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lundi 13 septembre 2010

FRONT POPULAIRE ET COMITÉS D'ACTION : Novembre 1935 et septembre 2010. Où va la France capitaliste ? par Yanick Toutain (2/2)

Voici la suite et fin du texte publié le 10/9. Il n'a, à ce jour, suscité aucune réaction.
FRONT POPULAIRE ET COMITÉS D'ACTION : Novembre 1935 et septembre 2010. Où va la France capitaliste ? (2/2)
Par Yanick Toutain
13/09/10 17:26:33


LT : «Le dernier congrès de l'Internationale communiste, dans sa résolution sur le rapport de Dimitrov, s'est prononcé pour la création de comités d'action élus qui devraient constituer la base de masse du Front populaire. C'est là la seule idée progressive de toute la résolution.»
YT : On pourrait, de la même façon lire – entre les lignes – l'importance des coordinations et de toutes les structures néo-soviétiques dans les textes des faux-trotskystes. Aussi bien Lutte Ouvrière que le NPA rappellent – formellement - dans leurs congrès l'importance des acquis de la Révolution d'Octobre. Mais, de la même façon que la « Fraternité entre les humains » est rappelée dans les messes du christianisme, de la même façon, les bourricots répétants de la formoisie exploiteuse ânonnent les axes stratégiques de la révolution anticapitaliste quand leurs actes sont aux antipodes des nécessités historiques.

LT : «Mais c'est précisément pourquoi les staliniens ne font rien pour la réaliser; car ils ne peuvent s'y décider sans rompre du même coup la collaboration de classe avec la bourgeoisie.»
YT : La deuxième équipe de sabotage formois que sont les partis formois non colonialistes – LCR-NPA, LO, ex Parti des Travailleurs, partis anarchistes de toutes obédience craint – comme le craignait le PCF en 1935 de rompre réellement avec la bourgeoisie.
Même la LTF – qu'on pourrait caractériser de « parti centriste formois » (un parti qui prétend défendre réellement les intérêts de la classe formoise) ne se bat pas pour la délégation générale révocable.

LT : «Il est vrai que peuvent prendre part aux élections des comités d'action non seulement les ouvriers, mais les employés, les fonctionnaires, les anciens combattants, les artisans, les petits commerçants et les petits paysans. C'est ainsi que les comités d'action peuvent le mieux remplir leur tâche qui est de lutter pour conquérir une influence décisive sur la petite bourgeoisie. »

YT : En 2010, c'est tout aussi vrai : les classes sociales exploiteuses secondaires - à commencer par la moyenne et la haute formoisie – peuvent désigner leurs délégués révocables. Les révolutionnaires anticapitalistes ne craignent pas la participation de ces couches et classes sociales au processus révolutionnaire – dans la mise en place de la nouvelle structure constitutionnelle.

LT : « En revanche, ils rendent très difficile la collaboration de la bureaucratie ouvrière avec la bourgeoisie. Or le Front populaire, sous sa forme actuelle, n'est rien d'autre que l'organisation de la collaboration de classes entre les exploiteurs politiques du prolétariat-réformistes et staliniens-et les exploiteurs de la petite bourgeoisie-radicaux.»

YT : En substituant aux premiers les partis de « l'extrême-gauche » et aux seconds les partis de gouvernement colonialiste, le constat est le même. Si nous poussons le NPA et les autres vers la délégation révocable, leur crainte de se compromettre aux yeux de leurs amis socialistes, communistes et Verts les incitera – comme ils le font depuis 1995 – à empêcher l'émergence de toute structure néo-soviétique. Que ce soient les délégués d'Assemblée Générale ou les délégués par 25.

LT : «De véritables élections de masse pour les comités d'action chasseraient automatiquement les affairistes bourgeois radicaux du Front populaire et feraient ainsi sauter la criminelle politique dictée par Moscou.»

