La hausse du Dow Jones, du S&P 500 n'avait aucun sens réel. Pire encore, la hausse des Bourses européennes, la croissance du Stoxx 50 était la preuve d'une folie autistique grave au moment où l'économie européenne voyait même la France passer en récession...
Mais le pompon, c'était le délire de la croissance du Nikkei.... qui, de facto, servait de locomotive - ou plutôt de lièvre de course - pour les autres Bourses du monde entier.
Nous notions, le 16 mai que le Nikkei quittait 15 années de baisse pour .... tellement grimper en quelque mois que son niveau de 2007 était atteint puis dépassé
Le Nikkei vient de retrouver le niveau qui était le sien en 2007
L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé la séance de mercredi
sur un nouveau bond, de 2,29%, encore dopé par une dépréciation du yen
face au dollar et à l’euro et par des espoirs d’embellie conjoncturelle.
A
la clôture, l’indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a gagné 337,61
points pour monter au-dessus de la barre des 15.000 points, à 15.096,03
points, un fait inédit en fin de séance depuis le 28 décembre 2007.source Libération
Indice Nikkei : il retrouve son niveau de 2007
Une telle nouvelle allait forcément inciter les vautours à prendre leurs
précautions.... et leurs "bénéfices"" le plus vite possible !
BOURSE/Tokyo: le Nikkei clôture en baisse de 0,39% sur des prises de bénéfices
Tokyo (awp/afp) - La Bourse de Tokyo a terminé la séance de jeudi
en baisse de 0,39%, des investisseurs prenant des bénéfices après les
fortes hausses de ces dernières semaines.
A la clôture, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a perdu
58,79 points à 15'037,24 points. Il avait fini mercredi à son plus haut
niveau depuis cinq ans et demi. (source Romandie;com)
RevActu n'était pas le seul à avertir de la dégringolade à venir.....
Il n'a fallu qu'une semaine après notre avertissement du 16 mai pour que la PREMIERE des CATASTROPHES survienne !
L'imbécile Bernanke - l'homme qui avait exigé la MISE EN FAILLITE de Lehman Brothers sur ordre de Paulson - avait précipité le mouvement
"Dans un premier temps, les investisseurs
avaient été rassurés par le président de la Fed Ben Bernanke qui a
déclaré qu'un resserrement "prématuré" de la politique monétaire
risquerait "de ralentir ou d'arrêter la reprise" économique. Mais par la
suite M. Bernanke a ajouté que "la Fed pourrait envisager de ralentir
son soutien au cours de +l'une des prochaines réunions"+.(source Le Point)
Statues of the two symbolic beasts of finance,
the bear and the bull, in front
of the Frankfurt Stock Exchange.
C'est la "révélation" de la crise chinoise qui a été le déclencheur apparent...
"L'activité manufacturière de la Chine s'est contractée en mai
pour la première fois en sept mois... Selon l'indice "Flash" PMI
manufacturier publié ce matin par la banque HSBC et l'institut Markit,
cet indicateur s'est établi à 49,6 contre 50,4 en avril, alors que les
économistes s'attendaient en moyenne à une stabilité autour de 50,4.
Rappelons qu'un passage sous la barre des 50 signale une contraction de l'activité, ce qui fait craindre que le PIB
de la Chine ne ralentisse encore sa progression au 2ème trimestre,
après une hausse de 7,7% au 1er trimestre, une mesure jugée faible à
l'échelle de l'économie chinoise.(...)
"Le refroidissement de l'activité manufacturière en mai reflète le
ralentissement de la demande intérieure et la poursuite de vents
contraires à l'extérieur", a commenté Qu Hongbin, principal économiste
de HSBC pour la Chine, alors que les exportateurs chinois subissent
notamment le contrecoup de la crise en Europe. Le nouveau pouvoir en
place à Pékin semble donc pour l'instant peiner à réorienter son
économie vers la consommation intérieure, dont la faiblesse ne permet pas encore de compenser le manque de dynamisme des exportations... " (source Trader-Finance.fr)
On voit l'indice VIX commencer à indiquer les yoyos-à venir. Ce prétendu "indice de la peur" fabriqué à Chicago est en fait un indice de la volatilité grégaire : quand il dégringole il indique que le troupeau est occupé à acheter constamment : tous les bovidés pensent que les cours vont monter....Les bullish haussiers ont recruté le marais....
Lorsque le VIX monte, tout à coup, c'est du à l'apparition de l'espèce "baissiers", les bearish ursidés sont sortis de leur tanière.... et vont VENDRE A DECOUVERT !!!
La crise semble peu importante aux commentateurs des médias....
Mais tout cela n'est qu'un début !
Quand les magouilleurs de la vente à découvert vont considérer que l'effet grégaire les mettra à l'abri d'un retournement de tendance (factice) à la hausse, ils vont recommencer EXACTEMENT les MÊMES MAGOUILLES qui ont fabriqué des fortunes pendant la crise de 2008.
Il est en effet beaucoup plus simple et rapide - pour ceux qui ont les moyens de peser sur les cours - de jouer à la baisse..... de manipuler la vente à découvert...
Nikkei 2008-2013 après la 1° chute
ET EN CAS DE COUP DUR.... POUVOIR COMPTER sur les MAFIEUX GOUVERNEMENTAUX comme Henry Paulson pour BOUCLER SA POSITION à la BAISSE EN ORDONNANT aux FULD naïfs de METTRE EN FAILLITE leur propre entreprise !
Il est temps que la REVOLUTION MONDIALE STOPPE CES VAMPIRES !!
Il est temps que les peuples de Terre du Nord et de Terre du Sud se DEPECHENT de désigner des DELEGUES REVOCABLES et de RENVERSER CES GOUVERNEMENTS DE POURRIS CORROMPUS valets de la bancocratie !!
"Dans un autre hadith, le Messager d'ALLAH nous a
mis en garde : « Evitez les sept abominations ! Les compagnons
demandèrent quelles sont-elles ô Messager d'ALLAH ? Il répondit : '' Le
polythéisme, la magie, l'usure, dilapider l'argent de l'orphelin, la
fuite pendant le combat et la calomnie des femmes mariées sans preuve ''».
rapporté par al-Bukhârî (2015) et Muslim (89)"
J'ai découvert cette page par hasard. Un lecteur de RevActu ayant trouvé notre blog par la recherche "Lutter contre la Riba", ce texte se trouvait quelques lignes derrière mon article.
Il expose ce que mon ami Brahim m'avait fait découvrir il y a quinze ans : le vrai musulman devrait combattre avec moi pour l'abolition totale du crédit, la fermeture des banques...
Et donc combattre pour la mise en oeuvre de l'investissement démocratique.
"- Certes la construction d'une maison
peut effectivement amener un
confort matériel amélioré,
mais si c'est en sacrifiant le paradis,
alors
le marché est une perte absolue. "
Par ailleurs, nous sommes partisans de l'abolition totale de la PROPRIETE IMMOBILIERE. Notre projet consiste à transformer en LOCATAIRES tous les Terriens. Des locataires qui loueront leur logement par des enchères les mettant en concurrence. Mais des enchères dont tous les participants n'auront pour vivre que les 1000 euros mensuels du salaire égal mondial. L'auteur est possiblement un leader de Hizb ut-Tahrir cliquez ici pour lire le texte original
Musulmans, fuyez l'usure (ar-riba) !
Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux
Louange à ALLAH. Nous le glorifions et implorons son aide et son pardon. Nous demandons qu'il nous guide vers la rectitude.
Chers frères, chères soeurs,
Depuis
quelques années nous remarquons que les musulmans ont recours de plus
en plus souvent aux prêts à intérêts, en observant le comportement des
non musulmans qui s'engouffrent toujours plus nombreux et plus
profondément dans cette prison.
Il faut dire que les offres sont nombreuses, variées et facilement accessibles.
Les formules et discours employés
poussent les gens a souscrire différents types de crédits liés à la
consommation. Dans notre sujet, nous prêterons une attention toute
particulière au crédit immobilier, qui égare malheureusement de plus en
plus de musulmans.
Pour contribuer à la lutte contre
cet éloignement de l'Islam, qui prend une proportion alarmante au sein
de notre communauté, nous allons, dans un premier temps, décrire les
raisons qui poussent les musulmans à succomber à ce type de transaction.
Nous verrons ensuite les méfaits de l'usure et le point de vue de
l'Islam à ce sujet.
Pourquoi le recours aux crédits usuraires ?
- C'est tout d'abord un moyen qui semble facile et rapide d’acquisition
d’un bien. Il est courant de penser que l'on peut ainsi accéder, sans
difficultés, à plus de confort.
- Argumenté par des calculs sur
plusieurs décennies, le crédit devient une opportunité à saisir. Et
avec les avantages fiscaux et autres aides de divers organismes sociaux,
l'offre semble encore plus alléchante.
- Des musulmans, se
considérant pieux, rajoutent des arguments religieux aux arguments
purement matérialistes précités. Ainsi, ils pensent que pour mieux
éduquer et préserver leurs enfants des nuisances des quartiers
« difficiles », il est urgent et prioritaire, d'acheter, par tous les
moyens, une habitation loin de ces quartiers. Ils reconnaissent donc
implicitement que l'usure est un grave péché, mais justifient un recours
à ce type de crédit, sous l'alibi de la nécessité, en l'occurrence
protéger leurs enfants.
- D'autre part, ces compagnons de
l'usure trouvent un prétexte supplémentaire en se référant à certaines
célébrités contemporaines du monde musulman qui avancent que le prêt a
intérêt est devenu permis sous couvert d'une certaine compréhension
dévoyée de la « nécessité », encourageant et cautionnant cette pratique .
- Les personnes ayant recours à ces crédits affirment n'avoir aucun
scrupule, ni ressentir de culpabilité, car d'après eux, « nous sommes
pas en faute car c'est la banque qui tire les profits de l'usure, on
n’est pas responsables … ».
- Enfin, certains, qui prétendent
être en conformité avec l'Islam, vont encore plus loin, en considérant
que l'usure est permise même sans aucune contrainte/difficulté. Pour
eux, l'usure n'est plus ni moins qu'une pratique commerciale courante et
nécessaire dans la société.
ALLAH nous a pourtant sévèrement mis en garde !
Il
est sans rappeler que l'usure en Islam est un péché extrêmement grave,
et figurant parmi les premiers péchés capitaux ! Sans aller loin dans
l'argumentation religieuse, nous voyons immédiatement un gouffre entre
ces musulmans qui pratiquent l'usure avec insouciance, alors qu'à
l'opposé les paroles d'ALLAH (SWT) et son Prophète emploient les mots
les plus durs et les descriptions les plus choquantes, lorsque le sujet
traite de la pratique de l'usure. En effet, celui qui pratique l'usure
s'attire la colère divine, une guerre du Tout-Puissant ainsi que Sa
malédiction ici-bas, avant même d'encourir au châtiment dans l'au-delà !
Trouve-t-on beaucoup de péchés aussi graves ?
ALLAH (SWT) dit (traduction du sens) : « ALLAH anéantit l'intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Et ALLAH n'aime pas le mécréant pêcheur. » S2-V276.
Dans ce verset, ALLAH associe la pratique de ce péché à une la mécréance ce qui souligne toute sa gravité.
Tandis que dans le verset qui suit, ALLAH associe le délaissement de ce péché à une preuve de la foi.
