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lundi 28 décembre 2009

«Il mio destino non è ancora escrito ! » dans le film « Harlem Aria »/« Central Park Story ». « Mon destin n'est pas encore écrit »





C'est la conclusion finale du chanteur d'opéra Fabrizio Grazzi (Paul Sorvino). Anton (Gabriel Casseus) le jeune Afro-Américain à qui il destine ce message ne « va pas devenir célèbre ». Il « l'est déjà » devenu pour son rôle de figurant dans la scène finale du film écrit et réalisé par William Jennings « Harlem Aria » (1999) - étrangement doté d'un titre français « Central Park Story ».
Ce jeune de 28 ans, présenté comme un « Forrest Gump de Harlem » marche les pieds écartés comme Charlie Chaplin, il ne sait pas ce qu'est la méchanceté, répond par une absolue sincérité à toutes les questions qu'on lui pose et ne sait absolument pas se défendre quelle que soit l'attaque dont il est victime.
Son seul atout, dans cette jungle étasunienne, est sa voix qui lui permettrait de rejoindre le trio (Carreras, Domingo, Pavarotti) et Andrea Boccelli.
Mais il faudra attendre la fin du film et la rencontre avec l'innovois célèbre Fabrizio Grazzi pour que l'avenir commence à s'ouvrir pour lui. Après moult péripéties dont les tentatives avortées de manche dans Central Park. En compagnie de son loup pianiste (Christian Camargo) et de son renard dealer (le plus vrai que nature le frimeur Damon Wayanbs) qui tenteront – chacun à sa manière – de l'escroquer.
Il y parviendront. Mais dans un « happy end » traditionnel aux valeurs de la bourgeoisie et de l'innovoisie étasunienne.
SON DESTIN ÉTAIT ÉCRIT

Depuis le début du film, à peine le générique commençait que n'importe quel spectateur doté du minimum de neurones connaissait la fin du film :
Anton allait finir par voir son talent reconnu par la société. Et sa bêtise initiale allait progressivement se réduire à mesure des rebondissements successifs.
Il est donc extrêmement drolatique qu'un – charmant – film aussi téléphoné dans son déroulement et sa conclusion, un film dont les conclusions étaient autant écrites dans la description des conditions initiales, vienne nous proclamer, en conclusion finale « rien n'est écrit », sous la forme de « mon destin n'est pas encore écrit ! »
«  (…) Lénine-Plekhanov (…) croient au fatalisme historique et le prêchent . (…) Bogdanov-Bazarov et C'(...) professe[nt] la philosophie de l'action.
Maxime Gorki 16 ou 17 novembre 1908



Hollywood est d'accord avec Maxime Gorki.
Et en désaccord avec Lénine.
L'internationale de l'innovoisie aime à croire en une « philosophie de l'action » qui échapperait aux déterminismes. Le destin de cette bourgeoisie des droits d'auteur ne serait pas écrit.
Leur devenir ne serait pas inscrit dans le déroulement du Big-Bang.

Cela incita Gorki, Bogdanov, Bazarov et toute la clique à tenter d'infiltrer de l'obscurantisme makhien à l'intérieur du mouvement ouvrier russe.
Cela incita toute l'innovoisie du 20° siècle à défendre le fasciste Werner Heisenberg et son idéologie de l' « indétermination quantique ». Une foutaise basée sur une absurdité appelée « relation d'incertitude » (Unsicherheitsrelation).
Elle partageait cet obscurantisme avec Langevin et toute la formoisie exploiteuse. Comme avec la bourgeoisie capitaliste qui avait porté le fasciste Heisenberg au pinacle. Après avoir fait de même avec l'obscurantiste Einstein.

Le déterminisme était appelé par ces gens
« fatalisme historique » !

