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mardi 12 janvier 2010

« Pourquoi les droits d'auteur de nos ancêtres ne sont-ils pas reconnus ? » J'ai posé cette question sur le Web Libre. Réponse aux contributeurs.


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Par Yanick Toutain
09/01/10 15:08:53




« Pourquoi les droits d'auteur de nos ancêtres ne sont-ils pas reconnus ? »

J'ai posé cette question (le 07/01/2010 à 17h09) sur le Web Libre. Je vais donc donner une réponse aux contributeurs. En particulier à Carter Quelques internautes ont réagi. En particulier le pseudo-Carter a déposé un long commentaire argumenté.

« Pourquoi les droits d'auteur de nos ancêtres ne sont-ils pas reconnus ?

« On entend Bono hurler sur le téléchargement illégal et demander de prendre modèle sur le contrôle de la Toile fait par le gouvernement chinois afin de surveiller les flux de musique.
70 ans après sa mort, ses héritiers toucheront encore des droits d'auteur.
Pourquoi les héritiers des inventeurs des mots, des lettres, les chiffres, de la chasse, de l'agriculture, des villes, des découvertes scientifiques, ne touchent rien ?
Pourquoi la productivité ancestrale - qui est le principal facteur de l'économie - n'est-elle pas reconnue ni par la société, ni par la science ? »

Cette question a été posée par Yanick Toutain, le 07/01/2010 à 17h09.

Un premier contributeur a répondu par un « gag ». Mais un « gag » qui amène une réponse très sérieuse.

« K0rig4n a écrit [07/01/2010 – 17h29

J'ai inventé la roue ; à chaque fois qu'on va vendre une roue, on va me reverser 15%.....

Sérieusement parce que c'est impossible ; déjà que tout coûte assez cher ; tu va pas rajouter en plus des DDA ou alors va falloir faire une licence GNU pour les objets : lol ! » »

[corrections et ';' ajoutés NdYT]

LA ROUE DE CLAUDE FRANÇOIS



Bonjour K0rig4n
Vous n'avez pas répondu à la question. Pour quelle raison l'auteur de la roue est-il moins méritant que l'inventeur de l'ordinateur, l'inventeur de la carte à puce, l'inventeur du moteur solaire, l'inventeur des techniques anti-gravitationnelles ?

Le fait qu'il soit mort ? (Admettez que vous avez menti en prétendant avoir inventé la roue vous-même).
Mais cet argument de la mort de l'inventeur n'a pas de valeur : vous allez payer pendant 70 ans pour les oeuvres immortelles du consumériste pathologique* Michael Jackson, vous allez payer jusqu'en 2079 votre petit café plus cher au petit bistrot du coin. Jusqu'en 2079, les vautours-percepteurs de la Ferme Générale SACEM vont venir racketter le patron du petit bistrot du coin. Pour arrondir les fins de mois de ses malheureux enfants qu'il portait dans le vide aux fenêtres des hotels.
Pendant 70 ans, jusqu'en 2079, le racket légal va se poursuivre.
Le même racket qui enrichit les fainéants d'enfants de Claude François va se prolonger pendant 70 ans après la mort de l'auteur.
Alors que les descendants de l'inventeur de la roue ne touchent rien. Nous, qui sommes ses ayants-droits, nous ne touchons pas un centime.

Alors que le niveau de productivité obtenu par les roues profite bien davantage aux aux enfants innovois parasites que sont les enfants de Claude François, alors que les roues des belles voitures profitent bien davantage à ces fainéants que les chansons minables de leur père, que ces chansons minables qui me cassent la tête depuis 40 ans !!! « Alexandrie, Alexandra ! » « Un jouet extraordinaire », cela fait plus de 40 ans que cela me casse la tête. Et je dois payer mon café plus cher pour que la radio des cafés vienne me casser les oreilles avec ces scies !!!



Ma question portait sur « pourquoi 70 ans ?» pour des stupidités et pas « 3500 ans ?» pour des inventions fondamentales !
Quels arguments ?
LE COÛT DE LA PERCEPTION
Votre deuxième argument porte sur le coût de la collecte. J'en suis d'accord. La bureaucratie SACEM et tout autant improductive et inutile que l'était la Ferme Générale au 18° siècle.
Il ne s'agit pas de construire une bureaucratie, il s'agit de distribuer 1000 euros à chaque Terrien.