« Oh les croyants ! Craignez ALLAH, et renoncez au reliquat de l'intérêt usuraire, si vous êtes croyants ». S2-V278
Dans
notre Oumma, il reste encore des croyants, sur la voie divine, qui
détestent et sont répugnés par le péché capital de l'adultère.
Le
Prophète (SAAWS) nous enseigne, en fait, que l'usure est trente-six
fois plus grave que l'adultère ! Il a dit, en effet, à ce sujet : « Manger un dirham provenant de l'usure sciemment est plus grave que commettre trente-six fois l'adultère »
rapporté par Ahmed (225/5)
Dans
un autre hadith, le Messager d'ALLAH nous a mis en garde : « Evitez les
sept abominations ! Les compagnons demandèrent quelles sont-elles ô
Messager d'ALLAH ? Il répondit : '' Le polythéisme, la magie,
l'usure, dilapider l'argent de l'orphelin, la fuite pendant le combat et
la calomnie des femmes mariées sans preuve ''».
rapporté par al-Bukhârî (2015) et Muslim (89)
La
gravité de l'usure et son interdiction indiscutable sont tellement
évidentes aux yeux de toutes les générations de grands oulémas qui nous
ont précédés, que lorsqu'ils cherchaient à donner un exemple de péché
évident et marquant, ils citaient systématiquement l'usure !
De
quel Islam se revendiquent donc ceux qui cherchent malgré tout à
déformer l'interprétation des textes pour autoriser les gens à commettre
un si grave péché ?
Sachez donc chers frères et soeurs, que la pratique de l'usure (ar-riba) aura des répercussions dans votre vie présente.
Seul
ALLAH, dans sa Puissance et son Omnipotence connaît tous les méfaits de
ce fléau, c'est pour cela qu'Il nous met en garde avec insistance.
Cependant, certaines maladies consécutives à ce mal se constatent au
quotidien.
-1- Nous voyons ceux qui vivent accaparés des dettes
de l'usure, rongés par une tourmente incessante, en se sentant
redevable (un lourd fardeau) sur une longue période de sa vie (20 ans 30
ans de crédit à rembourser). Leur préoccupations de chaque instant
sont : « Que m'arrivera-t-il je ne peux plus payer mon crédit ? Que
m'arrivera-t-il si je perd mes revenus ?... ». A l'époque de l'Arabie
pré-islamique l'usure dominait la vie des Arabes. Ses tentacules ont
fait tellement de dégâts qu'une grande partie de la population ne
pouvait plus rembourser de tels crédits de mois en mois plus étouffants.
La solution qui avait été trouvé pour celui qui ne pouvait plus
rembourser était de donner sa propre personne pour colmater la dette,
autrement dit devenir esclave. D'où les très nombreux esclaves dans la
société pré-islamique. Or, l'Islam est venu non seulement libérer
progressivement ces esclaves, mais est venu attaquer le mal à la
racine : l'usure sous toutes ses formes a été interdite. Nous voyons
aujourd'hui ces prêcheurs de l'usure faire la promotion pour le retour
de cette vieille maladie et replonger les musulmans dans l'obscurantisme
anté-islamique. En ayant ce discours, ils ferment les oreilles aux
commandements du Tout-Puissant, et ferment les yeux sur les souffrances
psychologiques que vivent les non musulmans emprisonnés par l'usure et
leur vision du monde matérialiste. Ces pratiquants de l'usure, l'estomac
noué par la peur du lendemain, sans cesse en quête de taux renégociés
ou de délais supplémentaires marchandés en contrepartie d'un
accroissement de la dette, sont tout simplement des esclaves de la
société « moderne » capitaliste.
-2- Le prêt usuraire étant
conditionné à une source de revenu « stable », nous voyons ces musulmans
sous l'emprise de l'usure vivre une peur constante de la perte de
l'emploi. En situation normale le musulman n'a pas peur pour les
bienfaits qu'ils recevra sur terre : il a pleinement conscience que se
tourmenter à ce sujet n'a aucun sens car c'est ALLAH le très Haut qui
fixe la quantité de ces bienfaits, et l'être humain le plus actif au
monde n'augmentera pas ces bienfaits (son risq) d'un centime.
Seulement, le musulmans qui commet le péché abominable de la pratique de
l'usure, s'éloigne par la même des conceptions islamiques et apprécie
sa situation de manière erronée. Il a donc, à l'instar des incroyants,
extrêmement peur de perdre son emploi. Et si cela arrive, il se retrouve
dans des situations que sa foi ne supporte pas, comme la saisie des
biens et les déchirements familiaux. Nous voyons encore que cette
pratique, loin de l'Islam, génère des comportements non islamiques. Par
exemple, celui qui vit sous l'emprise des tourmentes de l'usure devient
individualiste, car la peur favorise ce type de réaction. On remarque
aussi que nombre de musulmans finissent par regretter amèrement cette
situation car au fond d'eux un malaise s'installe, mais ils se
retrouvent pris au piège.
En réponse aux ''avantages'' que le crédit usuraire est censé apporter
- Certes la construction d'une maison peut effectivement amener un
confort matériel amélioré, mais si c'est en sacrifiant le paradis, alors
le marché est une perte absolue. Le vrai confort éternel se trouve au
Paradis préparé par ALLAH Le Très-Haut à ceux qui suivent ses
commandements et fuient ses interdictions.
- ALLAH nous incite à construire,
avant tout, notre demeure au paradis. Mais comment acquérir cette
magnifique demeure éternelle, si durant toute sa vie ont s'est attiré la
colère du Maître des demeures sur terre et au Paradis ?
-
Concernant l'argument de faire ce choix pour mieux éduquer ses enfants,
rien ne permet d'être catégorique en affirmant qu'une habitation
éloignée de ces quartiers populaires, où résident la majeure partie des
musulmans, serait un gage de réussite pour l'éducation des enfants. Nous
voyons que les enfants des musulmans, qui se sont ainsi isolés dans des
demeures privées, sont touchés par d'autres dangers pour leur foi :
l'absence de côtoiement de musulmans qui leur feraient le rappel,
fréquentations quasi-exclusive de non-musulmans qui leur diffusent des
valeurs matérialistes ...
- Nous connaissons tous des
situations qui malheureusement prouvent que l'argument de commettre le
péché capital de la pratique de l'usure pour une soi-disant meilleure
éducation ne tient pas.
-L'acquisition d'une maison n'est pas
forcement une source d'économie. En effet de nombreux frais et charges
liés à cette nouvelle habitation viennent tordre le coup aux idées
reçues. Taxes et impôts viennent ronger le budget, sans parler des frais
courants, des travaux d'entretien et autres dépannages lourds.
-D'autre part, ALLAH Le Très-Haut n'apporte aucune baraka
à toutes les actions illicites. En s'écartant des commandements divins,
le musulman reste soumis aux épreuves de son Créateur. Nous observons
beaucoup de ces cas réels de musulmans pensant obtenir une grande
capacité financière ''grâce'' au crédit usuraire, se retrouver au
contraire dans des situations financières étouffantes.
ALLAH dit :
{Tout
ce que vous donnerez à usure pour augmenter vos biens au dépens des
biens d'autrui ne les accroît pas auprès d'ALLAH, mais ce que vous
donnez comme Zakat, tout en cherchant la Face d'ALLAH (Sa
satisfaction)... Ceux là verront [leurs récompenses] multipliées.} (S30-V39)
Oui,
ce qu’ils appellent gains n’a aucune valeur positive sur la balance
d’ALLAH (SWT). Bien pire, c’est des braises dans l’estomacs de celui qui
consomme ce péché.
Sachez également que ces voix
médiatisées, parlant au nom de l'Islam, et qui ont rendu licite le prêt à
intérêt ne vous déchargent pas de vos responsabilités le jour du grand
jugement.
[2.166] Quand les meneurs désavoueront les suiveurs à la vue du châtiment, les liens entre eux seront bien brisés ! [2.167]
Et les suiveurs diront: ‹Ah! Si un retour nous était possible! Alors
nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués› Ainsi ALLAH leur
montra leurs actions; source de remords pour eux ; mais ils ne pourront
pas sortir du Feu.
L’interdiction est
tellement forte que le péché englobe le créancier (celui qui consomme
l’argent de l’usure) mais aussi le débiteur (celui qui doit de l’argent)
et même celui qui participe à la rédaction du contrat ou est simple
témoin, à un même degré de péché !
En effet, le Prophète (SAAWS) dit :
عن جابر قال: لعن رسول الله صلى الله عليه وسلم آكل الربا وموكله وكاتبه وشاهديه وقال هم سواء
« D’après
Jabr, le Prophète (SAAWS) a maudi celui qui consomme l’usure, celui qui
lui donne cette consommation et celui qui écrit [le contrat] ainsi que
le témoin de la transaction. Et Il a dit qu’ils sont à égalité [dans le
péché] »
Rapporté par Muslim.
Chers Frères, Chères Sœurs,
Si
vous avez succombé aux sirènes du prêt a intérêt, sachez qu’ALLAH dans
sa Clémence et Sa Miséricorde laisse une porte ouverte pour le repentir.
{Ceux
qui consomment l'intérêt usuraire ne se tiennent [au jour du Jugement
dernier] que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé.
Cela, parce qu'ils disent : « la vente est semblable à l’usure ». Alors
qu'ALLAH a rendu licite le commerce, et illicite l'intérêt. Celui, donc, qui cesse dés que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu'il a acquis auparavant ; et son affaire dépend d'ALLAH.Mais quiconque récidive... Alors les voilà, les gens du feu !Ils y demeureront éternellement} (S2-V275)
{Et
si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la
part d'ALLAH et de Son Messager. Et si vous vous repentez, vous aurez
vos capitaux. Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés. }
(S2-V278-V279)
Résistez
aux mauvaises influences qui ne feront que vous précipiter dans le
péché. Que ni la tentation, ni la jalousie ne viennent vaincre vos
coeurs.
Sachez que cette vie d'ici bas est éphémère et passagère.
{La
vie présente n'est que jeu et amusement ; alors que si vous croyez et
craignez [ALLAH], Il vous accordera vos récompenses et ne vous demandera
pas vos biens} (S47-V36)
Son nom est Chams-Eddine Mohammad Ibn Othman Ibn Qaimaz At-Tourkmani, Al-Fariqi,
Dimachqi, Le Chafitite, connu sous le nom de Dhahabi.
Sa famille était originaire de Miyafarqinil , et lui est né
à Damas en l'an 637 hégire (1274 JC).
Certains ont dit que les péchés majeurs étaient au nombre
de sept, en étayant cette position par la parole suivante du
Prophète (paix sur lui et sur sa famille) : "Evitez les sept
abominations(...)", citant parmi-elles l'association a Dieu, la sorcellerie,
le fait du tuer un être vivant sans aucune légitimité,
le fait de dilapider l'argent de l'orphelin dont on est le tuteur, le fait
de consommer l'usufruit du "riba" (l'usure), la fuite devant l'ennemi en
pleine bataille, et la diffamation des femmes mariées croyantes et
innocentes."(2)
Ibn 'Abbess (que Dieu soit satisfait de lui) a dit. "Les péchés
majeurs sont plus proches du nombre de soixante-dix que de celui de sept
!"(3) Et par Dieu ! Ibn 'Abbess a dit vrai, car le Hadith par lequel on a
voulu les limiter à sept, est loin de les avoir énumérés
tous ! Il est plus logique d'admettre que la position la plus fondée
est de dire que tout acte prohibé que Dieu réprime par une
peine dans ce bas-monde, tel que l'assassinat, la fornication ou le vol.;
que tout acte pour lequel Dieu a promis Son châtiment, Sa colère
et Sa menace, que tout acte dont le Prophète (paix sur lui) a damné
l'auteur, doit être considéré comme une "kabira"
(péché majeur ou grave).
