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vendredi 3 décembre 2010

Le crétin relativiste et la lumière qui s'en va. En défense de Isaac Newton et de Vladimir Oulianov Lénine.



Par Yanick Toutain
3/12/2010
Abstract : De quelle manière un grain de lumière s'écarte-t-il de nous ?
La réponse à cette question fait toute la différence entre un véritable matérialiste et un charlatan relativiste. L'école de Newton et de Lénine nous fournit la réponse



J'ai, encore, croisé récemment un crétin relativiste.
Celui-là est d'une espèce peu fréquente : Il s'imagine que la propagande formoise des faux trotskystes du WSWS et les thèses égalitaristes pourraient être compatibles. Nous sommes donc mis dans le même panier que David North et sa défense formoise des propriétaires immobiliers étasuniens.

« Il y aurait encore beaucoup à dire sur vos critiques. De tous les politiques que j'ai pu rencontrer sur le net, vous êtes le seul à présenter des idées intéressantes, avec le WSWS. Mais vous accordez une importance disproportionnée à des points peut-être pas de détail mais en tout cas secondaires. »
Nos idées seraient « intéressantes ».
Comme ses collègues de la secte relativiste, il est imbu de lui-même. Mais – spécificité – il tente l'impossible.
Il veut marier le feu et l'eau. L'égalitarisme et le WSWS.
Quand le salaire unique va enflammer la plaine et détruire définitivement le crime capitaliste, l'eau formoise du WSWS – quant à elle – ne fait qu'éteindre les aspirations des 4 à 5 milliards des plus pauvres de la planète en canalisant leurs envies dans les lignes bien tracées des besoins des formoisies mondiales. Que celles-ci soient sri-lankaises, étasuniennes ou autres...

Ce formois (ou proto-formois) pseudo-Olivier, pour être parfaitement en accord avec l'idéologie à la fois anti-matérialiste et pseudo matérialiste de sa classe sociale éprouva le besoin de se mêler d'un débat auxquels son niveau de compétences aurait du lui suggérer de se tenir à bonne distance.
Il se mêla de répondre à un texte dans lequel j'avais écrit

« Combattre les tenants de l'Intelligent Design tout en faisant la propagande de l'ennemi du déterminisme que fut l'hitléro-fasciste Werner Heisenberg est la dernière marotte de cette clique. Tous ces charlatans Jean Bricmont, ces Alan Sokal, ces Christian Magnan, ces ennemis de Newton, de Lénine, de Engels, ces ennemis du véritable matérialisme sont les "adversaires du post-modernisme", du "charlatanisme" etc etc etc...
(…)
Jean Bricmont, Sokal et toute cette clique relativiste ne servent qu'à faire avaler aux générations futures la potion antimatérialiste du charlatan Einstein, une mixture infâme faite pour moitié des charlataneries pseudo-philosophiques de Poincaré et pour l'autre moitié les foutaises du charlatan Mach.
Le tout enrobé dans un pseudo-empirisme pseudo-scientifique dans lequel le « savant » inventerait librement ….. ses stupidités de temps qui ralentit, de longueurs qui rétrécissent et autres trucages conceptuels dont l'unique fonction est de balancer dans les poubelles de l'histoire la science matérialiste de Isaac Newton... 
Mais de CE post-modernisme là – celui des prétendus ennemis du post modernisme que sont les deux clowns Sokal et Bricmont – David North n'en dira PAS UN SEUL MOT »
Et, en réponse - du haut de sa foi en la Bible relativiste qu'un examen avait du valider dans le but d'augmenter son niveau de qualification officielle – pseudo-Olivier s'autorisa à me donner un « cours de matérialisme »
« Pour finir, votre critique d'Einstein est d'un fumeux assez incroyable. Si sa théorie s'appelle "relativité" ça ne veut pas dire qu'elle est assimilable à du relativisme philosophique. En fait c'est tout le contraire, elle a établi un absolu sur lequel tous les observateurs peuvent s'appuyer pour tomber d'accord : la vitesse de la lumière. »
Le malheureux était trop empressé d'élever mon niveau de qualification en « marxisme ». Il ne s'était même pas donné la peine d'aller investiguer plus avant quant au contenu de ce site – Révolisation Actu -, de son jumeau théorique Révolisation ou encore du précédent « Monsyste ».
Il fallut donc lui apprendre l'usage du boomerang et tenter de l'instruire.

