un commentaire sur RUE89
=
Pour une REVolution de civiLISATION
==
==
Au Havre, très grosse manifestation de la moyenne formoisie. Mais participation de la jeunesse en chute libre. Un grand nombre d'enseignants et des banderolles d'école en nette augmentation.Le journal local (Paris Normandie) écrit
=====
http://www.paris-normandie.fr/article/politique/la-mobilisation-du-28-oc...
12h05 : La manifestation du Havre vient de s'achever du côté du centre commercial des Docks Vauban. La CGT reste sur son chiffre de 40000 personnes, la police, elle, en a comptées entre 6500 et 7000. Des nouvelles actions pourraient avoir lieu dès demain avec un barrage filtrant qui devrait être installé dès demain matin, très tôt, au pont de Tancarville.
=
Le 19 octobre, le même journal écrivait
==
http://www.paris-normandie.fr/article/politique/manifestation-du-19-octo...
12h20 La manifestation de ce matin, qui a connu des épisodes violents entre le personnel portuaire, les dockers et les forces de l'ordre, se termine en ce moment sur la plage du Havre. Selon les premières estimations, la CGT aurait compté 60000 participants, ce qui en ferait la plus importante manifestation au Havre depuis de très nombreuses années. Après les affrontements du milieu de matinée, le syndicat CGT du port du Havre a appelé à une grève générale. Demain mercredi, les accès à la zone industrielle et portuaire seront bouclés et la circulation aux entrées de la ville du Havre seront fortement perturbées. Pour Pierre Lebas, le secrétaire de l'union locale CGT, "il faut la grève générale".
==
Pour la police, l'estimation du 19 octobre était de "15000"
http://berthoalain.wordpress.com/2010/10/19/retraites-affrontements-au-h...En résumé, pour la CGT, de 60 000 à 40 000 on a moins un tiers, et pour la police, moins 50 %On voit, de toute façon, le resultat de la tactique des cow-boys néostaliniens : des réformistes aventuristes qui persistent à REFUSER DE- STRUCTURER DEMOCRATIQUEMENT LE MOUVEMENT (par la délégation révocable Un délégué pour 25 délégateurs)
- EXIGER DU TRAVAIL POUR TOUS LES CHÔMEURS- ET SURTOUT
DE METTRE LE "REVOQUONS SARKOZY" COMME OBJECTIF NUMERO UN DE LA BATAILLE...L'équipe UL-CGT de Pierre Lebas vont encore récidiver dans leurs STUPIDES BLOCAGES MINORITAIRES...Quand 40000 défilaient dans les rues... ils allaient à 40 bloquer les rails SNCF (jeudi 23 septembre 2010)
La très réformiste CGT-Le Havre envoie un groupe ultra-minoritaire faire les clowns sur les voies ferrées pour pouvoir hurler à la "provocation policière". Ou comment masquer le refus de préparer le renversement de Sarkozy !
Le texte que j'écrivais avant-hier prévoyait ce qui se passe (mardi 26 octobre 2010)
Après la défaite des cow-boys aventuristes réformistes : Blocages, piquets de grève ou construire une pyramide de délégués révocables (Préparer une révolution ou gesticuler en attendant 2012 ? 2)Chaque jour qui passe pendant lesquels ils REFUSENT la structuration en délégués révocables, ils REFUSENT le DEHORS SARKOZY...
.... parce qu'ils ONT PEUR DE PERDRE LEURS PRIVILEGES SI LES PAUVRES ET LA JEUNESSE ENTRENT DANS LA LUTTE ANTI-CAPITALISTE... abouti à affaiblir le mouvement...Tous les néo-staliniens "Pierre Lebas" de France ne font que ROULER POUR "SEGOLENE 2012" ou "MARTINE 2012"...
que les caniches du NPA en soient réduits à venir se coucher aux pieds de ces néostalinens CGTistes pourfendeurs de l'ANTICOMMUNISME PRIMAIRE (sic !!! en 2010 !!!)
.... cela ne fait que révèler, une nouvelle fois, le fait que GROND et Besancenot APPLIQUENT STRICTEMENT le programme de STALINE en MARS 1917...
Le meeting du FRONT POPULAIRE COLONIALISTE - cher à Gérard Filoche - qui eut lieu au Havre n'est que la préfiguration de l'arrivée de Olivier Besancenot comme "MINISTRE DE l'EDUCATION"...
