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vendredi 5 avril 2013

Où va la France ? de Trotsky et des révolutionnaires égalitaristes VS Où va la France des partis Franceàfric aux mains pleines du sang des Africains sur Mediapart

Mediapart est un média schizophrène : révélations sur Sarkozy et sa mafia contribuant à la Grande Mobilisation française de 2010.
Révélation sur Cahuzac et ses malversations sous la protections de la clique HollandeGate !
Mais aussi censure en faveur du criminel fascistes Jean-Marie Bourry, utilisation d'un avocat de la Franceàfric, un gredin candidat du parti criminel PS.
Ce soir, Mediapart fait un débat !
Rendez-vous dès 18 heures ce soir sur Mediapart pour une nouvelle émission en direct de la rédaction. Thème central : « Où va la France ? » avec de jeunes élus écologistes, PS et Front de gauche. Auparavant, Emmanuel Todd et Bernard Stiegler débattront du risque FN en France. Autre thème de la soirée, la Syrie, deux ans après le début de la révolution.

Drôle de méthode ! Je proteste

Piquer le titre de Trotsky sans même inviter un seul archéo-trotskyste.... c'est gonflé...
Inviter des gens dont les partis ont les mains pleines du sang des Africains, depuis le PCF co-responsable de la mise au pouvoir de Paul Biya au Cameroun en 1982 aux Verts et au PG qui ont appartenu à un gouvernement Jospin coupable de 15 millions d'enfants africains morts.... il faut vraiment avoir un avocat ..... franceàfric pour faire une bêtise pareille !!!
de jeunes élus écologistes, PS et Front de gauche.
DEBATTRE AVEC DES PARTIS CONTRE QUI et en bloc LA REVOLUTION QUI VIENT va se faire.... cela sera considéré par les journalistes de l'avenir comme une farce totalement en rupture et en discrédit avec le rôle joué -par Mediapart- dans la mise en lumière des faits déclencheurs de la crise.
C'est aussi ridicule que de répéter les âneries de la DGSE sur le prétendu putsch Sanogo du 11 janvier 2013 dont ni la CIA, ni FIDES ni Hollande sur le moment n'ont fait état..... quand sur les sites maliens la prétendue "preuve" serait des ECOUTES TELEPHONIQUES faites à l'époque !


Tous les partis qui sont allés au gouvernement depuis 1981 sont des partis criminels fascistes colonialistes ayant du SANG SUR LES MAINS !
Ce sont TROIS MILLIONS D'ENFANTS PAR AN QUI MEURENT pour assurer les profits de Bolloré !
50 euros par mois dans des PLANTATIONS FASCISTES dans lesquelles la terreur qui y règne est pire encore que United Fruit en Amérique Latine !
"Si tu continues on va te tuer" ce sont les derniers mots que les médias français relatèrent quant au leader de la grève 2008 qui secoua la plantation SOCAPALM de Bolloré à Kienké Cameroun.
Tous ces partis gangsters assurent l'impunité de ces gouvernements mafieux !
En juin 2012, Pascal Canfin et Laurent Fabius engueulait le peuple togolais qui manifestait et s'était fait matraquer par le tyran et sa Gestapo-Franceàfric !
J'écrivais :

L'"INSTRUMENTALISATION"
DE LA VIOLENCE D'UN FASCISTE"


Pascal Canfin et François Hollande avait pourtant prévenu :
"Nous condamnons toutes les violences ainsi que leur instrumentalisation". (Diplomatie.gouv Togo – Manifestations (15 juin 2012))

Circulez !
photo Sylvio Combey
Et voilà que cette opposition DESOBEIT aux maîtres du Nord ... voilà que cette opposition tente d' "INSTRUMENTALISER" la violence de Faure Gnassingbé...
De qui se moque-t-on ?
la victime ne doit pas se plaindre de son bourreau !!! Car sinon.... elle "instrumentalise la violence" !!!
Pauvres abrutis !!!
Ils nous prennent pour des imbéciles ces nouveaux dirigeants élyséens de la #Franceàfric !!


Ne même pas inviter Krivine ou Besancenot quand ils changent leur fusil électoraliste d'épaule...
Je citais le NPA tôt ce matin
LE NPA COMMENCE A S'ECARTER DU CRETINISME ELECTORAL ET DE RETOURNER AU PROGRAMME LCR DE 1974
Ce n'est pas le système des délégués révocables par groupes de 25 mais ce n'est plus le délire des CONSTITUANTES