« On aura donc, en apothéose un plaidoyer en faveur du crétin Einstein !!! L'école bourgeoise fabrique encore de bons crétins formois qui ne comprennent rien à rien au B-A-BA du matérialisme.
Assez imbus d'eux-mêmes pour venir donner des leçons aux matérialistes.
Pour Einstein, il n'a jamais été question de considérer que la vitesse de la lumière était un ABSOLU dans le vide, ni un absolu EN SOI.
En effet, le charlatan Einstein récuse l'existence de l'Univers en soi !!!
Il refuse - la bourgeoisie l'a médiatisé pour cela - les vitesses absolues de Isaac Newton. Le plan média de l'imposture de 1919 repose entièrement sur cette élucubration !!!
Pour ces gens - les ennemis du matérialisme - les vitesses "en soi" ne peuvent pas exister. En effet, elles donneraient raison à Newton contre Leibniz et l'évèque Berkeley, elles donneraient raison à Lénine contre Mach et Poincaré !
Mais mon interlocuteur, du haut de son perchoir d'arrogance ignore cela.
Il est probable qu'il n'a jamais lu (ou à tout le moins compris) le "Matérialisme et empiriocriticisme" de V.I. Lénine. Une simple recherche du commentateur l'aurait éduqué. Et lui aurait permis d'éviter de se vautrer dans l'arrogance formoise de la clique sectaire des partisans de l'escroc Albert Einstein.

 {On trouve deux éditions du livre de Lénine : celle de Moscou sur l'excellent site marxists.org (d'où provient l'image de la couverture du livre) et celle de Pékin.}
 
Pour l'observateur naïf, il peut paraître surprenant que des individus dignes de raison puissent ainsi devenir les propagandistes d'une secte.
Comment quelqu'un s'imaginant être un véritable matérialiste peut-il être – dans le même temps – le propagandiste d'une secte obscurantiste. Car la Relativité einsteiniste n'est rien d'autre qu'une secte dirigée par des charlatans et formée d'imbéciles et de naïfs zélotes.
La Relativité einsteiniste est une secte dont l'unique fonction fut -à partir de la campagne des médias bourgeois de 1919 – de combattre le matérialisme que la victoire de la révolution russe qui faisait suite à l'apothéose du combat de Boltzmann en faveur de la vision atomiste de la réalité par la « découverte » de décembre 1900 de Max Planck.
Il fallait enterrer le marxisme. C'était le projet de tous les réactionnaires de la fin du 19° siècle.
Et il fallut donc enterrer le matérialisme et donc …. enterrer vivant Isaac Newton.
C'est à cela que travailla Albert Einstein.

Relisons le crétin arrogant.
« Pour finir, votre critique d'Einstein est d'un fumeux assez incroyable. Si sa théorie s'appelle "relativité" ça ne veut pas dire qu'elle est assimilable à du relativisme philosophique. En fait c'est tout le contraire, elle a établi un absolu sur lequel tous les observateurs peuvent s'appuyer pour tomber d'accord : la vitesse de la lumière. »
Il nous parle d'un « absolu ».
Pseudo-Olivier serait un matérialiste parlant d'un absolu ancré dans la réalité ?
Nous serions donc d'accord ?
Mais non. Cela n'est qu'une apparence.
Une duperie destiné à hypnotiser le gogo naïf.

Clarifions le problème :

Pour le matérialiste, ce terme - « absolu » - n'a de sens que en tant que synonyme de « objectif ».
La vitesse de la lumière serait donc – pour les zélotes utilisant des formules similaires à celle de pseudo-Olivier - un « phénomène objectif » ?

Clarifions les choses en nous rapprochant davantage encore de la réalité elle-même.
Selon leur vision des choses parler de l'« absolu » que serait la « vitesse de la lumière » serait synonyme du fait que nous aurions un absolu, un phénomène objectif ? Un phénomène objectif qui serait le déplacement des photons dans le vide immobile ?
C'est ce que n'importe quel élève néophyte de Lénine, de Newton et de Democritos pourrait penser en lisant naïvement.

C'est, en vérité, ce que pensent ces TROIS scientifiques : Ils considèrent, en effet, les déplacements de la lumière comme un déplacement objectif dans un vide objectif.
Un déplacement totalement indépendant de la présence d'un observateur.