En renonçant à pister toutes les découvertes.
Ma réponse au contributeur suivant sera insérée à l'intérieur de ses remarques. J'ai le regret de devoir lui répondre sans avoir eu le temps de pouvoir consulter les documents de référence que Carter nous indiquait.

 carter a écrit [07/01/2010 - 18h16 dans "Pourquoi les droits d'auteur de nos ancêtres..." ]  

« Là, c’est toute la problématique du droit de la propriété intellectuelle qui s’offre à nous dans ta question. »

YT : Vous avez raison, bien que ce soit la partie « fructus » qui soit l'objet réel de ma question. La distinction traditionnelle du droit de propriété, usus, l'usage, fructus, les fruits, ce que la propriété peut rapporter et l'abusus, l'abus qui permet de détruire la propriété éclairerait aussi notre débat. L'abusus immatériel est impossible, l'usus est impossible à contrôler et le fructus doit être supprimé en étendant sa durée de perception à la préhistoire.

« A la base, les philosophes n’ont jamais reconnu le droit à la propriété intellectuelle avant les Lumières. »

YT : Je suis plutôt ignorant de cette Histoire. Il faudrait en donner les références.

« Plusieurs raisons à cela :

-Parce qu’une idée, contrairement à un objet, on ne peut pas vous empêcher d’en jouir de son usage. Une propriété sous entend qu’un bien vous appartient ; et donc si on vous le vole, vous ne pouvez plus en jouir. Si j’ai un beau stylo et que vous me le volez, je ne peux plus écrire avec ; et donc en jouir. Or comme c’est moi qui l’ai acheté et qui suis propriétaire, c’est scandaleux que je ne puisse pas jouir de mon bien. »

YT : Très juste. Il faudrait confronter cela aux autres sources économiques : terre, travail, machines-outils, travail formé.

« Or une idée ne dépossède pas son créateur. Si j’ai une idée et que je la partage avec vous, vous pouvez en jouir ; mais vous ne me la volez nullement. Une idée n’est donc pas un bien comme un autre. Or avec Internet, la musique devient réellement une idée dans le sens qu’elle devient immatérielle. Avant, on achetait des albums. Or l’album est un bien : si vous me volez mon album des Beatles (ou celui du disquaire), je ne peux pas en jouir (ou le disquaire ne peut pas le vendre). Or le téléchargement de cet album devient une idée : si vous téléchargez l’album sur mon ordinateur, vous ne me dépossédez pas de cet album : vous possédez l’album ; mais moi, je ne l’ai pas perdu non plus puisque je garde ma « copie » sur le disque dur… »

YT : Les partitions papier étaient elle-même des suppports peu couteux. J'ignore les polémiques qui ont pu surgir de la vente illégale de partitions. J'y pense à l'instant : a t-on vu, dans le passé, des « non auteurs » de poèmes vendre des copies papier de ces poemes sans rien reverser à l'auteur.
Ce qui est nouveau, c'est la réduction drastique des couts de reproduction et de transmission: bien moins cher encore que le cout des cassettes.
La baisse du prix du support a été la première étape. La transmission numérique et son faible coût sonné le glas de la classe des innovois.

« - une autre critique est que la diffusion des idées (soit un élément immatériel) est bénéfique à l’humanité. »

YT : Depuis 1996, je défendais l'idée que « Yesterday » des Beatles avait une fonction productive fondamentale. Les chansons sont pour les êtres humains ce que l'huile est pour les moteur. Un élément productif indispensable sous peine de surchauffe.
Et plus l'activité économique fait appel aux neurones et plus l'art est un facteur productif essentiel.

« La restreindre, c’est empêcher la diffusion du Progrès et de sa marche. »

YT : Tout à fait juste. Cela va de pair avec la découverte de la lutte des strates qui est le troisième axe sur le plan – à deux dimensions – où l'on voyait se dérouler la lutte des classes.
La lutte de la strate des innovants contre les travailleurs répétants a permis de faire avancer l'Histoire. Les répétants reproduisaient le monde à l'identique. Pendant que les parasites consommaient les productions de deux autres strates.
La robotisation et l'informatisation a confié à des machines les tâches des répétants. L'Humanité doit basculer en masse dans la strate des innovants.
Toutes les fonctions économiques humaines vont devenir des taches d'innovation. Découvertes, inventions et créations artistiques.
C'est le grossissement de la strate des innovants qui va augmenter la circulation de ses production ; les innovations en tous genres.

