant une ligne politique kérenskyste.
Et la censure actuelle de mes textes est à comparer aux Journées de Juillet.
Le visage du NPA censeur qui réussit à peser sur rue89, sur le Figaro, sur Europe 1 etc... pour imposer l'effacement de mes textes, c'est le visage du Kerensky de Juillet 1917, le Kerensky allié à Kornilov.
Un Kérensky préférant saccager les imprimeries bolchéviques plutôt que de risquer de voir le peuple pauvre de Petrograd réclamer "Tous le pouvoir aux soviets" !
Et là, on tombe, précisément de l'autre côté de l'échiquier : pour découvrir le deuxième groupe de censeurs : le groupe de la France à fric.
Suppôts de Bolloré, l'esclavagiste à 50 euros par mois, suppôts de Sarkozy le corrompu, suppôt de Alliot Marie, la criminelle de guerre de 2004, suppôts du Hutu Power, suppôts du dealer Pasqua qui ne supportent pas qu'une vérité connue de tout le monde puisse être (re)mise en lumière : les réseaux gaullistes en tant que trafiquants d'héroine et de drogue marocaine sous la protection de Hassan II.
J'interrompt ce texte sans développer ce qui concerne le troisième groupe de censeurs : les zélateurs de la secte rélativiste.
Bien qu'ils soient les plus pernicieux et qu'ils aient dans les sites (auto) proclamés "scientifiques" un pouvoir de nuisance bien supérieur aux deux premiers groupes, je renvoie les lecteurs curieux (qu'ils se pensent - comme je le suis - "newtonistes" ou qu'ils soient simplement "honnêtes gens" ) sur les textes que j'ai publiés sur ce sujet.
http://www.google.fr/search?q=censure+newton+relativit%C3%A9&rls=com.mic...
La conclusion de tout cela, c'est le fait que le pseudo-Alberich a enlevé son (premier) masque d'hypocrisie.
Conformément aux pronostics du SIRIC de "Communication et manipulation", son humour prétendu n'était que le déguisement de la méchanceté, le déguisement tartuffe de l'agression verbale.
Son "Calimero" n'était qu'une défense de la censure, une technique néo-fasciste pour baillonner la voix de l'égalitarisme, la voix du combat contre la drogue, la voix du combat contre la France à fric, la voix du combat contre la formoisie exploiteuse (base sociale réelle de la direction du NPA), le voix du combat contre la censure.
Le pseudo-Alberich n'a pas répondu à mes propositions parce qu'il est un défenseur de la suppression de la liberté d'expression.
Quant aux tombereaux de propos racistes que mes yeux doivent subir de certains, ils seront - promesse épistémologique - républiés un jour en regard de mes textes censurés et des noms des censeurs.
Les noms, pas les pseudos.
Notre Guépéou ne sera pas celle de Thierry CSP du NPA qui gère sont Comité de Salut Public, notre guépéou, ce sera, essentiellement la LUMIÈRE !
http://www.google.fr/search?num=100&hl=fr&newwindow=1&rls=com.microsoft:...
A chacun de défendre sa réputation !
Mais sous sa véritable identité ! Pas sous un masque de sycophante vénitien de carnaval !
PS :
Les censeurs néo-staliniens du NPA-LCR-revolution-celeonet se censurent eux-mêmes : Ils ont fini par effacer les appels aux meurtres signés par le Pseudo-Toussaint à l'encontre des "déserteurs" des FARC
http://209.85.135.104/search?q=cache:xyAWsYBDSzQJ:revolution.celeonet.fr...
à comparer à
http://209.85.229.132/search?q=cache:WEYDCu-9_JsJ:groups.google.fr/group...
à
http://209.85.135.104/search?q=cache:xyAWsYBDSzQJ:revolution.celeonet.fr...

vendredi 19 février 2010

Lettre publique à l'intention de Philippe Corcuff (à propos de la révolution, des quartiers pauvres, des véritables exploités et ... du voile)

Ce texte écrit il y a presque trois jour devait être posté sur le blog de Philippe Corcuff.
En cas de validation, celui-ci aurait été – après Gilles Suze - le second internaute militant du NPA à considérer que la liberté d'expression des courants situés à la gauche de son organisation est une des garanties fondamentales pour le non-renouvellement d'un stalinisme ou d'un stalino-fascisme.
Malheureusement, le décès tragique de Gilles Suze m'a contraint à utiliser tout mon temps de connexion à rendre hommage à ce militant de la « droite unitariste » de la LCR puis du NPA.


Je ne parviens pas à déposer ce texte sur le blog de Philippe Corcuff.

mercredi 17 février 2010






UN TEXTE ECRIT A L 'INTENTION DE PHILIPPE CORCUFF ET … DES SES LECTEURS

Le NPA, le foulard et l’émancipation : avec Ilham Moussaïd



1973 1982 Je suis militant de la 4° Internationale, FCR, puis LCR.

1991 je divise 129 000 milliards (de francs) par 5,3 milliards de Terriens par 12 mois. Je trouve 2000 F par mois (300 euros) et comprends, en conséquence, que je suis un exploiteur. Un voleur du Tiers-Monde. Un colonialiste. Un mangeur de miettes impérialistes. Un complice de l'occupation de l'Afrique.

1993, découvrant le concept de « plus-value formation », je comprends que le capital humain détermine aussi une appartenance de classe : quand la « productivité supérieure » d'un salarié lui permet d'exiger les fruits (le fructus) de son « capital formation », il devient un exploiteur. Un exploiteur qui exploite les moins formés. Voilà pourquoi je gagnais 8700 F par mois (1300 euros). Voilà quel était le mécanisme [principal] qui expliquait comment je pouvais consommer plus 100 fois ce qu'un travailleur africain pouvait consommer chaque mois. Je construis un néologisme
« FORM-ation bourgeOISIE = formoisie ».
Les débats des années 30 entre Trotsky et Yvan Craipeau trouvent une conclusion : c'est la classe formoise, la bourgeoisie des diplômes qui a fait son Thermidor en 1927. Les chiffres donnés par Trotsky dans son « La Révolution Trahie » étaient bel et bien les chiffres de l'exploitation mise en oeuvre par une NOUVELLE classe exploiteurse. De la même façon, la dégénescence bernsteiniste et kautskyste du début du 20° siècle avait une BASE DE CLASSE. Mais cette classe qui allait pousser ses partis socialistes au chauvinisme en aout 1914 était cette formoisie.
A partir de là, j'allais consciemment trahir MA classe sociale.
Ses militants allaient me le faire cher payer.
 
1994 Avec un copain des quartiers pauvres (devenu dealer depuis et …. sympathisant.... LCR-NPA), nous rédigeons un tract. Il appelle à des comités de quartiers, à la solidarité internationale, à reverser 500 milliards de francs à l'Afrique, au retrait immédiat des troupes françaises hors d'Afrique.
1995 En décembre 1995, lors de la grande mobilisation sociale, lors d'une AG des chômeurs, je propose au débat et au vote une motion contenant deux propositions :
1° LE MOT D'ORDRE « ZERO CHÔMEUR » comme un des principaux but du mouvement
2° Le fait de commencer le prochain rassemblement et le prochain défilé à partir d'un des quartiers pauvres du Havre. (concrètement d'envoyer une délégation aux deux secteurs les plus mobilisés – poste et cheminot – pour les convaincre d'un appel commun) Le but est bien évidemment de tenter d'élargir vers les couches sociales les plus pauvres un mouvement duquel elles sont (et resteront) totalement à l'écart.
Mon projet est naturellement de pousser la « formoisie » à mobiliser le « formariat » et les couches les plus fragiles de cette classe formoise en butte aux attaques de la bourgeoisie.
Dans ce débat, un groupe de militants organisés (proches ou membres de la LCR) vont tenter d'empêcher le vote. Ils sont 11. 11 membres de « AC » « Agir contre le chômage ».
Le dégat trainant, et quelques dizaines de participants étant partis, je proclame - il n'y a aucun « président de séance »: « on ne va pas attendre que tout le monde soit parti. …. QUI est d'accord pour les deux propositions que j'ai faites – ZERO chomeurs et manifs dans les quartiers ' ?
Plus d'une centaine de mains (peut-être cent cinquante) se lèvent.
Mais le leader de la « fraction LCR », ne laisse pas le temps de compter les mains. Ils se lève et demande : « Qui est contre ? »
Les 11 mains des 11 membres de « Agir contre le chômage » se lèvent.
Le même leader – un professeur d'Histoire « ami des chomeurs » proclame alors « On n'a pas assez débattu »....

