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mercredi 20 octobre 2010

Stalinisme, formoisie, bourgeoisie, corruption du journal Le Temps et la contre-révolution capitaliste en URSS et en Chine (un commentaire sur RUE89)

L'approche de la révolution anticapitaliste fait sortir des cales les rats haineux de l'anti-égalitarisme. Comme dans les années 30, comme dans les années 70, ces partisans des écarts de salaires osent mettre sur le compte de l'égalitarisme la dégénérescence de l'URSS et la construction d'un  nouvel Etat de spoliation.
A la suite du commentaire d'hier "Un effort collectif ?" Oui : chasser Sarkozy et préparer la révolution anticapitaliste ! un commentaire sur RUE89

... à la suite d'une réponse, je publie une mise au point sur rue89 qui se conclue par une citation de Léon Trotsky expliquant de quelle façon le principal journal de la bourgeoisie française avait - moyennant finances - pris parti pour Staline et commencé à faire l'apologie du pays des Procès de Moscou.
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Portrait de bubu28
celiba | 07H32 | 20/10/2010 | Permalien


@ Yanick Toutain
Il faut aller vivre en chine ou en Russie alors pour la néo bol...(Même eux, ils sont en train de suivre capitalisme bien masqué chez eux.
Les politichiens en général sont corrompu, pas d'exception chez les gauchistes aussi.

Portrait de Yanick Toutain
Humain sur Terre | 19H55 | 20/10/2010 | Permalien

Il semblerait A) que vous ayez loupé une marche dans l'argumentaire....
.... B) que, vous ayez, par ailleurs fait Hibernatus depuis 1989...
A)
.... 1° La base sociale du stalinisme, je le dis, je l'écris et je le répète depuis 1993, c'(est une CLASSE SOCIALE, la Bourgeoisie des diplômes
2° Je me bats POUR LA CHUTE du capitalisme DEPUIS que j'ai compris DE QUELLE FAÇON on empêchera les néo-staliniens de prendre le pouvoir....
Ces futurs néo-staliniens SONT la classe sociale qui soutient Aubry, le PC, le PG, le NPA
3° La conclusion de cela c'est que je suis Libéral Égalitariste : pour empêcher le stalinisme de revenir, il faut leur couper l'herbe sous le pied et MENER UN COMBAT PSYCHOLOGIQUE contre l'IDEOLOGIE DU BOURRICOT (idéologie du bourricot que défendait Joseph Staline
a) en faisant l'apologie des cadres
b) en justifiant l'importance des ÉCARTS DE SALAIRE
c) en INSULTANT LES VRAIS RÉVOLUTIONNAIRES attachés à l'égalité des revenus.
Staline pourfendait les "égalitaristes petits-bourgeois"....
.... comme arme intellectuelle justifiant leur extermination dans ses Goulags...
Au même moment, le journal bourgeois "Le Temps" corrompu par l'Etat stalinien d'URSS entamait un campagne de publicité en faveur du "joli pays des procès de Moscou"...
B)
1°L'URSS qui était un Etat Formois avant 1989 a connu une contre-révolution sans laquelle la GANGSTEROISIE (classe des gangsters sans foi ni loi) a passé une ALLIANCE DE CLASSE avec le sommet de la classe formoise.... (sommet de la formoisie qui était EN MEME TEMPS le sommet de la BUREAUCRATIE de SON ETAT FORMOIS
Mais ce sont les GANGSTERS QUI ONT GAGNE et qui sont devenus les NOUVEAUX CAPITALISTES.
Seule une fraction de la bureaucratie formoise a conservé et augmenté ses privilèges : les POUTINE et autres KGBIstes qui se SONT MIS AU SERVICE DES GANGSTEROIS-BOURGEOIS, mais surtout - DANS LE COMMENCEMENT DU PROCESSUS, au service de l'IMPERIALISME EUROPEEN ET DE l'IMPERIALISME ETASUNIEN...
Je ne peux qu'inciter le lecteur à aller lire l'excellent (factuel) ouvrage de Naomi Klein "La Stratégie du choc"
2° La Chine, après l'assassinat de la veuve de Mao qui sonna le glas de la période REVOLISATIONNAIRE et la victoire de la CLASSE FORMOISE .... devint, peu à peu, le paradis de la bourgeoisie mondiale...
Mais le très haut formois chinois ont été moins stupide que leurs cousins crétins d'URSS,.... Ils n'ont pas laissé la GANGSTEROISIE prendre le pouvoir..
CE sont les ENFANTS FORMOIS des bureaucrates de la TRÈS HAUTE FORMOISIE qui sont devenus les nouveaux capitalistes...
On remarquera, à ce propos, que le PRÉTENDU MIRACLE chinois ne fut que l'écrasement des MINGONG (payé - par les fournisseurs de Bernard Arnault - 50 euros par mois comme leurs cousins africains de Kienké - par Vincent Bolloré)
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JE VOUS DONNE "JOURNAL D'EXIL" de Trotsky, où l'on voit comment fonctionnait la corruption de la France en faveur de Staline dans les années 30
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Le Comité des Forges met au service de ses intérêts toute la presse française. Pas un seul journal radical n'ose, par exemple, rien publier sur la terreur fascisto-cléricale qui sévit dans les hôpitaux du Comité des Forges contre les ouvriers révolutionnaires : s'ils sont identifiés comme tels, on les jette dehors à la veille même d'être opérés. Le directeur – radical-socialiste, franc-maçon ou autre – d'un journal démocratique vous répond : " Je ne peux rien publier; l'an dernier, pour un entrefilet contre quelqu'un du Comité des Forges, mon journal a été privé par Havas de vingt mille francs de publicité. " Comment dès lors l'organe officieux de de Wendel ne stigmatiserait-il pas les " intérêts particuliers " au nom du bien-être national !
En 1925 (ou 1924 ?) Krassine, en qualité de représentant politique soviétique en France, mena des pourparlers avec le directeur du Temps, et en fit rapport à une séance du Politburo pour recevoir les directives nécessaires. Les propositions du Temps étaient les suivantes :
a) la rédaction envoie à Moscou, après un certain délai, un correspondant qui commence par donner des articles critiques, mais de ton modéré ;
b) dans les éditoriaux, plus de lutte contre l'U.R.S.S. ;
c) après un nouveau délai de quelques mois (six, si j'ai bonne mémoire), le journal commence à adopter une ligne de politique extérieure amicale pour l'U.R.S.S. ;
d) les correspondances de Moscou prennent un caractère favorable ;
e) dans le second éditorial (politique intérieure), la rédaction conserve sa pleine indépendance dans la critique du bolchévisme ;
f) le gouvernement soviétique verse au Temps un million de francs par an. – Krassine avait commencé par un demi-million, était allé jusqu'à sept cent cinquante mille (c'est là-dessus que s'étaient arrêtés les pourparlers), et demandait maintenant au Politburo s'il fallait aller plus loin. La question fut tranchée par la négative, non seulement pour raison d'économie de devises, mais aussi en vertu de considérations diplomatiques : il n'y avait pas alors d'espoir d'un accord avec la France, il était plus raisonnable d'ajourner l'opération.
Quiconque se donnera la peine de parcourir le Temps de 1933-34 pourra voir que le marché fut pleinement réalisé, simplement avec un retard de neuf ans [1].
Nul n'imputera à crime au gouvernement soviétique le fait de soudoyer la presse bourgeoise, et de s'efforcer ce faisant de ne pas payer plus qu'elle ne vaut. Ce qui est répugnant, c'est que la clique de Staline fait de la presse bourgeoise un instrument de lutte contre son propre parti.
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