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lundi 1 février 2010

Guet-apens idéologique formois : intérêts privés, intérêts collectifs, individualisme méthodologique, holisme, matérialisme scientifique. Une réponse à un contradicteur anonyme pseudo-Fujisan sur le blog de Paul Jorion.






PRÉAMBULE :
« De fait, la clé de cette influence se trouve autant en "psychologie", en "économie" qu'en "sociologie". La lecture des textes d'analyse historique des vrais marxistes prouve qu'on ne peut jamais découper l'Histoire en pseudo domaines séparés de façon étanche. »
(Manifeste Matérialiste Yanick Toutain 2/2/2006)
PROLOGUE :
A : « Le troupeau de bisons, cette entité typique de l'Ouest Américain est la clé pour comprendre l'évolution des paysages des plaines centrales des USA. »
B: « Mais vous dites n'importe quoi ! Le « troupeau » ! le « troupeau » ! Mais cela n'existe pas, il n'existe que des bisons individuels. Sans étude individuelle de l'histoire, des besoins, des envies de chacun des bisons qui forme ce que vous appelez «troupeau de bisons » vous ne parviendrez à aucune intelligence de leurs déplacements, de leurs mode de vie ».
A : « Vous n'êtes pas sérieux, j'espère. Chaque bison n'a d'existence, de naissance, de devenir, de mort, qu'au sein du troupeau. C'est le troupeau qu'il faut étudier, pas le bison individuel ! Vous faites complètement fausse route. Pas étonnant à ce que vos thésards se verront refuser leurs bourses d'études !!! Je me gausse ! »
B : « Mes étudiants, eux, sauront ce qu'est un bison. Les vôtres n'auront aucune idée du poids, de la structure de chacun des bisons de votre fantomatique troupeau. Quant aux financements, ne vous en déplaise, de charmantes fondations privées sont toutes prêtes à contribuer aux recherches de mes étudiants. Ceux-ci ont d'ailleurs, chacun individuellement, rédigé la quasi-totalité des chapitres de mon prochain livre.
A: « Vous n'êtes qu'une crapule individualiste méthodologique !!! Un tigre de papier même pas recyclé !!! »
B : « Espèce de charlatan holiste !!!! Votre vision totalitaire quant au troupeau de bisons explique beaucoup de choses. A vous entendre, un éléphant perdrait même son droit à aller mourir seul !!!»
C: «Hum.... Messieurs....  J'entendais vos échanges. Je ne parvenais pas à les écouter tellement j'étais atterré : vos propos sur les bisons et sur les troupeaux de bisons sont totalement absurdes. Aucun de vous deux n'a mentionné la présence des Indiens. Sans les Indiens, point de bisons, sans les Indiens, point de troupeaux. La clé conceptuel du devenir du bison étasunien, c'est la structure sociale de la tribu indienne, c'est son histoire, son devenir. Qui plus est, sans étude sur le Grand Manitou et sa construction idéologique, point n'est possible de comprendre le rapport de la tribu indienne avec les troupeaux de bison. »
A et B (en choeur): « C'est une honte ! »
ÉPILOGUE 1 DU PROLOGUE
D: « Toc ! Toc ! Toc ! Bonjour messieurs. Je pense qu'un petit mémoire que j'ai rédigé ce week-end contribuera utilement à vos recherches. Il s'intitule : « De la structure moléculaire du bison comme clé de son inscription dans le paysage d'Amérique du Nord »
ÉPILOGUE 2 DU PROLOGUE
E: « Toc ! Toc ! Toc ! Bonjour messieurs. Je pense qu'un petit mémoire que j'ai rédigé ce week-end contribuera utilement à rectifier les impasses théoriques qui rendent vaines vos recherches. Il s'intitule : « Étude du rôle individuel de chaque Indien dans le devenir de la société indienne  et de l'erreur de nier la quête de l'utilité marginale dans les déterminants psychologiques de la conduite de chaque personne de l'Ouest sauvage»
J'avais écrit – en chapeau d'un texte insistant sur le fait que toute perspective d'avenir ne peut être que 1° (démolition) anticapitaliste 2° (construction) basée sur la mise en œuvre de l'investissement démocratique – les propos suivants :
« La confusion que contiennent ces propositions est typique de l’approche des idéologues et des militants de la classe formoise*.
Les intérêts sont toujours « privés ».
Les intérêts collectifs ne sont que des sommes d’intérêts privés ou des compromis entre plusieurs intérêts privés divergents.
Les banques ?
Il faut les supprimer..... »
Pseudo-fujisan sauta sur l'occasion comme la misère sur le pauvre peuple et après avoir sacrifié aux dieux de l'honnêteté intellectuelle par un laconique :
« Intéressant car cela responsabilise le citoyen, »
Pseudo-fujisan enchaîna son propos par un culte acharné à la déesse mauvaise foi :
« mais quand vous dites:
Les intérêts sont toujours « privés ».
Les intérêts collectifs ne sont que des sommes d’intérêts privés ou des compromis entre plusieurs intérêts privés divergents.