Les spectateurs écoeurés se lèvent et rapidement désertent le hall de l'ANPE.
La fraction se « chargera » de la mise en oeuvre du vote.

Le résultat fut – pas d'accord avec les syndicats des cheminots et de la poste et donc pas de manif à partir des quartiers. Et …. une banderolle ridicule sur laquelle le ZERO chômeur était écrit EN CHIFFRE. Cela se lisait « O chômeurs ». (Une invocation héllénique à Pan, sans doute).


Mes interventions dans les meetings LCR sont constamment entrecoupées par des fâcheux puis par la tribune.
Je tente un dernier essai lors de la visite de Alain Krivine. Méfiant, j'ai emporté « Questions à la revolution » un livre qu'il a écrit.
J'ai l'intention de faire un bref rappel sur l'Afrique et de lire un extrait de son livre. Un extrait sur les coordinations qu'il aurait fallu construire en mai 68 en tant que préfiguration d'un système de soviets.
La tribune – Francois Leroux (futur candidat NPA aux municipales) – m'empechera de finir le paragraphe, prétextant les interruptions d'un facheux (un inconnu pour moi et pour d'autres)



1996 Je conceptualise l'innovoisie

Octobre 2000. Je deviens SDF.

De 2002 à 2007, à l'université du Havre, Julie Amadis, reprenant le flambeau égalitariste, tenta d'orienter les étudiants vers une mobilisation des quartiers pauvres. En vain : elle l'écrivait récemment.


= = texte de Julie Amadis
OUBLI DES PAUVRES DE FRANCE
OUBLI DES PAUVRES DE LA PLANÈTE

Et surtout, le programme de ce parti qui se dit révolutionnaire ignore les pauvres de France comme elle ignore les pauvres de la planète. Les chômeurs, les RSAistes, les travailleurs précaires à moins de 1000 euros par mois sont les grands oubliés de ce nouveau parti anticapitaliste qui préfère arborer des affiches contre la casse du service publique que contre le chômage et contre l'impérialisme.

Ces habitants des quartiers pauvres ne voient, depuis des années, que la partie émergée de l'iceberg de ces formois égoïstes.
Les pauvres des quartiers - absents des Assemblées Générales des mouvements étudiants parce que jamais invités - n'ont pas assisté au refus constant de ces militants LCR (NPA) à démarrer une manif dans les quartiers.
Ils n'ont pas vu les barrages systématiques faits à mes propositions par la LCR-NPA.
REFUS DU NPA DE L'ALLIANCE
AVEC LES PAUVRES DEPUIS DES ANNÉES
Lors de tous les mouvements sociaux à l'Université du Havre de 2002 à 2007, j'ai défendu à chaque fois l'alliance avec les jeunes des quartiers, en proposant diverses actions, comme démarrer une manif à partir de Caucriauville ou du Montgaillard, organiser des débats dans ces quartiers, etc ....
Pour empêcher que mes propositions puissent voir le jour, toutes les méthodes possibles et imaginables ont été utilisées : se mettre à plusieurs pour parler en même temps que moi lorsque je m' exprimais, monopoliser la tribune et ne pas me donner la parole, laisser leur collègue du PC arracher nos affiches égalitaristes, etc, etc....
LE NPA CONTRE L'ÉGALITARISME
Cette attitude s'explique par leur refus acharné de l'égalitarisme, leur reefus acharné du salaire égal pour tous !
Les militants du NPA ne veulent pas partager avec les plus pauvres.
Maintenant ils s'intéressent aux quartiers pauvres dans une optique uniquement électoraliste. Leur objectif n'est ni de prêcher l'égalitarisme ni de faire la révolution.

Ils craignent toujours autant le potentiel révolutionnaire des quartiers.
UNE ALLIANCE
AVEC L'AILE RÉACTIONNAIRE
DES QUARTIERS

(...)
= = extrait de http://revolisationactu.blogspot.com/2010/02/le-npa-le-voile-une-protection-contre.html">Le NPA, le voile : une protection contre la révolution



Sur cette période, à de nombreuses reprises les militants LCR incités à militer davantage dans les quartiers pauvres, et particulièrement à en finir avec ces sempiternels défilés dans le centre-ville, répondent par des pseudo-arguments rhétoriques. Seul l'un d'entre eux aura la franchise d'expliquer sa crainte de « soulever le couvercle » en déclenchant une émeute incontrôlable.
(elle avait failli se produire lors de l'assassinat d'un jeune par un groupe de fascistes)

Mais en décembre 2004, l'émeute se produit sans la LCR.

2008 Je suis banni du site internet de la LCR révolution celeonet

2009 Le NPA nait et, tout en récusant l'héritage trotskyste manifeste une urgence à recruter dans les quartiers pauvres. En son sein, le militant John Mullen soutient ostensiblement Tariq Ramadan et développe une ligne politique stigmatisant une prétendue « islamophobie » qui rongerait la société française.
Il même campagne pour le voile et prétend que «  supplément d'âme »

2010 Le NPA présente une candidate voilée. En faignant d'ignorer l'existence d'un complot ourdi par une fraction non déclarée.


Je qualifie cette fraction de « rouges-bruns-verts ». Je suis censuré sur le site des amis de LO puis banni. Puis, par un cookie pernicieux (semblable à un cookie Google indentique) je suis INTERDIT DE LECTURE sur le site de LO/

Je pose une copie sur le site « Mai 68 ». Il est effacé. Et John Mullen contacté par le responsable de ce site menace de porter plainte en diffamation contre moi.
 

Je réagis par un texte.

Donc je poste une copie sur le site de …. Julien Dray «  Trotsky revient, Krivine est devenu fou ».

Elle ne sera pas validée ...

jeudi 18 février 2010

Un hommage à Gilles Suze, militant LC-FCR-LCR-NPA

Gilles Suze, candidat NPA vient de mourir.


C'est une crise cardiaque qui a eu raison de Gilles Suze. A 61 ans.
Lui qui fut, en 1969, l'un des participants de la création de la Ligue Communiste, l'organisation qui devint Front Communiste Révolutionnaire en 1973, puis Ligue Communiste Révolutionnaire l'année suivante, vient de cesser d'écrire sur son blog « NPA vu de l'intérieur ». Il avait été l'un de ceux qui avait participé à l'aventure du Quotidien Rouge. C'est là qu'il avait eu l'occasion de voir de prêt certains « dirigeants historiques » de la LCR.
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Je serai impatient ?! J’étais au 1er congrès de la Ligue communiste en 1969. Attendre pratiquement toute une vie que l’on cesse de rabâcher et que l’on invente une alternative qui tienne compte du passé mais sans le répéter, ce n’est pas de l’impatience. Aujourd’hui je suis convaincu qu’il faut faire le bilan de ces quelque 70 ans d’échec du « révolutionnarisme » (déjà critiqué par Marx et Engels – critique du Blanquisme, de Bakounine etc., ce n’est donc pas nouveau) et reprendre TOUT pour construire en effet un PROJET de sortie du capitalisme que j’appelle moi « l’hypothèse démocratique ». La construction et le débat autour de ce projet ne signifie pas cependant rester l’arme au pied, et le rejet de compromis avec d’autres forces politiques se situant dans le même champ de l’anticapitalisme et de l’antilibéralisme. Car le débat ne suffit pas. Il faut parallèlement redonner confiance en partant de l’existant. Je reprends ma formule : nous construirons un nouveau mouvement d’émancipation social avec du neuf mais aussi avec le vieux.
Ecrit par : Gilles | 28.11.2009



