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jeudi 29 janvier 2015

Canada-Algérie: Est-ce que Joseph Gilles Breault, alias Youssef Mouammar "travaillait pour le SCRS ou se servait-il de l’argent du SCRS pour financer Al-Qaeda et le Front islamique mondial"?



Canada-Algérie: Est-ce que  Joseph Gilles Breault,
 alias Youssef Mouammar
"travaillait pour le SCRS ou se servait-il de l’argent du SCRS
pour financer Al-Qaeda et le Front islamique mondial"?
présentation Yanick Toutain
REVACTU
29/1/2015



Le titre de l'article est une question posée par le terroriste infiltré (ou l'infiltré anti-terroriste) lui-même - Joseph Gilles Breault, alias Youssef Mouammar.
On la trouve à la fin de l'article dossier de l'ERTA (un texte dans lequel les sigles abscons pour les lecteurs français sont remplacés par les intitulés complets entre crochets.
Le terrorisme islamofasciste est , comme celui des milices de Franco ou de Hitler une fabrication de l'impérialisme.
L'islam considérant la banque et donc le capitalisme comme la pire des 7 abominations, toute collaboration de vrais musulmans avec les banques pseudo islamiques ou les régimes compradores est une parfaite hérésie.
En Algérie, ce sont les services secrets locaux qui ont fabriqué les terroristes contre le peuple algérien lui-même :


Algérie : terrorisme d’État sous couvertureDes actions secrètes parallèles étaient conduites à cette même période en Algérie, où l’armée annula en 1992 les élections démocratiques nationales qui devaient amener au pouvoir le Front islamique du salut (FIS) après un raz-de-marée électoral. Des dizaines de milliers d’électeurs du FIS furent déportés dans des camps en plein Sahara, tandis que le FIS et d’autres partis islamistes étaient interdits. Peu de temps après l’opération, des centaines de civils furent mystérieusement massacrés par un groupe terroriste inconnu, identifié par la junte algérienne [au pouvoir] comme une branche radicale du FIS, et qui déclarait s’appeler le Groupe islamiste armé (GIA). Le GIA était largement constitué de vétérans des forces moudjahidines de Ben Laden, qui étaient revenus d’Afghanistan à la fin des années 1980[23]. À la date d’aujourd’hui, le nombre total de victimes des massacres par le GIA s’élève à 150 000 civils.[24]Cependant, à la fin des années 1990, le gouvernement algérien dissident et certaines sources du renseignement laissèrent émerger des preuves montrant que les atrocités attribuées au GIA étaient en réalité imputables à l’État. Youssef-Joseph [Joseph Gilles Breault, alias Youssef Mouammar, NdT], un agent secret de la sécurité militaire [en français dans le texte, NdT] algérienne, s’exila en Grande-Bretagne en 1997, et raconta au Guardian que les massacres de civils en Algérie, imputés au GIA, étaient « l’œuvre de la police secrète et d’escadrons de la mort issus de l’armée… et non pas des islamistes extrémistes ». Le terrorisme du GIA était « orchestré » par « Mohammed Mediane, chef des services secrets algériens », et par « le Général Smaïn Lamari », chef de « l’agence de contre-espionnage». D’après Joseph, « Le GIA est un pur produit des services secrets de Smaïn Lamari. Je lisais autrefois tous les télex secrets. Je sais que le GIA a été infiltré et manipulé par le gouvernement. Le GIA a été complètement retourné par le gouvernement… En 1992 Smaïn a créé un groupe spécial, l’Escadron de la Mort… Cet escadron a organisé les massacres… Les membres du FIS n’en étaient pas les auteurs. »
Joseph confirma également que des agents des renseignements algériens avaient organisé « au moins » deux des attentats à la bombe de Paris durant l’été 1995. « L’opération était pilotée par le colonel Souames Mahmoud, alias Habib, chef des services secrets à l’ambassade d’Algérie à Paris. » Le témoignage de Joseph a été corroboré par plusieurs transfuges des services secrets algériens.[25]Les agences occidentales sont impliquées. Des documents du Service secret britannique (Secret British Foreign Office) révélés lors du jugement d’une affaire de terrorisme en 2000 ont montré que « les renseignements britanniques estiment que le gouvernement algérien était impliqué dans les atrocités, ce qui contredit le discours qu’il tenait en public. » Les documents faisaient état de « la manipulation du GIA, utilisé comme couverture pour mener leurs propres opérations, » et montraient qu’« il n’y avait pas de preuve du lien entre les attentats de 1995 à Paris et des militants algériens. »[26]  Al-Qaïda, le terrorisme fabriqué indispensable à l’Occident
Concernant le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] [Service canadien du renseignement de sécurité] canadien dont il est question dans l'article, voici l'extrait de Wikipédia montrant que ni les voyous des services secrets algériens ni leurs homologues tout aussi voyou de la DGSE-DGSI-DCRI etc n'ont de raison de se croire les meilleurs en matière de magouilles provocatrices