Après la séquence Sarkozy, Woerth, Bettencourt voilà la série Hollande, Cahuzac, AugierJeudi 4 avril 2013
Les masques tombent. A chaque jour sa révélation compromettante pour le pouvoir. Après Cahuzac c’est Hollande qui est en ligne de mire. Son trésorier de campagne, Jean Jacques Augier, ami personnel de longue date du président, a investi dans des sociétés offshores dans les îles Caïman, paradis fiscal par excellence, pour gérer ses affaires chinoises ! Et c’est un avocat, ami proche de Marine Lepen, qui a ouvert le compte en Suisse de Cahuzac ! Après la séquence Sarkozy, Woerth, Bettencourt voilà la série Hollande, Cahuzac, Augier ! Comment mieux démontrer que c’est tout le système qui est corrompu ? Et tous nos faiseurs d’opinion de crier au loup, à la démagogie, au danger du populisme. Il est urgent de mettre fin à cette république des riches. Il faut en finir avec les institutions de la V° République et la remplacer par une démocratie réelle qui mette fin au pouvoir de l’argent au profit d’assemblées élues, qui impose le contrôle direct de la population sur les élus rémunérés à un niveau équivalent au salaire moyen, révocables, qui interdise les concentrations des pouvoirs et le cumul des mandat.
Montreuil, le 4 avril 2013
(sous mon article Mediapart

HOLLANDEGATE ! Révolution ! Pourris, menteurs, larbins de la bancocratie ! Hollande DEGAGE ! faites des délégués révocables !)


N'inviter que des gredins que la révolution va balayer confine le risible !

Présenté par Edwy Plenel et Frédéric Bonnaud
1. Retour sur l'affaire Cahuzac
Avec Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart.
 2. La question démocratique à l'heure de l'affaire Cahuzac : la réponse sociale du gouvernement à la crise est-elle à la hauteur ?
Avec Emmanuelle Cosse, vice-présidente EELV du conseil régional d'Île-de-France, Barbara Romagnan, députée PS (courant de Benoît Hamon), Alexis Bachelay (député, membre du club de réflexion La Gauche forte), Ian Brossat, président du groupe Front de gauche au Conseil de Paris, Emmanuel Maurel, vice-président PS (aile gauche) du conseil régional d'Île-de-France, et Gwendal Rouillard, député PS (hollandais).


Un ramassis de gredins !!!
Plenel aurait pu organiser un débat passionnant.
Quelles structures révocables ?
De la Commune de Paris à l'eventualité de former des mini-soviets de 25 personnes se choisissant librement !
C'est le contenu et la documentation de mon article d'avant-hier (RECOMMANDE 27 FOIS SUR MEDIAPART par les lecteurs)

HOLLANDEGATE ! Révolution ! Pourris, menteurs, larbins de la bancocratie ! Hollande DEGAGE ! faites des délégués révocables !

Qui croira que Hollande ne savait pas la vérité ? Qui croira ces pourris ? Qui croira que Ayrault, Hollande, toute la clique "faisait confiance" à Cahuzac ?
Il les tenait ! Il les tenait tous ! Il était leur complice qui menaçait ses complices de parler !
La corruption, nous en voyons le haut de l'iceberg !
Qui croira que seuls les capitalistes du secteur pharmaceutique arrosent ces gens ?

Mêmes menteurs que pour l'invasion du Mali : les islamofascistes sont fabriqués par leur ami Al Thani émi du Qatar !
Mali : François Hollande est un menteur. Les islamistes sont les pantins du Qatar, membre de la Franceàfric-Francophonie (1400 RECOMMANDATIONS)
Ils sont envahi un pays d'Afrique en fabriquant des bobards, en diffusant des mensonges. Et mon article d'hier le prouvait !
HOLLANDEGATE au Mali:Après les mensonges DGSE de Thomas Cantaloube voici les mensonges DGSE de Sory de Motti alias Sory Haïdara

Mêmes menteurs que pour les magouilles de la bancocratie ! Ces gens-là sont les larbins de la banque !
Leur "Internationale Socialiste" est une fabrication de la CIA. Ils sont les larbins du capitalisme mondial ! IL FAUT TOUS LES DEGAGER !
mardi 18 janvier 2011 12h10 : L'Internationale Socialiste vient de se décider à VIRER LE SOCIALO-FASCISTE RCD de son organisation ! Nous sommes prévenus : il faut 4 jours pour que les socialistes colonialistes virent un assassin de leurs rang APRES que le peuple ait remporté la victoire
lundi 31 janvier 2011 Gang criminel international : L'Internationale Socialiste (un commentaire sur Libération)

Mêmes menteurs que pour l'affaire ELF ! Ils étaient tous corrompus : PCF, PS, UDF et RPR !
Une vraie justice, des vrais juges les auraient condamnés !

Il faut une REVOLUTION IMMEDIATE !
Il faut renverser cette bourgeoisie esclavagiste et ses valets menteurs !
Il faut que le peuple forme des groupes de 25 personnes et désigne des délégués de base !
Il faut renverser le capitalisme !

IL FAUT L'HUMANOCRATIE
Il faut inventer autre chose ?
La délégation générale révocable (DGR) !
Comme outil de la révolisation !

07 janvier 2013 Par Yanick Toutain

 Il faut inventer autre chose .........
demande un lecteur de Médipart  MICHEL BOREL.
Voilà quelle est ma réponse....