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Après de multiples professions et en particulier celle de journaliste, il avait rejoint le NPA - « nouveau anti anticapitaliste » lors de sa création. Membre de la « droite unitariste » du NPA, pour autant, il n'avait pas suivi Christian Picquet, Michèle Ernis et autres créateurs de la Gauche Unie. De nombreuses réflexions qu'il faisait du comportement de la GU pendant la campagne actuelle les présentaient récemment comme les petits laquais servile du PCF.
Son positionnement politique de « NPA droitier » ne l'avait pas empêché de valider la quasi-totalité des commentaires que j'avais postés sur son blog.
Sa disparition clôt définitivement l'espoir que j'avais que la situation politique le contraigne à débattre de la création de nouveaux soviets, de la mise en œuvre – par le bas – de la révocabilité des élus par la construction de la délégation générale.
Mes commentaires le laissaient silencieux. Il validait systématiquement ceux qui portaient sur ce sujet. A ce titre, il était totalement en rupture avec ses camarades stalino-fascistes du NPA.
En effet, il validait mes messages tout en sachant pertinemment que ses « camarades » du NPA pratiquaient la censure systématique de toutes mes propositions égalitaristes. Il connaissait tout autant la caractérisation que je faisais de « néo-stalinisme » quant au comportement de petit censeur de son « camarade de parti » Thierry CSP, blogueur de « Comité de Salut Public » qui validait les commentaires des fascistes avérés après m'avoir annoncé mon bannissement définitif.
Il connaissait tout autant mon bannissement total du site Revolution Celeonet.
Gilles Suze était non seulement attaché à l'expression de la libre parole – à l'inverse des stalino-fascistes formois qui font la loi dans le NPA – mais encore, il développait une position originale au sein de son organisation : il travailla pendant les semaines et les mois qui précédèrent son décès à la construction de l'unité avec les organisations du Front de Gauche.
J'avais caractérisé cette ligne de sorte de déformation de la politique du Front Unique par la tentative de construction de CARTELS. Tactique politique qui, au lieu de s'adresser directement à la population en l'incitant à s'auto-organiser en désignant (hors des élections, hors des institutions bourgeoises) leurs propres délégués révocables, se proposait de « réaliser l'unité » des organisations colonialistes de gauche et radical-formoise par la construction de listes électorales communes.
Tout en se plaignant de l'absence de soutien du « National » du NPA, de l'absence de réaction lorsque lui – comme les autres droitiers – décidèrent de « tordre la ligne » en tentant de construire des listes d'alliance avec le Front de Gauche, pour autant, il tordait – à son tour – sa propre ligne vers la gauche, en mettant systématiquement en lumière les manœuvres et les sabotages des stalino-colonialistes du PCF.
Cette ligne fut – personne n'en doutera – une cause de fatigue extraordinaire.
Elle impliquait, en effet, des débats sans fin avec des gens dont la plupart cultivaient la mauvaise foi depuis tellement d'années qu'il était naïf de les croire capables d'un quelconque « anticapitalisme ».
Les trois derniers textes qu'il a publié témoignent – à la fois – de la fatigue qui était la sienne, du découragement qui pointait et du sentiment de trahison qui le frappait à chacune des manoeuvres de sabotage des staliniens.
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15.02.2010
Heuliez, Royal et le Front de gauche
Début janvier, Simone Fayaud, conseillère régionale sortante PC, nous écrivait : « « Dans le contexte actuel de souffrance et de régression sociale, rien ne serait plus désastreux que de voir la gauche se déchirer. » En clair, nous expliquait-elle, ne nous engageons pas dans une critique du bilan de la majorité régionale sortante dont les communistes ont fait partie. Et de nous citer l’exemple d’Heuliez comme action positive avec comme argument choc« l’action syndicale dans l’entreprise qui a soutenu ce choix ». Pour l’anecdote, le responsable syndical CFDT d’Heuliez est aujourd’hui sur la liste Royal et cette action syndicale a été saluée, sur place, par François Chérèque comme la preuve d’un « syndicalisme de responsabilité ».
Nous savons aujourd’hui ce qu’il en advient de cette « action positive ». Voici  le communiqué que nous allons faire parvenir ce matin à la presse locale : « Les journaux se font l’écho du risque imminent d’un nouveau dépôt de bilan, voire de la mise en liquidation judiciaire de la société Heuliez. En effet, BKC n’ayant jamais réellement versé les 15 millions d’euros promis, la société sera d’ici quelques jours en état de cessation de paiement. Ségolène Royal s’était pourtant enorgueillie d’avoir sauvé Heuliez ! La Région avait à cet effet versé 5 millions d’euros qui risquent ainsi d’être utilisés pour payer les créanciers, sans que cela ne change rien au destin de plus en plus compromis de l’entreprise cerizéenne. Mme Royal et M. Grellier ont-ils été à ce point naïfs pour croire en les promesses d’un financier peu scrupuleux ou faut-il penser que le projet industriel n’est pas suffisamment attirant pour les investisseurs sérieux ? On peut en effet s’interroger sur le pari de la voiture électrique dont le caractère social n’est pas démontré et dont le caractère écologique est fortement contestable puisque ses batteries utilisent un métal rare (le lithium) et se rechargent à l’électricité nucléaire. Dans les deux cas l’argent des contribuables du Poitou-Charentes aura été utilisé à perte par une présidente de région qui dans cette affaire n’a pas défendu d’autres intérêts que les siens. Il faut en finir avec l’utilisation de l’argent public pour satisfaire les intérêts privés sans contrôle démocratique de son utilisation et sans que les salariés bénéficient des garanties les plus élémentaires. » (Communiqué de la liste "Pour une alternative à gauche", NPA, FASE, Alternatifs)
Cette annonce d’un possible dépôt de bilan d’Heuliez arrive au moment même où le Front de gauche présente (enfin) sa liste en Charente-Maritime. Après le départ des « fédéraux » qui voulaient s’allier avec Royal dès le 1er tour, il ne restait plus que les « unitaires » et un PG déboussolé. Voici donc l'exploit auquel sont arrivés le PG et le PC. Faire une liste concurrente de la nôtre avec des communistes unitaires. Un comble ! Nous voilà donc avec deux listes « unitaires » qui vont se partager les 10% que nous aurions pu obtenir ensemble. Les raisons sont connues. La 1ère c’est qu’ils ont cru pouvoir faire céder le PC 17 sur ses exigences. Finalement c’est lui qui est parti. La 2e c’est qu’il fallait maintenir la fiction d’un Front de gauche comme solution. Mais un Front de gauche à 4 ou 5 %, quel intérêt ? La 3e c’est qu’il ne fallait pas faire ombrage à Royal. A 10 %, cela aurait posé de sérieux problèmes aux communistes dépendants du PS pour leurs postes d’élus. Le PC a donc sacrifié cette élection et l’unité la plus large pour des intérêts de boutiques. « Joli coup, camarades ! »
10:44 Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
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"FRONT DE GAUCHE ET NPA : UN ÉCHEC PARTAGÉ" 
14.02.2010
Front de gauche et NPA, un échec partagé
Concurrents, les deux projets, celui du NPA de Besancenot et celui de Mélenchon vont vraisemblablement – si l’on en croit les premiers sondages – au devant d’un échec cuisant (entre 3 et 4 % en moyenne nationale). Le pire c’est qu’ils le savent et que, comme l’avait fait le NPA au lendemain des européennes, ils ne s’en soucient pas, cherchant chacun de leur côté à rejeter la faute sur l’autre ou les abstentionnistes.
En Poitou-Charentes, une unité NPA-FASE-Alter-PG s’était forgée sur des bases sans ambiguïté ; mais une partie du PC refusa d’entrer dans le jeu. Si le PG n’avait pas cédé, le PC seul aurait bien eu du mal à se maintenir sur sa position. Mais Mélenchon et Coquerel ont intimé l’ordre à leurs dirigeants locaux de renter dans le rang. Résultat, deux listes concurrentes qui vont en gros raconter la même chose et vraisemblablement être incapables d’arriver aux 5 %. La « gauche » social-libérale, avec ou sans Modem, peut dormir tranquille.
Vous me direz qu’ici la faute en incombe au PC et au PG. En Aquitaine, ce sont le PC et le NPA « identitaire » qui l’ont finalement emporté, malgré un vote à 75 % dans le NPA pour un rassemblement large. Ainsi, peu importe de savoir qui a le premier dégainé, la faute est partagée. Il ne peut en être autrement. Front de gauche et NPA sont deux projets concurrents irréconciliables. Tant qu’à l’intérieur de ces deux « blocs », les projets seront maintenus en l’état aucun rassemblement large ne sera possible.
Besancenot, interrogé ce matin sur Europe 1, continue ainsi à vendre le projet mort-né d’un NPA « reprenant pied dans les quartiers et les entreprises », comme si feu la LCR y avait été un jour présente (le PC, oui) et comme si l’hypothèse de construction d’un nouveau mouvement ouvrier par le bas, élément par élément, petit bout par petit bout, avait une quelconque chance de réussir. Un « voile » ce n’est pas toute la jeunesse des quartiers ; ce serait même l’exemple du refus de l’intégration au mouvement ouvrier et à ses valeurs. L’inverse de ce que l'on a connu dans les années 60 avec la jeunesse chrétienne dont ont été issus bien des cadres du mouvement social des années 70-80.
De son côté, Mélenchon profitera très certainement de ces mauvais résultats pour mettre en porte-à-faux son partenaire, préparant ainsi sa candidature pour 2012. Mais à trop le privilégier, refusant par ailleurs de « tendre la main » aux « unitaires » du NPA, les tenant en quelque sorte pour quantité négligeable et refusant d’admettre qu’ils n’entendent pas se rallier à son projet comme la GU, Mélenchon se prépare de durs lendemains.
Reste aux unitaires de tous les partis d’entrer en dissidence. Depuis 2005, c’est un concert assourdissant d’occasions manquées. Ça suffit ! Après ces élections, nous ne rentrerons pas dans le rang. Les partis craquent, il est temps désormais de s’unir malgré eux, contre eux s'il le faut.
14:11 Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
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Ici il conclue par
"LES COMMUNISTES, LES VRAIS, ILS PORTENT DES CORNES"
11.02.2010
Ségolène et les « communistes »
Par honnêteté pour les vrais, nous mettrons des guillemets pour qualifier ces individus qui s’apprêtent, sans aucune honte, à rejoindre la liste de Ségolène Royal en Poitou-Charentes. Nous les avions rencontrés hier soir dans les couloirs d’un bâtiment qui tient lieu de salles de réception et de réunion dans une ville importante de la Charente-Maritime. Leurs airs de conspirateurs nous firent immédiatement comprendre qu’ils préparaient un mauvais coup. Nous n’avions désormais plus aucun doute : les « communistes » du département préparaient leur sortie du Front de gauche et leur entrée sous les ors de la Région, par la porte de derrière, celle réservée à la domesticité.
Tout le monde ici les connait. Ils doivent au PS non seulement leurs postes d’élus municipaux, départementaux et régionaux, mais également – quand ils en exercent un – leurs emplois. Pour eux c’est du pareil au même. On s’étonne encore qu’ils puissent à la fois « tenir » leur département mais également la région. On raconte tellement de choses sur eux. Ces trois derniers mois ils ont tout fait pour faire capoter une liste régionale unitaire entre le Front-de-gauche, le NPA, la FASE et les Alternatifs. Réussite totale. Ces gens ne travaillent pas pour le roi de Prusse.
Et que dire de leurs camarades et de ces idiots utiles du PG ? Pas plus tard que samedi, des « cadres » du PG nous affirmaient, sans rire, qu’ils leur avaient fait signé une lettre d’engagement solennel comme quoi ils ne chercheraient pas à rejoindre la liste de la présidente sortante. Ils ont dû se marrer ferme les « communistes ». Le plus dur pour nous et les électeurs de gauche, c’est que malgré un vote massif des militants du PG favorables à une fusion avec notre liste, ces « cadres » appuyés par Paris ont préféré faire confiance à ces individus plutôt qu'à nous. On a les alliés que l'on mérite.
 (suite du texte ci-dessous)
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Mais cette usure résultat de cette tentative naïve de « construire l'unité » de la formoisie fut aggravée (pour ce que ses textes de blog nous en donnent connaissance) par deux facteurs supplémentaires :
Le premier facteur d'usure politique fut un journaliste malhonnête qui travaillait en sous-main pour le Front de Gauche tout en tentant de minimiser au maximum les activités d'une organisation qui avait recueilli davantage de suffrages que les staliniens.