.... ou .... sous-secrétaire d'état aux télégrammes fatigués...... L'enthousiasme du "communiste critique" Jean-Pierre Rioual (un des TRES RARES DU PCF à AVOIR AGI EN HONNETE HOMME au cours de mon conflit avec l'Education Nationale) .... pour ce meeting est révélateur de ce qui se prépare
http://jeanpierrerioual.free.fr/spip.php?article207Les "700" du meeting que nous décrit Jean-Pierre Rioual.........
======================================
=====================================Première surprise : 700 ! Plus qu’à Bordeaux, où ils étaient 500. Ce n’est pas toujours le cas au Havre !
Et une foule attentive à chaque parole, à chaque intervenant ! Ils étaient finalement 18 ! Six minutes chacun, plus les 4 minutes données en ouverture au porte parole des ouvriers de cooper Bolbec en lutte contre la fermeture de leur entreprise (CGT - Sud - comité de soutien local) qui se bagarrent depuis des mois, donc au total, ça fait pas loin de deux heures ! Et jusqu’au bout la houle unitaire des bravos !sur le document ci-dessous la liste des "orateurs"==========================================
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
.... joueront le même rôle contre-révolutionnaire que leurs ainés de 1936 !!!!
Sabotage de la révolution anticapitaliste au nom des "avantages acquis"
Répondre à cet article
1 Message
l’avenir se dessine
27 octobre 22:06, par Yanick ToutainJean-Pierre , bonjourJe m’adresse à toi - en tant qu’ancien secrétaire de section du Parti Communiste Français Le Havre) - pour que tu interviennes auprès de tes anciens camarades du PCF.En effet, un militant candidat 2008 de la liste du Parti Communiste est en train de pratiquer le harcèlement moral à l’encontre de Julie Amadis dans des messages privés.Après des humiliations publiques en assemblée générale (qui avaient scandalisé même des militants de la droite ex UNI MET )... il vient de recommencer pour la deuxième fois son harcèlement en message privé.... alors même que le mur de l’UNEF lui permettrait de débattre et polémiquer au vu et au su de tous.Les dossier est simple, ce candidat PCF - Mathieu Grancher - qui se présente le lundi comme "comité chômeurs CGT", le mardi comme ""étudiant", le mercredi comme "vacataire" membre des réunions de professeurs est, actuellement un des principaux leaders étudiants.Contrairement à toutes les traditions néo-soviétiques des coordinations étudiantes, ils prétendent à 40, (sur 7040 étudiants au Havre) non seulement BLOQUER l’université mais encore INTERDIRE la mise en place d’un SYSTÈME REPRÉSENTATIF. (Les décomptes des votes se trouvent sur le mur de l’UNEF, publiés par Julie Amadis qui est la seule à les RENDRE PUBLICS)Nous préconisons - Julie Amadis et moi - un système inspiré de la Commune de Paris (un délégué RÉVOCABLE pour 15000), inspiré de la Révolution Russe de 1917 ( un délégué RÉVOCABLE pour 500 ou 1000), en instaurant la délégation générale révocable : UN DÉLÉGUÉ révocable pour 25 DÉLÉGATEURS. Ce délégué de base pouvant se réunir avec 24 autres délégués de base pour désigner un DELEGUE DE CONSEIL... etc... sur 4 étages.... construire une pyramide pour révoquer Sarkozy...Les leaders actuels ont EMPÊCHÉ que cette proposition soit soumise aux votes. Ils refusent que la PRIORITÉ soit donnée à la question du CHÔMAGE et du RÉVOQUONS SARKOZY. Ils s’acharnent à LIMITER la plate-forme... et, pour COMPENSER, ils multilient les ACTIONS COW-BOYS en suivant la direction CGT de Pierre Lebas qui les entraine dans des comportements GAUCHISTES-AVENTURISTES MINORITAIRES.Par exemple : INTERROMPRE UNE AG d’étudiant pour aller OCCUPER LES RAILS de la SNCF. C’était le jour où il fallait ORGANISER les 40000 manifestants du matin dans les jardins de l’Hotel de Ville. 40 000 délégateurs AURAIENT PU DESIGNER 1600 DELEGUES DE BASE... Et 64 DELEGUES DE CONSEIL...mais la direction Lebas a entrainé .... en direction de la gare SNCF 40 COW-BOYS pour pouvoir ensuite crier à la PROVOCATION POLICIERE...C’est logique.... ils avaient EUX-MEMES prévenu la police...Pour masquer ce NAUFRAGE politique, l’échec de cet AVENTURISME, pour masquer le fait que l’UNIQUE AG ayant dépassé 120 personnes, ne réunissait que 500 étudiants..... les leaders UNEF-SUD sont obligés de pratiquer l’ATTAQUE PERSONNELLE plutôt que de débattre de POLITIQUE, de TACTIQUE et de STRATEGIE...Lui et ses camarades de la tribune pratiquent régulièrement des ricanements, des rires contre Julie Amadis quand elle intervient. Des "oublis" de la voir quand elle garde le bras en l’air PENDANT UN QUART D’HEURE... Elle a finit par DESCENDRE à la tribune pour qu’ils cessent de faire semblant de ne pas la voir...Je te résume les techniques que nous connaissons bien pour avoir VU LES SOCIAUX DÉMOCRATES UID de l’ancien syndicat SNIPEGC les pratiquer à ton encontre et à mon encontre.... Les rires de connivence... toutes ces misérables techniques rhétoriques...Mais jamais un Pierre Hémard ne s’était permis d’utiliser la MENACE de la plainte en diffamation pour avoir été dénoncé comme un ANTI-DÉMOCRATE se vantant d’en être un...mercredi 20 octobre 2010 Les résultats de l’"assemblée générale" minoritaire de l’université du Havre (comment les cow-boys staliniens ont empêché le vote "RÉVOQUONS SARKOZY")
Voir en ligne : Révolisation Actu
Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 17:11
Lettre publique à Jean-Pierre Rioual ; Le « poids monstrueux de l'institutionnel » et le crétinisme électoral bourgeois.