C'est de ce phénomène dont nous parle notre professeur de science devenu commentateur sur Révolisation Actu ?
C'est de cet « absolu » là qui serait synonyme de « vitesse de la lumière dans le vide en tant qu'absolu » ?

Mais non – nous répondra le crétin Einstein !
L'absolu en question n'existe pas. Les relativistes refusent l'absolu de la réalité. Il refusent le vide absolu. Ils refusent les lieux absolus. Ils refusent la thèse de Newton des déplacements absolus d'un lieu absolu à un autre lieu absolu. Ils refusent la thèse newtoniste des « vitesses absolues ».
Ces escrocs relativistes refusent tous les absolus qui correspondent à la réalité.

Car, pour Einstein et ses amis Mach et Poincaré, la RÉALITÉ N'EXISTE PAS.
Elle n'existe pas car.... son existence réelle, en soi, son existence indépendante de l'observateur aurait une conséquence que ces trois clowns, ces trois escrocs, ces trois charlatans refusent avec acharnement : l'existence en soi des lois scientifiques.
Les trois imposteurs que sont Mach, Poincaré et Einstein refusent - avec un acharnement digne d'un suppôt du CAC 40 face mis en présence d'un niveleur égalitariste - qu'il puisse exister des lois absolues, des lois réelles de la réalité. Ils ne veulent PAS que la science soit une découverte.
Pour comprendre l'apparence de logique des trois charlatans, il faut aller faire un tour dans les écrits de Berkeley. L'évêque anglais – ennemi de Newton et du matérialisme - est leur véritable maitre à penser.
C'est Lénine qui – dans son « Matérialisme et empiriocriticisme » - nous fait la citation :

« Tel est le contenu du premier paragraphe de l'œuvre de Berkeley. Retenons que l'auteur prend pour base de sa philosophie «le dur, le mou, le chaud, le froid, les couleurs, les saveurs, les odeurs», etc.
Les choses sont pour Berkeley des «
collections d'idées» et, par idées, il entend précisément les qualités ou sensations que nous venons d'énumérer, et non pas les idées abstraites.
Berkeley dit plus loin que, outre ces «
idées ou objets de la connaissance», il existe encore ce qui les perçoit: «l'intelligence, l'esprit, l'âme ou le moi» (§ 2). Il va de soi, conclut le philosophe, que les «idées» ne peuvent exister en dehors de l'intelligence qui les perçoit. Il suffit pour s'en convaincre d'analyser le sens du mot «exister». «Quand je dis que la table sur laquelle j'écris existe, cela veut dire que je la vois et que je la sens ; et si je sortais de ma chambre, je dirais encore que la table existe en ce sens que je pourrais la percevoir si j'étais dans la chambre...» Ainsi s'exprime Berkeley au § 3 de son ouvrage, et c'est là qu'il engage la polémique avec ceux qu'il qualifie de matérialistes (§§ 18, 19, etc.).Je ne parviens pas à comprendre, dit-il, que l'on puisse parler de l'existence absolue des choses sans s'occuper de savoir si quelqu'un les perçoit. Exister, c'est être perçu (their, il s'agit des objets esse is percipi, §3, — maxime de Berkeley, citée dans les précis d'histoire de la philosophie). «L'opinion prévaut de façon singulière, parmi les gens, que les maisons, les montagnes, les fleuves, en un mot les choses sensibles, ont une existence naturelle ou réelle, en dehors du fait que l'esprit les perçoit» (§ 4).
Cette opinion, dit Berkeley, est «
une contradiction évidente». «Car que représentent donc ces objets, sinon des choses perçues par nos sens ? Or, que percevons-nous, sinon nos idées ou nos sensations (ideas or sensations) ? Et n'est-il pas simplement absurde de croire que des idées ou des sensations ou leurs combinaisons peuvent exister sans être perçues ?» (§ 4). »

Plus loin, le même Lénine ironise sur le fait que ces charlatans pourraient être – au 20° siècle – les membres d'un groupe « philosophique » concurrent du matérialisme dans la construction de la véritable science.