« Cette problématique est malheureusement toujours d’actualité avec les discussions de l’OMC sur la diffusion des brevets des molécules pharmaceutiques aux pays du Tiers-Monde. Grosso modo, on peut remarquer contre le droit à la propriété intellectuelle qu’elle coûte toujours plus cher à la collectivité que son inexistence, soit le libre accès … »

YT : Il faudrait distinguer l'innovoisie – qui crée ou hérite de création – de la bourgeoisie para-innovoise qui, tel le gui sur le chêne, parasite la classe innovoise.
Pour autant, cette classe innovoise touche indument ses droits d'auteur ou de brevet. Car elle ne respecte pas les innovations de nos ancetres. Elle refuse – au dela de 70 ans – la productivité ancestrale.

« -Enfin, une idée est toujours une co-construction : elle appartient toujours au domaine public car aucune idée ne vient a posteriori, n’est crée à partir de rien : une idée est une création collective. La musique de Mozart s’inspire de ses prédécesseurs comme Haydn. Idem pour les Beatles. Einstein s’inspire de Maxwell et de Newton, etc.…Pour prétendre à un droit à la propriété intellectuelle, il faudrait distinguer ce qui appartient vraiment au créateur de ce qu’il a emprunté à ses prédécesseurs. Impossible. Donc le droit à la propriété est prétentieux… »

YT : Tout à fait juste. Vous remarquerez, Carter, mon insistance à toujours citer mes maitres.
Il semblerait, à ce propos, que la notion de « productivité ancestrale » serait extrêmement voisine d'une approche de ce qui s'appelle « l'économie distributive ».

Je viens de découvrir ce rapprochement.
Lorsque que j'aurai pu clarifier si c'est réellement ce concept de « productivité ancestrale » qui aurait été construit et découvert par l'un ou plusieurs des auteurs de cette économie distributive, je m'empresserai de rendre à Caesar ce qui lui appartient – l'idée, pas la pièce de la légende christique !

J'adore me cacher derrière mes prédécesseurs : quand j'ai découvert que mon hypothèse du photon comme cause de la gravitation se trouvait déjà chez Newton, j'ai sauté de joie !!!
De même, j'attends avec impatience que mes « zigzags » de 2000 soient « redecouverts » dans des manuscrits inconnus de Newton.
De même, la présence d'équivalents (de type relatif semble-t-il) à ces zigzags dans les travaux de Wilhelm Reich est un grand contentement pour moi.


« -Pour finir, une idée n’existe que parce que vous la diffusez et donc qu’il y’a un public. Imaginez que vous soyez un génie en mathématique : vous trouvez une équation extraordinaire et vous la gardez pour vous. Vous ne la diffusez pas. Vous mourrez sans la diffusez d’une quelconque façon que ce soit. Eh bien, cette idée est perdue. Mieux, théoriquement, elle n’existe pas. Cette idée n’a tout simplement pas existé. Cela veut dire que s’il faut rétribuer le créateur, il faudrait logiquement…rétribuer le public !!!!! Car c’est lui qui crée l’idée !!! Hé oui, le public n’est pas passif : il crée plus l’idée que son créateur en le rendant plus populaire… »

YT : Pas d'accord. Je suis en désaccord avec vous sur 90 % pour cent de l'application de cette thèse. 3 exemples m'incite à une telle approche. Premier exemple. 1987, j'écris un logiciel. Une maquette. Avec un héros : Bizouk. Je gagne un prix dans le privé en février. Le ministre remet le prix et lance une dépêche AFP. En octobre, le ministère agrée mon logiciel. En septembre, j'avais déposé la marque « Bizouk » à l'INPI.
Mais, dans les mois qui suivent, la société capitaliste – sous différentes formes, publiques et privées – va me pourrir la vie. Et cela va durer des années. L'éditeur qui devait publier le logiciel pédagogique se désiste, puis passe en redressement et en liquidation judiciaire (une sombre histoire d'escroquerie de Thomson contre l'Education Nationale, masquant des valises de fric politiques). Plus aucun éditeur ne veut entendre parler du projet.
Quelqu'un me pique le nom « Bizouk ». Je découvre qu'un « Tchoupi » a quasiment pompé le graphisme de mon personnage.
Seule le contenu pédagogique n'a pas été pompé.
Et votre avocat ira prétendre que mon « non usage » de la marque « Bizouk » aurait autorisé les voleurs à considérer que le public n'ayant pas eu accès ni au graphisme ni au nom lui-même, je n'en serais plus le propriétaire ?
On verra la tête des voleurs de Bizouk quand la médiatisation ressortira le personnage de l'ombre actuelle. Ils n'auront que leurs larmes pour pleurer !