Par la, il faut reconnaître que certains péchés majeurs
sont plus graves que d'autres. Ne voit-on pas que le Prophète (paix
sur lui) a considéré le fait d'associer à Dieu comme
un péché majeur, celui qui le commet étant
éternellement voué en Enfer et jamais pardonné ? Dieu
dit : "Certes, Dieu ne pardonne pas qu'on Lui associe d....
"La Bourse de Paris a terminé sur une chute de 3,59%. Francfort a lâché 3,36%, Londres 2,34%, Milan 3,89% et Madrid 3,40%. A 16h40 GMT, l'indice Dow Jones de la Bourse de New York reculait de 1,61%." Orange AFP
Le "facteur Krach-Boum" n'est pas de la "volatilité". Le yoyo boursier n'est pas une fatalité funeste pour les boursiers.
Seuls les corrompus appelés "journalistes" tentent de faire croire de pareilles balivernes pour les gogos de la formoisie occidentale.
"Quatre journées de faux calme, c'était trop, le marché est de nouveau entré dans une phase de panique", a commenté Soledad Pellon, analyste chez IG Markets à Madrid. Orange AFP
En réalité, les yoyos sont le pain béni des ultra-milliardaires. Plus les chutes sont fréquentes, plus elles sont importantes et dans un délai bref et plus il est possible de construire des fortunes dans des temps rapprochés.
C'est cela la clé de la crise actuelle : Des magouilles politiques structurées par des politiciens corrompus aux ordres de la bourgeoisie offrant le terreau propice aux escroqueries géantes de la bancocratie.
Dow Jones, Comment faire 44 % de profit en 41 jours, comment gagner 450 millions de" dollars en 41 jours : Cours rapide d'économie vautour
par Yanick Toutain
2/9/2011
Le 21 juillet, vendre à découvert 1 milliard de dollars d'actions au cours Dow Jones 12728.
Le 10 aout, boucler sa position en achetant au cours le plus bas (10 720) la quantité d'actions à fournir. (Le même nombre d'actions que ce qui a été "vendu" à découvert le 21/7)
Bénéfice 1 millard de dollar multiplié par (12728/10720) = 187,3 millions de dollars.
Vous avez augmenté votre mise de 18,73 %
En seulement 20 jours.
Cela équivaut à un taux de profit de presque 1% par jour (0,86 %)
Pour donner un ordre de grandeur, cela équivaudrait à MULTIPLIER LA MISE par 18,7 en UN AN.
ON CONTINUE dans la REMONTEE
Le 10 aout, on prévoit la remontée...
Acheter autant d'actions que vous le pouvez avec votre nouvelle somme.(1,1873 milliards de dollars)
Jusqu'au 15 aout et à l'indice 11461.
Et là, vous vendez : taux de profit 6,91 % en 5 jours.
(On a 1,269 millards de dollars)
On est passé à du 1,35 % par jour.
Ce qui équivaut en annuel à MULTIPLIER PAR 132 la mise initiale !!!!
Mais on sait (par nos informateurs complices avec qui nous TRIPATOUILLONS LE MARCHE) que ça va REDESCENDRE
ON CONTINUE EN REDESCENTE
On va donc vendre notre milliards et quart A DECOUVERT.
Pendant seulement QUATRE JOURS.
On va faire un bénéfice de 5,95 % en seulement QUATRE JOURS (Comme je l'écrivais en 2008, les DESCENTES ont des PENTES plus raides que les montée)
Le profit quotidien est devenu 1,46 % (197 fois la mise en annuel)
LA REMONTEE
Il ne reste plus qu'à replacer la tout à la HAUSSE jusqu'au 31 aout.
Et on finit, modestement, par un profit de 7,66 % en 12 jours.
Le 31 aout, après 41 JOURS DE CASINO, LE POURRI DU CASINO finit par VENDRE et recevoir 1 MILLIARD PLUS 448 MILLIONS DE DOLLARS !!!
En un peu plus de un mois, le POURRI DE LA BANCOCRATIE aura multiplié sa mise par 1,44
Deux ans se sont écoulés. Les mêmes escrocs pillent les peuples. Et leurs petits copains amusent la galerie en bloquant 11 valeurs.
Le jeu d'aspirateur par la bancocratie que dénonçait Karl Marx s'est poursuivi.
La différence ?
En 2010, les clowns stalino-menchéviques français du NPA se sont totalement discrédités pour empêcher la formoisie de France de CHASSER SARKOZY !
Le casino peut continuer : Poutou Besancenot and Co réclame une BANQUE MITTERRAND !
Ces pitres REFUSENT L'INVESTISSEMENT DEMOCRATIQUE !
Celui-ci sonnera le glas de la formoisie !
par Yanick Toutain
23/09/2008
Hier lundi, les pages économie du Figaro nous annoncent :
L'AMF interdit les ventes à découvert de valeurs financières
Afin de se coordonner avec les gendarmes boursiers américains et britanniques, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a décidé vendredi soir de renforcer, elle aussi, son contrôle sur les opérations spéculatives. Dès aujourd'hui et durant les trois prochains mois, les ventes à découvert sont donc interdites sur le valeurs financières à la Bourse de Paris. Ces opérations permettent aux spéculateurs de vendre à une tierce partie, au prix du marché, des actions qu'ils ont empruntées, dans l'espoir de la racheter plus tard à un prix inférieur. Ces paris sur la baisse des cours exacerbent la volatilité.
Par ailleurs, pour "réduire les causes de perturbation de marché", l'AMF demande également aux banques et aux assureurs de "s'abstenir de prêter" des "titres du secteur financier" aux hedge funds. Le gendarme précise qu'il s'assurera du respect de ces nouvelles dispositions.
(Le Figaro économie 22/09/2008 p. 21)
C'est avec retard que la police française (amie) des capitalistes, l'AMF, se décide à s'en prendre à la principale cause des délires du casino mondial.
Le même Figaro nous signalait dès samedi quelle avait été la réaction des USA, de la Grande Bretagne et de l'Australie :
Les valeurs financières à l'abri des ventes à découvert
Après avoir strictement encadré mercredi les ventes à découvert sur tous les titres cotés, l'autorité des marchés américains, la SEC, a purement et simplement interdit
hier, pour une durée de dix jours, ce genre d'opération sur 799 actions de sociétés financières.
L'autorité britannique, la FSA, en fait autant sur 33 valeurs (pendant quatre mois) tout comme la Bourse irlandaise. Paris s'apprête aussi à durcir les règles sur les ventes à découvert. Ces opérations consistent à céder une action avec l'espoir de la racheter moins cher. Une technique "légitime dans les conditions de marché normales", admet le président de la FSA, mais qui a amplifié la chute des valeurs financières. Même l'Australie interdit depuis hier les ventes "à nu", c'est à dire la vente à découvert de titres que l'on ne détient pas.
(Le Figaro économie 20-21/09/2008 p. 21)
Mais en vérité, la magouille se limite à circonscrire le secteur de l'escroquerie à une zone bien particulières, sur un nombre de valeurs bien limité.
Je conseille à tous les lecteurs intéressés à comprendre cette escroquerie d'aller jouer au splendide jeu vidéo Railroad Tycoon II. Ils pourront, comme je l'ai fait, découvrir, en le pratiquant, le miracle de la vente à découvert.
Cette escroquerie consiste à attendre que les cours des actions d'une ou plusieurs compagnies de trains commencent à baisser.
Le joueur peut même, dans le jeu, accélérer le mouvement, par divers procédés.
Le plus simple consiste à pratiquer une vente (à découvert) massive d'une action donnée, dans l'espoir de provoquer une panique du marché sur cette compagnie.
On peut aussi provoquer le ralentissement des affaires de l'entreprise dont on est le directeur.
Mais le plus généralement, on attend que le journal (du jeu vidéo) nous annonce un ralentissement général de l'économie.
Plus on est riche et plus on peut acheter à découvert, on peut vendre ce que l'on ne possède pas, et donc plus on peut influencer l'économie.
Les grandes banques ne se sont pas gênées pour faire de telles magouilles.
LES YO-YOS SONT INCOMPRÉHENSIBLES SUR LE PLAN INDUSTRIEL
Les apologistes du système capitaliste se sont bien gardé d'expliquer que les subprimes ne sont que les étincelles d'une prairie déjà prête à l'incendie : Entre la bulle financière qui est la sur-valorisation délirante de la valeur réelle d'une compagnie et les ventes à découvert dont les immenses profits qu'elles génèrent sont précisément dus à l'absurdité des cours des actions, les véritables causes sont clairement identifiées.
Ce sont les gentils fayots des boursiers, les larbins intellectuels des capitalistes qui vous font croire que ce sont les prêts immobiliers qui sont la véritable cause.
Comme si l'étincelle était la cause unique d'une explosion !!!
Allez donc faire une étincelle au milieu d'un océan.
La poudre accumulée c'est la déconnexion croissante entre la véritable valeur des entreprises, basées sur les dividendes qu'elles peuvent distribuer, dont le niveau est en dernière instance le bénéfice réel qu'elle peuvent faire.
Il suffit de considérer que l'auto-investissement est une forme de dividende pour comprendre que c'est cela qui détermine réellement la valeur capitalistique des entreprises.
LES START UP VAMPIRISÉES
L'évolution de la société humaine qui passe d'une société de répétants à une société d'innovants permet l'apparition de groupes (de musiciens, d'informaticiens, etc...) qui mettent à la disposition de leur famille humaine d'outils à très haut niveau de productivité.
Ce furent les John Lennon, les Paul Mac Cartney, les Bill Gates, les Roland Moreno qui prirent la suite des Walt Disney et des Edison.
Ces outils de production et ces biens de consommation sont fondamentalement similaires.
Un outil de traitement de texte ou Yesterday de Mac Cartney ont un point commun : un potentiel productif énorme : ces deux "produits" font gagner du temps à leurs usagers.
Ce sont ces groupes qui sont vampirisés par les capitalistes de l'escroquerie.
Le livre Les Principia, un logiciel LOGO, un livre de Zola, le film "Reds", le film "capitaine d'avril" vont augmenter la valeur du capital humain de celui qui aura utilisé ces produits.
Ces produits contiennent un fort potentiel productif humain.
Ces concepts complètent les thèses d'Adam Smith, de Schulz, de Denison, de Stroumiline et font suite aux "30 thèses pour une révolution pédagogique".
Une entreprise qui s'équipe d'ordinateurs va augmenter son niveau général de productivité. Plus le logiciel utilisé sera performant, plus il contient un potentiel productif machine, et plus la valeur général du capital machine de l'usine va croître.
Il y a 10 ans, quand 1 milliard d'investissements était fait en Chine, selon que ce fut une entreprise de produits de beauté ou une entreprise de production de logiciels ou un studio de cinéma, le niveau potentiel de productivité de la Chine allait croître différemment.
Dans les trois cas, il s'agit d'augmenter la valeur de l'investissement machine.
Mais dans le cas du studio, cet investissement "machine" va permettre d'augmenter la valeur du capital humain ( celui des futurs spectateurs de film)
Dans le cas des logiciels, la diffusion et l'usage de ceux-ci augmentera la valeur du capital des entreprises utilisatrices.