YT : Idem. La délégation mise en place renverrait aux oubliettes de l'histoire les formois colonialistes des « partis de gouvernement »

LT :« Il serait néanmoins erroné de croire que l'on peut simplement, à un jour et une heure donnés, faire appel aux masses prolétariennes et petites-bourgeoises pour élire des comités d'action sur la base de statuts déterminés. Ce serait une façon purement bureaucratique et par conséquent stérile d'aborder la question.»

YT : Cette phrase étant partiellement contredite par ce que disait plus haut Léon Trotsky (donnant lui-même quota d'élections : 200; 500 ou 1000), il faut s'appliquer à en conserver l'essence. Et l'essence de son propos, c'est le fait que la construction des néo-soviets (de 500 ou par 25 délégateurs) doit se faire dans le déroulement même de la lutte anti-capitaliste. Et non pas par une mise en place bureaucratique téléguidée par un sommet éclairé décrétant que tous ses adhérents deviennent – du jour au lendemain – délégateurs de base du nouveau gouvernement.

LT : « Les ouvriers ne peuvent élire les comités d'action que lorsqu'ils participent eux-mêmes à une action et éprouvent donc la nécessité d'avoir une direction révolutionnaire. »

YT : Ici, il faut mettre – néanmoins – un bémol. L'actualité de la révolution anticapitaliste est telle -depuis plus de 10 ans – que le fait même de s'organiser en désignant leur délégué par 25 délégateurs sera – ipso facto – l'acte même, l'acte fondateur de l'action révolutionnaire.

LT : « Il ne s'agit pas d'une représentation démocratique de toutes et de n'importe quelles masses, mais d'une représentation révolutionnaire des masses en lutte. Le comité d'action est l'appareil de la lutte. Il est inutile de chercher à déterminer d'avance les couches de travailleurs qui
seront associées à la formation des comités d'action: les contours des masses qui luttent se traceront au cours de la lutte.»

YT : La crise du capitalisme est telle que des masses petites-bourgeoises, moyennes-formoises et même de la haute-formoisie viendront rejoindre nos structures néo-soviétiques.

LT : « L'énorme danger en France actuellement consiste en ce que l'énergie révolutionnaire des masses, dépensée par à-coups successifs dans des explosions isolées, comme à Toulon, à Brest, à Limoges, finisse par faire place à l'apathie. »

YT : Ces explosions, on peut les constater depuis 1995. Ainsi qu'on peut constater toutes les mesures de sabotages opérées par les membres des partis formois colonialistes (PS, PC, Verts, PG) et des partis formois de gauche (LCR-NPA, LO, PT, Fédération Anarchiste, CNT etc...). Résultats du référendum 2005, mouvements sociaux de 1995, anti-Fillon 2003, Émeutes 2004, mouvements lycéens 2004-2005, anti CPE 2006, LRU 2007-2009 etc...



LT : « Seuls les traîtres conscients ou des cerveaux obtus peuvent croire ou faire croire que l'on peut, dans la situation actuelle, maintenir les masses dans l'immobilité jusqu'à ce que l'on puisse d'en haut leur faire cadeau d'un gouvernement de Front populaire. »

YT : Cette phrase amusante nous décrit les comportements actuels de toute la « clique 2012 » qui nous fait patienter en attendant le paradis de l'Union de la Gauche Colonialiste.

LT : « Les grèves, les protestations, les escarmouches dans les rues, les révoltes ouvertes, sont tout à fait inévitables.»

YT : Les formes de violences privées auxquelles on assiste actuellement, sont l'expression sociale d'une violence politique qui vient répondre à la violence économique de la clique Bettencourt-Sarkozy-Bolloré. Mais des émeutes collectives sont à prévoir si la classe formoise française ne parvient pas à confier ses meilleurs éléments à l'humanité souffrante pour un combat égalitariste. Et donc une perspective d'accouchement politique. C'est l'absence d'un processus révolisationnaire qui engendre des formes de violence pathologiques et « privées » (domestiques ou sociales).