Je vous propose de vous associer, librement, à 24 personnes.
Vous désignerez l'un d'entre vous en tant que délégué de base.
Son pouvoir se limite au soutien que 24 personnes lui accorderont (si vous quittez le groupe et qu'un autre 25° ne vous remplace pas, il n'est plus rien.)
Votre délégué de base (donc révocable à tout moment) pourra s'associer à 24 autres délégués de base.
Ce groupe de 25 personnes représentera donc 625 délégateurs de base. (délégateur est un mot oublié ! rien d'étonnant !)
Ce groupe de 25 délégués de base pourra désigner un délégué de conseil.
En 1905, il fallait 500 personnes pour avoir un délégué de Soviet à Petrograd.
Trotsky raconte l'invention des soviets et du quota :
Je parvins à Pétersbourg au plus fort de la grève d'octobre. Le mouvement ne cessait de s'élargir, mais il y avait danger qu'il échouât, n'étant pas encadré par une organisation de masse. J'arrivai de Finlande ayant établi le plan d'une organisation électorale sans parti, qui compterait un délégué pour mille ouvriers. L'écrivain Iordansky, qui devait être plus tard ambassadeur des Soviets en Italie, m'apprit, le jour même de mon arrivée, que les menchéviks avaient déjà lancé le mot d'ordre d'un organe électoral révolutionnaire ayant un délégué pour cinq cents ouvriers. C'était juste. Ceux des membres du comité central bolchevik qui se trouvaient alors à Pétersbourg s'opposèrent résolument à une organisation électorale indépendante des partis, craignant qu'elle ne fît concurrence à la sociale-démocratie. Les ouvriers bolcheviks n'avaient pas du tout la même appréhension. Les sphères supérieures du bolchevisme se conduisirent en sectaires à l'égard du soviet jusqu'à l'arrivée de Lénine qui eut lieu en novembre. On pourrait écrire un chapitre édifiant sur la direction que donnèrent les "léninistes" en l'absence de Lénine. Celui-ci était supérieur à ses disciples à un tel degré que, devant lui, ils se sentaient comme exemptés de la nécessité de résoudre par eux-mêmes les problèmes de théorie et de tactique. Leurs communications avec Lénine avait été coupées à une minute critique, ils furent stupéfiants d'impuissance. Il en fut ainsi durant l'automne de 1905. Il en fut ainsi au printemps de 1917. En ces deux périodes comme en bien d'autres cas d'une moindre importance historique, les masses du parti saisissaient beaucoup plus justement, par intuition, la ligne à suivre que les demi-leaders livrés à eux-mêmes. Si Lénine rentra un peu trop tard de l'étranger, ce fut une des causes pour lesquelles la fraction bolchevique ne réussit pas à prendre une position dirigeante dans les événements de la première révolution.(Léon Trotsky : "Ma vie")
Ce délégué de conseil sera donc contrôlé en permanence par ses 24 collègeus - délégués de base.
Et donc révocable à tout moment par la procédure précédente.
On pourra réitérer le processus avec
délégué-député représentant 25^3 = 15 625 personnes
délégué national représentant 25^4 = 390 625 personnes
délégué international représentant 25^5 = 9 765 625 personnes (près de 10 millions)
délégué mondial représentant 25^6=244 140 625 (250 millions de délégateurs)
5 milliards de délégateurs seraient représentés par 20 délégués mondiaux..... revocables par 500 délégués internationaux ..... révocables par  12 500 délégués nationaux..... révocables par 312 500 délégués députés..... révocables par 78 125 00 délégués de conseil.... révocables par 195 312 500 délégués de base..... révocables par 4 882 812 500 délégateurs....


Le soviet de Petrograd en 1917.