Dans le cas des cosmétiques, cela n'est que pure perte, comte tenu du retard de la Chine : le plaisir de sentir sa voisine ou son voisin n'augmentera que faiblement le rendement des travailleurs chinois.
UNE CROISSANCE DE 20% VAMPIRISÉES PAR LES VAUTOURS CAPITALISTES
Ce sont ces secteurs qui permettraient une croissance mondiale de 20%.
Mais les vautours capitalistes magouillent les marchés : au lieu d'envoyer les capitaux vers les secteurs les plus utiles, les secteurs à fort PPH ou fort PPM, ils jouent au casino, gagnent du fric à la hausse, gagnent du fric à la baisse.
Quand l'action Veolia gagne - vendredi - 7.78 % en une séance, à 30.9 euros avec 6.62 millions de titres échangés, de qui se moque-t-on ?
Comment une société de service peut-elle justifier une croissance de sa valeur réelle de 8 % en une journée ?
C'est du n'importe quoi !
LES VAMPIRES INCITENT A LA CRÉATION D'ENTREPRISES INUTILES
Et ces vampires qui ont bouclé leurs positions vendredi, qu'achètent-ils ? Que consomment-ils ?
Certainement pas les mêmes produits qu'un SDF, qu'un chômeur, qu'un travailleur pauvre.
Et leur richesse de voleurs, leur fric de gangsters, va leur service à transformer complètement le tissu industriel : leur fric va provoquer une baisse de productivité des biens produits.
Que ce soient 10 larbins autour d'eux dans les restaurants, des montres bling-bling au poignet du corrompu, des yachts pour 10 personnes, des avions particuliers, des villas de luxe, etc etc tous ces biens ont été produits au détriment de biens utilisables par le plus grand nombre.
C'est cela le principal crime des capitalistes
LES CRIMINELS CAPITALISTES POLLUEURS
Car les capitalistes ne se contentent pas de voler l'humanité, ils émettent du carbone à produire des gadgets, des outils inutiles, des biens de consommation inutiles.
Ils font fabriquer des pyramides destructibles.
Et détruisent la Terre pour cela !
Leur orgueil, l'orgueil démesuré de ces imbéciles est la corde qu'ils se mettent autour du cou.
Ils n'ont de solution que la fabrication des Ben Laden.
L'occupation de l'Afghanistan est la seule réponse de l'imbécile Sarkozy au couvercle carbone, sa seule réponse à l'explosion de son système économique, sa seule réponse à la révolte planétaire des humains. Ils veulent nous terroriser, ils veulent nous imposer leur fascisme.
Nous ne laisserons pas ces crétins nous imposer cela.
Nous ne laisserons pas ces pauvres crétins détruire la Terre de nos enfants.
Nous ne laisserons pas ces misérables imbéciles détruire l'économie réelle.
LA RÉVOLUTION METTRA BON ORDRE A TOUT CELA !
IL FAUT LA PRÉPARER !
C'EST URGENT !
post scriptum (mardi 16h33) Une fois bouclées les positions des escrocs de la vente à découvert, on voit le yo-yo qui recommence.
Ils se sont aperçus que seul un secteur limité leur était interdit provisoirement.
Ils peuvent recommencer leur délire !
Qu'ils soient de Jérusalem, du Vatican ou du Tibet, il faut savoir faire le tri !
Yanick Toutain
jeudi 29 novembre 2007
Les croyants et les bigots se réclament de la même chose, de la même tradition mais il y a un fossé entre les deux groupes. Une institutrice anglaise, en poste à Khartoum au Soudan, vient d'en faire l'amer constat.
Elle a fait voter ses élèves de 7 ans.
Excellente idée ! Excellent apprentissage de la démocratie !
20 d'entre eux ont choisi de donner le nom de Mohamed au petit ourson qui leur servait de support pédagogique.(les deux autres prénoms Hassan et Abdulhah ont été mis en minorité).
Puis, chaque enfant a emporté l'ourson en week-end, chacun à son tour, et il devait rédiger les activités de l'ours.
Autre excellente initiative : faire écrire un texte dans un cadre réaliste... dans le but de transmettre une information pour les autres enfants.
Mais les bigots sont arrivés !
Il est interdit de représenter le "Prophète" !
Comme si donner un nom à un ourson était représenter quelqu'un ?!!! Comme si les Charles, les Louis et autres Auguste étaient les représentations de rois !!!
Comme si les enfants prénommés Mohamed étaient les représentations de qui que ce soit dans le passé !!
Comme si les Gabriel étaient les représentations d'un personnage historique qui travaillait dans les transmissions !
LE BIGOT EST ACCROCHE AUX APPARENCES
Le bigot ne croit pas ! Le bigot est un incroyant ! C'est la raison pour laquelle il est accroché aux apparences, aux règles !
Que ce soit la vieille grenouille de bénitier, bigote commère, partisane du Vatican, le crétin intégriste qui nous rabâche les actes anti-sémites en France sans voir que ces mêmes actes sont plus nombreux dans son grand Israël, que ce soit le fou furieux qui prétend nécessaire de recruter des bouddhistes dès la plus tendre enfance de pauvres gamins manipulés - réincarnations dans le cerveau d'illuminés-, ou que ce soit un Ben Laden qui a littéralement dressé sa malheureuse femme - selon le témoignage édifiant de sa belle-sœur, dans un livre, ces hypocrites ne croient à rien !
Absolument à rien!
LIRE AUSSI tous les textes sur les islamo-fascistes : des bigots incroyants qui méprisent la riba, défendent l'intérêt et les banques.
Quand nous travaillons à l'ABOLITION DU CREDIT !
sur RUE89, Pascal Riché publiait hier un article sur l'Islande.
J'avais posé un commentaire. (Il a récueilli un "note" de 5/5 avec 9 votes. Cela fait 45 points sur 45 : la situation politique fait murir les débats et progresser les consciences. La révolisation est en marche. Si les Islandais n'ont pas encore compris le refus des Constituante et l'abolition nécessaire du crédit, 9 riverains de Rue89 l'ont compris sous l'article
décryptage
La « révolution démocratique » en Islande tient du fantasme
S'il a choisi des solutions originales après l'effondrement de son économie, le pays n'est pas devenu un paradis anticapitaliste.
Nationalisations du système bancaire, chute de la droite, pressions de la haute finance repoussées par référendum, assemblée constituante… Depuis quelques jours, bizarrement, nous sommes bombardés d'e-mails s'enthousiasmant sur la « révolution démocratique anticapitaliste » qui aurait lieu en Islande, et dont les succès seraient déjà palpables.
Dans ces courriers, on nous renvoie à certains articles enflammés, comme cette note qui décrit pas moins qu'une « révolution en marche, à faire circuler le plus largement possible, puisqu'on ne doit compter sur aucun média pour le faire à notre place ». Bigre.
Les Islandais que j'ai appelés sont assez surpris de cette présentation. Ils s'accordent pour qualifier de fantasme ce prétendu rejet du capitalisme par le peuple.
La population de cette île reste attachée à l'économie de marché, et l'économie et la constitution sont bouleversées, m'expliquent-ils, ce n'est pas pour abandonner le système existant, c'est pour le régénérer : « Mes compatriotes sont plutôt schumpéteriens de nature, adeptes de la destruction créatrice », précise l'un d'entre eux.
Les Islandais ne "rêvent" pas. Ils refusent d'être victimes de la partie de casino jouée par d'autres.
On peut lire sur Wikipédia (sourcé)
+++cit
Au 31 juillet 2008, la dette nationale extérieure de l'Islande se montait à 9 553 milliards de couronnes islandaises, plus de 80 % étant détenus par les banques, alors que le produit national brut du pays s'élevait à 1 279 milliards en 2007.
++++
puis
++cit
L'Islande a organisé un referendum le 6 mars 2010, par lequel la population a été invitée à indiquer si elle souhaitait s'acquitter de la dette de Icesave (3,5 milliards de dollars)[22]. Ce référendum a été provoqué par le refus du président Islandais de promulguer l'accord entre l'Angleterre, les Pays-Bas et l'Islande pourtant ratifié par le Parlement. Le but de cet accord est de planifier le remboursement la dette d'Icesave dont le gouvernement Islandais est garant. Lors de ce référendum les islandais se sont prononcés à plus de 93% contre le plan de sauvetage d'Icesave (et 1,7% en faveur de ce plan). La mise en place de ce remboursement prévoyait que chaque habitant allait devoir verser l'équivalent de 100 € par mois pendant 8 ans afin de rembourser l'intégralité de la dette d'Icesave. La conséquence de ce référendum est qu'un nouvel accord devra être trouvé entre Londres, Amsterdam et Reyjavik.
++++
Vivre à crédit peut être condamnable. Mais être les dupes de vautours étrangers - même si vous êtes une petite ville - ne fait pas de vous les proies des vautours bataves et britanniques ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_financi%C3%A8re_de_2008_en_Islande
de toute façon, la seule solution sera d'ABOLIR définitivement toutes sortes de CREDITS (aussi bien à la consommation qu'à l'investissement)
La seule solution sera de fermer les banques et les Bourses.
Et cela, Pascal Riché ne fait pas partie du programme des "Bisounours" partis islandais.
Quant à leur "Constituante" : toute constitution est une ESCROQUERIE envers les jeunes générations.
Seule la délégation générale révocable permet l'expression politique du peuple.
Le seul et unique choix à faire d'une Constituante c'est d'AVALISER UN NOMBRE MONDIAL : celui de la largeur de l'étage.
Je pronostique que 25 sera le nombre retenu au niveau mondial.
Il est la racine cubique des 15000 délégateurs de 1871 et de la COmmune de Paris et la racine carrée de 625.
lundi 18 octobre 2010 Pas de CONSTITUANTE contre la jeunesse : Délégation générale révocable Un commentaire sur "Les Alternatifs"
Pendant cet automne les futurs retraités de la classe formoise avaient une angoisse : L'angoisse que les chômeurs sortent dans les rues et se mettent à crier "5 millions d'embauche"
De la CGT jusqu'aux clowns pseudo-anarchistes de la CNT en passant par les stalino-mecnhéviques du NPA, la crainte était la même ; il fallait empêcher que les pauvres ne viennent crier "Dehors Sarkozy".
Quant au Havre, 3000 lycéens des bahuts pour enfants de pauvres sportirent en manifestation.... Quand sortirent défiler, en colère, 3000 jeunes exclus des bahuts de l'élite que sont les lycée "François 1°", "Jean Prévot" et autres lycée Claude Monet (avec hypokhâgne) pour l'élite, les flics politiques de la formoisie s'empressèrent d'aller les canaliser. On vit l'ex ouvrier de Renault de la LCR période établissement devenu enseignant accourir pour engueuler ces jeunes en révolte que lui et ses camarades ont abdandonné depuis plus de quinze ans.
Le résultat ne se fit pas attendre : la manif suivante, tous ces jeunes étaient retournés en classe, il ne rrestait plus que 300 bisounours de Claude Monet et 300 étudiants bien sages...
La camionnette CGT précédait de 20 mètres les pauvres clowns manipulés.... les rejetons de la formoisie CGT-NPA, les pauvres marionnettes de leur parent qui criaient "nos retraites ! nos retraites !" quand le chômage est l'héritage cynique que leur transmettent ces parents indignes...
Mais l'opération avait réussi:
LA FORMOISIE AVAIT CHASSE LES PAUVRES !
L'opération Cantona est exactement du même tonneau !!!