Le 28 janvier, il dénonçait les pratiques du journal Sud-Ouest

28.01.2010
Olivier, tu nous fais mal !
Tout au long cours du processus de plus de deux mois de rencontres unitaires que nous avons initiées depuis fin novembre-début décembre, le NPA de la région Poitou-Charentes s’est tu. Il aura même été le dernier (avec la FASE et les Alters) à parler publiquement, tandis que les autres (le PC et le PG) multipliaient les déclarations, tentant vaille que vaille de masquer une situation délicate, avec, il faut le dire, la complaisance des médias. Il est vrai que ceux-ci étaient tellement persuadés depuis des mois que nous allions y aller seul qu’il leur était difficile d’imaginer qu’il n’en soit pas ainsi malgré tous les éléments d’information que nous leur procurions qui prouvaient exactement le contraire. Apparemment, le cerveau d’un journaliste moyen ne peut pas penser deux idées à la fois. Ainsi nous snobaient-ils. Ou alors, insidieusement, ils laissaient entendre que, décidément, nous étions bien ce que l’on disait de nous.
Combien, en revanche,  était plus intéressante l’offre de Ségolène au Modem, sa cueillette des Verts en rupture d’EE (3 dans son panier à ce jour) ou le « congrès » du dit Modem de Charente-Maritime avec  l’arrivée sur la liste PS du 17 de l’un de ceux que Royal convoitise depuis deux ans. Ça c’est de la politique comme on l’aime : coups tordus, débauchages, propos lénifiants. Lundi donc, le NPA de Poitou-Charentes sortait enfin de son silence. Sud-Ouest qui couvre deux départements de la région sur quatre s’était abstenu de participer à la conférence de presse, préférant consacrer ses pages politiques à l’annonce d’une liste Lutte ouvrière et au dernier pied-de-nez de la fédération du PC 17 au Front de gauche et aux communistes de Poitou-Charentes.
Et le lendemain, dans Le Courrier de l’Ouest, affichait un grand titre, cinq colonnes à la une : « Besancenot : le NPA ira seul », tandis que nous, les régionaux de l’étape, n’avions le droit qu’aux pages intérieures. Et que l’on ne nous dise pas que ces journalistes sont mal informés ; qu’ils ne savent pas ou qu’ils ne comprennent pas. Pour qu’ils y voient plus clair nous leur avions préparé un « dossier de presse ». Inutile apparemment pour la plupart d’entre eux. Le NPA c’est Olivier et Olivier c’est le NPA. C’est ainsi. Comme le dit l’un de ces nouveaux adhérents qui ont répondu à « l’appel d’Olivier Besancenot » : « Je pense que nous allons faire une liste NPA […] et partir seul. Nous avons ce qu'il nous faut ; sachant que vous aviez déjà préparé votre salade depuis longtemps, vous avez trahi le NPA et le capitaliste [dixit], vous êtes proches du  dictat. »
Il n’est pas le seul hélas dans ce registre : « Vous ne parlez pas politiques mais manœuvres politiciennes, moi c'est du programme anticapitaliste adapté aux Régions que je veux discuter. » « A force de céder sur trop de choses on finit par vider le NPA de sa substance et donc de réduire ses luttes politiques et ses moyens humains par le découragement. La soirée d'hier a mon sens a trop fait céder le NPA sur plein de points que je ne citerai pas ici. Le ricanement de X sur les propos de Y m'a semblé déplacé quand ce dernier a parlé à juste titre de la lutte de classe et des masses laborieuses comme si après avoir abandonné l'affirmation en tête du mot anticapitaliste il faudrait s'excuser à chaque fois des luttes que nous menons et que nous devons continuer d'affirmer sur le terrain. » « Vu mon âge avancé [63 ans] et mes nombreuses occupations militantes [?]par ailleurs, je ne désire pas spécialement être sur la liste et laisse volontiers ma place à des camarades de la FASE, ALTER voire PG. » « Je ne peux en aucun cas défendre une politique qui n'est pas celle que je revendique ! La politique unitaire je dis NON ! » Etc.
Il continuait le 11 février. En protestant contre Sud-Ouest en nous donnant copie d'une "Lettre au médiateur de Sud-Ouest"