Ce système de délégués est issu des mouvements populaires (qui ne fonctionnaient jamais avec des élections mais avec la révocabilité permanente). Il est une amélioration du système de la Commune de Paris (un délégué député révocable pour 15000) et du système des Soviets 1905
Wikipédia Commune de Paris Élections
L'attitude ferme de Thiers et de l'Assemblée nationale fait échec aux tentatives de négociation. Les maires d'arrondissement et les députés de la Seine acceptent alors de cosigner avec le Comité central le texte appelant les électeurs parisiens à se rendre aux urnes.
92 postes de conseillers sont à pourvoir au scrutin de liste par arrondissement. Chaque arrondissement dispose d'un conseiller par tranche de 20 000 habitants et par fraction de plus de 10 000, ce qui donne la répartition suivante :
  • 2 pour le XVIe
  • 3 pour les XIVe et XVe
  • 4 pour les Ier, IIe, VIIe, VIIIe, XIIe, XIIIe et XXe
  • 5 pour les IIIe, IVe, Ve, VIe, IXe et XVIIe
  • 6 pour le Xe
  • 7 pour les XIe, XVIIIe et XIXe
Pourquoi un tel système est-il à l'ordre du jour ?
Parce que l'heure de l'abolition de toute spoliation est à l'ordre du jour.
Par que l'heure sonne de mettre fin au commerce des hommes, des biens meubles et au commerce des idées. Le libéralisme sera développé à grande échelle. Mais sur les seuls objets mobiliers.
Mais pour que ce libéral-égalitarisme puisse étendre ses ailes de géant sur toute la surface de la Terre, ce seront 4 révolutions sociales principales qui seront nécessaires, une révolution scientifique et une révolution philosophie.
Tout cela sera accompagné d'une révolution pédagogique à grande échelle.
La révolisation - la révolution de civilisation - sera ce processus global.
D'une ampleur encore plus grande que la "Révolution Permanente" que prévoyaient Trotsky et Parvus en janvier 1905.
Même si cette analyse géniale est la mère de la théorie de la révolisation. Quand bien même le post-marxisme lui donnera tort.... en lui donnant raison :
La demi-victoire de la grève d'octobre, indépendamment de son importance politique, eut pour moi une inappréciable signification théorique. Ce ne furent ni l'opposition de la bourgeoisie libérale, ni les soulèvements spontanés des paysans, ni les actes de terrorisme des intellectuels qui forcèrent le tsarisme à s'agenouiller: ce fut la grève ouvrière. L'hégémonie révolutionnaire du prolétariat s'avéra incontestable. J'estimai que la théorie de la révolution permanente venait de sortir avec succès de sa première grande épreuve. De toute évidence, la révolution ouvrait au prolétariat la perspective de la conquête du pouvoir. Les années de réaction qui allaient bientôt suivre ne purent m'obliger à abandonner ce point de vue. Mais j'en tirais aussi des conclusions pour l'Occident. Si telle était la force du jeune prolétariat en Russie, quelle ne serait pas la puissance révolutionnaire de l'autre prolétariat, celui des pays les plus cultivés ?
Lounatcharsky, avec l'inexactitude et la négligence qui lui sont propres, a, plus tard, caractérisé ainsi ma conception révolutionnaire :
"Le camarade Trotsky avait adopté -en 1905- ce point de vue que les deux révolutions -bourgeoise et socialiste- sans coïncider, sont liées entre elles, de sorte que nous avons devant nous une révolution permanente. Etant entrée dans la période révolutionnaire par un coup d'État de la bourgeoisie, la portion russe de l'humanité, et, avec elle, le monde entier ne pourront sortir de cette période avant le parachèvement de la révolution sociale. On ne peut nier que le camarade Trotsky, en formulant de telles idées, ait fait preuve d'une grande perspicacité, bien qu'il se soit trompé pour une quinzaine d'années."
La remarque faite au sujet de mon erreur portant sur une quinzaine d'années n'en est pas devenue plus profonde parce qu'elle a été reproduite par Radek. En 1905, toutes nos prévisions, tous nos mots d'ordre étaient calculés sur une perspective de victoire, et non de défaite, de la révolution. Nous ne parvînmes alors à réaliser ni la république, ni une réforme agraire, ni la journée de huit heures. Cela signifie-t-il que nous nous trompions quand nous formulions de telles revendications? L'échec de la révolution ferma toutes les perspectives et non pas seulement celle que j'ai indiquée. Il ne s'agissait pas de fixer des délais; il s'agissait d'analyser les forces intérieures de la révolution et d'en prévoir les progrès d'ensemble.(Léon Trotsky : "Ma vie")
Toute action d'être libre nécessite une théorie scientifique, un programme et un mode d'organisation.
Il en découle une stratégie et des tactiques.
C'était la conclusion de mon article "Bonne année !"



COMPLEMENTS
Wikipédia : Le mandat impératif:
- dans la pratique collective des peuples.
La Commune de Paris de 1871, fut une période courte où fut expérimenté le mandat impératif. Dans son appel aux électeurs du 22 mars 1871, le Comité central de la Garde nationale, installé à l'Hôtel de Ville depuis la soirée du 18 mars, précise sa conception de la démocratie : "Les membres de l'assemblée municipale, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l'opinion sont révocables, comptables et responsables". Lorsque les ouvriers boulangers, qui viennent d'obtenir la suppression du travail de nuit, se rendent à l'Hôtel de ville remercier la Commune, le journal Le Prolétaire les tance vertement : "Le peuple n'a pas à remercier ses mandataires d'avoir fait leur devoir [...] Car les délégués du peuple accomplissent un devoir et ne rendent pas de services."

Lors de la révolution sociale espagnole de 1936, et spécialement en Catalogne, des villages ou collectivités fonctionnaient par le mandat impératif, et organisaient à grande échelle ce principe.
La commune d'Atenco, de 2001 à 2003, au Mexique, a eu une période de deux années où il fut également expérimenté ce mode de fonctionnement, avant que l'État Mexicain n'impose, avec l'aide de l'armée, un maire à la commune et une répression par la suite.
Dans la Kabylie, en Algérie, durant les années 2000, la révolte dite du « printemps noir » amena des communes à se gérer parfois avec le mandat impératif.
- par ailleurs
Les députés des États généraux de la France recevaient un mandat impératif de leurs commettants.
En Ukraine, l'introduction de possibilités de révocation d'élus (par les électeurs ou les partis) a été considérée par le conseil de l'Europe comme étant « incompatible avec la doctrine traditionnelle et généralement acceptée de la démocratie représentative » et « contraire aux normes européennes »5.
-Dans la constitution de la Ve République, en France : « Tout mandat impératif est nul » (voir Constitution de la France (Ve République), Titre IV - le Parlement, article 27).

