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vendredi 10 septembre 2010

FRONT POPULAIRE ET COMITÉS D'ACTION : Novembre 1935 et septembre 2010. Où va la France capitaliste ? (1/2)


Par Yanick Toutain
10/09/10 19:43:32

Ce qui suit est une « lecture commentée » d'un des chapitres du recueil des textes rédigés en France par Léon Davidovitch Bronstein Trotsky intitulé « Où va la France ? ».
A cette époque, par cette succession d'articles allant de octobre 1934 à décembre 1938 (2 ans avant son assassinat), son souci était de peser directement sur la section française de la 4° Internationale en gestation. Il tentait d'empêcher la guerre qui vient par la révolution anti-capitaliste.

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Insistons sur l'importance historique de ce site regroupant – à l'exception des âneries de Einstein – le meilleur de la pensée humaine du 20° siècle à préserver.

L. Trotsky
Front populaire et comités d'action- novembre 1935


LT : "Le Front populaire" est une alliance du prolétariat avec la bourgeoisie impérialiste représentée par le parti radical et d'autres débris, plus petits de la même espèce. »
YT : En 2010, la position du parti radical de 1936 est occupée par les trois partis formois colonialistes. Deux partis corrompus : Le Parti Socialiste et le Parti Communiste. Et le parti des « Verts ». Ces trois partis sont co-responsables de la mort de 15 millions de bébés africains de 1997 à 2002. Ce sont des partis de la classe formoise, mais des partis ayant gouverné au service de la bourgeoisie.
Ils occupent – à gauche – le rôle qu'occupait le Parti Radical des années 30. Ces trois partis ont pour base sociale la haute formoisie et la couche supérieure de la moyenne formoisie : En particulier les pavillonnaires repus. Les salariés spoliateurs vivant en parasites sur le travail des travailleurs africains.

LT : « Cette alliance s'étend au domaine parlementaire. Dans tous les domaines, le parti radical qui conserve, lui, sa liberté d'action, limite brutalement celle du prolétariat ».
YT : Dans l'alliance de fait entre le NPA et la « gauche officielle » qui se réunissait à Montreuil avant-hier, on peut constater que l'aile droite des partis colonialistes a le contrôle du programme. Le maire de Lyon – le PS colonialiste Gérard Collomb vient de le rappeler ; il n'est pas question de rétablir la retraite à 60 ans.
Le sabotage de la réunion de la CGT et de la CFDT qui appelle à une grève le 23 septembre ….. 8 jours après le jour prévu pour le vote de la loi est significatif. Ils défendent les intérêts, le programme, les égoïsmes de la bourgeoisie au sein du camp de la formoisie.

LT : Le parti radical est lui-même en train de se décomposer : chaque élection nouvelle montre que les électeurs l 'abandonnent à droite et à gauche. Au contraire, les partis socialiste et communiste-en l'absence d'un véritable parti révolutionnaire-se renforcent.
YT : Ce constat sur par Parti radical est vrai de toute la gauche formoise actuelle.
Malgré les sabotages de la LCR-NPA, de LO et de tous les satellites, un lent processus se déroule depuis 20 ans qui voit – par l'abstention en particulier – les électeurs se détourner de la gauche colonialiste. Le PS ne recrute que des petits arrivistes formois des universités.
Mais le processus de décomposition touche – contrairement aux années 35 – lui aussi les partis de la gauche formoise non gouvernementale : Le NPA, à peine créé, voit recommencer le « turn-over ». Ainsi que le PS et le PC, il ne recrute plus que dans les franges les plus arrivistes de la jeunesse étudiante. Quant à son recrutement dans les quartiers, ce sont les militants de la 5° colonne islamo-fascistes qui sont le socle de son implantation : étudiants ou semi-étudiants aigris et bigots pro-voiles qui mènent des campagne anti-sémites de boycott des produits israéliens – dont ils font les listes. Aucun recrutement de militants égalitaristes qui viendrait peser dans le NPA sur une perspective égalitariste ou en faveur du retrait des troupes françaises hors d'Afrique.