LT : « La tâche du parti prolétarien consiste non à freiner et à paralyser ces mouvements, mais à les unifier et à leur donner le plus de vigueur possible. »

YT : On a vu ce qui s'est passé après les émeutes des quartiers. La réponse de la clique menchévique Besancenot-Krivine à consisté à faire alliance avec les islamo-fascistes. La candidature voilée de la bigote Ilhem Moussaïd est la réponse de la formoisie contre-révolutionnaire à la colère des Pauvres.

LT : « Les réformistes et plus encore les staliniens craignent les radicaux. L'appareil du front unique joue tout à fait consciemment le rôle qui consiste à désorganiser systématiquement les mouvements spontanés des masses. »

YT : Idem : Besancenot a peur de Aubry. A Montreuil, lundi, il confiait sa peine aux journalistes qu'elle ne soit pas venue rejoindre le Front Formois Colonialiste.

LT : « Et les "gauchistes" du type Marceau Pivert ne font que
protéger cet appareil de la colère des masses. »

YT : Dans le rôle de Marceau Pivert, en tant que gauche formoise radicale, il ne restait plus que la LTF. Mais ces tenants de l'orthodoxie trotskyste viennent de se faire infiltrer par la 5° colonne islamo-fasciste et usent leur énergie dans un combat « anti-raciste » en faveur de la bigoterie islamiste. On verra, prochainement apparaître des forces politiques désorganisée – issues de n'importe où – tentant de passer outre à leur statut formois.
Quant à l'innovoisie, l'os à ronger HADOPI-fasciste que vient de lui donner la bourgeoisie retarde d'autant plus l'apparition d'un PARTI INNOVOIS. Un parti innovois radical qui tenterait de permettre l'accouchement d'une société post-capitaliste (tout en maintenant la spoliation des droits d'auteur ancestraux par les innovois).

LT : « On ne peut sortir de cette situation que si l'on aide les masses en lutte, et, dans le processus même de la lutte, à créer un appareil nouveau qui réponde aux nécessités de l'heure. C'est précisément en cela que réside la fonction des comités d'action. »

YT : En 2010, il faut UN délégué pour 25 délégateurs, il faut la Délégation Générale Révocable !

LT : « Pendant la lutte à Toulon et à Brest, les ouvriers auraient sans hésitation créé une organisation locale de combat si on les avait appelés à le faire. »

YT : Idem pour tous les mouvements. A ceci près que les appareils formois dans l'université sont parvenus à bloquer toute tentative d'y parvenir.
Il suffira qu'un militant parvienne à convaincre une Assemblée Générale d'étudiants de 800 personnes de se disloquer pendant une demi-heure. Pour que les étudiants se réunissent – librement – par groupes de 25 en désignant leur délégué provisoire (révocable à tout moment).
On aurait alors 32 « délégués de base ».
Ces 32 délégués de base seraient les représentants de cette fac. Il suffirait que 25 d'entre eux se mettent d'accord sur une plate-forme pour devenir représentants « délégués de conseil » ou « délégués soviétiques ». En représentant les choix de 625 délégateurs.
Les 7 délégués supplémentaires étant libres de s'associer avec 18 autres délégués de base provenant d'autres secteurs, d'autres villes (ou d'autres pays) pour disposer d'un délégué de conseil.
Mais cela pourrait tout aussi bien se produire dans un collège de quartier ou aux pieds de barres d'immeubles où, par 25, les délégateurs choisiraient leurs « délégués de base ». Il leur suffirait d'envoyer ces délégués de base (ou leurs délégués de conseils) aux étudiants du coin pour se fédérer.

LT : « Au lendemain de la sanglante répression de Limoges, les ouvriers et une fraction importante de la petite bourgeoisie auraient sans aucun doute manifesté leur disposition à élire des comités pour enquêter; sur les événements sanglants et les empêcher à l'avenir. »

YT : Tout incident avec la police ou avec une école qui frappe les enfants doit être l'occasion de pareilles enquêtes et de la mise en place de la délégation générale révocable.

