Subscribe in a reader

Pages vues depuis décembre 2009

dimanche 8 septembre 2013

Chansons 82-87 paroles-musiques Yanick Toutain

 Après 10 ans de militantisme trotskiste (73 82) sans aucune écriture artistique, un cycle de 6 ans a produit les textes qui suivent : Certaines ont été chantées sur scène, d'autres non. Les dernières ont subi la perte des cahiers-archives et sont reconstituées peu à peu, de mémoire.
* * * * *
La chaudière
Yanick Toutain [1982]
T'as voulu que ça change mais tu t'es fait baiser Ils t'avaient pourtant dit : "C'est simple t'as qu'à voter" Y s'cachent derrière des trucs, des bidules, des machins Mais tu t'en rends bien compte, y t' prennent pour un crétin Mais ça va péter, La vapeur s'accumule La chaudière va sauter, T'entends pas l' bruit des bulles Y en a plein dans la rue des toubibs, des méd'cins Cadr's du supermarché et l'épicier du coin Y sont tous à brailler : " Ca va de pire en pire ! " Mais toi tu n'dis rien, mais c'est ton fric qui s'tire Mais ça va péter, La vapeur s'accumule La chaudière va sauter, T'entends pas l' bruit des bulles Y en a plein dans la rue des toubibs, des méd'cins Cadr's du supermarché et l'épicier du coin Y sont tous à brailler : " Ca va de pire en pire ! " Mais toi tu n'dis rien, mais c'est ton fric qui s'tire Y a kek choz qui déconne y a kek chose qui va pas Y t'ont pris pour une pomme y t' prennent pour un gaga Y a kek choz qui déconne y a kek chose qui va pas Y t'ont pris pour une pomme mais ça n' durera pas comme ça Y en a qui pleurent un peu : " Tiens voilà un milliard !" Et les voilà qui r' braillent - qu'est que c'est qu' ce cauchemar Tu leur donnes 2 milliards, ils en veulent cinq ou dix Mais d'où qu'y viens ce fric pendant qu'on sert la vis Mais ça va péter, La vapeur s'accumule La chaudière va sauter, T'entends pas l' bruit des bulles
* * * * *
La Terre Est Un désert
Yanick Toutain [1982]
La Terre est un désert traversé par les guerres La Terre est une ronde traversée par les bombes Les enfants crient Les enfants jouent Leur appétit Tout l' monde s'en fout Dans les cités Climatisées Tous les banquiers Comptent leurs billets Et c'est la ronde La fin d'un monde Qui perd la boule Et qui s'écroule Et c'est la danse Des peuples en souffrance En overdose Et qui explosent La Terre est un désert traversé par les guerres La Terre est une ronde traversée par les bombes Mais sous les décombres S'éveille l'espoir Que s'effondre Ce monde sans gloire Mais dans la poussière S'éveille la colère des peuples fiers qui espèrent Mais sous les décombres S'éveille l'espoir Que s'effondre Ce monde sans gloire Mais dans la poussière une espérance Traverse la Terre que tout Recommence Debout les damnés de la Terre Debout les forçats de la faim La raison tonne en son cratère C'est l'irruption de la faim * * * * *
73
Yanick Toutain [1983]
Ecrit le 11 septembre 1983 après avoir vu, à la télévision, les défilés de la première protestad dans les rues de Santiago du Chili, devant les militaires du pouvoir fasciste encore en place.