« Nous voici en présence, sur le problème de la causalité, de deux tendances philosophiques. L'une «prétend expliquer les choses par des causes matérielles», et elle est manifestement liée à cette «absurde doctrine de la matière» réfutée par l'évêque Berkeley. L'autre ramène le «concept de la cause» au concept de «signe ou symbole» (divin) servant à «nous renseigner». Nous retrouverons ces deux tendances adaptées à la mode du XXe siècle en analysant l'attitude de la doctrine de Mach et du matérialisme dialectique envers cette question. Il faut noter ensuite, en ce qui concerne la réalité, que Berkeley, se refusant à reconnaître l'existence des choses en dehors de la conscience, s'efforce de trouver un critère de distinction entre le réel et le fictif. Parlant, au § 36, des «idées» que l'esprit humain évoque à son gré, il dit : «elles sont pâles, débiles, instables, en comparaison de celles que nous percevons par nos sens. Ces dernières, imprimées en nous suivant certaines règles ou lois de la nature, témoignent de l'action d'une intelligence plus puissante et plus sage que l'intelligence humaine. Elles ont, comme on dit, une réalité plus grande que les premières; elles sont, en d'autres termes, plus claires, plus ordonnées, plus distinctes, elles ne sont pas des fictions de l'esprit qui les perçoit...» Ailleurs (§ 84), Berkeley tâche de lier le concept du réel à la perception de sensations identiques par de nombreuses personnes à la fois. Comment, par exemple, résoudre cette question: une transformation d'eau en vin que, supposons, on nous relate, a-t-elle été réelle ? «Si tous les assistants attablés avaient vu le vin, s'ils en avaient perçu l'odeur, s'ils l'avaient bu et en avaient senti le goût, s'ils en avaient éprouvé l'effet, la réalité de ce vin serait pour moi hors de doute.» Et Fraser commente : «La conscience simultanée chez différentes personnes des mêmes idées sensibles est considérée ici, contrairement à la conscience purement individuelle ou personnelle des objets ou des émotions imaginées, comme la preuve de la réalité des idées de la première catégorie
On voit d'ici que l'idéalisme subjectif de Berkeley ne peut être compris en ce sens que ce dernier ignore la différence entre la perception individuelle et la perception collective. Il tente, au contraire, de bâtir sur cette différence son critère de la réalité. Expliquant les «
idées» par l'action de la divinité sur l'esprit humain, Berkeley se rapproche ainsi de l'idéalisme objectif: le monde n'est plus ma représentation, mais l'effet d'une cause divine suprême, créatrice tant des «lois de la nature» que des lois d'après lesquelles on distingue les idées «plus réelles» des idées qui le sont moins, etc.
Tout le livre de Lénine est une dénonciation de ces thèses fumeuses de cet évêque Berkeley. Mais il est surtout la dénonciation de variantes rusées de ces thèses anti-matérialistes. Des variantes masquées dans le contenu des écrits des charlatans Ernst Mach, Henri Poincaré et Co.
Le livre « Matérialisme et empiriocriticisme » a été principalement écrit contre un militant bolchévique : Malinovski-Bogdanov. Et secondairement pour les camarades de combat anti-matérialiste du précédent.
Lénine avait écrit dans la préface à la première édition :

« Nombre d'écrivains qui se réclament du marxisme ont entrepris parmi nous, cette année, une véritable campagne contre la philosophie marxiste. En moins de six mois, quatre livres ont paru, consacrés surtout, presque entièrement, à des attaques contre le matérialisme dialectique. Ce sont tout d'abord les Essais sur [? il aurait fallu dire : contre] la philosophie marxiste, Saint-Pétersbourg, 1908, recueil d'articles de Bazarov, Bogdanov, Lounatcharski, Bermann, Hellfond, Iouchkévitch, Souvorov ; puis Matérialisme et réalisme critique, de Iouchkévitch ; La Dialectique à la lumière de la théorie contemporaine de la connaissance, de Bermann ; Les Constructions philosophiques du marxisme, de Valentinov. Toutes ces personnes ne peuvent ignorer que Marx et Engels qualifièrent maintes fois leurs conceptions philosophiques de matérialisme dialectique. Toutes ces personnes, qui se sont unies — malgré les divergences accusées de leurs opinions politiques — dans leur hostilité envers le matérialisme dialectique, se prétendent cependant des marxistes en philosophie !»
Au moment où Lénine était politiquement allié à Bogdanov, il devait rappeler les sages analyses philosophiques de son maitre Plékhanov en défense du matérialisme? Un Plékhanov devenu – pour deux ans encore - son adversaire politique.
En s'en prenant à l'un des collègues de Bogdanov – Bazarov (Essais «sur» la philosophie marxiste, p. 29).– Lénine rappelait que ces gens-là, sous couvert d'attaquer Plékhanov, menait, en réalité une offensive contre Marx, Engels et tous les matérialistes précédents.