LT : La tendance générale des masses travailleuses, y compris des masses petites-bourgeoises, est évidente: elles vont à gauche. L'orientation des chefs des partis ouvriers n'est pas moins évidente : Ils vont à droite.
YT : A cette réserve de remplacer « masses travailleuses » par « classe formoise », le constat est clair : L'observateur attentif se souvient de la succession du référendum anti-Europe capitaliste, des mobilisations de masse (retraites, CPE, LRU) réunissant des millions de manifestants, des émeutes des jeunes cousins des Africains. On voit clairement depuis 1995 et surtout depuis 2004 une montée en puissance des luttes conjointes des exploités – des spoliés - et des travailleurs formois opprimés.

LT : « Tandis que les masses montrent aussi bien par leurs votes que par leur lutte qu'elles veulent renverser le parti radical, les chefs du Front unique aspirent au contraire à le sauver. Après avoir gagné la confiance des masses ouvrières sur la base d'un programme "socialiste", les chefs des partis ouvriers cèdent volontairement la meilleure part de cette confiance aux radicaux, en qui les masses ouvrières n'ont précisément aucune confiance»
YT : On pourrait quasiment décalquer cette phrase : « Tandis que les masses montrent aussi bien par leurs votes que par leur lutte qu'elles veulent renverser le parti socialiste les chefs du NPA et de Lutte Ouvrière aspirent au contraire à le sauver. »

LT : «Le Front populaire, dans son aspect actuel, foule aux pieds non seulement la démocratie ouvrière, mais la démocratie formelle, bourgeoise. La plupart des électeurs radicaux ne participent pas à la lutte des travailleurs, ni, par conséquent, au Front populaire. Pourtant le parti radical occupe dans ce Front une position non seulement égale à celle des autres, mais encore privilégiée: »

YT : Dans toutes les mobilisations depuis 1995, la LCR et toutes les autres organisations ont totalement renoncé à imposer la volonté des masses par la bataille (de la LCR de 1973) en faveur des coordinations. Notre combat trotskyste des années 70 en faveur de ces nouveaux soviets a été totalement par les faux trotskystes que sont les krivinistes et les bensaidistes. Réformistes mous et aventuriers politiques formois.

LT : « l'activité des partis ouvriers est forcément limitée par le programme même du parti radical, constatation que développent sans se gêner le moins du monde les cyniques rédacteurs de L'Humanité. »
YT : On verra, dans les mois qui viennent le retour au bercail d'Olivier Besancenot dans les jupes de Martine Aubry et de la formoisie colonialiste.
« C'est dommage …. » regrettait Besancenot de l'absence de celle-ci à la réunion du Front Populaire Colonialiste de mercredi soir.
"C'est dommage, on l'a pourtant invitée plusieurs fois glisse Besancenot. (Le Parisien 9/9/2010)"

LT : « Les dernières élections sénatoriales ont manifesté en outre très clairement la situation privilégiée qui est celle des radicaux dans le Front populaire. »
YT : La façon dont la « gauche » formoise colonialiste a dupé la gauche LCR-LO lors des dernières élections est la poursuite de cette duperie.

LT : «Les chefs du parti communiste se vantent ouvertement d'avoir renoncé en faveur des partis non prolétariens à des sièges qui appartenaient de plein droit aux ouvriers. Cela signifie tout simplement que le Front unique a partiellement rétabli en faveur de la bourgeoisie le cens électoral basé sur la fortune.»
YT : On voit ainsi le NPA se vanter d'avoir « contraint » le PS à l'« unité ». Quand il s'agit d'une escroquerie dont la fonction est de permettre à la bourgeoisie colonialiste de poursuivre sa barbarie – en donnant de grosses miettes coloniales à la haute formoisie.