LT : « Pendant le mouvement qui a eu lieu dans les casernes cet été, contre le "rabiot", les soldats auraient sans hésiter élu des comités d'action de compagnie, de régiment et de garnison si on leur avait indiqué cette voie. »

YT : On remarquera ici que seuls les égalitaristes persistent à s'adresser aux militaires ; les nécessités de la révolution rendra indispensable le ralliement des meilleurs d'entre eux au camp de l'humanité. Mes textes sur l'Afrique et sur l'Afghanistan ont continuellement cette perspective en vue.

LT : « De tels cas se présentent et se présenteront à chaque pas, plus souvent à l'échelle locale, plus rarement à l'échelle nationale. Il ne faut pas manquer une seule de ces occasions. »

YT : En 2010 c'est toujours absolument vrai.

LA DÉLÉGATION GÉNÉRALE RÉVOCABLE
COMME
« L'UNIQUE MOYEN POUR BRISER
LA RÉSISTANCE
ANTI-RÉVOLUTIONNAIRE
DES PARTIS ET DES SYNDICATS 
»
EN 2010

LT : « La première condition pour ce faire : comprendre soi-même clairement la signification des comités d'action comme l'unique moyen la briser la résistance anti-révolutionnaire des appareils des partis et des syndicats. »

YT : La mise en italique est de Léon Trotsky.
En 2010, la délégation révocable est toujours cet UNIQUE MOYEN ::

LT : « Cela signifie-t-il que les comités d'action doivent remplacer les organisations des partis et des syndicats ? Il serait absurde de poser ainsi la question. Les masses entrent en lutte avec toutes leurs idées, leurs groupements, leurs traditions, leurs organisations. Les partis continuent de vivre et de lutter. Au cours des élections aux comités d'action, chaque parti essaiera naturellement de faire passer les siens. »

YT : Idem en 2010.

LT : « Les comités d'action prendront leurs décisions à la majorité, avec entière liberté pour les partis et les fractions de s'y grouper. Les comités d'action, par rapport aux partis, peuvent être considérés comme des parlements révolutionnaires : les partis ne sont pas exclus, bien au contraire puisqu'ils sont supposés nécessaires; mais en même temps, ils sont contrôlés dans l'action et les masses apprennent à se libérer de l'influence des partis pourris. »

YT : Idem. Les conseils de délégués sont les conseils locaux destinés à détenir le pouvoir local. Les délégués du niveau supérieur seront des délégués députés qui détiendront le pouvoir exécutif et législatif (révocable) au niveau du pays. 3200 « délégués députés » seraient les représentants révocables de 50 millions de Français. Avec 128 délégués parmi eux et 25 « ministres-commissaires du peuple » la population aurait une représentation qu'elle pourrait révoquer en permanence.
Ce projet est celui de la Révolution Permanente.

LT : « Cela signifie-t-il que les comités d'action sont des soviets ? Dans certaines conditions, les comités d'action peuvent devenir des soviets. Il serait néanmoins erroné de désigner de ce nom les comités d'action. Aujourd'hui en effet, en 1935, les masses populaires sont habituées à associer au nom de soviet l'idée du pouvoir déjà conquis. Et nous n'en sommes pas encore près en France. »

YT : Pour 1935, les procès mis en œuvre par les formois staliniens, les « Procès de Moscou » salissaient pour des décennies le mot démocratique de « soviets ». Et cela même au moment où la Constitution stalinienne de 1936 plaçait aux poubelles le concept réel de Soviets.

LT : « En Russie, les soviets n'ont pas du tout été pendant leurs premiers pas ce qu'ils devaient devenir par la suite, ils ont même souvent, à l'époque, porté le nom modeste de comités ouvriers ou de comités de grève. »

YT : Il est vrai que l'intrusion de magouilleurs formois, de manipulateurs bourgeois et même féodaux-tsaristes dans les soviets officiels a pu amener Lénine à considérer – momentanément – que les véritables « soviets révocables » pouvaient être devenus les comités d'usine (ou de quartier-rayons).
Mais la structure soviets a été le cœur, le squelette de la Révolution d »Octobre. La bagarre des Bolchéviks pour obtenir les suffrages en vue d'y être majoritaire a été l'axe essentiel du processus révolutionnaire.