Comment mener une lutte contre la classe capitaliste SANS que les pauvres ne viennent tenter de RADICALISER LE MOUVEMENT ?
Eric Cantona - un membre de la classe des égéries du capitalisme, un membre de l'égérioisie qui vient BOURRER LE CRÂNE DES JEUNES à coup de matracage publicitaire est devenu le CHOUCHOU DE LA FORMOISIE !
LE CHOUCHOU DE LA PUB A INVENTE UNE LUTTE SANS LES PAUVRES !
LA FORMOISIE APPLAUDIT !!!
Elle va courir retirer ses sous demain !!!
Quelle dérision !!!
Quand l'urgence est de CONSTRUIRE LA DELEGATION GENERALE REVOCABLE, on voit des clowneries de gens intégrés socialement faire semblant d'aller RETIRER LEUR ARGENT de la banque.
CA FAIT TRENTE ANS QUE LES PAUVRES N'ONT PLUS DE RESERVE A LA BANQUE !
L'histoire se répète : les formois actuels sont aussi ridicules que les bourgeois russes de 1905 !!!
Mêmes exploiteurs, mêmes clowns politiques faisant des simulâcres de rebellion, même peur des pauvres.... même précipitation pour retourner dans les jupes de la classe exploiteuse principale !!!
L'avenir montrera la formoisie redevenir néo-fasciste comme le furent les partis formois de Juillet 1917
Les fascistes censeurs de Bellaciao, du site Le Grand Soir ou Paul Jorion sont la préfiguration de ces JOURNEES DE JUILLET.
Pseudo-luttes, simulacres... mais le pitt-bull formois sait passer alliance avec la bourgeoisie quand l'os qu'il a volé aux Africains risque de lui être confisqué.
Concernant la façon dont le déficit est systématiquement organisé par les sarkozystes, on voit qu'ils n'ont véritablement rien inventé : les capitalistes financiers ( les membres de l'aristocratie financière que démarsquait Karl Marx) agissent délibérément pour escroquer l'Etat et la population : les intérêts versés sont le résultat d'un plan machiavélique et délibéré.
On voit la façon dont, après avoir pillé et exploité les travailleurs de France sous Louis-Philippe, ils vont perpétuer le pillage après la révolution de Février 1848
Après la révolution de Juillet, lorsque le banquier libéral Laffitte conduisit en triomphe son compère le duc d'Orléans à l'Hôtel de ville [1], il laissa échapper ces mots : « Maintenant, le règne des banquiers va commencer. » Laffitte venait de trahir le secret de la révolution.
Ce n'est pas la bourgeoisie française qui régnait sous Louis-Philippe, mais une fraction de celle-ci : banquiers, rois de la Bourse, rois des chemins de fer, propriétaires de mines de charbon et de fer, propriétaires de forêts et la partie de la propriété foncière ralliée à eux, ce que l'on appelle l'aristocratie financière. Installée sur le trône, elle dictait les lois aux Chambres, distribuait les charges publiques, depuis les ministères jusqu'aux bureaux de tabac.
La bourgeoisie industrielle proprement dite formait une partie de l'opposition officielle, c'est-à-dire qu'elle n'était représentée que comme minorité dans les Chambres. Son opposition se fit de plus en plus résolue au fur et à mesure que le développement de l'hégémonie de l'aristocratie financière devenait plus net et qu'après les émeutes de 1832, 1834 et 1839[2] noyées dans le sang elle crut elle-même sa domination plus assurée sur la classe ouvrière. Grandin, fabricant de Rouen, l'organe le plus fanatique de la réaction bourgeoise, tant dans l’Assemblée nationale constituante que dans la Législative [3] était, à la Chambre des députés, l'adversaire le plus violent de Guizot, Léon Faucher, connu plus tard pour ses vains efforts à se hausser au rôle de Guizot de la contre-révolution française, guerroya dans les derniers temps de Louis-Philippe à coups de plume en faveur de l'industrie contre la spéculation et son caudataire, le gouvernement. Bastiat, au nom de Bordeaux, et de toute la France vinicole, faisait de l'agitation contre le système régnant.
La petite bourgeoisie dans toutes ses stratifications, ainsi que la classe paysanne étaient complètement exclues du pouvoir politique. Enfin, se trouvaient dans l'opposition officielle, ou complètement en dehors du pays légal[4] les représentants idéologiques et les porte-parole des classes que nous venons de citer, leurs savants, leurs avocats, leurs médecins, etc., en un mot ce que l'on appelait les capacités.
La pénurie financière mit, dès le début, la monarchie de Juillet sous la dépendance de la haute bourgeoisie et cette dépendance devint la source inépuisable d'une gêne financière croissante. Impossible de subordonner la gestion de l'État à l'intérêt de la production nationale sans établir l'équilibre du budget, c'est-à-dire l'équilibre entre les dépenses et les recettes de l'État. Et comment établir cet équilibre sans réduire le train de l'État, c'est-à-dire sans léser des intérêts qui étaient autant de soutiens du système dominant, et sans réorganiser l'assiette des impôts, c'est-à-dire sans rejeter une notable partie du fardeau fiscal sur les épaules de la grande bourgeoisie elle-même ?
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L'endettement de l'État était, bien au contraire, d'un intérêt direct pour la fraction de la bourgeoisie qui gouvernait et légiférait au moyen des Chambres. C'était précisément le déficit de l'État, qui était l'objet même de ses spéculations et le poste principal de son enrichissement. A la fin de chaque année, nouveau déficit. Au bout de quatre ou cinq ans, nouvel emprunt. Or, chaque nouvel emprunt fournissait à l'aristocratie une nouvelle occasion de rançonner l'État, qui, maintenu artificiellement au bord de la banqueroute, était obligé de traiter avec les banquiers dans les conditions les plus défavorables. Chaque nouvel emprunt était une nouvelle occasion, de dévaliser le public qui place ses capitaux en rentes sur l'État, au moyen d'opérations de Bourse, au secret desquelles gouvernement et majorité de la Chambre étaient initiés. En général, l'instabilité du crédit public et la connaissance des secrets d'État permettaient aux banquiers, ainsi qu'à leurs affiliés dans les Chambres et sur le trône, de provoquer dans le cours des valeurs publiques des fluctuations insolites et brusques dont le résultat constant ne pouvait être que la ruine d'une masse de petits capitalistes et l'enrichissement fabuleusement rapide des grands spéculateurs. Le déficit budgétaire étant l'intérêt direct de la fraction de la bourgeoisie au pouvoir, on s'explique le fait que le budget extraordinaire,dans les dernières années du gouvernement de Louis-Philippe, ait dépassé de beaucoup le double de son montant sous Napoléon, atteignant même près de 400 millions de francs par an, alors que la moyenne de l'exportation globale annuelle de la France s'est rarement élevée à 750 millions de francs. En outre, les sommes énormes passant ainsi entre les mains de l'État laissaient place à des contrats de livraison frauduleux, à des corruptions, à des malversations et à des escroqueries de toute espèce. Le pillage de l'État en grand, tel qu'il se pratiquait au moyen des emprunts, se renouvelait en détail dans les travaux publics. Les relations entre la Chambre et le gouvernement se trouvaient multipliées sous forme de relations entre les différentes administrations et les différents entrepreneurs.
De même que les dépenses publiques en général et les emprunts publics, la classe dominante exploitait aussi les constructions de lignes de chemin de fer. Les Chambres en rejetaient sur l'État les principales charges et assuraient à l'aristocratie financière spéculatrice la manne dorée. On se souvient des scandales qui éclatèrent à la Chambre des députés lorsqu'on découvrit, par hasard, que tous les membres de la majorité, y compris une partie des ministres, étaient actionnaires des entreprises mêmes de voies ferrées, à qui ils confiaient ensuite, à titre de législateurs, l'exécution de lignes de chemins de fer pour le compte de l'État.
Par contre, la moindre réforme financière échouait devant l'influence des banquiers, telle, par exemple, la réforme postale. Rothschild protesta, l'État avait-il le droit d'amoindrir des sources de revenu qui lui servaient à payer les intérêts de sa dette sans cesse croissante ?
La monarchie de Juillet n'était qu'une société par actions fondée pour l'exploitation de la richesse nationale française dont les dividendes étaient partagés entre les ministres, les Chambres, 240 000 électeurs et leur séquelle. Louis-Philippe était le directeur de cette société : Robert Macaire [5] sur le trône. Le commerce, l'industrie, l'agriculture, la navigation, les intérêts de la bourgeoisie industrielle ne pouvaient être que menacés et lésés sans cesse par ce système. Aussi, celle-ci avait-elle inscrit sur son drapeau, pendant les journées de Juillet : Gouvernement à bon marché.
Pendant que l'aristocratie financière dictait les lois, dirigeait la gestion de l'État, disposait de tous les pouvoirs publics constitués, dominait l'opinion publique par la force des faits et par la presse, dans toutes les sphères, depuis la cour jusqu'au café borgnese reproduisait la même prostitution, la même tromperie éhontée, la même soif de s'enrichir, non point par la production, mais par l'escamotage de la richesse d'autrui déjà existante. C'est notamment aux sommets de la société bourgeoise que l'assouvissement des convoitises les plus malsaines et les plus déréglées se déchaînait, et entrait à chaque instant en conflit avec les lois bourgeoises elles-mêmes, car c'est là où la jouissance devient crapuleuse, là où l'or, la boue et le sang s'entremêlent que tout naturellement la richesse provenant du jeu cherche sa satisfaction. L'aristocratie financière, dans son mode de gain comme dans ses jouissances, n'est pas autre chose que la résurrection du lumpenprolétariat dans les sommets de la société bourgeoise.
Quant aux fractions de la bourgeoisie française qui n'étaient pas au pouvoir, elles criaient « A la corruption ! », le peuple criait : « A bas les grands voleurs ! A bas les assassins ! » quand, en 1847, dans les théâtres les plus illustres de la société bourgeoise, on représentait publiquement les scènes mêmes qui conduisent, d'ordinaire, le lumpenprolétariat dans les bordels, dans les hospices et dans les maisons de fous, devant les juges, dans les bagnes et à l'échafaud.
La bourgeoisie industrielle voyait ses intérêts menacés, la petite bourgeoisie était moralement indignée, l'imagination populaire s'insurgeait, Paris était inondé de pamphlets : « La dynastie Rothschild » « Les Juifs, rois de l'époque », etc., où l'on dénonçait, flétrissait avec plus ou moins d'esprit, la domination de l'aristocratie financière.
Rien pour la gloire ! La gloire ne rapporte rien. La paix partout et toujours ! Laguerre fait baisser le cours du 3 et du 4 %. Voilà ce qu'avait écrit sur son drapeau la France des Juifs de la Bourse.[rappelons pour les jeunes que le père de Marx avait été juif et que ce texte était écrit avant les vagues racistes de la fin du 19° siècle et de la première moitié du 20° siècle. NdYT] Aussi, sa politique étrangère sombra-t-elle dans une série d'humiliations du sentiment national français, qui réagissait avec d'autant plus de vivacité que l'annexion de Cracovie par l’Autriche avait consommé le pillage de la Pologne et que Guizot, dans la guerre du Sonderbund [6], s'était mis activement du côté de la Sainte-Alliance. La victoire des libéraux suisses dans ce semblant de guerre redonna de la confiance à l'opposition bourgeoise en France et le soulèvement sanglant du peuple à Palerme agit comme une décharge électrique sur la masse populaire paralysée et réveilla ses grands souvenirs et ses passions révolutionnaires [7].