Controverses

Manipulation des tribunaux

À plusieurs reprises, le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] [Service canadien du renseignement de sécurité] a fait de fausses déclarations devant les tribunaux4. En 2013, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité]) fut sanctionné par le juge fédéral Richard Mosley pour avoir délibérément induit en erreur la Cour suprême du Canada afin de permettre à des services de renseignement étrangers d’espionner des Canadiens hors du pays, un acte illégal selon la loi canadienne5 .
Le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] [Service canadien du renseignement de sécurité] est aussi impliqué dans de nombreux cas ou les évidences furent mal gérées ou omis devant les tribunaux6,7. Par example, en 2009, le Toronto Star a révélé que le service n'a pas indiqué que ses informateurs, qui collectait des informations sur des cibles, pouvait être trompeurs ou avait ratté le test du detecteur de mensonge. Le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] [Service canadien du renseignement de sécurité] est également critiqué par deux tribunaux canadiens pour avoir détruit des preuves d'écoute électronique relative à l’attentat du Vol 182 d’Air India8.

Cafouillage

En 1999, plusieurs documents confidentiels furent volés de la voiture d’un employé du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] [Service canadien du renseignement de sécurité] qui assitait à un match des Toronto Maple Leafs. Le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité a fait enquête sur l’incident9,10.
L’avocate experte en sécurité nationale au Canada, Barbara Jackman, qualifiait en 2006 les recherches du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] [Service canadien du renseignement de sécurité] comme "baclés" et que ses officiés était "susceptible à une vision étroite"11.

Financement d’organisations occultes

De 1988 à 1994, l’informateur Grant Bristow infiltre un groupe canadien militant pour la suprématie blanche. Au moment ou cette information était rendue publique, le Toronto Sun soulevait que Bristow était l’un des fondateurs du Heritage Front et qu’il avait acheminé les fonds du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] [Service canadien du renseignement de sécurité] vers le groupe12.

Soutien à la torture

Le 31 mars 2009, le conseiller juridique du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] [Service canadien du renseignement de sécurité] Geoffrey O'Brian déclare devant le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité que le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] [Service canadien du renseignement de sécurité] utiliserait des informations obtenues par l’usage de la torture s’il pensait prévoir un attentat tel que celui du 11 septembre 2001 ou celui du Vol 182 d’Air India. Le directeur du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] à l’époque, Jim Judd, témoigne 2 jours plus tard devant le même commité en disant que M. O'Brian "ait pu être confu" et "s’avançait sur des situations hypothétiques" en plus de remettre au commité un lettre pour clarifier la situation13. Jim Judd prendra sa retraite deux semaines plus tard, 5 mois avant la fin de son mandat14.