Avant que les indéterministes aient remporté la victoire, Max Planck - l'auteur du « moins un » qui déclencha la troisième révolution quantique de 1900 – acceptait, lui, de débattre du problème posé :
« D'évidence, il ne reste rien d'autre à faire que de considérer les deux vues opposées, d'adopter librement celle qui nous convient davantage et alors de rechercher si elle conduit à des conclusions valables ou sans valeur. En tout cas, il faut admettre que les physiciens qui se sont le plus sérieusement adonnés à ce sujet se trouvent divisés en deux camps : l'un penche pour la théorie du déterminisme, l'autre pour l'indéterminisme. Pour autant que je puisse voir, le dernier représente aujourd'hui la majorité, bien que ce soit difficile à établir et que les choses puissent aisément aussi changer avec le temps.
Entre ces deux points de vue, il y a place aussi pour un tiers parti qui*, en un certain sens, occupe une position intermédiaire, et qui consiste à attribuer à certains concepts, comme la force d'attraction électrique, une signification directe et une rigoureuse légalité par rapport au monde des sens ; au lieu que, pour d'autres concepts, tels que les ondes matérielles, ce point de vue intermédiaire leur attribuerait simplement une signification statistique. Toutefois, par son défaut d'unité systématique, une telle vue ne semble pas être très satisfaisante. C'est pourquoi, je propose maintenant de la rejeter et de me borner moi-même à une analyse un peu plus serrée des deux points de vue entièrement cohérents.
(Le concept de causalité en physique (première version 1932. Forme présente 1937. Dans Max Planck Autobiographie scientifique Albin Michel 1960 Introduction et traduction André Georges)
Dans un autre texte de 1937 « Déterminisme et indéterminisme » Max Planck précisait son point de vue :
« Tout ce qui se passe dans le monde est-il déterminé jusque dans le détail ou non déterminé ? Autrement dit : existe-t-il des lois qui gouvernent la marche des événements, aussi bien dans l'ordre de la nature que dans l'ordre de l'esprit ? Ou bien avons-nous affaire, au moins jusqu'à un certain degré, au règne du hasard, de l'arbitraire, de la liberté, selon le terme qu'il nous plaira de retenir ? Quand quelqu'un gagne le gros lot, est-ce l'œuvre de la nécessité ou un événement fortuit ? Lorsqu'un individu se jette en bas d'une tour, y est-il poussé par une contrainte extérieure ou obéit-il à une libre décision ?
Autant de questions qui ont préoccupé de tout temps les philosophes de tous les pays et qui prennent un regain d'intérêt à la lumière des sciences naturelles. Il semble qu'aujourd'hui les esprits se scindent en deux camps opposés selon la réponse qu'ils donnent à ces questions : d'un côté les déterministes, de l'autre les indéterministes. (…) Le heurt des opinions ne manque pas d'intérêt ; les arguments invoqués vont des plus subtils aux plus grossiers. Pourtant la plupart manquent leur but et le combat reste indécis.
(…) C'est ainsi qu'un événement eut paraître déterminé ou indéterminé selon le présupposé à partir duquel on l'examine. La discussion d'un certain nombre d'exemples éclairera mon propos. »
Max Planck L'image du monde dans la physique moderne. Médiations. Gonthier 1933 1949 1963 traduction Cornelius Heim.
Mais c'est dans un autre texte de ce recueil - un texte daté de 1930 – que Max Planck éclaire les enjeux et qu'il répond aux questions que nous pose la devise du ténor de Brooklyn : où donc la liberté réside-t-elle lorque le déterminisme est absolu ?
« (…) je crois résolument pour ma part qu'il vaut mieux s'en tenir à la causalité rigoureuse, simplement parce qu'elle nous fait pénétrer plus profondément dans la réalité que la causalité statistique, laquelle renonce d'emblée à une connaissance certaine. En effet, une physique statistique ne connait que des lois se rapportant a une multiplicité d'évènements. Certes, elle tient compte des évènements isoles et les reconnait comme tels, mais en déclarant d'avance qu'il est dépourvu de sens de s'interroger sus les lois de leur déroulement. Une telle attitude me parait très peu satisfaisante. Je ne vois d'ailleurs jusqu'à présent pas la moindre raison qui puisse nous contraindre à abandonner la causalité rigoureuse, et cela aussi bien dans le domaine physique que dans le domaine spirituel. Bien entendu, la causalité rigoureuse n'est pas directement applicable à une succession d'expériences entre lesquelles il n'est jamais possible d'établir que des rapports statistiques. La plus exacte mesure elle-même contient toujours une marge d'erreurs incontrôlables, due au hasard. Mais, comme nous l'avons vu, une expérience considérée objectivement est la résultante d'éléments dissemblables et même si chaque élément isolé est lié, selon une causalité rigoureuse, à un élément isolé d'une expérience subséquente, il est néanmoins possible que d'une expérience isolée, envisagée comme point de départ, découlent des résultats très différents selon la manière dont se composent ses éléments.
Ici nous rencontrons un problème qui semble opposer un obstacle infranchissable au principe de la causalité rigoureuse, au moins dans le domaine spirituel, et auquel je voudrais m'arrêter brièvement pour terminer, à cause de 1'intérêt primordial qu'il représente pour l'homme; je veux dire le problème de la liberté. En effet, notre conscience nous garantit immédiatement la liberté de notre vouloir. »
Le paradoxe, c'est que c'est à partir de là que Max Planck va commencer à patauger. Mais il le fera en se positionnant des kilomètres en avance des troupeaux aveugles des obscurantistes qui tiennent encore le haut du pavé de ce début de 21° siècle.