Deuxième exemple : L'affaire Newton-Leibniz.
Newton découvre toutes le méthodes pour dériver et pour intégrer. Seulement voilà, il avait aussi fait des découvertes en physique. Et ces découvertes lui valent tellement d'ennuis, de polémiques, de quasi-insultes, qu'il décide de devenir un quasi ermite pour 20 années.
1684, on vient le chercher. Il publie « De Motu » dont le fond conceptuel est strictement le même que son « De Graviatione » qu'il avait écrit avant ses 23 ans. Et 1685, il publie « Principia Mathématica ».
Mais, il n'y glisse pas ses méthodes de fluxions : elles sont sous-jacentes. Il n'a présenté ses équations que sous des formes « mathématiques » traditionnelles, afin d'éviter la réédition des vaines polémiques. C'est aussi pour éviter les béotiens pénibles et stupides qu'il a fait le choix délibéré de n'écrire qu'en latin.
Pendant ce temps, Leibniz, informé par diverses sources des travaux de Newton est en train de tout pomper. Il va se contenter d'ajouter un système de représentation symbolique différent de Newton.
Et pendant que celui-ci est occupé à diffuser ses découvertes quant à la Gravitation Universelle, le petit Leibniz, ennemi du matérialisme, ennemi des vitesses absolues se fait un malin plaisir de publier ce qui ne lui appartient pas.
Nombreux sont les ennemis du matérialisme qui donne raison au voleur Leibniz par pure mesquinerie et volonté dolosive à l'encontre d'Isaac Newton.
Le fait qu'on possède un système de cryptage des découvertes de Newton rédigé à l'intention de Leibniz dans un courrier ne fait pas taire toute cette chorale de la mauvaise foi.

Un troisième exemple : j'ai écrit la « véritable équation de la gravitation hélio-planétaire ».
On est quasiment dans l'exemple précédent.
Mon équation est sur Internet depuis plusieurs années. Elle n'a suscité quasiment aucun débat constructif. Elle remplace le produit masse constante (G M) et la division par le carré de la distance (GM/R²) par une simple multiplication.
Il suffit de multiplier l'énergie reçue localement par une planète par une simple constante pour trouver quelle est la déviation (l' accélération gravitationnelle) qui s'exerce sur cette planète dans sa course autour du Soleil.

Où est-il votre public ?
Nulle part !!!!
A part les quelques dizaines de lecteurs de mes blogs, les concepts de formoisie, d'innovoisie, de lutte des strates, de productivité historique, de productivité ancestrale, etc …. n'auraient donc pas d'existence.
Il faudrait qu'un public ignare et abêti par un siècle d'imposture relativiste change son fusil d'épaule pour que – devenant co-auteur de mes découvertes – celles-ci se mettent à exister.

Votre thèse est absurde.
Lorsque que j'entendis un petit groupe chanter sur scène une mélodie ayant volé l'intégralité du texte de ma chanson « Devant la Glace », ni ce groupe de voleurs, ni ce public ignorant n'était co-auteur de quoi que ce soit.
Vous ignorez peut-être que la thèse de la Terre tournant autour du Soleil ne datait aucunement de la Renaissance. L'auteur en était Philolaos, un disciple de Puthagoras-Pythagore.
En quoi ce découvreur aurait-il besoin d'un public pour que sa découverte existe ? Philolaos était aucunement responsable de l'ignorance généralisée de cette société esclavagiste.
Si je mets sur Internet toutes mes découvertes avérées, toutes mes créations, toutes mes œuvres musicales ou autres, c'est par une sorte d'ironie a-posteriori contre tous ces voleurs que j'ai rencontré dans ma vie.
Mais ce qui ressort, pire encore que les voleurs, ce sont les pratiques des ignares des strates des répétants et des parasites.
Vos prétendus « co-créateurs » d'une idée ne sont que des êtres humains normaux se singularisant au sein d'une société ennemie de l'innovation.
Tous les agriculteurs répétants ne sont pas les « co-créateurs » de l'agriculture.