Discrimination envers la communauté musulmane du Canada

L’avocate Faisal Kutty déclare dans le magazine mensuel américain CounterPunch que le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] fait usage de tactiques agressives en "apparaissant à la maison ou au lieu de travail sans préavis, en parlant avc les employeurs, en offrant de l’argent et des faveur contre des informations, en intimidant et en menaçant les nouvelles recrues, en posant des question sur des organisations spécifiques ou des individus, en enquêtant sur la religiosité d’une personne et en décourageant les victimes de faire appel à un avocat. La discrimination étant sévère à un point tel que le Conseil canadien des relations américaines islamistes a distribué près de 30000 pamphlets ‘’Faites Valoir vos droits’’ et organisé 27 ateliers partout au Canada pour enseigner la marche à suivre face au SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] et à la Gendarmerie royale du Canada15.


Voici un exemple de ces prétendus dysfonctionnement des prétendus policiers antiterroristes canadiens
LE CANADA NE FAIT ABSOLUMENT RIEN  (Source: Republique libre, site indépendantiste)
Les Italiens estiment que Fateh Kamel joue un rôle déterminant dans la coordination des réseaux européens de soutien au GIA. Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) est mis au courant. La section antiterroriste du parquet de Paris informe également le SCRS de ce qu'elle sait. Mais, a expliqué une source à La Presse, le rôle du SCRS est, comme son nom l'indique, de recueillir des renseignements et non d'arrêter les terroristes: "Au contraire, a ajouté cette source, il peut être tentant de laisser courir les terroristes pour continuer d'obtenir des renseignements."
KAMEL POURSUIT SES OPÉRATIONS CRIMINELLES
Le 12 septembre suivant, Kamel se trouve dans une camionnette avec trois compagnons, dans le stationnement d'une clinique médicale à Montréal. Une Buick flambant neuve, conduite par une sexagénaire, passe devant leurs yeux. Kamel embraye et la tamponne. Elvira Hood, 62 ans, stoppe sa voiture. C'est exactement ce que voulait Kamel. Il rassure la dame et lui explique qu'il tient à s'acquitter de ses responsabilités de bon citoyen: il veut remplir un constat à l'amiable. Quelques minutes après "l'accident", les trois compagnons de Kamel s'engouffrent à leur tour dans la Buick et prennent place sur le siège arrière. Un des types l'invite, en anglais, à se calmer. Il quitte la voiture en emportant le sac à main qui se trouvait sur le plancher, à l'arrière. D'ailleurs, il prévient la victime de son geste. "Avant de partir, il m'a averti qu'il prendrait mon argent", a précisé Mme Hood au tribunal. Le sac à main contenait environ 350$ et une carte de crédit.
Feignant l'ignorance, Kamel demande aux deux autres d'aller chercher les documents d'assurance dans la camionnette. En attendant, il remplit le constat d'accident. Bien sûr, il écrit tout, sauf son identité et ses coordonnées. Mme Hood sait maintenant qu'elle est victime d'un traquenard. L'oeil vif, elle voit le nom de Kamel sur le permis de conduire international qu'il a extirpé de sa poche, jouant la comédie jusqu'au bout. Au bout d'une dizaine de minutes, ses compagnons ne sont pas revenus avec les documents d'assurance. Kamel sort à son tour de la Buick. Il disparaît.