LIBERTÉ DE LA VOLONTÉ HUMAINE ?
« La volonté humaine est-elle donc réellement libre ou déterminées par une causalité rigoureuse? Les deux termes de l'alternative semblent s'exclure, et comme nous devons manifestement répondre par l'affirmative au premier, il semble qu'en ce cas au moins le principe de la causalité rigoureuse conduise à une absurdité.
Bien des tentatives ont été faites pour résoudre ce dilemme, le plus souvent en posant une limite au-delà de laquelle le déterminisme n'est plus considéré comme valable. Dans sa phase la plus récente, la physique a également rencontré ce problème et on a invoqué la liberté à l'appui de la causalité statistique. Personnellement, comme je l'ai déjà dit, en d'autres circonstances, je ne puis me rallier à cette vue qui ravalerait la volonté humaine au rang d'un simple organe de hasard. A mon sens, le problème de la liberté n'a rien à voir avec l'antinomie de la causalité rigoureuse et de la causalité statistique en physique; il va beaucoup plus loin et ne relève en aucune manière d'une hypothèse physique ou biologique.
Je crois, avec d'autres philosophes, qu'il faut chercher ailleurs la solution du dilemme. Un examen plus attentif nous montre en effet que l'alternative liberté-déterminisme repose, en ce qui concerne le vouloir humain, sur une distinction logiquement inacceptable. Ces deux termes ne s'excluent pas du tout. Que veut-on dire en déclarant que la volonté de l'homme obéit au déterminisme? Simplement que chaque volition humaine peut être prévue et prédite avec tous ses motifs, mais ceci uniquement par un être qui entrerait dans le secret de touter les particularités physiques et morales d'un homme, qui connaitrait avec une exactitude absolue sa conscience et son inconscient, par un être, en un mot, qui jouirait d'une vision absolue, divine. Nous pouvons et devons admettre cette thèse. »
Comme le relève son traducteur André Georges, dans un autre ouvrage de Planck, il est fait ici allusion au « daimon » de Laplace. Remarquons que cette tradition Einstein-Planck qui consiste à ne pas citer systématiquement ses sources est assez déplorable.
Il est donc, ici, parfaitement clair que Planck revendique son adhésion à une des thèses fondamentales du véritable marxisme : le déterminisme absolu du passé et du futur.
Il continue ainsi :