LE TEXTE ORIGINEL
+++++
Ce texte est constitué d'articles écrits entre 1934 et 1938 sur la situation politique en France. Ces articles ont étés publiés en Français dans "Le mouvement communiste en France".
Encore une fois, où va la france?
(fin mars 1935)

I. COMMENT SE FORME UNE SITUATION REVOLUTIONNAIRE ?

La prémisse économique de la révolution socialiste.
La première et la plus importante prémisse d'une situation révolutionnaire, c'est l'exacerbation intolérable des contradictions entre les forces productives et les formes de la propriété. La nation cesse d'aller de l'avant. L'arrêt dans le développement de la puissance économique et, encore plus, sa régression signifient que le système capitaliste de production s'est définitivement épuisé et doit céder la place au système socialiste.
La crise actuelle, qui embrasse tous les pays et rejette l'économie des dizaines d'années en arrière, a définitivement poussé le système bourgeois jusqu'à l'absurde. Si à l'aurore du capitalisme des ouvriers affamés et ignorants ont brisé les machines, maintenant ceux qui détruisent les machines et les usines ce sont les capitalistes eux-mêmes. Avec le maintien ultérieur de la propriété privée des moyens de production, l'humanité est menacée de barbarie et de dégénérescence.
La base de la société, c'est son économie. Cette base est mûre pour le socialisme dans un double sens : la technique moderne a atteint un tel degré qu'elle pourrait assurer un bien-être élevé au peuple et à toute l'humanité ; mais la propriété capitaliste, qui se survit, voue les peuples à une pauvreté et à des souffrances toujours plus grandes.
La prémisse fondamentale, économique, du socialisme existe depuis déjà longtemps. Mais le capitalisme ne disparaîtra pas de lui-même de la scène. Seule la classe ouvrière peut arracher les forces productives des mains des exploiteurs et des étrangleurs. L'histoire pose avec acuité cette tâche devant nous. Si le prolétariat se trouve pour telle ou telle raison incapable de renverser la bourgeoisie et de prendre le pouvoir, s'il est, par exemple, paralysé par ses propres partis et ses propres syndicats, le déclin de l'économie et de la civilisation se poursuivra, les calamités s'accroîtront, le désespoir et la prostration s'empareront des masses, le capitalisme-décrépit, pourrissant, vermoulu-étranglera toujours plus fort les peuples, en les entraînant dans l'abîme de nouvelles guerres. Hors de la révolution socialiste, point de salut.
Est-ce la dernière crise du capitalisme ou non ?
Le présidium de l'Internationale communiste essaya d'abord d'expliquer que la crise commencée en 1929 était la dernière crise du capitalisme. Deux ans après, Staline déclara que la crise actuelle n'est "vraisemblablement" pas encore la dernière. Nous rencontrons aussi dans le camp socialiste la même tentative de prophétie: la dernière crise ou non  ?
"Il est imprudent d'affirmer, écrit Blum dans Le Populaire du 23 février, que la crise actuelle est comme un spasme suprême du capitalisme, le dernier sursaut avant l'agonie et la décomposition."
C'est le même point de vue qu'a Grumbach, qui dit le 26 février, à Mulhouse :
"D'aucuns affirment que cette crise est passagère; les autres y voient la crise finale du système capitaliste. Nous n'osons pas encore nous prononcer définitivement."
Dans cette façon de poser la question, il y a deux erreurs cardinales : premièrement, on mêle ensemble la crise conjoncturelle et la crise historique de tout le système capitaliste ; secondement, on admet qu'indépendamment de l'activité consciente des classes, une crise puisse d'elle-même être la "dernière" crise.
Sous la domination du capital industriel, à l'époque de la libre concurrence, les montées conjoncturelles dépassaient de loin les crises; les premières étaient la "règle", les secondes l'"exception"; le capitalisme dans son ensemble était en montée. Depuis la guerre, avec la domination du capital financier monopolisateur, les crises conjoncturelles surpassent de loin les ranimations; on peut dire que les crises sont devenue la règle, les montées l'exception; le développement économique dans son ensemble va vers le bas, et non vers le haut.
Néanmoins, des oscillations conjoncturelles sont inévitables et avec le capitalisme malade elles se perpétueront tant qu'existera le capitalisme. Et le capitalisme se perpétuera tant que la révolution prolétarienne ne l'aura pas achevé. Telle est la seule réponse correcte.
Fatalisme et marxisme.
Le révolutionnaire prolétarien doit avant tout comprendre que le marxisme, seule théorie scientifique de la révolution prolétarienne, n'a rien de commun avec l'attente fataliste de la "dernière" crise. Le marxisme est par son essence même une direction pour l'action révolutionnaire. Le marxisme n'ignore pas la volonté et le courage, mais les aide à trouver la voie juste.
Il n'y a aucune crise qui d'elle-même puisse être "mortelle" pour le capitalisme. Les oscillations de la conjoncture créent seulement une situation dans laquelle il sera plus facile ou plus difficile au prolétariat de renverser le capitalisme. Le passage de la société bourgeoise à la société socialiste présuppose l'activité de gens vivants, qui font leur propre histoire. Ils ne la font pas au hasard ni selon leur bon plaisir, mais sous l'influence de causes objectives déterminées. Cependant, leurs propres actions-leur initiative, leur audace, leur dévouement ou, au contraire, leur sottise et leur lâcheté-entrent comme des anneaux nécessaires dans la chaîne du développement historique.