« Parce que les disciples de Mach craignent la vérité. Il font la guerre au matérialisme tout en feignant de combattre seulement Plékhanov: procédé pusillanime et sans principes.. »
La gnoséologie – science de ce qui peut être connu, une des branches de la science philosophique – contenue dans le livre de Lénine se résume – pour les gens sérieux - à une chose très simple : le réel existe en dehors de toute conscience.
En conséquence de quoi, toute faiblesse par rapport aux thèses de Mach et de Poincaré ne peut aboutir qu'à laisser ré-entrer l'ennemi du matérialisme Berkeley par la fenêtre.
En effet, le fait que le réel ait une existence absolue, objective a une conséquence cruciale : la science PRE-EXISTE à la conscience.
Les lois scientifiques pré-existent à l'existence des humains.
Nous ne faisons que DÉCOUVRIR des lois scientifiques qui sont antérieures à l'apparition de l'espèce humaine.

C'est ce point de vue que combattirent les charlatans Henri Poincaré et Ernst Mach.
Pour ces escrocs, la science n'est pas une découverte. Elle serait une « libre invention », une « libre création de l'esprit », ou encore elle consisterait à faire de « simples résumés de faits expérimentaux ».
Les deux charlatans Mach et Poincaré étaient deux boutiques concurrentes d'une même agence antimatérialiste !

MACH ET POINCARÉ :
DEUX BOUTIQUES CONCURRENTES
D'UNE MÊME AGENCE ANTIMATERIALISTE

Un de leur thuriféraires, un relativiste partisan de Einstein, successeur de Einstein à Vienne, le principal biographe (avec l'auteur de Créateur et rebelle) de Albert Einstein – Philippe Frank – a la franchise de nous le révéler :

L'idée de Mach que les lois générales de la science sont simples résumés de faits expérimentaux, et l'idée de Poincaré que ce sont libres créations de l'esprit semblent s'opposer diamétralement l'une de l'autre. Mais si 1'on considère les courants intellectuels du dernier quart du 19° siècle, on peut voir qu'elles étaient seulement deux ailes du même mouvement intellectuel, généralement connu sous le nom de mouvement positiviste.» (Einstein, sa vie et son temps P.84 10- MOUVEMENTS POSITIVISTES ET PRAGMATISTES. LE MONDE PHYSIQUE AVANT EINSTEIN)
Nous voilà prévenus.
Mais le même sincère charlatan va plus loin. Il va nous révéler le pot-aux-roses.
Mais, il faut informer le lecteur préalablement. Le clown blanc Frank – escroc au service de l'obscurantisme néo-berkeleyiste, avec un nez rouge de scientifique – va utiliser le vocabulaire de la secte.
Le mot matérialisme est ici remplacé par « métaphysique ». Les philosophes matérialistes sont donc appelés par ces gens là des « métaphysiciens ».
Lénine nous avait prévenu. Quand la métaphysique est – chez les vrais matérialistes la dénonciation de l'absurdité d'un « au-delà » (tel est le sens du préfixe grec « méta »), quand les vrais matérialistes considèrent donc qu'au de là de la matière (phusis = physique= la matière) …. les larbins au service des classes spoliatrices viennent semer la confusion.
Les fascistes hitlériens se disaient « socialistes » et les fascistes staliniens « communistes », les larbins du Vatican venaient au 19° siècle insulter les matérialistes en les traitant de « métaphysiciens ».
A maintes reprises, dans son ouvrage, Lénine revenait sur cette absurde caractérisation du matérialisme :