Vous faites preuve d’un individualisme méthodologique et je ne peux vous suivre.
Je pourrais vous retourner Pangloss dans Candide de Voltaire : « les malheurs particuliers font le bien général; de sorte que plus il y a de malheurs particuliers, et plus tout est bien. » ;-)


Qu'est-ce que l'individualisme méthodologique a à faire là-dedans ?
Je n'ai jamais écrit qu'il n'existait pas d'intérêts collectifs.
Il est tout de même fort de café qu'un contradicteur ose pousser la mauvaise foi jusqu'à proférer pareille accusation dans un texte où la référence à toutes sortes de groupes, groupements et structures sociales est un des principaux outils de l'argumentaire.
Un individu non anonyme – qui aurait le courage de signer de son identité réelle une pareille accusation - se serait ridiculisé pour des années d'oser prétendre qu'un texte où est mise en lumière la lutte des strates serait susceptible d'être accusé d'individualisme méthodologique
« La construction théorique ET programmatique d’un post-marxisme est un enjeu essentiel de ce projet. Mettre en lumière la LUTTE DES STRATES est pour cela crucial. »

Comment un texte où la lutte des strates est mentionnée comme un élément dont la mise en lumière est « cruciale » en tant qu'élément du « projet de construction d'une théorie post-marxiste » pourrait-il être accusé d' « individualisme méthodologique » ?
L'auteur anonyme de pareille absurdité n'a sans doute pas pris le temps de cliquer lui-même sur l'article Wikipédia dont il a le culot de donner le lien.
« Définition
L'individualisme méthodologique repose sur l'idée, conforme à la tradition nominaliste, que les ensembles sociaux sont des métaphores qui n'existent que dans l'esprit humain et n'ont pas d'autre substance que celle des individus qui les composent. Leur prêter certains attributs des individus (des motivations, une volonté, une possibilité d'action autonome) est donc un abus de langage.
Au sens large, on peut caractériser l'individualisme méthodologique par trois propositions qui postulent que :
1) seuls les individus ont des buts et des intérêts (principe de Popper-Agassi) ;

2) le système social, et ses changements, résultent de l'action des individus ;
3)
tous les phénomènes socio-économiques sont explicables ultimement dans les termes de théories qui se réfèrent seulement aux individus, à leurs dispositions, croyances, ressources et relations. »
A moins que notre supposition de son ignorance ne doive faire place à la découverte de son absolue mauvaise foi caractérisée !!!
Je ne ferai pas reproche à l'anonyme Fujisan de ne point avoir fait l'effort de lire mes autres textes – en particulier mon « Manifeste matérialiste » dans lequel – sans évoquer ce débat absurde opposant « holistes » aux « individualistes méthodologiques», je prenais position sur cette « contradiction » entre ensembles et éléments.
Je lui fais le reproche – sur la base de ce qu'il avait sous les yeux – de procéder à des inventions délirantes et totalement contradictoires aux lignes qu'il prétendait critiquer.
Dans mon texte, je ne faisais – d'ailleurs - pas uniquement appel (conceptuel) aux strates.
Lorsque j'écrivais – après avoir mentionné la classe romaine des « chevaliers » en tant qu'investisseurs et banquiers - (« Le crédit qu’il soit à la consommation ou pour l’investissement est une absurdité antique qui perdure  (...)».)
« Mais cette absurdité antique est la composante monétaire d’une autre absurdité. Celle-là est néolithique.
C’est en effet de cette époque que date la SÉPARATION DU TRAVAILLEUR DE L’INVESTISSEUR.
Un des deux principaux enjeux de la REVOLution de civiLISATION, de la « révolisation » qui se prépare est donc celui-là : RENDRE AU TRAVAILLEUR LE DROIT A INVESTIR.
Ce que l’humain du paléolithique faisait librement : répartir son temps entre production de consommation (chasse pêche) et production d’investissement (fabrication de lances, d’hameçon) est un des deux enjeux principaux, un des deux éléments programmatiques fondamentaux. »
. le lecteur de bonne foi comprend ce passage comme mentionnant « le travailleur » en tant qu'élément du « groupe des travailleurs ».
Il comprend tout autant cet ensemble comme devenant – peu à peu - disjoint de l'ensemble du groupe des investisseurs.
L'usage du singulier « investisseur », « travailleur » ne pourrait, en aucune façon, être instrumentalisé par les suppôt de l'individualisme ou du collectivisme. Qu'ils soient «méthodologiques » ou « analogiques respirants ».
« L'humain du paléolithique » n'est pas « Jean Dupont » locataire de la grotte numéro 43 du parc des « Habitécanthropes Locataires Mitoyens » 3 avenue du Silex salvateur, province du Néanderthal..... Il est un élément type de l'ensemble de tous les chasseurs OU des tous les cueilleurs OU de tous les chasseurs-cueilleurs OU de tous les pêcheurs …...etc....