Personne n'a numéroté les crises du capitalisme et n'a indiqué par avance laquelle d'entre elles serait la "dernière". Mais toute notre époque et surtout la crise actuelle dictent impérieusement au prolétariat: Prends le pouvoir! Si, pourtant, le parti ouvrier, malgré des conditions favorables, se révèle incapable de mener le prolétariat à la conquête du pouvoir la vie de la société continuera nécessairement sur les bases capitalistes-jusqu'à une nouvelle crise ou une nouvelle guerre, peut-être jusqu'au complet effondrement de la civilisation européenne.
La "dernière" crise et la "dernière" guerre.
La guerre impérialiste de 1914-1918 représenta aussi une "crise" dans la marche du capitalisme, et bien la plus terrible de toutes les crises possibles. Dans aucun livre il ne fut prédit si cette guerre serait la dernière folie sanglante du capitalisme ou non. L'expérience de la Russie a montré que la guerre pouvait être la fin du capitalisme. En Allemagne et en Autriche le sort de la société bourgeoise dépendit entièrement en 1918 de la social-démocratie, mais ce parti se révéla être le domestique du capital. En Italie et en France, le prolétariat aurait pu à la fin de la guerre conquérir le pouvoir, mais il n'avait pas à sa tête un parti révolutionnaire. En un mot, si la II° Internationale n'avait pas trahi au moment de la guerre la cause du socialisme pour le patriotisme bourgeois, toute l'histoire de l'Europe et de l'humanité se présenterait maintenant tout autrement. Le passé, assurément, n'est pas réparable. Mais on peut et on doit apprendre les leçons du passé.
Le développement du fascisme est en soi le témoignage irréfutable du fait que la classe ouvrière a terriblement tardé à remplir la tâche posée depuis longtemps devant elle par le déclin du capitalisme.
La phrase: cette crise n'est pas encore la "dernière", ne peut avoir qu'un seul sens: malgré les leçons de la guerre et des convulsions de l'après-guerre, les partis ouvriers n'ont pas encore su préparer ni eux-mêmes, ni le prolétariat, à la prise du pouvoir; pis encore, les chefs de ces partis ne voient pas encore jusqu'à maintenant la tâche elle-même, en la faisant retomber d'eux-mêmes, du parti et de la classe sur le "développement historique". Le fatalisme est une trahison théorique envers le marxisme et la justification de la trahison politique envers le prolétariat, c'est-à-dire la préparation d'une nouvelle capitulation devant une nouvelle "dernière" guerre.
L'Internationale communiste est passée sur les positions du fatalisme social-démocrate.
Le fatalisme de la social-démocratie est un héritage de l'avant-guerre, quand le capitalisme grandissait presque sans cesse, que s'accroissait le nombre des ouvriers, qu'augmentait le nombre des membres du parti, des voix aux élections et des mandats. De cette montée automatique naquit peu à peu l'illusion réformiste qu'il suffit de continuer dans l'ancienne voie (propagande, élections, organisation) et la victoire viendra d'elle-même.
Certes, la guerre a détraqué l'automatisme du développement. Mais la guerre est un phénomène "exceptionnel". Genève aidant, il n'y aura plus de nouvelle guerre, tout rentrera dans la norme, et l'automatisme du développement sera rétabli.
A la lumière de cette perspective, les paroles: "Ce n'est pas encore la dernière crise", doivent signifier: "Dans cinq ans, dans dix ans, dans vingt ans, nous aurons plus de voix et de mandats, alors, il faut l'espérer, nous prendrons le pouvoir." (Voir les articles et discours de Paul Faure [1] . Le fatalisme optimiste, qui semblait convaincant il y a un quart de siècle, résonne aujourd'hui comme une voix d'outre-tombe. Radicalement ; fausse est l'idée qu'en allant vers la crise future le prolétariat deviendra infailliblement plus puissant que maintenant. Avec la putréfaction ultérieure inévitable du capitalisme le prolétariat ne croîtra pas et ne se renforcera pas, mais se décomposera, rendant toujours plus grande l'armée des chômeurs et des lumpen-prolétaires; la petite bourgeoisie entre-temps se déclassera et tombera dans le désespoir. La perte de temps ouvre une perspective au fascisme, et non à la révolution prolétarienne.
Il est remarquable que l'Internationale communiste aussi, bureaucratisée jusqu'à la moelle, ait remplacé la théorie de l'action révolutionnaire par la religion du fatalisme. Il est impossible de lutter, car "il n'y a pas de situation révolutionnaire". Mais une situation révolutionnaire ne tombe pas du ciel, elle se forme dans la lutte des classes. Le parti du prolétariat est le plus important facteur politique quant à la formation d'une situation, révolutionnaire. Si ce parti tourne le dos aux tâches révolutionnaires, en endormant et en trompant les ouvriers pour jouer aux pétitions et pour fraterniser avec les radicaux, il doit alors se former non pas une situation révolutionnaire, mais une situation contre-révolutionnaire.