Enfin, deux événements économiques mondiaux précipitèrent l'explosion du malaise général et mûrirent le mécontentement jusqu'à la révolte.
La maladie de la pomme de terre et les mauvaises récoltes de 1845 et de 1846 accentuèrent l'effervescence générale dans le peuple. Le renchérissement de la vie en 1847 provoqua en France comme sur tout le reste du continent des conflits sanglants. Face aux orgies scandaleuses de l'aristocratie financière, c'était la lutte du peuple pour les moyens d'existence les plus élémentaires ! A Buzançais, on exécuta les émeutiers de la faim [8], à Paris des escrocs repus étaient soustraits aux tribunaux par la famille royale !
Le second grand événement économique qui hâta l'explosion de la révolution fut une crise générale du commerce et de l'industrie en Angleterre. Déjà annoncée au cours de l'automne 1845 par la défaite massive des spéculateurs en actions de chemin de fer, enrayée pendant l'année 1846 par une suite de mesures discutables, telles que la suppression imminente des droits de douane sur les blés, elle fut finalement déclenchée dans l'automne de 1847 par les banqueroutes des grands commissaires coloniaux de Londres, qui furent suivies de près par les faillites des banques provinciales et la fermeture des fabriques dans les districts industriels anglais. Les répercussions de la crise n'avaient pas encore cessé sur le continent qu'éclatait la révolution de Février.
Les ravages causés dans le commerce et l'industrie par la crise économique rendaient encore plus insupportable l'omnipotence de l'aristocratie financière. L'opposition bourgeoise souleva dans toute la France l'agitation des banquets en faveur d'une réforme fiscale qui devait lui conquérir la majorité dans les Chambres et renverser le ministère de la Bourse. A Paris, la crise industrielle avait encore pour conséquence particulière de rejeter sur le commerce intérieur une masse de fabricants et de gros commerçants qui, dans les conditions du moment, ne pouvaient plus faire d'affaires sur le marché extérieur. Ils créèrent de grands établissements dont la concurrence causa la ruine d'une masse d'épiciers et de boutiquiers. De là, un nombre incalculable de faillites dans cette fraction de la bourgeoisie parisienne : de là, son action révolutionnaire en Février. On sait que Guizot et les Chambres ripostèrent à ces propositions de réforme par un défi catégorique [9]; que Louis-Philippe se décida trop tard à former un ministère Barrot [10]; que le peuple et l'armée en vinrent aux mains; que celle-ci fut désarmée par suite de l'attitude passive de la garde nationale et que la monarchie de Juillet dut céder la place à un Gouvernement provisoire.
Le Gouvernement provisoire qui surgit des barricades de Février reflétait nécessairement dans sa composition les divers partis qui se partageaient la victoire. Il ne pouvait être qu'un compromis entre les différentes classes qui avaient renversé ensemble le trône de Juillet, mais dont les intérêts s'opposaient avec hostilité. Il était composé en majorité de représentants de la bourgeoisie. La petite bourgeoisie républicaine était représentée par Ledru-Rollin et Flocon; la bourgeoisie républicaine par les gens du National[11], l'opposition dynastique par Crémieux, Dupont de l'Eure, etc. La classe ouvrière ne possédait que deux représentants, Louis Blanc et Albert. Lamartine, enfin, dans le Gouvernement provisoire n'était là, au premier abord, pour aucun intérêt réel, pour aucune classe déterminée; c'était la révolution de Février elle-même, le soulèvement commun avec ses illusions, sa poésie, son contenu imaginaire et ses phrases. Mais au fond le porte-parole de la révolution de Février, par sa position comme par ses opinions, appartenait à la bourgeoisie.
Si Paris, par suite de la centralisation politique, domine la France, les ouvriers dominent Paris dans les moments de séismes révolutionnaires. La première manifestation d'existence du Gouvernement provisoire fut la tentative de se soustraire à cette influence prédominante en en appelant de Paris enivré au sang-froid de la France. Lamartine contesta aux combattants des barricades le droit de proclamer la République, disant que seule la majorité des Français avait qualité pour le faire; qu'il fallait attendre leur vote, que le prolétariat parisien ne devait pas souiller sa victoire par une usurpation. La bourgeoisie ne permet au prolétariat qu'une seule usurpation : celle de la lutte.
Le 25 février, vers midi, la République n'était pas encore proclamée, mais, par contre, tous les ministères étaient déjà répartis entre les éléments bourgeois du Gouvernement provisoire et entre les généraux, banquiers et avocats du National. Mais, cette fois, les ouvriers étaient résolus à ne plus tolérer un escamotage semblable à celui de juillet 1830 [12]. Ils étaient prêts à engager à nouveau le combat et à imposer la République par la force des armes. C'est avec cette mission que Raspail se rendit à l'Hôtel de ville. Au nom du prolétariat parisien, il ordonna au Gouvernement provisoire de proclamer la République, déclarant que si cet ordre du peuple n'était pas exécuté dans les deux heures, il reviendrait à la tête de 200 000 hommes. Les cadavres des combattants étaient encore à peine refroidis, les barricades n'étaient pas enlevées, les ouvriers n'étaient pas désarmés et la seule force qu'on pût leur opposer était la garde nationale. Dans ces circonstances, les considérations politiques et les scrupules juridiques du Gouvernement provisoire s'évanouirent brusquement. Le délai de deux heures n'était pas encore écoulé que déjà sur tous les murs de Paris s'étalaient en caractères gigantesques :
République française ! Liberté, Égalité, Fraternité !
Avec la proclamation de la République sur la base du suffrage universel, s'effaçait jusqu'au souvenir des objectifs et des mobiles étroits qui avaient jeté la bourgeoisie dans la révolution de Février. Au lieu de quelques fractions seulement de la bourgeoisie, c'étaient toutes les classes de la société française qui se trouvaient soudain projetées dans l'orbite du pouvoir politique, contraintes de quitter les loges, le parterre et la galerie pour jouer en personne sur la scène révolutionnaire ! Avec la royauté constitutionnelle, disparaissaient également l'apparence d'un pouvoir public qui s'opposait arbitrairement à la société bourgeoise et toute la série de luttes secondaires qu'exige ce semblant de pouvoir !
En imposant la République au Gouvernement provisoire et, par ce dernier, à toute la France, le prolétariat se mettait immédiatement au premier plan en tant que parti indépendant; mais, du même coup, il jetait un défi à toute la France bourgeoise. Ce qu'il avait conquis, c'était le terrain en vue de la lutte pour son émancipation révolutionnaire, mais nullement cette émancipation elle-même.
Il fallait au contraire que la République de Février parfît tout d'abord la domination de la bourgeoisie, en faisant entrer, à côté de l'aristocratie financière, toutes les classes possédantes dans la sphère du pouvoir politique. La majorité des grands propriétaires fonciers, les légitimistes, furent tirés du néant politique auquel la monarchie de Juillet les avait condamnés. Ce n'est pas sans raison que la Gazette de France[13] avait fait l'agitation de concert avec les feuilles d'opposition, ce n'est pas sans raison que La Roche-Jaquelein, à la séance de la Chambre des députés du 24 février, avait embrassé le parti de la révolution. Par le suffrage universel, les propriétaires nominaux qui forment la grande majorité des Français, les paysans, furent institués les arbitres du sort de la France. Enfin, la République de Février fit apparaître la domination bourgeoise dans toute sa netteté, en abattant la couronne derrière laquelle se dissimulait le capital.
De même que dans les journées de Juillet, les ouvriers avaient arraché par la lutte la monarchie bourgeoise, dans les journées de Février ce fut la République bourgeoise. De même que la monarchie de Juillet fut forcée de se présenter commeune monarchie entourée d'institutions républicaines, de même la République de Février dut se déclarer une République entourée d'institutions sociales. Le prolétariat parisien imposa également cette concession.
Un ouvrier, Marche, dicta le décret où le Gouvernement provisoire, à peine formé, s'engageait à assurer l'existence des travailleurs par le travail, à fournir du travail à tous les citoyens, etc. Et comme quelques jours plus tard il avait oublié ces promesses et semblait avoir perdu de vue le prolétariat, une masse de 20 000 ouvriers marcha sur l'Hôtel de ville aux cris de : « Organisation du travail ! Constitution d'un ministère spécial du Travail ! » A regret, et après de longs débats, le Gouvernement provisoire nomma une commission spéciale permanente chargée de rechercher les moyens d'améliorer la condition des classes laborieuses ! Cette commission fut formée de délégués des corporations de métiers de Paris et présidée par Louis Blanc et Albert. On lui assigna le Luxembourg comme salle de séance. De cette façon, les représentants de la classe ouvrière étaient bannis du siège du Gouvernement provisoire, la partie bourgeoise de celui-ci conservait dans ses seules mains le pouvoir d'État réel et les rênes de l'administration, et à côté des ministères des Finances, du Commerce, des Travaux publics, à côté de la Banque et de la Bourse, s'élevait une synagogue socialiste dont les grands prêtres, Louis Blanc et Albert, avaient pour tâche de découvrir la terre promise, de proclamer le nouvel évangile et d'occuper le prolétariat parisien. A la différence de tout pouvoir d'État ordinaire, ils ne disposaient d'aucun budget, d'aucun pouvoir exécutif. C'est avec leur tête qu'ils devaient renverser les piliers de la société bourgeoise. Tandis que le Luxembourg cherchait la pierre philosophale, on frappait à l'Hôtel de ville la monnaie ayant cours [14].
Et cependant, les revendications du prolétariat parisien, dans la mesure où elles dépassaient la République bourgeoise, ne pouvaient acquérir d'autre existence que la vie nébuleuse du Luxembourg.
C'est de concert avec la bourgeoisie que les ouvriers avaient fait la révolution de Février. C'est aux côtés de la bourgeoisie qu'ils cherchèrent à faire prévaloir leurs intérêts, de même que c'était à côté de la majorité bourgeoise qu'ils avaient installé un ouvrier dans le Gouvernement provisoire même. Organisation du travail ! Mais c'est le salariat qui est l'organisation bourgeoise actuellement existante du travail. Sans lui, point de capital, point de bourgeoisie, point de société bourgeoise. Un ministère spécial du Travail ! Mais les ministères des Finances. du Commerce et des Travaux publics ne sont-ils pas les ministères du Travail bourgeois ? A côté d'eux, un ministère du Travail prolétarien ne pouvait être qu'un ministère de l'Impuissance, un ministère des Vains Désirs, une commission du Luxembourg. De même que les ouvriers croyaient s'émanciper aux côtés de la bourgeoisie. de même ils pensaient, à côté des autres nations bourgeoises, à l'intérieur des frontières nationales de la France, pouvoir accomplir une révolution prolétarienne. Mais les conditions de production de la France sont déterminées par son commerce extérieur, par sa position sur le marché mondial et par les lois de ce dernier. Comment la France les briserait-elle sans une guerre révolutionnaire européenne, ayant son contre coup sur l'Angleterre, le despote du marché mondial ?
Dès qu'une classe qui concentre en elle les intérêts révolutionnaires de la société s'est soulevée, elle trouve immédiatement dans sa propre situation le contenu et la matière de son activité révolutionnaire : écraser ses ennemis, prendre les mesures imposées par les nécessités de la lutte, et ce sont les conséquences de ses propres actes qui la poussent plus loin. Elle ne se livre à aucune recherche théorique sur sa propre tâche. La classe ouvrière française n'en était pas encore à ce point, elle était encore incapable d'accomplir sa propre révolution.