LT : « Les comités d'action, dans leur stade actuel, ont pour tâche d'unifier la lutte défensive des masses travailleuses en France, et aussi de leur donner la conscience de leur propre force pour l'offensive à venir. Cela aboutira-t-il aux soviets véritables ? »

YT : On a vu que ce combat a échoué par la faute des staliniens et des faux trotskystes de 1936.

LT : « Cela dépend de la réponse à la question de savoir si l'actuelle situation critique en France se développera ou non jusqu'à sa conclusion révolutionnaire. Or cela ne dépend pas uniquement de la volonté de l'avant-garde révolutionnaire, mais aussi de nombre de conditions objectives. »

YT : La condition principale qui a failli, ce fut la construction d'un véritable parti anti-formois. Le combat contre les réformistes était un combat de classe. Un combat contre les salariés exploiteurs.
La révolution nécessaire ne pouvait être victorieuse que par la victoire intellectuelle et émotionnelle contre les partisans des écarts de salaire. C'est cela que Trotsky n'a pas vu.
Il appelait « petite-bourgeoisie intellectuelle » ce qui était une véritable classe sociale.

LT : « En tout cas, le mouvement de masses qui se heurte actuellement à la barrière du Front populaire n'avancera pas sans les comités d'action. »

YT : Exact.

LT : «Des tâches telles que la création de la milice ouvrière, l'armement des ouvriers, la préparation de la grève générale, resteront sur le papier si la masse ne s'attelle pas elle-même à la lutte, par des organes responsables. »

YT : La question du « monopole bourgeois de la violence » se reposera de la même façon. L'armement des polices municipales est une des mesures contre-révolutionnaires des actuels comploteurs fascistes de la bourgeoisie. La Maire de Compiègne qu'on entendait mentir ce matin (RMC) en est la parfait exemple : insultes de policiers provocateurs déclenchant la fuite d'une de leurs victimes. Cela vient servir le camp des fascistes.

LT : « Seuls ces comités d'action nés de la lutte peuvent réaliser la véritable milice, comptant non des milliers, mais des dizaines de milliers de combattants. Seuls les comités d'action couvrant les principaux centres du pays pourront choisir le moment de passer à des méthodes de lutte plus décidées, dont la direction leur appartiendra de droit. »

YT : Cette question de la « milice populaire » n'existe plus. Les formois réformistes jouent les cow-boys dans leurs imbéciles blocages ou leurs occupations gadgets. Ils miment – symboliquement - des pratiques terroristes quand ce sont des actions de masse qui sont nécessaires. A commencer par la mise en œuvre d'un GOUVERNEMENT RÉVOCABLE appuyé sur la force populaire.

LT : « Il découle des considérations exposées plus haut un certain nombre de conclusions pour l'activité politique des révolutionnaires prolétariens en France. La première concerne la prétendue "gauche révolutionnaire". Ce groupe se caractérise par sa totale incompréhension des lois du mouvement des masses. Les centristes ont beau bavarder sur "les masses", c'est toujours sur l'appareil réformiste qu'ils s'orientent. »

YT : LCR-NPA qui finit par voter pour le Parti Socialiste, qui appelle au vote Chirac en 2002, Lutte Ouvrière qui fait liste commune avec le Parti Socialiste. Cette « Gauche Révolutionnaire » est une « Gauche formoise » une « gauche de la formoisie ». Ils craignent que la fin de l'État bourgeois ne soit la fin des miettes coloniales qui leurs sont versées (leurs 1500 euros par mois !!!)
Quant à la gauche de l'extrême-gauche, elle a totalement disparu.