Comment la bourgeoisie apprécie-t-elle la situation ?
Le déclin du capitalisme, avec le degré extraordinairement élevé des forces productives, est la prémisse économique de la révolution socialiste. Sur cette base se déroule la lutte des classes. Dans la lutte vive des classes se forme et mûrit une situation révolutionnaire.
Comment la grande bourgeoisie, maîtresse de la société contemporaine, apprécie-t-elle la situation actuelle, et comment agit-elle ? Le 6 février 1934 ne fut inattendu que pour les organisations ouvrières et la petite bourgeoisie. Les centres du grand capital participaient depuis longtemps au complot, avec le but de substituer par la violence au parlementarisme le bonapartisme (régime "personnel"). Cela veut dire: les banques, les trusts, l'état-major, la grande presse jugeaient le danger de la révolution si proche et si immédiat qu'ils se dépêchèrent de s'y préparer par un "petit" coup d'Etat.
Deux conclusions importantes découlent de ce fait : 1) les capitalistes, dès avant 1934, jugeaient la situation comme révolutionnaire ; 2) Ils ne restèrent pas à attendre passivement le développement des événements, pour recourir à la dernière minute à une défense "légale", mais ils prirent; eux-mêmes l'initiative, en faisant descendre leurs bandes dans la rue. La grande bourgeoisie a donné aux ouvriers une leçon inappréciable de stratégie de classe!
L'Humanité répète que le "front unique" a chassé Doumergue. Mais, c'est, pour parler modérément, une fanfaronnade creuse. Au contraire, si le grand capital a jugé possible et raisonnable de remplacer Doumergue par Flandin, c'est uniquement parce que le Front unique, comme la bourgeoisie s'en est convaincue par l'expérience, ne représente pas encore un danger révolutionnaire immédiat: "Puisque les terribles chefs de l'Internationale communiste, malgré la situation dans le pays, ne se préparent pas à la lutte, mais tremblent de peur, cela veut dire qu'on peut attendre pour passer au fascisme. Inutile de forcer les événements et de compromettre prématurément les radicaux, dont on peut encore avoir besoin." C'est ce que disent les véritables maîtres de la situation. Ils maintiennent l'union nationale et ses décrets bonapartistes, ils mettent le Parlement sous la terreur, mais ils laissent se reposer Doumergue. Les chefs du capital ont apporté ainsi une certaine correction à leur appréciation primitive, en reconnaissant que la situation n'est pas immédiatement révolutionnaire, mais pré-révolutionnaire.
Seconde leçon remarquable de stratégie de classe! Elle montre que même le grand capital, qui a à sa disposition tous les leviers de commande, ne peut apprécier d'un seul coup a priori et infailliblement la situation politique dans toute sa réalité : il entre en lutte et dans le processus de la lutte, sur la base de l'expérience de la lutte, il corrige et précise son appréciation. Tel est en général le seul moyen possible de s'orienter en politique exactement et en même temps activement.
Et les chefs de l'Internationale communiste ? A Moscou, à l'écart du mouvement ouvrier français, quelques médiocres bureaucrates, mal renseignés, en majorité ne lisant pas le français, donnent à l'aide de leur thermomètre le diagnostic infaillible : "La situation n'est pas révolutionnaire." Le Comité central du Parti communiste français est tenu, en fermant yeux et oreilles, de répéter cette phrase creuse. La voie de l'Internationale communiste est la voie la plus courte vers l'abîme !
Le sens de la capitulation des radicaux.
Le parti radical représente l'instrument politique de la grande bourgeoisie, qui est le mieux adapté aux traditions et aux préjugés de la petite bourgeoisie. Malgré cela, les chefs les plus responsables du radicalisme, sous le fouet du capital financier, se sont humblement inclinés devant le coup d'Etat du 6 février, dirigé immédiatement contre eux. Ils ont reconnu ainsi que la marche de la lutte des classes menace les intérêts fondamentaux de la "nation", c'est-à-dire de la bourgeoisie, et se sont vus contraints de sacrifier les intérêts électoraux de leur parti. La capitulation du plus puissant parti parlementaire devant les revolvers et les rasoirs des fascistes est l'expression extérieure de l'effondrement complet de l'équilibre politique du pays. Mais celui qui prononce ces mots dit par cela même: la situation est révolutionnaire ou, pour parler plus exactement, pré-révolutionnaire [2].
La petite bourgeoisie et la situation pré-révolutionnaire.
Les processus qui se déroulent dans les masses de la petite bourgeoisie ont une importance exceptionnelle pour apprécier la situation politique. La crise politique du pays est avant tout la crise de la confiance des masses petites bourgeoises dans leurs partis et leurs chefs traditionnels. Le mécontentement, la nervosité, l'instabilité, l'emportement facile de la petite bourgeoisie sont des traits extrêmement importants d'une situation pré-révolutionnaire. De même que le malade brûlant de fièvre se met sur le côté gauche, la petite bourgeoisie fébrile peut se tourner à droite ou à gauche. Selon le côté vers lequel se tourneront dans la prochaine période les millions de paysans, d'artisans, de petits commerçants, de petits fonctionnaires français, la situation pré-révolutionnaire actuelle peut se changer aussi bien en situation révolutionnaire que contre-révolutionnaire.