C'était y a 30 ans Nous étions dans les rues Des milliers lentement A marcher les mains nues Nous n'avions que nos cris Nos larmes, nos poings fermés Pour pleurer ce pays Qu'ils avaient écrasé Le bruit de ces bottes Le cri de ces armes Résonne dans nos têtes A jaillir des larmes Le bruit de ces bottes Le cri de ces larmes Résonne dans nos têtes A jaillir des armes Il y avait Jara Qui n' pouvait plus jouer Et dans tous ces stades Tous ces prisonniers Ce onze septembre Resté en mémoire Cette ville en cendre A l'aube d'un soir Le bruit de ces bottes Le cri de ces armes Résonne dans nos têtes A jaillir des larmes Le bruit de ces bottes Le cri de ces larmes Résonne dans nos têtes A jaillir des armes L'automne fut dur L'année 73 Cette blessure Nous déchire et nous pèse Nous les avions vu Préparer leurs armes Face au peuple nu Que rien ne désarme A des kilomètres Les chefs des gratte-ciel Préparèrent les traîtres Dans leurs citadelles Le bruit de ces bottes Le cri de ces armes Résonne dans nos têtes A jaillir des larmes Le bruit de ces bottes Le cri de ces larmes Résonne dans nos têtes A jaillir des armes Vingt ans ont passé Vingt ans de grisaille Pour les enfants nés Entre ces tenailles Des années de guerre La faim qui travaille Mais l'espoir se terre Entre deux batailles Le bruit de ces bottes Le cri de ces armes Résonne dans nos têtes A jaillir des larmes Le bruit de ces bottes Le cri de ces larmes Résonne dans nos têtes A jaillir des armes L'automne fut dur L'année 73 Cette blessure Nous déchire et nous pèse  
* * * * *
Les cousins du midi
Yanick Toutain [1984]
Le soleil se couchait Derrière la colline Le mistral qui soufflait On avait tous bonne mine On avait passé la journée Assis peinards derrière la maison Le soleil nous avait chauffé Même si c' n'était pas la saison On était sur un vieux marais Où il n'y avait que des chevaux Parfois un train qui passait Et très loin, les autos Et puis le chien qui v'nait nous voir Qui r' partait, tranquille, peinard De temps en temps, il aboyait bien Mais nous on n' voyait jamais rien Chez les cousins du midi Tout était plus facile C'était le vrai paradis En plein mois d'avril La cousine par la fenêtre Qui v'nait nous voir de temps en temps Vous allez rentrer peut-être Ou vous allez griller tous vivants C'était tranquille, c'était peinard On pensait même pas à avoir l' cafard On laissait juste passer le temps Et tout allait lentement Le cousin qui se levait Je vais me boire un p' tit pastis Il est temps de se rentrer Si t'en veux un faut qu' tu me l'dises Il allait faire un petit tour Pour voir si ses fleurs poussaient C'était comme ça tous les jours Il attendait p' têt le mois de mai Chez les cousins du midi Tout était plus facile C'était le vrai paradis En plein mois d'avril Chez les cousins du midi Tout était plus facile C'était le vrai paradis En plein mois d'avril
* * * * *
Pas sa faute
Yanick Toutain [1983]
Ya la fille du d’ sus Qui r’ met son rock and roll Tu sais moi j’aime bien ça Mais là vraiment c’est l’ ras-l’ bol   Ch’ uis rincé, ch’ uis crevé C’est pas vraiment la frite Et l’ dimanche à sept heures L’ hit parade, ça m’excite   Mais c’est pas sa faute Même si moi j’en ai marre Elle en a plein les bottes De traîner son cafard   Sa mère vient de sortir Alors elle en profite Pour prendre un peu son pied Pour sentir qu’elle existe   Sa mère l’a engueulée En la traitant d’ fainiasse Et ses copains d’ tarés Tous de vrais dégeulasses   Mais c’est pas sa faute Même si elle en a marre Elle en a plein les bottes De traîner son cafard   Elle mène une vie de con Seize heures dans sa baraque A laver et à ranger Et elle en a sa claque   Mais y faut qu’ tout soit net Y faut qu’ tout soit nickel Quand son mec est rentré Y flippe devant la vaisselle   Mais c’est pas sa faute Même si elle en a marre Il en a plein les bottes De traîner son cafard   Y bosse dans une usine Qui construit des bagnoles Des caisses qui s’usent bien vite Quat’ roues et puis d’ la tôle   Et puis y a ces p’tits cons Qui sont derrière son dos Pour bosser pour pisser Y z’ont toujours l’chrono   Mais c’est pas leur faute Même si lui en a marre Il en a plein les bottes De traîner son cafard   Ce sont des mecs paumés Des mecs comme toi et moi Y z’ont quitté leurs champs Là-bas, y l’étalaient pas   On les a mis O.S. C’est tout c’ qui pouvaient faire Mais les autres ont compris Qu’ y pouvaient faire l’affaire   Mais c’est pas leur faute Même si lui en a marre Ce sont p têt des lèche-bottes Mais ça guérit pas l’cafard