« Devant Dieu, tous les hommes, fussent-ils les plus accomplis et les plus géniaux, qu'ils aient nom Goethe ou Mozart, sont des créatures rudimentaires dont les plus secrètes pensées, les sensations les plus tenues se succèdent régulièrement sous ses yeux comme des perles sur un collier. Cette assertion n'enlève rien à la grandeur de ces hommes éminents. Mais il serait présomptueux et absurde d'essayer de se hausser à la vision divine et de vouloir coïncider avec la pensée suprême. En recevrait-elle communication, l'intelligence humaine ne serait même pas capable de comprendre les pensées les plus profondes de sorte que la thèse du déterminisme, appliquée aux processus spirituels, ne souffre, dans de nombreux cas, aucune vérification;
Ce passage pose problème. Non content de nier la possibilité de construction des sciences humaines : psychologie, sociologie, économie, histoire. Mais de surcroit, il vient à nier – très subtilement – le fait que les sciences humaines ne sont que des sciences biologiques et le fait que les sciences biologiques ne sont que des sciences physiques : le processus d'écriture de la symphonie 40 est un processus moléculaire.
Dans ce déni subtile du véritable matérialisme, il n'est pas étonnant que Planck va enchainer en traitant le monde réel de notion « métaphysique »
[la thèse du déterminisme, appliquée aux processus spirituels ] elle est d'ordre métaphysique, comme l'affirmation qu'il existe un monde extérieur réel. Mais elle est inattaquable logiquement et d'une grande importance, comme le prouve le simple fait que touts analyse scientifique d'un ensemble de phénomènes mentaux se fonde effectivement sur elle. Aucun biographe ne se contentera d'attribuer au hasard les motifs qui ont inspiré tells action de son personnage; s'il ne parvient pas à une explication satisfaisante, il l'imputera aux lacunes de ses sources ou fera l'aveu de son incompréhension de même que, dans la vie pratique, notre conduite à l'égard de nos semblables suppose constamment que leurs paroles et leurs actes sont déterminés par des causes précises qui résident en eux-mêmes ou dans leur entourage, même si nous ne les connaissons pas toujours.
Mais, d'autre part, que veut-on dire en affirmant que la volonté de l'homme est libre? Simplement que tout être ayant la faculté d'accomplir deux actions différentes se sent le pouvoir d'opter pour l'une ou l'autre. Cette possibilité de choix ne contredit nullement nos remarques précédentes. Il n'y aurait contradiction que dans le cas d'un homme qui serait capable de se rendre transparent A lui-même, comme il est transparent à la volonté divine. Cet être, en effet, pourrait prévoir ses propres volitions par le jeu du déterminisme, de sorte que sa volonté ne serait plus libre.
« Fais ce que doit, advienne que pourra » disait Trotsky. Lui-même, ainsi que Lénine, considérait que la liberté consistait dans la connaissance de nos déterminisme. « La liberté est la conscience de la nécessité ».
La pratique de l'auto-analyse, fréquente dans cette société en voie de révolisation, est une activité qui vient en contradiction de la thèse simpliste de Planck. Le fait de prévoir mes réactions personnelles dans telle ou telle circonstance est un outil permettant de modifier ma trajectoire. Si je sais, à l'avance, qu'un chien méchant pourrait sentir ma peur – issue d'histoires anciennes – en quoi le fait de changer de trottoir est-il une atteinte à ma liberté ?
« Mais ce cas est exclu, fut-ce du point de vue logique, car même l'oeil le plus parfait est aussi peu capable de se regarder lui-même qu'un instrument est en mesure d'agir sur soi. L'objet et le sujet de la connaissance ne peuvent jamais s'identifier, parce qu'on ne peut parler de connaissance que si l'objet à connaître reste hors d'influence de ce qui se passe dans le sujet connaissant. C'est pourquoi il est absurde de nous interroger sur la validité du déterminisme en ce qui concerne nos propres actes, comme il serait absurde de se demander s'il est possible de grimper sur ses propres épaules ou de dépasser son ombre à la course.
A priori, chacun de nous peut appliquer la loi du déterminisme, selon son degré d'intelligence, A tous les phénomènes physiques et moraux du monde qui l'environne, mais à condition que cette application ne les influence pas, ce qui exclut nos propres pensées et actes présents et futurs. Ceux-ci constituent, pour chacun de nous, les seuls objets qui se soustraient au déterminisme, en même temps que nos biens les plus précieux et les plus personnels, dont dépendent notre paix et notre bonheur. C'est pourquoi le déterminisme ne nous fournit aucune ligne de conduite et ne peut nous décharger de notre responsabilité. Celle-ci nous est imposée par une tout autre loi, qui n'a rien à voir avec le déterminisme et que nous portons dans notre conscience où elle parle assez clairement pour qui vent 1'entendre.
Ce que ce charabia cache va apparaître infra : Une sorte de moralisme mélange de kantisme inavoué et de sermons du curé ou du pasteur du quartier bourgeois où vivait confortablement le grand formois-innovois-bourgeois Planck.
Comme le pensait le grand historien de l'Antiquité Polubos (Polybe), il faut contenir le peuple dans un moralisme et une religiosité indispensable.
Et cela transforme le grand savant en vieille bigote incapable que nous pouvons non seulement modifier nos comportements par notre connaissance de notre psychologie personnelle, mais de surcroit et y compris, modifier de façon volontariste notre structure émotionnelle. Il est en effet certain que beaucoup d'êtres humains, dans les années à venir comprendront tout autant la stupidité des prétendus « homosexuels » qui ne sont que des « hétorophobes » pathologiques qui craignent le contact et les relations physiques avec les personnes du sexe opposé. Et comprendront aussi bien la rationalité consistant à accepter l'idée de pouvoir faire l'amour avec qui l'on aime. Et cela quel que soit le sexe de la personne. Cette reprogrammation personnelle en faveur d'une « bisexualité » ou d'une « humano-sexualité » est aux antipodes des prétentions de Planck à non seulement récuser aux sciences humaines une possibilité de scientifisation mais de plus à récuser la possibilité d'une « éthique scientifique ».
Son niveau de préjugés de classe est totalement incompatible avec le projet de remplacer la morale et l'éthique par une notion purement économique : la « productivité historique ».
Il va donc nous servir du Kant en bouillie prémachée !
« C'est se leurrer dangereusement soi-même que d'essayer de se débarrasser d'un impératif moral jugé incommode en invoquant quelque inflexible loi de la nature. Un homme qui croit son avenir déterminé par un destin inéluctable, ou un peuple qui ajoute foi aux prophéties qui lui annoncent sa déchéance fatale, montrent en réalité qu'ils ne possèdent pas 1'énergie nécessaire pour s'affirmer. »
Nous y voilà : « l'énergie pour s'affirmer » ! La schizophrénie du matérialiste honteux Planck l'entraine à déraper jusque vers les rivages nauséabonds du nazi Werner Heisenberg !
« A ce propos, dans l'histoire de l'Europe telle qu'il l'a récemment relatée et où il parle de ces questions, Freyer emploie à juste titre la formule antique : Credo ut intellegam - « je crois afin de comprendre »; et, l'appliquant aux grands voyages, Freyer l'a élargie en y ajoutant un terme intermédiaire : Credo ut agam; ago ut intellegam- « je crois afin d'agir ; j'agis afin de comprendre ». Cette formule s'adapte non seulement aux premières circumnavigations, mais aussi à tout le domaine des sciences occidentales de la nature, je dirai même : à l'entière mission de l'Occident. Elle contient à la fois la culture humaniste et les sciences de la nature. D'autre part, ne nous laissons pas aller à des excès de modestie : une moitié du monde contemporain, à savoir l'Ouest, est parvenue à un degré de puissance incomparable en matérialisant, à un degré jusqu'alors jamais atteint, l'idée occidentale de la domination et de l'exploitation des forces naturelles par la science. L'autre moitié du monde, l'Est, tire sa cohésion de la confiance qu'elle a mise dans les thèses scientifiques d'un philosophe et économiste européen. Personne ne sait ce que l'avenir nous réserve, ni quelles sont les puissances spirituelles qui gouverneront le monde, mais il nous faut commencer par croire à quelque chose et vouloir quelque chose. »
Il faut « La foi en notre tâche » écrivait – après la chute de ses patrons et protecteurs, après la chute du 3° Reich, le nazi Werner Heisenberg.
Planck dérape et dénoncent ceux qui « ne possèdent pas 1'énergie nécessaire pour s'affirmer. »
Rien d'étonnant à ce qu'il restera – quant au combat antifasciste -vsur une prudente expectative. En se contentant de laisser son propre fils risquer sa vie – et la perdre.