Il faut ne pas être étouffé par la gène pour oser écrire
« ….et je ne peux vous suivre. »
comme élément concluant une pareille « contre-thèse ».
C'est un exemple typique des mille et façons dont la formoisie - ses idéologues, ses militants – évacue à la fois le double débat sur « comment en finir avec le capitalisme ? » et sur « que mettre à la place ? »
Il est évident que les « Milioukov » de la formoisie cherchent par tous les moyens à imiter les rêveries absurdes de la classe capitaliste russe de 1916 : en finir avec la vieille classe exploiteuse en s'épargnant la peine d'une révolution. Mais ce ne sont que rêveries dénuées de tout fondement historique.
LA FORMOISIE ET SES MAUVAISES QUERELLES
Tenter d'empêcher le débat sur « quoi mettre en place après le capitalisme » en agitant comme un hochet magique le chiffon rouge de la polémique « holisme VS individualisme méthodologique » est particulièrement symptomatique de ce que cette tentative provient d'un suppôt anonyme de la classe formoise.
C'est en effet extraordinairement typique de la nouvelle (vieille) classe exploiteuse qu'est la formoisie de vouloir nier l'existence d'un étage où les phénomènes se déroulent individuellement.
La formoisie – tous chercheurs et enseignants confondus – nie qu'il soit indispensable ou nécessaire d'aller comprendre de quoi sont formés les photons.
De la même façon, le retard extraordinaire pris par les courants prétendument « marxistes » concernant la construction d'une science psychologique sérieuse en liaison avec les concepts de lutte des classes est typique de la façon dont cette classe prétend expliquer le réel – tout en veillant à ce que ne soient jamais mis en lumière ses mobiles égoïstes, ses petits calculs mesquins destinés à préserver son consumérisme pathologique et sa consommation supérieure au PIB mondial moyen. J'avait réglé son compte à cette prétention de nier l'élément sous le collectif (pendant de la prétention des autres courants à nier le collectif sous l'individuel) dans mon Manifeste Matérialiste. Il contenait une forme de réponse préalable à tous les Fujisan formois
« En effet, de la même façon que la clé de la physique supérieure est l'étude des agglomérations d'atomos, formant toutes les sous-particules, puis les atomes, puis les molécules, de la même façon que la clé de la biologie supérieure est l'étude des agglomérations de briques du vivant, de la même façon, la clé de l'Histoire matérialiste, c'est l'étude de l'agglomération des êtres humains »
EXTRAITS DU MANIFESTE MATÉRIALISTE QUANT AU LIEN : ÉLÉMENTS-ENSEMBLES
« L 'atomos est la brique numéro un. Tout est fabriqué à partir d'atomos.
Dans chaque objet, chaque corps, chaque particule, chaque planète, chaque étoile, chaque galaxie, chaque animal, chaque maison, chaque nuage, chaque rivière, chaque microbe, dans chaque océan, dans chaque être humain, il y a, à un moment déterminé, un nombre entier d'atomos.
(…) Puisque l'Univers n'a qu'une brique, l'atomos, la seule science de base, c'est la science du mouvement des atomos.(...) Cette science du mouvement des atomos s'appellera Mécanique de base.
Cette Mécanique de base est la brique de toutes les autres sciences.
Aucune science ne peut prétendre être en contradiction avec la Mécanique de base.
Les sciences physiques (mouvement des particules et des corps de l'Espace), les sciences biologiques et les sciences humaines étudient des corps, qu'ils soient inanimés ou vivants ou vivants - humains, dont le fonctionnement correspond à la Mécanique de base.
Un champion olympique gagne une épreuve parce que ses atomos (organises en vivant), mis au contact des atomos de la nature [socialisée partiellement] (stade, terrain, bateau etc.) organisée en inanimé, lui ont permis d'avoir la performance la "meilleure".
Connaître tous les atomos concernés par un "cent mètres sprint" permet évidemment de prévoir à l'avance le résultat de la course.
Cette assertion, cette affirmation est la base de toute science.(...)
Tous ces atomos ont fait un trajet. Trajet dont rend compte la Mécanique de base.
Ces trajets ont provoqué la Révolution Française, les molécules d'encre des pages des livres "Candide" édités (ouvrage de Voltaire), ont provoqué les creux des CD ROM nous permettant d'écouter la symphonie n°40 de W. A. Mozart.
La Mécanique de base explique tout cela : Avec les règles et les données, la Mécanique de base aurait même pu prévoir tout cela. Laplace, à la fin du 18° siècle, avait totalement raison.(...)
* * *
La seule science de base c'est la Mécanique des atomos (atomostikos => atomostique)
Ce sont les mouvements réels des atomos dans le vide qui sont la seule réalité qui existe. Il n'en existe pas d'autre.
Quiconque refuse cela est un idéaliste masqué.
* * *
BRIQUES PHYSIQUES, BRIQUES BIOLOGIQUES
La science a consisté à découvrir les briques de l'Univers. Ces briques sont physiques (électrons, protons, etc.) ou biologiques (ADN, etc.)
Mais les briques biologiques ont des briques physiques. Les briques de la matière vivante ont elles-mêmes des briques non-vivantes.
Dans un corps vivant, à un moment déterminé, il y a un nombre précis d'électrons et aussi, un nombre précis d'atomos.
Mais chaque électron, lui-même, contient un nombre précis d'atomos [on peut supposer que les modifications de l'orbite de l'électron de l'atome d'hydrogène sont liées à la variation de ce nombre d'atomos, précisément.]
Dans un corps vivant, à un moment déterminé, il y a un nombre déterminé de cellules. Chacune contient un nombre précis d'électrons, d'atomos, etc.
* * *
MODALITÉS PARTICULIÈRES DE DÉPLACEMENT
Les lois de la Mécanique de base permettront, lorsqu'elles seront complètes, de définir ce que signifie "vivant".
En effet, ce sont des modalités particulières de déplacement des atomos qui fabriquent du "vivant".
La matière vivante, faite de briques vivantes, est faite d'atomos. Mais ces atomos sont groupés d'une certaine façon, se déplacent d'une certaine façon. Et ce sont ces regroupements et ces déplacements qui donnent les briques de la matière vivante.
La clé de la biologie doivent donc être conformes, en conformité, avec les règles de la Mécanique de base, de la Mécanique atomostique.
C'est du domaine de la philosophie que de traiter de cette conformité.
* * *
TRANSFORMATION QUANTITÉ QUALITÉ
A titre d'exemple, une des lois fondamentales de la philosophie scientifique, c'est la loi de transformation Quantité Qualité (L.T.Q.Q.)
La L.T.Q.Q. est issue des travaux de Hegel, Marx et surtout Engels.
Elle décrit le fait que toute augmentation quantitative provoque une modification qualitative.