LT : « En répétant tels ou tels mots d'ordre révolutionnaires, Marceau Pivert continue à les subordonner au principe abstrait de l'"unité organique", qui se révèle en fait l'unité avec les patriotes contre les révolutionnaires.
Au moment où la question de vie ou de mort pour les masses révolutionnaires est de briser la résistance des appareils social-patriotes unis, les centristes de gauche considèrent l'"unité" de ces appareils comme un bien absolu, situé au-dessus des intérêts de la lutte révolutionnaire. »

YT : « Unité » ? Non. Les égalitaristes refusent l'« unité » formoise. Nous sommes partisans d'un « Front Commun » avec la formoisie. Un front commun contre la bourgeoisie. Nous travaillons à un Front Commun Anticapitaliste.
Mais, nous travaillerons inlassablement à trahir cette formoisie en supprimant les écarts de salaire dès que le CAC 40 aura été aboli. Nous sommes partisans du salaire égal mondial. Pas des privilèges pour les bourricots diplômés d'Occident.

LT : « Ne peut bâtir des comités d'action que celui qui a compris jusqu'au bout la nécessité de libérer les masses de la direction des traîtres des social-patriotes. Cependant, Pivert s'accroche à Zyromski, qui s'accroche à Blum, qui, de concert avec Thorez, s'accroche à Herriot, qui s'accroche à Laval. »

YT : On voit les anars qui s'accrochent à Olivier Besancenot qui s'accroche à Michèle Ernis qui s'accroche à Jean-Luc Mélenchon qui s'accroche à MG-Buffet-Pierre Laurent qui s'accrochent à Benoit Hamon qui s'accroche à Martine Aubry qui s'accroche à Ségolène Royal qui s'accroche à Bayrou-la-claque qui s'accroche à …. Sarkozy....

LT : «  Pivert entre dans le système du Front populaire-ce n'est pas pour rien que la "gauche révolutionnaire" a voté au dernier conseil national la honteuse résolution de Blum-et le Front populaire entre aussi, comme son "aile", dans le régime bonapartiste de Laval. »

YT : On voit – depuis 6 mois – le stalino-menchevik Besancenot être devenu le flanc gauche du nouveau Front Colonialiste de défense des retraites. « C'est dommage » que Martine Aubry ne soit pas là geint – à Montreuil – l'ancien militant de la tendance « Révolution ! » de la LCR. Le jeune militant guévariste anti-PS devenu vieillard sénile et propriétaire immobilier. A

LT : « Si la direction du Front populaire (Herriot-Blum-Cachin-Thorez-Zyromski-Pivert) parvient à se maintenir au cours de la proche période décisive, alors le régime bonapartiste cédera inévitablement sa place au fascisme. »

YT : Ce pronostic de Trotsky s'est réalisé en trois temps. Sabotage du Front Populaire, puis attaques anti-ouvrière directe après la déclaration de guerre (lire le roman du stalinien Aragon « Les Communistes » puis fascisme direct par l'invasion de la « Police de la bourgeoisie mondiale » que furent l'armée allemande, les SS et la Gestapo réunies.

LT : « La condition de la victoire du prolétariat est la liquidation de la direction actuelle. Le mot d'ordre de l'"unité" devient, dans ces condition, non seulement une bêtise, mais un crime. Aucune unité avec les agents de l'impérialisme français et de la Société des Nation. »

YT : Aucune unité avec les agents du capitalisme que sont Buffet-Laurent, Aubry et Cohn-Bendit ! Aucune unité avec les criminels responsables des crimes colonialistes de 1997-2002.

LT : « A leur direction perfide, il faut opposer les comités d'action révolutionnaires. On ne peut construire ces comités qu'en démasquant impitoyablement la politique antirévolutionnaire de la prétendue "gauche révolutionnaire", Marceau Pivert en tête. »

YT : 100 % vrai. En 1935 comme en 2010.

LT : « Des illusions et des doutes à cet égard ne peuvent bien
entendu, avoir place dans nos rangs.

YT : La délégation générale révocable (à partir de 7 ans ) est (avec le salaire unique mondial et l'investissement démocratique) le « B-A BA » du militant égalitariste.

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