« Toutefois, nous arrivons ici à un point où la science reconnait elle-même son incompétence et qui touche à des domaines où son investigation ne pénètre pas. Cette modestie devrait, me semble-t-il, nous inspirer d'autant plus de confiance dans les résultats qu'elle a acquis dans sa sphère propre. D'autre part, nous voyons aussi que les différents domaines où s'exerce l'esprit humain ne sont pas séparés par des cloisons étanches, mais entretiennent d'étroites correspondances. Nous sommes partis d'une science particulière et avons été conduits, en examinant des questions de physique pure, du monde des perceptions au monde réel métaphysique qui, par suite de notre incapacité à la connaître directement, nous apparait comme quelque chose de mystérieux et de transcendant, tout en nous laissant entrevoir sa profonde harmonie intérieure et sa beauté. Et finalement nous avons débouché sur les plus hautes questions qui doivent se poser à tout homme qui réfléchit sur le sens de la vie.
On a surtout remarqué que la corruption dont bénéficie les « élites » prétendues de la science bourgeoise de la première moitié du 20° siècle, si elle ne parvenait pas – encore – à détruire la totalité des acquis de la science des Grecs antiques et du Siècle des Lumières, elle les entrainait – néanmoins - à un pseudo raisonnement de petits boutiquiers attachés à leurs biens dès que la morale bourgeoise trouvait une ouverture à l'intérieur des limites d'un raisonnement – à l'origine – scientifique.
La préservation de leur maison bourgeoise contre les irruptions de voleurs, l'importance donnée au rayonnement de la « culture allemande » et de son impérialisme économique sont les réalités sociales que masquent les formules alambiquées qui apparaissent ici.
« Ceux d'entre vous qui ne se consacrent pas à la physique auront aussi, du moins je 1'espère, pu se rendre compte que même une science particulière dévoile, pour qui 1'étudie avec conscience et rigueur, de précieuses valeurs esthétiques et morales, et que les graves crises que traverse notre culture, crises auxquelles nous avons fait allusion au début de ce chapitre, ne servent en définitive qu'à préparer une nouvelle et plus haute unité. »
Ce que cet idiot – idiot en sciences humaines et demi-idiot en philosophie – ne comprend pas, c'est que « Un homme qui croit son avenir déterminé par un destin inéluctable » est tout simplement un véritable scientifique.
L'idiot Planck appelle « inéluctable » l'enchainement des causalités.
Mais comment l'interrompre ?