Elle va porter plainte à la police de la Communauté urbaine de Montréal. Dans son énervement, elle ne se souvient plus à quoi ressemblait le gentil monsieur qui s'est assis à côté d'elle: elle croit qu'il portait des lunettes, et pas de barbe. En vérité, Kamel porte une petite barbe, mais pas de lunettes. Mme Hood oublie aussi de donner le nom qu'elle a vu sur son permis de conduire. Elle s'en souvient seulement quand, cinq jours plus tard, un détective lui montre une photo de Kamel, au milieu de cinq autres prévenus. L'avocat de Kamel utilisera ces contradictions pour obtenir l'acquittement de son client. Kamel lui-même reconnaîtra qu'il était présent dans sa voiture. Mais il niera avoir participé au vol.
LE SCRS RESTE MUET
Non seulement le SCRS s'oppose-t-il farouchement au dépôt des photos de Kamel et des cinq autres "barbus" qu'il a fournies au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), mais aucun agent ne vient expliquer au tribunal qui est véritablement Kamel. Le SCRS a pourtant déjà une bonne idée du fonctionnement du réseau. L'activité principale de celui-ci consiste à multiplier les vols d'argent, de cartes de crédit et de passeports, et à trafiquer les documents d'identité, tout cela pour soutenir le jihad. C'est d'ailleurs l'accumulation de tous ces crimes qui avait incité les agents du SCRS à dénoncer Kamel aux détectives du SPCUM, en les pressant de ne jamais divulguer à qui que ce soit d'où venait le précieux tuyau. Lors de filatures, ils avaient vu Kamel et son gang s'en prendre à cinq ou six automobilistes pour les voler. Ils opéraient surtout dans Mont-Royal, leurs cibles favorites étant des femmes riches roulant en Jaguar et en Mercedes.
Mais cela, le juge John D'Arcy Asselin l'ignore. Sa décision en est une à la Salomon: "C'est clair que l'accusé était présent sur les lieux, mais il est clair aussi que ce n'est pas lui qui a volé", conclut-il.
KAMEL EN CAVALE 
Après sa rencontre avec Mme Hood, Kamel s'envole à nouveau. Il fait escale en Suisse, en Allemagne, en Italie, puis se rend en Bosnie et en Turquie. Le 18 novembre, il rencontre un dénommé Mokhtar Kaddi à Istanbul. Kaddi est lui aussi citoyen canadien. Il habite également Montréal. Son job n'est pas tant de contribuer au trafic de faux papiers qu'au recel de voitures de luxe volées.
Kaddi fait ce travail avec un dénommé Zouaoui, un autre Algérien demeurant au Québec. On apprendra d'ailleurs que le carnet d'adresses de Kamel comporte les coordonnées de quatre mécaniciens automobiles au Québec. Les documents judiciaires français révèlent en fait que le SCRS connaissait toutes les allées et venues de Kamel dans les moindres détails. L'agence de renseignements savait aussi que Saïd Atmani, son bras droit, dirigeait un groupe de petits voleurs à Montréal pour financer le GIA et le jihad. Fidèle à ses habitudes, le SCRS laisse aller les choses pour mieux espionner.
En France, la section antiterroriste est équipée non seulement pour espionner, mais aussi pour arrêter ses cibles et les traduire devant les tribunaux. Quelques jours avant Noël, elle procède à une rafle et arrête 12 membres du réseau de Kamel. Et à chaque coup, les fouilles et les nouveaux indices la ramène vers le Québec. Un des hommes interpellés, Abdelkrim El Mhadri, a en sa possession une feuille intitulée Immigration Québec et un questionnaire de demande d'établissement au Canada. 