L'existence d'un "prolétariat bourgeois" est selon Engels le principal frein à la révolution anticapitaliste.
Engels observe la formoisie en germe sans comprendre qu'il s'agit d'une classe sociale :
"En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, écrit Engels à Marx en octobre 1858 et il semble bien que cette nation, bourgeoise entre toutes, veuille en arriver à avoir, à coté de sa bourgeoisie, une aristocratie bourgeoise, et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite l'univers entier, c'est jusqu'à un certain point logique". (Friedrich Engels, Lettre à Marx, 7 octobre 1858 *HW p. 207)
Haïti - Débat sur le WEB
VENDREDI 15 JANVIER 2010
"le poids monstrueux de l’institutionnel" 9 février 11:27, par Jean Pierre
Cher Yanick,Je vais prendre le temps de lire tout cela. Je crois qu’il n’est pas impossible que tu n’aies pas compris exactement où j’en suis ( dans ma profonde naïveté honnête), d’autant que j’avais parsemé mon texte de moments d’humour, et l’on m’a déjà dit , que donnés sans prévenir, cela est pris comptant.En outre je ne suis pas un champion de l’ordinateur , et je ne sais même pas si ce que j’écris ici te parviendra, Mais en tout cas, j’en suis à considérer qu’il faut prendre l’avis de chacun comme une richesse, une part de vérité, qu’il faut confronter fraternellement, pour approfondir cette réalité qui s’amuse tant à nous surprendre toujours. Jean-Pierre Rioual==
« Décider périodiquement, pour un certain nombre d'années, quel membre de la classe dirigeante foulera aux pieds, écrasera le peuple au Parlement, telle est l'essence véritable du parlementarisme bourgeois, non seulement dans les monarchies constitutionnelles parlementaires, mais encore dans les républiques les plus démocratiques. » (VI Lénine L'État et la Révolution Aout 1917)
sacrée démocratie
"le poids monstrueux de l’institutionnel"
et le galimatias démobilisateur
jeudi 4 février 2010, par Jean Pierre
« Sacrée discussion que celle sur la démocratie !- Elle ne pourrait être que citoyenne ? Question intéressante !- Quelle dure réalité ! On ne parle partout que de démocratie, on ne parle qu’au nom de la démocratie, et non seulement la démocratie citoyenne n’existerait nulle part, mais elle serait quasiment impossible à réaliser ! Quelle utopie !- »VI Lénine que tu devrais relire mettait de la lumière dans cette obscurité. Lorsque, en juillet 1917, il fuyait les persécutions des nouveaux amis des fascistes – mencheviks socialistes et sociaux-révolutionnaires – il écrivit l'État et la Révolution.
3. SUPPRESSION DU PARLEMENTARISME
"La Commune, écrivait Marx, devait être non pas un organisme parlementaire, mais un corps agissant, exécutif et législatif à la fois."
"Au lieu de décider une fois tous les trois ou six ans quel membre de la classe dirigeante "devait représenter" et fouler aux pieds [ver-und zertreten] le peuple au Parlement, le suffrage universel devait servir au peuple constitué en communes, comme le suffrage individuel sert à tout autre employeur en quête d'ouvriers, de surveillants, de comptables pour ses entreprises."