(…) Cette loi T.Q.Q. est valable en physique, en biologie, en sciences humaines.
* * *
CONFORMITÉ DES SCIENCES HUMAINES A LA MÉCANIQUE DE BASE
Cela signifie donc que les sciences humaines (leur objet: les hommes) sont, elles-mêmes, en conformité avec les lois de base.
Les hommes agissent déterminés par l'état précédent des atomos qui les composent et/ou avec lesquels ils sont en contact (depuis le plastique du stylo que je tiens jusqu'à la lumière des étoiles lointaines).
Cette détermination physique implique que les lois historiques dérivent de la Mécanique atomostique. (...)
* * *
MATÉRIALISME DIALECTIQUE, MATÉRIALISME HISTORIQUE
Cela relie les 3 domaines : Les travaux de Boltzmann surtout, puis de Planck, pour affirmer la nature corpusculaire du réel (atomes pour Boltzmann et photons pour Planck et Einstein 1905) avaient pour conséquence de donner raison aux matérialistes grecs de l'Antiquité. Mais, donc, aussi, à Marx, à Engels ainsi qu'à tous ceux qui, à cette époque, sur la base du matérialisme scientifique construisaient le matérialisme historique (l'histoire matérialiste) et œuvraient, en conséquence, à renverser l'oppression capitaliste.(...)
* * *
Cela fait la lumière sur la nature véritable d'une science matérialiste : S'il est envisageable que la volonté des capitalistes a pu être la cause première de la guerre 14-18, cela marque bien la structure d'une véritable science psychologique. Le fait que les classes exploiteuses aient voulu la boucherie, cela aurait aussi pu être prévu par un "deus ex machina laplacien" : Ce sont les structures et les mouvements des atomos des protagonistes des classes exploiteuses qui ont, possiblement, été à l'origine de la décision de la guerre.
C'est, en effet, une vision imbécile de ce qu'est l'histoire matérialiste, le matérialisme historique, que de nier le rôle de la volonté et de vouloir tout rapporter à de "pseudos causes objectives". Il n'est que de lire le magnifique "Révolution russe" de Lev Davidovitch Trotsky, pour voir, précisément, la volonté du fantoche Kerenski s'éroder jusqu'à la folie bavarde en Août - septembre 17, s'éroder face à la volonté grandissante d'un nombre de plus en plus important de russes. Ces chocs de volontés sont des trajets d'atomos, RIEN D'AUTRE.
* * *
MATÉRIALISME HISTORIQUE ET PSYCHOLOGIE
Point de lutins, point de Gabriel, de Messies qu'on prendrait pour des lanternes.
Ce sont, précisément, ces trajets d'atomos, et eux seuls, qui doivent clarifier l'érosion psychologique de la volonté de Kerenski.
La psychologie - à l'état de travaux préparatoires, dans le livre de LD Trotsky - doit reposer sur un socle matérialiste et donc étudier les classes.
Car la volonté de Kerenski est le résultat de milliers de liens, de stresses, d'échanges verbaux, épistolaires etc. qui le reliaient directement ou indirectement, aux groupes sociaux, aux classes sociales et à leurs intérêts.
Une science psychologique qui serait en désaccord avec une science économique serait une absurdité. De même pour un désaccord entre psychologie et sociologie. Il ne peut y avoir de désaccord. Comment trancher ?
Seule est vraie celle qui est en conformité avec la Mécanique de base.
Prenons comme exemple la "Horde primitive" du semi-charlatan Freud :
Comment des évènements prétendument produits à des milliards de kilomètres, pendant les débuts de la préhistoire [Freud connaissait-il le distinguo paléolithique néolithique ?] pourrait expliquer le comportement du mâle bourgeois de Vienne avec sa femme ? le comportement du fils du bourgeois avec sa mère ?
Fariboles et trucs de commerce.
Bronislaw Malinowski a réglé ses comptes -très drôle ! - à cette transplantation de la famille bourgeoise autrichienne moyenne dans la jungle primitive.
Ce n'est pas de la science. Cela n'est pas en conformité avec la Mécanique de base : Lorsqu'on veut déterminer une influence du passé lointain sur le présent, il faut argumenter, de façon concrète, les médiations. Comme l'a fait Marx quant à l' "influence" de la Rome de l'Antiquité sur la Révolution Française et l'Empire napoléonien.
* * *
HISTOIRE MATÉRIALISTE CONTRE PSEUDOS DOMAINES ÉTANCHES
De fait, la clé de cette influence se trouve autant en "psychologie", en "économie" qu'en "sociologie". La lecture des textes d'analyse historique des vrais marxistes prouve qu'on ne peut jamais découper l'Histoire en pseudo domaines séparés de façon étanche.
L'analyse de l'économie capitaliste de 1976 à 2006 passe principalement par l'étude de ce qui se passe dans la tête des travailleurs des pays occidentaux : Comment font-ils pour prendre autant de coups, poussés vers la sortie, vers la précarité, le non droit, vers le chômage, vers le RMI, vers le sommeil sur des trottoirs, vers la mort une nuit de décembre 2005.
La croissance annuelle du CAC 40 a pour origine principale cela : Sans cette passivité des travailleurs - à expliquer -, impossible pour la bourgeoisie d'en finir avec le ratio 70 % - 30 %, salaires - profits. C'est le passage de 30 % à 40 % (de la répartition du PIB) en faveur des profits qui permet cette pseudo croissance boursière.
Et l'analyse des cerveaux prolétaires passe elle-même par la détermination des classes en présence, donc par la construction d'une sociologie scientifique.
En effet, c'est l'explosion du prolétariat en 3 classes concurrentes qui est la clé de l'Histoire du 20° siècle, et donc de la passivité des travailleurs des pays développés.
En effet, de la même façon que la clé de la physique supérieure est l'étude des agglomérations d'atomos, formant toutes les sous-particules, puis les atomes, puis les molécules, de la même façon que la clé de la biologie supérieure est l'étude des agglomérations de briques du vivant, de la même façon, la clé de l'Histoire matérialiste, c'est l'étude de l'agglomération des êtres humains.
Il n'est pas dit que la structuration en classes sociales soit le fin mot de l'Histoire. Il est probable que les pressions des Travailleurs Innovants opposés aux Travailleurs Répétants ainsi qu'aux Parasites, les 3 regroupés en STRATES, a pu avoir le rôle moteur le plus important.
Il n'empêche que c'est la détermination de ces groupes de pression qui permettra de construire des modèles informatiques qui pourront prouver que l'Histoire devait passer par tel chemin et pas par un autre.
* * *
TOUT EST DÉTERMINÉ : L'HISTOIRE EST ÉCRITE
Car ce qui effraye les moineaux peureux de la science falsifiées c'est cela : L'Histoire est "écrite".
Tout est prévisible.
Tout est déterminé.
Depuis le probable Big-Bang (à clarifier) jusqu'en 2007 tout était écrit.
Prévisible.
Évidemment.
Oui, mais par qui ?(...)