LE JOURNALISTE ... DE SUD-OUEST...
NE SE CACHE PAS...
DE SA FRANCHE DETESTATION DU NPA

11.02.2010
Ségolène et les « communistes »
 [...] Au passage, un petit mot de félicitation à la presse locale. Jusqu’au bout elle a joué le jeu d’un Front de gauche uni comme cul et chemise,  tout en sachant que ce n’était qu’une fiction. Le journaliste qui s’occupe de cette élection (voir ci-dessous la lettre que j’ai fait parvenir au médiateur de Sud-Ouest) ne cache pas, il est vrai sa sympathie pour ce Front d’artifices et sa franche détestation du NPA. Aujourd’hui même il mentionnait dans un article consacré une fois de plus à la divine, un Front de gauche à 5 % ignorant que les 4 % de notre liste. Pour rappel, nous sommes (LCR puis NPA) depuis 2007 à quasi égalité dans toutes les élections avec le PC, avec même 2.000 voix d’avance sur le Front de Gauche aux européennes.
Mais notre journaliste, décidément plus attaché de presse du PG que jamais, ajoutait : « Par contre, celui qui, hier soir, a été beaucoup plus clair, c'est Alain Morange, secrétaire de la section socialiste d'Angoulême. Il a rejoint la liste du Front de gauche ! C'est un symbole : il représente quantité de ses camarades exaspérés par une Ségolène Royal qu'ils ne comprennent plus. « Elle est à côté de son parti, elle n'est plus dans la ligne. Je suis là pour dire qu'il y a encore au PS des gens qui veulent changer les choses en profondeur. » Attaché de presse… et conseiller politique ! Le journalisme mène à tout.
Mais revenons à nos Pieds Nickelés du 17. Car ils sont trois, quatre si l’on compte leur égérie. Leur départ était évident et plus on s’approchait de la date limite du dépôt des listes, plus il devenait éminent. Aujourd’hui c’est fait. Et les communistes, les vrais, portent des cornes.
Lettre au médiateur de Sud-Ouest
Madame, Monsieur,
Le 26 janvier je m'étais interrogé sur le traitement journalistique qui était réservé à notre liste aux régionales, liste unitaire conduite par Mme Rossignol et soutenue par le NPA, la FASE et les Alternatifs, en particulier sous la plume de votre confrère M. Patrick Guilloton. Je l'avais fait sans entrer dans les détails. Vous m'aviez aimablement répondu vantant les excellant états de service de votre confrère et qu'en tout état de cause la campagne ne faisait que commencer. Puisque apparemment, ce qui faisait l'objet de notre critique n'a pas évolué dans le bon sens, je me permets de vous livrer cette fois par le menu ce qui nous incite à vous écrire de nouveau.
Tout a commencé par un article fin novembre début décembre de M. Guilloton sur les enjeux de cette future régionale en Poitou-Charentes. Le fin de l'article concluait ainsi, en substance : "Quant au NPA, comme à son habitude il fera cavalier seul." Surpris par cette remarque qui ne correspondait pas à ce que nous avions déjà fait sur le terrain, j'envoyais un e-mail à M. Guilloton m'étonnant qu'il n'ait pas pris contact avec nous, lui expliquant qu'à l'inverse de ce qu'il affirmait, nous avions pris l'initiative de rencontres unitaires depuis quelques semaines.
Quelque temps après M. Guilloton prenait contact avec moi. Je lui livrais toute une série d'éléments sur l'état des négociations entre nous, le PG, le PC, la FASE et les Alternatifs. Puis je le tenais informé semaine après semaine de ce qu'il advenait de ces rencontres. Un nouvel article (non signé) nous apprenait que le NPA de la Charente était contre toute unité selon une indiscrétion de son chef de file local. Je rappelais M. Guilloton. Il convenait que cette information n'en était pas une, mais qu'ayant à « boucher »une colonne d’ « indiscrétions », il s’était permis d’imaginer cette info connaissant depuis longtemps les sentiments antiunitaires du NPA d’ici.
Quelques jours plus tard, alors que les négociations étaient rompues (15 janvier) - sans que M. Guilloton en parle une seule fois - nouvel article, cette fois-ci consacré au Front de gauche. Nous apprenions que la FASE et les Alternatifs "ralliaient" le Front et que le NPA se consultait. Information totalement fausse. Explication de M. Guilloton : "Je n'ai pas eu le temps de vous joindre, j'étais en bouclage, etc." Je dois vous dire que j'ai été journaliste pendant une trentaine d'années (Rouge quotidien, Progrès de Lyon, Matin de Paris, Libération, Courrier international, l'Equipe, etc.) et que je connais trop le métier de l'intérieur pour ne pas me laisser prendre par de telles explications.
Enfin, notre liste constituée, nous organisons une conférence de presse où M. Guilloton est invité. Il ne vient pas. Je lui téléphone. Il me répond que l'on ne le "convoque pas" ! Finalement le dimanche il rencontre notre tête de liste régionale et se fend d'un article au minimum syndical. Terminé provisoirement avec M. Guilloton.
Avec votre agence de La Rochelle, ce n'est guère mieux, si je puis dire. Nous organisons une conférence de presse. Pas de Sud-Ouest au rendez-vous : confusion de date. J'avais vainement quelque temps auparavant essayé de joindre un journaliste de cette agence (au téléphone, en rendez-vous, etc., me répondait-on à l'accueil. Six fois au total). Finalement je passe à l'agence et obtient un rendez-vous pour le lendemain. Interview et photo. Résultat, ma photo et une demi-colonne (250 signes au bas mot). Pendant ce temps là le Front national (7%) ou le Modem "canal historique" (3%) ont le droit à un quart de page. Lutte ouvrière (1%), deux colonnes. Nous nous "rabattons" faute de mieux sur vos aimables confrères des départementales de Saintes ou de Rochefort. Et puis aujourd'hui revoilà M. Guilloton qui parle du Front de gauche à 5 % dans un article sur les déboires de Mme Royal. Notre liste créditée de 4 % par la Nouvelle-République n'est pas mentionnée.
Nous avons évidemment quelques explications à ce traitement. M. Guilloton ne nous aime pas. Il nous l'a dit et déclare vouloir voter pour le Front de Gauche. M. Guilloton a parfaitement le droit d'avoir ses opinions. Mais il est journaliste et doit faire preuve d'un minimum d'objectivité. Le NPA a fait plus de 5 % aux européennes, le Front de gauche moins de 5 %. Question effectifs nous sommes deux fois plus nombreux que le PG. Avec la FASE et les Alternatifs nous constituons une force politique non-négligeable, 3e force politique à gauche après le PS et le PC. Contrairement à ce que pensait votre confrère de La Rochelle, M. Brosset, nous ne nous présentons pas pour nous "compter" mais pour faire le meilleur score possible que nous pouvons évaluer entre 6 et 7 %.
Mais ce n'est pas tout. Le dit Front de gauche est en sérieuse difficulté. Sa principale force se situe en Charente-Maritime. Par deux fois le PG de ce département a souhaité rejoindre notre liste (j'ai le nombre de votants pour et contre). M. Guilloton le savait. Il n'a rien dit. Il savait aussi que le PC 17 allait un jour ou l'autre rejoindre Ségolène Royal. Hier en réunion quasi clandestine (à Rochefort - nous étions dans une salle voisine) il a décidé de quitter le Front de Gauche. M. Guilloton, en protecteur du FdG ne l'a même pas insinué dans son article d'aujourd'hui. Désormais, il ne reste plus au FdG qu'à constituer une nouvelle liste. Je pense que demain nous aurons un article de M. Guilloton nous expliquant tout cela dans le détail, lui-même souhaitant que les dissidents du PC débarrassent le plancher. Ce qui est fait. Mais encore une fois les opinions de M. Guilloton ne nous regardent pas. En revanche nous existons et vos lecteurs ont le droit de le savoir. Nous ne demandons pas un traitement de faveur, mais le même que les autres. Pas plus, pas moins.
Avec mes meilleures salutations