Cette remarquable critique du parlementarisme, formulée en 1871, est elle aussi aujourd'hui, du fait de la domination du social-chauvinisme et de l'opportunisme, au nombre des "paroles oubliées" du marxisme. Les ministres et les parlementaires de profession, les traîtres au prolétariat et les socialistes "pratiques" d'à présent ont entièrement laissé aux anarchistes le soin de critiquer le parlementarisme; et, pour cette raison d'une logique surprenante, ils qualifient d'"anarchiste" toute critique du parlementarisme ! ! On ne saurait s'étonner que le prolétariat des pays parlementaires "avancés", écœuré à la vue de "socialistes" tels que les Scheidemann, David, Legien, Sembat, Renaudel, Henderson, Vandervelde, Stauning, Branting, Bissolati et Cie, ait de plus en plus souvent accordé ses sympathies à l'anarcho-syndicalisme, encore que celui-ci soit le frère jumeau de l'opportunisme.
Mais, pour Marx, la dialectique révolutionnaire n'a jamais été cette vaine phraséologie à la mode, ce hochet qu'en ont fait Plékhanov, Kautsky et les autres. Marx a su rompre impitoyablement avec l'anarchisme pour son impuissance à utiliser même l'"écurie" du parlementarisme bourgeois, surtout lorsque la situation n'est manifestement pas révolutionnaire; mais il a su, en même temps, donner une critique véritablement prolétarienne et révolutionnaire du parlementarisme.
Décider périodiquement, pour un certain nombre d'années, quel membre de la classe dirigeante foulera aux pieds, écrasera le peuple au Parlement, telle est l'essence véritable du parlementarisme bourgeois, non seulement dans les monarchies constitutionnelles parlementaires, mais encore dans les républiques les plus démocratiques.
Mais si l'on pose la question de l'État, si l'on considère le parlementarisme comme une de ses institutions, du point de vue des tâches du prolétariat dans ce domaine, quel est donc le moyen de sortir du parlementarisme ? Comment peut-on s'en passer ?
Force nous est de le dire et redire encore : les enseignements de Marx, fondés sur l'étude de la Commune, sont si bien oubliés que le "social-démocrate" actuel (lisez : l'actuel traître au socialisme) est tout simplement incapable de concevoir une autre critique du parlementarisme que la critique anarchiste ou réactionnaire.
Certes, le moyen de sortir du parlementarisme ne consiste pas à détruire les organismes représentatifs et le principe électif, mais à transformer ces moulins à paroles que sont les organismes représentatifs en assemblées "agissantes". "La Commune devait être non pas un organisme parlementaire, mais un corps agissant, exécutif et législatif à la fois."
Un organisme "non parlementaire mais agissant", voilà qui s'adresse on ne peut plus directement aux parlementaires modernes et aux "toutous" parlementaires de la social-démocratie ! Considérez n'importe quel pays parlementaire, depuis l'Amérique jusqu'à la Suisse, depuis la France jusqu'à l'Angleterre, la Norvège, etc., la véritable besogne d'"État" se fait dans la coulisse; elle est exécutée par les départements, les chancelleries, les états-majors. Dans le parlements, on ne fait que bavarder, à seule fin de duper le "bon peuple". Cela est si vrai que, même dans la République russe, république démocratique bourgeoise, tous ces vices du parlementarisme sont apparus aussitôt, avant même qu'elle ait eu le temps de constituer un véritable parlement. Les héros du philistinisme pourri — les Skobélev et les Tsérétéli, les Tchernov et les Avksentiev — ont réussi à gangrener jusqu'aux Soviets, dont ils ont fait de stériles moulins à paroles sur le modèle du plus écœurant parlementarisme bourgeois. Dans les Soviets, messieurs les ministres "socialistes" dupent les moujiks crédules par leur phraséologie et leurs résolutions. Au sein du gouvernement, c'est un quadrille permanent, d'une part, pour faire asseoir à tour de rôle, autour de l'"assiette au beurre", des sinécures lucratives et honorifiques, le plus possible de socialistes-révolutionnaires et de mencheviks; d'autre part, pour "distraire l'attention" du peuple. Pendant ce temps, dans les chancelleries, dans les états-majors, on "fait" le travail "d'État" ! (...)