Le développement du prolétariat industriel a pour condition générale le développement de la bourgeoisie industrielle. C'est seulement sous la domination de cette dernière que son existence prend une ampleur nationale lui permettant d'élever sa révolution au rang d'une révolution nationale; c'est seulement alors qu'il crée lui-même les moyens de production modernes qui deviennent autant de moyens de son affranchissement révolutionnaire. Seule, la domination de la bourgeoisie industrielle extirpe les racines matérielles de la société féodale et aplanit le seul terrain sur lequel une révolution prolétarienne est possible. L'industrie française est plus évoluée et la bourgeoisie française est plus développée au point de vue révolutionnaire que celle du reste du continent. Mais la révolution de Février n'était-elle pas directement dirigée contre l'aristocratie financière ? Le fait a prouvé que ce n'était pas la bourgeoisie industrielle qui régnait sur la France. La bourgeoisie industrielle ne peut régner que là où l'industrie moderne a modelé à sa manière tous les rapports de propriété, et l'industrie ne peut acquérir ce pouvoir que là où elle a conquis le marché mondial, car les frontières nationales ne suffisent pas à son développement. Or, l'industrie française ne reste en grande partie maîtresse du marché national que grâce à un système prohibitif soumis à des modifications plus ou moins grandes [15]. Si, par conséquent, le prolétariat français possède, au moment d'une révolution à Paris, un pouvoir et une influence réels qui l'incitent à pousser son assaut au delà de ses moyens, dans le reste de la France il est concentré en quelques points disséminés où l'industrie est centralisée et il disparaît presque complètement parmi le nombre supérieur de paysans et de petits bourgeois. La lutte contre le capital, sous sa forme moderne développée, à son point de jaillissement, la lutte du salarié industriel contre le bourgeois industriel, est en France un fait partiel qui, après les journées de Février, pouvait d'autant moins fournir le contenu national de la révolution que la lutte contre les modes d'exploitation inférieurs du capital, la lutte des paysans contre l'usure des hypothèques, du petit bourgeois contre le grand commerçant, le banquier et le fabricant, en un mot contre la banqueroute, était encore dissimulée dans le soulèvement général contre l'aristocratie financière en général. Aussi s'explique-t-on aisément que le prolétariat de Paris ait cherché à faire triompher son intérêt à côtéde celui de la bourgeoisie, au lieu de le revendiquer comme l'intérêt révolutionnaire de la société même et qu'il ait abaissé le drapeau rouge devant le drapeau tricolore[16]. Les ouvriers français ne pouvaient faire un seul pas en avant, ni toucher à un seul cheveu du régime bourgeois, avant que la masse de la nation placée entre le prolétariat et la bourgeoisie, la paysannerie et la petite bourgeoisie soulevées contre ce régime, contre la domination du capital, ait été contrainte par la marche de la révolution à se rallier aux prolétaires comme à leur avant-garde. C'est seulement par l'effroyable défaite de Juin que les ouvriers pouvaient acheter cette victoire.
A la commission du Luxembourg, cette création des ouvriers de Paris, reste le mérite d'avoir révélé, du haut d'une tribune européenne le secret de la révolution du XIX° siècle : l'émancipation du prolétariat. Le Moniteur devint fou furieux lorsqu'il lui fallut officiellement répandre les « folles extravagances » qui, jusqu'alors, étaient enfouies dans les écrits apocryphes des socialistes et ne venaient que de temps en temps, pareilles à des légendes lointaines mi-terrifiantes, mi-ridicules, résonner aux oreilles de la bourgeoisie. L'Europe fut réveillée en sursaut, dans la surprise de son assoupissement bourgeois. Ainsi, dans l'esprit des prolétaires qui confondaient en général l'aristocratie financière avec la bourgeoisie, dans l'imagination de braves républicains qui niaient l'existence même des classes ou l'admettaient tout au plus comme une conséquence de la monarchie constitutionnelle, dans les phrases hypocrites des fractions bourgeoises jusque-là exclues du pouvoir, la domination de la bourgeoisie se trouvait abolie avec l'instauration de la République. Tous les royalistes se transformèrent alors en républicains et tous les millionnaires de Paris en ouvriers. Le mot qui répondait à cette suppression imaginaire des rapports de classe, c'était la fraternité, la fraternisation et la fraternité universelles. Cette abstraction débonnaire des antagonismes de classes, cet équilibre sentimental des intérêts de classe contradictoires, cette exaltation enthousiaste au-dessus de la lutte de classes, la fraternité, telle fut vraiment la devise de la révolution de Février. C'était un simple malentendu qui séparait les classes, et, le 24 février, Lamartine baptisa le Gouvernement provisoire : « Ungouvernement qui suspend ce malentendu terrible qui existe entre les différentes classes. » Leprolétariat de Paris se laissa aller à cette généreuse ivresse de fraternité.
De son côté, le Gouvernement provisoire, une fois contraint de proclamer la République, fit tout pour la rendre acceptable à la bourgeoisie et aux provinces. Les horreurs sanglantes de la première République française furent désavouées par l'abolition de la peine de mort pour délit politique; la presse fut librement ouverte à toutes les opinions; l'armée, les tribunaux et l'administration restèrent, à quelques exceptions près, entre les mains de leurs anciens dignitaires; à aucun des grands coupables de la monarchie de Juillet on ne demanda de comptes. Les républicains bourgeois du National s'amusèrent à changer les noms et les costumes de la monarchie contre ceux de l'ancienne République. A leurs yeux, la République n'était qu'une nouvelle tenue de bal pour la vieille société bourgeoise. La jeune République chercha comme son principal mérite, à n'effaroucher personne, à s'effrayer plutôt elle-même continuellement, et, par sa mansuétude, sa vie passive à acquérir le droit à la vie et à désarmer les résistances. Aux classes privilégiées de l'intérieur, aux puissances despotiques de l'extérieur, on proclama hautement que la République était de nature pacifique, que vivre et laisser vivre était sa devise. De plus, peu après la révolution de Février, les Allemands, les Polonais, les Autrichiens, les Hongrois, les Italiens se révoltèrent, chaque peuple suivant sa situation [17]. La Russie et l'Angleterre n'étaient point prêtes, celle-ci étant elle-même en mouvement [18] et celle-là étant contenue par la terreur. La République ne rencontra donc pas une seule nation ennemie devant elle. Pas de grandes complications extérieures donc qui auraient pu rallumer les énergies, précipiter le processus révolutionnaire, pousser de l'avant le Gouvernement provisoire ou le jeter par-dessus bord. Le prolétariat parisien qui reconnaissait dans la République sa propre création, acclamait naturellement chaque acte du Gouvernement provisoire qui lui permettait de prendre pied plus facilement dans la société bourgeoise. Il se laissa docilement employer par Caussidière à des fonctions de police pour protéger la propriété à Paris, de même qu'il laissa régler à l'amiable les conflits de salaires entre ouvriers et maîtres par Louis Blanc. Il mettait son point d'honneur à maintenir immaculé aux yeux de l'Europe, l'honneur bourgeois de la République.
La République ne rencontra aucune résistance pas plus au dehors qu'au dedans. C'est ce qui la désarma. Sa tâche ne fut plus de transformer révolutionnairement le monde; elle ne consista plus qu'à s'adapter aux conditions de la société bourgeoise. Rien ne témoigne plus éloquemment du fanatisme avec lequel le Gouvernement provisoire s'employa à cette tâche que lesmesures financières prises par lui.
Le crédit public et le crédit privé étaient naturellement ébranlés. Le crédit public repose sur la croyance que l'État se laisse exploiter par les Juifs de la Finance. Mais l'ancien État avait disparu et la révolution était dirigée avant tout contre l'aristocratie financière. Les oscillations de la dernière crise commerciale en Europe n'avaient pas encore cessé. Les banqueroutes succédaient encore aux banqueroutes.
Le crédit privé était donc paralysé, la circulation ralentie, la production stagnante, avant qu'éclatât la révolution de Février. La crise révolutionnaire intensifia la crise commerciale. Or, le crédit privé reposant sur la croyance que la production bourgeoise dans toute l'ampleur de ses rapports, que l'ordre bourgeois sont inviolés et inviolables, quel ne devait pas être l'effet d'une révolution qui remettait en question le fondement de la production bourgeoise, l'esclavage économique du prolétariat et érigeait, face à la Bourse, le sphinx du Luxembourg ? Le soulèvement du prolétariat, c'est la suppression du crédit bourgeois, car c'est la suppression de la production bourgeoise et de son régime. Le crédit public et le crédit privé sont le thermomètre économique permettant de mesurer l'intensité d'une révolution. Dans la mesure où ils baissent, montent l'ardeur embrasante et la force créatrice de la révolution.
Le Gouvernement provisoire voulait dépouiller la République de son apparence antibourgeoise. Il lui fallut donc, avant tout, chercher à assurer la valeur d'échange de cette nouvelle forme d'État, son cours en Bourse. Avec le prix courant de la République à la Bourse, le crédit privé se releva nécessairement.
Pour écarter jusqu'au soupçon qu'il ne voulait ou ne pouvait satisfaire aux obligations que lui légua la monarchie, pour redonner confiance en la moralité bourgeoise et en la solvabilité de la République, le Gouvernement provisoire eut recours à une fanfaronnade aussi puérile qu'indigne. Avant le ternie de l'échéance légale, il paya aux créanciers de l'État les intérêts des 5 %, 4 1/2 % et 4 %. L'aplomb bourgeois, l'assurance des capitalistes se réveillèrent brusquement, quand ils virent la hâte anxieuse avec laquelle on cherchait à acheter leur confiance.
Bien entendu, l'embarras financier du Gouvernement provisoire ne fut pas atténué par ce coup de théâtre qui le privait de l'argent comptant disponible. Il n'était pas possible de dissimuler plus longtemps la gêne financière, et ce fut aux petits bourgeois, employés et ouvriers à payer l'agréable surprise ménagée aux créanciers de l'État.
Les livrets de caisse d'épargne dont le montant dépassait 100 francs furent déclarés non remboursables en argent. Les sommes déposées dans les caisses d'épargne furent confisquées et converties, par voie de décret, en dette d'État non remboursable. Le petit bourgeois, déjà bien assez réduit à la misère, en fut irrité contre la République. Ayant reçu à la place de son livret de caisse d'épargne, des bons du Trésor, il fut contraint d'aller les vendre à la Bourse et de se livrer ainsi directement aux mains des Juifs de la Bourse contre lesquels il avait fait la révolution de Février.
L'aristocratie financière qui régnait sous la monarchie de Juillet avait dans la Banque son Église épiscopale. De même que la Bourse régit le crédit public, la Banque gouverne le crédit commercial.
Directement menacée par la révolution de Février, non seulement dans sa domination, mais dans son existence, la Banque s'appliqua, dès le début, à discréditer la République en généralisant la fermeture du crédit. Brusquement, elle dénonça tout crédit aux banquiers, aux fabricants, aux commerçants. Comme cette manœuvre ne provoqua pas de contre-révolution immédiate, elle eut nécessairement son contre coup sur la Banque elle-même. Les capitalistes retirèrent l'argent qu'ils avaient déposé dans ses caves. Les possesseurs de billets de banque se précipitèrent à sa caisse pour les échanger contre de l'or et de l'argent.