Cette crapule malhonnête de journaliste partial qui milite pour un parti en feignant sa prétendue neutralité a comme titre de gloire d'avoir été la cause d'un usant combat médiatique de Gilles Suze.
Mais la troisième goutte d'eau qui devint une transformation quantité-qualité vers la mort pour le militant Gilles Suze fut le coup de poignard dans le dos porté par Olivier Besancenot et la 5° colonne de l'islamo-fascisme qui milite dans le NPA en fraction secrète.
Le 16 décembre – UN MOIS ET DEMI AVANT QUE N'ÉCLATE L'AFFAIRE ILHAM MOUSSAÏD - il publiait :
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16.12.2009
« Obscurantisme »
Changeons de sujet sans en changer vraiment. Dans le parti circule actuellement une pétition à propos de jeunes femmes ayant adhéré récemment au NPA. Certains camarades s’étant émus que ces jeunes femmes portaient des foulards, d’autres ont répliqué par une pétition dont je vous livre le texte ci-dessous. Hier soir dans mon comité, ce débat a été mis à l’ordre du jour. J’ai défendu une position qui a, non seulement pas fait l’unanimité mais qui a provoqué bien au contraire quelques vives réactions.
Mon point de vue était simple. Le port du foulard et par extension du voile n’est pas à proprement parlé un signe religieux, mais d’abord lié à une tradition pour certaines femmes dans certaines régions. Il n’est d’ailleurs pas propre à la tradition musulmane. Autrefois, une cinquantaine d’années, beaucoup de femmes françaises dans les campagnes portaient encore des « fichus » et se couvraient quasi systématiquement la tête lorsqu’elles entraient dans une église. Mais dans le cas présent, il ne s’agit pas de cela. Pour ces jeunes femmes (j’insiste : non seulement jeunes mais françaises de la deuxième ou de la troisième génération), le port du foulard est un signe politique.
Encore faut-il bien l’interpréter, en saisir les nuances. Il peut être une simple manifestation d’une singularité encore que, lorsqu’il devient collectif, il ne s’agit plus d’un acte de « révolte » individuel mais plus souvent de rattachement à une idéologie, plus ou moins radicale : l’islamisme. Je posais donc la question : est-il possible d’accepter dans notre parti des personnes qui se revendiquent d’un courant de pensée dont le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne fait pas très bon ménage avec les idées que nous défendons.
Que n’avais-je pas dit ? Je passe sur le fait que je discriminais des femmes croyantes. Mais j’ai surtout été accusé de reprendre un vieux discours « néocolonial ». Comme si le fait de porter le voile ou le foulard pouvait être la manifestation d’une lutte contre l’oppression postcoloniale de l’ex-empire français ? J’ai répliqué par un premier point d’histoire, expliquant que dans les années 20, des milliers d’Egyptiennes placées en tête d’une manifestation contre la présence des Anglais dans leur pays, après avoir fait reculé la troupe, avaient jeté leur voile pour manifester leur joie d’avoir vaincu l’ennemi. Cette anecdote était racontée récemment par un intellectuel arabe sur France Culture.
En deuxième point, je rappelais à mes camarades que lors d’une manifestation locale de protestation contre l’entrée de l’armée israélienne dans la « bande de Gaza », nous avions tous noté la forte présence d’une délégation de jeunes filles portant le voile, bien encadrées par des garçons. Première manifestation, à notre stupéfaction, de la présence d’un courant islamiste organisée ici à la Rochelle. Enfin je mentionnais à mes camarades que ma compagne, française d’origine algérienne était de tradition musulmane. Tout comme sa mère, fervente croyante, elle refusait toute ces signes distinctifs qu’elles attribuaient, l’une comme l’autre, très clairement comme la soumission de ces femmes à ce qu’elles appellent les « barbus ».
Evidemment, rien n’y fit. On parla du voile en général, à l’école en particulier. Ce qui n’était pas la question. Bien plus tard, dans la nuit, un peu secoué par ce refus de reconnaître ce qui est pour moi l’évidence, me vient à l’esprit le mot « obscurantisme ». Vieux mot pour désigner l’église, toutes les églises, et le danger qu’elles représentent lorsque l’on finit par ne plus faire la différence entre ce qui appartient au domaine du privé (que des membres du NPA croient en un dieu quelconque ne me dérange pas) et une idéologie réactionnaire, d’autant plus lorsqu’elle accorde aux femmes la place que nous savons. Pourquoi cet aveuglement ? J’ai une réponse, mais ça sera pour une autre fois.
Pour une laïcité d'ouverture, qui respecte les sensibilités et les diversités de chacun-e
Nous, militant-e-s anticapitalistes, attaché-e-s aux valeurs et aux principes de la laïcité, refusons que des camarades anticapitalistes de confession religieuse soient discriminé-e-s au sein de notre parti et/ou que des camarades ne soient pas traité-e-s comme des militant-e-s à part entière
Nous affirmons clairement que nous acceptons et respectons les choix philosophiques et religieux ainsi que les pratiques et les cultes de chacun-e au sein même du NPA comme dans la société.
L'idée d'un groupe composé de 3 ou 4 militant-e-s ayant comme objectif d'interroger une camarade avant d'accepter son adhésion dans certaines régions, nous paraît discriminante, non laïque et inacceptable dans la mesure où elle n'est pas appliquée en général : cette procédure a été spécifique sur la forme et le fond (suspicieux en raison des convictions musulmanes de la camarade exprimées par le port du foulard) contraire aux rencontres d'ouverture pratiquées pour se connaître avant l'adhésion... Nous tenons pour allant de soi que des camarades adhérant au NPA en soutiennent les objectifs et les valeurs fondatrices, et que personne n'a à être "testé/es" spécifiquement à l'entrée.
De même, l'envoi d'un courrier demandant de clarifier les positions et les points de vues de certain-e-s militant-e-s et pas d'autres ne nous paraît pas un traitement égalitaire.
Nous comprenons les réticences et les inquiétudes de certain-e-s camarades, nous connaissons le rôle et les horreurs des institutions religieuses dans l'histoire de l'humanité ainsi que le rôle et les luttes des militant-e-s pour l'émancipation des peuples. Nous nous inscrivons dans cette démarche et nous appelons tous militant-e-s en accord avec nos statuts, nos textes fondateurs, et notre programme à nous rejoindre et à lutter avec nous contre les ravages du système capitaliste. Mais nous pensons que la laïcité ne doit pas exclure, la laïcité doit être un espace où les diversités et les sensibilités peuvent cohabiter dans le respect et la tolérance des uns et des autres.
Nous appelons tous les camarades anticapitalistes en accord avec nous à signer cet appel et à militer ensemble pour un NPA ouvert à toutes et tous, quelle que soit leur confession ou leur croyance. Ne laissons pas une vision étriquée de la laïcité produire de la discrimination et nous diviser.
Envoyez un mail à ajcrev@hotmail.fr pour être signataire de cette motion

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C'est après la publication par le journal Le Figaro de l'annonce de la candidature de Ilham Moussaïd que Gilles Suze revient sur le débat.
Un mois et demi après son premier article "Obscurantisme".
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03.02.2010
Le NPA libère la femme avec juste un petit voile
« Ne dites pas à ma compagne et à sa mère, toutes les deux musulmanes, la seconde faisant ces cinq prières par jour, que je suis dans un parti où l’on accepte les femmes voilées, elles croient que je suis dans un parti révolutionnaire et féministe. » J’avais déjà, dans un précédent billet soulevé cette question importante. Elle rebondit quelques jours après la candidature de Besancenot au seul nom du NPA en Ile-de-France. Déjà je reçois de la part de nos partenaires de la FASE des e-mails interrogatifs quant à notre position politique concernant le voile et la religion. Je persiste et signe : cette question là n’est pas d’ordre religieux mais politique.
Cette candidature est une provocation ultragauche. Le voile n’est pas un signe religieux mais une manifestation d’un radicalisme politique : l’islamisme. Dans une formation qui, comme le NPA, s’est construite, comme l’aurait dit Lénine, sur la base d’une idéologie de petit-bourgeois pris de rage devant les horreurs du capitalisme, il faut s’attendre à tout : des camarades qui accueillent avec bienveillance un ex-terroriste non repenti quitte à en faire un martyr de la cause, et des jeunes femmes issues de l’islamisme militant. Dans les années 20 il y avait des rouges-bruns en Allemagne ; nous avons désormais nos rouges-verts.
Il parait que c’est la preuve, selon Besancenot, que le NPA est en phase avec les quartiers. Dans leur très grande majorité les musulmans – pas plus pratiquants que les catholiques – repoussent avec dégoût ces manifestations exhibitionnistes. Je me souviens du tollé que déclencha il y a une quinzaine d’années, lors de l’enterrement d’un ami proche, le discours radical d’un imam sur sa tombe. Ce sont les sœurs de mon ami qui s’insurgèrent les premières contre ce qu’elles considéraient comme une intervention d’autant plus déplacée dans ce cimetière que leur frère n’était pas croyant et plutôt très à gauche.
Cette précampagne électorale était déjà suffisamment éprouvante pour qu’il ne faille pas en rajouter dans le genre « seul contre tous ». Aujourd'hui c’est fait. Inch Allah !
14:47 Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note
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NOUS AVONS EU CE PROBLÈME LORS DE LA RÉVOLUTION IRANIENNE