Au parlementarisme vénal, pourri jusqu'à la moelle, de la société bourgeoise, la Commune substitue des organismes où la liberté d'opinion et de discussion ne dégénère pas en duperie, car les parlementaires doivent travailler eux-mêmes, appliquer eux-mêmes leurs lois, en vérifier eux-mêmes les effets, en répondre eux-mêmes directement devant leurs électeurs. Les organismes représentatifs demeurent, mais le parlementarisme comme système spécial, comme division du travail législatif et exécutif, comme situation privilégiée pour les députés, n'est plus. Nous ne pouvons concevoir une démocratie, même une démocratie prolétarienne, sans organismes représentatifs : mais nous pouvons et devons la concevoir sans parlementarisme, si la critique de la société bourgeoise n'est pas pour nous un vain mot, si notre volonté de renverser la domination de la bourgeoisie est une volonté sérieuse et sincère et non une phrase "électorale" destinée à capter les voix des ouvriers, comme chez les mencheviks et les socialistes-révolutionnaires, chez les Scheidemann et les Legien, les Sembat et les Vandervelde.
Il est extrêmement symptomatique que, parlant des fonctions de ce personnel administratif qu'il faut à la Commune comme à la démocratie prolétarienne, Marx prenne comme terme de comparaison le personnel "de tout autre employeur", c'est-à-dire une entreprise capitaliste ordinaire avec ses "ouvriers, surveillants et comptables".
Il n'y a pas un grain d'utopisme chez Marx; il n'invente pas, il n'imagine pas de toutes pièces une société "nouvelle". Non, il étudie, comme un processus d'histoire naturelle, la naissance de la nouvelle société à partir de l'ancienne, les formes de transition de celle-ci à celle-là. Il prend l'expérience concrète du mouvement prolétarien de masse et s'efforce d'en tirer des leçons pratiques. Il "se met à l'école" de la Commune, de même que tous les grands penseurs révolutionnaires n'hésitèrent pas à se mettre à l'école des grands mouvements de la classe opprimée, sans jamais les aborder du point de vue d'une "morale" pédantesque (comme Plékhanov disant : "Il ne fallait pas prendre les armes", ou Tsérétéli : "Une classe doit savoir borner elle-même ses aspirations").
Il ne saurait être question de supprimer d'emblée, partout et complètement, le fonctionnarisme. C'est une utopie. Mais briser d'emblée la vieille machine administrative pour commencer sans délai à en construire une nouvelle, permettant de supprimer graduellement tout fonctionnarisme, cela n'est pas une utopie, c'est l'expérience de la Commune, c'est la tâche urgente, immédiate, du prolétariat révolutionnaire.
Le capitalisme simplifie les fonctions administratives "étatiques"; il permet de rejeter les "méthodes de commandement" et de tout ramener à une organisation des prolétaires (classe dominante) qui embauche, au nom de toute la société, "des ouvriers, des surveillants, des comptables".
Nous ne sommes pas des utopistes. Nous ne "rêvons" pas de nous passer d'emblée de toute administration, de toute subordination; ces rêves anarchistes, fondés sur l'incompréhension des tâches qui incombent à la dictature du prolétariat, sont foncièrement étrangers au marxisme et ne servent en réalité qu'à différer la révolution socialiste jusqu'au jour où les hommes auront changé. Nous, nous voulons la révolution socialiste avec les hommes tels qu'ils sont aujourd'hui, et qui ne se passeront pas de subordination, de contrôle, "surveillants et de comptables".
Mais c'est au prolétariat, avant-garde armée de tous les exploités et de tous les travailleurs, qu'il faut se subordonner. On peut et on doit dès à présent, du jour au lendemain, commencer à remplacer les "méthodes de commandement" propres aux fonctionnaires publics par le simple exercice d'une "surveillance et d'une comptabilité", fonctions toutes simples qui, dès aujourd'hui, sont parfaitement à la portée de la généralité des citadins, et dont ils peuvent parfaitement s'acquitter pour des "salaires d'ouvriers".
C'est nous-mêmes, les ouvriers, qui organiserons la grande production en prenant pour point de départ ce qui a déjà été créé par le capitalisme, en nous appuyant sur notre expérience ouvrière, en instituant une discipline rigoureuse, une discipline de fer maintenue par le pouvoir d'État des ouvriers armés; nous réduirons les fonctionnaires publics au rôle de simples agents d'exécution de nos directives, au rôle "de surveillants et de comptables", responsables, révocables et modestement rétribués (tout en conservant, bien entendu, les spécialistes de tout genre, de toute espèce et de tout rang) : voilà notre tâche prolétarienne, voilà par quoi l'on peut et l'on doit commencer en accomplissant la révolution prolétarienne. Ces premières mesures, fondées sur la grande production, conduisent d'elles-mêmes à l'"extinction" graduelle de tout fonctionnarisme, à l'établissement graduel d'un ordre — sans guillemets et ne ressemblant point à l'esclavage salarié — où les fonctions de plus en plus simplifiées de surveillance et de comptabilité seront remplies par tout le monde à tour de rôle, pour ensuite devenir une habitude et disparaître enfin en tant que fonctions spéciales d'une catégorie spéciale d'individus. (…) Toute l'économie nationale organisée comme la poste, de façon que les techniciens, les surveillants, les comptables reçoivent, comme tous les fonctionnaires, un traitement n'excédant pas des "salaires d'ouvriers", sous le contrôle et la direction du prolétariat armé : tel est notre but immédiat. Voilà l'État dont nous avons besoin, et sa base économique. Voilà ce que donneront la suppression du parlementarisme et le maintien des organismes représentatifs, — voilà ce qui débarrassera les classes laborieuses de la corruption de ces organismes par la bourgeoisie.