En définitive, le piège qu'avait construit – ou que croyait avoir construit – l'anonyme pseudo-Fujisan va se transformer pour devenir une trappe à formois.
Il avait cru malin d'agiter son « chiffon rouge » de l'individualisme méthodologique. Certes, il est probable que sont tombés dans son piège d'aucuns qui souhaitaient y tomber : le prêt-à-porter intellectuel est le costume dont les classes exploiteuses sont friandes. « Comment parvenir à conserver sa mauvaise foi et sa bonne conscience en même temps ?» est un des (le) principaux mobiles de lecture, d'études, de recherche d'information ou de connaissances des classes exploiteuses.
« Ce n'est pas la peine de chercher à comprendre comment pourrait se mettre en place cet « investissement démocratique » que préconise l'auteur que critique Fujisan puisque celui-ci vient de démasquer les mobiles de celui qui le préconise : de « l'individualisme méthodologique ».
Ce n'est pas « le mobile » ?
C'est la technique (erronée) d'analyse qui aurait fait aboutir à cette absurde proposition d'  « investissement démocratique ».
- Ah oui ? Et où serait-ce démontré ?

La formoisie néo-stalinienne n'a qu'une proposition à la bouche : contrôle par l'État.
Comme les marchés sont mauvais, il faudrait refaire de la planification stalinienne, mais sous le parapluie de la « démocratie capitaliste ».