Il consacrera, le 9 février, un article entier à la candidate Ilham Moussaïd

09.02.2010
L'exception Ilhem Moussaid
Qu’il soit tenu pour dit que je ne demande pas le retrait d’Ilhem Moussaid de la liste sur laquelle elle se présente en tant que NPA. Je la plains même – sauf si elle est parfaitement conscience du rôle qu’elle joue là mais peut-être y est-elle « à l’insu de son plein gré » car elle est en quelque sorte l’otage d’une orientation politique que Besancenot s’est empressé de justifier dans un premier temps avant de se rétracter (cf. le communiqué de la CE). Je ne remettrai même pas en cause le choix majoritaire de ce comité du Vaucluse qui n’a fait qu’appliquer bêtement la ligne. Finalement tout le monde a été piégé : les camarades du NPA d’Avignon, Ilhem Moussaid et la CE dans le rôle de l’arroseur arrosé.
Les autres « victimes collatérales »  de cette affaire ce sont aussi ces centaines de milliers d’habitants de ces « quartiers populaires » qui se retrouvent malgré eux embarqués dans la tourmente. Il ne suffisait pas que la droite les prenne pour cible. Voilà désormais que les anticapitalistes, en accueillant symboliquement sur leur liste une femme portant un « léger  voile», prise ainsi comme parangon des nouveaux révoltés, les désigne comme le champ prioritaire de leur activité militante. Qui plus est les voilà tous devenus musulmans pratiquants, ce qui est loin d’être le cas.
Je récuse aussi l’idée que nous ne devrions pas accueillir dans nos rangs des croyants. La voie de la révolution, comme les voix du Seigneur sont impénétrables. Ce fut un pope manipulé par le pouvoir qui en 1905 déclencha la première révolution russe. Avant la révolution française, dans toutes les révolutions précédentes, la religion – en crise – fut le ferment de la révolte populaire. Enfin, lorsque le président même de cette république répète à satiété que l’Europe est une fabrication de la chrétienté et se déclare croyant lui-même, cette candidature c’est la réponse de la bergère au berger.
Qu’est-ce qui me gêne alors. Que des camarades en fassent un exemple. Les uns pour dire qu’il y a incompatibilité entre manifestation ostensible d’une religion et le militantisme révolutionnaire (il y a bien eu en Amérique du Sud des prêtres révolutionnaires) ; les autres pour affirmer que cette candidature est l’exemple à suivre, qu’en accueillant de tels camarades nous sommes sur la bonne voie. C’est pourquoi, pour ma part, j’aborde la question autrement. Je pense qu’il s’agit pour cette jeune femme, comme pour ceux qui la soutiennent, d’un acte politique et qu’entretenir ainsi la confusion entre religion et politique est une faute qui pourrait avoir des conséquences graves.
Toutes proportions gardées, nous avons déjà eu ce problème lors de la révolution iranienne quand l’église chiite, premier propriétaire foncier de l’Iran, finit par chapeauter une grande révolte populaire et démocratique. On pourrait évoquer également le tournant que prit la révolution algérienne, quand, pour mettre plus surement le peuple de son côté, elle commença à instiller du religieux dans son programme et à s’appuyer sur les autorités religieuses. On a vu, dans les deux cas, le résultat. On ne peut pas faire du cas d’Ilhem Moussaid une généralité. Elle est une exception, un pis aller dans une période confuse.




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La révolution anti-capitaliste vient de perdre un résistant contre l'infiltration des bigots et de leurs alliés "rouges-bruns-verts".
Il les qualifiait de ROUGES-VERTS.

LES SOVIETS, LA RÉVOCABILITÉ, LA DELEGATION RÉVOCABLE GÉNÉRALE

Le principal sujet de débat que j'espérais ( recommencer à ) avoir un jour avec Gilles Suze portait sur les soviets, les coordinations, la révocabilité des élus, la délégation générale révocable.
Un débat entre lui et moi avait commencé au début de l'année 2009.
19.02.2009
Le minimum syndical
Sarkozy est apparu bien terne, hier soir. Sa chance c’est qu’il a affaire à un « mouvement social » sous contrôle, ou tout du moins qui n’a pas d’autre expression actuellement que ce que veulent bien dire et faire les directions syndicales confédérales. Aucun plan social, aucune délocalisation, aucune fermeture d’entreprise, aucune mesure de chômage technique n’a donné lieu à une quelconque riposte locale d’envergure. C’est la caractéristique principale de cette situation sociale : la base est muette ou presque. C’est bien pourquoi le patronat fait la sourde oreille à la principale revendication : l’augmentation des salaires.
Pourtant la journée du 29 janvier a montré des potentialités, mais le mouvement manque de perspectives, bloqué qu’il est par une indéniable impasse politique. Car il faut bien le reconnaître, malgré la crise et  un pouvoir déstabilisé par une situation qu’il n’avait pas prévue, la gauche dans son ensemble n’a aucune offre politique à faire. C’est bien pourquoi les salariés ne peuvent s’en remettre qu’aux confédérations syndicales en espérant que le pouvoir lâche du lest à doses homéopathiques. C’est ce qu’a fait hier Sarkozy, s’en limitant qu’au strict nécessaire.
Comment tout ça peut-il tourner ? Peut-on voir des situations à la « guadeloupéenne » surgir dans l’hexagone ? On ne peut rien exclure mais ce n’est pas la tendance. Il y a eu trop de défaites sociales ces dernières années, les rangs syndicaux ont été trop décimés, la gauche a tellement déçu ses électeurs, et la crise qui n’en est qu’à son début pèse tant sur les esprits, qu’il est, dans l’immédiat, inimaginable d’espérer des mouvements de l’ampleur de ceux de 1995 ou de 2004. On l’a bien vu avec ce qui s’est passé pour les lycéens. Le pouvoir quand il sent que ça prend, se défausse. Il va faire certainement de même avec les chercheurs. C’est dans l’immédiat une tactique payante.
Les Européennes de juin peuvent-elles être un élément d’accélérateur ? On se demande bien pourquoi les électeurs se précipiteraient sur ce scrutin sans conséquence sur la politique française. Il est probable que l’abstention sera massive. Que faire alors ? C’est bien dans les syndicats, puisque c’est eux qui ont les cartes en main, qu’il faut s’investir. Le moindre lest lâché par le pouvoir n’est pas négligeable. C’est un encouragement pour aller plus loin. C’est apparemment ce qui va se passer en Guadeloupe, même s’il a fallu un mort pour que le gouvernement réagisse.
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Commentaires
Mes doutes se précisent peu à peu : vous semblez ne pas avoir remarqué la similitude avec la période 1919-1933 en Allemagne.

Le chômage n'a pas eu pour effet principal de dompter les travailleurs. Son résultat principal a été l'éviction vers la précarité des plus rebelles. La réduction des tensions de classes provient de là.

Il est même assez fréquent de croiser des SDF, des mendiants, qui sont d'anciens militants syndicaux.

C'est la raison pour laquelle la revendication principale n'est pas la question des salaires ou des revenus mais la question du chômage.
Il est réformiste de réclamer l'embauche de 5 millions de chômeurs. 
Mais c'est la précondition de tout mouvement social.
Les réformistes qui dirigent la lutte en Guadeloupe n'ont même pas compris cela.
Réclamer 200 euros que l'inflation mangera est du même tonneau que la potion amère des staliniens de la CGT de Grenelle : une carotte pour endormir le bourricot.

La question stratégique fondamentale est toujours celle que nous proclamions en 1974 dans la LC-FCR-LCR trotskyste, la question du pouvoir,, donc la question des soviets, donc la formation de coordinations formées de délégués révocables.
J'y ajoute le nombre de 25 pour former un étage intermédiaire à ceux de Pétrograd.
25 délégués représenteront 625 personnes et choisiront donc un délégué supérieur contrôlé en permanence.

(merci pour la validation du message sur la Guadeloupe : le second peut être effacé, je l'ai posté parce que le premier, tardant à apparaitre, j'avais cru avoir buggué)

Ecrit par : YanickToutain | 20.02.2009
Chômage ou revenu, c'est du pareil au même. Si vous me lisiez bien, vous verrez que ce n'est pas mon problème. Néanmoins, les syndicalistes de Guadeloupe sont pour moi d'une autre trempe que les nôtres. Convenez-en. Quant à la question du pouvoir, je crains que vous ayez les yeux plus gros que le ventre. Saviez-vous que les deux-tiers des délégués au soviet de Saint-Pétersbourg étaient des soldats ? Leur bulletin de vote, c’était leur fusil. Sommes-nous en guerre ? Non, alors nous verrons ça un autre jour.
Ecrit par : Gilles | 20.02.2009
Gilles, vous avez écrit :

"Quant à la question du pouvoir, je crains que vous ayez les yeux plus gros que le ventre."



Il n'y avait, en 1905, pas de conscription comparable à celle de 14 18 (la guerre russo japonaise n'était pas la 1° guerre mondiale), et pourtant, c'est en 1905 que sont nés les soviets, qu'est né le soviet de Pétrograd.
L'argument de la guerre pour refuser l'auto organisation révolutionnaire, je ne le comprends pas.

Nous n'avons pas d'autre solution que l'élection de délégués révocables.
Le seul débat est : UN pour 500 ou 1000 comme à Petrograd
ou
d'ajouter un étage comme nous le préconisons :
UN délégué pour 25 délégateurs
25 délégués REVOCABLES en permanence désignent leur délégué qui représentera 625 personnes.