* * * * *
Accroche-toi
Yanick Toutain [1984]
J’en ai marre de ces sourires figés De ces mains tendues les poings serrés J’en ai marre de cette agressivité De ces haines, ces jalousies sans pitié   Pourquoi faut-il que ces espoirs Ces rêves de paix de liberté On cherche à nous faire croire Qu’ils sont passes de mode Juste bons à jeter   C’est le temps du chacun pour soi Serré dans ta maison Ton canon sur le toit Assis dans ton fauteuil La télé à huit heures Tu les regardes en train D’ manipuler tes peurs   Pourquoi faut-il que ces espoirs Ces rêves de paix de liberté On cherche à nous faire croire Qu’ils sont passes de mode Juste bons à jeter   Accroche-toi à tes rêves Ne laisse pas cette société Te harceler sans trêve Sans pitié Accroche toi à tes espoirs Ne les laisse pas se noyer Continue de croire A la liberté   C’est le temps du chacun pour soi Serré dans ta maison Ton canon sur le toit Assis dans ton fauteuil La télé à huit heures Tu les regardes en train D’ manipuler tes peurs   Pourquoi faut il que ces espoirs Ces rêves de paix de liberté On cherche à nous faire croire Qu’ils sont passes de mode Juste bon à jeter   Accroche-toi à tes rêves Ne laisse pas cette société Te harceler sans trêve Sans pitié Accroche toi à tes espoirs Ne les laisse pas se noyer Continue de croire A la liberté * * * * *
CHANSON D'ESPOIR
Yanick Toutain [1984]
C'est juste une chanson d'espoir Une chanson pour pas avoir peur dans le noir Juste une chanson Pour l'avenir Une chanson pour qu'tu n'perdes pas ton sourire C'est juste une chanson pour éclaircir Ce futur qui effraye tes nuits sans dormir Juste une chanson qui te rappelle Que la Terre est belle Ils nous gâchent nos rêves Ils gaspillent nos chances Ils détruisent la sève De ce monde immense Ils détruisent les forets Acident les arbres Empoisonnent l'air Pour quelques dollars Retiens tes larmes Retiens tes pleurs Ils ont les armes Pas le bonheur C'est juste une chanson d'espoir Une chanson pour pas avoir peur dans le noir Juste une chanson Pour l'avenir Une chanson pour qu 'tu ne perdes pas ton sourire C'est juste une chanson pour éclaircir Ce futur qui effraye tes nuits sans dormir Juste une chanson qui te rappelle Que la Terre est belle * * * * *
Dans la pluie
Yanick Toutain [1984]
Quand t’es dans la pluie T’oublies le soleil Quand t’es dans l’ennui T’ oublies ce qui t’émerveille   Quand t’es dans l’orage T’'oublies la brise En colère et en rage T’oublies ce qui te grise   Quand le temps est lourd Perces les nuages Eclate ces rires Qui vivent en cage   Quand tu ris tu cours A travers tes âges Ce sont tes désirs Qui ne sont pas sages   Si dans la tempête T’as peur de couler Repenses à ces fêtes Qui durent tout l’été   Si dans le naufrage T’as peur de t’noyer Reprends donc courage Tu peux espérer   Quand le temps est lourd Perces les nuages Eclate ces rires Qui vivent en cage   Quand tu ris tu cours A travers tes âges Ce sont tes désirs Qui ne sont pas sages * * * * *
Océan
Yanick Toutain [1984]
La mouette crie au vent du large Les vagues qui se creusent Le ciel qui pèse sur les nuages La mer devient houleuse   Tu rêves d'océan   La coque qui craque dans les courants Eclaboussure d'écumes Les voiles qui claquent dans le vent Fantômes dans la brume   Tu rêves d'océan Tu rêves de mers aux noms éclatants Tu rêves d'océans   La mouette crie au vent du large Les vagues qui se creusent Le ciel qui pèse sur les nuages La mer devient houleuse   Tu rêves d'océan Tu rêves de mers aux noms éclatants Tu rêves de frégates qui courent dans le vent Tu rêves d'océans  
* * * * *
Viens dans ce monde
Yanick Toutain [1985]
