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lundi 18 octobre 2010

Une situation politique totalement inconnue de TOUTE L'HISTOIRE DE FRANCE : Gérard Filoche rejoint mon pronostic !

 Cela fait deux ans que j'explique que la crise actuelle est, dans sa profondeur et dans son potentiel plus grave pour la classe capitaliste que tout ce qui a précédé...
Plus grave que la Commune de Paris, plus grave que les luttes anarcho-syndicalistes, plus grave que mai-juin 1936, plus grave que mai 68...

Gérard Filoche vient de rappeler sur son blog le résumé (actuel) suivant

"Mardi 19 octobre est la 6° journée de manifestations et de grèves sur l’ensemble du territoire français. Près de 3 millions de manifestants 6 fois consécutives, cela ne s’était encore jamais vu : c’est plus de monde dans la rue qu’en mai 68 et en nov-décembre 95, 2003 et 2006.
Selon un sondage CSA publié par Le Parisien, plus de sept Français sur dix (71%) expriment leur soutien. Cela fait sept semaines qu’il en est ainsi. C’est aussi sans précédent, une durée pareille dans un mouvement de masse de cette ampleur."

Je ne peux qu'acquiescer...
La question du pouvoir est IMMEDIATEMENT POSEE !

On est en train de passer, actuellement de "DEHORS SARKOZY !" à "A BAS LE CAPITALISME"....
Il ne manque que la pyramide de délégués....

Quant à Gérard Filoche, c'est un GOUVERNEMENT LVOV qu'il tente de mettre en place !

Nous lui résisterons !!!

La grève n’est pas encore générale, mais elle balbutie dans ce sens

Le gouvernement est illégitime à poursuivre : « Revenir sur la retraite à
60 ans ? Je dis que je ne le ferai pas, je n’ai pas de mandat pour cela »
affirmait Sarkozy lui-même en mai 2008.

Nous sommes presque dans un autre mai 68. L’histoire ne se répétant pas de la même façon, la grève n’est pas encore générale, mais elle balbutie dans ce sens et la surdité du pouvoir ne peut que contribuer à la faire s’installer. Maintenant ce sont des dizaines de millions de français qui n’acceptent pas que le pouvoir sarkozyste ne les entende pas : il y a quelque chose d’irrationnel, d’improbable dans le fait que le fortin de l’Elysée, isolé, divisé, battu, refuse de céder. L’effervescence gagne pourtant tout le pays, jusque dans ses coins les plus reculés.
Routiers, cheminots, ouvriers de la chimie, étudiants, lycéens se mobilisent lundi et mardi 1 500 stations-service étaient en rupture de stock de carburant selon l’Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP) ce qui veut dire, comme on ne les croit plus et que l’essence est devenue introuvable, c’est sans doute le double… D’ailleurs un comité interministériel de crise a été convoqué.
Les routiers sont rentrés dans le mouvement. Ils ont organisé dés lundi plusieurs opérations « escargot » aux abords des grandes villes de France, provoquant des bouchons sur plusieurs kilomètres aux abords de Paris ou Lille. Les transports ferroviaires sont  touchés à nouveau plus fortement, la SNCF prévoyant en moyenne un TGV sur deux et de fortes perturbations à l’international. Les lycéens multiplient également les blocages. Selon l’Union nationale lycéenne (UNL) lundi, il y avait « 650 lycées mobilisés dont 400 bloqués ». » Priorité est mise sur l’action du mardi 19 octobre » aussi pour les étudiants qui amplifient progressivement leur action. « Nous n’avons pas d’autre choix que d’appeler les jeunes à continuer, à poursuivre leur mobilisation et à l’amplifier », selon Jean-Baptiste Prévost, président de l’UNEF. Mardi 19 octobre est la 6° journée de manifestations et de grèves sur l’ensemble du territoire français. Près de 3 millions de manifestants 6 fois consécutives, cela ne s’était encore jamais vu : c’est plus de monde dans la rue qu’en mai 68 et en nov-décembre 95, 2003 et 2006.
Selon un sondage CSA publié par Le Parisien, plus de sept Français sur dix (71%) expriment leur soutien. Cela fait sept semaines qu’il en est ainsi. C’est aussi sans précédent, une durée pareille dans un mouvement de masse de cette ampleur.
Le gouvernement fait mine de continuer à jouer la provocation… jusque-là : comme Sarkozy ne peut apparaître à la télévision c’est encore Fillon l’obtus qui est venu sur France 2 dimanche soir, fermé comme une porte cochère. Il fait comme si de rien n’était, et il veut faire voter le Sénat au pas de charge le  mercredi 20 octobre. Puis, comme s’ils n’étaient pas discrédités eux-mêmes, ils tentent grossièrement de diviser le mouvement en disant : « c’est fait ! »  Mais si des petits syndicats comme la CGC peuvent hésiter, pour FO, Jean-Claude Mailly, a anticipé : « - Ce n’est pas parce qu’une réforme est votée qu’elle s’applique ». À la CGT : Bernard Thibault a prévenu que « même une loi votée ne met pas un terme à la contestation ». Le gouvernement plutôt que de négocier, croit intelligent de faire savoir qu’il espère profiter des vacances scolaires du 22 au 29 octobre : mais cette attitude provocatrice et bloquée suscite une violente animosité et radicalise tous les manifestants. C’était déjà arrivé avec le CPE, le mouvement avait résisté au temps des vacances… Et Chirac avait promulgué la loi en demandant qu’elle ne s’applique pas !… Le refus du gouvernement de céder est une politique de Gribouille, il lui est impossible de tenir cette ligne contre 80 % du peuple exaspéré !
Il y en a qui croient faire peur en rappelant que mai 68 s’était terminé par une victoire électorale de la droite en juin 68. Mais chacun sait que la prétendue vague bleue de juin 68 ne fut qu’une vaguelette : la droite gagna avec moins de voix que ce qu’elle avait d’habitude ! Le problème c’est qu’à l’époque, la gauche n’avait pas proposé de solution unie en face, et que l’abstention de gauche battit tous les records !
C’est pour cela que nous crions : unité, unité ! Nous rappelons que le Parti socialiste s’est prononcé pour une Maison commune de la gauche, pour un programme commun et qu’il serait bon tout de suite de commencer par un projet commun de toute la gauche sur les retraites. C’est le moment, cela peut même devenir urgent ! Car si le gouvernement ne cède pas il va s’effondrer et 2012 se jouera  avant 2012.
Nous (D&S, motion C) avons stimulé et soutenons tous les meetings unitaires depuis six mois, ainsi que les déclarations unitaires des partis de gauche dans le 64, le 43 ou le 76 par exemple. Nous militons dans tout le pays, en profondeur et avec un écho croissant pour les 60 ans à taux plein.
Il faudrait une réunion nationale symbolique et audible de toute la gauche pour manifester une alternative sur les retraites avec un programme clair comme le demandent désormais des millions de manifestants : 60 ans pas un an de plus pas un euro de moins. Frappons sur ce clou, enfonçons le, dans l’unité, consolidons le front commun des 8 syndicats et de toutes forces de gauche, mettons de côte les divergences et en avant ce qui nous unit. Il faut gagner, on peut, on va gagner !
Pendant que les raffineries sont fermées et les routes et transports bloqués, faisons le plein dans les rues demain 19 octobre.

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