« Pour Pearson, les «choses réelles» sont des «impressions des sens» (sensé impressions).Reconnaître l'existence des choses au-delà des impressions des sens n'est, pour Pearson, que métaphysique. Pearson combat de la façon la plus décidée le matérialisme (sans connaître ni Feuerbach, ni Marx et Engels) ;. »
Les imbéciles charlatans, incapables de faire le distingo entre l'évènement (dans le réel) le signal qui voyage dans le réel pendant un délai réel et objectif et la réception (dans le réel) de ce signal.... vont donc nier le fait que l'évènement ait eu lieu AVANT toute perception et donc …. mettre en doute la réalité de l'évènement lui-même :
« Il faut dire que bon nombre d'idéalistes et tous les agnostiques (y compris les disciples de Kant et de Hume) qualifient les matérialistes de métaphysiciens, car reconnaître l'existence du monde extérieur indépendamment de la conscience de l'homme, c'est dépasser, leur semble-t-il, les limites de l'expérience.. »
« Dépasser les limites de l'expérience » est pour ces charlatans le synonyme de « considérer comme réel l'évènement qui a déclenché le signal » !!!!
« Herr Friedländer, qui se cache sous le pseudonyme d'Ewald, qualifie le matérialisme de métaphysique et de réalisme transcendantal. Défendant lui-même une des variétés de l'idéalisme, il se range entièrement à l'avis des disciples de Mach et de Kant pour lesquels le matérialisme est une métaphysique, «métaphysique la plus fruste du commencement à la fin» (p. 134). Sur la question du «transcensus» et de la métaphysique du matérialisme, il est en accord avec Bazarov et tous nos disciples de Mach ; nous y reviendrons. Il importe ici de montrer une fois encore qu'en réalité la prétention pseudo-érudite et creuse de vouloir dépasser l'idéalisme et le matérialisme s'évanouit, que la question est posée avec une intransigeance inexorable. «Laisser l'indépendance aux contre-termes», c'est admettre (si l'on traduit le style prétentieux du grimacier Avenarius en un simple langage humain) que la nature, le monde extérieur sont indépendants de la conscience et des sensations de l'homme; et c'est là le matérialisme. Bâtir la théorie de la connaissance sur le principe de la liaison indissoluble de l'objet avec les sensations de l'homme («complexes de sensations» = corps : identité des «éléments du monde» dans le psychique et le physique; coordination d'Avenarius, etc.), c'est tomber infailliblement dans l'idéalisme. Telle est la simple, l'inévitable vérité qu'on découvre aisément, pour peu qu'on y prête attention, sous le fatras péniblement amoncelé de la terminologie pseudo-savante d'Avenarius, de Schuppe, d'Ewald et d'autres, terminologie qui obscurcit à dessein la question et éloigne le grand public de la philosophie. »
On le voit, ce que ces clowns nous lancent comme insulte, ce « transcendantal » n'est que la conscience de l'existence de la réalité, de la réalité des évènements indépendamment de toute conscience.
C'est l'autisme égocentrique de ces gens qui les amène à insulter ceux qui tentent de leur expliquer que les images qu'ils reçoivent ont été formées à partir de troupeaux de photons qui ont été émis (combustion) ou qui ont rebondi (miroir) à partir de corps tout à fait réels.
Mais, un Philippe Frank va nous présenter quelles sont les conceptions des deux maitres en charlatanisme de Albert Einstein.
En continuant sa présentation des deux ailes – Mach et Poincaré – du « mouvement positiviste », il va nous indiquer QUELLE ÉTAIT SA FONCTION POLITIQUE :

« Il était avant tout dirigé contre les fondements métaphysiques de la science. Les promoteurs de cette vue affirmaient que la validité des principes généraux de la science ne peut être prouvée par leur harmonie avec quelques vérités philosophiques éternelles, et ils recommandaient de chercher comment la validité des principes, peut titre jugée à l'intérieur de la science elle-même. Ils trouvaient deux critères possibles, un empirique et un logique. Selon le premier, les faits observables qui découlent des principes généraux doivent recevoir confirmation expérimentale, et selon le second les principes et les définitions, opérationnelles doivent former un système utile et cohérent. L'accent mis sur le critère empirique, ou au. contraire sur le critère logique détermine la position de chaque auteur dans l'une ou l'autre aile du mouvement. Mach était à l'extrémité de l'aile empirique, tandis que Poincaré se plaçait à l'extrémité du côté. Au reste, il n'y avait nul conflit entre eux; c'était seulement la simple accent mis sur deux aspects différents de la même méthode scientifique.. »

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