De Man est toujours vivant !!!! La formoisie est indécrottable !!!
Cette classe est planificatrice avant les révolutions anticapitalistes. Elle est planificatrice bourgeoise.

Et quand les peuples pauvres se sont révoltés contre la misère, l'oppression, les famines, les génocides sanitaires, cette même formoisie se mue en Vychinski pour lutter contre « l'égalitarisme petit-bourgeois* » et mettre en œuvre sa « planification socialiste ».
Point ne serait besoin – selon tous les pseudo-Fujisan - de s'interroger sur une gestion individuelle de l'investissement par l'exercice du libre choix de chaque citoyen.
Ce n'est pas la peine, c'est de l' « individualisme méthodologique » !!!

Et c'est pourquoi votre fille est muette !!!
Quant au malheureux Voltaire embringué dans la croisade (crypto) néo-stalinienne de pseudo-Fujisan, on lui fait dire le contraire de ce qu'il voulait faire comprendre.

Je pourrais vous retourner Pangloss dans Candide de Voltaire : « les malheurs particuliers font le bien général; de sorte que plus il y a de malheurs particuliers, et plus tout est bien. »

Quand il s'en prenait au fatalisme leibnitzien visant à maintenir les peuples pauvres sous la coupe des Torquemada d'Espagne et d'ailleurs, quand Voltaire* voulait inciter les individus à la lucidité, à la compréhension du monde, quand il voulait que le savoir permette de combattre l'injustice, la superstition, l'oppression, l'injustice, un anonyme Fujisan arrive et (tente ?) parvient à nous faire croire que le propos de l'auteur du Candide serait de nier (au choix) l'importance de l'individu dans le déroulement de la lutte des classes ? L'importance du rôle de l'individu dans le déroulement de la lutte des strates ? L'importance de l'individu dans l'évolution de l'Histoire.
N'importe qui connaissant un tant soi peu Voltaire connait au moins le titre du livre « Le siècle de Louis XIV ». Un des ses adversaires tout autant borné que Fujisan pourrait – à meilleur escient – faire de Voltaire un précurseur de la méthode de l' « individualisme méthodologique ».