Voici dont le récapîtulatif des "exploits" de l'infiltré.....
Nous sommes face à un complot généralisé dans lequel les faibles d'esprits sont devenus les marionnettes des Parasites. La bancocratie et la slavoisie ont décidé de reprendre les méthodes de Hitler et de Franco à grande échelle.





Infiltration de groupes dangereux par un service de sécurité
Le cas Bristow : une exception à la règle?
Après avoir pris connaissance des éléments concernant l'infiltration du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] à l'intérieur d'un groupe d'extrême-droite et d'un parti politique fédéral, ainsi que les illégalités sur lesquelles le Service a fermé les yeux, la question est maintenant de savoir s'il s'agit là d'un cas d'exception ou encore d'une habitude de ce Service. Il semblerait que le cas Bristow ne soit malheureusement pas un cas unique et qu'à d'autres occasions, le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] aurait commis certaines actions d'une légalité problématique. La section qui suit présentera quelques autres affaires pour supporter cette affirmation.
     
Il semble en effet assez fréquent que le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] soit source de polémiques et de controverses, qui mettent en doute tant la compétence stratégique de ses agents que leur capacité de respecter la loi. Cela est peut-être un effet résiduel de la mentalité rétrograde de l'ancien Service de Sécurité qui a précédé la création du « nouveau Service » (Cléroux, 1990). Ce qui n'est pas trop surprenant étant donné que le personnel du second fut recruté à même celui du premier. Le fait de garder les mêmes agents qui commettaient des actes illégaux au service de la GRC [Gendarmerie Royale du Canada] [Gendarmerie Royale du Canada] ne peut que reproduire le même schéma au SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité].
     
Le premier cas est l'explosion du vol 182 d'Air India, qui eu lieu le 23 juin 1985. Cet attentat provoqua la mort de 329 personnes. Or, le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] avait déjà sous surveillance ceux qui organisèrent cette attaque, deux agents en filature ayant même été témoins du test d'un engin exposif dans un boisé (ils affirmèrent plus tard avoir cru qu'il s'agissant d'un tir d'arme à feu — il n'en reste pas moins que l'événement aurait sans doute dû mener à une enquête un peu plus approfondie). De plus, il semble désormais clair, malgré les dénis du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité], que le Service disposait d'une source (Surjan Singh Gill, qui vit maintenant au R-U) au sein du groupe extrémiste sikh et aurait ainsi eu des informations à l'effet qu'une attaque se préparait. Enfin, un fonctionnaire supérieur de SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] a délibérément détruit de possibles pièces à conviction en rapport avec l'enquête du Service (Mitrovica, 2002).
     
Une autre affaire qui suscite bien des interrogations à l'égard de la capacité du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] à prévenir les attentats est le cas d'Ahmed Ressam. Malgré sa surveillance de Ressam et de nombreux avertissements externes (entre autres par le juge français Jean-Louis Brugière) c'est la chance seule qui permit d'empêcher Ressam de mener à bien son plan de faire exploser un engin artisanal à l'aéroport de Los Angeles. En effet, si Ressam fut empêché de commettre son funeste plan, ce n'est en aucun cas avec le mérite du Service (ou de la GRC [Gendarmerie Royale du Canada] [Gendarmerie Royale du Canada]). Il s'agit plutôt de la vigilance d'une douanière américaine qui avait remarquée l'attitude suspecte de Ressam. Encore cette fois, nous sommes en droit de nous questionner sur les raisons pour lesquelles le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] n'a pas considéré Ressam comme constituant une menace pour la sécurité du pays. Les fréquents voyages qu'effectuait Ressam en Europe ainsi qu'en Afghanistan auraient peut-être dû mettre la puce à l'oreille au SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité], mais ce ne fût pas le cas. Pourtant, dans d'autres cas le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] semble, au contraire, empressé d'accuser des ressortissants étrangers d'avoir des « liens » avec des groupes terroristes et de les faire emprisonner sous « certificat de sécurité ».
     
Autre comportement également surprenant du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] dans l'affaire Ressam est le refus de collaborer avec les autorités étatsuniennes au moment du procès. En effet, pour des raisons obscures, le Service refusa de fournir aux Américains quelque renseignement que ce soit concernant son dossier sur Ressam et cela, au risque de compromettre la tenue du procès. Le Service obtempéra aux demandes des États-unis uniquement lorsque ceux-ci menacèrent de rendre public le refus de collaboration du service de renseignement ainsi que les conséquences associées. Une hypothèse explique ce refus de collaborer par l'embarras potentiel qui risquerait d'être causé si dans ces dossiers se trouvaient des raisons d'agir ignorées par le Service. Cela reviendrait à dire que le Service préférait compromettre le procès d'un dangereux criminel plutôt que d'avouer son incompétence.
Enfin, voyons avec un peu plus de détail un cas des plus rocambolesques, celui de
Joseph Gilles Breault, alias Youssef Mouammar
Né Joseph Gilles Breault, ce québécois d’origine prend le nom de Youssef Mouammar dans les années 1970 alors qu’il se converti à l’Islam. Dès lors, il se fait de nombreux contacts dans le milieu islamiste. Lourdaud, mais plein d’initiatives, Breault s’impose rapidement dans le milieu musulman(Noël, A. [2001]. « Un drôle d’espion ». La Presse, 14.12.2001 : A7). Cette ascension rapide capte l’attention du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] qui y voit là un possible informateur. Graduellement, le Service le rémunère en échange de certaines informations. Ils font appel à ses services durant une grande enquête liée au trafic d’armes. À partir de ce moment, Mouammar prend goût au métier d’agent d’infiltration et devient à la solde du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité].
      