Ecrit par : YanickToutain | 05.03.2009
Bonjour Gilles



Il y a 11 mois, nous avions commencé ce débat :
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Commentaires


Mes doutes se précisent peu à peu : vous semblez ne pas avoir remarqué la similitude avec la période 1919-1933 en Allemagne.

Le chômage n'a pas eu pour effet principal de dompter les travailleurs. Son résultat principal a été l'éviction vers la précarité des plus rebelles. La réduction des tensions de classes provient de là.

Il est même assez fréquent de croiser des SDF, des mendiants, qui sont d'anciens militants syndicaux.
C'est la raison pour laquelle la revendication principale n'est pas la question des salaires ou des revenus mais la question du chômage.
Il est réformiste de réclamer l'embauche de 5 millions de chômeurs.
Mais c'est la précondition de tout mouvement social.
Les réformistes qui dirigent la lutte en Guadeloupe n'ont même pas compris cela.
Réclamer 200 euros que l'inflation mangera est du même tonneau que la potion amère des staliniens de la CGT de Grenelle : une carotte pour endormir le bourricot.

La question stratégique fondamentale est toujours celle que nous proclamions en 1974 dans la LC-FCR-LCR trotskyste, la question du pouvoir,, donc la question des soviets, donc la formation de coordinations formées de délégués révocables.
J'y ajoute le nombre de 25 pour former un étage intermédiaire à ceux de Pétrograd.
25 délégués représenteront 625 personnes et choisiront donc un délégué supérieur contrôlé en permanence.

(merci pour la validation du message sur la Guadeloupe : le second peut être effacé, je l'ai posté parce que le premier, tardant à apparaitre, j'avais cru avoir buggué)

Ecrit par : YanickToutain | 20.02.2009

Chômage ou revenu, c'est du pareil au même. Si vous me lisiez bien, vous verrez que ce n'est pas mon problème. Néanmoins, les syndicalistes de Guadeloupe sont pour moi d'une autre trempe que les nôtres. Convenez-en. Quant à la question du pouvoir, je crains que vous ayez les yeux plus gros que le ventre. Saviez-vous que les deux-tiers des délégués au soviet de Saint-Pétersbourg étaient des soldats ? Leur bulletin de vote, c’était leur fusil. Sommes-nous en guerre ? Non, alors nous verrons ça un autre jour.

Ecrit par : Gilles | 20.02.2009

Gilles, vous avez écrit :
"Quant à la question du pouvoir, je crains que vous ayez les yeux plus gros que le ventre."

Il n'y avait, en 1905, pas de conscription comparable à celle de 14 18 (la guerre russo japonaise n'était pas la 1° guerre mondiale), et pourtant, c'est en 1905 que sont nés les soviets, qu'est né le soviet de Pétrograd.
L'argument de la guerre pour refuser l'auto organisation révolutionnaire, je ne le comprends pas.

Nous n'avons pas d'autre solution que l'élection de délégués révocables.
Le seul débat est : UN pour 500 ou 1000 comme à Petrograd
ou
d'ajouter un étage comme nous le préconisons :
UN délégué pour 25 délégateurs
25 délégués REVOCABLES en permanence désignent leur délégué qui représentera 625 personnes.

Ecrit par : YanickToutain | 05.03.2009
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Il est fort dommage que, à la réfutation de votre argument des "militaires" concernant 1917 auquel je répondais par la référence à 1905, vous n'ayez pas tenté de répondre.


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re-publié sur revolisationactu sous le titre
JEUDI 31 DÉCEMBRE 2009

sur "NPA de l'intérieur" un débat de février 2009. Soviets, 1917, 1905 et la mobilisation à construire

http://revolisationactu.blogspot.com/2009/12/sur-npa-de-linterieur-un-debat-de.html

Ecrit par : Yanick Toutain | 31.12.2009

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Confer à titre d'exemple ce commentaire que je rédigeai récemment (26 décembre 2009) sans réponse de sa part :
Commentaires

@Gilles a écrit "Hélas il faut savoir que tout se fait sans concertation et coordination"



Vous qui étiez en 1969 - vous l'écrivez quelques pages plus haut - l'un des participants du premier congrès de la LCR (appelée Ligue Communiste à l'époque), vous êtes le mieux placé - aujourd'hui - pour vous souvenir que ce sont les véritables "coordinations" de mars 1973 qui furent le tournant décisif dans la construction de la LCR.

Nous avons construit ces soviets de masse dans les universités et les lycées malgré toutes la magouilles des staliniens du PCF.

C'était encore l'époque où leurs colleurs d'affiches et leur Service d'Ordre nous cognaient régulièrement dessus. (ils s'interrompirent juste après, quand Mitterrand décida de protester contre la dissolution de la LC suite à l'attaque, le 21 juin 1973, du meeting d'Ordre Nouveau (LC + le groupe Révolution !)

A cette époque les staliniens refusaient ces soviets, les "coordinations" formées de délégués révocables.
Ils préféraient les CARTELS, ces réunions au sommet qui ne dépendaient pas de la base en mouvement.

L'antropologue en vous devrait faire le point sur quand et pourquoi vous auriez - PERSONNELLEMENT - renoncé à ce combat pour la construction de la DELEGATION REVOCABLE.

Pour ma part, je le poursuis.
Et au "UN délégué pour 500 ou 1000 délégateurs" que nous relate Léon Trotsky, j'ai ajouté un étage intermédiaire. Un étage intermédiaire à ceux du Petrograd de 1917.

Nous aurons donc - c'est notre programme, c'est notre combat - un délégué pour 625 délégateurs.
Mais il sera désigné par les 25 délégués qu'auront choisi (25 par 25) les 625 délégateurs de base. (25*25 = 625)

J'ai ajouté un autre critère - fondamental pour la construction de la démocratie totale : le libre choix du "corps électoral".
Plus de séparation "soviets d'entreprise" et/ou "soviets de quartier". En effet chaque individu doit disposer du choix de d'associer librement avec les 24 personnes de son choix pour désigner le délégué qui le représentera.
Sans critère géographique, d'entreprise, de nationalité ou d'âge (pour tous les lecteurs)

NB : j'ai bien compris que le naufrage qu'entraine la pression de Michèle Ernis - Anna et celle de toute la "Gauche Unitaire" vous a entraîné dans un abîme de "déconceptualisation programmatique" : le fait d'utiliser de façon anodine un terme "les coordinations" qui avait réussi à acquérir, à partir du 22 mars 1973, le sens conceptualisé de "soviets modernes".
J'ai bien compris que votre citation n'évoquait en aucune façon les véritables coordinations.
Notre tragédie ( et la votre aussi) se situe précisément ici.

Il n'y aura aucune mobilisation anticapitaliste avec des cartels.
Seuls de nouveaux soviets permettront d'ouvrir une perspective historique.
En l'absence de celles-ci, Sarkozy a beau jeu. Il ne risque strictement rien.

COORDINATIONS SOVIETIQUES OU PERPETUATION DU SARKOZYSME, PERPETUATION DU CAPITALISME !

Ecrit par : Yanick Toutain | 26.12.2009

C'est avec tristesse que je conclue provisoirement ce texte.
Je reviendrai sur les pressions extraordinaires qui se exercées sur lui. Ainsi, donc, que sur les derniers textes que j'avais déposés sur son blog et qu'il avait effacés.
En particulier sur le "rouge-brun-vert" insultant "pseudo-Toto" dont la révolution mettra l'identité dans toute la lumière que mérite ce genre de néo-staliniens présomptueux, arrogants, insultants, menaçant.
Il fallut beaucoup de courage, d'abnégation, de volonté de conscience révolutionnaire pour lutter jusqu'au bout dans un tel parti. Un parti qui tolère la présence, parmi ses adhérents, des Ilham Moussaïd, des John Mullen et des "pseudo-Toto". Cette 5° colonne bigote des incroyants militant en faveur de l'islamo-fascisme.

Dans le texte censuré par RUE89 consacré au décès de Daniel Bensaïd, j'avais rédigé un chapeau indiquant que mon respect pour ce renégat en tant qu'être humain consistait à critiquer ses erreurs, à dévoiler ses trahisons.
Gilles Suze se trompa dans ses dernières semaines.
Mais son combat ne fit jamais de lui un traitre actif à la révolution comme le fut Daniel Bensaïd.
Simplement un militant victime du symptôme relévé par Léon Trotsky : la crise de l'humanité en tant que crise des directions révolutionnaires.