A ce stade, une crainte me vient : Et si, pire encore que la mauvaise foi, pire encore que l'ignorance, le ressort le plus puissant du fonctionnement de l'anonyme Fujisan était tout simplement… la bêtise !!! Et si son fonctionnement psychologique était sur le modèle de l' « analogie d'apparence » : « Il y a le mot « particulier » dans le paragraphe de Candide, il y a le mot « général », cela a l'air de ressembler au débat.... Allez, je copie-colle ».
Sans qu'aucune partie de son cerveau ne se soit donné la peine de chercher à comprendre le lien qui pourrait exister (ou ne pas exister) entre le paragraphe du Candide en question et le contenu du Wikipédia « L'individualisme méthodologique ».
Mais alors, ce texte n'aurait été que temps perdu ?
Que nenni : son intérêt ne procède pas de la qualité de l'anonyme ou de ses écrits. L'intérêt de cette réponse est lié à la qualité intellectuelle de ceux qui auraient (sont) susceptibles de tomber dans un tel piège.

Décortiquer les techniques d'un guet-apens ne préjuge pas des qualités de l'assaillant. Cet exercice peut viser à protéger les victimes futures qui pourraient être contraintes à perdre leur temps face aux assauts rhétoriques des éléments dolosifs des classes exploiteuses.
Et cela d'autant plus que le « camp » de l'individualisme méthodologique a été tellement contraint de mettre de l'eau dans son vin « conceptuel » que le débat en perd quasiment toute consistance. Il suffit de lire la fin de l'article de Wikipédia pour s'en convaincre.
« Ce problème est plus apparent que réel. En effet, il est clair que chaque individu naît et vit au sein de structures sociales existantes qui influencent son comportement, mais ces structures résultent des actions des individus qui l'ont précédé et coexistent avec lui, et ses propres actions contribuent à façonner les structures au sein desquelles vivent ses contemporains et vivront ses successeurs. La difficulté ci-dessus n'apparaît que si on décide à la fois d'ignorer la dimension temporelle et de parler de "l'individu" comme d'une essence abstraite au lieu de parler d'une multitude d'individus qui interagissent les uns avec les autres, ce qui constitue une double erreur de raisonnement.
Pour dépasser ce problème, on parle de plus en plus d' « individualisme méthodologique complexe » (IMC, expression due notamment à Jean-Pierre Dupuy) même si d'autres appellations sont également utilisées (Agassi parle par exemple d'individualisme institutionnel). L'idée de cette posture est de considérer que le monde social (par opposition au monde naturel) est dual car partagé entre l'action (de l'anglais « agency ») et les structures sociales. L'IMC postule que chacune de ses parties est une propriété émergente de l'autre : les actions individuelles, guidées par les structures sociales, s'agrègent et produisent des résultats non attendus qui modifient les structures sociales ; en retour les structures sociales produisent des effets cognitifs sur les individus et déterminent en partie leurs actions etc. L'évolution sociale est donc le résultat de cette dialectique entre action et structure, l'idée étant qu'il est impossible de réduire l'un à l'autre, même si elles sont fortement interdépendantes. »
et enfin dans les citations
« Personne ne conteste que, dans la sphère de l’action humaine, les entités sociales ont une existence réelle. Personne ne s'aventure à nier que les nations, les Etats, les municipalités, les partis, les communautés religieuses, sont des facteurs réels qui déterminent le cours des événements humains. L'individualisme méthodologique, loin de contester la signification de tels collectifs, considère comme une de ses tâches principales de décrire et d’analyser leur devenir et leur disparition, leurs structures changeantes et leur fonctionnement. Et il choisit la seule méthode qui permet de résoudre ce problème de façon acceptable. » (Ludwig von Mises, L'Action humaine)



Mais quel adepte de la « science pseudo-Fujisan » oserait prétendre que cette évolution de l'IM vers l'IMC serait un argument positif (ou négatif) en faveur de l'investissement démocratique ?
L'absurdité d'une telle hypothèse est proportionnelle à la stupidité de l'argumentaire rhétorique de l'anonyme.
Ce sera une des tâches de la science psychologique des classes et des strates que de mettre en lumière le fonctionnement de tels rhéteurs ainsi que celui de ceux qui lui donneraient crédit. Une science dont les objets seront autant des individus que des groupes !!!!



NOTES

Les images proviennent de l'iconographie libre de Wikipédia. (cliquer sur les images)
Y inclus la carte du haut de l'article "Calculs du temps horaire mis par les tsunamis à travers l'Atlantique le 1er Novembre 1755" de l'article Tremblement de terre de Lisbonne de 1755
English: Travel times of the tsunami from the 1755 Lisbon earthquake, calculated with the Tsunami Travel Times (TTT) software. Red contours are for 1-4 hour arrival times, yellow (5-6 hrs.), green (7-14 hrs.), and blue (15-21 hrs.). (


(NOAA's National Geophysical Data Center (NGDC) http://www.ngdc.noaa.gov/hazard/icons/1755_1101.jpg)




*« égalitarisme petit-bourgeois »* : L'expression est de Joseph Dougachvili Staline
*Voltaire : sur l'utilité sociale de la religion, Voltaire n'est – néanmoins - pas si progressiste que l'on nous le présente. Il a une position assez similaire à celle de Pulubos-Polybe : pour le peuple pauvre, des agents moralistes religieux ont une fonction de pacification sociale. Le terme « individu » de mon paragraphe contourne l'obstacle en laissant ouverte la possibilité – pour Voltaire – que l' « individu » ne soit pas n'importe quel élément de l'ensemble des Terriens. Point de vue que nous récusons naturellement : tout Humain est un potentiel génie !!!