Mon fils est né Il y a deux heures à peine Juste un sourire Pour deux corps qui s’étreignent   Il dort doucement Dans un sommeil tranquille Une caresse sur le front D’une main malhabile   Viens dans ce monde Où les rêves sont des îles Où tu seras volontaire ou fragile   Viens dans ce monde Où les rêves sont des fils Qui peuvent casser Ou lier des presqu’îles   Tu as deux ans L’heure des rires et des jeux Ces larmes qui passent Sont des gouttes qui s’effacent   Tu t’étonnes d’un rien Des questions sans pudeur Tu veux savoir Les lumières, les odeurs     Viens dans ce monde Où les rêves sont des îles Où tu seras volontaire ou fragile   Viens dans ce monde Où les rêves sont des fils Qui peuvent casser Ou lier des presqu’îles     Laisse tes peurs Ne te laisse pas impressionner Par ce monde Et sans pitié Ce monde où tu es né     Pour tes cinq ans Tu connus tes premières peines L’amitié Qu’il faut garder comme une graine   Tu n’as pas encore perdu la surprise Ces étonnements qui... et te grisent     Viens dans ce monde Où les rêves sont des îles Où tu seras volontaire ou fragile   Viens dans ce monde Où les rêves sont des fils Qui peuvent casser Ou lier des presqu’îles     * * * * *
Devant la glace
Yanick Toutain [1985]
Devant la glace Elle soigne son corps Derrière son masque Elle cache ses pleurs   Elle se fait belle Elle se maquille Se trace des yeux sensuels Des yeux de braise Qui scintillent   Mais quand le soir descend Elle entend derrière les murs Ces rires d’enfants Qui sont la vie, qui rassurent   Elle te fait peur Dans son désert Tu peux la serrer contre toi très fort Tu la sens toujours solitaire   Mais quand le soir descend Elle entend derrière les murs Ces rires d’enfants Qui sont la vie, qui rassurent Elle voudrait tenir dans ses bras Tenir sur son cœur Cet enfant qu’elle aurait de toi   Tous ses parfums Ses artifices Ses tuniques de satin Ne peuvent cacher ses yeux si tristes   Mais quand le soir descend Elle entend derrière les murs Ces rires d’enfants Qui sont la vie, qui rassurent Elle voudrait tenir dans ses bras Tenir sur son cœur Cet enfant qu’elle aurait de toi   Et pour que son amour pour toi renaisse Il faut qu’elle sente dans son corps Cet enfant cette vie sans cesse Ce double de toi qui te fait si peur   Devant la glace Elle soigne son corps Derrière son masque Elle cache ses peurs   Mais quand le soir descend Elle entend derrière les murs Ces rires d’enfants Qui sont la vie, qui rassurent Elle voudrait tenir dans ses bras Tenir sur son cœur Cet enfant qu’elle aurait de toi   Et pour que son amour pour toi renaisse Il faut qu’elle sente dans son corps Cet enfant cette vie sans cesse Ce double de toi !
* * * * *
Il l'emprisonne
Yanick Toutain [1985]
Il la tient dans ses bras Il l’emprisonne Plus parler à quelqu’un Ni à personne   Il a peur qu’elle le quitte Qu’elle l’abandonne Tous ses rêves en faillite Et il déconne   Elle éclate de vivre ainsi Une vie sans surprise Sans rêves aussi Elle éclate de vivre dans le gris   Il la sert contre lui Il la cramponne Il l’englue avec lui Dans cette vie monotone   Il surveille ses envies Il la soupçonne Il veut même interdire Tout ce qui la passionne   Elle éclate de vivre ainsi Une vie sans surprise Sans rêves aussi Elle éclate de vivre dans le gris   Une vie sans éclat Une vie sans surprise Tes enfants dans tes pas S’accrochent à ta chemise Une vie sans mystère Une vie qui s’éternise Ces enfants t’es leur mère Mais tu sens qu’ ça t’épuise   Tu la tiens dans tes bras Tu l’emprisonnes Tu la sers contre toi Tu la cramponnes   Tu as peur qu’elle te quitte Qu’elle t’abandonne Mais elle s’enfuit sans toi Elle papillonne
* * * * *
J'ai essayé
Yanick Toutain [1986]
J’ai essayé Toutes ces années De l’oublier Sans parvenir A effacer Les traces de son souvenir   I’ve crossed the rain I‘ve crossed the ocean I‘ve crossed the pain Of my situation I couldn't restrain All my emotion   Forever I’ll never forget her   I’ve phoned you just To feel your voice To feel the skin Of your mouth   J’ai essayé par téléphone De nier l’espace entre nos corps J’ai essayé le temps qui passe   Half of my life without seeing you Half of my life without hearing you Only a hope Just a call from you