À partir des années 70, Mouammar a infiltré les groupes de terroristes islamiques pour le compte du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité]. Au cours de son emploi, il a commis de nombreuses illégalités et ce, au su de l’agence fédérale de renseignements. De 1993 jusqu’à la fin des années 90 il fut à l’origine de nombreux méfaits. Parmi ses frasques, nous retrouvons, entre autres, la planification d’un attentat au gaz sarin dans le métro de Montréal, de multiples vols, l’envoi des lettres de menaces et de messages à caractère haineux incitant à la violence et au terrorisme. Il aurait également agit à titre de courroie de transmissionpour le communiqués provenant d’extrémistes du Groupe islamiste armé algérien (GIA) (Noël, 2001)Fait intéressant, c’est le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] qui se serait occupé de la traduction de l’arabe des messages envoyés, les rendant par la suite à Mouammar.
     
Au cours de sa carrière, Mouammar se hisse à la tête de plusieurs organismes dont la Fondation internationale musulmane du Canada, Pétro-Actionl’Institut international de recherche islamique, laCommunauté de la nation musulmane du Grand Montréal, la Grande mosquéeInfo-islam ainsi que la revueLe Monde islamique. À plusieurs reprises, Mouammar s’autoproclame porte-parole de la communauté musulmane de Montréal. Cependant, cette dernière n’hésite pas à se dissocier des propos de Mouammar.
     
En 1990, le ministère de la Justice lui permet d’être en charge de la tenue des registres de laCommunauté de la nation musulmane du Grand Montréal. En 1991, le ministère de l’Éducation lui donne l’autorisation de distribuer le Coran dans les écoles de Montréal. Il utilise également les médias radiophoniques pour faire la promotion de l’islam. Il achète du temps d’antenne pour que, deux fois par nuit, des versets coraniques soient lus. Selon les dires de Mouammar, entre 1985 et 1999, il aurait voyagé dans 21 pays et ce, aux frais de l’agence fédérale. De plus, le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] lui aurait versé un salaire mensuel de 7000$. Il serait d’ailleurs soupçonné d’avoir rencontré Oussama ben Laden, lors de sa période d’exil au Soudan entre 1992 à 1996.
Une correspondance menaçante