L'ENCHAINEMENT DES CAUSALITES

Cette question est stupide ! Totalement stupide ! Il ne s'agit pas d'interrompre l'inéluctabilité du destin. Il s'agit d'agir en conscience.
Il s'agit que notre conscience agissante soit un facteur dans la liste des causalités.
Il s'agit que notre science lucide pèse sur l'histoire.
En quoi le fait que j'intervienne en produisant le concept de « »révolisation » m'écarterait de l'inéluctabilité de l'Histoire.
Il était inéluctable que je produise ce concept en novembre 2009 !
C'était inéluctable.... puisque c'est arrivé !
Il était inéluctable que cela se produise.... puisque cela s'est produit !


MON DESTIN EST ÉCRIT !!!
CELA FAIT 13 MILLIARDS D'ANNÉES QU'IL EST ÉCRIT !!

« Il mio destino é (stato) escrito ! »






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L'extrait ci-dessus provient d'une missive de l'écrivain russe A. M. Gorki. Destinée à K. Piatnitski.
«  (…) La controverse entre Lénine-Plekhanov d'une part, Bogdanov-Bazarov et C'e, de l'autre, est très importante, et d'unesignification profonde. Les deux premiers, en désaccords sur les questions de tactique, croient au fatalisme historique et le prêchent ; la partie adverse professe la philosophie de l'action. De quel côté il y a plus de vérité, cela est clair pour moi. »
rédigée le 16 ou 17 novembre 1908 (dans Lénine et Gorki Lettres souvenirs documents, Editions de Moscou)
* j'ai ajouté des virgules au texte de Planck

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