Mais voyons comment, vingt ans après la Commune, Engels résumait les enseignements qu'elle fournit au prolétariat en lutte.
Voici ceux qu'il mettait au premier plan :
"Quant à la force répressive du gouvernement naguère centralisé : l'armée, la police politique, la bureaucratie, créées par Napoléon en 1798, reprises, depuis, avec reconnaissance, par chaque nouveau gouvernement et utilisées par lui contre ses adversaires, c'est justement cette force qui devait partout être renversée, comme elle l'avait été déjà à Paris.
La Commune dut reconnaître d'emblée que la classe ouvrière, une fois au pouvoir, ne pouvait continuer à administrer avec la vieille machine d'État; pour ne pas perdre à nouveau sa propre domination qu'elle venait à peine de conquérir, cette classe ouvrière devait, d'une part, éliminer la vieille machine d'oppression jusqu'alors employée contre elle-même, mais, d'autre part, prendre des assurances contre ses propres mandataires et fonctionnaires en les proclamant, en tout temps et sans exception, révocables."(...)
"Pour éviter cette transformation, inévitable dans tous les régimes antérieurs, de l'État et des organes de l'État, à l'origine serviteurs de la société, en maîtres de celle-ci, la Commune employa deux moyens infaillibles. Premièrement, elle soumit toutes les places, de l'administration, de la justice et de l'enseignement, au choix des intéressés par élection au suffrage universel, et, bien entendu, à la révocation à tout moment par ces mêmes intéressés. Et, deuxièmement, elle ne rétribua tous les services, des plus bas aux plus élevés, que par le salaire que recevaient les autres ouvriers. Le plus haut traitement qu'elle payât dans l'ensemble était de 6000 francs [Ce qui fait environ 2400 roubles au cours nominal et près de 6000 roubles au cours actuel. Les bolchéviks qui proposent, par exemple, dans les municipalités, des traitements de 9000 roubles, au lieu de proposer pour l'ensemble de l'État un maximum de 6000 roubles — somme suffisante — commettent une erreur impardonnable.]. Ainsi, on mettait le holà à la chasse aux places et à l'arrivisme, sans en appeler aux mandats impératifs des délégués aux corps représentatifs qui leur étaient encore adjoints par surcroît."
« Pour empêcher ceux-ci de devenir des bureaucrates, on prendra aussitôt des mesures minutieusement étudiées par Marx et Engels : 1. électivité, mais aussi révocabilité à tout moment; 2. un salaire qui ne sera pas supérieur à celui d'un ouvrier; 3. adoption immédiate de mesures afin que tous remplissent des fonctions de contrôle et de surveillance, que tous deviennent pour un temps "bureaucrates" et que, de ce fait, personne ne puisse devenir "bureaucrate". »
« Kautsky dit en somme ceci : puisqu'il subsistera des employés publics élus, il y aura donc aussi en régime socialiste des fonctionnaires et une bureaucratie ! C'est précisément ce qui est faux. Précisément par l'exemple de la Commune, Marx a montré que les titulaires des fonctions publiques cessent, en régime socialiste, d'être des "bureaucrates", "fonctionnaires" au fur et à mesure que, sans parler de leur électivité, on établit en outre leur révocabilité à tout moment, qu'on réduit en outre leur traitement à un salaire moyen d'ouvrier, et qu'en plus on remplace les organismes parlementaires par des corps "agissants", "exécutifs et législatifs à la fois". »
« Heureusement qu’il y a les élections ! - Je me demande s’il n’y a là pas une question qui souvent ne va pas jusqu’au bout, une question" impensée" ? La démocratie existe -t-elle ? On la défend, on peut l’améliorer, mais existe -telle ?--- »Quand Lénine, en 1917 consacrait un chapitre entier destiné à la « suppression du parlementarisme, tu voudrais, en 2010, l' « améliorer » ?