« Bref, ces raisons avaient rendu l’idée d’une propriété intellectuelle peu estimable. C’est tout le génie de Beaumarchais que de faire remarquer que si l’idée n’est pas rétribué, il serait difficile au créateur d’en vivre et donc de créer de nouvelles idées… »

YT : Non. Ce ne sont pas les créateurs qui doivent être rétribués, ce sont tous les ayants-droit des inventions antérieures. Rétribuer tous les Terriens en demandant à chacun de se rendre utile.
Et l'utilité principale des innovants, c'est d'innover. Point besoin de construire une nouvelle classe exploiteuse. Point besoin de faire ce que fit Beamarchais : construire l'innovoisie.

« La misère des créatifs de quelque domaine que ce fut était à son époque une vérité patente (rappelez vous la phrase de Voltaire disant à peu près « qu’il y’a tellement d’écrivains pauvres que j’ai décidé de ne pas en augmenter le nombre ».
Finalement, ce point de vue fut accepté mais à une condition : pour toute les raison invoquées, la propriété intellectuelle devrait être limitée dans le temps. L’idée ; et c’était également la vision de Beaumarchais, est qu’il fallait un subtile équilibre entre propriété privée et diffusion des idées. Seule la limitation dans le temps des idées pouvait régler ce problème… »


YT : La misère des non innovants était bien pire encore ! Le 18° siècle fut un siècle de SDF !


« Malheureusement, l’économie des idées est devenu la première source de revenu dans notre monde moderne. »

YT : Bien heureusement ! C'est ce qui va déclencher la révolisation !

«  Du coup, les politiques ont une tendance à vouloir absolument cadenasser la propriété intellectuelle et augmenter sa limitation dans le temps. Le sommet fut atteint quand la corporation Walt Disney réussit à faire durer le droit à la propriété de son personnage Mickey (hé oui ! Mickey aurait du tomber dans le domaine public !).
Cette tendance est lourde actuellement. »


YT : Il y a confusion de plusieurs choses ici : le droit moral et le fric. Confusion entre le fructus, l'usus et l'abusus. Je comprends certains soucis de la fille de René Goscinny concernant le devenir des personnages de son père.
Mais je n'ai pas de position tranchée sur ce sujet : confierais-je « Bizouk » à une fondation à vocation pédagogique ?

« Pour finir par un détail, des économistes ont montré que les artistes en musique gagnaient plus leur revenu avec leurs tournées qu’avec leurs albums. Bref, emmerder les telechargeurs n’accroît pas leur revenu de beaucoup…Mieux : ce sont les petites maisons de production qui se plaignent le moins du téléchargement, or ce sont elles qui découvrent les talents. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elles admettent que les téléchargements font connaître…leurs créations ! »

YT : Toute classe sociale exploiteuse tend à s'accaparer la plus grande partie possible des revenus des classes sociales exploiteuses nouvelles. L'attitude de la bourgeoisie capitaliste à l'égard de l'innovoisie est semblable à celle de la classe féodale russe de 1916 vis à vis de la classe capitaliste en grossissement économique. Quant à Internet, il va rendre la diffusion de l'innovation aussi simple que la respiration de l'oxygène : impossible à marchandiser !!!


« carter a écrit [07/01/2010 - 18h48 ]  


En conclusion, tu poses la question par le mauvais bout: on ne devrait pas reconnaitre des droits d'auteurs à qui que ce soit tout simplement parce que les idées sont un patrimoine de l'humanité ...C'est juste qu'il faut bien faire vivre les créatifs. »

YT : Vous manquez de dialectique : étendre les droits d'auteur revient à les ….nier à l'étage supérieur.
Reconnaître les créations de Newton pour les CD et celles de Puthagoras pour les notes, les quintes, les octaves, les tierces, pour la musique, revient à caractériser d'abusive et de pretentieuses les revendications scandaleuses des Bono, des Sting, des Jean-Jacques Goldman, des Arditi, des Piccoli et de toutes les bureaucraties Olivennes et Nick Rodwell de la planête – ces bureaucratie fascistes innovoises qu'il faudra balayer de la scène politique avant l'instauration de leur 4° Reich innovois.