Le chapitre 4 du Candide a été "habilement" coupé pour transformer une critique du fatalisme en prise de position anti-individualisme méthodologique :(source Wikipédia-Wikisource édition Garnier 1877)
"Pangloss répondit en ces termes : « O mon cher Candide ! vous avez connu Paquette, cette jolie suivante de notre auguste baronne ; j'ai goûté dans ses bras les délices du paradis, qui ont produit ces tourments d'enfer dont vous me voyez dévoré ; elle en était infectée, elle en est peut-être morte. Paquette tenait ce présent d'un cordelier très savant qui avait remonté à la source, car il l'avait eu d'une vieille comtesse, qui l'avait reçu d'un capitaine de cavalerie, qui le devait à une marquise, qui le tenait d'un page, qui l'avait reçu d'un jésuite, qui, étant novice, l'avait eu en droite ligne d'un des compagnons de Christophe Colomb. Pour moi, je ne le donnerai à personne, car je me meurs.
— O Pangloss ! s'écria Candide, voilà une étrange généalogie ! n'est-ce pas le diable qui en fut la souche ? — Point du tout, répliqua ce grand homme ; c'était une chose indispensable dans le meilleur des mondes, un ingrédient nécessaire ; car si Colomb n'avait pas attrapé dans une île de l'Amérique cette maladie 12 qui empoisonne la source de la génération, qui souvent même empêche la génération, et qui est évidemment l'opposé du grand but de la nature, nous n'aurions ni le chocolat ni la cochenille ; il faut encore observer que jusqu'aujourd'hui, dans notre continent, cette maladie nous est particulière, comme la controverse. Les Turcs, les Indiens, les Persans, les Chinois, les Siamois, les Japonais, ne la connaissent pas encore ; mais il y a une raison suffisante pour qu'ils la connaissent à leur tour dans quelques siècles. En attendant, elle a fait un merveilleux progrès parmi nous, et surtout dans ces grandes armées composées d'honnêtes stipendiaires bien élevés, qui décident du destin des états ; on peut assurer que, quand trente mille hommes combattent en bataille rangée contre des troupes égales en nombre, il y a environ vingt mille vérolés de chaque côté.
— Voilà qui est admirable, dit Candide ; mais il faut vous faire guérir.
— Et comment le puis-je ? dit Pangloss ; je n'ai pas le sou, mon ami, et dans toute l'étendue de ce globe on ne peut ni se faire saigner, ni prendre un lavement sans payer, ou sans qu'il y ait quelqu'un qui paie pour nous. »
Ce dernier discours détermina Candide ; il alla se jeter aux pieds de son charitable anabaptiste Jacques, et lui fit une peinture si touchante de l'état où son ami était réduit, que le bon-homme n'hésita pas à recueillir le docteur Pangloss ; il le fit guérir à ses dépens. Pangloss, dans la cure, ne perdit qu'un œil et une oreille. Il écrivait bien, et savait parfaitement l'arithmétique. L'anabaptiste Jacques en fit son teneur de livres. Au bout de deux mois, étant obligé d'aller à Lisbonne pour les affaires de son commerce, il mena dans son vaisseau ses deux philosophes. Pangloss lui expliqua comment tout était on ne peut mieux. Jacques n'était pas de cet avis. « Il faut bien, disait-il, que les hommes aient un peu corrompu la nature, car ils ne sont point nés loups, et ils sont devenus loups. Dieu ne leur a donné ni canons de vingt-quatre, ni baïonnettes ; et ils se sont fait des baïonnettes et des canons pour se détruire. Je pourrais mettre en ligne de compte les banqueroutes, et la justice qui s'empare des biens des banqueroutiers pour en frustrer les créanciers. — Tout cela était indispensable, répliquait le docteur borgne, et les malheurs particuliers font le bien général ; de sorte que plus il y a de malheurs particuliers, et plus tout est bien. » Tandis qu'il raisonnait, l'air s'obscurcit, les vents soufflèrent des quatre coins du monde, et le vaisseau fut assailli de la plus horrible tempête, à la vue du port de Lisbonne."

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