— En tout cas, l’heure est à la mobilisation électorale ! Ce matin, distribution de tracts du front de gauche, aux employé-e-s de la sécu : " la gauche combative exige une retraite de plein droit à 60 ans" Pas une approbation ! Pas un bravo ! Fallait pourtant braver le froid, mais le froid des réceptionnaires du tract est émouvant. C’était comme si le tract était écrit en galimatias ! La froideur des gens rappelait trop le sondage dont parle Armand Bacca.Comme tu connaissais certainement Bertold Brecht avant moi, la plaisanterie sur « dissoudre le peuple », tu es en mesure de la comprendre simplement. Le peuple ne vous applaudit pas, il faudrait donc changer de peuple » ?
« le froid des réceptionnaires du tract est émouvant. C’était comme si le tract était écrit en galimatias ! »Cela fait 5 ans que la population la plus lucide sait, que la population la plus concernée sent que la révolution est à l'ordre du jour.
« Cela est si vrai que, même dans la République russe, république démocratique bourgeoise, tous ces vices du parlementarisme sont apparus aussitôt, avant même qu'elle ait eu le temps de constituer un véritable parlement. Les héros du philistinisme pourri — les Skobélev et les Tsérétéli, les Tchernov et les Avksentiev — ont réussi à gangrener jusqu'aux Soviets, dont ils ont fait de stériles moulins à paroles sur le modèle du plus écœurant parlementarisme bourgeois. Dans les Soviets, messieurs les ministres "socialistes" dupent les moujiks crédules par leur phraséologie et leurs résolutions. »Les tracts que tu distribues, les tracts du Front de Gauche (ceux du NPA ne valent pas plus chers !!!) ne sont que le vent fait par de « stériles moulins à paroles sur le modèle du plus écœurant parlementarisme bourgeois ».
« - Les chômeurs n'auront pas tous du travail (combien de millions resteront chômeurs ?) »
« - La France à fric continuera à faire travailler nos cousins africains pour 50 euros par mois (et 3 millions de bébés vont mourir en 2010. »
« - Les élus non révocables continueront à défendre le système capitaliste avec un vocabulaire d'hypocrites. »
« - Et la France continuera à émettre plus de 1,8 kilos de carbone par personne. En détruisant la Terre de nos enfants. »
« Les millions de chômeurs qui resteront sans travail seront vos enfants ».Le Parti Communiste du Havre n'ira pas à Mont-Gaillard dire aux cousins des Sénégalais, aux cousins des Ivoiriens, aux cousins des Africains :
« Notre gouvernement de « gauche » fera pareil que Jospin et vos cousins d'Afrique continueront à subir les militaires analphabètes de la Légion Étrangère, ils continueront à subir les soudards ignares (dont certains ne savent même pas parler français quand ils assassinent des Ivoiriens au nom de la France) ».
« Vos émissions carbone seront rationnées et limitées à UN QUART de ce que le Français moyen émet. Le Parti de Gauche n'ira pas dire à la rue de Paris, à Saint-Adresse la vérité : il est impossible de protéger la Terre sans réduire TOUS LES SALAIRES ET REVENUS A 1000 EUROS PAR MOIS. »Le Front de Gauche n'ira pas mettre en place la révocabilité des élus.
« Nous ne pouvons pas rendre les élus révocables à tout moment : Il y a trop d'intérêts, trop de corruptions, trop de petites magouilles. »
« Au sein du gouvernement, c'est un quadrille permanent, d'une part, pour faire asseoir à tour de rôle, autour de l'"assiette au beurre", des sinécures lucratives et honorifiques, le plus possible de socialistes-révolutionnaires et de mencheviks; d'autre part, pour "distraire l'attention" du peuple. Pendant ce temps, dans les chancelleries, dans les états-majors, on "fait" le travail "d'État" ! (...) »Et ce que j'ai vu – de visu – à domicile n'est que l'infime pointe émergée d'un système de corruption généralisée pratiqué par tous les magouilleurs de la gauche formoise. Les enquêtes étouffées et les sanctions discrètes reviendront dans la lumière après la révolution. On appellera à parler tous les enfants des corrompus !!!
« Mais beaucoup de camarades ne croient nullement aux sondages. Ce serait rassurant si il n’y avait pas le résultat des dernières élections, il n’y a que 8 mois. Dans ma ville, qui s’honore d’avoir élu un député communiste, sinon deux, il y a 8 mois, 7 électeurs sur 10 ne sont pas allés voter (1) Dans les quatre cantons représentés par un conseiller général communiste 4 sur 5 n’ont pas approché le bureau de vote. Et dans ces quartiers qu’on dit " NOS quartiers", 4 électeurs sur cent sont venus voter Front de gauche. Mesurons bien ce fait : cela donne par bureau de vote ( entre 500 et 800 inscrits), comme nombre de citoyen-nes s’étant déplacés pour voter pour Jacky Hénin, candidat du front de gauche : 22, ici, 19 là, 27 dans un autre, 38, enfin 50, c’est le bureau record ). »La montée en puissance du boycott du système de l'élection est un signe clair de l'approche de la révolution !!!