* * * * *
Mais elle dort
Yanick Toutain [1986]
Je rêve qu’elle m’emmène Dans le creux de son lit Je rêve qu’elle me prenne Dans ses bras endormis     Mais elle dort Et je m’endors aussi Et nos corps Sont comme deux ennemis (…)
* * * * *
Rien qui gaze
Yanick Toutain [1986]
Françoise Y a rien qui gaze Y a un truc qui déconne Fallait qu’j’ te téléphone   T’es mon amie par téléphone T’es une petite voix qui résonne Tu es mon double Tu es mon moi Mais dans c dialogue T'es p'têt plus toi  
* * * * *
Ta chanson
Yanick Toutain [1986]
C’est ta chanson C’est celle que je t’avais promise Juste pour te dire Ces notes, ces sons Ces mots qui courtisent     Pour quelques heures Le cœur qui sort de sa coquille Le cœur qui vibre Le cœur qui, libre Sort de son exil   Quelques paroles Des mots tout doux Des mots qui cajolent Un air qui glisse Une mélodie A l’instant propice   Pour quelques heures Le cœur qui sort de sa coquille Le cœur qui vibre Le cœur qui, libre Sort de son exil
* * * * *
Je ferai le tour du monde
Yanick Toutain [1986]
Deux adolescents allongés dans le noir L’été de nos quinze ans A cinq heures du soir       Je ferai le tour du monde Pour revivre chaque seconde Ressentir des corps qui vibrent Des milliards d’instants si libres (…)
* * * * *
L'amour univers
Yanick Toutain [1987]
Je veux te faire L'Amour Univers Te caresser Comme on embrasse La Terre Je veux te faire L'Amour planétaire Et t'enlacer Comme on traverse Les mers   Nos deux peaux Écorces terrestres Se mêlant Pour nous envelopper Nous envoler Comme deux astres Et planer Orbite apogée   Je veux te faire L'Amour Univers Te caresser Comme on embrasse La Terre   Je veux te faire L'Amour planétaire Et t'enlacer Comme on traverse Les mers   Les volcans En explosion Qui répandront Leurs espérances L'Himalaya En réaction Qui se mettra En transe " Les paroles de cette chanson ont été crées en juin 1987 lors de la fête de la musique à Valmont (76). La musique date aussi de 87, les arrangements cordes de septembre 2004.
* * * * *
Peur de t'aimer
Yanick Toutain [1987]
J'ai peur de t'aimer J'ai peur de tomber Par terre J'ai peur de t'aimer J'ai peur de couler En mer J'ai peur de ces rires Que tu vas m'inspirer J'ai peur des soupirs Que je vais soupirer J'ai peur de t'aimer J'ai peur de tomber Par terre J'ai peur de t'aimer J'ai peur de couler En mer J'ai peur des regards Que tu vas jeter Dans le bruit du soir J'ai peur De t'aimer (…)
* * * * *
  • Lors de la mise à la rue de l'auteur (octobre 2000), celui ci a eu 15 minutes pour chercher sa carte d'identité.
  • Je me suis retrouvé sur le trottoir poussé, manu militari par la police réquisitionnée par le stalinien maire du coin (et dirigée par le commissaire principal himself). Toutes mes archives informatiques (environ 15 [?]) boîtes dossiers (y inclus tout le langage informatique Bizouk= 7000 heures de travail + toutes les cassettes, disquettes et disques PC : à mi-parcours, il y avait déjà, en 86 plus d'un mètre de textes d'analyse informatique pour le langage), toutes mes archives politiques (25 ? boites dossiers, y inclus les journaux) et toutes mes archives artistiques - en particulier les 4 cahiers et les feuilles dactylographiées où se trouvaient les paroles de mes chansons (et les grilles d'accord) ont fini à la benne et à la décharge publique - ainsi que la pièce "Filets". Seule une partie des archives scientifiques a été sauvée du naufrage : celle recopiée sur le grand cahier se trouvant dans le sac de sport que j'ai été autorisé à attraper avant d'être bousculé par la police capitalo-formoise et de me retrouver pour 1 an de rue.  
  • La mise sur le web a deux fonctions : éviter une nouvelle perte définitive des ces textes qui restent, et attester le l'auteur : Je refuse tous les organismes racketteurs de l'innovation, de la bourgeoisie de l'innovation, à commencer par la SACEM.

* * * * * * * * * *

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire