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mercredi 26 février 2014

Les jeunes français sont aussi révoltés que les jeunes dans la BD SOS Bonheur : 61 % d'entre eux « participeraient à un mouvement de révolte de grande ampleur demain ou dans les prochains mois »

Les jeunes français sont aussi révoltés que les jeunes dans la BD SOS Bonheur : 61 % d'entre eux « participeraient à un mouvement de révolte de grande ampleur demain ou dans les prochains mois » 


Van Hamme nous a montré dans sa BD SOS Bonheur qu'une société folle engendrait une augmentation du nombre de personnes anti-système. Le système par son jusqu'au-boutisme finit par transformer ce groupe de marginaux en nouvelle norme. Les anti-système deviennent suffisamment nombreux et obstinés pour mettre en place une nouvelle société qui va prendre la place de l'ancienne.


Ces jeunes révoltés sont les invisibles de la société.

Les anticonformistes, les marginaux, les révoltés ne sont pas visibles en France en 2014. On n'en parle pas dans les médias. Les institutions les cassent et les cachent. Elles font comme si ils n'existaient pas.


Le témoignage de casdenor, 26 ans sur un forum concernant l'article est révélateur :
« On ne sait même plus s'indigner, car les indignés sont presque morts. On les a caché.Les rêveurs ? C'est une insulte désormais. Les naïfs ? également.Les idéalistes ? Pareil. L'idéalisme, les jeunes le laissent passer derrière eux à toute vitesse, parce que de toute manière, on nous a dit que c'était de la merde. »
La publicité, les radios capitalistes du type NRG, Skyrock ont ringardisé les belles idées humaines de partage et de solidarité. L'individualisme est scandé à tout va par ceux qui ont les moyens financiers de faire de la propagande.
Quand on entend parler des jeunes à la télé et à la radio, c'est très souvent un stéréotype de crétin victime des marques qui nous est présenté.

La dure réalité est plus forte que l'illusionnisme de la télé et de la radio

Mais malgré tout leur arsenal, les capitalistes n'ont pas réussit à pourrir la jeunesse. La réalité est bien trop forte. Le taux de chômage des 18-25 ans est de 24 % (source les échos juillet 2013), 200 milliards de tonnes de carbone planent au dessus de la tête, la justice condamne des militants antifranceàfric à 43000 euros en faisant des faux, deux leaders CGTistes Havrais sont menacés de 6 mois de prisons fermes...

Les jeunes n'ont confiance ni dans la politique, ni dans les médias

Les jeunes l'ont compris. Ils ne croient plus aux sornettes des politiciens, encore moins à celles des religieux et des médias.
« La politique, ils n'y croient plus Vis-à-vis d'elle,la défiance est énorme. Près de la moitié (46 %) des répondants n'ont pas du tout confiance dans les femmes et hommes politiques.Certes, ils sont encore plus nombreux à se méfier des institutions religieuses (60 %). Et presque aussi sceptiques à l'égard des médias (40 % de non-confiance) que des politiques. Mais pour la moitié des 18-25 ans, c'est tout vu, les politiques sont « tous corrompus ». Ces derniers ont bien encore du pouvoir (64 % des réponses), mais l'utilisent mal, puisqu'ils laissent la finance diriger le monde (90 %). La charge est violente, aux yeux des deux sociologues : « Les jeunes expriment une demande d’État,en souhaitant par exemple que leur période de formation soit financée. Ils pensent que les politiques, s'ils en avaient le courage pourraient avoir une influence sur leur vie. Mais qu'ils ont laissé la finance prendre le pouvoir. Il y a du mépris dans ce regard des jeunes. Ils n'y croient plus. » Le Monde mercredi 26 février Frustrée, la jeunesse française rêve d'en découdre


Les médias taisent la révolte des jeunes et les jeunes le leur rendent bien. Ils sont 40 % à ne pas faire confiance aux médias.


Les jeunes révoltés que la société rend invisible
vont bientôt être vus du reste du monde



Van Hamme, dans sa BD SOS Bonheur, de 3 tomes, montre à quel point le jusqu’au-boutisme des politiciens et fonctionnaires face à des mesures dénuées de bon sens amène le groupe des exclus à grossir.
Les sociétés présentées par Van Hamme continuent à fonctionner comme si ces rebelles n'existaient pas. Toutes les institutions marchent comme un seul homme.
Dans "Profession protégée", lorsque le héros écrivain refuse les privilèges dues à son statut pour choisir la liberté d'expression, il devient un sans papier, n'ayant plus de quoi vivre.
Dans "Planning familial", la femme qui refuse le flicage qu'implique sa carte de sécurité sociale deviendra une « dereg » sans aucun droit.


Condamnée à 43000 euros avec des faux en écriture, je sais que tout l'appareil étatique et médiatique fonctionne comme un seul homme. Les fonctionnaires obéissent au doigt et à l’œil aux autorités et tout fonctionne très bien pour eux. Ils font comme si vous n'existiez pas.
C'est la même chose pour les jeunes. Ce sont des victimes des générations précédentes alors ils sont dangereux.
Casdenor a bien compris cela :
« Parce que certains voient la merde et lâchent l'affaire jusqu'à finalement s'y faire leur place et s'y embourber. parce que pourquoi se battre vu que ça ne mènera à rien. Y en a qui se révoltent et finissent par se buter, parce que c'est invivable de se battre contre un univers entier. Y en a qui se révoltent et ne se butent pas, et ceux-là, ceux-là... finissent invisible de la société. Dans les squats, sur les routes, un peu partout. »
Et pourtant, pour la première fois, une véritable enquête met en évidence cette génération qui n'est pas dupe de qui sont les responsables de cette société qui les malmène.
Ils sont 61 % à dire être répondre oui à la question « demain ou dans les prochains mois, participerais tu à un mouvement de révolte de grande ampleur ? » 

Ces invisibles vont bientôt être visibles. Ils vont démarrer la révolution française 2014. Un autre monde va arriver et mettre fin à cette pourriture de société. L'humanocratie va vaincre !




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