Le Gouvernement provisoire pouvait, sans recourir à la violence de façon légale, acculer la Banque à la banqueroute; iln'avait qu'à observer une attitude passive et à abandonner la Banque à son propre sort. La banqueroute de la Banque, c'était le déluge balayant en un clin d'œil du sol français l'aristocratie financière, le plus puissant et le plus dangereux ennemi de la République, le piédestal d'or de la monarchie de Juillet. Une fois la Banque en faillite, la bourgeoisie était obligée de considérer elle-même comme une dernière tentative de sauvetage désespérée la création par le gouvernement d'une banque nationale et la subordination du crédit national au contrôle de la nation.
Le Gouvernement provisoire, au contraire, donna cours forcé aux billets de banque. Il fit mieux. Il transforma toutes les banques de province en succursales de la Banque de France, lui permettant de jeter son réseau sur le pays tout entier. Plus tard, il engagea auprès d'elle les forêts domaniales en garantie de l'emprunt qu'il contracta envers elle. C'est ainsi que la révolution de Février consolida et élargit directement la bancocratie qu'elle devait renverser.
Entre-temps, le Gouvernement provisoire se tordait sous le cauchemar d'un déficit croissant. C'est en vain qu'il mendiait des sacrifices patriotiques. Seuls, les ouvriers lui jetèrent leur aumône. Il fallut recourir à un moyen héroïque, à la promulgation d'un nouvel impôt. Mais qui imposer ? Les loups-cerviers de la Bourse, les rois de la Banque, les créanciers de l'État, les rentiers, les industriels ? Ce n'était point là un moyen de faire accepter en douceur la République par la bourgeoisie. C'était, d'un côté, mettre en péril le crédit de l'État et celui du commerce, que l'on cherchait, d'autre part, à acheter au prix de si grands sacrifices, de si grandes humiliations. Mais il fallait que quelqu'un casquât. Qui fut sacrifié au crédit bourgeois ? Jacques Bonhomme, le paysan.
Le Gouvernement provisoire établit un impôt additionnel de 45 centimes par franc sur les quatre impôts directs. La presse gouvernementale essaya de faire accroire au prolétariat de Paris que cet impôt affecterait de préférence la grosse propriété foncière, les possesseurs du milliard octroyé par la Restauration. Mais, en réalité, l'impôt atteignit avant tout la classe paysanne, c'est-à-dire la grande majorité du peuple français. Ce sont les paysans qui durent payer les frais de la révolution de Février, c'est chez eux que la contre-révolution puisa son principal contingent. L'impôt de 45 centimes, c'était une question de vie ou de mort pour le paysan français, il en fit une question de vie ou de mort pour la République. La République, pour le paysan français, ce fut désormais l'impôt des 45 centimes, et dans le prolétariat de Paris, il vit le dissipateur qui prenait du bon temps à ses frais.
Alors que la Révolution de 1789 avait commencé par délivrer les paysans des charges féodales, la révolution de 1848 s'annonçait par un nouvel impôt sur la population rurale, afin de ne pas mettre en péril le capital et d'assurer le fonctionnement du mécanisme d'État.
Le seul moyen par lequel le Gouvernement provisoire pouvait écarter tous ces inconvénients et tirer l'État de son ancienne voie - c'était de déclarer la banqueroute de l'État. On se souvient comment à l'Assemblée nationale Ledru-Rollin fut pris après coup d'une vertueuse indignation en déclarant qu'il répudiait cette suggestion du boursier juif Fould, devenu ministre des Finances français. Fould lui avait tendu la pomme de l'arbre de la science.
En reconnaissant les traites que la vieille société bourgeoise avait tirées sur l'État, le Gouvernement provisoire s'était mis à sa discrétion. Il était devenu le débiteur gêné de la société bourgeoise au lieu de se poser en créancier menaçant qui avait à recouvrer des créances révolutionnaires remontant à de nombreuses années. Il lui fallut consolider les rapports bourgeois vacillants pour s'acquitter d'obligations qui ne sont à remplir que dans le cadre de ces rapports. Le crédit devint une condition de son existence et les concessions, les promesses faites au prolétariat autant de chaînes qu'il fallait briser. L'émancipation des travailleurs, même comme simple phrase, devenaitun danger intolérable pour la nouvelle République, car elle était une protestation permanente contre le rétablissement du crédit qui repose sur la reconnaissance ininterrompue et inaltérable des rapports économiques de, classes existants. Il fallait donc en finir avec lesouvriers.
La révolution de Février avait rejeté l'armée hors de Paris. La garde nationale, c'est-à-dire la bourgeoisie dans ses nuances variées, constituait la seule force. Cependant, elle se sentait à elle seule inférieure au prolétariat. Au surplus, elle était obligée, non sans y faire la résistance la plus acharnée, non sans susciter cent obstacles divers, d'ouvrir peu à peu ses rangs et, partiellement, d'y laisser entrer des prolétaires armés. Il ne restait donc qu'une seule issue : opposer une partie des prolétaires à l'autre partie.
Dans ce but, le Gouvernement provisoire forma 24 bataillons de gardes mobiles, de 1000 hommes chacun, composés de jeunes gens de 15 à 20 ans. Ils appartenaient pour la plupart au lumpen-prolétariat qui, dans toutes les grandes villes, constitue une masse nettement distincte du prolétariat industriel, pépinière de voleurs et de criminels de toute espèce, vivant des déchets de la société, individus sans métier avoué, rôdeurs, gens sans aveu et sansfeu, différents selon le degré de culture de la nation à laquelle ils appartiennent, ne démentant jamais le caractère de lazzaroni. Étant donné que le Gouvernement provisoire les recrutait tout jeunes, ils étaient tout à fait influençables et capables des plus hauts faits d'héroïsme et de l'abnégation la plus exaltée, comme des actes de banditisme les plus crapuleux et de la vénalité la plus infâme. Le Gouvernement provisoire les payait à raison de 1 f 50 par jour, c'est-à-dire les achetait. Il leur donnait un uniforme particulier, c'est-à-dire qui les distinguait extérieurement de la blouse. Comme chefs, ou bien on leur attacha des officiers pris dans l'armée permanente, ou bien ils élisaient eux-mêmes de jeunes fils de bourgeois dont les rodomontades sur la mort pour la patrie et le dévouement à la République les séduisaient.
C'est ainsi qu'il y avait face au prolétariat de Paris une armée tirée de son propre milieu, forte de 24 000 hommes, jeunes, robustes, pleins de témérité. Le prolétariat salua de ses vivats la garde mobile au cours de ses marches à travers Paris. Il reconnaissait en elle ses combattants d'avant-garde sur les barricades. Il la considérait comme la garde prolétarienne enopposition avec la garde nationale bourgeoise. Son erreur était pardonnable.
A côté de la garde mobile, le gouvernement décida de rassembler encore autour de lui une armée d'ouvriers industriels. Des centaines de mille d'ouvriers, jetés sur le pavé par la crise et la révolution, furent enrôléspar le ministre Marie dans les prétendus ateliers nationaux. Sous ce nom pompeux, se dissimulait seulement l'occupation des ouvriers à des travaux deterrassement fastidieux, monotones, et improductifs, pour un salaire de 23 sous. Des workhouses[19] anglais en plein air, voilà ce qu'étaient ces ateliers nationaux et rien de plus. Le Gouvernement provisoire croyait avoir formé avec ces ateliers une seconde arméeprolétarienne contre les ouvriers eux-mêmes. Pour cette fois, la bourgeoisie se trompa au sujet des ateliers nationaux, comme les ouvriers se trompaient au sujet de la garde mobile. Elle avait créé une armée pour l'émeute.
Mais un objectifétait atteint.
Ateliers nationaux, - c'était là le nom des ateliers populaires préconisés par Louis Blanc au Luxembourg. Les ateliers de Marie, conçus en opposition directe avec le Luxembourg, donnèrent lieu par leur enseigne commune à des intrigues dont les méprises étaient dignes des valets de la comédie espagnole. Le Gouvernement provisoire lui-même répandit en sous-main le bruit que ces ateliers nationaux étaient une invention de Louis Blanc, ce qui paraissait d'autant plus croyable que Louis Blanc, le prophète des ateliers nationaux, était membre du Gouvernement provisoire. Et dans la confusion faite mi-naïvement, mi-intentionnellement par la bourgeoisie parisienne, dans l'opinion où l'on entretenait artificiellement la France et l'Europe, cesworkhouses étaient la première réalisation du socialisme qu'on clouait avec eux au pilori.
Ce n'était pas par leur contenu, mais par leur titre, que les ateliers nationaux donnaient un corps à la protestation du prolétariat contre l'industrie bourgeoise, contre le crédit bourgeois et contre la République bourgeoise. Ce fut donc sur eux que s'appesantit toute la haine de la bourgeoisie. Elle y avait trouvé en même temps le point sur lequel diriger son assaut, une fois assez affermie pour rompre ouvertement avec les illusions de Février. Tout le malaise et toute l'aigreur des petits bourgeois se tournèrent dans le même moment contre ces ateliers nationaux, cette cible commune. C'est avec une véritable fureur qu'ils supputaient les sommes englouties par ces fainéants de prolétaires, cependant que leur propre sort devenait de jour en jour plus intolérable. Une pension de l'État pour une apparence de travail, voilà le socialisme ! grommelaient-ils en eux-mêmes. Les ateliers nationaux, les déclamations du Luxembourg, les défilés des ouvriers à travers Paris, voilà où ils cherchaient la cause de leur misère. Et nul n'était plus fanatisé contre les prétendues machinations des communistes que le petit bourgeois, désespérément acculé au bord de la banqueroute.
Ainsi, dans le corps à corps tout proche entre la bourgeoisie et le prolétariat, la première avait en ses mains tous les avantages, tous les postes décisifs, toutes les couches moyennes de la société, dans le moment même où les flots de la révolution de Février déferlaient sur tout le continent; où chaque nouveau courrier apportait un nouveau bulletin révolutionnaire, tantôt d'Italie, tantôt d'Allemagne, tantôt des confins du sud-est de l'Europe et entretenait l'ivresse générale du peuple en lui donnant des témoignages continuels d'une victoire qu'il avait déjà consommée.
Le 17 marset le 16 avrileurent lieu les premiers combats d'avant-postes de la grande lutte de classes cachée sous les ailes de la République bourgeoise.
Le 17 marsrévéla la situation équivoque du prolétariat qui ne permettait aucun acte décisif. Sa manifestation avait à l'origine pour but de ramener le Gouvernement provisoire dans la voie de la révolution, d'obtenir, selon les circonstances, l'exclusion de ses membres bourgeois, et d'exiger l'ajournement de la date des élections à l'Assemblée nationale et à la garde nationale. Mais le 16 mars, la bourgeoisie, représentée par la garde nationale, fit une démonstration hostile au Gouvernement provisoire. Aux cris de : A bas Ledru-Rollin !elle marcha sur l'Hôtel de ville. Et le 17 mars, le peuple fut contraint de crier : Vive Ledru-Rollin ! Vive le Gouvernement provisoire ! Il fut contraint de prendre contre la bourgeoisie le parti de la République bourgeoise dont l'existence lui semblait mise en question. Il consolida le gouvernement au lieu de se le soumettre. Le 17 mars tourna au mélodrame, et le prolétariat de Paris ayant exhibé une fois de plus, ce jour-là, son corps gigantesque, la bourgeoisie, au dedans et au dehors du Gouvernement provisoire, n'en fut que plus résolue à le briser.