« — Certes, il ne faut pas sous estimer le "poids monstrueux de l’institutionnel", mais cela est-il contradictoire du fait de tenir compte de ces refus d’ il y a 8 mois ? Et ces mots terribles (qui m’ont fait mal ) : galimatias démobilisateur, m’ont rappelé le brûlot que nous a infligé il y a 4 ans un prix Nobel de littérature en inventant comme début de son roman (lucidité) que dans une grande capitale, un matin, c’est l’émoi : 80 % des électeurs ont voté blanc ! »Il ne s'agit pas de « voter blanc ». Il s'agit de reconstruire des soviets.
« — Nous sommes sans doute à ce moment tout à fait incommode, où les gens ne croient plus aux partis, et ont tellement pris l’habitude d’être déçus de toute gauche, tellement persuadés ( Jospin le leur a si bien dit ) qu’elle n’y peut rien , les mains dans le cambouis ou pas, même tenant 20 régions. Et l’idéologie conservatrice s’est engouffré dans ce vide, sans convaincre pour autant. Mais les gens en sont à ne plus croire en aucune action politique collective, et ne croient pas encore à leur possibilité d’inventer une citoyenneté qui seule sauvera la démocratie. On ne peut pas le leur reprocher, nous avons tous le poids de milliers de siècles qui assurent que ce sera toujours comme cela, et d’ailleurs combien dans le camp des militants passionnés de la gauche y croient aujourd’hui, et se battent pour tenter de bouger cette monstrueuse inertie conservatrice ? »
Vite reprenons nos tracts ! (Je vous souhaite que ne se renouvelle pas cette anecdote de l’année dernière : porte à porte, une femme ne veut même pas ouvrir assez sa porte pour que le tract soit donné : le camarade met le pied pour coincer cette porte qui se refuse à la moindre des démocraties ; la femme appelle son mari : viens vite encore un emmerdeur qui veux nous fourguer sa propagande pourrie !...Le camarade a eu juste le temps de fuir ... le débat ! )—Et cela te surprends : si cette famille a perdu l'un des siens devenu SDF sous la gauche, te surprendrait-il que la haine se développe contre le PCF, contre le PS, contre les Verts ?
« ...parlementarisme vénal, pourri jusqu'à la moelle, de la société bourgeoise »,Ne penses-tu pas, Jean-Pierre, qu'il serait temps que tu retournes lire Lénine et que tu comprenne que ce Front de Gauche n'est que la énième réédition de la magouille de Mitterrand et du programme commun, la énième magouille du Front Populaire de 1936 : des pièges à gogos de la bourgeoisie pour éviter les soviets, pour éviter que le peuple ne mette en œuvre la délégation générale révocable ?
— Aussi je souhaite à chacune- chacun d’avoir le bonheur de distribuer un tract qui ait été réalisé, discuté avec les gens, dans leur quartier, belle utopie Non ? Ce n’est pas trop monstrueux ? Très amicalement et très fraternellement ! Jean-Pierre RioualMais, plutôt que de « discuter » avec les habitants de la Mare-Rouge, du Mont-Gaillard, de Caucriauville ou du ...quartier de l'Eure (avant que les bobos de la haute formoisie, de l'innovoisie ou de la bourgeoisie n'aient chassé tous les pauvres de ce quartier portuaire)... ne penses-tu pas qu'il serait plus efficace de les convaincre de se débarrasser des élections ?
« Les exploiteurs ne sont naturellement pas en mesure de mater le peuple sans une machine très compliquée, destinée à remplir cette tâche; tandis que le peuple peut mater les exploiteurs même avec une "machine" très simple, presque sans "machine", sans appareil spécial, par la simple organisation des masses armées (comme, dirons-nous par anticipation, les Soviets des députés ouvriers et soldats).
(...)
Quant à nous, nous romprons avec les opportunistes; et le prolétariat conscient sera tout entier avec nous dans la lutte, non pour un "déplacement du rapport de forces", mais pour le renversement de la bourgeoisie, pour la destruction du parlementarisme bourgeois, pour une république démocratique du type de la Commune ou une République des Soviets des députés ouvriers et soldats, pour la dictature révolutionnaire du prolétariat. »