LT : «Le Front est par définition l'organisation directe et immédiate de la lutte. Quand il s'agit de lutter, chaque ouvrier vaut bien une dizaine de bourgeois, même membres du Front populaire. Si l'on se plaçait au point de vue de la combativité révolutionnaire du Front, il faudrait donner des privilèges électoraux aux ouvriers et non aux bourgeois radicaux.»
YT : On pourrait tout autant remarquer qu'un SDF, un chômeur, un Africain « suiveur des bateaux coloniaux », un enfant battu, etc... devraient avoir PLUSIEURS voix au chapitre; en fait, a contrario, c'est la haute formoisie qui impose ses intérêts. On a vu, en 2005 – plan CPE - la bourgeoisie céder à la haute-formoisie tout en maintenant les mesures anti-pauvres.
Les faux-rebelles n'ont rien vu, rien dit !!!

LT : «Mais est-il bien nécessaire, au fond, d'accorder des privilèges ? Le Front populaire défend la "démocratie" ? Qu'il commence donc par l'appliquer dans ses propres rangs. En d'autres termes : la direction du Front populaire doit directement et immédiatement refléter la volonté des masses en lutte.»
YT : C'est strictement et exactement d'actualité.

LT : «Comment la refléter ? De la façon la plus simple qui soit, par des élections. Le prolétariat n'interdit à personne de lutter à côté de lui contre le fascisme, le gouvernement bonapartiste de Laval, le complot militaire des impérialistes et toutes les autres formes ignobles d'oppression.»
YT : Il faut, en 2010, comme en 1935 que la volonté des masses mobilisées puisse s'exprimer.

LT : «Tout ce que les ouvriers conscients exigent de leurs alliés, réels ou potentiels, est qu'ils luttent effectivement. Chacun des groupes qui participe réellement à la lutte à une étape donnée et qui est prêt à se soumettre à la discipline commune doit pouvoir influencer la direction du Front populaire avec des droits égaux.»
YT : 100 % vrai. Toutes et tous doivent avoir le droit de peser sur la lutte, de peser sur les choix. Ras-le-bol du Grand Quartier Général syndical formois colonialiste !!!! Ras-le-bol des saboteurs formois qui dirigent la CGT, la CFDT et les autres syndicats colonialistes. Ils ne défendent même pas la formoisie. Ils défendent les intérêts de la bourgeoisie.

LT : «Chaque groupe de deux cents, cinq cents ou mille citoyens qui adhèrent au Front populaire dans la ville, le quartier, l'usine, la caserne, la campagne doit, pendant les actions de combat, élire son représentant dans les comités d'action locaux. Tous ceux qui participent à la lutte s'engagent à reconnaître leur discipline.»
YT : Ce paragraphe est le plus important de tout le texte : Trotsky, en 1935, veut reconstruire ce qui – en 1917 – a permis la victoire de la Révolution anticapitaliste d'Octobre 17.
Dans son ouvrage « Histoire de la Révolution Russe » , il nous signalait un quota de 500 ou de 1000 délégateurs pour un délégué au soviet de Petrograd.
Ce soucis de Trotsky est partagé par l'auteur de ce texte : la DÉLÉGATION GÉNÉRALE RÉVOCABLE est tout simplement l'actualisation 2010 de cette proposition 1935 de Léon Trotsky.
La seule différence, c'est le chiffre de UN délégué pour 25 délégateurs. Ce nombre permet de construire un ÉTAGE INTERMÉDIAIRE. En effet 625 personnes seront représentées par 25 délégués du premier étage. Au lieu d'être représentées par un délégué DIRECT qui aura été désigné dans une assemblées générale manipulées.
C'est en effet le bilan que tire l'auteur de ce texte des magouilles des krivinistes-besancenotistes devenus les rois de la manipulation d'AG. Un étage intermédiaire empêcherait ces saboteurs de jouer leur rôle de protecteurs du capitalisme.



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