«  la question serait plutôt: pourquoi la durée avant de tomber dans le domaine public est-elle si longue? A l'epoque de Beaumarchais, cela avait un sens car la diffusion des idées etait longue et fastidieuse. Alors le droit d'auteur se devait de bien durer un siècle.... »

YT : Désaccord total ! Il faut le prolonger à 3500 ans !!!

«  Mais aujourd'hui... avec la mondialisation et la diffusion en temps reel, les droits d'auteurs ne devraient pas durer si longtemps... »




YT : Je ne parlais que du fructus.



J'avais donné une première – et rapide – réponse à Carter

 Yanick Toutain a écrit [07/01/2010 - 19h10 ]  



@ à Carter

Merci pour cette belle et longue réponse.
J'y répondrai en détail sur mon propre blog révolisationactu (en posant ici la copie). Je répondrai en reprenant chacun de vos arguments.
Mon temps de connexion est assez bref (dans un resto wifi gratuit).
Juste une remarque : je m'échine, sur mon blog à démontrer par A plus B que la filiation Newton-Einstein n'est qu'une imposture....
Relire cela ici me désole.
Comme je l'écrivais sur Facebook dans un groupe 10' onClick="correctionSuggest('reponse','10',this);">Isaac Newton, le jeune Newton combattait les idées fausses de René Descartes quant à ce que pouvaient bien être les "vitesses relatives".
Et j'ajoutais que Descartes était le grand-père de Einstein.
(En précisant que son "père" était Mach !)

Sur le fond du débat, prolonger à 2500 ans, 3500 ans, à 10 000 ans les droits d'auteur revient à distribuer 1000 euros.
Il m'est apparu par une lecture, hier, que cette idée ne serait pas ma découverte (Agone 1999).
Je détaillerai cet aspect après avoir clarifié les idées de cet auteur.
J'adore quand mes "découvertes" ont été faites - bien avant - par d'autres.
Me cacher derrière leurs épaules me repose !!!

Encore merci.
Et à très bientôt !

Yanick Toutain




En complément, Carter ajoutait

 carter a écrit [07/01/2010 - 19h23 ]  



J'aime rendre à César ce que je dois à César. Ce que je dis n'est qu'une relecture à ma façon de deux ouvrages:

-"du bon usage de la piraterie" de Latrive aux editions la découverte mais avec un tel titre, tu peux l'avoir gratuitement en pdf à l'adresse:
http://www.freescape.eu.org/piraterie/complet.html
ce livre est indispensable à lire pour ceux qui veulent découvrir le débat sur la propriété intellectuelle

-"Sexe, drogue et économie" des econoclastes aux editions Pearson. Bonne critique sur le telechargement musical realisée par des economistes tres "néoliberaux" . Donc ca vaut le déplacement...Démontre en quoi l'economie contredit l'affirmation des majors, comme quoi le télechargement détruiera la création musicale. je pense qu'il ont mis un post dessus sur leur blog des éconoclastes....








J'ai téléchargé ce livre gratuit de Florent Latrive
Du bon usage de la piraterie
Florent Latrive
Éditions Exils
Octobre 2004
Je le commenterai plus tard.






NOTES
J'ai substitué le verbe « restreindre » au nom « restreinte »

* ce grand malade de la consommation dépensait bien plus que ce que son racket légal lui rapportait. Confer texte et photos

samedi 27 juin 2009


Michael Jackson : 10 dollars pour chaque bébé mort en Afrique. Les "dépenses supplémentaires" de Michael Jackson.

samedi 27 juin 2009


Trouvé sur LAVOZLIBRE : 70 000 euros par mois, 140 salaires africains, la villa luxueuse de l'exploiteur innovois Michael Jackson

 

La photo de l'habitation de l'exploiteur innovois Michael Jackson provient du texte sur Lavozlibre et se trouve sur leur site.

La casa donde murió Michael Jackson, tras recibir su última dosis

Era una lujosa villa de estilo francés, alquilada por 100.000 dólares

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