Parmi les actes que l’on reproche à Mouammar, l’envoi de lettres de menaces de mort à une journaliste britannique. Celle-ci avait publié des articles sur le régime intégriste soudanais. La journaliste porta plainte au SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité], mais la réponse fournie par l’agence laisse perplexe. Selon les autorités il était superfétatoire de s’inquiéter outre mesure de cet individu, le qualifiant de peu dangereux. L’enquête n’ira pas plus loin. À la fois, suite à cette affaire, le CSARS conseille fortement au SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] de rompre tous liens avec Mouammar, jugeant que ces gestes étaient trop sujet à la controverse. Malgré cela, la collaboration entre le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] et Youssef Mouammar se poursuivit et l’agent se verra rémunéré à même la « petite caisse noire » du Service. En 1997, Mouammar pousse l’audace jusqu’à envoyer des lettres de menaces au juge français Jean-Louis Bruguière qui dirigeait l’enquête concernant Fateh Kamel. Il l’informe que s’il ne cesse pas immédiatement les enquêtes et le procès de ceux qu’il appel ses frères de combat, il subira une vengeance exemplaire et impitoyable. Mouammar va jusqu’à spécifier que s’il le désir, il peut le tuer avec du poison, en dépit des mesures de sécurité qui l’entourent. Il menace également de s’attaquer aux infrastructures de la France et ce, à l’aide d’armes chimiques, biologiques et des bombes de grande puissance
Ignorant le fait que Mouammar est un agent du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] – il le liait plutôt à l’organisation de Fateh Kamel – le juge Bruguière décide de le rencontrer lors d’une visite au Québec en 1999. Le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] s’immisce dans ce processus et met à l’abri leur informateur dans un hôtel de Montréal. Cet événement soulève l’ire de la GRC [Gendarmerie Royale du Canada] [Gendarmerie Royale du Canada] qui décide que s’en est trop. Lasse de toutes ces cachotteries, la GRC [Gendarmerie Royale du Canada] oblige le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] à envoyer deux de ses agents à Paris pour qu’ils exposent la véritable identité de Youssef Mouammar au juge.
Une collaboration qui soulève des interrogationsDans l’affaire Mouammar, on peut se questionner sur l’inaction du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] vis-à- vis cet agent d’infiltration peu orthodoxe. Selon André Noël, auteur de l’enquête sur la connexion montréalaise du réseau islamique terroriste,
Pour protéger son informateur, le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] a envoyé les enquêteurs de la GRC [Gendarmerie Royale du Canada] et du SPCUM [Service de police de la Communauté urbaine de Montréal ][Service de police de la Communauté urbaine de Montréal ]sur de fausses pistes […] pendant des années, les agents de la GRC [Gendarmerie Royale du Canada] et du SPCUM [Service de police de la Communauté urbaine de Montréal ]ont perdu un temps précieux à enquêter sur les errements de cet invraisemblable espion, plutôt que de concentrer toutes leurs énergies sur les vrais terroristes.
Une des raisons possibles de ne pas agir est peut-être la pénurie d’agents d’infiltrations dans le milieu islamique à l’époque. Le Service aurait accepté le comportement de Mouammar plutôt que de perdre un de ses agents. Cela eu pour conséquence qu’on ne porta jamais aucune accusation contre celui-ci, malgré ses nombreux écarts de conduite. Tout se réglait en haut lieu.
      
En 2001, lorsque deux journalistes de La Presse sont allés le rencontrer, Mouammar, l’ancien agent du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité], avait 63 ans et vivait modestement. Il dit avoir connu une embrouille avec le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] et la GRC [Gendarmerie Royale du Canada] etcraindre les représailles de la part de militants islamistes. Autre fait intéressant, selon l’ancien agent, le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] aurait versé la somme de 25 000$ à son fils pour éviter que ce dernier n’expose sur la place publique la relation que le Service avait eu avec son père. Encore aujourd’hui, le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] refuse de confirmer ou d’infirmer que Joseph Gilles Breault alias Youssef Mouammar ait été au compte de l’agence fédérale durant les années 1970-90.
     
À la fin de l'entrevue, Brault utilise son nom musulman comme un alter ego duquel il parle à la troisième personne et soulève cette interrogation : Est-ce que Youssef travaillait pour le SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] ou se servait-il de l’argent du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] pour financer Al-Qaeda et le Front islamique mondial?
     
Suite à la rapide présentation des cas ci haut, l'hypothèse selon laquelle le cas Bristow n'est pas une erreur sur la feuille de route du SCRS [Service canadien du renseignement de sécurité] semble justifiée. Il faudrait maintenant s'interroger sur l'avenir qui s'offre aux services de sécurité chargés de nous protéger. Il semble qu'il pourrait être utile pour la direction de revoir les manières d'agir de ses agents et de leurs contrôleurs, et surtout de placer des balises plus strictes quant à la légalité des actions qu'ils commettent. Surtout lorsqu'on considère que le budget accordé à la sécurité a cru vertigineusement depuis le 11 semptembre, contrairement à ceux des autres services gouvernementaux.

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