L'amélioration de la conjoncture économique pourrait-pas pour longtemps-retarder, mais non pas arrêter la différenciation à droite ou à gauche de la petite bourgeoisie. Au contraire, si la crise allait s'approfondissant, la faillite du radicalisme et de tous les groupements parlementaires qui gravitent autour de lui irait à une vitesse redoublée.
Comment peut se produire un coup d'Etat fasciste en France ?
Il ne faut pas toutefois penser que le fascisme doive nécessairement devenir un puissant parti parlementaire, avant qu'il se soit emparé du pouvoir. C'est ainsi que cela se passa en Allemagne, mais en Italie ce fut autrement. Pour le succès du fascisme il n'est pas du tout obligatoire que la petite bourgeoisie ait rompu préalablement avec les anciens partis "démocratiques": il suffit qu'elle ait perdu la confiance qu'elle avait en eux et qu'elle regarde avec inquiétude autour d'elle, en cherchant de nouvelles voies.
Aux prochaines élections municipales, la petite bourgeoisie peut encore donner un nombre très important de ses voix aux radicaux et aux groupes voisins, par l'absence d'un nouveau parti politique, qui réussirait à conquérir la confiance des paysans et des petites gens des villes. Et en même temps un coup de force militaire du fascisme peut se produire, avec l'aide de la grande bourgeoisie, dès quelques mois après les élections et par sa pression attirer à lui les sympathies des couches les Plus désespérées de la petite bourgeoisie.
C'est pourquoi ce serait une grossière illusion de se consoler en pensant que le drapeau du fascisme n'est pas encore devenu populaire dans la province et dans les villages. Les tendances antiparlementaires de la petite bourgeoisie peuvent, en s'échappant du lit de la politique parlementaire officielle des partis, soutenir directement et immédiatement un coup d'Etat militaire, lorsque celui-ci deviendra nécessaire pour le salut du grand capital. Un tel mode d'action correspond beaucoup plus à la fois aux traditions et au tempérament de la France [3] .
Les chiffres des élections ont, bien entendu, une importance symptomatique. Mais s'appuyer sur ce seul indice serait faire preuve de crétinisme parlementaire. Il s'agit de processus plus profonds, qui, un mauvais matin, peuvent prendre à l'improviste messieurs les parlementaires. Là, comme dans les autres domaines, la question est tranchée non pas par l'arithmétique, mais par la dynamique de la lutte. La grande bourgeoisie n'enregistre pas passivement l'évolution des classes moyennes, mais prépare les tenailles d'acier à l'aide desquelles elle pourra saisir au moment opportun les masses torturées par elle et désespérées.
Dialectique et métaphysique.
La pensée marxiste est dialectique : elle considère tous les phénomènes dans leur développement, dans leur passage d'un état à un autre La pensée du petit bourgeois conservateur est métaphysique : ses conceptions sont immobiles et immuables, entre les phénomènes il y a des cloisonnements imperméables. L'opposition absolue entre une situation révolutionnaire et une situation non-révolutionnaire représente un exemple classique de pensée métaphysique, selon la formule: ce qui est, est-ce qui n'est pas, n'est pas, et tout le reste vient du Malin.
Dans le processus de l'histoire, on rencontre des situations stables tout à fait non-révolutionnaires. On rencontre aussi des situations notoirement révolutionnaires. Il existe aussi des situations contre-révolutionnaires (il ne faut pas l'oublier !). Mais ce qui existe surtout à notre époque de capitalisme pourrissant ce sont des situations intermédiaires, transitoires : entre une situation non-révolutionnaire et une situation pré-révolutionnaire, entre une situation pré-révolutionnaire et une situation révolutionnaire ou... contre-révolutionnaire. C'est précisément ces états transitoires qui ont une importance décisive du point de vue de la stratégie politique.
Que dirions-nous d'un artiste qui ne distinguerait que les deux couleurs extrêmes dans le spectre? Qu'il est daltonien ou à moitié aveugle et qu'il lui faut renoncer au pinceau. Que dire d'un homme politique qui ne serait capable de distinguer que deux états: "révolutionnaire" et "non-révolutionnaire" ? Que ce n'est pas un marxiste, mais un stalinien, qui peut faire un bon fonctionnaire, mais en aucun cas un chef prolétarien.
Une situation révolutionnaire se forme par l'action réciproque de facteurs objectifs et subjectifs. Si le parti du prolétariat se montre incapable d'analyser à temps les tendances de la situation pré-révolutionnaire et d'intervenir activement dans son développement, au lieu d'une situation révolutionnaire surgira inévitablement une situation contre-révolutionnaire. C'est précisément devant ce danger que se trouve actuellement le prolétariat français. La politique à courte vue, passive, opportuniste du front unique, et surtout des staliniens, qui sont devenus son aile droite, voilà ce qui constitue le principal obstacle sur la voie de la révolution prolétarienne en France.

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